Nanterre le 8 décembre 2014 - Conférence de presse de Marine Le Pen et Gaëtan Dussausaye
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« près d'un jeune sur trois qui a voté pour l'hélice du Front National et du Rassemblement de Marine, c'est-à-dire quasiment 30%, 33% des jeunes de moins de 35 ans. »
- 7:21Invité politiqueChiffre
« 30% de jeunes ont voté pour le FNJ, c'est absolument considérable. »
- 7:30Invité politiqueChiffre
« 15% des têtes de liste municipales avaient moins de 30 ans. »
- 7:35Invité politiqueChiffre
« 15% de ceux qui sont investis au départemental ont moins de 30 ans. »
- 7:42Invité politiqueChiffre
« 13% des élus municipaux ont moins de 30 ans. »
- 7:56Invité politiqueFait
« le plus jeune député de toutes les républiques, Marion-Marie Chalotène, le plus jeune sénateur de toutes les républiques, David Rachelie. »
- 13:40Invité politiqueChiffre
« Il ne veut pas de proportionnelle intégrale, parce qu'il risque d'y avoir entre 150 et 170 députés du Front National. »
- 17:56Invité politiqueFait
« la vérité sort de la bouche de Nathalie Kosciusko-Morizet en ce qui concerne la réalité de ce qu'est l'UMP. »
Temps de parole
- Marine Le Pen64 %
- Présentateur36 %
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Bonjour à tous, merci d'avoir fait le déplacement pour cette première conférence de presse avec la nouvelle direction nationale du FNJ. Pour commencer, j'aimerais avant tout remercier l'ancienne direction nationale brillamment menée par Julien Rochdy. Cette direction a fourni un travail exemplaire, je le crois, qui a permis, avec l'ancien soutien de Marine Le Pen, de remettre le FNJ, le camp des jeunes patriotes en réalité, au devant de la jeune scène politique.
Donc je voudrais les remercier, remercier aussi Julien pour toute la confiance qu'il m'a accordé pendant mes 2-3 années d'investissement au sein du FNJ, notamment en tant que secrétaire départemental du FNJ à Paris, où il m'a énormément aidé, il m'a énormément soutenu, et pour cela je le remercie. Évidemment, mes remerciements, vous aussi, je les renouvelle à nouveau, pour Marine Le Pen, présidente du Front National, qui, en me nommant directeur national du FNJ, en réalité, me témoigne de sa plus totale confiance. Donc je les remercie une nouvelle fois. Alors le FNJ, et plus personne aujourd'hui ne pourra dire le contraire ou avancer le contraire, est le premier mouvement jeune de France.
Cela s'avère aussi bien par les effectifs d'adhérents et de militants, mais aussi, et ça, un grand nombre d'entre vous, de vos confrères, en l'avez rapporté, mais aussi à travers les résultats électoraux et les scores que nous enchaînons lors des dernières campagnes, les excellents scores chez les très jeunes votants, notamment les primo-votants. Ainsi, lors des dernières élections européennes, comme vous le savez, ce sont près d'un jeune sur trois qui a voté pour l'hélice du Front National et du Rassemblement de Marine, c'est-à-dire quasiment 30%, 33% des jeunes de moins de 35 ans.
Donc le FNJ est et sera le premier mouvement jeune de France, et il sera surtout le premier mouvement le plus efficace, le plus actif, sur l'ensemble des clèmes et sur l'ensemble des maux qui frappent au quotidien les jeunes français actuellement. Que ce soit le chômage de masse, que ce soit la précarité généralisée, que ce soit l'insécurité quotidienne, le délitement de l'identité nationale, ou encore même, pour des sujets encore plus jeunes, la dépréciation de la valeur de nos diplômes. Pour être le plus efficace, le FNJ va chercher à remplir trois missions. La première est celle de la formation.
La formation est essentielle dans un combat politique, surtout dans un combat mené par les très jeunes. Il faut qu'ils aient les armes culturelles, historiques et politiques pour rentrer dans l'arène politique. Cette formation sera assurée notamment par l'un de mes adjoints, David Berton. La deuxième mission que s'est fixée le FNJ est celle de l'implantation locale. Le FNJ l'a déjà montré lors des dernières élections municipales, et le montrera demain avec les élections départementales. Nous faisons toute la place et nous accordons toute la confiance aux jeunes qui décident de s'engager dans leur ville, dans leur commune, dans leur département et plus tard dans leur région.
Pour l'implantation locale, il y a énormément de choses, d'astuces à connaître, de moyens à mettre en place. Et pour cela, ils seront assistés par mon adjointe à la direction nationale, Véronique Fornilly. Véronique Fornilly, adjointe à l'implantation locale. Enfin, la troisième mission est évidemment celle de la communication. Il y a depuis peu l'émergence d'un autre outil militant, depuis quelques années, notamment depuis la présidentielle, qui est Internet et les réseaux sociaux. Donc là-dessus, nous mettrons l'accent, notamment avec l'aide de l'adjoint à la direction nationale, Jean-Baptiste Vandeville.
