Barnier-Bayrou : d’une censure à l’autre ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:00OuverteRéponse directe
Quentin, vous avez réalisé un reportage sur la censure du gouvernement Barnier. Pouvez-vous nous expliquer ce qui s'est passé en décembre dernier ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Arnaud, comment analysez-vous ce moment historique de la censure ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Michel, cette censure marque-t-elle un changement de culture politique en France ?
- 16:00OuverteRéponse partielle
Arnaud, François Bayrou peut-il éviter une nouvelle censure ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Michel, le RN a-t-il intérêt à voter une nouvelle censure ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
avec nous pour ce club Arnaud Benetti bonjour AR merci d'être là rédacteur en chef de la r politique et parlementaire Michel darond bonjour Michel merci également d'être avec nous éditorialiste politique à i24 news et le retour du club de Quentin bonjour Quentin on va parler sensure sans surpasser déjà avec vous voilà c'est ça celle de Michel Barnier effectivement par qu'on consacre la rédaction public c'est un reportage grand format qui est diffusé demain sur l'antenne on en parle ensemble on va en parler ensemble et puis sens sû peut-être futur puisque députés et sénateur sont réunis pour tenter de trouver un accord sur le budget mais cet accord va-t-il permettre d'éviter la censure vous nous direz ce que vous en pensez Arnaud et mckel d'abord en gardant ensemble l'actualité dans nos régions et l'actualité dans nos région avec nos partenaires de la presse régionale on va à Lyon on retrouve Sandrine chaber bonjour Sandrine merci d'être là rédactrice en chef adjointe au progrès Sandrine plonger avec vous dans l'univers fascinant des espions c'est à lire dans vos pages tout à fait bonjour Arian alors aujourd'hui on vous propose dans les éditions du progrès et dans les journaux du groupebra une plongée vous l'avez dit dans le quotidien d'une espionne de la de la DGSE alors on l'a appelé Louise ce n'est évidemment pas son vrai prénom elle a 29 ans ça fait 6 ans qu'elle qu'elle travaille à la DGSE on l'a rencontré au siège boulevard Mortier c'est un nom qui dira quelque chose à ceux qui ont qui ont vu la série le bureau des légendes voilà alors la série elle avait suscité en son temps pas mal de de vocations pour le métier du renseignement Louise elle elle n'y est pas elle n'est pas arrivée comme ça elle fait partie de cette génération qui a été marquée par les les attentat de de 2015 et qui a souhaité s'engager ensuite pour servir la France et lutter contre le terrorisme alors aujourd'hui elle est analye et elle suit plus particulièrement une région une région d'Afrique alors son témoignage il est particulièrement fort parce qu'il est il est très ch elle dit elle le dit tout net hein son métier c'est de la manipulation et son objectif c'est de se mettre les gens dans la poche il est fort aussi parce qu'il il dém if complètement le métier d'espionne elle nous dit que oui ça peut être glamour de travailler à la DGSE mais que c'est aussi une administration qu'elle est au 35 he qu'elle a 10 semaines de congés payés par an mais évidemment le télétravail n'est pas possible et Sandrine être une femme dans ce milieu on imagine que c'est pas si facile à vivre que ça mais oui comme dans beaucoup d'autres métiers l alors les femmes elles représentent 30 % un peu moins de 30 % des des agents de la DGSE Louise elle nous raconte qu'elle est souvent la la seule femme dans des réunions elle se retrouve dans un univers donc très masculin elle a déjà été confrontée elle nous dit également à des remarques sexistes donc oui il y a encore du du chemin à faire et ce qui est ce qui est intéressant dans ce qu'elle nous raconte aussi c'est qu'elle n'est lu d'aucun elle n pas les côtés sombres du métier et c'est côté sombre on les connaî qu' on les vit qu'on soit un homme ou qu'on soit une femme elle nous parle de l'isolement social elle nous parle aussi de cette vie privée qui n'en est plus vraiment qui n'est pas vraiment privée puisque chaque espion doit rapporter a un agent qui le suit pendant toute sa carrière il doit rapporter tous les événements marquants de sa vie donc ça peut être une grossesse ça peut être une séparation ça peut être des problèmes de santé des problème d'argent bref je vous invite vraiment à à lire notre dossier pour pour en savoir plus et on va lire tout ça merci Sandrine merci beaucoup d'avoir été avec nous la une du progr mobilité les voyants presque tous au vert c'est à la Une de votre journal ce matin merci beaucoup Sandrine Chabert