Canicule: 139 morts par noyade recensées depuis le 19 juin, annonce Laurent Nuñez
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
— Bonjour à tous. Bienvenue dans BFM Politique. La France suffoque de nombreux départements, 37 en alerte rouge canicule, une canicule qui aggrave les risques de départ d'incendie qui ravage une bonne partie du sud de la Pour faire le point sur cette situation, notre invité exceptionnel ce matin, le ministre de l'Intérieur.
Bonjour Laurent Nunez. Merci d'être avec nous dans un instant. Vous allez nous dire où cela en est.
On va faire le point sur la situation depuis le début de la saison sur cette question des feux de Forêt, les questions très concrètes que se posent les Français qui nous écoutent. Est-ce qu'il faut annuler par exemple tous les feux d'artifice du 14 juillet ? Quel comportement faut-il avoir face à ces incendies ?
Comment les différentes communes de France peuvent-elles prendre des décisions qui nous concernent tous ? On va bien sûr évoquer cela avec Bruno Jody. Bonjour, directeur délégué de la tribune de l'Anche et Anne Saurat-Dubois qui est à mes côtés également.
Mais avant cela, monsieur le ministre, cette information qui concerne la sécurité des Français, information qui nous est parvenue il y a quelques heures. 300 personnes ont été évacuées samedi soir d'un quartier de Sarcels, au nord de Paris, à la suite du signalement d'un véhicule suspect dont les services de renseignement craignaient qu'ils puissent être utilisés contre la communauté juive. Est-ce que vous nous confirmez cette information et de quoi s'agit-il ? – Je vous confirme l'information, oui.
D'abord c'est une affaire que je suis depuis hier soir évidemment avec l'ensemble des hauts responsables du ministère de l'Intérieur. Effectivement sur la base d'une information, ce qui est un renseignement qui montre que nos services travaillent bien. Un véhicule suspect a effectivement été identifié, retrouvé à proximité de la synagogue de Sarcelles, non pas à proximité immédiate mais à proximité.
Et donc il y a un certain nombre de mesures qui ont été prises et donc les parquets compétents investiguent et voilà une enquête judiciaire est ouverte. Ce que je veux vous confirmer c'est que nous avons retrouvé un véhicule dans lequel il y avait une arme. Nous ne connaissons pas encore les motifs de...
Les personnes ne sont pas encore identifiées, il y a une enquête en cours qui fera toute la lumière sur cette affaire. Ce que je veux dire et aussi pour rassurer évidemment vos téléspectateurs c'est qu'une nouvelle fois les services d'enseignement travail sont à l'action et ont pu identifier un véhicule suspect, on ne sait pas ce qu'allait faire ce véhicule. On n'en sait rien, l'enquête...
Quel type d'arme il y avait dans ce véhicule ? C'est une arme longue, une arme de guerre. Et vous comprenez je ne peux pas vous en dire plus, il y a une enquête judiciaire en Sachez simplement qu'au ministère de l'Intérieur, nous sommes sur cette affaire depuis hier soir.
Et évidemment les services de police, notamment du département du Val-d'Oise et les services de renseignements spécialisés. C'est une menace imminente comme on dit On n'en sait rien. Ce qui est sûr, c'est que les services ont fait leur travail, ont identifié un véhicule suspect dans lequel il y avait une arme, ont pu procéder à des évacuations et les investigations se poursuivent.
Je considère qu'on a été extrêmement réactifs à nous. Le sentiment était directement visé Je n'en sais rien à ce stade, je ne peux pas vous le confirmer. À partir d'aujourd'hui on commémore les 10 ans de l'attentat de Nice.
Quel est l'état de la menace terroriste justement aujourd'hui sur notre territoire ? L'état de la menace terroriste il reste le même, on a l'impression de se répéter à chaque fois mais ça veut dire qu'on répète surtout notre vigilance en réalité et on l'a bien vu encore hier soir avec ce qui s'est passé même si rien ne permet de qualifier cette affaire de terroristes, on verra bien ce que donnent les investigations judiciaires, on est toujours à l'affût du moindre information, du moindre renseignement parce que il y a toujours cet état de la menace qui est toujours celle d'individus qui seraient présents sur le territoire et qui voudraient s'en prendre aux forces de l'ordre. Vous la qualifieriez comment ?
