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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 3 octobre 2023 180 min

Suivez l'élection du président du Sénat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

du monde de rugby oblige Daniel Herero est notre invité dans un monde un regard les entretiens de Public Sénat un monde un regard avec Daniel Herero vendredi à 17h30 sur Public [Musique] Sénat bonjour bonjour à tous bienvenue sur Public Sénat édition spéciale à l'occasion de l'élection du président du Sénat après le renouvellement de la chambre haute le 24 septembre dernier place donc au 3e tour et il y a quatre candidats au plateau Cécile cuquierman pour le groupe communiste Patrick canner pour le groupe socialiste Guillaume Gontard est le candidat des écologistes et Gérard Larché celui de la majorité de la droite et du centre Gérard Larcher candidat à sa succession pour un 5e M mandat de président et qui devrait donc l'emporter on va vous faire vivre cet événement tout l'après-midi sur l'antenne de Public Sénat avec notre duo de journalistes avec Quentin Calmet dans la salle des conférences à quelques mètres de l'hémicycle Quentin vous allez avoir cette après-midi de nombreux invités à votre micro voilà on va faire aussi un point sur l'ambiance ici en salle des conférences c'est un peu la rentrée des classe la rentrée parlementaire qui se joue aussi aujourd'hui le 2 octobre avec l'arrivée aussi de nouveau sénateur et le retour de tous les parlementaires ici à la Chambre haute et on fera le point comme cela sur les sujets chauds de cette rentrée avec de nombreux invités à mon micro th merci merci beaucoup Quentin et à tout à l'heure également avec nous Mathias Arz dans la tribune de presse de l'émicycle pour nous faire vivre de l'intérieur cette élection qui marque aussi le début de la session parlementaire avec ce Sénat renouvelé alors Mathias comment ça va se passer alors en ouverture de cette session parlementaire Tam c'est le doyen de l'hémicycle le sénateur centriste Jean-Marie vanlerenberg 84 ans récemment réélu dans son département du Pas decalis qui prendra la parole en tant que président du bureau d'âge un bureau d'âge composé du Doyen donc mais également de six secrétaires les six sénateurs les plus jeunes on peut citer Mathilde Olivier Rémy Cardon Alexandre wiouiszy Sébastien fagnan Joshua auchochard et Audry bellim dont le rôle aujourd'hui sera de s'assurer de la bonne tenue du scrutin une ouverture de session avec un discours solennel sur le rôle de l'INS institution du du Sénat notamment une fois le discours terminé place au tirage au sort de l'ordre d'appel le principe est simple on tire une lettre de l'alphabet au sort et les sénateurs dont le nom de famille commence par cette lettre et bien seront les premiers à voter un vote à bulletin secret qui devrait se tenir entre 15h et 16h Tam merci merci beaucoup à tous les deux on vous retrouve tout au long de l'après-midi pour nous faire vivre ce scrutin bien particulier et qui n'a lieu qu'une fois tous les 3 ans au Sénat trois invités sur ce plateau pour discuter des enjeux de l'élection mais aussi pour se projeter sur le début de la session parlementaire quelles vont être les relations du Sénat et du gouvernement notamment quels sont les grands textes qui nous attendent avec nous sur ce plateau j'ai le plaisir d'accueillir Pascal Perino bonjour bonjour vous êtes politologue professeur à Science Po et vous êtes notamment l'auteur de ce livre le vote clivé les élections présidentielle et législative d'avril et juin 2022 au Pug les Presses Universitaires de Grenoble également avec nous jean-garic bonjour bonjour vous êtes historien président du Comité d'histoire parlementaire et politique vous êtes notamment l'auteur de Élysée contre Matignon de 1958 à nos jours aux éditions Talandier et je cite également votre livre à venir d'ici 2 jours je crois jours heureux chez Paillot et enfin sur ce plateau Jean-Baptiste foret bonjour bonjour vous êtes rédacteur en chef délégué de la Gazette des communes et vous êtes l'auteur de ce livre au cœur du Grand déclassement la fierté perdue de Peugeot socho aux éditions du SER Pascal Perino quatre candidats pour un plateau mais pas beaucoup de suspense on peut le dire Gérard Larcher devrait retrouver la présidence du Sénat pour une 5è fois tout à fait euh si vous voulez la l'élection de la présidence du Sénat ce sont c'est le reflet direct des élections qui ont eu lieu dimanche 28 septembre donc là on a vu en effet que la droite et le centre restaient majoritaire la droite républicaine a connu une lég érosion le centre a extrêmement bien résisté et puis on sait aussi la capacité de Gérard Larcher à aller régulièrement au-delà de sa majorité lorsqu'il s'agit de l'élection du du président du du Sénat on l'avait vu il y a 3 ans on l'avait vu il y a 6 ans donc il aura certainement une majorité qui devrait dépasser les effectifs Union centriste plus républicain et ce niveau sera intéressant parce que cela montrera la capacité de Gérard Larcher à être véritablement quelqu'un de tout à fait central dans cette institution c'est en effet vous venez de le dire s'il est réélu la 5è fois qu'il sera réélu mais c'est pas du tout un record il faut savoir que dans le passé Alain poè avait été réélu fois h fois gouverné il avait gouverné le Sénat pendant 24 ans ah oui jean- gar c'est une marque du Sénat effectivement il y a eu relativement peu de présidents du Sénat ils sont réélus vraiment il y a une Constance en fait qui marque aussi l'histoire de cette chambre oui tout à fait la longévité mais cadre bien avec cet esprit de sagesse de modération que que veut incarner et qu'a incarné tout au long de son histoire d'ailleurs le Sénat qui n' guerre s'appelait le Sénat conservateur d'ailleurs donc vous avez eu des des des Longs Prés des longues présidences du Sénat y compris au début de la la 5e République Gaston monerville est quand même resté une dizaines d'années avec des tensions très fortes avec le président de la République avec Charles de Gaulle alors après après il y a eu évidemment Alain poè qui a été le grand président du Sénat vous avez René monouri n'est pas resté très très longtemps Christian pcelet un peu plus et là avec Gérard Larché on a l'impression qu'il se lance à l'assaut du record de d'Alain poer mais ce sera quand même difficile à battre non ce qui est important c'est que le le le président du Sénat dans la conjoncture actuelle et et et Pascal est bien placé pour pour le savoir joue un rôle majeur sans doute encore plus important que que que ses prédécesseurs parce que dans dans l'état actuel des des rapports de force politiqu de ce qu'est l'Assemblée nationale on a vu que le le Sénat aujourd'hui allait jouer un rôle majeur dans la j'allais dire la le rapport des forces politique et dans la construction de des lois dans la fabrication des lois donc cette élection là elle a une dimension encore plus exceptionnel me semble-t-il que que d'habitude jeanbadiste for on le disait donc gerardarcher personnage central du Sénat personnage aussi central aujourd'hui donc dans dans la vie politique dans un sens plus large avec les bouleversements parlementair récent et la nouvelle Assemblée élue en 2022 oui ben on a vu par exemple que les textes désormais passaient toujours en premier lieu au Sénat ce sera notamment le cas du texte beaucoup plus tout cas ce sera le texte ce sera le cas en tout cas du texte sur l'immigration quelques semaines qui est très très attendu d'ailleurs c'est une d'une certaine façon pour Gérard Larcher parce qu'il incarnait un peu l'ancien monde il ressemble un peu à une caricature de de domier de la trè de la 3è République c'est un peu le le gros matou de la République Gérard larchi on s'en méfiait pas tellement et puis il sait donner des coups de griffe quand il faut il sait aussi accoucher de compromis d'accord entre les diverses force force politiques on a vu notamment son rôle clé au moment des retraites et puis joue un rôle clé là dans un domaine qui m'intéresse particulièrement à la Gazette des communes c'est c'est dans le domaine des collectivités c'est le parrain des élus locaux j' larch et làdis aussi fait l'unanimité chez les élus locaux ah oui oui c'est une sorte de Rockstar Gérard Larché quand il va dans les congrès d'association d'élu il est applaudi sur tous les bancsf y compris y compris à gauche alors on va continuer à parler bien sûr de cette élection sans doute réélection de Gérard Larcher cette élection c'est aussi un moment très codifié un moment très solennel tout un cérémonial qui met en scène le bureau d'âge Mathias en a parlé un petit peu tout à l'heure il y a les plus jeunes sénateurs et le plus âgé qui sont-ils audre vetaz entre les deux 55 ans d'écart il a 84 ans elle en a 29 mais il porte désormais la même écharpe celle de sénateur Jean-Marie van lurenberg est une figure du pas decalis il entame son 4e mandat de sénateur après avoir été maire d'aras pendant 16 ans proche de François baayrou avec lequel il a cofondé le modem il revendique son indépendance son âge il en a conscience et compte profiter de ce mandat pour passer le témoin j'ai l'âge que j'ai je le sais je suis en forme dieu merci mais je sais aussi qu'il faut savoir transmettre dans la vie quand on a des valeurs c'est pour les transmettre quand on a des idées c'est pour les faire vivre anecdote étonnante il siégera et c'est une première au côté de sa fille Isabelle Floren élue sén des hautes scènes Mathilde Olivier de son côté foule pour la première fois les marches du Péron du Sénat bretonne d'origine elle est installé depuis 4 ans en Autriche et a été élu dans la circonscription des Français établis hors de France sous l'étiquette écologiste des convictions forgé après un choc en 1999 le naufrage de l'Erica au large du finisterère quant à son âge elle compte bien en faire une force c'est important pour nous en tout cas pour moi ma génération de se dire aussi qu'on est représenté dans toutes les institutions que on a notre place partout avec Mathilde Olivier c'est donc la génération climat qui fait son entrée au Sénat jean-garré garmau sur ces cérémoniales très codifié je le disais le bureau d'âge avec les plus jeunes la séance présidée par le doyen les sénateurs placés par ordre alphabétique c'est tout un protocole qu'on va avoir cet après-midi oui c'est un protocole et qui a son utilité parce que c'est aussi d'abord une manière de rappeler une histoire le poids de de cette histoire et une manière aussi de souder ceux qui font partie de cette nouvelle Assemblée ce ceux qui viennent d'être élus ou ceux qui étaient déjà de de les souder autour de ce autour de ce rituel autour du doyen d'âge de d'amener les jeunes justement dans cette ritualisation de de de la du du du Sénat de du dispositif sénatorial c'est important d'ouvrir une une session comme ça avec ce type de de de ritualisation ceux qui pensent que le les assemblées doivent être des lieux comme les autres se trompent il faut conserver précisément cette ritualité cette solenité pour bien montrer qu'on est dans des chambres du peuple mais qu'on est dans des chambres qui incarne qui représente aussi la République un sénat donc qu' l'on découvre renouvelé et aussi rajuni avec cette élection Pascal perinoin je regardais les âges là on arrive à une moyenne de 59 ans et 11 mois de moyenne au lieu de 62 ans et 9 mois avant les dernières élections on a l'impression que le Sénat bouge peu mais on voit quand même et bien qu'il bouge à la marche en certaines choses mais bien sûr le Sénat il est immergé dans la société française on le disait tout à l'heure le Sénat ça représente avant tout les territoires et la diversité des territoires de la République donc très souvent quand on l'attaque sur sa non représentativité c'est qu'on se trompe de chambres on utilise pour le Sénat des arguments qu'on utilise visàvis de l'Assemblée nationale le Sénat c'est inscrit au cœur de la Constitution ça représente les territoires de la République et en cela le Sénat joue tout son rôle et son président joue tout son rôle pour défendre ces territoires dans lequel on le sait depuis de nombreuses années il y a un vrai malaise social tout à fait et puis il est immergé les les électeurs sénatoriaux les dizaines de milliers d'électeurs sénatoriaux qui se prononcent ce sont j'allais dire des Français vraiment comme les autres ce sont des délégués de conseil municipaux ce sont des conseillers municipaux ce sont des maires de petites commune ce sont des Français comme les autres et la tendance au rajeunissement la tendance à la féminisation est à l'œuvre dans ce corps électoral et dans les candidats qui se présentent à ce corps électoral donc oui le Sénat bouge ça a participé d'ailleurs à l'évolution plutôt positive du Sénat qui pouvait avoir l'image d'une d'une comment dire d'une une assemblée excessivement immobile ce qui était assez faux mais c'était l'image et en politique on souffre aussi parfois d'image un peu un peu voilà et puis d'autre part on parle beaucoup du Sénat Jean garig le disait on parle écoutez depuis quelques mois on on parle essentiellement du Sénat tout le monde est à la recherche dans ce dispositif très centralisé qu'est le deuxème quinquena d'Emmanuel Macron d'un d'un contrepoid d'un d'un équ libre et bien l'équilibre et le contre-poids c'est le Sénat et il joue tout son rôle dans ce contre-poids en terme de mission législative en terme de mission de contrôle le Sénat est très très actif contre contrepouvoir hein dit mêmeardch on va commencer à aller voir et bien Quentin Calmet qui se trouve salle des conférences pour quelques réactions politiques et vous êtes pour commencer avec Roger carucci sénateur les républicains des hautes scènes qui vient d'être réélu d'ailleurs le 24 septembre bonjour Roger carucci bonjour vous étiez jusqu'à aujourd'hui un premier vice-président du Sénat va y avoir maintenant un nouveau bureau du Sénat qui va être élu dans les prochains jours un mot sur ce qui va se jouer dans la séance qui commence à 15h il y a pas beaucoup de suspense Gérard lchet devrait êtreélu président du Sénat vous le croyez je ne crois pas j'en suis sûr il sera réélu président du Sénat dès le premier tour puisque évidemment il a le soutien du groupe des Républicains du groupe Union centriste des indépendants bon voilà donc a priori il peut compter sur 230 voix sur 348 dès le premier tour donc il sera élu dès le premier tour 5è mandat à la présidence du Sénat qu'est-ce qu'il représente selon vous gché dans le paysage politique actuel il a réussi à faire en sorte que plus personne ne dise que le Sénat est une anomalie démocratique que plus personne ne dise le Sénat ça ne sert à rien il faut le dissoudre ou le faire disparaître et donc il a réussi conforter s vrai par le fait qu'il n'y a pas de majorité absolue à l'Assemblée national mais il a réussi dans le débat avec l'exécutif à apparaître comme le véritable interlocuteur du gouvernement et à faire du Sénat la chambre dans laquelle on travaille sur le fond des textes dans la mesure du possible en première lecture de manière à faire de bon texte de loi qu'on envoie ensuite à l'Assemblée quelle doit être la position politique de la majorité de la droite et du centre vous le disiez un interlocuteur privilégié pour l'exécutif certes mais faut-il être davantage constructif avec cette majorité ou faut-il être aussi une chambre qui peut être une chambre d'opposition face à l'exécutif quel est votre avis vous sur le sujet mais en vrai les deux à la fois c'est-à-dire que le Sénat n'a jamais été d'opposition systématique quel que soit le texte quelle que soit la mesure lorsque on a estimé que la mesure allait dans le bon sens on l'a adopté lorsque le gouvernement a fait un un projet de de finance sur la l'affaire des des gilets jaunes on l'a adopté après on n'est pas d'accord surtout sur l'immigration sur la sécurité sur un certain nombre de sujets nous ne sommes pas en accord donc nous n'allons pas dire oui sur des thèmes sur lesquels nous ne sommes pas en acccord à partir de là c'est au gouvernement aussi d'avancer vers nous vous parliez de du projet de loi immigration on sait c'est un texte très chaud très important politiquement qui arrive à l'automne au Sénat qui va être la première des deux chambres à l'examiner dans les prochaines semaines qu'est-ce que vous dites sur ce texte où en sommes-nous faut-il que le gouvernement revienne complètement sur l'article 3 cette mesure sur les naturalisations ou les les titres de séjour pour les les secteurs en tension le point d'achopement c'est la article 3 depuis déjà 9 mois donc est-ce qu'on va trouver un moyen de trouver une solution je n'en sais rien nous nous nous disons sur l'article 3 nous ne transigerons pas c'està-dire pas l'article 3 tout court il faut le supprimer complètement il faut le supprimer ou le réécrire complètement mais en changeant la nature alors je vois bien que les centristes disaient si on le retirait du texte pour en faire une circulaire moi les choses qui sont pas clair ça ça me laisse toujours un peu perplexe non je pense que le gouvernement sait depuis les origines que sur cet article il y a pas d'accord possible donc est-ce qu'il accepte de le retirer ou de le réécrire complètement et bien on va attendre les semaines qui viennne et bien merci merci pour cette première réaction au micro de