d'avoir été avec nous on passe à l'actualité politique avant de parler d'une éventuelle censure à venir on va refaire un petit peu le film de ce qui s'est passé ces dernières semaines Quentin puisque euh vous avez réalisé un reportage grand format sur la censure du gouvernement Barnier vous avez suivi tous les événements de décembre de près votre documentaire il s'appelle les coulisses d'une censure historique il est diffusé demain sur notre antenne c'est ça une censure historique hein c'est c'est le constat qui est partagé par tous dans le documentaire que ce soit les ministres qu'on a pu suivre et qu'on a interroger les parlementaires de l'opposition comme ceux qui soutenaient Michel Barnier tous ont eu la sensation de vivre un moment extra ordinaire l'année dernière quand l'histoire du pays s'accélère le documentaire montre ainsi tous les événements de décembre dernier comment ils ont été vécu de l'intérieur on écoute ainsi par exemple Hervé Marseille qui raconte une réunion de la dernière chance qui se joue à Matignon le jour d'utilisation du 493 ce jour-là la réunion entre tous les cadres du socle commun elle est interrompu par un coup de téléphone un appel de Marine Le Pen qui négocie à ce moment-là directement avec Michel Barnier jusqu'au dernier moment sur les points du budget de la Sécurité sociale c'est un des moments clés de la séquence politique qu'on raconte dans le doc et autre moment important dans ce reportage on découvre en image qu'on avait pas encore vu jusque là et la manière dont cette censure a été vécu au Sénat oui c'est ça au moment où la motion de censure est débattue par les députés et bien dans l'autre chambre du Parlement on est en train d'examiner le budget le proj de finance le budget de de l'État c'estàd que les sénateurs étaient en train de siéger normalement comme si de rien nétait même un un un sénateur et à ce moment-là tout le monde attend un moment fatidique de la censure mais la scène est tout de même assez impressionnante regardez un extrait donc du reportage qui est diffusé demain sur notre antenne à cet instant les sénateurs examinent le budget des collectivités territoriales il reste au total quelques dizaines d'amendements à examiner au plateau c'est le communiste pierre ououia qui préside la séance à l'instant précis où la séance est levée pour les députés il interrompt les débats sur le budget madame la ministre mes chers collègues l'Assemblée nationale vient d'adopter une motion de censure à l'encontre du gouvernement conformément à l'article 50 de la Constitution le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement en conséquence les travaux du Sénat sont ajournés la séance est levée [Musique] [Musique] bonjour madame la ministre bonjour Qu'est-ce que vous ressentez à cet instant bonne soirée merci à vous c'est très impressionnant parce que le président de séance dit à un moment donné je vous annonce le vote de l'censur à l'Assemblée nationale les travaux sont terminés c'est une brutalité terrible et et la ministre auan qui est maintenant un nouveau ministre mais la ministre auan est éjectée il y a pas d'autrre mot elle est éjectée politiquement et physiquement on arrête les débats c'est d'une dureté terrible je pas dire que j'ai eu du mal au cœur pour Madame vutrein ce n'est pas une amie politique mais je la respecte c'est quelqu'un tout à fait fréquentable pour un même pour un socialiste dirait certain non mais je j'ai j'avais de mal pour elle elle savait ce qui allait arrivé mais elle a était très digne jusqu'au bout alors que de de la seconde à la seconde elle n'était plus rien au nom de de la République voilà on le rappelle he ça faait depuis 1962 que le pays n'avait pas vu un gouvernement être censuré par une majorité de députés les parlementaires dans leur ensemble qui raconte donc un moment inédit presque suspendu la suite ce sont beaucoup d'incertitude politique et la crainte de cette absence de budget à ce moment-là de l'année ce qui inquiète énormément les parlementaires on va la voir la suite dans quelques instants mais d'abord Arnaud Michel c'est c'est vrai que cette image ce moment il est historique et ces images de Quentin c'est c'est des choses qu'on voit peu comment la censure est vécue de l'intérieur et là on a vu Catherine Vautrin fermer les dossiers merci au revoir et oui on a vu les on voit les conséquences concrètes d'une décision politique de tout ce à quoi amener une autre décision qui était celle donc effectivement voilà de du du 9 juin au soir avec avec la dissolution et on a maintenant au fond cette cette plongée au cœur du chaos c'est ça qui est quand même impressionnant c'est de voir à quel point il y a C d'un coup