Très élevée ? Elle est toujours très élevée. Elle est toujours très élevée.
Voilà, là La situation n'a pas évolué défavorablement, mais ni favorablement. Elle reste toujours très élevée et les services de renseignement sont en mobilisation totale face à cette menace. Combien d'attentats ont été déjoués depuis le début de l'année ?
Depuis le début de l'année, je crois que nous sommes à trois attaques déjouées et nous avons un attentat autour de l'Arc de Triomphe. Vous vous souvenez, cet individu qui a été abattu et qui voulait s'en prendre à des gendarmes de la garde républicaine au moment des commémophones, enfin de la cérémonie quotidienne à l'Arc de Triomphe. Donc trois attentats déjoué par les services de renseignement depuis le 1er janvier 2026.
Depuis le 1er janvier 2026. Mais vous savez, surtout ce qu'il faut regarder, c'est ce travail remarquable que font les services de renseignement qui suivent des équipes qui interviennent en amont. Donc il y a un travail remarquable qui est fait et je veux à nouveau le souligner et et les en féliciter, et notamment l'ADG ici sur le territoire.
Alors monsieur le ministre, il y a la question effectivement du front des incendies que l'on voit aujourd'hui se développer quotidiennement sur notre territoire. On le disait, la France suffoque, 37 départements qui sont en en vigilance rouge, et évidemment ça accentue le risque incendie. Aujourd'hui, l'heure où on se parle, quelle est la situation en France ?
Quels sont les départs d'incendies qui sont inquiétants ? Combien depuis le début de cette saison D'abord, peut-être le contexte plus général, c'est une saison des feux qui a démarré avec un mois d'avance. Enfin, un mois plus tôt que les années précédentes.
Parce qu'on est dans un contexte où la végétation est abondante, avec les pluies de l'année l'année 2025, avec la chaleur, donc un phénomène de self-stress. Donc beaucoup de végétation, tout est sec. Et puis souvent, on a le vent aussi qui s'invite dans la partie.
Et donc ça crée une espèce, sans mauvais jeu de mots, une espèce de cocktail explosif qui fait qu'on a beaucoup de départs de feu rien que sur la journée d'hier c'était 250 un départ de feu qui ont donné lieu à une trentaine de feux critiques qu'il a fallu combattre donc voilà et au moment où on se parle donc la saison a commencé très On en est déjà à 17 000 hectares brûlés et quand on aura consolidé les feux en cours, on pense qu'on sera à 25 000, ce qui représente 25 000 hectares brûlés au moment où on se parle. Encore une fois, quand on aura consolidé nos différents bilans, ça veut dire qu'on est à fois deux, fois deux par rapport à la même période l'année en 2025. Et c'est même supérieur à ce qu'on avait connu en 2022 sur la même période qui était une année assez exceptionnelle.
C'est un risque d'assemblée beaucoup plus élevé que les années précédentes ? Vous le qualitiez comment ? Élevée ?
Très Le risque est très élevé. Vous aviez la directrice de Météo France qui me dit que tous les jours on a évidemment la cartographie rouge canicule et puis on a aussi la cartographie des feux de forêt qui nous permet d'identifier les départements où le risque est le plus élevé compte tenu des conditions climatiques et surtout de pré-positionner nos moyens de lutte contre les incendies pour être plus efficace car en réalité la plupart des feux sont des départs de feu et la plupart des feux sont rapidement combattus et éteints donc grâce au pré-positionnement des moyens auxquels procèdent tous les jours la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises. Vous avez indiqué que 32 personnes ont été interpellées, soupçonnées d'être à l'origine de ces départs de feu.
Est-ce que vous avez des éléments sur leur profil ? Est-ce que ce sont des hommes, des femmes ? Quelles sont leurs motivations ?
Les profils sont très variables. Ça peut être des jeunes ados qui s'amusent stupidement à mettre le feu avec les conséquences criminelles que ça peut avoir. Ou ça peut être des individus dont on sait qu'ils sont sérielles, sur le coup, qui sont des récidivistes absolument.