Public Sénat Tam dans une ambiance ici en salle des conférences voilà avec pas mal de monde les sénateurs qui arrivent notamment les nouveaux et tous les collègues qui sont en train de se rencontrer juste derrière nous merci merci beaucoup Quentin effectivement de l'effervescence qui monte dans cette salle des conférences à la proche de cette élection du président du Sénat Jean-Baptiste foret euh c'est vrai il y a eu un changement d'image du Sénat sous la présidence de Gérard l'arché on se rappelle on parlait beaucoup de Séna baching au début des années 2010 et puis l'image a évoluer dans un sens bien plus positif oui il faut quand même se souvenir que que Gérard Larcher a succédé à Christian Poncelet qui était quand même à bout de souffle hein on parlait de brgéisation du du du du petit Luxembourg René monori le prédécesseur de monsieur ponelet était lui-même malade lors de de ses derniers mois de mandat je parle même pas de d'Alain poè don don don les dernières les derniers mois voir les dernières années ont quand même été très difficiles Gérard Larché c'est un corps rond mais en même temps c'est quelqu'un d'extrêmement tonique en fait hein il faut il faut se méfier de de l'eau qui dort et il incarne vraiment ce ce Sénat qui laboure la France dans tous les sens on a vu que même dans sa propre circonscription des départemental des ivelines il a visité toutes les communes de son département il fait de la politique il fait de la politique à l'ancienne c'est un homme qui n'est pas calé pour le temps des réseaux sociaux et paradoxalement c'est ce qui lui est réussi c'estàdire que contrairement par exemple aux trois grandes je m'arrêterai là vous inquiétez pas contrairement aux trois grandes figures aujourd'hui de la la politique française àoir à savoir Emmanuel Macron Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen lui il s'est taillé un fief il fait de la politique comme pouvait le faire un Jacques Chirac ou ou un François mitan je dis pas qu'il aura le même destin alors Jean garig si on en venait un petit peu au rôle aussi du président du Sénat quel quel doit être son rôle il a une responsabilité interne dans l'institution il a un rôle on a commencé à en parler au niveau de de la République un rôle aussi politique comment est-ce que vous le définiriez non mais c'est un personnage très important dans non seulement dans l'ordre protocolaire de de la République n'oublion pas que c'est celui qui a priori peut remplacer un président pendant inér politique ou autre donc c'est c'est un personnage très très important mais ce qui est très intéressant avec Gérard Larché particulièrement dans dans ce rôle c'est d'abord ce qui se passe à l'Assemblée nationale cette forme de blocage qui existe à l'Assemblée nationale du fait d'opposition qui sont des opposition de de destruction ou des oppositions de d'abstention du côté du rassemblement national vous avez avec le le le le Sénat une capacité d'opposition constructive ça a été dit par par Roger kucci et et c'est la et c'est la réalité d'une une opposition qui construit qui contribue à fabriquer la loi et dans ce rôle Gérard Larcher qui est au fond une sorte d'antiacron parce que il est il est l'homme des territoires un cors rond alors que Macron est plutôt quelqu'un d'un peu d'un peu tranchant c'est le moins qu'on puisse dire de de Jupiterrien et à qui on a beaucoup reproché d'oublier les territoires il est l'antimacron et il est en même temps son complément et éventuellement celui avec lequel on peut on peut dialoguer on peut essayer de trouver des compromis des convergences avec lequel on peut construire donc je trouve qu'il est à l'image du rôle qui est aujourd'hui celui du Sénat il colle parfaitement avec cette image là et c'est ce qui fait de lui je pense un personnage qui est particulièrement important dans cette période là alors on parle du personnage de Gerard arché on va se pencher aussi un petit peu et bien sur sur son histoire et notamment depuis qu'il préside le Sénat depuis donc 2008 Samia de chir vous brosse son portrait regardez c'est une aventure qui démarre en 2008 à 59 ans Gérard Larcher qui occupe alors son 3è mandat de sénateur se présente à la présidence du Sénat j'ai beaucoup reçu de cette maison j'ai envie de lui donner dans un hémicycle dominé par la droite le sénateur des ivelines s'impose logiquement face au candidat socialiste Jean-Pierre belle 3 ans plus tard mêmes adversaires et cette fois la tendance s'inverse le Sénat bascule à gauche pour la première fois de son histoire Gérard larch est battu parthse sera de courte durée en 2014 il redevient président du Sénat il lance rapidement une réforme de la chambre haute lutte contre l'absentéisme et limitation du temps de parole il faut que nous donnions au Sénat plus de force que nous fassions entendre sa voix que cette question lancinante sur l'utilité d'une assemblée ne nous soit plus posée en 2017 Gérard Larcher est largement réélu dans un Sénat où les macronistes n'ont pas réussi à s'imposer alors qu'il viennent de conquérir l'Assemblée nationale c'est la voix des territoires qui s'est exprimé ils ont clairement affiché leur volonté de voir exister un contrepouvoir parlementaire un an plus tard l'affaire benala conforte le Sénat dans son rôle de contrepouvoir face à la majorité présidentielle un rôle qui se renforce avec l'arrivée du covid en France le gouvernement légifère largement par ordonnance Gérard Larché dénonce la mise sous cloche du Parlement fin 2020 il est candidat pour la 4e fois à la présidence du Sénat qu'il remporte triomphalement cette élection à la présidence du Sénat est un honneur et c'est pour moi comme au premier jour durant ce dernier mandat les relations se réchauffent avec l'Élysée privé de majorité à l'Assemblée nationale Emmanuel Macron a besoin de la droite sénatoriale pour faire adopter ses réformes Pascal Perin on vient de voir donc la trajectoire de jarardarcher notamment depuis qu'il préside le Sénat depuis 2008 Jean garc disait à l'instant l'image de Gérard arché c'est aussi celle du Sénat aujourd'hui sa longévité elle est aussi propre au Sénat cette chambre du temps long oui tout à fait si vous voulez c'est l'homme d'un enracinement et d'un enracinement très très fort euh Gérard Larché et ce Sénat par rapport à l'Assemblée nationale a beaucoup plus au-delà du président d'hommes et de femmes enraciné dans leur territoire que l'Assemblée nationale et comme l'Assemblée nationale on disait tout à l'heure n'a plus de majorité absolue il y a une sorte presque de transfert de légitimité de l'Assemblée nationale vers le Sénat hein les Français jettent euh sur le Sénat se pose plus la question de à quoi ça sert euh le Sénat parce qu'il le voit et euh tout à l'heure Gérard Larché disait que il avait envie de rendre au Sénat ce que le Sénat lui avait apporté mais il a beaucoup apporté euh depuis euh sa présidence il a beaucoup apporté au Sénat il a fait évoluer l'image de l'assemblée il il a il a très vite compris en 2022 la place objective que cette majorité relative pour les macronistes à l'Assemblée nationale offrait pour le Sénat et il a trouvé sa place et quelque part maintenant dans le duo président de la République président du Sénat Gérard Larcher est véritablement essentiel et peut-être très utile peut-être très utile on se rappelle quelques mois on murmurait que Gérard Larcher était un bon candidat pour Matignon alors chaque chose en son temps pour l'instant c'est surtout un bon candidat pour le plateau mais qu'est-ce que ça vous inspire bien toutes ces tous ces bruits hein quand même qu'il a eu autour de Gérard Larcher oui al tandis que VO pardon Gérard arché également dans l'hémicycle le le le le président du Sénat et sénateur des divelines qui vient d'être réélu que l'on voit là dans qui va être à sa place dans l'hémicycle he pas encore sur le plateau Jean-Baptiste foret écoutez moi je suis pas dans le secret des dieux mais évidemment pour Emmanuel Macron ce serait une une belle carte le débauchage de de Gérard Larché mais on en est quand même pas là le personnage Gérard Larcher il occupe une position centrale parce qu'il sait aussi réaliser un certain nombre d'accords entre des forces qui peuvent paraître divergentes c'est que avec l'Union centriste qui est quand même ici au Sénat en grande partie r allé à la macronie et puis avec un Bruno rotillo qui aujourd'hui est président du groupe LR au Sénat qui incarne quand même plutôt la la la droite de la droite et c'est un peu le l'entregent de Gard de Gérard Larcher qui qui qui qui fait qu'aujourd'hui il occupe une position centrale pas seulement vis-à-vis de ces groupes mais vis-à-vis d'autres groupes parce que il est très très difficile dans cette maison de trouver quelqu'un qui en dit du mal et oui oui c'est très compliqué effectivement et compris au niveau des des oppositions effectivement gerérard Larcher il un rôle qui n'est pas si simple he finalement parce parce que c'est une forme de de ciment entre des familles politiques qui ne sont pas toujours sur la même longueur d'onde et on va le voir d'ailleurs ça sera très clair certainement sur le projet de loi immigration Jean Garg exactement il y a un jeu extrêmement subti qui doit se jouer entre l'éventualité de faire des accords au cas par cas avec le l'exécutif avec le gouvernement de d'Élisabeth borne et les intérêts à la fois électoraux et à long terme de sa famille politique les républicains et effectivement vous vous avez cité Bruno rotaillot on voit très bien en somme que d'un côté vous avez Emmanuel Macron Édouard Philippe mais de l'autre côté vous avez aussi éic cioti à l'Assemblée nationale et et Bruno rotillot chez les républicains et d'ailleurs ce le texte qui va venir sur sur l'immigration dont on a parlé avec Roger carucci va être un test de cette capacité de Gérard Larcher à essayer de trouver justement une médiation un point d'équilibre libre entre ces deux intérêts qui sont en réalité contradictoires parce que si les républicains pensent à l'avenir et à une candidature potentielle à la à l'élection présidentielle qui reste le rendez-vous majeur pour les Français ça n'est pas dans cette direction là forcément qu'il qu'il pourrait aller alors là c'est là que toute l'habileté de de Gérard archer va se déployer alors il est bientôt 15h c'est l'heure de rejoindre Mathias Arz dans l'hémicycle Mathias car le président de séance d'un jour le doyen du Sénat devrait bientôt s'exprimer ça y est Jean-Marie van lerenberg qui va bientôt arriver il va siéger au plateau vous l'avez dit il va être président le temps d'une séance le sénateur du P decalais 84 ans doyen de cette nouvelle assemblée et président du bureau d' va donc prendre la parole d'une minute à l'autre un discours qui se voudra solennel sur le rôle du Sénat et son implantation sur les territoires c'est assez raccord avec le discours qu'il avait tenu ici même il y a 3 ans Jean-Marie vanlerenberg qui a assuré avec une pointe d'humour aux équipes de Public Sénat qu'il serait un petit peu plus court qu'il y a 3 ans on s'en souvient Tom c'était un discours qui avait duré un petit peu plus de 20 minutes on l'attend donc maintenant d'une minute à l'autre ici dans l'hémicycle merci merci beaucoup Mathias ah oui ben quand on préside la séance un jour on peut aussi avoir le droit d'en profiter un petit peu pour adresser quelques messages et tandis que l'on voit également et bien cette galerie des bustes et au fond de cette galerie des bustes on voit le cabinet de départ d'où va donc sortir ce bureau d'âge he c'est un moment on le disait Pascal Perino très solennel un moment quand même assez important et qui ouvre aussi et bien la session parlementaire qui ouvre aussi les hostilités tout à fait et cette session parlementaire elle va être extrêmement importante et certainement très animée et il faut réconcilier les Français avec la logique parlementaire parce que euh le spectacle offert par l'Assemblée nationale depuis son élection de l'été 2022 exaspère les français si vous voulez cette Assemblée nationale transformée en espèce de grand guignol ça lasse tout le monde hein parce que très peu de choses se de se disent euh on a l'impression de d'une partie du personnel parlementaire en effet qui est dans la posture perpétuelle et dans l'excès perpétuel on sa qu'il y a même des débats aujourd'hui à l'Assemblée hein pour savoir s'il faut pas s'opposer d'une façon un peu un peu plus dig un peu plus digne un peu plus institutionnalisé et le Sénat on le voit avec ce qui se passe aujourd'hui le Sénat lui a toujours joué même dans les moments les plus chauds de la 5e République a toujours su garder raison a su garder une dignité républicaine et au fond ce sont les dispositifs de cette dignité républicaine à laquelle on assiste et je crois que les Français ont besoin de cela pour pour recroire à nouveau à leurs institutions et à la République je on s'arrête un instant sur cette image on entend la sonnerie qui retentit et on va voir s'avancer on les voit cela commence he voilà les deux huissiers qui précède le bureau d'âge avec et bien le doyen du Sénat c le sénateur de pcalais âgé de 84 ans Jean-Marie van lurenberg qui fait son entrée vous le voyez qui vient d'être réélu d'ailleurs Jean-Marie van lenberg dans le P de Calais il est accompagné des six sénateurs les plus jeunes de cette assemblée Mathilde Olivier la benjamine du Sénat âgé de 29 ans mais aussi Rémy Cardon Alexandre wiouisille Sébastien Fagan et Joshua auchochard enfin Audrey bellim voilà ils sont en train d'arriver Jean-Marie van lurenberg va arriver sur le le plateau après avoir traversé la galerie des bustes le voilà qui s'installe devant vous le voyez cet hémicycle qui est comble séance est ouverte monsieur le ministre mes chers collègues vous pouvez vous asseoir [Musique] je je salue si vous permettez c'est la rentrée je sais bien mais bon euh un petit peu de silence s'il vous plaît je salue les six plus jeunes sénateurs présents qui rempliront lors de cette séance les fonctions de secrétaire d'âge et les invite à siéger à mes côtés au bureau alors je les appelle madame Mathilde Olivier sénatrice sénatrice représentante les Français établis hors de France Rémy Cardon sénateur de la somme c'est déjà un [Applaudissements] ancienre ise monsieur Sébastien Fanen sénateur de la Manche monsieur Josua auchard sénateur du Nord et Madame Audrey bellim sénatrice de la Réunion en application de l'article 28 de la Constitution la session ordinaire 2023-2024 est ouverte alors j'ai reçu la communication de la liste des sénateurs programmé élu le 24 septembre 2023 et acte est donné de cette communication alors si vous me permettez avant de procéder à ce que vous attendez tous c'est-à-dire l'élection du président monsieur le ministre mes chers collègues c'est la seconde fois que j'ai l'honneur de présider cette séance au privilège de l'âge et à ce titre je voudrais vous livrer une recette je n'ai jamais été autant médiatisé depuis que je suis réélu à l'âge de 84 ans d'autant plus que ma fille nouvelle élue siège aussi parmi nous alors avis aux amateurs plus sérieusement mes premiers mots sont pour présenter mes sincères et chaleureuses félicitations à l'ensemble des sénatrices et sénateurs nouvellement élus ou réélu dimanche dernier je leur souhaite évidemment la bienvenue au sein de notre assemblée j'ai aussi une pensée particulière pour toutes celles et tous ceux qui ne siégeront plus parmi nous soit parce qu'ils n'ont pas souhaité se représenter soit parce qu'ils n'ont pas été reconduits qu' soi remerciés de leurs action constructive dans tous les domaines de la qualité de leur travail et de la participation à nos débats le Sénat a ses règles ses codes son ambiance plus fautrait que celle de l'Assemblée nationale surtout en ce moment un ancien et célèbre sénateur et je pense que certains vont le reconnaître disait à l'Assemblée nationale on tue avec le poignard au Sénat on empoisonne avec le sourire loin des turbulences du Palais Bourbon souvent soumis au souousbressau de l'actualité la Haute Assemblée reste un espace de stabilité dans nos institutions où l'on sait que la politique c'est l'art du compromis mais le Sénat ne vit pas moins intensément le débat il a toujours su faire place à la confrontation et au respect des idées il est garant de notre démocratie et il fabrique la loi souvent de façon plus subtile et peut-être plus réaliste nous sommes avant tout des parlementaires et dans un régime qui l' de moins en moins le contrôle de l'action du gouvernement et l'évaluation des politiques publiques sont plus que jamais essentielles alors je reste personnellement un partisan acharné du dialogue constructif de la cononstruction des lois avec le gouvernement et l'Assemblée nationale bien sûr avec des députés qui malheureusement ne comprennent pas toujours que ce qui leur reste de pouvoir se trouve dans le dialogue avec nous c'est une manière de rendre le bicamérisme vivant car il est un antidote à toute forme de populisme et d'extrémisme ces mots qui menacent la cohésion sociale et la construction européenne les ingénieurs de ce chaos sont à l'œuvre il est urgent d'enrayer la machine à détruire la démocratie et face à cette menace il nous faut me semble-t-il mobiliser en priorité les élus locaux ceux qui sont en première ligne ce que j'appellerai l'armée de la République du quotidien qui se sentent parfois incompris ou