l'impuissance politique d'une ministre qui est qui est obligé de de de tout de suite de refermer son dossier on voit ce geste le dossier refermé s'en va m pas envie de parler et de ce point de vue-là oui on comprend à chaque fois rouage après rouage et c'est très utile important de effectivement de de pouvoir montrer ça à l'intérieur ce que signifie une décision comme celle de qui a été prononcée le 9 juin c'estàdire la dissolution de l'Assemblée nationale Paron oui c'est un moment d'histoire parce que c'est en effet la deuxème censure qui est adoptée sous la la 5e République la première avait été adoptée en 62 celui qui l'avait défendu d'ailleurs à l'époque au Parlement à l'Assemblée nationale c'était Paul renult qui avait été président du Conseil sous la 3e république et qui avait été l'homme qui avait dû faire face au printemps 1940 vous voyez un peu je veux dire ce que ça à vertigineux finalement au regard de de l'histoire mais il y a une différence entre les deux censures finalement moi c'est ça qui m'intéresse c'est la première censure la sensure 62 quand on regarde ensuite évidemment l'histoire parce que c'est plus facile de d'en tirer les enseignements une fois que l'histoire est faite c'est que c'est une censure fondatrice pour le régime la censure de de la 5e République le Gouvernement qui est renversé à ce moment-là le général de Goul va profiter à la fois pour faire des élections législatives et un référendum et il va gagner et il va refonder d'une certaine manière les institution de la cette censure elle ouvre une boîte de Pandore euh dont on ne sait pas sur quoi elle va déboucher en l'occurrence encore puisque vous voyez tout à l'heure dans votre présentation vous parliez d'une potentielle deuxème censure est-ce que nous sommes à un moment donn de points de rupture dans le fonctionnement de nos institutions est-ce qu'on va pouvoir restabiliser finalement un système qui aujourd'hui paraî s'emballer c'est toutes les questions que posent aussi ce qui s'est passé au mois de décembre dernier lorsque Michel Barnier a été qui renversé après si vous voulez je veux dire oui ça fait partie de la vie démocratique en l'occurrence he quelque part mais mais pour aller dans dans le sens de de ce que dit Arna Quentin vous dans votre documentaire vous avez beaucoup interrogé Nathalie delat qui était Ministre chargée des relations avec le Parlement et à ce moment-là elle dit Michel c'est une censure qui ne règle rien au contraire elle appelle une crise institutionnelle une crise financière et puis surtout ça montre à quel point ce qu'on a souvent eu l'habitude de dire à la fois dans les médias ou de laisser cette idée s'installer que au fond le jeux institutionnel n'intéressait pas les Français et était loin de la vie des français c'était de la mécanique qui parlait pas de leur problème en réité on voit on voit à quel point c'est c'est le contraire à quel point ce ce cet événement a a été extrêmement perçu a percuté la vie des français et est au cœur de cette crise de défiance cette crise au fond également de je dirais de fierté nationale de de de de de stabilisation de de capacité de pouvoir se projeter performance économique on voit bien qu'il y a pas de budget donc il y a pas tout le monde sait à quel point maintenant le pays est arrêté donc de ce point de vue là c'est ça montre à quel point le jeu institutionnel est constitutif de l'état général de la société et de son fonctionnement dans ce documentaire il y a aussi HERV Marseille le président du groupe centriste qui dit y a un socle parlementaire mais il faut une animation politique de ce socle et c'est peut-être ce qui a manqué est-ce que vous partagez ça je sais c'est c'est est-ce que Michel Barnier en d'autres termes est responsable de la situation qui a conduit à la censure al il est en parti responsable puisqu'il était premier ministre et chef du gouvernement il a manifestement pas su convaincre un certain nombre de ses oppositions de retenir leurs bras mais en même temps si vous voulez il est rit d'une situation qui sur le plan parlementaire est tout à fait exceptionnelle insoluble enfin à mes yeux qui est difficilement soluble on peut gagner du temps mais est-ce qu'on peut échapper finalement à une instabilité qui pourrait devenir chronique ça me paraît en effet assez assez compliqué donc il est je pense assez partiellement responsable seulement le problème c'est que c'est le résultat du rapport de forces issu des urnes au mois de juillet qui explique la situation de profond déséquilibre dans laquelle nous sommes nous sommes entrés mais tout ça est le fruit d'une décomposition qui est lente qui vient de très loin en l'occurrence c'est le fruit