Et voilà, donc sur les 32 interpellés, vous en avez quand même deux tiers où les mises à feu sont volontaires et un tiers accidentelles. Donc ça vous donne une idée du panorama des Donc on a quand même un certain nombre de personnes qui ne sont pas que dans l'imprudence, qui sont vraiment dans la volonté de mettre à feu, de provoquer des incendies. On est étonné par ce chiffre, il est historiquement élevé ou ça s'est déjà produit dans les années précédentes Non, malheureusement, souvent l'origine des incendies est parfois criminelle.
Vous savez, dans 9 cas sur 10, c'est un comportement humain. La grande majorité des cas, ce sont des comportements d'imprudence, évidemment. Mais il y a aussi un facteur volontaire dans la mise à feu, dans le départ des incendies.
Il y a combien de sapeurs-pompiers qui sont actuellement déployés sur le terrain ? Sur le terrain, actuellement, vous en avez dans tous les SDIS. Vous savez, les sapeurs-pompiers, c'est 250 000 personnes, dont 200 000 sapeurs-pompiers volontaires.
Et puis, vous en avez dans tous les départements de France, ils sont tous mobilisés sur le front des incendies, et puis vous avez des renforts aussi. Vous avez aussi des renforts, vous avez des sapeurs-sauveteurs de la sécurité civile, vous avez des militaires de la sécurité civile, vous avez des militaires de la sécurité sous l'autorité du directeur général, qui viennent en renfort. Et puis vous avez surtout, chaque SDIS constitue des colonnes de renfort, c'est-à-dire chaque département, chaque pompier départementaux constitue des colonnes de renfort pour venir en aide à d'autres départements.
Et au total, ce sont 3 3 500 sapeurs-pompiers des différents départements qui peuvent aller renforcer d'autres territoires. Et dans tous les feux que nous combattons actuellement, il y a des effectifs locaux et systématiquement des renforts. Vous évoquiez tout à l'heure la proportion importante de feux volontaires.
Est-ce qu'il faut durcir les peines contre les pyromanes. Non, je crois qu'il faut continuer à les interpeller, voilà, on va pas...
Il faut continuer, c'est un acte criminel, vous savez, la peine encourue, je ne l'ai plus en tête, mais elle est très importante. Quand vous avez une mise à feu, c'est évidemment de la mise en danger de la vie d'autrui, c'est de la dégradation. Mais quand vous avez des personnes qui décèdent à la suite de cet incendie, vous êtes sur des peines criminelles.
Donc c'est extrêmement sévère. Je veux d'ailleurs remercier essentiellement pour l'essentiel des militaires de la gendarmerie, mais pas que. Il y a aussi des interpellations qui ont été effectuées par des fonctionnaires de police.
Pour la journée de...
Vous parliez de la journée d'hier, des dizaines de départs de feu. Pour la journée d'aujourd'hui, sur quel département vous êtes particulièrement vigilant ? Est-ce que toute la France est sous la menace des incendies ?
Actuellement, toute la France est sous la menace des incendies. C'est beaucoup plus prégnant dans le sud. Vous l'avez vu sur la carteau.
Je ne sais pas si madame la directrice de Météo France a montré cette carteau, mais Et le directeur général de la sécurité civile l'a fait dans un point presse vendredi dernier. C'est plutôt évidemment la frange sud, mais vous voyez que ça remonte aussi. Une région comme la région centre Val-de-Loire a été depuis le début de la saison très impactée Donc on voit qu'il y a une extension du phénomène à l'ensemble du territoire national On voit que la sécurité civile a annoncé, vous l'évoquiez, que désormais pour la première fois C'est là où on voit l'aspect inédit de cette vague d'incendie, pour la première fois l l'avion militaire, l'A400M, pourrait être utilisé pour lutter contre les incendies.
Ça permettrait de larguer 20 000 litres d'eau. Est-ce que vous nous le confirmez ? Et à partir de quand il sera opérationnel pour lutter contre les incendies ?
Alors ce que je vous confirme d'abord c'est qu'on a des moyens aériens qui sont tout à fait conséquents. Ça n'a rien à voir avec 2022. On a augmenté le nombre par rapport à 2022.
Nous avons 12 canadaires, nous avons 8 avions d'âge qui sont des avions qui projettent du produit retardant. On a 3 avions d d'observation et puis on loue des hélicoptères bombardiers d'eau. Une dizaine d'hélicoptères bombardiers d'eau et 6 avions tractors qui sont aussi des avions supplémentaires qui larguent de l'eau.
