Après ses propos polémiques sur l'islamo-gauchisme, Philippe Baptiste persiste et signe
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Euh peut-être qu'autour de la table, vous ne le connaissiez pas lundi dernier, Philippe Baptiste, ministre chargé de l'enseignement supérieur persiste signe malgré la bronca qu'il a lui-même suscité. "L'islam gauchchisme n'existe pas", disait-il. Et bien, il réitère dans le Figaro ce matin. "Écoutez, je viens de la communauté scientifique", répète-t-il, "tet et je suis attaché au sens des mots.
L'islamogo gauchisme n'est pas une réalité unanimement acceptée par cette communauté. il n'existe pas au sens intellectuel du terme. Ça c'est pour la la première partie de la citation déjà que je voudrais analyser avec vous parce que elle est criante, elle est dramatique parce qu'elle consacre quelque part le déniel.
C'est-à-dire que bah si un phénomène n'est pas observé par la lunette d'un intellectuel, s'il n'est pas documenté dans une bibliothèque universitaire, il n'existe pas. C'est la consécration quelque part de la déconnexion du mépris de tous ceux que qui vivent le réel aujourd'hui. Alors, vous avez eu raison de commencer Anthony, par le fait que de manière générale, on connaît peu l'identité du ministre en général, quel que soit le gouvernement du ministre de l'enseignement euh supérieur.
Euh nous connaissons désormais le nom de Philippe Baptiste. Ce qui est intéressant, c'est que il a il y a eu un prédécesseur qui était Rud Grenel, qui était Jean-Michel Blanquer et qui lui avait dit que l'islam gauchisme était un fait social indubitable. Soutenant en cela le prédécesseur, la prédécesseur de monsieur Baptiste qui était Frédéric Vidal. pour la petite histoire, monsieur Baptiste a été dircable de Frédéric Vidal, directeur de cabinet de cabinet, pardon, c'est très et pardon et et Frédéric Vidal avait suscité un tooleté en son temps, je crois que c'était en en 2021 puisque elle avait clairement dit qu'il y avait un problème d'islam gauchisme dans les universités françaises.
Elle avait à l'époque demandé qu'un audit soit fait et ça a été la val des des gouvernement dit notamment sur notre antenne. Elle l'avait dit parfaitement sur votre antenne et c'est là où le ministre de tutelle donc à savoir Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale avait parfaitement reconnu l'existence de de ce phénomène. Donc entendre aujourd'hui le ministre délégué à l'enseignement supérieur euh que le assé que c'est c'est une sorte de de vision de l'esprit, une sorte de vision artistique parce que lui en tant que scientifique, il sait mieux tout que tout le monde.
C'est assez lâche dirais. Je je vais parler à l'intellectuel justement qui est autour de la table, Nathan de et et écrivain. Nathan, vous n'êtes pas choqué par ce propos.
On a l'impression que voilà, si ce n'est pas vu par la lunette de l'intellectuel, le phénomène n'existe pas. C'est effrayant quand il dit ça. Donc voilà, on pourrait parler voilà de tous les chiffres de la délinquence.
Ils ne sont pas voilà. Mais je je suis pas d'accord avec vous sur ce point parce que en fait le monde universitaire, le monde de la recherche universitaire, il fonctionne selon des normes qui sont souvent mal comprises dans le restant du débat public. C'est-à-dire que à l'université euh un chercheur alors il peut s'exprimer dans sa vie, dire tout ce qu'il veut dans sa vie privée entre guillemets, mais en tant que chercheur quand il écrit par exemple un article dans un dans une revue à comité de lecture, quand il écrit des textes universitaires évidemment quand il enseigne, quand il fait des colloques, euh sa parole elle obéit à des critères de scientific et et des critères qui sont extrêmement précis.
Je vous donne un seul exemple. Quand vous publiez un article dans un dans une revue universitaire, contrairement à un média normal, vous êtes relu par un comité de lecture de façon anonyme. Les gens qui vous lisent ne savent pas qui a écrit l'article et donc ils peuvent tout à fait estimer.