d'une très longue histoire dont finalement les deux quinquenas d'Emmanuel Macron peut-être peuvent constituer une sorte de saut quantique si vous voulez d'une certaine manière d'accélération mais euh ça vient de très loin cette affaire oui parce que la facilité serait aussi de remettre sur les épaules d'manuel Macron la responsabilité à cause de cette décision de dissoudre alors euh bien de son côté Est macronistes se défendent en disant de toute façon euh et bien cette censure elle était inévitable elle devait arriver quoi qu'il arrive euh à l'automne donc en fait le président n'a fait qu'antici quelque chose qui de toute façon allait arriver au Parlement à l'automne donc voilà je vois que ça vous fait réagir je pense qu'il a commis une erreur si vous voulez je sais pas ce qu'on pensera mais la grande erreur d'Emmanuel Macron dans le temps très court de l'actualité politique c'est d'avoir changé c'est d'avoir changé de Premier ministre en janvier dernier je pense qu'il aurait attendu Infiné il aurait usé comme l'ont fait d'autres présidents de la République jusqu'à laaccord sa première ministre Madame B au mois de juin il avait au moins une carte supplémentaire cétait un changement de Premier ministre à ce moment-là et là finalement il se retrouve dans une situation il a plus beaucoup de cartes et donc décide de dissoudre donons kitus d'ailleurs à la demande quand même du rassemblement national c'est le rassemblement national qui de ce point de vue là je veux dire depuis 1 an fait l'agenda politique du du pays oui non c'est vrai que on restera toujours étonné devant la capacité des des macronistes etemuel Macron a transformé une mauvaise décision en bonne décision ça ce point de vue là le talent il est indéniable et très peu concurrencé parce que quoi qu'il arrive c'était bien donc de ce point de vue là je pense que il va falloir quand même un jour se pencher sur sur la question il n'êche que on voit bien qu'effectivement cette décision c'est le résultat de je dirais d'une gouvernance pulsionnelle aujourd'hui tout le monde le sait tous ceux qui ont travaillé au sommet de l'État savent dans quelles conditions il travaill dans quelles condition la prise de décision est faite regardez encore il y a pas longtemps sur un autre sujet la manière dont le le responsable diplomatique le responsable de la cellule diplomatique Emmanuel B a voulu claquer la porte parce queil en avait assez au fond d'être soumis à des process baroes euh donc de ce point de vue-là on on on comprend euh aussi dans quelles circonstances personnelle et politique cette décision s'est prise je crois que ce sera très difficile d'établir à quel point la décision de de de de dissoudre est une bonne décision Quentin on on avance un petit peu sur la suite parce que votre reportage il revient aussi sur la passation de pouvoir entre Michel Barnier et François Baayou voilà c'est l'un des derniers chapitres du reportage diffusé demain la façon dont le personnel politique a tiré les enseignements ou non de la censure de Michel Barnier on regarde un deuxième extrait qui revient sur la passation de pouvoir [Musique] [Applaudissements] bienvenue à l'Hôtel de matigon Ch François il fait une fraîcheur roborative qui nous rappelle celle barn de la savoir je n'ignore rien de l'Himalaya qui se dresse devant nous et je pense que si on essaie peut-être pourra-t-on trouver un chemin inédit et ce chemin en tout cas je sais de quoi il est marqué il est marqué de la volonté de [Musique] réconciliation la censure étant passée par là la volonté de dialogue et de négociation s'est traduite très vite on a engagé tout de suite une négociation dès le 6 janvier nous cherchons des voies de compromis ce fameuse accord de non censure mais pour qu'il y ait non censure il faut un accord donc nous resterons dans cette logique de responsabilité jusque la fin du mandat des uns des autres pour l'instant la fin du mandat c'est 2027 monsieur beou est là potentiellement jusqu'en 2027 mais ce qui nous intéresse ce qui nous anime c'est d'abord l'intérêt national c'est l'intérêt du pays ouais donc ce qui est intéressant c'est on est toujours dans cette phase ouverte par l'arrivée de François Baayou à matinon qui essaye pour ne pas être enfermé dans dans la même impasse politique que Michel Barnier de négocier on le voit avec la gauche François baayrou qui essaie de ne pas dépendre du rassemblement national et donc de trouver des voies de passage avec le le Parti socialiste on le rappelle il suffirait qu'une vingtaine de ces députés PS ne votent pas la censure pour que François baayerou puisse survivre à la séquence budgétaire mais donc c'est toute la difficulté du du moment