Regardez ces images, le voici la 400M. Vous confirmez qu'il va être utilisé ? Je vais y venir, je vais y venir.
Donc on a déjà une flotte qui est conséquente et puis il y avait un travail qui était déjà en cours, effectivement d'équiper le RA400M de kit de largage d'eau dans les proportions que vous dites. C'est ça, c'est 20 000 litres d'eau, c'est à peu près l'équivalent de 3 Canadair. Un Canadair, c'est 6 000 litres d'eau.
Et donc le Premier ministre a souhaité qu'on accélère cette expérimentation et nous avons bon espoir, peut-être d'ici 15 jours, de pouvoir commencer à expérimenter des largages de produits d'eau, mêlés parfois avec du retardant, d Vous dites sur les canadaires on a une flotte conséquente, elle est aussi vieillissante. En tout cas il y a une polémique autour de l'âge aussi, une trentaine d'années je crois en moyenne de ces canadaires. Donc on en a 12, il y en a 4 qui ont été commandé deux livrables en 2028, deux en 2030.
Absolument. On ne peut pas accélérer ? Non, les canadaires vous savez il faut les fabriquer donc on en a passé, on en a acheté deux qui arriveront en 2028 en partie avec des de financement européen, une grande partie de financement européen.
Et puis j'ai signé début juin l'achat de deux nouveaux canadaires qui sont financés d'ailleurs au projet de loi de finances dans le cadre de la loi de finances 2026 et qui arrivent en 2032. Mais pour le reste, nous louons des avions. Et pour répondre, aux critiques sur la flotte de Canadair, elle n'est pas tellement différente de celle des autres pays européens, y compris sur la moyenne d'âge.
C'est 27 ans. Il faut regarder aussi les heures de vol en matière d'évasion. C'est 6 500 heures.
Il faut savoir aussi que la Direction Générale de la Sécurité Civile achète des moteurs, c'est-à-dire que nous avons le double de moteur que ce que nous avons de Canadair. Donc on peut procéder à des remplacements de moteurs. Voilà, donc c'est une flotte qui est plutôt en bon état et évidemment qu'elle va augmenter.
C'était un engagement du président de la République, mais en attendant, nous louons des avions et nous avons, nous avions une flotte aérienne qui est parfaitement conséquente et que nous pouvons positionner ici ou là en fonction de la menace. Monsieur le ministre, la canicule, on le disait, qui vient s'ajouter avec ses départs d Et autre point de vigilance, évidemment. Beaucoup de Français qui cherchent à se rafraîchir, parfois en se baignant dans des endroits dangereux. 131 victimes depuis le 19 juin a dit la ministre des Sports.
Est-ce que ce chiffre a évolué ces derniers jours Il a évolué, je pense qu'elle le donnera. Je ne veux pas lui griller la politesse, mais on est à 139 là. On est à 139 aujourd'hui avec la journée d'hier.
Oui, donc d'où le plan qu'a mis en place Mme Marina Ferrari, la ministre des sports, un plan de prévention extrêmement important. – 139 noyades depuis le 19 juillet. Est-ce que vous n'édite, vous pouvez nous le redire ? – Je vous dis 139, oui. – Depuis ? – Depuis le 19 juin, depuis le début de l'épisode que nous connaissons.
Attention, sur la même période l'année et l'année passée, on était à plus de 110. L'augmentation est de plus de 18%. C'est un phénomène qui existe chaque année et qui, avec le phénomène de canicule, augmente cette année.