Donc si vous voulez, on est dans une logique qui est très très différente et ce qui explique ici alors le problème c'est que Philippe Baptiste est politique dans une chercheur mais ce qu'explique Philippe Baptiste là c'est que c'est qu'il est soumis au chercheur et qu' sortira pas de ce islamogo gauchisme n'a pas de reconnaissance universitaire pour beaucoup de raisons d'ailleurs que ensuite il peut exister dans le débat public comme signifiant mais que d'un point de vue académique il n'en a pas et encore moins pour parler de la manière dont les chercheurs travaillent ce qu'il avait dit dans sa première déclaration c'est oui on peut trouver quelques qui ont des engagements militants ou qui respectent pas évidemment les règles de leur métier de la même manière que dans tous les corps de métier, il y a des gens qui respectent pas les règles et ça il faut le condamner, il faut être vigilant là-dessus. En revanche, penser que la recherche serait au service globalement d'un intérêt militant, c'est presque contradictoire dans les ce qui est absurde, c'est que pardon mais Michel Michel Fouco il a existé, il a écrit il a écrit sur pourquoi il était passionné par la révolution islamique et par les écrits à l'époque de la Yatola Roménie. Jean-Paul Sartre aussi, il y a des intellectuels qui le revendiquent.
Il y a des gens qui le revendiquent publiquement justement cet islamogo gauchisme. Il y a Ouia Bou Telja, il y a des gens qui sont eux-mêmes qui écrivent des essais et qui revendiquent cette alliance-là parce qu'ils voient dans l'islamisme un vecteur pour porter un projet révolutionnaire. On n'est pas obligé d'être d'accord avec eux mais ça existe.
Et donc c'est même pas scientifique parce que de toute façon si vous regardez en astrophysique, il y a des tas de théories différentes sur qu'est-ce que l'univers exactement. actuelle, il y a de plus en plus d'athrophysiciens qui sont en train de dire que peut-être notre univers pourrait être le reflet d'un autre et que nous serions en train de vivre dans un dans un trou noir en réalité qui aurait un univers par an. Ça n'est pas reconnu par toute la communauté des astrophysiciens et pourtant c'est un fait scientifique.
Donc on voit bien qu'il s'agit de se laver les mains et ça explique mieux la raison pour laquelle quand Frédéric Vidal à laquelle faisait référence tout à l'heure mon voisin pardon j'ai oublié ton prénom Jonathan du nom de famille trous pardon mais elle avait annoncé une enquête et on sait de du ministère de l'enseignement supérieur ensuite il y a une procédure judiciaire et dans le cadre de la procédure judiciaire on s'est rendu compte que l'éduc le ministère n'avait jamais lancé l'enquête donc si c'était son directeur de cabinet on comprend mieux effectivement parce que c'est absurde de dire ben ça n'est pas validé mais en même temps il fait pas d'enquête. Mais dans l'exemple que vous donnez, les deux exemples Michel Fouco et Sartre ni l'un ni l'autre n'a pris ce genre de position dans des contextes académiques. Michel Fouco était prof au collège de France mais il l'a fait dans des textes qui étaient signés de sa plume dans des dans des journaux.
Non mais c'est très important comme ça sortir un petit peu des études et des et se baser sur l'observation du réel. Honnêtement, honnêtement, honnêtement, moi ce que j'ai envie de dire à ce garçon, c'est que le chrétinisme euh a mis très longtemps à être validé scientifiquement et en effet pourtant il existait et on appelait souvent le crétin des Alpes. Et donc sur le plan scientifique, le chrétieme a mis beaucoup de temps à être juste propos ça met un peu de temps à à être validé mais bon je prends l'exemple du chrétinisme, c'est vrai que c'est un peu facécieux et et et je ne vise personne évidemment mais ce que je veux dire simplement c'est que c'est absurde quand on est ministre de dire que ça n'est pas reconnu scientifiquement précisément il est pas en train de faire une production scientifique qui doit être validée Il doit s'expliquer comme politique.