délaissés et dont nous sommes ici les représentants le rôle du Sénat est donc plus que jamais en tant qu'assemblée des territoires de relever les défis qui nous entoure la fracture territoriale la perte d'autonomie fiscale l'empilement des normes la transition énergétique la sécurité et j'en passe je ne doute pas que la somme des talents et de compétences d'expérience dans not dans notre assemblée renouvelée apportera beaucoup à la fabrication de la loi et à la résolution de ces enjeux majeurs avec le courage de la nuance dont parlait Albert Camu bien loin des facilités de l'outrance voilà mes chers collègues l'heure n'est plus à la mise en cause de l'existence du Sénat dieu merci bien au contraire tout le monde aujourd'hui a pris conscience que lorsqu'une assemblée boîte ou vacille l'autre apporte l'équilibre indispensable au bon fonctionnement de nos institutions alors par gros temps faut de bon marin et vous en êtes mes chers collègues et un bon capitaine nous l'avons alors donc sans tarder passons à l'élection du capitaine oh pardon du président merci voilà pour le discours de Jean-Marie van lorenberg le doyen du Sénat et on va retrouver mathiasz qui se trouve dans la tribune de presse de l'hémicycle Mathias car maintenant qu'est-ce qui va se passer écoutez il a tenu parole Jean-Marie van lenberg il a tenu un discours de 5 minutes c'est bien plus court que il y a 3 ans les sénateurs dispose d'ors et déjà des bulletins sur leur pupitre quatre bulletins au total celui de Gérard Larcher président sortant celui de Cécile cuckerman pour les communistes celui de Patrick caner pour les socialistes et enfin celui de Guillaume Gontard pour les écologistes alors à l'appel de leur nom deux options s'offrent au au sénateur pour le vote soit ils décident de mettre le bulletin de leur candidat dans l'enveloppe directement à leur place soit il passent par l'isoloire qui qui est derrière raage mailde Olivier sénatrice des Français établ de France r Cardon sénateur de la Somme scrutin qui va durer 1 heure seraensuite transportter jusque dans la salle des conféren merci Maas mais on va rejoindre tout de suite le plateau parce que on entend encore jeanmexpre va écouter quandme la discours pardon à superviser ces opérations de vote alors mes chers collègues des bulletin de vote et une enveloppe ont été déposé sur votre pupitre vous serez invité à voter à la tribune en remettant votre enveloppe au à la plus jeune secrétaire d'âge qui la placera elle-même dans l'urne je rappelle que vous pourrez voter à l'appel de votre nom ou de celui de votre délégant des isolois ont été installés pour ceux qui le souhaitent l'un au pied de la tribune et l'autre en salle des conférences il va être procédé donc à l'appel nominal de vos de nos collègues en en appelant tout d'abord ce dont le nom commence par une lettre tirée au sort il sera ensuite procédé à un nouvel appel des sénateurs qui n'auront pas répondu au premier il rappel de leur nom je vais tirer au sort cette lettre par laquelle nous commençons u ah ça fait des heureux et d'autres moins voilà c'est vraiment une assemblée dissipée nous avons aujourd'hui ça doit être le temps le scrutin pour l'élection du président du Sénat est ouvert sera cl évidemment quelques instants après l'appel nominal messieurs les huissers veillez commencer l'appel s'il vous plaît lettre lettre lettre monsieuren lettre V madame Valente Leir retrouve à l'instant donc Mathias Mathias ares dans l'émicycle du Sénat Mathias car c'est donc la lettre U qui a été tiré dans cette sémicyle un peu dissipée nous a dit Jean-Marie lenberg a une ambance de de rentrer des classes dans votre hémicycle Mathias oui il y a beaucoup de de bruit hein dans cet hémicycle vous avez entendu les réaction à l'annonce du tirage de cette lettre U c'est donc Simon huzna sénateur du morbillant qui votera en premier et à l'inverse si on respecte bien l'ordre c'est Jean-Claude tisso qui votera en dernier alors pour vous refaire un petit peu les modalités les sénateurs ont déjà sur leur pupitre les quatre bulletin de vote ils peuvent soit les mettre dans l'enveloppe et directement passer ici à la tribune pour donc la mettre dans l' soit ils peuvent passer exactement aussi dans l'isoloir si il le désir voilà un vote qui se réalise sous le contrôle de la benjamine de cet hémicycle Mathilde Olivier merci beaucoup Mathias et on va rejoindre Quentin calm qui se trouve dans la salle des conférences qui juste l'hémicycle Quentin car c'est là qu'il y a et bien les isoloirs c'est aussi là que vont être dépouillés ensuite les bulletins de vote exactement quand les 348 sénateurs auront été appelés qu'ils auront voté en tribune les urnes vont être l'urnne va être ensuite acheminé ici c'est sur ces trois tables qui se trouvent en salle des conférences que le dépouillement va avoir lieu avant d'être proclamé dans l'enceinte de l'hémicycle l'opération devrait durer 1h 1h30 t on surverra ça de très près on va voir donc au fur et à mesure l'hémicycle se videré la salle des conférences se reremplir avec tous les sénateurs qui auront déjà voté on va pouvoir comme ça ça aussi et bien tendre notre micro à tous ces sénateurs ici depuis la salle des conférences Tam vous attendez ça avec impatience he pour avoir de nouveaux invités Quentin jean-gar je vous donne la parole vous devez malheureusement nous quitter d'ici quelques minutes mais je voulais quand même vous faire réagir à l'une à l'un des propos de Jean-Marie vanlerender qui a dit à l'Assemblée on tue avec le poignard au Sénat on empoisonne avec le sourire c'est plus feutré il peut y avoir des débats et ça peut mettre même être sanglant ah ça peut être sanglant d'ailleurs les les les commissions d'enquête qui ont remis un peu en lumière le Sénat depuis quelques depuis quelques temps ont été comment dire caractérisés par une une sévérité une rigueur hein qui qui fait partie de de la vie politique aussi mais c'est vrai que les choses se passent de manière plus feutrée et et donc offre au français un spectacle beaucoup plus digne que celui de l'Assemblée nationale et par les temps qui court où il faut on est en recherche d'une légitimité nouvelle de nos institutions c'est très important de garder ce ce caractère feutré modéré digne mais même si les combats politiques peuvent être extrêmement violents si les les les dissensus peuvent être très forts mais on garde on le fait avec la la modération et la dignité qui Cie à une Assemblée du peuple c'est vrai Jean-Baptiste fet que l'un des événements marquants notamment depuis queemmanuel Macron est président de la République c'est le pouvoir de contrôle du Sénat queon a pu voir à travers plusieurs commissions d'enquête de l'affaire benala à celle récemment du fond Mariane et qui a d'ailleurs valu et bien la la sortie finalement de marlè Chapa lors du remanement de l'été dernier oui il y a eu un certain nombre d'enquêtes je pense aussi à l'enquête sur le le fiasco du stade du Stade de France ces enquêtes là ont vu apparaître au grand jour des personnages que ne connaissaz pas les Français je pense à quelqu'un comme Philippe Bas à quelqu'un comme Jean-Pierre Sueur qui ne correspondent pas forcément au au canon télévisuel actuel mais qui finalement un peu comme Gérard Larcher ont ont acquis une certaine une certaine aura on a vu que c'était des des hommes de loi implaca qui menaient leur leur enquête jusqu'au bout en dehors des des contingences politiciennes je voudrais juste apporter un petit un petit complément à ce que vous disiez sur le le Sénat le poison sur la question que vous posiez parce il paraît qu'au Sénat les les moquettes sont rouges notamment comme dans la salle des conférence pour ne pas voir les traces de sang c'est ça voilà il y a beaucoup de soir effectivement sur les coulisses du Sénat le palais de marine Medicis merci beaucoup jeangaric d'avoir été avec nous je vous libère et on va tout de suite rejoindre Quentin qui se trouve avec le président du groupe Union centriste qui vient d'être réélu aussi c'est le sénateur Hervé Marseille bonjour her marseil bonjour les votes le vote qui a commencé effectivement dans la salle dans l'hémicycle le scrutin il est sans suspense vous le dites effectivement à notre micro Gérard Larchet devrait être élu pour la 5e fois au Plateau écoutez à partir du moment où les deux groupes qui forment la majorité sénatoriale forment un même vote en faveur du président sortant on peut imaginer qu'il soit élu dès le premier tour c'est ça il y a eu des fois où les centristes ont présenté un candidat je crois que c'était madame lettard à l'époque ne serait-ce que pour se compter aussi voir combien ils étaient dans l'hémicyclle Pourquoi est-ce que vous l'avez pas fait cette année c'était évident le pacte de la majorité de la droite et du centre au Sénat il devait repartir pour 3 ans écoutez euh on a effectivement euh un accord entre nous au sein de la majorité sénatoriale et puis surtout j'allais dire qu'il y a un accord aussi moral avec le président qui prend en compte toutes les sensibilités de sa majorité avec lequel on travaille de façon extrêmement étroite et donc il y avait aucune raison de marquer une différence qu'est-ce qu'il symbolise Gérard lcher à vos yeux dans le paysage politique actuel déjà on peut dire c'est une forme de continuité qu'est-ce que vous vous voyez avec cette réélection d'abord l'affirmation de la place du Sénat il incarne il symbolise j'allais dire la place du Sénat dans les institutions Sénat qui a retrouvé un poids supplémentaire par l'absence de majorité à l'Assemblée nationale c'est le point d'équilibre ici euh des institutions et on a une responsabilité c'est de faire en somme en en pardon on a une responsabilité c'est de faire en sorte que les institutions fonctionnent et que les textes qui passent ici au Sénat puissent être examinés et sortir pour être présentés à l'assemblée le groupe LR devrait perdre 10 sénateurs avec ce renouvellement qui a lieu le 24 septembre on voit que les centristes vous devriez garder le même nombre de sénateurs 57 si je ne me trompe pas il y a des élus Macron compatibles à droite qui vont voilà intégrer le groupe de de Monsieur maluré est-ce que l'équilibre politique du Sénat va changer avec le 24 septembre selon vous écoutez il y a un rééquilibrage au sein de la majorité mais j'allais dire il y a toujours une majorité elle est stable elle est solide et puis il y a une opposition et donc à partir de là je pense que les débats vont continuer comme ils étaient auparavant c'est-à-dire de façon extrêmement positive et je l'ai dit de façon responsable parce que vis-à-vis de l'Assemblée nationale on a aujourd'hui une responsabilité supplémentaire la majorité de la droite et du centre au Sénat est-elle dans l'opposition Emmanuel Macron au président de la République je crois qu'il s'agit pas de d'être en opposition avec qui que ce soit il s'agit simplement d'examiner les textes de les de faire en sorte qu'il soit viable pour être présenté à l'assemblée et euh j'allais dire ce qu'il faut c'est surtout être utile au pays et faire en sorte que les textes qui nous soit présenté et bien soit modifié soit travaillé et voté comme on l'a fait pour les retraites un dernier mot très court si vous me le permettez le prochain projet de loi important qui devrait arriver au Sénat c'est le projet de loi immigration on voit que vous êtes pas sur la même longueur d'onde avec vos collègues LR vous vous parlez peut-être de passer par du réglementaire sur l'article 3 sur les titres de séjour dans les métiers en tenstion eux ne semblent pas vouloir de la mesure du tout est-ce qu'il va pas y avoir un premier sujet de discorde dans les prochaines semaines entre la majorité les camp de la majorité sénatoriale non on a des différences et chacun les assume he le texte est déjà passé en commission des lois il y a plusieurs mois 95 % du texte a été adopté avec des modifications il y a un article un seul dont on a fait un article fétiche l'article 3 sur la régularisation gens voilà dans les métiers en tenstion c'est peu de choses c'est peu de gens on va trouver une solution qu'on avait déjà esquissé en commission des lois je ne doute pas que d'ici le mois de novembre on a encore du temps on trouve ensemble la solution et bien merci merci mer pour cette réaction à notre micro je vous laisse rejoindre l'miss parceque vous n'avez pas encore voté vu qu'on a commencé à la lettre U merci beaucoup merci merci beaucoup Quentin et oui effectivement il paraît qu'on en est à peu près à la lettre B un mot sur la façon dont est sorti hein le Sénat du 24 septembre on a dit bon dans l'ensemble une grande St abilité une majorité qui reste à droite et au centre mais quand même une légère érosion du groupe LR on voit le groupe les indépendants qui grossit un petit peu on voit aussi le retour quand même de sénateur rassemblement national au sein de l'hémicycle auquel leçon en tiré pour vous Pascal Perino alors la leçon c'est tout de même la stabilité euh le Sénat reste à la droite et au centre bien euh et peut jouer donc pleinement son rôle d'équilibre et son rôle de de contrepouvoir mais euh à la fois au sein de la gauche et de la droite il y a des évolutions au sein de la droite oui il y a eu une légère usure euh des républicains qui ont perdu environ 10 sénateurs faut dire que c'était le groupe le plus important donc5 il serait à 135 136 voilà voilà il sera à 135 136 on verra ce qu'il en est ce soir quand les effectifs des groupes seront stabilisé euh il y a une très bonne résistance de l'Union centriste qui n'a pas a subi la légère sanction qu'a pu subir LR et puis il y a cette étonnante poussée que certains n'avaient pas vu venir du groupe des indépendants présidé par Claude maluret parce que au fond on s'aperçoit que autant la la macronie a été sanctionnée puisque là ils ont perdu ils avaient déjà des petits effectifs mais ils ont perdu nettement euh mais il y a eu la naissance de de ce courant horizon et horizon qui a été créé par Édouard philippe est un mouvement contrairement à la macronique est un mouvement un parti d'élus locaux et donc voilà il était inévitable que horizon fasse un relatif succès et comme les députés d'horizon les h sénateurs pardon d'horizon ont choisi de se rattacher aux indépendants ce groupe a connu une vigueur qui n'avait pas connu auparavant les socialistes et bien tiennent tienent correctement mais il n'arrivent pas à repartir à renouer avec la dynamique la dynamique est plutôt du côté de leur partenair à la fois du côté des écologistes qui ont engrangé beaucoup d'élus locaux dans les grandes métropoles dans les grandes villes aujourd'hui il y a Bordeaux tour tout cela Lyon s dirigé hein par des maires écologistes et donc il y a derrière beaucoup d'élus locaux écologistes et donc les écologistes ont connu une une croissance qui devrait amener les effectifs aux alentours de 17 peut-être 18 euh sénateurs et puis le groupe communiste et où là il y a véritablement un contrepied parce que les observateurs s'attendaient à une érosion des communistes non il y a eu une légère poussée des communistes de 15 euh à 17 c'est dû aussi au fait que les communistes ont joué assez habilement des stratégies dans les départements d'union de la gauche et donc c'était le candidat était certes le candidat communiste mais c'était avant tout le candidat d'union de la gauche et il a bénéficié bien sûr du vote des socialistes des élus locaux socialistes et des élus locaux vert qui ont fait la victoire de cette communiste prenons par exemple celle qui préside au destiné du du du groupe communiste madameerman oui qui effectivement se présente d'ailleurs au plateau Jean-Baptiste foret c'est intéressant on voit au Sénat perdurer aussi voilà des des des des tendances en miroir inversé j'allais dire de l'Assemblée nationale avec bien l'absence totale de la France insoumise le rassemblement national il ils sont encore très peu il n'y a que trois sénateurs élu effectivement certains partis anciens très ancrés qui continuent à perdurer au Sénat oui bah c'est un peu la revanche de l'Ancien Monde en quelque sorte le le Sénat avec un parti socialiste vous l'avez dit qui qui perd quelques quelques sièges mais ça reste quand même à la marge qui caractérise quand même avant tout ce crrutin c'est quand même une grande habilité néanmoins il y a quelques signaux faibles qui peuvent être repérés ben je pense notamment à ces trois sénateurs Ren en fait on voit des petits maires je mets beaucoup de guillemets à à à à petit bah être aussi un peu à l'image de la population française dans un certain nombre de départements ruraux je pense en particulier à la cemarne qui est un peu un département d'ortoire de de la région parisienne il y avait déjà eu un député rassemblement national en 2022 maintenant il y a euh une personnalité qui qui représente le rassemblement national ici ici même et puis on voit effectivement cette poussée des écologistes dans dans les grandes dans les grandes métropoles dans les grands centres urbains et d'ailleurs ça pourrait peut-être poser un jour la question bah du du mode de scrutin c'est-à-dire que la France rurale reste quand même très très représentée enfin vous l'avez dit c'est l'essence du du Sénat mais évidemment les écologistes souhaiteraient un un rééquilibrage en faveur des des urbain euh une digue à sauté pour vous sur la question du rassemblement national