Alors voici les trois missions, je les répète, c'est donc formation, implantation locale et communication. Et nous avons déjà, depuis ces deux mois que nous avons changé, nous avons succédé à Julien Roger, je crois qu'il y a deux mois, nous avons depuis deux mois fait énormément de travail et nous avons notamment sorti, vous l'aurez remarqué, une nouvelle campagne intitulée « Si pour toi ». Donc à travers cette nouvelle campagne, nous souhaitions nous adresser en priorité à ces jeunes qui sont tentés par l'abandon, c'est-à-dire qui sont tentés par l'abstention.
L'abstention est très forte chez nos compatriotes, jeunes tout particulièrement, et je crois que c'est un impératif de s'adresser à eux en priorité, de leur dire que malgré tout, malgré toutes les trahisons, aussi bien de la gauche que de la droite, ils ne sont pas seuls. Ainsi, dans ce tract intitulé « Si pour toi », dans cette campagne, nous avons tenu à préciser, à mettre en avant, sept des points fondamentaux qui justifient l'engagement d'un jeune au Front National. Ça peut être par exemple le refus des cures d'austérité imposées par l'Union Européenne.
Ce sera également la nécessité de casser le tabou de la sélection au mérite au sein de l'enseignement supérieur et tout particulièrement au sein des universités. Ce sera également le nécessaire besoin de retrouver enfin notre souveraineté nationale et populaire et de nous libérer de cette armée ultra-libérale, anti-démocratique que sont les technocrates bruxellois. L'engagement sera également motivé par le nécessaire besoin d'arrêter l'immigration, ce que réclament d'ailleurs un grand nombre de Français, puisqu'ils en subissent au quotidien ces effets nocifs, communautarisme, insécurité, explosion de notre modèle social.
Il y a enfin, en cinquième point, le besoin de retrouver enfin un protectionnisme intelligent à nos frontières et ainsi préserver nos emplois, nos pouvoirs d'achat et pour cela demain, avoir la possibilité de fonder un foyer. Il y aura également un sujet d'ailleurs qui a fait l'actualité il n'y a pas si longtemps que ça, la nécessité de défendre et de protéger coûte que coûte nos libertés numériques. Le gouvernement de Manuel Valls justement montre un caractère beaucoup plus liberticide, un comportement beaucoup plus agressif quant à nos libertés numériques et cela doit rester, je le crois, une liberté pleine et entière.
Il y a enfin, dans un septième point, et l'actualité le montre encore, le besoin et la nécessité de protéger et de défendre, de faire valoir notre identité nationale qui puise ses sources dans l'histoire de la France, dans les valeurs de la République française et qui constitue par cela l'unité de la nation, l'unité de la seule communauté que nous reconnaissons, c'est-à-dire la communauté nationale.
Donc voilà, à travers ces sept points, nous avons donc tenu à préciser et à dire si un jeune est d'accord avec tout cela, si un jeune adhère à toutes ces propositions, alors il faut qu'il réagisse, il faut qu'il délaisse son costume de spectateur du spectacle politique en quelque sorte, il faut qu'il rentre, il faut qu'il devienne acteur, il faut qu'il redevienne maître de son propre destin. Et pour cela, le FNJ lui fera toute sa place, le FNJ l'accueillera à grands bras ouverts, à lui de prendre la décision maintenant, nous lui tendons la main. Je vous remercie.
Merci, merci Gaëtan. Comme Gaëtan vous l'a rappelé, le FN, et c'est vrai que ça ne doit pas dire, a toujours fait la part belle aux jeunes. Au fond, nous considérons que les jeunes ne sont pas uniquement de la chair à tracter ou de la chair à coller, que ce sont des militants à part entière et de plus en plus, je peux bien le dire, des élus. 30% de jeunes ont voté pour le FNJ, c'est absolument considérable. 15% des têtes de liste municipales avaient moins de 30 ans. Aujourd'hui, 15% de ceux qui sont investis au départemental ont moins de 30 ans. 13% des élus municipaux ont moins de 30 ans.
Je ne suis pas sûre que d'autres mouvements politiques sont capables d'aligner des chiffres qui font autant, il faut bien le dire, la part belle aux jeunes, avec des éléments, vous le savez, symboliques, je les rappelle tout de même, le plus jeune député de toutes les républiques, Marion-Marie Chalotène, le plus jeune sénateur de toutes les républiques, David Rachelie. Là aussi, ce sont des symboles qui sont adressés à cette immense majorité de jeunes, dont je pense que le FN est le seul à pouvoir les arracher, effectivement, à l'abstention. Notre attractivité, le projet que nous leur proposons, est un projet qui les réconcilie avec la politique, avec un grand P.
