Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 novembre 2025 22 minComplaisantPortrait personnelSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

Rémi Féraud : « Je me souviens du silence et de la sidération des rescapés du 13 novembre »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quel est votre état d'esprit 10 ans après le 13 novembre ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Quel souvenir gardez-vous de cette nuit-là ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Avez-vous réalisé tout de suite la gravité de la situation ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    En quoi cette nuit vous a-t-elle changé ?

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Cet arsenal juridique est-il suffisamment ambitieux ?

  • 12:01OuverteRéponse directe

    La suspension de la réforme des retraites est-elle une victoire durable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:01Rémi FéraudChiffre
    « 132 victimes, c'est un attentat comme la France n'avait jamais connu. »
  • 12:01Rémi FéraudPromesse
    « Les socialistes voteront le budget de la sécurité sociale. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Emy Ferro, merci d'être notre invité ce matin. Vous êtes sénateur socialiste de Paris. Vous étiez maire du 10e arrondissement de Paris le 13 novembre 2015.

Arrondissement frappé par les terroristes avec des attaques en terrasse. On va évidemment longuement en parler. Rémy Ferro, d'abord on a envie de vous demander 10 ans après ce 13 novembre 2015, quel est votre état d'esprit ce matin ?

Quel est votre sentiment au moment de fêter, au moment de commémorer pardon ces attentats ? Il y a de l'émotion, il y a de la gravité, euh il y a une fidélité aussi à une mémoire, une histoire qui est celle de Paris, celle du 10e arrondissement dont j'étais maire. Il y a des souvenirs qui remontent évidemment et la volonté d'être à la hauteur de ce moment parce qu'évidemment 10 ans, c'est aussi un passage dans la mémoire collective et dans la mémoire de chacun et chacune d'entre nous.

Vous étiez maire, hein, on le disait de ce 10e arrondissement de Paris. C'est là où où se trouve le Carillon, où se trouve le petit Cambodge, ce sont les terrasses qui ont été frappé par les terroristes. Quel souvenir vous gardez de cette nuit-là ?

Je garde le souvenir de l'appel d'abord que j'ai reçu d'un de mes adjoints me disant qu'il avait appris par sa fille qu'il y aurait eu une fusillade au Carillon. Je me rappelle aussi du coup de fil que j'ai passé au commissaire du 10e arrondissement de l'époque qui m'a rappelé quelques secondes après pour me dire qu'en effet il y avait des événements très graves dont nous ne connaissions pas encore la nature. Je me souviens avoir tout de suite pensé à ce que nous avait dit le procureur Mollins que vous avez reçu, je crois ici hier ou avant-hier. 3 jours avant, le 10 novembre, il avait reçu, comme il le faisait tous les 6 mois les mères d'arrondissement avec la maire de Paris, son adjoint à la sécurité et il nous avait dit, nous allons parler des problèmes dont nous parlons à chaque fois euh en terme de travail du parquet par rapport au sujet de sécurité parisien.

Mais je dois vous dire d'abord que nous avons des indications qu'un attentat de masse se prépare. Nous ne savons pas quand, nous ne savons pas comment, nous ne savons pas où, mais probablement à Paris. Et j'ai tout de suite pensé en apprenant qu'il y avait une fusillade très grave, que même si le lieu semblait incroyable pour une cible terroriste, ça pouvait être cela.

Vous aviez compris qu'on était dans ce multiattentat tout de suite ? Non mais quelques minutes après. Et je me souviens aussi évidemment lorsque j'ai pu aller sur place au coin de la rue Bicha et de la rue Alibert devant le petit Cambodge et le Carillon pendant que se déroulait l'attaque du Bataclan.

Je me souviens évidemment de la vision des personnes décédées sur le trottoir des corps et également de tous les rescapés de leur silence, de leur état de sidération. C'est ce silence qui m'a beaucoup marqué. Moi qui n'ai pas été présent au moment de l'attentat lui-même.