parce qu'on on on ne le voit pas du tout au niveau du chiffr on a que il y a que trois sénateurs RN mais on sait qu'il y a quand même plus de grands électeurs qui ont voté avir en eff une analyse nuancée première constatation ça n'est pas la première fois qu'il y a des sénateurs du RN il y a déjà eu des sénateurs du RN deuxième constatation au-delà de l'élection de trois sénateurs deux étaient assez attendus en effet en cemar c'était moins attendu et là c'est la sociologie de ce département qui quelque part s'est exprimé la fracture territoriale de ces banlieux très périphérique voilà ça ça aussi une manifestation politique et et le sénateur qui a été élu en cén pour le RN représente assez bien cette fracture mais au-delà des sénateurs il y a les électeurs sénatoriaux et là c'est très frappant de voir que dans de multiples départements où ils ont fait de bons scores les candidats du bien sûr ils n'ont pas d'élus parce que ce sont par exemple des départements où on vote au majoritaire au majoritaires à deux tours mais parfois ils ont fait 14 15 17 % des voix d'électeurs sénatoriaux sans avoir de sénateur hein parce qu'on est dans un scrutin majoritaire donc oui il y a au-delà de ces trois il y a un signal oui que je n'ose pas dire oui un signal faible de quelque chose de plus profond c'est-à-dire que en effet comme cela vient dit euh les électeurs sénatorux c'est des Français comme les autres et ils sont oui soumis à cette poussé à cette légitimité croissante qu'à le rassemblement national sur dans les territoires français est-ce que cela va aussi de per Jean-Baptiste foret avec certain nombre de sénateurs qui nous disaient il y a une forme de de dépolitisation des de certains élus locaux aujourd'hui il y a beaucoup plus de sens à faire campagne aujourd'hui on peut dans une même majorité par exemple dans une mairie voter pour différents courants et cetera est-ce que c'est aussi dans Ceel que ça peut s'inscrire alors je sais pas si c'est une question de de politisation mais c'est une question je dirais de de vassalité en quelque sorte c'estàd qu'on avait des des sénateurs qui étaient vraiment les grands élus de leur département il présidaient d'ailleurs souvent au destinés de leur de leur conseil général ils avaient un certain nombre de maires qui étaient parfois leurs anciens ateur donc on avait des systèmes politiques locaux qui étaient très installés et finalement à la faveur de la fin du cumul des mandats en 2017 le jeu c'est beaucoup plus ouvert et ça a permis à d'autres personnalités d'entrer sur ces sur ces scènes politiques locales je pense que pour ce qui est aussi du du rassemblement national il y a aussi des motifs de de crispation propre aux élus locaux propre aussi au débat autour de l'écologie je pense à deux deux thèmes dont on on parle beaucoup ces derniers ces derniers mois je pense au zéro artificialisation net alors c'est un terme très très Mar qui veut dire bétonnisation c'est-à-dire qu'un certain nombre de M créent qui a plus de pavillon individuels qui puissent plus construire du tout dans leur commune donc ça ça suscite énormément de de de de crispation on a vu que Laurent voquier qui chasse en partie sur les terres du rassemblement national tirer à boulet rouge ce weekend contre ce ce dispositif il a même dit qu'il l'appliquerait pas chez lui en en Ronal par je vous interrompes parce que on voit Cécile Kerman c'est la nouvelle présidente du groupe communiste qui vient de voter Cécile cuckerman qui est elle-même et bien candidate au plateau et qui représente donc le groupe communiste un groupe vous le disiez Pascal Perino qui est plutôt sorti renforcé contre toute attente de cette élection Pascal Perino on parlait élus locaux à l'instant difficile aussi de ne pas parler et bien du malaise de de ces élus on sort d'une période qui a été très compliquée pour eux entre les violences auxqueles ils ont dû faire face les émeutes aussi qu'on a pu voir notamment à l'été ces sénateurs ils représentent aussi des élus qui sont dans une situation compliquée difficile sonent pas toujours respecté bien vu des Français aujourd'hui tout à fait les élus locaux ce sont véritablement les fantassins de la République c'est eux qui prennent les coups si vous voulez qui parfois sont destinés à d'autres parce que si vous prenez l'image des mères en France dans toutes les enquêtes c'est la seule qui est vraiment positive largement au-dessus de 50 % mais on voit bien les exaspérations les colères des Français les ressentiments de certains peuvent s'exprimer en prenant à parti l'homme ou la femme qui est la plus proche de vous et leslut de proximité c'est en effet le maire ou tel ou tel conseil municipau conseiller municipal mais enfin surtout le maire et il y a eu en effet une tendance à l'agression de plus en plus fréquente des maires en tant que représentant de la République c'est un acte grave qui doit être j'allais dire sévèrement sévèrement sanctionné afin de stopper ce mouvement qui qui est véritablement dégradant pour la culture républicaine française et bien merci merci beaucoup à tous les deux d'avoir et bien commencé à commenter cette élection du président du Sénat avec nous Pascal ino je rappelle votre livre le vote clivé les élections présidentielles et législatives d'avril et juin 2022 au Pug les presse universitaire de Grenoble et Jean-Baptiste foret je rappelle votre livre également au cœur du Grand déclassement la fierté perdue de Peugeot Soo aux éditions du SER et tout de suite on va se rendre salle des conférences on va rejoindre Quentin Calmet qui se trouve avec la sénatrice écologiste des Français de l'étranger Mélanie Vogel Vogel bonjour Merci d'être au micro de Public Sénat cet après-midi qu'est-ce qui se joue dans l'hémicycle il y a il y a de l'enjeu politique selon vous dans dans ce qui se joue cet après-midi ben il y a quand même une chose qu'on peut remarquer c'est que mis à part la candidature de Gérard Larcher qui n'est évidemment pas une surprise et l'issue du vote n'est pas non plus une surprise les seules candidatures qui sont opposées à la candidature de Gérard arché ce sont les trois candidatures de gauche vous avezcologist communiste et socialistes and exactement euh nous remarquons donc que la majorité présidentielle bien qu'officiellement officiellement dans l'opposition au Sénat n'a pas présenté de candidature contre Gérard Larché que ce soit le groupe RDP le groupe de François patria ou la droite Macron compatible de Claude malur vous vous remarquez qu'effectivement ces deux groupes n'ont pas présenté candidat qu'est-ce que ça signifie à vos yeux voilà bien ça signifie que manifestement je ne sais pas à quel point il se considère réellement dans l'opposition au Sénat mais manifestement il soutiennent la candidat de Gérard Larcher puisque il ne présente pas de candidat contre lui est-ce que ça dit quelque chose d'un Sénat de droite qui sera peut-être plus Macron compatible que par le passé encore plus peut-être ça dit surtout que la majorité présidentielle aujourd'hui a davantage comme objectif comme projet de collaborer avec les républicains dans un contexte où nous allons voir l'élection de Gérard Larcher dans quelques minutes dans un contexte où les républicains au niveau national ça ne vous aura pas échappé représente une minorité de l'électorat et on a au Sénat une majorité pour la droite avec le renfort qui n'est pourtant pas nécessaire de la majorité présidentielle qu'est-ce que Gérard Larcher représente à vos yeux on le dit il devrait faire et bien son retour au plateau pour une 5e élection au poste de président du Sénat qu'est-ce que ce personnage politique représente à vos yeux B Gérard Larché c'est la la droite traditionnelle voilà c'est à l'image de ce qui est le Sénat aujourd'hui mais le sujet c'est pas tellement Gérard Larcher lui comme individu c'est plutôt l'exercice que nous reproduisons aujourd'hui et que reproduit cette chambre par son système électoral par sa sociologie cet exercice qui est en en décalage total avec le pays qui est la France aujourd'hui c'est le scénat conservateur c'est peut-être aussi le rôle de contrebalancier de la vie politique vous le reconnaissez pas ce ce rôle j'ai pas trop l'impression qu'aujourd'hui le balancier ils doivent aller vers plus de conservatisme dans c'est c'est pas mon impression un mot sur un symbole mais à la tribune c'est une sénatrice écologiste la benjamine du Sénat pouvez-nous dire quelques mots sur sur Mathilde Olivier que l'on voit en ce moment en train de récupérer les bulletins effectivement pour cette voilà cette élection de président du Sénat bah d'abord vous dire que c'est une grande fierté une grande fierté pour moi elle est élue aussi des Français de l'étranger une grande fierté pour le groupe écologiste et c'est un des apports du groupe écologiste au Sénat amener de la diversité amener des profils différents Mathilde Olivier c'est donc la benjamine vous l'avez dit elle fait aussi partie de ce qu'on a appelé la génération climat ces jeunes qui a 5 ans sont sortis pour demander au gouvernement d'agir réellement pour le climat et qui 5 ans après au fond remarque qu'il n'y a pas eu les actes qui était pourtendu et qui décide bien de s'engager et d'arriver aux responsabilités et c'est un symbole très important de voir que la génération climat n'est plus seulement dans la rue mais elle est aussi dans les institutions et bien merci merci Mélan pour cette réactionro merci merci beaucoup Quentin et j'accueille sur ce ce plateau deux sénateurs qui viennent d'être réélus j'ai le plaisir d'accueillir Sophie prima bonjour bonjour sénatrice les républicain des Yvelines face à vous pierreouas bonjour bonjour à vous sénateur communiste des hautes scènes bonjour et félicitations à tous les deux vous venez d'être réélu Sophie prima quel est votre état d'exprit en ce début de session alors que le Sénat vient d'être renouvelé bon j'imagine que sans surprise vous allez voter pour Gérard Larché qui était premier sur votre list il y a pas de surprise il y aura pas de surprise non non mais c'est un état d'esprit euh d'abord je suis évidemment contente de la réélection de Gérard lâché dans les Yvelines plus généralement de notre équipe dans les Yvelines assz assez large euh je suis ravie que la majorité sénatoriale puisse réaffirmer voilà son sa sa majorité solide mais je suis dans un état d'esprit extrêmement combatif après cette campagne où nous avons ressenti très très fortement le besoin des élus locaux exprimés par les élus locaux le besoin d'un Sénat qui soit un sénat constructif qui soit un sénat qui est la main qui soit un sénat qui propose et véritablement pour les élus locaux ça m'a frappé dans cette campagne à quel point ce ressenti est fort parmi les élus locaux donc je suis compative pour défendre l'institution comme le fait depuis des années Gérard Larcher mais peut-être aller encore plus loin le rendre encore plus moderne encore plus fluide encore plus agile et en tout cas le mettre vraiment au cœur de la démocratie pierre ouia on parlait juste avant avec nos invités de ce malaise des élus locaux des difficultés qu'ils ont eu ces derniers mois ces dernières années notamment vous qui qui rentrez de de campagne comment est-ce que vous les avez sentis pardon pendant que on voit Guillaume Gontard le président du groupe écologiste également candidat au plateau qui vote à l'instant voilà on le disait le groupe écologiste notamment qui est sorti renforcé de cette élection pierre rousouliia oui un petit retour de de de ce que vous avez ressenti vous en campagne qu'est-ce que vous avez entendu moi je suis donc réélu sénateur des haut scè et sur ma liste il y avait Patrick Jarry le maire de Nanterre ce qui est un symbole politique fort important après les événements de nanter bien sûr après les événements deair le sentiment des mères c'est qu'ils sont abandonnés ou face à des problèmes sociaux qui deviennent de plus en plus considérable extrêmement difficile à à gérer et ce qu'il ce qu'il souhaite c'est plus d'État chez eux c'est pas moins d'État hein c'est c'est plus d'État plus de service public parce qu'il n'y a qu'avec les services publics qu'on arrivera à refaire du lien aujourd'hui on a besoin de faire du lien tandis que nous accueillons voilà Emmanuel Capu un sénateur les indépendants de men etoir merci beaucoup d'être avec nous ça va est-ce que vous avez pu reprendre votre sou parce que je peux déjà vous poser une question al tout va bien parce qu'on parlait à l'instant et bien un petit peu de l'état d'esprit des élus locaux hein pour pour Sophie prima pour pour Monsieur ouia qui tous les deux rentrent reviennent de campagne vous dans quel état d'esprit sont les élus locaux aujourd'hui on les disait parfois un petit peu démoralisé après des années compliquées difficiles où ils sentent pas forcément toujours reconnu et respecté par les Français je CIS je crois en sortant de cette campagne qui s'est bien passé pour moi que les élus locaux sont extrêmement en attente d'un rôle important du Sénat et d'illeurs ils nous ont tous dit dans la campagne que on a que le Sénat avrait vraiment trouvé sa place ces six dernières années et c'est c'est ça qui ressort très clairement ensuite il y a plein de demandes effectivement il y a des inquiétudes qui sont relevées je pense qu'on l'a tous relevé sur nos territoires vis-à-vis par exemple du statut de l'élu vis-à-vis de l'inquiétude à trouver de nouveaux élus qui puissent faire des listes dans 3 ans maintenant parce que avec les contraintes de plus en plus de textes compliqués de plus en plus de temps pris par les mandats et et une reconnaissance de la société qui était pas toujours à la hauteur voire parfois de la violence physique et verbale c'est ça qui ressort c'est une demande d'être mieux pris en compte d'être plus soutenu et d'être mieux reconnu je crois une nécessité Sophie Prim effectivement pour que cette fonction puisse être plus attractive on a entendu beaucoup de fois le Sénat aussi qui sonnait l'alarme sur le fait que et bien ce n'était pas facile d'être élu local aujourd'hui vous savez le l'ENT tête du du Salon des Maes du Congrès des mares l'année dernière c'était redonner le pouvoir d'agir aux maires et en fait c'est ça qui blesse les mères profondément c'est-à-dire que eux ils ont été élus face à une population qu'ils ont directement autour d'eux ils sont vous savez ce ce maillon de proximité invraisemblable et tout d'un coup on leur retire leur capacité d'agir parce que le code de l'urbanisme est plus complexe parce que leur finan leurs finances sont en train de de disparaître être parce que ils sont à la sole de des subventions décidées par l'État et n'ont plus d'autonomie financière parce que les interc ont pris des compétences y compris des compétences de proximité qui les empêche de prendre cette somme de décisions du quotidien qui font deux en réalité pour leur constioyen un bon maire qui tient ses engagements donc la principale souffrance que moi j'ai ressenti c'est celle-ci et du coup la population et bien est en attente vis-à-vis de son maère et reproche presque au maire de ne pas faire ce pourquoi il a été élu c'est de là que vient la difficulté majeure voilà Jard Larché a pour habitude de dire pierreousouia que et bien ce sont les élus qui sont àortter de BAFF Jard Larché qui a aussi dit dès qu'il a été réélu pas encore à la tête du Sénat mais sénateur des Yvelines que le Sénat devait être un contrepouvoir indispensable à la démocratie vous qui êtes dans l'opposition est-ce que vous adhérez à cette définition du Sénat totalement et je pense qu'on pourrait aller encore beaucoup plus loin le Sénat a montré avec des commissions de enquête notamment sur celle qui portait sur mainse qui a été qui a été présidé par ma collègue Eliana Assassi que nous avions une une forme de de pouvoir qui était tout à ESS seconde juste parce que l'on voit le président du groupe socialiste qui vient d'être réélu Patrick canner qui vient de voter il est également candidat au plateau je vous en PR voilà je vous en prie et donc on a on a un rôle tout à fait important pour essayer de de mesurer l'impact et les conséquences des mesures de l'État dans les territoires hein et je crois que sur ce point il y a un accord transpartisan pour considérer que le Sénat devrait aller encore plus sur le terrain pour mesurer clairement vraiment au contact des populations comment les législations que nous votons ou que nous votons pas en ce qui me concerne sont appliqué ou pas appliqués c'est tout à fait essentiel est-ce que Emmanuel Capu vous êtes parfaitement d'accord avec cette définition du Sénat comme contrepouvoir vous qui dans votre groupe avez une jambe dans la majoré sénatoriale une jambe dans la majorité présidentielle alors je sais pas si c'est pour cette raison là mais c'est vrai que du coup la notion de contrepouvoir je la comprends très bien je vois ce qu'elle veut dire je l'apprécie pas beaucoup personnellement j'utilise plutôt le terme de stabilisateur qui me paraît correspond davantage à notre rôle j'aime pas le côté contre en fait parce que être contre ça donnerait l'impression qu'on est contre le pouvoir systématiquement pardon Gérard Larcher le Président Monsieur l'actuel président du Sénat qui sans doute va être réélu à au plateau he pas de faux suspense qui est en train également de voter oui Emmanuel Capu donc vous n'adhérez pas dis la