Nous ramenons en réalité les jeunes à la politique par l'intermédiaire du FN, et donc l'espèce du FN de la jeunesse. Alors c'est vrai que l'implantation locale est un des chantiers qui a été donnée comme mission à Gaëtan. Cette implantation locale, comme je viens de vous en donner quelques chiffres, existe, elle est réelle, elle doit monter en puissance. Et un certain nombre de cadres du FN en sont devenus les symboles.
Je pense à Steve Briouat, je pense à Julien Sanchez, je pense à David Rachelie, voilà, des gens qui se sont investis en politique il y a 15 ans, qui ont mené des batailles municipales à 20 ans, ou à 21 ans, et qui sont aujourd'hui très jeunes, maires pour les uns, élus brillamment comme Steve Briouat dès le premier tour, sénateurs-mères, comme David Rachelie, du haut de ses 26 ans. Ce qui est frappant également, c'est l'étonnante maturité de la jeunesse.
Bien loin de la caricature que l'on entend depuis une vingtaine d'années, consistant à nous dire que les jeunes sont décérébrés, que de toute façon ils n'ont rien à dire, qu'ils n'y comprennent rien, et que tant qu'ils n'auront pas travaillé, ils ne comprendront pas ce qui se passe autour d'eux, etc. Ça n'est pas vrai. Moi je suis frappée par la maturité des jeunes français, je suis frappée par leur compréhension des problèmes qui les entourent, donc il faut bien dire qu'ils sont souvent les premières victimes, car l'insécurité, quand c'est sur le papier, ça fait moins mal que quand on a la vie au lycée.
Les cures d'austérité qui sont imposées, les jeunes en sont aussi les premières victimes, mais je ne parle pas bien sûr du premier gigantesque problème auquel ils sont confrontés, qui est le chômage, et l'inquiétude dans l'avenir, avec des filières de diplômes, dont ils voient bien eux-mêmes que ceux-ci ne les protègent en aucune manière du chômage de masse, dont ils sont avec, il faut bien le dire, les personnes âgées, un peu la variable d'ajustement.
Alors, je crois que les jeunes ont pris conscience que notre pays est le leur, que quelque part ils sont les héritiers d'un héritage qu'ils voient fondre au fur et à mesure des jours, et qu'ils entendent se réapproprier, une sorte de réappropriation joyeuse, comme la jeunesse seule est capable de la mener, dans le cadre d'un combat démocratique, ferme mais serein, ils le font presque d'eux-mêmes, spontanément, bien souvent avant tout investissement politique encadré, justement par l'intermédiaire des réseaux sociaux, et je sais ce que le Front National doit à ces jeunes militants dans le positionnement, dans la position qui est celle du Front National sur les réseaux sociaux.
Si nous avons un tel succès sur Twitter, si mon site Facebook est passé il y a quelques jours devant celui du président de la République, ça n'est pas un hasard, c'est parce que cette nouvelle méthode de combat politique que représentent les réseaux sociaux, eh bien, est probablement la méthode de prédilection des jeunes patriotes, et par conséquent, bien entendu, nous comptons développer encore cet aspect du combat politique que représente la présence massive de nos idées et de nos militants sur les différents réseaux sociaux.
Alors, je profite et je conclue cette petite intervention pour remercier Julien Rushdie, qui est présent, pour la manière dont il a restructuré, en quelque sorte, le Front National de la Jeunesse, pour la manière dont il a pu transférer, du coup, à Gaétan, un appareil qu'il faut maintenant, comme tous les autres appareils, encore rendre plus performant, encore plus efficace, avec toujours ce temps qui passe, dont je dis à longueur de réunions et de conférences de presse qu'il est notre pire ennemi, le temps qui passe, et particulièrement, il faut bien le dire, ces quelques semaines qui nous séparent maintenant des départementales, ces quelques mois qui nous séparent maintenant des régionales, où les jeunes seront, je vous l'annonce, très présents.
Et, évidemment, ces deux ans et demi qui nous séparent de la présidentielle et des futures législatives, si tant est que le président de la République n'annonce pas des législatives anticipées. En parlant de ça, permettez-moi de faire une petite digression, en vous indiquant que j'ai quand même été extrêmement frappée par l'intervention de M. Vasse, qui déjà se prend pour le président de la République. Parce que, venir évoquer la proportionnelle, permettez-moi de lui dire que je ne crois pas que ce soit de la responsabilité, en l'occurrence, du Premier ministre, avec un argument, d'ailleurs, qui est vraiment... Enfin, je veux dire, qui est d'une limpidité et en même temps d'un cynisme inouï.