Et puis évidemment, je me souviens ensuite des jours, des semaines, des mois qui ont su et on va en parler. Est-ce que quand vous êtes descendu sur ces terrasses, vous avez réalisé tout de suite ou vous aussi vous étiez dans un état de sidération ? Quelque chose qui vous semblait un peu irréel ?

J'étais, je crois, aussi dans cet état de sidération et d'abord, on cherche à comprendre et je dois dire que euh François Hollande qui est intervenu euh assez tard dans la soirée de manière très solennelle euh disant qu'il s'agissait d'un attentat, qu'il était commandité par Daesh, que l'état d'urgence était décrété en mettant des mots, des explications, c'était déjà une part extrêmement importante. D'ailleurs, je dois le dire, face à cette crise terroriste sans précédent, François Hollande a été un grand président. Et ce sont ces mots qui vont aider à réaliser plus que l'image que vous aviez puisque vous vous étiez au cœur de ces attaques sur les terrasses.

Ce sont plus les mots de François Hollande que la vision malheureusement de ses corps de des survivants. C'est ce qui permettait de faire le lien. C'est un attentat dans l'arrondissement dont j'étais maire dans la rue où j'habite, rue Bicha.

Ils étaient directement liés à une organisation terroriste installée au Moyen-Orient qui avait créé un califat de fête et qui avait décidé d'attaquer la France. Et c'était un acte de guerre. Et de pouvoir évidemment comprendre ce qui se passait, c'est déjà essentiel.

Ça n'enlève évidemment pas la douleur. 132 victimes, c'est un attentat comme la France n'avait jamais connu. Et on va évidemment continuer à en parler.

Vous l'avez vu, le 13 novembre fait la une de la quasi totalité de nos journaux régionaux ce matin. On va en parler justement avec nos partenaires de la presse régionale. On va à tour.

Bonjour Luc Bourian. Merci beaucoup d'être avec nous, directeur de la rédaction de la Nouvelle République et ce matin, toutes les éditions de la Nouvelle République évoquent la commémoration de ces attentat du 13 novembre. Qu'est-ce qui retient vous votre attention ?

Il frappe quand on feuillette toutes les éditions hein de la de la Nouvelle République ce matin, c'est l'émotion vive qui continue d'étrreindre les Françaises et les Français à l'évocation des des attantsats du 13 novembre. Alors, c'est difficile hein de choisir parmi les nombreux témoignages que nous publions tous issus des des cinq départements couverts par la nouvelle République. Ils sont évidemment tous à retrouver en ligne.

Mais je vais vous parler de deux pas de côté que nous proposons à nos audiences et à nos lecteurs. D'abord dans la Vienne, nous sommes allés à la à la rencontre des équipes départementales du SAMU et grâce à la journaliste de la Nouvelle République, Delphine Blanchard, on se raconte combien la nuit du 13 novembre a transformé l'approche des services de secours. Et puis ensuite c'est dans l'Indre.

Et bien dans l'Indre, on propose à nos lecteurs les souvenirs de l'auteur Emmanuel Carer. Ses souvenirs du procès de ses attentats. Un procès qu'il a suivi, donc il a tiré d'ailleurs un ouvrage et un procès qu'il a marqué par je le cite son humanité formidable.

Et c'était en fait une belle réponse à l'horreur du 13 novembre. Et cou de ces différents sujets, vous disposez du témoignage du préfet d'Indré Loir qui cette nuit-là officie auprès du ministère de l'intérieur. Qu'est-ce qu'il vous raconte ?

Oui, Thomas Campo était directeur de cabinet adjoint de Bernard Casneuve ce matin donc et sur euh c'est à retrouver évidemment sur le site internet. Il revit et raconte cette nuit d'horreur du du 13 novembre. Il nous transporte via ses souvenirs euh au cœur du pouvoir, au milieu de la cellule interministérielle de crise hein qui s'est réunie dans les sous-sols de Bova au moment où le président François Hollande décide de fermer les frontières, de décréter l'état d'urgence.