notion contou je comprends la notion je pense qu'elle est pas tout à fait exacte c'estàdire je pense qu'on est plus un stabilisateur et on l'a bien senti ces dernières années on voit que quand à l'Assemblée national ça se passe pas tout à fait comme il faut il y a un deuxième flotteur de dans notre démocratie c'est le Sénat et donc on stabilise les institutions on apporte ce ce ce ce calme cette sérénité dans les débats qui n'existe pas alors que le terme de contrepouvoir pourrait donner l'impression qu'on est contre le pouvoir systématiquement et je crois pas que ça soit le cas en tous les cas c'est pas la vision que j'ai je crois qu'elle est largement partagée par beaucoup on n'est pas contre le pouvoir par principe et encore moins depuis effectivement le renouvellement de l'Assemblée nationale de 2022 Sophie prima on a vu aussi le gouvernement qui tentait de s'appuyer de plus en plus sur le Sénat on l'a vu bien sûr l'exemple canonique c'est la réforme des retraites donc contre pouvoir mais contre pouvoir qui peut aussi être dans la construction voir plus avec le gouvernement fait la phrase exacte du président Larcher c'est de dire qu'on n pas un antiouvoir mais un contrepouvoir pour aller dans le sens de de mon collègue donc c'est pas évidemment contre mais c'est un contrepouvoir qui permet justement de stabiliser cette démocratie elle a été voulue comme ça l'institution la création de l'institution à la 5e République a été voulu comme ça il suffit de reprendre les discours de baayux du général de Gaulle pour comprendre l'idée qui était celle du scénna mais elle s'exprime j'allais dire pour la première fois dans la 5e République aussi puissamment probablement en ce moment et l'idée justement de ce Sénat c'est de faire en sorte qu'une chambre une des deux chambres du Parlement puisse faire avancer la démocratie même si la chambre de l'impétuosité et des humeurs du peuple qu'est l'Assemblée nationale a des difficultés à trouver une majorité donc vraiment le Sénat joue pleinement son rôle constitutionnel et institutionnel pendant cette période qui est le rôle de de continuité de l'État et de continuité de gouvernance de l'État c'est pour ça que les textes arrivent effectivement sou v maintenant en première lecture au Sénat et qu'un certain nombre de propositions de loi vont servir de base à la législation Sophie prima pierre rousouia je vais vous lâcher car on me dit qu'on en est à la lettre M je voudrais pas vous empêcher quand même de voter Emmanuel cap je vous garde parce que vous avez déjà voté et tout de suite on va rejoindre mon collègue Quentin cm dans l'hémicycle du Sénat vous êtes avec le président du groupe socialiste qui vient d'être réélu Patrick canner bonjour Patrick canner effectivement vous venez d'être réélu la semaine dernière mardi président de votre groupe politique voilà dans un duel qui vous opposez à ériic kerouche un mot sur ce qui se joue aujourd'hui vous êtes candidat à l'élection de président mais c'est une candidature plutôt symbolique on est d'accord Gérard Larchet devrait être réélu pour la 5e fois au poste de de président du Sénat qu'est-ce que ça vous inspire candidature candidature symbolique mais aussi une candidature de conviction je dire je suis un homme de gauche Gérard Larché est un homme de droite et quel que soit le respect qu'on porte à la personne du président du Sénat nous combattons régulièrement au sein du Sénat mais avec il est vrai un enjeu qui aujourd'hui est très très circonscrit chacun sait que gerér Larché sera ce soir à nouveau président du Sénat vous disiez gauche droite ça ça rappelle une époque avant 2017 on nous avait promis qu'avec l'ancien monde ces clivages allaient être effacés est-ce que comme on a pu lire dans la presse c'est une revanche pour l'ancien monde cette élection de Gal Larché ce soir savez moi je n'ai jamais cru à l'ancien monde et au nouveau monde j'ai toujours cru à une forme d'aventure individuelle qui est incarnée aujourd'hui par Emmanuel Macron voilà qu'est-ce que sera la macronie dans 3 ans quand tout cela va se déchirer pour la succession du président de de la République moi je crois oui au clivage gauche- droite c'est un élément qui permet la respiration démocratique on l'a vu dans la 5e République et qui surtout est je crois pour moi l'antidote à tous les populismes donc le Sénat incarne cela même si je regrette l'arrivée de trois sénateurs er Ren qui vont faire leur place je n'en doute pas un seul instant attention danger pour notre démocratie et quel doit être le positionnement de l'institution face à l'exécutif on avait vu le retentissement des commissions d'enquête encore l'année dernière avec celle sur le le fond Mariane quelle est l'exigence que doit porter le Sénat en 2023 ce rôle de contrôle il faudra le continuer parce que c'est un élément de contre-pouvoir contrôle contre pouvoir vis-à-vis d'un exécutif omnipotent et et personnalisé de manière très directe par le Président de la République lui-même mais nous devons aussi être dans une logique de proposition en tout cas pour ce qui concerne les groupes de gauche qui sont maintenant installés qui ont un petit peu augmenté dans le qui ont augmenté leur place dans le Sénat combien de postes vous pour les socialistes en plus nous sommes à 64 nous sommes étal mais bon vous savez la vie continue comme dirait l'autre mais nos amis Verts ont progressé nos amis communistes ont progressé tout ceci dans un accord global un accord qui n'est pas un accord de nupes mais un accord d'une gauche peut-être plus classique mais tout aussi efficace un mot sur votre famille politique puis qu'on disait mardi dernier vous avez été réélu président de votre groupe politique on a vu ce matin la réélection de Claude Rênal à la candidature pour la présidence de la commission des finances du Sénat mais il va y avoir un renouvellement pour les autres postes clés vous nous le dites à ce micro oui nous avons marieette Carlotti qui va succéder à Jean-Pierre Sueur à la questure nous avons un des trois postes vous le savez et nous aurons comme vice-présidente Sylvie Robert donc sénatrice dil Villen nous avons voulu absolument au travers de de Carlotti à travers de Sylvie Robert créer la parité sur les quatre postes principaux qui sont à la portée du groupe socialiste écologiste et républicain et encore une dernière question si vous me le permettez mais on l'a vu vous avvez un candidat face à vous Éric kerouche qui est peut-être davantage et bien proche d'Olivier fort aussi peut-être plus favorable à ces accords sur laanupe comment est-ce que vous allez conserver voilà cette homogénéité du groupe socialiste quand on voit qu'il y a des différentes approches sur la stratégie adoptée à gauche moi je suis socialiste euh je n'ai pas changé de cremmerie permettez-moi l'expression et je suis le patron entre guillemets comme l'on dit même si je n'aime pas le terme de l'ensemble des socialistes de de ce groupe et c'est je crois que c'est ça qui est le le plus important vous savez les congrès passent le groupe socialiste reste très bien et bien on verra comment et bien cette rentrée se passe aussi pour votre formation politique Patrick canner merci pour cette réaction à notre micro merci à vous merci merci beaucoup Quentin est tant dit que JAAC également Yan chanrel bonjour sénateur socialiste des Français de l'étranger alors voilà le groupe socialiste demeure mal malgré les les les différentes motions malgré le fait qu'il y a pu avoir voilà l'opposition qu'on a vu for entre Éric kirouche et Patrick canner ça va c'est c'est derrière vous oui c'est derrière nous après nous vous savez on est un groupe d'opposition ici dans cette chambre et on va faire notre travail d'opposition qui propose aussi hein de proposition par rapport à un projet qui est très différent de celui de la droite et c'est ça que qu'on a à cœur les socialistes peuvent avoir des fois des des petites histoires de famille mais il y a quand même l'essentiel qui nous rassemble heureusement et on trouvera lors de la session qui s'ouvre pour être intransigeent des des combattants féroces aussi de la politique du gouvernement qui est soutenu en grande partie par par cet hémicycle par le Sénat et donc vous pouvez être sûr qu'en tout cas on sera des des parlementaires de combat en tout cas vous avez les yeux braqués sur le projet de loi immigration déjà oui absolument puisque ça c'est pour nous vraiment on va dire l'opposition frontale qu'on aura sur ce projet là parce qu'on a de nombreux désaccords c'est un projet de loi immigration déjà qui n'est pas très utile je pense c'est vraiment très clientéliste électoraliste par rapport à l'extrême droite c'est des c'est c'est des appuis appuyés à l'extrême droite je pense que c'est un texte de division même pour le pays qui est vraiment nocif je pense qu'il faut qu'à un moment donné qu'on arrête de parler de de ce sujet qui est pour le coup je pense un non sujet quand on regarde réellement les chiffres dans le détail ça n'est pas un sujet de préoccupation le sujet de préoccupation de nos compatriotes et des élus qu'on est allé voir c'est pouvoir d'achat désertification médicale l'éducation ça c'est des sujets au cœur des préoccupations quotidien de nos compatriotes et c'est sur ça qu'on nous devons intervenir et apporter des réponses c'est pas sur le sujet de l'immigration ou qui va donner lieu à des débats à mon avis qui est pas à l'honneur de notre pays Emmanuel Capu c'est un non sujet d'immigration nous dit Yan chantral vous êtes d'accord avec non je suis pas d'accord c'est pas forcément le sujet que les élus abordent en premier c'est vrai surtout dans une campagne sénatoriale mais faut pas non plus euh faire l'autruche et ne pas voir que pour le pays c'est un vrai sujet et que si on ne fait rien dans 3 ans il y a un risque très fort que ceux qui en parlent tout le temps et qui font leur choug gras de de ce sujet arrivent au pouvoir donc il faut pas faire l'autruche TR de façon transpartisane je le crois parce qu'il y a quand même un sujet on le voit tous les jours en regardant la télévision c'est réfugiés qui arrivent quotidiennement sur nos sur nos côte et on voit bien que les Français on on souhaite qu'on trouve des solutions rapides efficac pour améliorer la situation qui n'est pas pérenne il faut pas faire l'autruche sur l'immigration non mais par contre il y a je suis d'accord sur le fait faut pas faire l'autruche par exemple c'est concernant la régularisation des des sans papiers qui travaillent effectivement faut pas faire l'autruche faut les régulariser ça va être grand le grand sujet de débat jeis d'accord ça parimmigration par que si vous voulez faire la course à l'échalotte de l'extrême droite ça ne sera jamais suffisant parce que ces gens-là veulent quoi ils veulent zéro immigration donc aller dans ce sens là nous ne sortirons jamais gagnant c'est imp puissant fond vers les abîmes de l'intolérance de la haine et par contre oui réglons les problèmes de personnes qui travaillent ici en France qu' on besoin justement c'est pas c'est c'est ça réellement finalement être utile c'est de permettre aux personnes qui travaillent qui sont là depuis un certain nombre d'années de pouvoir être régularisé et dans quel quel qu'il soit moi je suis pas pour les métiers en tention c'est pour t les travailleurs parce qu'il y a pas des travailleurs qui valent plus que d'autres c'est tout le monde on vous sent au taquet en tout cas pour ce premier t qui n'arrive que le 6 novembre je le précise he tout de même dans l'hémicycle du Sénat un mot parce que on va quand même revenir he sur et le Sénat et cette journée d'élection du président du Sénat Emmanuel Capu votre groupe s'en sort plutôt bien on peut compter sur trois quatre sénateurs supplémentaires mais qu'est-ce que ça vous inspire que les indépendants s'en sortent plutôt bien mais que ce soit toujours aussi compliqué pour Renaissance il a quand même aussi une une résistance du Sénat à la macronie aujourd'hui pas tant au niveau du chiffre mais parce qu'il y a eu certaines défaites symboliques notamment bien sûr Sonia baques qui a dû démissionner de son poste de secrétaire d'État puisqu'elle avait perdu aux élections sénatoriales alors je vais pas les chiffres de moi je vois à peu près à combien les indépendants vont terminer je j'ai pas les chiffres de renaissance donc je ne sais pas oui ça serait relativement stable voire même il ont finalement siéger c'est jamais facile d'ê le groupe de de la majorité président enfin la majorité présidentielle en espèce au Sénat mais même à l'Assemblée nationale quand vous êtes au pouvoir c'est pas facile c'est vrai que c'est d'autant plus remarquable du coup le score que font les indépendants puisque vous savez chez les indépendants il y en a la moitié qui sont à horizon puis les autres qui sont sans étiquette ça veut dire que pour nous effectivement on est je le crois dans un courant qui est extrêmement porteur à l'heure actuelle avec les indépendants vous l'avez dit tout à l'heure ni dans l'opposition systématique ni dans le suivisme systématique on essaie d'être raisonnable de prendre des positions qui sont objectives sur l'ensemble des sujets et on le voit on sort renforcé de cette élection et on a bah comme vous le voyez avec des gens comme moi qui sont à horizon qui ont donc un pied dans la majorité présidentielle notamment avec les ministrre que nous avons comme Christophe Béchu et puis à côté nous travaillons main dans la main également avec la majorité sénatoriale et je crois que tout à l'heure enfin en ce moment pardon euh les les votes sont indépendants et sont totalement libres dans mon groupe je pense que la totalité des collègues vont voter pour le président Larcher est-ce que vous avez l'impression que la majorité est en train de un petit peu glisser euh au centre on a vu une légère érosion chez LR peut-être que ça monte un petit peu chez vous ça peut changer un petit peu aussi la façon de de discuter des textes de de construire les majorités oui j'espère en tous les cas il est clair que le le le le le Sénat se recentre très clairement euh et que la droite la plus dure ne me paraît pas être en ce moment euh la droite qui réponde aux difficultés de la population la Line retaillot vous voulez dire je dirais la ligne siti la ligne la ligne des dirigeants actuels de LR au Sénat on est beaucoup plus modéré j'ai inclu Bruno retaillot également allez tout de suite on va refaire un tour salale des conférences on va rejoindre Quentin Quentin calm qui se trouve avec le président du groupe RDP le président du groupe des sénateur Renaissance c'est François patria bonjour François patria un mot sur ce qui se joue en ce moment dans les hémicycle assez peu de suspense on peut le dire vous vous avez pas vous voulu présenter un candidat vous la majorité présidentielle j'ai pensé que représentant un groupe modéré certes important certes travailleur mais qui ne pèent pas dans le dans le dans l'élection finale aujourd'hui nous n'allons pas voter contre les opposants contre les opposants euh systématiques au gouvernement c'est-à-dire les voix aujourd'hui de gauche et d'extrême gauche hein qui s'oppos ici franchement au gouvernement et qui d'être dans l'opposition nous n'avions pas non plus nous à Ti de candidat donc ne pouvons pas non plus voter pour l'opposition qui est représenté aujourd'hui par les les républicains au SIAT qui disent nous sommes l'opposition avons préféré dans un signe je crois plutôt allez d'apaisement de concordance de nous abstenir de façon à ne pas créer de l'ambiguité dans ce scrutin Gérard Larché qui devrait être réélu au poste de président du Sénat c'est sa 5e élection à ce poste qu'est-ce qu'il symbolise qu'est-ce qu'il représente à vos yeux général archer un opposant politique à Emmanuel Macron ou autre chose il se dit défini lui-même comme étant un opposant constructif et je pense que il a sa place dans cet hémicycle parce qu'il est élu depuis 82 je vous rappelle que nous sommes confrères tous les deux que nous avons fait la même préparation à l'école vétérinaire nousous connaissons depuis longtemps nous avons les mêmes pratiques sportives donc je peux dire aujourd'hui qu'on se connaît bien donc j'ai plutôt à l'égard de Gérard Larcher sentiment de d'amitié et cetera il y a pas de deux amateurs de la chasse c'est bien ça en plus en plus bien mais Gérard larch aujourd'hui ce qu'il pr c'est qu'il il sait aujourd'hui traiter sa majorité il a su s'imposer dans son propre camp il l'a fait avec beaucoup de à la fois d'élégance et de fermeté donc il a il a un talent de manager de de traiter les hommes de distribuer ici les postes qu'il souhaite dans l'INT du Sénat il fait l'unanimité dans la majorité sénatoriale et même un peu sur le centre à côté on verra que ces voix déborderont largement les voix des républicains et qu'est-ce que vous pensez du positionnement politique du Sénat comme institution ça a été souvent un poil à gratter de la macronamment à travers des commissions d'enquête qui ont été organisées régulièr depuis 2017 qu'est-ce que vous en pensez vous de ce positionnement politique de de l'institution je pense que depuis le début du quinquena le positionnement a évolué la preuve on est nous sommes arrivés à beaucoup de commissions mix paritair positive ça veut dire ça va conclure les travaux parlementaires autour d'un texte alors ça veut dire que beaucoup de textes