Je vous cite quelques personnes qui se sont exprimé ces derniers jours et dont les mots pour moi sonne juste. Citation, vous la connaissez de Charles Pegy, reprise par David Lissenard, maire de Cann. Il faut toujours dire ce que l'on voit surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile voir ce que l'on voit.
Autre citation dans le Figaro d'un conseiller gouvernemental là qui m'a fait plutôt sourire, je dois le dire. On a découvert la persistance du dénire. Voilà.
C'était pour la petite ça a le mérite de la clarté de la justice. Non mais sérieusement, aurait-il dit ça à propos de Thomas Piquetti ? Moi ce que je crois c'est que Thomas Piquetti reconnu inspire même un certain nombre de politiques françaises avec Gabriel Zucman.
L'attaque Zukman a été votée par l'Assemblée nationale. Leurs travaux reposent sur des données statistiques qui ont été qui sont totalement fausses. Ça a été prouvé aux États-Unis, y compris par des prix Nobel d'économie qui sont eux-mêmes plutôt démocrates.
Est-ce que le ministre aurait eu l'idée de remettre en cause publiquement monsieur Piquetti parce que ses travaux sont en réalité pas valides ? parce que en substance sur les inégalités, il a pris des bases de données qui ne enfin qui n'étaient pas comparable au fil au fil du temps. Je ne crois pas qu'il se serait avancer là-dessus.
Donc on voit bien qu'il a de toute façon une motivation politique et que c'est totalement hypocrite de sa part que de mettre en avant cette préoccupation intellectuelle et de rigueur scientifique. Il veut juste ça lui d'après la question intéressante c'est le fait-il par peur ou le fla-il par complaisance ? question de l'université, je pense qu'il y a une distinction qu'il faut faire qui est centrale, c'est la distinction entre les étudiants et les universitaires.
Parce que précisément les étudiants enfin j'allais dire c'est des citoyens comme tout le monde mais les universitaires aussi. Mais euh euh pour rentrer à l'université, il faut juste être inscrit, être admis. Euh et ensuite, en effet, parmi les étudiants, vous avez des militants de tous les camps d'ailleurs.
Et vous avez parmi les enseignants aussi et vous avez des étudiants qui peuvent faire du militantisme et qui peuvent, on l'a vu cette année dans ici ou là, euh avoir de la complaisance vis-à-vis de l'islamisme. Ensuite, est-ce qu'on emploie ce mot ou pas, c'est un autre débat. Mais sur les universitaires, des universitaires qui dans le cadre de leur métier, je parle pas de quand ils sont chez eux ou quand ils sont au bar et qui discutent avec leurs amis, le cadre de leur métier, ça existe voulez des noms les gens qui travaillent sur la République islamique d'Iran.
Bernard Orcade, Pascal Bonifas, il y a eu par exemple euh Judith Butler a fait des déclarations une fois cette année où elle a dit que le 7 octobre était un acte de résistance par exemple. Donc il y a quelques cas comme ça, mais c'est d'abord c'est vraiment minoritaire et deuxièmement ça a toujours des conséquences. quelqu'un qui dans le cadre de son métier se met à même des conséquences même pas morales d'un point de vue scientifique parce qu'un universitaire quand il se met à donner ses opinions dans des textes universitaire mais c'est ça a des conséquences à l'inverse.
C'est-à-dire que moi je peux vous garantir je ne donnerai pas les noms parce que précisément ça serait mettre leur carrière en danger. Il y a des universitaires, des spécialistes notamment de la République islamique d'Iran qui ne veulent pas prendre la parole parce que précisément il y a dans leur environnement des gens qui ne leur reprocheraient ensuite. Ça marche exactement dans le sens de pludon des univers Black est protégé parce qu'elle a beaucoup travailler justement sur l'entrisme et sur le frérisme et et alors appelons ça islamuchisme ou entrisme du frérisme et que aujourd'hui elle elle vit au prot.