Michel vous êtes d'accord avec ce que je viens de dire oui bien sûr l'équation politique reste effectivement encore extrêmement compliquée euh on a vu maintenant elle c'est compliquée également et on le comprend aussi entre les lignes avec ce que dit votre documentaire Patrick hanner c'estàd que les les le les Français ne vont pas forcément apprécier un deuxème un deuxième moment de censure et et reprocheront à ceux qui ont qui l'ont provoqué donc de de faire de mettre le chaos dans le pays on voit bien que les derniers sondages montre que les Français disent entendez-vous il nous faut un budget l'urgence c'est celle-là donc les socialistes sont aussi pris entre plusieurs voilà plusieurs plusieurs tensions il faut à la fois se démarquer en ce moment de LFI parce que c'est le la trajectoire politique mais il faut faut continuer à s'opposer mais il faut également montrer aux Français qu'ils sont responsables et en capacité de revenir au gouvernement un jour donc ça va être ça va être le le chemin de crête sur lequel on voit bien François baayrou tente de s'engager est-ce que cette censure elle marque un changement de culture politique en France Arnaud et un passage à la culture du compromis plus marqué que ce n'était le cas jusqu'à maintenant il y a eu qu'un micro événement depuis finalement l'arrivée de de François beillrou à à matigon c'est c'est le fait que pour la première fois les socialistes se sont démarqués des autres composantes du nouveau front populaire en refusant d'associer leur vote à la première motion de censure qui a été déposée par LFI juste après le discours de politique générale ouou ce point de vue là Beyrou aura réussi à enfoncer un coin que B Michel Barnier n'était pas parvenu à à faire après sur le fond est-ce que on rentre dans une culture du compromis aujourd'hui du fait de la de la censure qui a été adopté je crois que difficile de le dire parce que on sait pas exactement ce qui va se passer dans une semaine euh les socialistes sont en effet si vous voulez sur une ligne où il faut à la fois euh s'opposer euh mais en même temps j'allais dire regagner en culture de de de gouvernement euh afin d'être crédible en vue d'échéan futur le problème c'est qu'ils n'ont pas tellement les moyens de s'émanciper du nouveau front populaire aujourd'hui au regard à la fois des prochaines élections municipales quand même où ils vont devoir compter aussi avec les voix dans un certain nombre de grandes métropole des euh des verrs ou de ou du nouveau ou de ou de LFI et puis parce que si demain des élections législatives devaientent avoir lieu et si on changeait pas de mode de scrutin bah il seraiit quand même encore extrêmement dépendant de leur alliance dans le cartel électoral du du nouveau front populaire donc c'est ce qui rend à mon avis difficile l'exercice pour les pour les les socialistes quant à la culture du compromis moi je pense que si vous voulez il y a que des mauvaises solutions dans la situation actuelle c'est soit c'est soit l'immobilisme soit l'instabilité c'est l'immobilisme parce que ben c'est finalement je veux dire parce qu'on pourra pas réformer on pourra pas se donner les moyens de répondre au défis immenses de la société française sur tous les plans d'ailleurs euh mais bon parce queon arrivera à trouver des mini compromis on évitera le renversement du du gouvernement Baayou ou soit c'est l'instabilité et là en effet c'est un autre problème parce que c'est véritablement le risque de rentrer dans une crise institutionnel oui en fait là ce que l'on vit c'est une période de de de compromis de bricolage c'est-à-dire que en réalité on n'a pas les outils institutionnels pour être dans dans une culture du compromis à l'allemande ou à la scandinave tel qu'on connaît C ces pays qui ont placé ça au cœur de leur de leur organisation politique la la 5e République c'est une c'est c'est une c'est une organisation pyramidale on le sait et organisé pour les alternances entre deux parties avec une des majorités stables on voit bien que ça ne correspond plus du tout à la à la à la demande à la demande don et à ce que à l'expression qui sort des urnnes donc de ce point de vue-là le message de l'époque aujourd'hui et qui ça va encore prendre quelques années à à l'intégrer hein parce que le monde politique met un peu de temps à comprendre les évolutions c'est normal donc de ce point de vue-là il y a encore des évolutions à faire et des décisions politiques courageuses à prendre pour se mettre en conformité parce que c'est bien joli de dire le compromis encore faut-il être dans une situation où il est possible de mettre en place le compromis or il est vrai que le le mode de scrutin actuel ne permet