Ces minutes historiques ont évidemment marqué à vie, celui qui est désormais préfet d'André Lois. Mais aujourd'hui, c'est plutôt rassurant. Il estime que 10 ans plus tard, la France a progressé dans sa lutte contre le terrorisme.

Thomas Campo note que le pays est juridiquement mieux outillé et que la capacité d'action des services s'est améliorée. Le préfet d'indré Loir est à l'image de tous les récits hein que nous relatons. Tous qu'ils émanent de victimes, de proches de victimes, de membres de service de secours, de chargés d'une mission officielle comme Thomas Campo.

Tous nous racontent combien cette nuit du 13 novembre les ont marqué et parfois transformé. Alors, la question que j'aurais pour vous sénateur, c'est très simple et plutôt personnel, c'est en quoi cette nuit vous a-t-elle changé ? Difficile de répondre à cette question.

En tout cas, pour moi, ça reste l'événement évidemment le plus marquant, le plus intense de ma vie politique et notamment de mes responsabilités de maire. Quand on est maire d'une commune, d'un arrondissement, on doit être prêt à faire face à des événements extrêmement graves, mais on n'est jamais complètement prêt. Euh ça m'a changé par l'intensité de cette nuit-là, mais aussi des mois qui ont suivi.

Ça m'a donné certainement la gravité nécessaire aussi pour devenir parlementaire et continuer à porter les combats, les combats républicains, la volonté de protéger les Français toutes en préservant l'état de droit et de se poser les bonnes questions chaque fois qu'on légifère sur les questions de lutte contre le terrorisme. la détermination à interpeller le gouvernement chaque fois que il y a un risque d'abandonner ou de ne pas être à la hauteur de la solidarité que nous devons aux Kurdes qui nous ont qui ont été nos alliés dans la guerre contre Daesh et qui eux ont pris tous les risques et subi des milliers de morts. C'est ce que j'ai envie de dire.

Et puis ça m'a évidemment lié de manière extrêmement intense à l'arrondissement dont j'étais le maire, où je vis toujours, dont je suis toujours l'élu. C'est l'histoire de Paris, c'est l'histoire du 10e et du 11e arrondissement. J'ai vécu avec le maire du 11e arrondissement, François Vogelin, avec Annie Dalgot, des moments extrêmement intenses qui je crois nous ont lié de manière très forte pour le reste de nos vies.

Merci beaucoup Luc Bourian, merci d'avoir été avec nous. Les leçons du 13 novembre 2015, c'est à la une ce matin de la Nouvelle République. Merci beaucoup Luc Borian.

Un mot juste, les commémorations aujourd'hui, elles auront lieu dans le jardin du 13 novembre. Euh Rémy Ferro, c'est un nouveau lieu mémoriel situé à côté de l'hôtel de ville. Il était important d'avoir ce lieu dédié.

Oui. Et les victimes, les associations de victimes y tenaient. Nous cette année, nous irons sur chacun des sites des attentats comme tous les ans.

Puis la journée se conclura euh par une cérémonie, une inauguration d'un jardin mémoriel qui est au cœur de Paris derrière l'hôtel de ville devant l'église Saint-Gerve qui rappelle l'ensemble des lieux des attentats qui est dédié aux 132 victimes, qui permettra à chacun de se recueillir, qui inscrit la mémoire des attentats au cœur de Paris. J'ai euh beaucoup aimé la phrase dans d'Arthur des Nouveau dans son livre Vivre après le Bataclan. C'est le président d'une des associations de victimes.

