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interviewSud Radio (sur YouTube)· 11 décembre 2025 11 min

"Les peuples d'Europe en ont assez de la submersion migratoire" : Fabrice Leggeri

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Midih 14h, [musique] Sud Radio, la France dans tous ses États. L'Union européenne a décidé de durcir sa politique migratoire en permettant, par exemple l'envoi de migrants dans des centres situés hors de ses frontières. des sanctions plus dures pour ceux qui refusent de quitter le territoire européen.

Bref, un tour de vis défendu par l'immense majorité des 27 États membres et qui bien sûr fait bondir la gauche européenne et les associations de protection des exilés qui dénoncent des mesures violant les droits humains. On en parle avec l'ancien directeur de l'agence Frontex, le député européen du Rassemblement national Fabrice Leggeri. Bonjour.

Bonjour. Bonjour Fabrice Leggery. Un petit clin d'œil d'abord à à Kindershine qui est de votre ville d'enfance.

Vous vous souvenez ? Oui. Voilà, un clin d'œil à la belle Alsace parce que c'est une c'est une région frontière qui est un petit peu confronté aujourd'hui au sujet qu'on va qu'on va soulever.

Donc les frontières, la porosité des frontières européennes, l'Union européenne, on se souvient des accords de Schengen qui étaient censé nous protéger. Pour autant, nous savons aujourd'hui que les frontières européennes sont devenues une passoire. Vous avez dirigé Frontex, donc vous étiez le mieux placé pour savoir quels étaient les enjeux et nous nous souvenons que lorsque vous avez rejoint le Remblon nationale, cette adhésion a semé un grand trouble dans le dans la classe politique française puisque vous étiez un haut fonctionnaire et vous avez assumé ce choix en disant qu'il était temps de prendre des mesures efficaces et de s'engager politiquement parce que sinon l'Europe courait au devant de la catastrophe ou en étant aujourd'hui Fabrice Legger de l'arrivée des des migrants grand des étrangers en Union européenne.

Alors, je dirais tout d'abord que l'engagement politique au Rassemblement national pai ses fruits. Et vous voyez que la victoire de la liste de Jordan Bardella aux élections européennes en juin 2024 a permis justement que au niveau de l'Union européenne, il y ait un tour de vis par rapport à la lutte contre l'immigration illégale. Aujourd'hui, on nous dit que les franchissements de frontières sont en diminution, c'est parce que notre famille politique est également au pouvoir dans un nombre croissant et gagne les élections dans un nombre croissant d'États européens.

Et c'est aussi parce que notre travail, le Rassemblement national avec notre groupe des patriotes pour l'Europe au Parlement européen, euh nous pesons et nous venons par exemple de remporter une grande victoire sur euh la réglementation pays tiers sûr qui va permettre de renvoyer des demandeurs d'asile sans avoir regardé leur demande d'asile, tout simplement en les renvoyant vers des pays extérieurs à l'Union européenne qui sont considérés comme des pays tiers sûr. Tout tout ça euh Fabrice Nigérie, les institutions européennes le savaient. Euh vous l'aviez dit, c'était public.

Pourtant, on considé que ça n'était pas si grave que ça qu'on a qu'on aurait la solution pour euh pour éviter des des dégâts collatéraux. Là aujourd'hui, il y a une prise de conscience de la part des institutions européennes. Est-ce qu'il y a des faits précis qui ont prouvé qu'il était temps aujourd'hui de prendre des mesures efficaces ?

Il y a aujourd'hui euh seulement 20 % des décisions d'expulsion de migrants euh illégaux qui sont appliqués dans l'Union européenne. Malheureusement, la France d'Emmanuel Macron est encore moins efficace puisque nous arrivons à peine à 7 ou 8 %. Et c'est précisément ce constat qui nous anime, qui anime ma famille politique, mais qui a aussi euh tiré la sonnette d'alerte de tous les la plupart des États de de la plupart des ministres et également du commissaire européen de centre droit qui a décidé finalement d'écouter la demande des États et est tout à fait conscient de notre poids au Parlement européen.

On on a longtemps montré du doigt la Hongrie Victor Orban accusée d'une forme de xignophobie état libéral à la limite de l'autoritarisme. Pourtant euh aujourd'hui, on peut considérer que les mesures prises par Victor Orban pour protéger la Hongrie d'une migration sauvage euh correspondent un petit peu à ce que l'Europe aurait besoin de mettre en place. Absolument.

Victor Orban a été l'un des premiers à construire une clôture pour protéger sa frontière avec les pays des Balcans et aujourd'hui la plupart des États de l'Union européenne qui ont une vraie frontière terrestre avec des pays non européens ont construit des clôtures. Vous évitéz il y a quelques semaines la clôture polonaise avec la Biélorussie. Mais il y a même l'Espagne des socialistes qui pourtant à Madrid veulent régulariser 500000 clandestin par an et bien finalement ils se rendent compte qu'ils sont obligés de maintenir cette clôture avec le le pour protéger les enclabes de Seouta et et Mél.

Je crois qu'il y a il y a il y a aussi la le constat des méfets de cette immigration subie sur le corps social. la cohésion de la société dans chacun de nos pays et c'est peut-être le plus grave parce que c'est ce que peuvent voir tous les jours nos concitoyens avec la violence en France qui a évidemment un lien direct avec l'immigration et en particulier je voulais nommer les violences faites aux femmes, les violences dans la voie publique. Tout cela est la conséquence directe de l'immigration maîtrisé.