pas la situation de de compromis et justement on va voir he ce qui se passe aujourd'hui puisque députés et sénateurs tentent de se mettre d'accord sur un budget le bloc central qui est majoritaire dans cette commission mixte paritaire avance ses pions mais la gauche et le RN se font entendre résumé avec Jérome Rabier donc le hclos d'une salle de l'Assemblée se sénateurs et se députés tentent de se mettre d'accord sur le budget les élus de droite et du centre majoritaire dans cette commission sont restés soudés gardant la main sur ce qui peut être modifié avec un objectif et attention ne pas prendre en otage le budget du pays par des considérations qui peuvent être considéré comme légitimes nous ne les trouvons pas comme légitime mais aujourd'hui la priorité c'est donner un budget au pays le Parti socialiste reste lui sur sa t d'obtenir le maximum d'avancé sans défendre les choix qui sont ceux du gouvernement et tout le travail qui est le nôtre depuis maintenant plus de 9h ici en commission mi parire et d'améliorer d'améliorer de le rendre le moins pénalisant possible pour les Français côté insoumis le président de la commission des finances de l'Assemblée dénonce un budget encore aggravé et il met la pression sur les socialistes qui pourrai ne pas censurer le gouvernement je vois pas de quoi ils peuvent se satisfaire une de leur de leurs propositions j'allais dire sur lesquelles ils espéraient manifestement des des des bougés qui a été accepté sur la censure le rassemblement national n'a pas encore tranché même s'il a dénoncé le maintien de certaines mesur mais c'est pas moi qui décide de la censure c'est Marine Le Pen Jordane Bardella le groupe de nos parlementaires à partir d'information précis les discussions doivent encore se poursuivre toute la matinée avant que cette du budget soit soumise au vote des parlementaires la semaine prochaine avec de possibles changements de dernières minutes de la part du gouvernement qui tentera de sauver sa tête et un budget pour la France en 2025 alors que l'année est déjà bien entamée Michel est-ce que François Baayou va pouvoir éviter la censure est-ce qu'il va pouvoir l'éviter ça c'est difficile à dire aujourd'hui très honnêtement le pronostic serait serait dangereux mais on voit bien qu'en réalité il a toutes les les les tous les outils pour pouvoir l'éviter parce que ce que l'on comprend et et c'est c'est c'est tellement frappant aussi entre les lignes de ce de ce reportage c'est au fond à quel point on est dans un un jeu de de mouvement de plaqu tectonique pour toutes les formation qui chacune ont leurs enjeux la la la justice pour Marine Le Pen les la capacité de de les filles de pouvoir garder le contrôle de nouveau front populaire les socialistes détaché François vaayou de duré et donc chacun joue son agenda la droite de de de d'être puissante chacun joue son agenda chacun regarde en fait 2027 tout le monde sait bien que le kakena est terminé tout le monde sait bien qu'il n aura pas de nouvelles grande lois tout le monde sait bien que la seule chose la seule urgence c'est de passer le budget et c'est là où François Beyou se démarque de la méthode de Michel Barnier qui souvenit-vous nous avez déjà envoyé des projections pour 2029 la France en 2029 il fallait d'abord passer le budget et et François Barou se concentre uniquement son seul projet politique aujourd'hui c'est passer le budget ah non non mais c'est dire que le peu de visibilité qu'on a en l'occurrence parce qu'en fait l'enjeu c'est de durer quelques mois ce qui est d'ailleurs complètement orthogonal par rapport à l'esprit de la 5e République qui était justement de donner de la durée et de la et de la visibilité au gouvernement à la 4e bah oui là c'est ça on est vraiment dans un la 3è même d'ailleurs l'instabilité ministérielle sur la 3è était encore plus forte que sur la 4e République mais euh eu là on est véritablement à 2 3 mois 4 mois près ensuite tout dépend aussi des anticipations des uns et des autres si vous voulez en fait on est dans une c'est un peu la théorie des jeux cette affaire c'est que je veux dire tout le monde anticipe ce qu'il a à gagner ou à perdre dans le fait de voter la censure du côté du rassemblement national en effet il y a l'hypothèque de la décision de justice du 31 mars qui est très importante est-ce que le rassemblement national a intérêt à accélérer en votant la censure avant le 31 mars ou d'attendre la décision de justice c'est une vraie question est-ce que le Parti socialiste a aujourd'hui intérêt à se réaligner au millimètres près sur les positions de la France insoumise ou plutôt d'essayer peut-être là aussi de gagner du temps en vue d'une éventuelle par