Je la cite de mémoire mais il dit "J'aime à croire qu'une ville qui laisse apparendre ses cicatrice réalise un vrai travail de mémoire et c'est cette reconstruction, cette capacité de Paris à se projeter dans l'avenir en étant fidèle à sa mémoire, en n'oubliant pas les victimes, en en les inscrivant au cœur de Paris. Et bien je crois qu'on nous réalisons, voilà, nous transmettons de manière utile et de la bonne façon et c'est le lieu que les associations de victimes avec la mère de Paris ont choisi. Il est vraiment au cœur de Paris derrière l'hôtel de ville.

Et le 13 novembre a aussi marqué un tournant dans notre arsenal sécuritaire et antiterroriste. On va faire le point sur les lois votées depuis ce jour avec vous Clémentine. Depuis ces attentats de novembre 2015, la loi a beaucoup évolué.

Oui. Et l'une des lois les plus ambitieuses s'appelle la loi SILT SIL pour sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme. Elle est promulguée le 30 octobre 2017 et elle change beaucoup de choses.

Alors, sans rentrer dans tous les détails, il y a quatre grands dispositifs instaurés par cette loi. Premièrement, le préfet peut décider de paramètres de périmètres pardon de protection autour d'événements ou de lieux comme par exemple les marchés de Noël ou les stades. Et cela permet des contrôles d'identité, des contrôles des sacs, des contrôles de véhicules, des mesures qui étaient auparavant réservées en cas d'état d'urgence.

Et puis autre disposition importante de cette loi, la possibilité de fermer des lieux de culte suspectés de faire l'apologie du terrorisme pour une durée maximum de 6 mois. 3e mesure de cette loi silte et bien euh le ministre de l'intérieur peut décider de mesures de surveillance à l'encontre d'une personne s'il y a des mesures de pensée qu'elle constituent une menace pour l'ordre public et pour la sécurité. Et puis dernière mesure de cette cil, le préfet avec autorisation du juge peut visiter un lieu ou un domicile qui abrite une personne suspectée, pardon, de terrorisme et peut saisir des documents, ordinateur, téléphones, portable par exemple.

Et cette loi a été renforcée ? Oui, elle a été renforcée en juillet 2021. Une autre loi vient péréniser, adapter cette première loi SILT.

Alors, d'abord, elle crée une nouvelle mesure judiciaire de prévention de la récidive terroriste et de réinsertion. Cela concerne en fait les anciens condamnés qui sortent de prison et qui sont considérés comme encore dangereux. Concrètement, cette loi renforce le suivi judiciaire, met en place des obligations de pointage, une interdition interdiction de contact et de déplacement et puis parfois l'obligation d'un suivi socioychologique.

Et puis un dernier mot, Clémentine, parce que cette loi, elle modifie encore une autre loi. Oui, elle modifie pardon encore une autre loi. Elle modifie la loi de 2015 sur le renseignement.

Alors concrètement, cela permet en fait plus de recours aux algorithmes qui sont chargés de détecter des comportements suspects euh sur internet et puis la possibilité d'intercepter des communications satellitaires. Vous avez des questions, Clémentine pour ? Oui.

Euh cet arsenal juridique, on vient de le voir, c'est étoffé depuis 2015. Est-ce qu'il est suffisamment ambitieux pour lutter aujourd'hui contre la menace terroriste en France ? Il s'est beaucoup étauffé.

Je pense que chaque gouvernement et les parlementaires ont veillé autant qu'il est possible à améliorer l'efficacité de la lutte antiterroriste sans remettre en cause l'état de droit, la protection des libertés individuelles de notre démocratie. Je ne crois pas qu'il y ait aujourd'hui de projets de loi en préparation en de mais peut-être qu'il y en aura de nécessaires. Voilà, mais je crois pas que ce soit le sujet du jour.

Et je veux saluer aussi le travail des services de sécurité, de renseignement qui ont évidemment reçu des moyens supplémentaires, c'est indispensable et qui font un travail d'extrêmement grande qualité. C'est eux qui évitent que des attentats soient commis et nous sommes parfois au courant, parfois nous ne le sommes pas. Nous savons que le risque terroriste reste extrêmement important. peut-être pas la projection de commando comme en 2015, mais des initiatives individuelles ou de petit groupe d'autoradicalisation, de radicalisation extrêmement rapide.