sont passés parce que le Sénat a eu évoluer a su trouver a su trouver des des Mo de compromission on va aller écouter je vous interromps un instant puisqu'on va écouter le président tin excusez-moi la séance est suspendue évidemment pendant ces opérations de dépouillement dépouillement tout le mond aé oui voilà tandis que vous le comprenez et bien les sénateurs ont terminé de voter place donc au dépouillement qui va prendre quand même quelques minutes dépouillement on le disait où normalement il ne devrait pas y avoir de très grandes surprises voilà on voit les urnes qui sont en train d'arriver salale des conférences elles vont être dépouillées voilà sur cette table près de la cheminée de la salle des conférence hein voilà les 348 sénateurs ont voté pour leurs candidats je vous rappelle qu'il y a donc quatre candidats au plateau Cécile cuquierman pour le groupe communiste Patrick canner pour le groupe socialiste également Guillaume Gontard pour le groupe écologiste et bien sûr le candidat de la majorité de la droite et du centre Gérard Larché qui est donc candidat pour un 5e mandat de président du Sénat et vous voyez donc voilà les huissiers qui sont en train de sortir toutes les les enveloppes en cette salle des conférences euh voilà Yann Chantrel qu'est-ce que ça vous inspire cette longévité de Gérard Larché car bon on va pas jouer le le suspense outre mesure a priori il devrait être réélu c'est quoi le secret de Gérard alarcher pour pour durer à ce point-là au sein de de l'hémicycle du Sénat on sait qu'il est aussi apprécié par par les oppositions oui il va finir par devenir une institution à lui tout seul représenter le Sénat alors après faut voir que le Sénat déjà un mode de de sélection très différente de scrutin que l'Assemblée nationale oui ce qui ce qui peut expliquer aussi ce ce type de longévité moi personnellement je suis plutôt pour le non cumule dans le temps donc je vais pas défendre le le fait d'être 40 ans en poste je pense qu'au contraire notre pays et d'ailleurs il y a eu une part de renouvellement au niveau de des élections qui viennent de se dérouler la preuve pour regarder ceux qui sont au bureau d'âge il y en a CIN qui sont de gauche sourc donc ça donne quand même aussi que le ouvellement est aussi du côté de la gauche à un moment donné et que il y a une forme de renouvellement donc moi je salue bien sûr la longévité du président du Sénat mais je pense qu'il faut qu'on aille plus loin et on devrait nous-même peut-être donner l'exemple dans des non cumules d'entemps il y a le non cumu déjà qui est très une très bonne chose qui est une avancé même s'il y a des forces qui vont à l'encontre de ça vous ouvrez le débat sur cumule dans le temps pour ou je pense qu'un moment donné il faud bah pas pour Gérard Larcher spécifiquement pour l'ensemble des parlementaires je pense que c'est quelque chose vers lequel il faut aller c'est-à-dire que être élu c'est un passage ça n'est pas un métier en soi on représente nos concitoyens et concitoyennes pendant un lapse de temps et il faut permettre à d'autres de le faire c'est ça le non renouvellement dans le temps et je pense que ça c'est quelque chose qui est sain dans des plein de démocratie vous avez un renouvellement assez régulier de de nos représentants et je pense que ça serait à l'honneur de notre institution et du débat politique on mettra dans le débat on fera même des propositions dans ce sens de permettre ça tandis que j'accueille sur ce plateau xaviacovelli bonjour sénateur renaissance des hautes scènes vous venez d'être réélu c'était pas gagné pour de de votre côté toutes mes félicitations vous êtes avec quel sentiment vous retrouvver déjà public pens public pensa que c'était pas à quiis mais enfin moi je pensais depuis le début que c'était quelque chose qui était faisable non pas gagnable mais en tout cas que le travail qui a été fait pendant 6 ans sur le terrain auprès des élus locaux allait se concrétiser donc moi je j'avais aucun doute contrairement à certaines presses bien intentionné à notre égard depuis quelques mois ah c'était pas forc la presseav jus jusqu'à encore dimanche vous pensiez que jusqu'à même et encore quelques jours vous pensiez que nous étions un groupe à peine 16 ou 17 on va finir un groupe à 22 pour un groupe qui était à 24 avec quatre quatre sortants qui ne se représentaient pas donc c'est plutôt effectivement une bonne nouvelle pour notre ou vous estimez que vous résistez plutôt même puisque vous vous vous progressez en chiffre mais je le disais tout à l'heure il y a eu un certain nombre de de défaites symboliques notamment celle de la secr d'État secrétaire d'État Sonia BES ça reste une chambre qui qui qui qui résiste à la à la macronie c'est quand même pas un scrutin qui vous est favorable vous savez moi je je vois le le résultat aujourd'hui la majorité présidentielle dans son ensemble elle progresse avec les indépendants avec à majorité horizon avec les modem qui sont à l'Union centriste avec un certain nombre de centristes qui sont également à l'Union centriste et avec le groupe RDP qui est à majorité Renaissance donc on voit bien qu'aujourd'hui qu'il y a une progression en nombre de sénateurs et de sénatrices de la majorité présidentielle celle qui soutient l'action du gouvernement et du président de la République il y a une progression effectivement des forces de gauche et elle est notable on l'a vu avec la progression notamment des des petits groupe écologiste et et communiste et il y a un tassement de de du groupe à majorité LR qui perd une dizaine qui per une dizaine 10 ou 13 je crois mais donc voilà donc on voit un rééquilibrage mais qui est en fait la la concrétisation des élections municipal de 2020 en fait donc il y avait pas de grande surprise on savait très bien que c'était un scrutin qui était difficile pour la majorité prés présidentielle et pour autant on a réussi à convaincre dans nos territoirees au-delà de ceux qui étaient étiqueté majorité présidentielle il y a donc une une forme de stabilité mais vous le dites il y a quand même une évolution de cette chambre que l'on observe tandis que nous accueillons la sénatrice les républicains des bouches du rô Valérie Boyer bonjour un peu l'auberge espagnool ce plateau Valérie Boyer pleine élection c'est normal voilà un mot sur voilà l'état dans lequel sort cette Chambre haute du scrutin du 24 septembre vous avz yakovelli observa qu'il y a un tassement du côté de LR avec la perte d'une dizaine de sièges qu'est-ce que ça vous inspire il y a néanmoins la majorité qui reste à à droite et au centre vous allez vers 135 136 sénateur au lieu de 145 avant le renouvellement c'est cette élection là de de-mandat municipal est une élection qui est le reflet des élections municipales donc j'imagine que mes collègues ont tous dû dire ça c'est la prochaine élection qui sera probablement différente ou pas hein sauf si les élections municipales sont identiques moi ce que j'observe c'est que nous restons majoritaires avec la droite et le centre et que ben j'espère qu'on va continuer le le bon travail qui a été fait au Sénat parce que je crois que aujourd'hui plus personne ne conteste le rôle très important du Sénat et et son apport dans la démocratie parlementaire mais dans la démocratie française qui est extrêmement important c'est vrai que c'est la chambre de du temps long du travail approfondi et travail de contrôle aussi trava de contrôle effectivement j'all j'allais y venir effectivement et un travail de contrôle qui se fait je pense qu' a vraiment marqué marqué ces dernières années qui a permis aussi sans doute de redorer l'image du Sénat qui oui enfin je rappelle quand même même que les périodes où la France n'a pas eu de Sénat n'étaiit pas les périodes les plus heureuses ni les plus démocratiques c'est le moins qu'on puisse dire hein donc effectivement euh pratiquement toutes les démocraties ont une double chambre et on voit bien tout le rôle de la nôtre aujourd'hui et puis en plus avec cette chambre des territoires don dont le rôle a été accentué et qui est de plus en plus nécessaire moi je quand même ces dernières années ont été marquées par balance tomonè des choses qui sont très très difficiles et très douloureuse pour euh pour pour les maires et pour les pour les territoires le non cumule des mandats aussi a coupé le le Parlement de de je pense que qui est une grave erreur et j'espère que on y reviendra un jour mais à couper le Parlement de de de la base aussi certain et et grâce au Sénat ben je pense que cet encrage territorial là peut être confirmé allez tout de suite on va rejoindre Quentin Quentin quel mec qui se trouve dans la salle des conférences du Sénat car Quentin nous sommes en plein dépouille de ce scrutin plein de suspense ah oui non pas forcément beaucoup de de suspense effectivement mais on voulait quand même vous montrer comment ça se passe sur ces images de Jean-Baptiste Gaillot regardez il y a trois tables qui ont été installées en salle des conférences à ces table il y a à la fois des administrateurs du Sénat ainsi que des membres du bureau d'âge les plus jeunes sénateurs pour l'occasion qui participe au dépouillement le tout sous la surveillance d'huissier vous les voyez avec effectivement et bien leur médailles sur leur veston donc ça c'est le dépouillement qui a lieu en plein cœur la salle des conférences on voit comme ça Rémy Cardon l'élu de la somme qui est concentré avec Mathilde Olivier qui est également la benjamine du Sénat juste ici à cette table ça se passe donc au milieu de la salle des conférences et derrière et bien on voit les sénateurs qui sont sortis de l'émicycle puisque tout le monde a terminé de voter et qu'on attend maintenant le résultat du dépouillement et donc les sénateurs qui conversent qui discutent en attendant le résultat qui devrait être proclamé dans les prochaines minutes Tam avec effectivement assez peu de suspense on peut le dire merci merci beaucoup Quentin voilà ambiance de rentrer des classes dans l'hémicycle mais aussi dans la salle des conférences Xavier yacovelli on parlait à l'instant un petit peu de peut-être aussi de l'état d'esprit des élus locaux vous qui sortez aussi d'une de campagne qu'est-ce que vous pouvez nous dire de ce que vous avez ressenti sur le terrain de l'état d'esprit de ces élus est-ce que vous avez senti bien ce malaise dont on parlait parfois c'est ces élus qui on ont un peu marre qui ont pas envie de de rempiler qui ressent un malaise moi j'ai ressenti une grande fatigue on est à mi mandat sur ces élections municipales sur son mandat municipal j'ai trouvé une grande fatigue effectivement des élus locaux qui qui sont vraiment les premiers remparts de la République en fait les premiers acteurs en tout cas de de notre démocratie local et et qui sont épuisés par effectivement beaucoup de normes beaucoup de règles et petit à petit en fait gouvernement après gouvernement et là je pense que quelle que soit la couleur politique des gouvernements qui se sont succédés depuis 15 ans on est tous respons able on a petit à petit enlevé des des prérogatives aux élus locaux et aux maires en particulier et je pense que c'est vraiment ça ils ont besoin de de retrouver ce lien direct avec les citoyens et donc je pense qu'il faut renforcer le lien du le le le pouvoir de décision pardon des maires et des élus locaux avec en enlevant effectivement des strates qui parfois enlèvent la décision de l'élu local au détriment de de d'autres d'autres strates et puis il faut renforcer créer ce statut de l'élu local pour protéger aussi nos élus euh je pense que quand on parlait qu'il y avait 85 % des élus locaux qui ne sont pas indemnisés dans notre pays je pense qu'il faut poser ce ce ce débat sur la table je pense qu'il faut assumer clairement que quand on est élu local on le fait pour l'intérêt général on le fait pas pour les indemnités mais que les indemnités permettent aussi d'assurer un certain un certain mandat pour l'intérêt des autres et donc il faut avoir ce débat effectivement qu'on qu'on doit assumer dans l'opinion publique est-ce que ça va dans dans ce sens Emmanuel Capu quand on voit que par exemple il y a une semaine quand Emmanuel Macron s'est exprimé le soir des élections sénatoriales et bien il a notamment rejeté la faute de la hausse de des impôts fonciers sur les élus locaux et sur les maires alorsà c'est peut-être pas le bon exemple mais je crois Christ béch a écrit une tribune très intéressante là-dessus dans le figarou il rappelle qu'en fait euh c'était sans doute quelques maires qui étaient visés notamment je pense à des maires qui ont augmenté de 50 % euh la taxe foncière notamment ou notamment à Paris il y a quelques grand-maes comme ça qui ont je pense un tout petit peu abusé et parce que pour le reste il est évident qu'en tant que sénateur et en tant que élu local je défends particulièrement l'autonomie financière des collectivités territoriales et que au contraire j'ai constaté sur le terrain une très grande sagesse des élus locaux des maires en particulier qui gèent leur budget comme ils le peuvent àqu équilibre ça parce qu'il c'est obligatoire et qui n'ont plus que la taxe foncière comme levier donc évidemment quand il faut l'augmenter ils l'augmente ils n'ont plus que ça et quand il faut la quand ils peuvent la baisser mais c'est de plus en plus rare il il la baisse moi ce que je souhaite ce qu'on est beaucoup avoir demandé dans cette campagne c'est une vraie autonomie c'est le maintien des dotations parce que je crois qu'il faudrait je crois que c'est je crois que c'est mentir aux Français que de dire qu'on pourrait les augmenter aujourd'hui compte tenu de notre dette et il faut aussi sécuriser la dette de l'État maintenir les dotations à un niveau correct qui permettent aux élus locaux d'agir correctement et surtout avoir plus de prévisibilité de visibilité ne pas arrêter enfin plutôt arrêter d'imposer au Mair des choses sur laquelle ils n'ont pas la main et en revanche pour laquelle ils doivent payer Yan Chantrel he sans rentrer dans un forcément dans un débat de de fiscalité on est aussi dans un contexte effectivement on a pu voir quand même certaines crispations entre le gouvernement et les élus locaux ces dernières semaines ces dernières années ça date pas d'Emmanuel Macron he des je veux dire des des crispations entre le gouvernement et les élus locaux il y en avait eu sous François Hollande il y en avait eu sous Nicolas sarcosi bah après les crispations elles sont pas que vis-à-vis de des élus locaux elles sont vis-à-vis des Français parce que il y a une pratique du pouvoir très verticale de la part du du président de la République elle est verticale vis-à-vis des Français mais elle est verticale aussi vis-à-vis des élus locaux et contrairement à ce qu'on dit on a assisté à une sorte de recentralisation à travers la suppression de la taxe d'habitation vous dites être attaché l'autonomie bah ça ça n'est pas un acte d'autonomie c'est plutôt tout le contraire euh et d'où le fait que certaines municipalités essayent de trouver de l'argent ailleurs avec d'autres d'autres moyens donc faut pas les accuser eux c'est plutôt la centralisation qu'il faut qu'il faut accuser parce que la compensation on a eu lieu mais quand vous voyez la la l'inflation qui galop euh il faut les compenser beaucoup plus que la manière dont elle été compensée au début parce que ça augmente sans cesse et puis l'autonomie faisait qu'on pouvait l'augmenter aussi donc là clairement je pense que les élus ne sont pas contents par rapport à ça parce que c'est des pouvoirs qui le seé ils ont beaucoup de difficultés parce qu'ils ont effectivement une charge très importantes ils ne sont pas suffisamment reconnus d'où le fait qu'il faut défendre un véritable statut de l'élu tout à l'heure je parlais de non cumule dans le temps mais tout ça doit aller aussi avec des vrais statuts pour qu'on puisse se réinsérer aussi dans la société que ça soit une passerelle ce soit pas un métier de faire de la politique et ceux qui n'en font pas un métier parce qu'ils peuvent pas s'en permettre c'est justement nos élus locaux parce que il y a pas suffisamment de garantie ou d'aide parce que contrairement c'est c'est c'est très difficile d'être un élu local il y en a plus beaucoup qui veulent le faire justement on peut avoir potentiellement une crise de vocation exactement ce sont parce qu'il on revenus voilà il faut que ça puisse être aussi à l'image de la société sociologiquement donc ça c'est important aussi qu'on y travaille et je pense que sur l'ensemble des bans de cette assemblée je pense qu'on a la possibilité aussi de trouver des accords pour aller dans ce sens-là et renforcer justement les pouvoirs et aussi les conditions d'exercice du mandat pour les élus locaux bon c'est un sujet sur lequel il peut y avoir des consensus qui peuvent euh naître euh Valérie Boyer un mot sur le positionnement du Sénat comment est-ce que vous le voyez euh avec ce nouveau Sénat euh on est passé d'une opposition qui était très claire sur le premier mandat d'Emmanuel Macron à parfois des des partenariats qui ont pu se nouer euh sur euh la la dernière année notamment bien sûr sur les retraites mais mais pas seulement comment doit se positionner pour vous le Sénat vis-à-vis du gouvernement aujourd'hui euh sur les retraites je me permet juste de vous rappeler qu'on voulait voter notre texte euh que c'est le