exemple modification du mode de scrutin qui lui serait tout à fait utile vous avez toutes ces questions qui au-delà de la question budgétaire he qui est capitale hein pourtant pour l'avenir de la France qui vont vraisemblement euh euh être auort pour les positions des uns et des autres mais à ce stade il faut être quand même très prudent parce que bon je rappelle il y a une semaine avant que Barnier tombe on pensait que Barnier all est finalement pas aller s'en sortir et puis là on est plutôt on pense tous que plutôt Beyrou va s'en sortir mais on ne sait pas ce qui va se passer quoi puis la pression aussi sur les socialistes et les députés socialistes do être très fortes on le rappelle il peut y avoir une commission mixte paritaire qui est dite conclusive c'estàd avec un accord qui soit trouvé entre ces SEP députés et ces SEP sénateurs mais ensuite une censure qui est quand même voté et c'est ce qu'on a vu notamment en décembre dernier avec Michel Barnier puisque la CMP dans les mêmes conditions était conclusive sur le budget de la Sécurité sociale ça n'a pas empêché que le gouvernement a eu recours au 493 il y a eu une censure ensuite et le gouvernement Barnier qui qui a été censuré par une majorité de de de députés ça qu'on voit qu'effectivement tout se joue jour par jour déjà on voit que le gouvernement essaie de de remporter des victoires même au jour le jour et avant de se projeter à plus long terme ouais et Michel un dernier mot arud le disait pression sur les députés socialistes fortes et est-ce que le RN politiquement a intérêt à revoter une censure dès maintenant oui c'est mais c'est aussi leur c'est aussi leur dilemme pour les raisons qu'on a qu'on a évoqué ils doivent aussi avoir un un un enjeu un enjeu de crédibilité il y a effectivement l'idée que est-ce qu'ils ont besoin est-ce que c'est vraiment est-ce qu' un nouveau une nouvelle échéance législative est vraiment ce dont ils ont besoin sachant que ce profile également les élections municipales avec d'autres d'autres enjeux de ce point de vue- là ils n'y ont pas ils n'y ont pas forcément intérêt ils ont pas forcément intérêt à incarner le le voil un chaos qui qui qui qui perdurerait dans le pays sachant que justement parmi leur trait d'image voilà récent depuis maintenant quelques mois ils incarnent plutôt une forme de stabilité dans la perception des Français selon les études donc de ce point de vue-là oui effectivement il n'aurait pas intérêt à à à signer une nouvelle une nouvelle censure on sura évidemment ce feuilleton qui continue aujourd'hui la semaine prochaine allez c'est vendredi on vous enmène découvrir notre patrimoine c'est un joyau desbord de la Méditerranée la calang du port d'allon dans la commune de saint-sir surmer qui est resté un lieu sauvage et naturel ce site a été préservé par le Conservatoire du littoral qui a racheté ce terrain il y a près de 50 ans et qui travaille main dans la main avec la mairie cile seou nous y emmène avec sa plage de galet et sa verdure la calanque du port d'allon est un joyau des bords de la Méditerranée un paradis situé à saint-cir sur mer entre Marseille et toulom est protégé depuis 50 ans par le Conservatoire du littoral le site est entretenu par la commune et notamment par cet homme Valentin il est agent de la ville et gardien des lieux en hiver il prépare la pleine saison où le risque majeur est l'incendie on est sur une forêt méditerranéenne avec tout ce qui risque des forêts de pain donc avec un fort un fort potentiel enflammable avec pas mal de personnes qui fument dans le site donc ce qui peut entraîner des départs de feu pour prévenir les feux la mairie a fait installer une citerne plusieurs bornes à incendie et des brumisateurs sur les bâtiments l'autre enjeu pour ce petit paradis c'est d'éviter le surtourisme la mairie a réduit la capacité d'accueil du site notamment en faisant des travaux sur le parking à l'époque site qui était beaucoup artificialisé qu'on a remis qu'on a naturalisé en en supprimant tout ce qui est partie goudronnée du site et en remettant un aspect naturel et en le diminuant de capacité aujourd'hui le parking accueille 200 voitures maximum contre 400 avant mais pour le maire de saint-cir Philippe barartémi Valentin joue aussi un rôle clé pour contenir la pression touristique en été et une grosse partie du travail des agents est un travail d'information voilà on reste sur un sentier on va pas à côté du sentier on va jeter ses poubelles aux endroits adaptés on ne les laisse pas sur place et et tout ceci à force de de répétition et bien nous avons un site vous le voyez d'ailleurs autour de vous un site qui est propre la commune n'est pas propriétaire du site il