Nous le voyons encore ces derniers ces derniers temps. Moi, je crois d'abord à l'efficacité par les moyens que d'abord toujours prendre des mesures législatives nouvelles, sauf si elles s'avèrent nécessaire. Il faut être sans naïveté, sans faiblesse, avec toujours l'idée de protéger notre démocratie et l'état de droit.

Je crois que c'est ce que la France a réussi à faire depuis 2015. Elle a trouvé le bon équilibre selon vous. Je pense qu'à chaque fois on y a veillé, rien n'est parfait mais la plupart de ces mesures ont été votées très largement et j'espère que cela pourra se poursuivre évidemment à l'avenir.

Merci Clémentine. On va parler d'un autre sujet qui fait l'actualité. Rémy Fero, c'est l'Assemblée nationale qui a voté hier la suspension de la réforme des retraites.

Les Macronises se sont abstenus mais les républicains majoritaires au Sénat ont voté contre. On va écouter Laurent Voquier, le patron des députés Aler. C'était hier en séance.

Alors oui, bien sûr, il peut-être populaire de vendre au français une suspension illusoire de la réforme des retraites. Alors oui, bien sûr, il peut être facile de vendre une suspension de la réforme des retraites faisant croire que par magie, on peut baisser l'âge de départ à un moment où le nombre de retraités augmente et où celui des actifs diminue. Mes chers collègues, nous pensons au contraire qu'il faut dire la vérité au français.

La vérité est que dans un pays qui est ruiné, suspendre la réforme des retraites est illusoire. Vous entendez Laurent Voquier majoritaire ici au Sénat ? Est-ce que la victoire que vous avez obtenue hier, elle risque d'être de courte durée ?

Au Sénat, je le crains mais c'est l'Assemblée nationale qui aura le dernier mot. Donc cette réforme des retraites qui a été adoptée sans être jamais vraiment voté et il me semble c'était en mars 2023 une motion de censure qui n'a pas été adoptée à neuf voix près. Elle a un souci de légitimité cette réforme des retraites.

Elle n'a jamais été acceptée par les Français. Elle avait suscité un mouvement social d'une intensité exceptionnelle. Donc que les socialistes aujourd'hui et permis aux français finalement de conquérir ce droit à une retraite à une réforme des retraites futures qui soit légitime démocratiquement et je l'espère plus juste.

Et bien c'est un pas extrêmement important. Ça veut dire que les socialistes voteront le budget de la sécurité sociale. Il n a pas eu de vote à l'Assemblée parce que les délais il n'y a pas eu de vote puisque les délais étaient dépassés. il va être transmis euh euh au Sénat.

J'espère que la majorité sénatoriale, la droite sénatoriale aura l'intelligence politique de ne pas tout détricoter. Mais infiné, puisque vous le dites, c'est l'Assemblée qui aura de la moi. Est-ce que vous souhaitez que les socialistes votent ce budget de la sécurité sociale ?

Je d'abord, ce sont les députés socialistes qui en décideront. On verra quel budget de la sécurité sociale un pas après l'autre. Il y a pas que les républicains hier qui se sont opposés à cette suspension, il y a également les insoumis.

Qu'est-ce que vous pensez du vote de LFI ? Qu'il est incompréhensible. Il réclame l'abrogation de la réforme des retraites, nous aussi.

Mais puisque nous avons conquis une suspension, voter contre cette cette suspension, c'est aberrant. Je crois que c'est incompréhensible par les Français. Ça doit les alerter sur quelle est la gauche utile et quelle est la gauche bah de posture mais qui finalement vote la même chose que Laurent Voquier, c'est-à-dire contre la suspension de la répond.