Tout ça pose aussi la question de l'organisation La Canicule, les incendies, des événements, des grands événements festifs et publics, et notamment la question du 14, du 13 et 14 juillet qui arrive Bruno Oui il y a de nombreux maires de plus en plus de maires là qui sont en train d'annuler prendre des décrets pour annuler les festivités du 14 juillet feux d'artifice notamment est-ce que vous voulez encourager à le faire compte tenu du risque qui pèse dans de nombreux endroits du territoire au vu de ce qu'on vient de dire en fait il ya deux risques si vous voulez monsieur jeudi il ya deux risques c'est tout l'objet du plan hors sec chaleur extrême que nous a demandé que nous bâtissions le Premier ministre qui a été fait en un temps record en quelques jours qui prévoit des mesures supplémentaires à ce qui existait déjà puisqu'on avait déjà un plan hors sec canicule on a énormément de mesures ce qu'on vise à prévenir c'est d'une part les feux, on en a parlé évidemment et puis d'autre part c'est la saturation des services d'urgence on ne veut pas qu'il y ait de phénomène festif où il y aurait de la consommation d'alcool et qu'il fasse que des gens se retrouvent aux urgences parce qu'ils ont trop consommé d'alcool, parce qu'il y a eu des moments festifs et qu'ils viennent gréver un peu plus les services d'urgence qu'ils sont déjà avec les personnes vulnérables et victimes de la canicule. C'est ça le but qui est recherché. Effectivement, il a été demander aux préfets, effectivement, pour toutes les manifestations, par exemple sportives de plein air dans les départements rouges, d'être plutôt sur des annulations d'événements.
Mais c'est pas parce que vous lancez un appel au maire, est-ce que vous dites au maire ? Non. Il faut annuler vos feux d Je termine.
Les événements sportifs, les maires le savent, les préfets le leur ont dit, les événements sportifs de plein air sont annulés. Aujourd'hui vous avez une étape du Tour de France qui va de Malmore à Bruxelles, qui a été raccourcie de 30 km. En amont de cette étape, il y avait des manifestations sportives, des jeunes qui parcourent une partie de l'État.
Tout ça a été annulé par le préfet de Corrèze à juste titre. Donc tout ce qui est sportif en plein air, on préfère annuler. Et pour les événements festifs, culturels, ça peut être des feux d'artifice, on demande au cas par cas à chaque préfet de discuter avec les organisateurs, qui d'ailleurs d'eux-mêmes une partie d'entre eux y renoncent.
Soit qu'il y ait un risque avec la consommation d'alcool et autres, un risque que les urgences se retrouvent saturées, soit qu'il y ait des risques d'incendie, soit les deux d'ailleurs en même temps. Et sur les feux d'artifice, on a demandé évidemment au préfet d'avoir une lecture au cas par cas. Mais il est évident que dans une zone à risque, lorsque ce feu d'artifice est tiré en plein air et que les conditions de garantie ne sont pas assurées, oui, il vaut mieux évidemment renoncer aux feux d'artifice.
Alors ça va être un 14 juillet particulier, Anne, parce qu'évidemment, il y a les festivités, il y a cette canicule. Et la demi-finale de la Foupe du Monde en plus, quel dispositif vous avez prévu ? Alors en France globalement, mais en particulier à Paris pour faire en sorte que ça se passe le mieux possible ?
Alors en France d'une manière générale, pour les célébrations de la demi-finale en fait, puisque la France joue son demi-finale contre l'Espagne le 14 juillet, donc évidemment il y aura en cas de victoire ce que tout le monde souhaite, c'est ce à quoi tout le monde croit, moi le premier. On aura évidemment une célébration sportive à l'issue, il peut y avoir des débordements et donc partout il y aura des dispositifs policiers avec des instructions que j'ai passées au préfet qui sont très fermes, pardon, c'est des interventions systématiques. On intervient dès qu'il y a des dégradations, des attaques vis-à-vis des forces de sécurité.
Combien de personnes déployées ? Le 14 juillet, on aura 70 000 gendarmes et policiers déployés partout sur le territoire nationale. 70 000 personnes.
Tant pour la journée que pour la soirée ? Tant pour la journée que pour la soirée, pour tout cela. Et évidemment, c'est ce qui s'est passé pour le quart de finale.
Le quart de finale, ça s'est globalement plutôt très bien passé. Mais on a eu ici ou là quelques incidents. Il y a eu des interventions systématiques des forces de sécurité pour y mettre à terre.