gouvernement qui est allé surition et ne pas aller sur les Herms qui qui se sont déroulés euh bah on verra parce que c'est vrai qu'on attend des grands textes notamment celui sur l'immigration est quand même un sujet central qui préoccupe tous les Français euh et il s'agit pas de droite Durre ou de droite molle ou de il s'agit de répondre à des angoisses aujourd'hui euh qui sont ressentis sur l' ensemble du territoire en France et en Europe d'ailleurs et aussi et aussi assumer dignement quand on choisi d'accueillir des personnes parce que c'est pour les accueillir et les laisser sur les aires d'autoroute ou sur les trottoirs de nos villes je vois pas où est la dignité où est la générosité donc cette grande difficulté qui fait souffrir à la fois les migrants et ceux qui les accueillent contre leur volonté la plupart du temps en tout cas c'est ce que disent les sondages euh je pense qu'il va falloir la traiter et ça passera par le Sénat puisque le gouvernement s'était engagé à à ce que ce texte passe d'abord par par le Sénat l'examen en commission a déjà eue l'examen en commission a déjà eu lieu et on verra comment les choses vont se dérouler mais c'est un sujet sur lequel on peut plus procrastiner et il est certain que le Sénat a été en tout cas ma famille politique a été a été vraiment très loin là-dedans puisqu'elle a déposé le même texte au Sénat et à l'Assemblée nationale euh et puis ce texte a été examiné au Sénat après mout rapport voilà un sujet je pense qu' va faire la rentrée moi je voudrais juste revenir sur le débat précédent sur sur les élus locaux et sur la façon dont dont ça se passe localement je pense qu'effectivement la suppression de la taxe d'habitation c'était un très beau slogan électoral qui a été efficace maintenant pour l'efficacité de notre territoire c'est difficile parce que aujourd'hui on a un manque d'autonomie je pense à un sujet qui est majeur qui est celui du logement on a un manque d'autonomie total des maires qui se voi imposer notamment pour le logement social par les préfectures des personnes sans qu'il les choisissent et ça on n'arrive pas à avancer sur ce sujet je pense qu'il faudrait avancer et puis c'est faire peser sur les propriétaires qui sont pas forcément des gensantis une pression qui va quand même être quelque chose de très très difficile hein puisque suppression de la taxe d'habitation et puis moi je pense que c'était c'était une très mauvaise idée parce que je crois que chacun doit participer à la vie de la cité et la vie de la cité ça passe aussi par là et avoir supprimé cette cet outil des mes alors c'est vrai que c'est compensé mais c'est pas compenser à la hauteur de ce que voudrait les maires à la fois ça les ça les coupe d'une partie de leur population mais aussi ça les rend totalement dépendants des autres collectivité et je pense notamment au département et à la région avec qui ils ont un rapport de proximité euh et aussi de dépendance financière et je pense que ça c'est pas très bon pour l'autonomie des villes la suppression de la taxe d'habitation ça a laissé des traces he ça dat djà quelques années et cetera mais on on sent que ça a laissé vraiment des traces auprès des élus locaux c'est un sujet majeur oui alors effectivement sur la taxe la taxe d'habitation moi je vais pas vous dire le contraire j'ai fait campagne effectivement sur la suppression on va dire de la taxe foncière et de la dotation de compensation de la taxe d'habitation pour créer un impôt résident je pense effectivement et je suis d'accord avec Valérie Boyet il faut qu'il y ait ce lien entre le citoyen et l'élu sur le la décision donc moi en tant que citoyen j'étais très content de la suppression de la taxe d'habitation en tant que parlementaire j'ai soutenu la suppression de cette taxe d'habitation en tant qu'élu local je me dis effectivement qu'il fa valoir peut-être réinventer quelque chose et ça ne peut pas être du rafistolage par une dotation une compensation parce que c'est là où on perd parce que contrairement à ce que vous dites malgré tout ça a été quand même compensé à l'euro près avec une dynamique malgré tout les départements en ont profité puisqu'il y a une dynamique avec une dose sur la sur la TVA qui est qui est dynamique mais globalement il faut effectivement retrouver de l'autonomie et l'autonomie passe par un impôt direct entre le citoyen et la collectivité locale allez tout de suite on va on retourne salle des conférences on va retrouver Quentin calma qui se trouve avec le doyen du Sénat que nous avons écouté tout à l'heure le sénateur Union centriste du pcalis c'est Jean-Marie vanon lurenberg qui est à votre micro bonjour Jean-Marie van lorenberg et on le dit à l'heure actuelle à l'heure où l' se parle vous êtes le président du Sénat c'est une fonction qui vous é choix au titre de effectivement du fait que vous êtes le doyen d'âge alors que le dépouillement est toujours jour en cours dans la salle des conférences un mot sur ce que vous vous avez ressenti alors c'est la deuxième fois que vous vous occupez ce poste vous avez pu prononcer un discours ça vous donne quoi comme sentiment d'ouvrir la session parlementaire 2023 bah c'est toujours un honneur hein bien sûr que de le faire même si c'est au titre du doyen d'âge ça reste un moment important dans une vie que de pouvoir le faire et surtout que j'accueillais ma fille et pour la première fois effectivement le père et la fille vont siéger en même temps et dans le même groupe au Sénat et de deux départements je précise différents oui elle est élu dans les hautes scènes effectivement c'est une première sous la 5e puisqueeffectivement votre fille madame Floren va exactement également rentrer au Sénat au groupe Union centriste elle est élu sur la liste d'Hervé Marseille vous avez un message aux jeunes générations cell qui arrivent notamment avec le bureau d'âge on a vu ces six plus jeunes sénateurs qui sont parfois sous la barre des 30 ans quel est votre message vous sur et bien l'avenir de la politique et l'avenir de institutions écoutez je pense moi que l'avenir il repose effectivement sur eux sur leurs valeurs je pense que s'ils sont là c'est qu'ils croient à la République qu'il croi à la démocratie ce sont mes valeurs moi je suis fier de les transmettre à ma fille je suis fier de les transmettre à tous ceux qui m'entourent avoir autour de moi des jeunes mères des jeunes élus qui se sont ont fait leur leur tour ont pris leur tour bien sûr parce qu'il faut de la persévérance je crois que ce que je leur dirais il suffit pas d'être élu une fois il faut être réélu et je pense qu'il faut aussi aider les autres à conquérir les territoires parce que aujourd'hui les territoires sont menacés il y a une menace populiste il y a une menace extrémiste et moi je veux lutter contre ça je pense que c'est là je l'ai dit tout à l'heure dans mon discours ce sont les élus locaux que nous représentons qui sont l'armée de la République du côté quotidien ils sont en première ligne et donc c'est eux qu'il faut effectivement privilégier dans nos interventions dans nos dans nos lois dans nos je dirais nos règlements d'une façon générale il faut tenir compte parce qu'ils se sentent aujourd'hui et c'est la leçon de cette élection ils se sentent un peu délaissé il nous reste une minute d'interview si vous le voulez bien on va aller voir votre fille puisque vous le disiez madame Floren bonjour vous faites votre entrée ici à la Chambre haute du Parlement et c'est une première que VI de rappeler votre père jean-mar vanber c'est que c'est la première fois sous la 5è que un père et sa fille vont siéger dans la même chambre du Parlement qu'est-ce que ça vous évoque vous voilà ce cette information bah écoutez c'est c'est assez émouvant aujourd'hui et puis pour moi c'est un retour dans une assemblée que j'affectionne particulièrement j'ai travaillé quelques années et et bon on siège pas dans les mêmes commissions je je sais et on n'est pas dans les mêmes appartement mais en tout cas on est tous les deux engagés pour notre territoire et alors on voyit l'expérience de Jean-Marie vanberg qu'est-ce que vous avec vos yeux de nouvelles sénatrices vous voulez apporter à l'institution du Sénat bah écoutez dans mon département je trouve que il y a une chose à souligner c'est que trois femmes arrivent trois sénatrices arrivent sur les SEP dans les hautes scènes sur les SEP sénateurs donc je trouve que bah une côté féminin la parité qui s'exprime et puis défendre de toute façon la décentralisation quel que soit le département je pense que c'est ça notre engagement quel que soit notre département en tout cas tous les deux et bien merci merci pour cette interview croisée et peut-être aussi une première pour tous les deux d'être réunis pour une interview sur l'antainne de Public Sénat s merci merci merci beaucoup Quentin d'ailleurs Jean-Marie van lurenberg l'avait dit dès le début de son discours il a jamais été autant médiatisé depuis qu'il a 4 4 ans et depuis qu'il rentre il rerentre au Sénat en même temps que sa fille Isabelle Floren donc qui est nouvellement élu sénatrice des hautes scènes je voudrais vous faire réagir à quelque chose qu'a dit Jean-Marie van larenberg tout à l'heure dans son discours il a dit à l'Assemblée on tue avec le poignard au Sénat on empoisonne avec le sourire ça vous fait sourire ou pas Xavi yacovelli c'est ces propos non mais ça veut dire qu'il peut y avoir des clivages aussi forts à au Sénat qu' l'assemblée même si ça peut être plus feutré oui on a on a des clivages forcément sinon on serait tous dans la mêmeque rest une assemblée politique qui est représentative aussi de de la diversité des opinions politiques de notre pays donc oui il y a des diversgences mais on on est plutôt raisonnable et on arrive TR quand même dans C'est un peu dans laadn du Sénat de trouver des compromis et on arrive globalement à à trouver des compromis sur un certain nombre de textes en tout cas on essaie de faire avancer les textes et de bien écrire la loi on a l'habitude de dire qu'on corrige les excentricités de l'Assemblée nationale mais c'est un peu ça vraiment quand vos collègues de l'Assemblée je pense qu'il y a beaucoup il y a beaucoup de postures et et peu de de travail de fond et c'est ce que moi j'ai trouvé dans au Sénat quand je suis arrivé il il y a 6 ans il y a ce travail vraiment de on écrit correctement la loi on essaie de qu'elle ne soit pas bavarde et d'ailleurs on voit 80 % des amendements qui sont présentés au Sénat se retrouvent dans la loi Infiné après les CMP ou après une deuxième lecture donc on voit qu'il y a un vrai travail de fond du Sénat chantrelle oui bah déjà le fait de quand on a deux chambres l'intérêt c'est qu'elle soit pas identique faut qu'elle soit différente sinon il y a peu d'intérêt d'en avoir deux donc c'est le cas effectivement et ça n'empêche pas en tout cas d'avoir et j'en ai avec avec mes collègues des oppositions très fortes sur le fond on peut on peut se respecter humainement et avoir des oppositions frontales sur le fond et on en a aussi même si on arrive quand on parle de toute façon de on en a parlé tout à l'heure sur les élus locaux comme vous voez il peut y avoir aussi des choses qui dépassent l'équlibrage politique effectivement parce que là c'est des choses très concrète qui concerne justement les les élus locaux mais sur d'autres sujets par exemple celui qui a été évoqué sur l'immigration PE sera dur il sera dur il sera front comme il l'a été d'ailleurs sur les retraites où c'était un vraivage gauchoite finalement c'est ce qui manque peut-être aussi à notre pays parce que Emmanuel macronion très dangereuse de faire croire que la gauche et la droite c'était la même chose et de désigner ainsi ce que disait l'extrême droite depuis 30 ans et il disait UMPS il a repris les mot de l'extrême droite ce qui est totalement faux et quelque part il en a fait opposant il avait même dit quand il a été élu vous verrez dans 5 ans il y aura plus aucune raison de voter pour l'extr ça a explosé ils ont fait plus de 40 % donc ça ça c'est ça s'il peut y avoir un vrai clivage gauche droite c'est c'est dans cette chambre justement c'est au Sénat et et je pense que ça il est utile il est nécessaire pour notre pays parce que la passerelle pour l'extrême droite c'est quand on dit que les deux sont les mêmes parce que ça n'est pas vrai d'une part et ça c'est terriblement dangereux parce que vous préparez le terrain potentiellement à une seule opposition qui serait celle de l'extrême droite et ça c'est terrible pour notre pays et il faut briser ça et j'espère que nous reviendrons progressivement lors de la prochaine élection présidentielle puisque Édouard Philippe il y a aucun doute sur le fait qu'il est droite lui en tout cas il s'en est jamais caché ce qui nous permettra peut-être si c'est lui le candidat ce que certains espèrent parce qu'on voit aussi le jeu de chaise musicale parce que perd aussi des gens parce qu'il app famille retrouver ce débat finalement structurel de la vie politique française on peut on peut pas laisser dire aussi que le président a dit que la gauche et la droite c'était la même chose non il a en sorte effectivement depuis 2016 depuis 2017 de réunir de réunirou et de gauche et de droite c'est pas gauche de droite et donc pardonnez-moi je voudra je vous ai pas interrompu en l'occurrence faire en sorte de réunir les bonnes énergies de droite et de gauche ceux qui m'ont envie de travailler pour pour l'intérêt général et pour l'intérêt des Français c'est ce que les Français demandaient et c'est d'ailleurs pour ça qu'ils ont balayé et le Parti socialiste et l'R et que penseer que l'ELR ou le Parti socialiste reviendrait dans un cvage gauche droite comme c'était le cas avant 2017 c'est mon tir au français parce que personne ne veut de ça et effectivement il y a toujours il y a toujours cet axe central avec des gens ISS de la droite des gens issus de la gauche avec peut-être d'autres passerelles avec le Parti socialiste ou avec lesr pourquoi pas mais revenir sur un cage qui existit avant 2016 existejoursoteot làdus un petit souvenir de campagne é moi je me souviens et ce serait intéressant que vous sortiez les archives de voir Monsieur Ferrand à l'époque qui sortait d'être président de de l'Assemblée nationale et Madame Chiapa en train de dire à Jean-Luc Mélenchon votez pour nous parce que nous partageons les mêmes valeur plus plus personne franchement c'est qu même incroable on va rejoindre Quentin qui se trouve salle des conférences parce que Quentin le dépouillement vient de se terminer exactement le dépouillement est TER terminé effectivement vous voyez toutes les opérations de comptes des enveloppes de décomptees aussi des votes sont terminés les assesseurs qui viennent effectivement de noter sur des fiches le nombre de voix pour chacun des quatre candidats il y a plus maintenant qu'à proclamer ses résultats ça va se jouer dans l'hémicycle mais voilà ils sont en train de libérer la partie de la salle des conférences qui était voilà qui était occupée par le bureau de dépouillement de l'élection du président du Sénat avec ces six administrateurs du Sénat ces six sénateurs les plus jeunes du Sénat qui ont terminé de compter les 348 enveloppes et on va pouvoir avoir la proclamation dans les prochaines minutes al dans l'enceinte de l'émicycle TH et vous l'avez dit ça va se passer donc dans l'hémicycle et dans l'hémicycle on va rejoindre tout de suite Mathias qui se trouve dans la tribune de presse vous avez une vision panoramique de ce qui se passe derrière Mathias qu'est-ce qui va se passer chez chez vous dans un instant et ben écoutez l'hémicycle est en train de se remplir à nouveau ça y est les sénateurs sont de retour Gérard Larcher va prendre place à son siège comme les trois autres candidats vous voyez ça y est le le bureau d'âge est également de retour et va s'installer au plateau au place qu'ils occupaient tout à l'heure les résultats vont être apportés par un huissier ils seront donc proclamés par le président d' Jean-Marie van lurenberg qui était tout à l'heure à votre micro et on va ensuite donc passer au discours du président élu si d'aventure un candidat obtenait la majorité absolue dès le premier tour dans le cas contraire il y aurait un second tour qui devrait s'organiser mais si un candidat obtient une majorité absolue il prendra donc la parole ici à la tribune Tam merci merci beaucoup Mathias oui bon il y a pas énormément de suspense Emmanuel Capu bon on ce qu'on va regarder c'est est-ce que Gérard Larché a fait mieux qu'il a quelques années qui a 3 ans la dernière fois il Ava fait 231 voix ce qui était mieux que la fois précédente en 2017 attendis qu'on entend que ça sonne et pu un mot oui il y a pas un énorme suspense ce qu'on va voir c'est jusqu'ù va la majorité sénatoriale au sens large c'est-à-dire en plus du groupe LR en plus du groupe Union centriste combien il y a de voix supplémentaires pour voir jusqu'à jusqu'où vont les les limites la périphérie de la majorité sénatoriale c'est ça l'intérêt en fait c'est ça parce que vous avez compris qu'au-delà du groupe l et du groupe Union centristeard Larché est apprécié y compris par les groupes minoritaires allez pu on va tout de suite rejoindre et bien l'hémicycle du Sénat où se trouve donc és deette sé qui ouvre cette session parlementaire après ce Sénat qui a été renouvelé le 24 septembre dernier on va