Il ne veut pas de proportionnelle intégrale, parce qu'il risque d'y avoir entre 150 et 170 députés du Front National. Voilà. Donc, il ne veut pas donner la possibilité aux Français, donc, d'être représentés correctement à l'Assemblée Nationale. Et c'est ce qui plaide dans son esprit pour le maintien d'un mode de scrutin dont, évidemment, on ne peut que s'apercevoir qu'il ne permet pas la juste représentation politique en France. Deuxième élément, il veut dire, fixe à Matignon jusqu'à la fin. Il a dit, voilà, moi, je resterai à Matignon jusqu'à la fin du mandat de François Hollande.
Il ne me semble pas, en l'occurrence, que ce soit de sa responsabilité, il me semble que c'est de la responsabilité du président de la République. Donc, là encore, j'ai l'impression que M. Valls prend la grosse tête. Ce sont des choses qui, hélas, arrivent. Quelques mots pour vous indiquer ce que je pense, évidemment, des élections qui viennent d'avoir lieu. J'ai félicité d'hier soir Bruno Subtil pour son résultat. Il y a tout de même quelque chose d'assez remarquable dans cette énième partielle. C'est que l'UMP ne bénéficie pas du tout du rejet de la gauche. Pas du tout. Et vous l'avez déjà noté aux Européennes.
La gauche est en déliquescence, ça c'est une certitude, mais l'UMP n'en profite pas. Et j'y vois le fait que les Français ne voient pas, en réalité, d'alternative auprès de l'UMP face à la politique menée par le PS. J'ai le sentiment que l'effet balancier est cassé. Cet effet automatique qui faisait que lorsque un camp s'affaiblissait, l'autre partie, l'autre face de la pièce de monnaie prenait un peu plus de brillance et vice-versa. Cet effet balancier ne fonctionne plus. Et c'est ce que l'on peut retirer comme analyse des dernières élections et notamment des différentes partielles.
L'autre conclusion que l'on peut en tirer, c'est la confirmation que des duels face à la droite nous ouvrent de belles perspectives. On avait déjà pu le noter à Brignol. On avait pu le noter à Cogolin. Et je pense que nous allons très probablement être amenés à le noter. Nous pouvons gagner dans des duels face à la droite. Ça, c'est également une conclusion que l'on peut tirer de toute cette séquence électorale qui a vu intervenir un certain nombre de partiels. Alors, j'ai entendu des pauvres arguments développés par le candidat socialiste sur l'abstention. Bon, évidemment, ça n'est pas opérant, car tout le monde est victime de l'abstention.
Et le niveau de participation dans cette partielle est le niveau de participation à toutes les partielles. C'est très bas, c'est vrai, mais c'est le lot commun de l'ensemble des partielles qui ont lieu. En revanche, ceci nous ouvre, nous, évidemment, des perspectives pour le second tour. L'objectif prioritaire dans les quelques jours qui nous séparent de ce second tour, c'est évidemment la mobilisation massive des abstentionnistes et de tous ceux qui ne veulent pas un député UMP de plus.
Quelques mots également pour vous indiquer que je ne peux que me féliciter que les deux syndicats, FO et SNALC, qui étaient soutenus par le collectif Racine, est opérée une percée lors des élections syndicales, ce qui trouve que ce jeune collectif a déjà une influence qui ne peut que monter en puissance dans les semaines et dans les mois qui vont venir. J'ai enfin pris connaissance ce matin, puisqu'on parle de la partielle, que Nathalie Kosciusko-Morizet, la numéro 2, maintenant, de l'UMP, a indiqué qu'elle espérait que le Parti Socialiste allait appeler à voter UMP. Et elle a rajouté quelque chose qui est merveilleux.
Je vous disais, la vérité sort de la bouche de Nathalie Kosciusko-Morizet en ce qui concerne la réalité de ce qu'est l'UMP. Je ne me trompais pas, elle a dit, et c'est très naturel. Voilà. Il est donc très naturel, dans l'esprit de la numéro 2 de l'UMP, que le Parti Socialiste appelle à voter UMP. On ne pourrait pas avoir une déclaration en même temps plus claire et plus proche de cette UMPS que nous dénonçons en toutes circonstances. Alors, très probablement, c'est ce qui sera le cas, une fois de plus.
Le Parti Socialiste va très certainement appeler à voter pour l'UMP, renforçant, si c'est encore possible de le renforcer, la proximité en même temps idéologique et électorale entre ces deux formations. Je ne suis pas sûre que le simple changement du nom de l'UMP soit susceptible de briser des liens aussi proches et en même temps aussi naturels. Voilà ce que j'avais à vous dire. Je suis bien sûr à votre disposition pour répondre à vos questions sur les sujets d'actualité.
Marine Le Pen