On a quand même eu 89 interpellations le soir du quart de finale et malheureusement le décès d'une jeune fille de 17 ans dans le département du nord pendant ses célébrations festives suite à un accident terrible voilà mais donc on restera très attentif à tout débordement il n'y aura pas de tolérance au débordement il n'y aura pas de tolérance alors évidemment quand il ya des prises la partie des forces de l'ordre vous avez des interventions des forces de l'ordre quand il ya des tentatives de dégradation vous avez des interventions qui sont des interventions de vie forte et on vient de personnes à paris en particulier à paris c'est je ronde on est sur on est sur 5000 je crois mais j'avais à vérifier on Je pense que le PP communiquera et donnera une communication exacte. Vous abordez sereinement cette soirée, vous dites on a fait ce qu'il fallait, vraiment ça va bien se passer. À Paris, attention, donner un chiffre global n'a pas trop de sens.
Vous avez la sécurisation du matin, du 14 juillet qui commence à 10h, où il y a un gros dispositif de protection autour du périmètre du 14 juillet, et puis vous avez le soir, vous avez les rassemblements festifs du 14 juillet, habituels, et puis vous avez l'éventuelle célébration de la victoire de l'équipe de France. Donc ça fait beaucoup d'événements à gérer qu'on Monsieur le ministre, un mot lié à la sécurité qu'au sport qu'aux déclarations qui font scandale. Je ne sais pas si vous avez vu les propos de l'ancien Premier ministre espagnol, Mariano Raroï, qui dans une tribune pour un média, elle débattuait, estime, je cite, que la France joue très bien, que ce sera un adversaire évidemment difficile.
Puis viennent ces mots au Roland Ralsis, il dit au sujet de l'équipe de France « Elle dispose en outre d'un effectif de très haut niveau, certes sans aucun français, mais elle joue très bien. Ce sera un adversaire redoutable. Qu'est-ce que vous pensez de cette déclaration ?
Je n'ai pas vu cette déclaration. En tout cas, si elle est exacte, c'est absolument inacceptable. Ce n'est pas du tout ce qu'est la France.
La France, c'est un pays de diversité où tout le monde peut s'épanouir, tout le monde trouve sa place. Et voilà, écoutez, je suis embêté de commenter ça parce que je ne l'avais pas vu. Vous pensez à la même chose de déclaration de la sénatrice parguayenne ?
Bien sûr, non mais bien sûr, bien sûr. Et globalement, toutes ces attaques racistes contre les joueurs de l'équipe de France, leur capitaine en particulier Mbappé, qu'est-ce que vous dites ? Je me dis qu'on a encore beaucoup de chemin à faire pour qu'on soit vraiment tous ensemble, qu'on vive tous ensemble dans le même pays avec beaucoup de cohésion.
On a encore beaucoup de chemin à faire. Entre ceux qui vous parlent de la France historique, de la France chrétienne, évidemment, il y a des racines chrétiennes, évidemment. Et ceux qui vous parlent de la nouvelle France, je crois qu'il y a une France tout simplement, qui est une république où tout le monde doit pouvoir trouver sa place et je crois qu'on s'en éloigne quand on tient des propos comme ceux-là.
On ne donne pas une image d'espérance à de nombreux jeunes qui vivent dans les quartiers et qui sont des citoyens à part entière de la République. Ça me désespère, ça me désole tout le temps. – Alors monsieur le ministre, ça me désespère, ça me désole tout le et voilà je crois que la France est une république où tout le monde a sa place, quelles que soient ses origines, ses convictions, ses orientations philosophiques encore une fois, religieuses, ses croyances pourvu qu'on respecte, pourvu qu'on respecte, le socle commun.
Le socle commun s'appelle les règles de la République française. Vous avez passé une bonne partie de la semaine à l'Assemblée nationale pour faire achever l'examen en première lecture du projet de loi Riposte sur la sécurité notamment du quotidien. Il y a un certain nombre de points sur lesquels on Il y a notamment le durcissement des sanctions contre les organisateurs et les participants au Rêve-Party.
Cas très concret, il y a actuellement 1500 personnes qui sont rassemblées dans le Morbihan pour une Rêve-Party qui est illégale malgré vigilance rouge canicule, un risque élevé d'incendie. Est-ce que vous allez demander aux forces de l'ordre d'évacuer cette Rêve-Party ? Non, non, non.
D'abord, cet événement montre bien que le texte est absolument indispensable. Il vise à durcir les sanctions, pas que contre le Rêve-Party, contre les rodéos, les mortiers et beaucoup de phénomènes. Au cas d'espèce, non, on n'interviendra pas.