appartient au Conservatoire du littoral depuis 1975 cette institution rachète des terrains en bord de mer avant que ça soit le Conservatoire c'était privatif c'était privé c'est ça et c'est la la même famille en fait qui avait l'environnement pour son directeur l'objectif depuis 50 ans est de conserver la nature dans ces espaces l'objectif qui était qui est assigné au Conservatoire depuis longtemps c'est d'essayer de préserver un tiers du du littoral en espace naturel on en est aujourd'hui à 18 18 20 % donc on a encore de la marge avant arriver au tiers et on poursuit ce travail avec les collectivités locales pour préserver et aussi permettre un équilibre avec l'accueil du public en attendant le retour des touristes Valentin savoure le paysage dont il ne se lasse pas il change tous les jours quand on regarde ça les couleurs tout ça ça change tous les jours c'est un site qui est magique après c'est vrai que quand il travaille au fur à mesure du coup on s'en rend plus compte mais c'est vrai que c'est c'est un cachet pour la commune et un joyau qu'on essaie de préserver au maximum voilà ça fait comme si c'était un peu notre enfant en fait qu'on qu'on cajole cajolé pour garder leur authenticité ces paysages sauvages servent parfois au cinéma un décor de rêve effectivement décor de rêve allez on regarde ce qu'il a là une de la presse régionale Quentin c'est avec vous et Quentin on commence avec cet accident de car en heur et Loire oui c'est la Une de tous les journaux du groupe centre-fance ce matin avec ce titre notamment une LC une lycéenne tuée le bilan qui fait également état de 20 élèves blessés dont deux en urgence relative dans les pages intérieures le Berry Républicain raconte l'émotion hier devant le lycée Émile Zola à châteauin où étudiait la lycéenne hier philippe Tabarot le ministre des transport qui a annoncé que le bureau d'enquête sur les accidents de transport terrestrre était officiellement saisi les journaux alsaciens titre ce matin sur les 1000 jours de détention de Cécile cè en Iran oui effectivement la date d'aujourd'hui marque un seuil symbolique cela fait 1000 jours que Cécile Cère est détenue arbitrairement en Iran elle est accusée d'espionnage par le régime iranien ces conditions de détention sont très dures d'après les autres femmes qui ont pu la côtoyer en détention elle serait ainsi extrêmement affaiblie d'après narges Mohamadi militante féministe iranienne qui a été emprisonnée également à la prison des vines comme Cécile Cère on continue avec les inondation dans l'ouest de la France voilà c'est toujours à la Une de Ouest France et de press auocéan ce matin avec des photos vues du ciel et du jamais en 30 ans selon le pilote de l'avion qui a permis de réaliser les clichés dans West France on va voir d'ailleurs dans les pages intérieur d'autres de ces clichés la décru qui est très lentes les sols sont complètement saturés en eau et il a continué à pleuvoir toute la semaine les journaux qui évoque également la détresse psychologique des sinistrés mais aussi des élus des agents et des secours mobilisés allez c'est vendredi on termine avec des Unes de fêtes voilà avec un ton un peu plus léger pour finir cette revue de presse effectivement avec et bien dans des deux côtés du du du pays et bien on pense aussi à décompresser avec les derniers préparatifs du Carnaval de Nice qui se tient dans 2 semaines et également la nouvelle saison de lîle 3000 qui est un grand rendez-vous de fiesta et qui va se tenir d'avril à novembre on apprend que dans dans la voie du Nord que c'est Philippe Catherine qui va décorer la façade du journal la voie du Nord on pourra demander à nos confrères la voie du Nord nous raconter ce petit happening bah oui on compte sur vous merci Quentin merci beaucoup Arnaud un mot de boilem sans comité de soutien qui a été lancé au Sénat oui le comité de soutien plus de 120 sénateurs qui nous ont rejoint avec gerérard Larcher c'est une excellente nouvelle et ce que Onon voit c'est que la classe politique se mobilise pour notre compatriote et puis surtout une motion de résolution qui a été V votée au Parlement européen la semaine dernière qui réclame là aussi la libération immédiate de boilem sansall sachant que boilem sansall n'est plus n'est plus à l'hôpital il a été malheureusement retransféré au centre pénitentiaire de coléas qui ne cesse bien évidemment de nous inquiéter merci ARN suivra évidemment ça avec vous toutes les semaines merci beaucoup Arnaud merci Michel d'Armond d'avoir été avec nous Quentin merci votre documentaire Les coulises d'un censure historique il est à voir demain à 18h30 sur notre antenne merci beaucoup très bon weekend [Musique]
François Bayrou