C'est de la posture de la part d'f. Oui. Oui.

Et finalement le même vote que Laurent Vquier. On va parler pour finir des municipales à Paris. Réy Ferro Rachida Dati qui pour le moment est en tête dans des sondages.

La gauche va perdre la capitale je crois pas. D'abord, c'est les Parisiens qui décideront. Puis vous savez les municipal de 2020, on disait déjà la gauche va perdre la capitale Paris.

Analgo a été très largement C'est pas le même mode de scrutin. Du coup, est-ce que vous redoutez ce nouveau mode de scrutin pour la gauche ? d'une certaine manière, oui, puisqu'il a été changé pour permettre à Rachid Tati de gagner malgré euh euh une absence d'implantation euh euh solide dans les arrondissements.

Donc bien sûr, le mode de scrutin, il a été fait pour faciliter une éventuelle victoire de la droite et en réalité de Rachid Adati. D'ailleurs, ici au Sénat, droite et gauche, nous l'avions refusé cette réforme du mode de scrutin. Mais je crois que justement ça justifiera que les Parisiens se mobilisent davantage.

Je crois qu'il y a une majorité de Parisiens qui souhaitent que la ville de Paris continue de se transformer, continue de rendre de l'espace au piéton, continue aussi d'être une ville attentive à la justice sociale, au logement pour tous, au service public, à l'accueil des plus précaires. C'est ça que nous devons défendre et puis aussi à une certaine conception de la démocratie qu'en aucun cas Rachi ne représente. Est-ce que la gauche doit faire l'union dès le premier tour selon vous ? la gauche sans LFI.

Oui, je le crois sans LFI parce que David Béliard, vous avez sans doute lu hein son interview, c'était dimanche dans le journal La Tribune. Il appelle à l'Union des insoumis au socialistes. Je ne crois pas au gauche irréconciliabl.

S'il n'y a pas une seule candidature de gauche au second tour, nous ne gagnerons pas cette ville. Vous n'êtes pas d'accord ? J'apprécie beaucoup David Béliard, mais je pense qu'il se trompe et moi, je soutiens Emmanuel Grégoire.

Je suis comment vous allez faire l'union si vous n'êtes même pas d'accord avec les écologistes qui sont dans votre majorité municipale à l'heure actuelle ? Ben ça nous arrive de ne pas être d'accord et là c'est un désaccord c'est c'est un désaccord de stratégie. Ça n'est pas un désaccord de projet.

Ça n'est pas un petit sujet. J'ai entendu Emmanuel Grégoire dire Union de la gauche sans LI ni au premier tour ni au deuxè tour. C'est exactement ce que je disais pendant la primaire socialiste et donc je suis aujourd'hui d'autant plus d'accord avec Mais vous êtes confiant sur un accord Emmanuel Grégoire David Bellard.

Je sais qu'il est possible et avec Yan Brosa également. C'est-à-dire qu'une cas de personne, des socialistes, des communistes, des écologistes de la société civile parisienne, la majorité qui nous a toujours permis de gagner depuis 2001 et qui mène un projet cohérent et que les Parisiens ont approuvé majoritairement à quatre élections municipales de suite. Moi, je souhaite que cette histoire se poursuive.

J'en prendrai ma part. Mais vous partez séparé au premier tour. Ça c'est acté avec avec les socies, communistes, écologistes.

Non, c'est pas acté et j'espère que nous pourrons partir ensemble au premier tour. J'espère au contraire. Je pense même que c'est euh si ce n'est une nécessité, en tout cas, ce sera extrêmement utile pour avoir de la force face à une droite euh extrêmement revancharde et déterminée.

J'ai bien j'ai bien j'ai bien compris ça. Merci Rémy Fero. Merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demiure. [musique]

Rémi Féraud : « Je me souviens du silence et de la sidération des rescapés du 13 novembre » — Rémi Féraud · Pourquijevote