D'abord, il y a des renforts qui convergent vers le site. Il n'y a plus d'entrée sur le site et il n'y aura pas de sortie sans contrôle et sans saisie du matériel. Voilà, c'est ce que j'ai demandé au préfet du Morbihan.
Il n'y aura pas d'intervention. Pourquoi ? Parce que ce sont des gens...
Oui, pourquoi ? Parce que finalement, c'est la prime à l'illégalité. Non, ce n'est pas la prime à l'illégalité.
Un ministre de l'Intérieur, comme tous les préfets de la République, il est aussi garant de l'ordre public. Ces personnes, s'il y a une intervention, ce sera des tirs de mortiers contre les forces de l'ordre. C'est toujours comme ça dans les rêves partis quand nous intervenons.
Il y a les tirs de mortiers. Dans le Morbihan, d'ailleurs, je vous fais remarquer qu'au mois de mai, au mois de juin, il y a eu des rêves partis qui ont systématiquement été évacués. Aucune espèce, on créerait un trouble plus grand que celui qu'on veut contenir puisque les tirs de mortier pourraient déclencher les incendies.
Je tiens à dire que dans le cadre d'une manifestation du dessoulèvement de la terre qui s'est tenue hier dans le département du nord. On a eu un cortège qui s'est constitué, une partie de Black Bloc a pris à partie les forces de sécurité intérieure utilisées des mortiers, un incendie s'est déclaré et ce sont près de 5 hectares qui sont partis en fumée. Donc il y a un risque qui est trop important.
Cela étant, cela étant, il y aura verbalisation systématique, c'est du contraventionnel et il y aura saisie du matériel et grâce au texte riposte ce sera délituel. Ce sera un délit de faire ce qui vient d'être fait. Il y a cette question des rêves parties.
Il y a aussi quelque chose qui nous concerne, qui concerne tous ceux qui nous regardent parce qu'ils ont vu notamment ces bonbonnes de protoxyde d'azote parfois par terre dans la rue. Il y a un élément sur ce point-là. C'est un élément de la loi Riposte, un renforcement des sanctions contre l'usage du protoxyde d'azote.
Certains voudraient aller plus loin. Est-ce que vous seriez favorables pour ce qui est de la conduite au volant que le protoxyde d'azote soit classé comme stupéfiant et entraînent des peines du même type. Oui, bien sûr, mais il faut pouvoir le faire en modifiant un certain nombre de règles européennes, de règles du Code de la santé.
Ce qu'on fait dans le texte riposte que je présente, sans aller jusqu'au classement du protoxyde d'azote comme produit stupéfiant, on pourra verbaliser les individus qui conduisent sous l'emprise du protoxyde d'azote. Donc voilà, on pourra le faire sans forcément que ce soit classé comme produit stupéfiant. Sauf erreur de ma part, d'ailleurs je crois qu'on a beaucoup parler du Danemark, je crois que c'est notamment le cas au Danemark.
On peut verbaliser...
C'est une cocaïne LSD, en tout cas au volant. Il faut pouvoir avoir un test. Vous avez la conduite sous l'emprise de stupéfiants qui peut se mesurer.
Et puis vous avez, si où l'emprise manifeste, quand il est évident que vous aviez consommé des produits stupéfiants ou de l'alcool d'ailleurs. Et donc pour le protoxyde d'azote, grâce au texte qui a été voté à l'Assemblée et qui je l'espère donnera lieu à Accor et au Sénat d'ailleurs, il a été voté au Sénat d'Assemblée, maintenant il faut trouver un accord avec la commission mixte paritaire. On pourra sanctionner les personnes qui conduisent sous l'emprise du protoxyde d'azote.
Des sanctions qui sont financières et qui peuvent aller...
C'est du délictuel, c'est du délictuel absolument donc avec une peine d'emprisonnement et une forte amende. Vous affrontez politiquement cette semaine, notamment la France insoumise, alors il n'y a pas qu'eux mais ils ont été notamment signataires de cette pétition contre la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre qui a recueilli déjà près de 700 000 signatures à l'heure où on se parle, pétition sur le site de l'Assemblée nationale qui s'oppose à ce texte qui a été adopté le 7 juillet dernier en première lecture. Il y en a un qui a bondi notamment, c'est Jean-Luc Mélenchon.