Je voudrais vous lire ce ce communiqué également de Laurent Voquier. On on va le le lire ensemble s'il s'affiche. Il y a des questions qu'il n'est plus possible d'éluder par le déni et le relativisme au premier rang desquels la laïcité, l'autorité de l'État et la défense des valeurs de la République.
Voilà la réaction de de Laurent Voquet. Je vous demande de clarifier la position de votre gouvernement, dit-il, et de nous confirmer votre plus ferme engagement à défendre nos universités et nos principes républicains. Donc, il l'appelle à à corriger sans doute son propos.
Je voudrais qu'on on complète la citation du du ministre Philippe Baptiste que je vous ai faite tout à l'heure. Il n'a pas dit que ça. Il a ensuite ajouté "En revanche, c'est un sujet politique et l'on voit tous les débats qu'il peut provoquer.
Est-ce qu'un mouvement d'extrême gauche qui a une vision communautaire de la société agit de ses réseaux dans l'université pour tenter d'y mettre le feu ? Évidemment, il s'appelle la France insoumise." Mais j'ai envie de dire "Bravo monsieur le ministre, vous venez de trouver une définition de l'islam gauchisme." Oui, c'est c'est assez surprenant.
C'est c'est ça que je comprends en fait. C'est le alors sauf si l'interview sauf si l'interview le début de l'interview que dont on a vu des extraits tout à l'heure était avait une portée strictement scientifique et devait donc porter en elle ces ces ces ces définition. Je sais pas nous a fait la démonstration où est-ce que c'est une interview d'un ministre donc par définition c'est une interview politique du début à la fin.
C'est là où il y a une ambiguïté pour le moins qu'il serait plaisant de d'éclaircir. Mais vous voyez, c'est pour ça c'est très intéressant de mettre cet extrait. Je suis pas dans la tête de Philippe Baptiste euh mais je ne pense pas de c'est qu'il le voit le réel.
Il y a pas de vérité en sciences humaines. Enfin pardon, mais par de vérité scientifique en sciences humaines. C'est pas une question de vérité scientifique, c'est une question de critères.
Euh moi d'ailleurs, je n'aime pas tellement le mot de scientificité, mais c'est celui qui est employé dans le monde universitaire, c'est-à-dire le critère de rigueur pour employer un concept et cetera qui doit renvoyer à toute une bibliographie. Ensuite, il peut y avoir des discussions, des controverses, mais il y a des codes. Et je pense que Philippe Baptiste, enfin je je le sais, c'est évident euh quand il dit "Je ne veux pas employer ce mot", c'est pas pour une logique de déni puisque regardez ce qu'il écrit juste ici, c'est pour cette question du mot.
Et par exemple, juste sur le mot, moi il y a une chose qui me dérange dans le mot islam gauchisme. Il y a plusieurs choses, mais une qui me dérange, c'est que il y a une forme d'ambiguïté dans le mot. Si c'était islamismo gauchisme pour désigner le fait que une partie de la gauche peut estimer qu'elle va faire des alliances de circonstances intellectuelles avec l'islamme on va éviter compliquer les concepts islamoism les mots c'est très important d'être précis et quand on dit islam gauchisme on a l'impression que c'estis le sujet par que le ministre a probablement je sais pas une crainte de la communauté de recherche scientifique. certainement qu'il les craint, notamment parce que Frédéric Vidal avait subi les foudres de la gauche et des chercheurs après ses propos qu'elle avait tenu sa prédécesseur et puis certainement qu'il va y avoir des questions de budget à la rentrée concernant la recherche en France et des arbitrages à faire et que peut-être il cherche à à tout finit par une explication finalement mais peut-être que c'est ça, je sais pas.
Je donne voilà mon interprétation euh euh des faits.
Philippe Baptiste