Fabrice Légéri, si l'on parle de passoir et c'est un thème qu'on peut utiliser sans être abusif, quels sont les pays où les trous de la passoire sont un peu plus grands qu'ailleurs ? Je dirais que aujourd'hui, malheureusement, la France, même si elle n'est pas au contact direct de pays non européen puisque finalement la France est est au milieu de l'Europe géographiquement, malheureusement la France d'Emmanuel Macron va être le maillon faible parce que figurez-vous qu'aujourd'hui alors que 20 États membres de l'Union européenne, 20 gouvernements dont l'Allemagne réclame des expulsions vers l'Afghanistan Et bien la France fait partie de ces sept misérables états de l'Union européenne qui n'ont pas demandé qui n'ont pas mis leur signature à cette à cette lettre. Même la première ministre social-démocrate danoise, le le Danemark est une référence de démocratie absolue, a commencé à s'inquiéter, a pris des mesures efficaces, me semble-t-il.

Oui, et c'est d'ailleurs sous l'impulsion, sous la présidence pendant les 6 derniers mois du Danemark, donc de cette premier ministre danoise social-démocrate, que des accords pour un tour de vis-à-vis de l'immigration ont pu être enregistré au conseil. Donc en réalité euh il y a sur ce point-là une convergence parce que les peuples d'Europe, parce que nos concitoyens en ont assez et veulent que les gouvernants puissent agir pour empêcher cette submersion migratoire que le Rassemblement national dénonce depuis des décennies. On peut considérer que la situation internationale ne va pas s'arranger, que les motifs pour certaines populations de migrer, de quitter leur pays, de fuir leur continent, euh voilà, d'essayer de trouver un sursaut euh vers d'autres territoires de cette planète ne va qu'aggraver les phénomènes de migration.

Est-ce que l'Europe aujourd'hui, si, j'allais dire les institutions politiques euh et les représentants du des peuples décidaient de prendre des mesures efficaces, euh est-ce que les moyens sont réunis aujourd'hui pour protéger l'Europe d'une d'une migration brutale ou agressive ? Et très important, c'est d'avoir la volonté politique. Elle commence à émerger. ce n'est pas suffisant mais les Français peuvent compter sur le rassemblement national en France et sur ma famille politique au Parlement européen pour continuer à aller dans ce sens être exigeant et ambitieux pour protéger les frontières extérieures pour faire en sorte que les gares de frontières et je pense notamment à Frontex la garde de frontière européenne puisse faire son travail et ne pas être empêché par les chevaux de 3 que sont les ONG infiltrées par la Commission européenne ces dernières années. année au sein de l'agence Frontex.

C'est un exemple. Il faut également de la fermeté par rapport aux expulsions. Il faut rétablir le délit de séjour irrégulier.

Le Rassemblement national mène ce combat en France. Le Rassemblement national avec ses alliés mène ce combat au Parlement européen et j'ai de bonnes de bons éléments pour penser que nous serons entendus. Quels les autres pays où existe cette notion ou ce statut d'Qutf, même si ça ça s'appelle peut-être différemment.

Est-ce que les législations dans d'autres pays sont beaucoup plus rigoureuses et surtout appliquées qu'en France ? Alors dans les autres États de l'Union européenne, il y a évidemment l'équivalent puisqu'il y a la possibilité d'expulser des étrangers qui sont en situation illégale ou qui menacent l'ordre public et la sécurité. L'efficacité dépend de si vous voulez de la complexité des recours contentieux.

Euh en France, il y a euh une multitude de recours possibles. Il faut simplifier cela. L'efficacité tient aussi à la capacité euh de nos gouvernements à exercer une pression vers les pays d'origine.

Parce que pour pouvoir expulser, la France l'a vu face à l'Algérie qui refuse de reprendre les Algériens, pour expulser, il faut obtenir ce qu'on appelle des laissés passer. Ça veut dire que le pays d'origine accepte de reprendre son ressortissant. Le combat que nous menons euh encore une fois à Paris euh à l'Assemblée nationale et euh à Bruxelles et Strasbourg au Parlement européen, le Rassemblement national demande de la fermeté vis-à-vis des pays tiers.

Et en ce qui concerne les expulsions et les projets de texte qui sont en négociation à Bruxelles, j'ai demandé au commissaire européen Magnus Brunner de sérieusement prendre en compte nos amendements qui réclament de pouvoir déployer des sanctions contre les pays d'origine qui ne coopèrent pas. Quel type de sanction ? Refus de visa.

Donc zéro visa pour les pays non européens qui ne reprennent pas leur ressortissant. Zéro aide économique, zéro aide au développement. et zéro transfert financier.

Donc nous menons ce combat à la fois à Paris pour peser sur le gouvernement actuel, mais celui-ci ne veut rien entendre parce que alors même que à Bruxelles la semaine dernière il y avait un consensus entre les ministres de l'intérieur pour aller dans le sens de la fermeté, il est malheureux de constater que la France d'Emmanuel Macron, la France avec monsieur Nunes qui représentait était le seul état avec l'Espagne des socialistes à traîner les pieds et a refusé d'aller plus fermement contre l'immigration illégale. Bon, en tout cas, le sujet est devenu d'actualité. On sent que les institutions européennes ont pris conscience et agissent dans dans le dans le bon sens.

On aura l'occasion d'en reparler.