Oui, en disant que c'est un permis de tuer XXL pour les policiers. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Je réponds que c'est complètement faux, c'est complètement faux.
Il faut que vos téléspectateurs comprennent bien que ce que l'on fait...
D'abord en 2017 il y a une loi qui a autorisé quelque part les policiers dans un certain nombre de cas extrêmement limités à faire usage de la force et à faire usage de leurs armes, et notamment leurs armes administratives, puisque c'est ça dont on parle. Dans ces cas limités, je vous invite à les lire. C'est quand il y a un refus d'obtempérer avec une personne qui risque de commettre d'autres refus d'obtempérer attentés à la vie des personnes.
C'est quand on a un périple meurtrier d'un individu qui tue des personnes dans la rue et qui va poursuivre son périple. C'est très encadré, très encadré. Simplement, ce qu'on rajoute, c'est une présomption d'usage légitime on sera supposé être dans l'un de ces cas est-ce à dire que vous présumez que la justice que la police aura raison quoi qu'il arrive.
On présume que l'usage s'est fait dans un cadre légitime, légal. Après, c'est une présomption simple. Elle peut être facilement démontée.
Vous êtes sûr que ce sera si facile ? Parce que vous dites j'ai bien regardé le texte, il suffit effectivement d'apporter la preuve du contraire. Mais comment on apporte la preuve du contraire quand c'est votre parole face à celle d'un policier ?
La France insoumise essaie de faire croire. Vous savez, dans l'hémicycle, ils ont fait venir un certain nombre de familles, de personnes qui ont été tuées par l'action de la police, dans des situations, dans des situations où la justice a blanchi les policiers, leur a donné raison. Donc il y avait un mélange de genre qui était absolument inacceptable.
Ce qu'on traite ici, c'est les cas d'usage légitimes des armes qui sont déjà prévus par la loi et on prévoit simplement une présomption. C'est-à-dire qu'on part du principe, a priori, qu'il n'y a pas de raison de penser que le policier est coupable quand il fait usage de son ordre. Et qu'il n'y a pas de raison de penser qu'un policier ou gendarme trouve un certain plaisir à utiliser son arme.
Il ne le fait que par nécessité proportionnelle. Vous allez le retirer ce texte ? Certainement pas.
Certainement pas. Voilà, c'est une proposition de loi. Je ne suis pas à l'origine de ce texte mais nous l'avons amendé, le gouvernement l'a amendé, il n'y aura pas de retrait de ce texte, ça n'est pas possible.
Si à un moment le sommet de l'État reculait, vous mettez votre poste dans la balance ? Mais tout le monde est aligné sur cette position qui n'est qu'une présomption simple. Je reviens quand même juste sur la preuve.
Quand vous avez des policiers qui parfois ne portent pas leur RIO ou qui n'ont pas allumé leurs caméras piétons, comment on fait pour prouver effectivement c'est votre parole contre celle des policiers ? Mais ce n'est pas comme ça que ça se passe dans la vraie vie, dans la vie qu'on connaît, celle que j'ai connue quand j'étais haut fonctionnaire, notamment dans les services de police. Quand il y a usage d'armes, les premiers qui regardent et qui font des enquêtes, ce sont la hiérarchie policière.
On ne va pas attendre que la victime démontre qu'il y a eu un usage illégitime. Même moi comme ministre je regarderai. Chaque responsable hiérarchique va regarder si l'usage a été légitime ou pas.
Mais bien sûr, ce qui change, c'est qu'on arrête de partir de ce postulat qu'un usage d'armes est forcément illégitime. Et pour la France insoumise, l'usage de la violence par la police n'est pas légitime. Eux, leur rêve, c'est d'avoir des policiers et des gendarmes qui ont des pistolets à eau.
En fait, c'est ça leur vrai problème. Et ça, nous, nous devons le combattre. Et je suis très fier d'avoir défendu ce texte, d'avoir porté la position du gouvernement pour ce texte.
Merci beaucoup, monsieur le ministre, pour ces précisions et notamment ces chiffres que vous avez communiqués au sujet des incendies et des canicules. Et donc c'est mort par noyade malheureusement. 139 morts par noyade depuis le 19 juin.
Laurent Nuñez