écouter Jean-Marie vanlerenberg qui va qui s'est installé au niveau du plateau mais on va on va on va l'écouter bientôt proclamer les résultats je vous rappelle les candidats qu'il y avait au PL Cécile cuckerman pour le groupe communiste Guillaume Gontard pour le groupe écologiste Patrick canner pour le groupe socialiste et donc Gérard Larcher candidat de la majorité de la droite du Centre he pas de candidat du côté de renaissance voilà on devrait donc avoir les résultats d'un instant à l'autre maintenant tandis que vous le voyez l'hémicycle est presque comble et que Jean-Marie van lerenberg attend que les sénateurs s'installent tous à leur place voilà dans cet hémicycle et tandis que l'on voit également le ministre de relations avec le Parlement Franck Riester qui s'installe au banc des ministres voilà donc la dernière fois Gérard Larcher avait été réélu pour la 4e fois avec 231 voix alors on va voir s'il va faire mieux ou peut-être moins bien ça sera peut-être cela qui pourra permettre de donner la température et la taille de la majorité sénatoriale sur ce nouveau scrutin de 2023 ettandis que l'on voit voilà Gérard alarché le président du Sénat sortant qui est donc à sa place de sénateur des Yveline sur dans son fauteuil de sénateur on va entendre dans un instant je vous le disais le doyen d'â bien regagner vos places la séance est reprise voici le résultat du scrutin pour l'élection du président du Sénat nombre de votants 348 bulletin blanc 22 bulletin nul 6 suffrage exprimé 320 majorité absolue 161 ont obtenu monsieur Gérard Larcher 20 218 [Applaudissements] voix ce n'est pas un votre par un vote par acclamation donc je vais vous donner quand même les scores des autres candidats Monsieur Patrick canner a obtenu 64 [Applaudissements] voix madame Cécile k kierman 20 [Applaudissements] voix et monsieur Guillaume Gontard 18 [Applaudissements] voix donc Monsieur Gérard Larcher ayant obtenu la majorité absolue des suffrages exprimé au premier tour de scrutin je le proclame élu président du Sénat et conformément à l'article 1er du règlement je l'invite à prendre place au fauteuil de la présidence que je lui cède bien volontiers et je remercie les secrétaire d'âge pour leur participation aux opérations de vote monsieur le président Monsieur le Doyen monsieur le ministre mes chers collègues secrétaire du bureau chers collègues président de groupe mes chers collègues merci tout d'abord Monsieur le Doyen cher Jean-Marie vanenberg pour vos propos et la réflexion que vous nous avez fait partager sur la démocratie sur le par sur la dimension sociétale et sociale de notre action et pour la métaphore maritime qui indiqué le bon port je souhaite remercier les secrétaires du bureau d'âge fonction éphémère que j'ai connu c'était il y a quelques années c'est un moment un peu particulier je voudrais souhaiter la bienvenue à nos nouveaux collègues ils deviennent les héritiers et les porteurs du bicamérisme du Conseil des Anciens de 1795 au Sénat d'aujourd'hui près de 230 années où notre pays n'a connu que trois périodes sans deux assemblées parlementaires la convention avant octobre 1795 mais il y eu la terreur et la nécessité du Conseil des Anciens la deuxè République en 1848 mais qui après des début rempli d'espérance et de liberté c'est'est terminé par un coup d'État le 2 décembre 1852 et une période particulièrement noire l'État français où le Parlement et la République avait disparu mes chers collègues le bicamérisme est indispensable à notre démocratie parlementaire je veux avoir une pensée de gratitude pour celles et ceux qui ne siègent plus parmi nous aujourd'hui ils ont apporté au Sénat et au pays et vous avez eu Monsieur le Doyen une pensée particulière pour eux permettez-moi de remercier très sincèrement celles et ceux qui m'ont témoigné leur confiance je m'engage à présider notre assemblée avec la légitimité que me donne la majorité mais aussi dans le respect de vos diverses sensibilités je vous propose de n'avoir pour boussol que l'intérêt de notre pays est de poursuivre la construction du Sénat de demain je voudrais saluer sincèrement Patrick canner c'est queman et Guillaume Gontard les présidents de groupe qui ont été candidats ils ont témoigné de la pluralité de notre assemblée je veux leur dire que je seraiis comme hier très attentif au respect des groupes minoritaires et d'opposition comme d'ailleurs attentif à chaque groupe politique et à chaque sénateur où qu'il siège oui il existe une manière particulière au Sénat d'exercer la fonction parlementaire être sénatrice être sénateur c'est faire vivre la démocratie être au service de la République et des citoyens quand 62 % des Français jugent que le Sénat joue un rôle important dans la vie politique française on mesure le chemin parcouru depuis 9 années nous incarnons plus que jamais ce pôle de stabilité ce point d'équilibre que vous avez souvent entendu évoquer oui je pense que le Sénat est plus que jamais au cœur de notre vie démocratique être sénatrice être sénateur c'est être autonome libre et indépendant c'est aussi se respecter les uns les autres c'est donner à nos compatriotes le visage d'une assemblée où on débat où on propose ou parfois on s'oppose mais jamais dans le mépris l'invective ou la violence mes chers collègues il y a me semble-t-il une façon sénatoriale de faire de la politique avec sérieux calme détermination c'est la bonne méthode pour recoudre un pays fracturé sans craindre de dire la vérité même si elle dérange en ne reculant jamais devant l'obstacle fort de ces principes il nous faut imaginer et construire ensemble le Sénat de demain pour mieux répondre aux attentes de nos concitoyens et des territoires pour retrouver la confiance notre pays qui souffre doute au fond qui n'a plus confiance a besoin d'une assemblée attentive j'ose le dire une assemblée presque affective vis-à-vis de nos compatriotes ces dernières années j'ai sillonné le pays j'ai rencontré de nombreux élus locaux et nombre d'acteurs économiques et sociaux vous le sentez bien nous traversons une crise profonde aggravation des fractures territoriales monté de l'abstention et des votes contestataires dégradation de services public et de la présence médical envoler de la dette publique et des déficits monter des violences et des émutes urbaines inquiétude au quotidien face à l'inflation une jeunessequ est-elle aussi notamment face au défis climatiques nous l'avons tous ressenti pendant la campagne électoral pour ceux qui étaient candidats que nous venons de vivre il nous faudra rompre avec cette spirale du déclin et le Sénat devra y prendre toute sa part mes chers collègues c'est le sens du projet pour les TR années à venir que j'ai fait parvenir à chacune et à chacun d'entre vous le Sénat de la République aujourd'hui et demain d'abord notre mission constitutionnelle le président de la République a par deux fois en 2017 et en 2022 annoncé son intention de procéder à une réforme des institutions j'ai souhaité à chaque fois que le Sénat soit en anticipation notre groupe de travail transpartisan se réunit depuis novembre 202 de et il fera des propositions d'ici la fin de cette année nous sommes prêts à envisager toute réforme qui serait utile à l'amélioration du fonctionnement de notre démocratie si elle permet de recoudre le pays si elle permet au peuple de retrouver la confiance en ses parlementaires ses gouvernants sa justice mais je le dis je le redis notre Constitution ne se modifie pas en fonction des pulsions du moment [Applaudissements] la loi vous êtes des législateurs elle est le cœur de notre mission ces trois dernières années au travers de notre mission de législateur nous avons défendu ensemble dans la diversité de nos groupes politiques les prérogatives du Parlement face à toutes les tentatives de contour nous avons lutté contre le recours excessif aux ordonnances qui dépossèd le Parlement du débat et du droit d'amendement la loi pour retrouver sa force et son efficacité doit obéir à quelques principes simplicité lisibilité efficacité subsidiarité il nous faut donc moins légiférer pour mieux légiférer et cela nous concerne tous exécutif comme nous tous dans chacune de nos assemblées pour atteindre cet objectif qui me paraît [Applaudissements] essentiel trop de lois ne sont jamais appliqué ou inefficace n devons les évaluer avant et après vote l'annonce d'un projet de loi est trop souvent devenu un outil de communication pour les réseaux sociaux et les médias méfions-nous des lois de pulsion qui produisent cette inflation législative qu'il nous faut combattre notre ion de contrôle elle est essentielle au contrepouvoir que nous incarnons nous avons été fidèles à l'esprit des lois oui le pouvoir doit arrêter le pouvoir c'est ce qu'écrivait Montesquieu et la société a droit de demander compte à tout agent public de son administration c'est l'article 15 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen c'est ce que nous avons fait au cours de ces tro années c'est ce que nous ferons enfin nous portons la voix des territoires convaincu que la gouvernance verticale la suradministration l'hyper concentration du pouvoir sont en partie à l'origine des mots dont souffre notre pays nous devons remettre les maires au cœur de la décision gérer en proximité imposer nouveau souffle de décentralisation mais à décentralisation forte il faut un état territorial fort nos collectivités ont besoin de plus de liberté c'est vrai pour les communes c'est vrai pour les départements c'est vrai pour les régions il nous faudra trouver un juste équilibre entre différenciation et unité de la République le 6 juillet dernier 15 propos pour rendre aux élus le pouvoir d'agir ont été rendu public et adressé au Président de la République et à la première ministre simplification autonomie fiscale et financière statut de l'élu relation entre les services de l'État et les maires logement et bien d'autres points encore c'est donc une main tendue loyalement et concrètement par le Sénat à l'exécutif je souhaite que l'exécutif saisisse cette main [Applaudissements] tendue en ces temps où l'équilibre institutionnel a été profondément modifié du fait de l'absence de majorité à l'Assemblée nationale où le fait majoritaire n'est plus le Sénat a un rôle essentiel dans le fonctionnement nos institution il est parvenu à être le point d'équilibre d'une démocratie à la peine une assemblée qui assume ses différences qui résiste à la désinformation parfois alarmante à la justice expéditive des réseaux sociaux Michel Debray l' anticipé déjà devant le Conseil d'État je le cite c'éit en août 1958 il est facile de comprendre pourquoi il faut à la France une puissante 2e chambre notre régime électoral peut nous empêcher de connaître les majorité cohérente qui assure sans règle détaillé la bonne marche du régime parlementaire c'est donc aujourd'hui pour nous une responsabilité supplémentaire et pour la première fois d'ailleurs réellement depuis 1958 la démocratie représentative mes chers collègues est fragile il faut en prendre soin attention à l'image que nous projetons dans l'opinion faisons la vivre en étant ouvert disponible à l'écoute soyons attentif au pou de la société à l'extérieur du pays n'ai un doute sur le rôle et le rend de la France dans le monde j'ai dans mes déplacements à l'étranger rencontrer nos compatriotes établis hors de France nous devons y être particulièrement attentifs à ces compatriotes et être solidaire je pense aujourd'hui à ce que nous vivons à ce qu'il vivent en Afrique soyons attentifs aux puissances nouvelles qui émerg sur le continent africain et en indopacifique et qui bouleverse des équilibres qui semblaient durablement être installés nous devons faire face à de nouveaux défis crise migratoire crise climatique sur lesqueles nous devons être particulièrement mobilisé vast champ où la démocratie mais surtout la dipl diplomatie parlementaire peut être utile je veux mes chers collègues avoir une pensée toute particulière et solidaire en cette journée du 2 octobre pour l'Arménie et les Arméniens qui ont le sentiment qu'ils sont à nouveau bien seuls et qu'ils sachent que nous sommes à leur côté ensemble nous allons vivre 3 années d'engagement au service des Français au service de la République je crois profondément que le Sénat aura une responsabilité particulière pour mobiliser les forces vives de notre pays et faire vivre la démocratie nous devrons rester l'assemblée du b apaisé une assemblée responsable face au défis qui se présente intransigente à chaque fois que les intérêts de la France l'exigeront c'est comme cela que nous réussirons à rassembler les Français pour retrouver un sentiment commun d'appartenance à la nation oui nous devons retrouver confiance et espérance alors ce que je vous propose c'est de participer ensemble à cette ambition collective N avons une responsabilité particulière pour les 3 années qui viennent une responsabilité que nous devrons assumer dans la diversité de ce que nous sommes de ce que nous représentons que nous soyons en métropole dans nos outresmers quelque part nous incarnons une France qui connaît chers doyen son cap qui doit tenir son cap le cap c'est l'intérêt de la France pour que vive le Sénat vive la république et vive la France [Applaudissements] merci encore mes chers collègues je vous propose de confirmer par consensus c'est aussi un élément de notre culture le calendrier de la suite du renouvellement des instances du Sénat tel qu'Il vous a été communiqué y a-t-il des oppositions je n'en vois point il en est ainsi décidé j'attire votre attention sur l'importance de votre présence et de votre ponctualité pour la réalisation de la photographie officielle du Sénat dans l'hémicycle le jeudi 5 octobre si vous n'êtes pas là il y a pas de réinjection de photos et pendant 3 ans on ne voit pas vos visages partout ce serait malheureux donc je souhaite vraiment que vous soyez là je rappelle le 5 octobre à 14h30 l'ordre du jour des prochaine semaine sera fixé par la Conférence des présidents qui se réunira jeudi prochain à 18h pas de motion particulière je vous remercie la séance est levée ouais làhaut voilà donc Gérard Larcher donc réélu président du Sénat avec 218 voix qui a été acclamé par l'ensemble de l'hémicycle et on va tout de suite rejoindre Mathias Arz dans la tribune une de presse du Sénat pour revenir et bien sur ce discours de Gérard Larcher qui s'est exprimé une petite vingtaine de minutes voilà c'est un Gérard Larcher qui a bien vite retrouvé ses habitudes qui vient de quitter l'hémicycle alors avec 218 voix c'est un Gérard Larché réélu pour la 5e fois qui a pris la parole debout sur depuis son siège du plateau le président reconduit à pendant donc une vingtaine de minutes à déroul sur le programme de son mandat pour les trois prochaines années un mandat sous le signe du contrepouvoir un mot qu'il n'a toutefois pas prononcé mais qu'il a induit à travers quelques phrases quelques sailis à l'encontre du de l'exécutif un un sénat qui ne doit pas céder à l'inflation législative il l'a prononcé il faudrait légiférer moins mais légiférer mieux un sénat symbole de stabilité et qui aura donc un rôle central dans les années à venir archie qui entend à l'oré de son 5e mandat créé il a répété deux fois le Sénat de demain merci merci beaucoup Mathias tandis que l'on voit Gérard Larcher voilà qui s'avance là dans la salle des conférences du Sénat saluer félicité par les galeries des bustes pardon félicité par les uns et les autres voilà le nouveau président du Sénat Gerard l'archer élu avec 218 voix Valérie Boyer votre réaction voilà à la réélection de Gérard Larché bon ce n'était pas une surprise c'était prévu d'avance 218 voix c'est un petit peu moins toutefois qu'il y a qu'il y a 3 ans mais le président du Sénat que l'on a vu être acclamé par l'ensemble de l'hémicycle cet après-midi bah c'est une personnalité incroyable de la vie politique française Gérard Larcher son son parcours le fait qu'il soit apprécié de l'ensemble des groupes qu'il arrive à travailler et à parler avec tout le monde parce que c'est à la fois quelqu'un qui est fidèle à sa famille politique et qui est apprécié par tous euh et qui en plus incarne le Sénat et a un petit peu sauveré le Sénat de de ceux qui voulaient le détruire et en rappelant quand même comme il l'a fait dans son discours à la fois la place et le rôle du Sénat dans la vie démocratique française donc c'est c'est éminemment important je rappelle que c'est quand même le deuxième personnage de l'État et que c'est une grande satisfaction je crois pour en tout cas pour moi-même pour l'ensemble des sénateurs de son groupe et même pour l'ensemble des sénateurs enfin je veux pas parler à la place de mes collègues mais d'avoir un président qui a cette envergure ce sens de l'État ce sens de de de la démocratie et du dialogue je crois que c'est vraiment un modèle pour la vie politique française et qu'il marquera non seulement l'histoire du Sénat mais l'histoire de la vie politique française euh Yan Chantrel Gérard Larcher qui a insisté he lors de ce discours sur l'importance que l'assemblée que le Sénat reste l'assemblée du débat apaisé il a également dit qu'il fallait absolument prendre soin de la démocratie représentative c'est un discours dans lequel vous vous retrouvez aujourd'hui alors qu'effectivement euh et bien la démocratie représentative n'est pas n'est pas toujours félicitée par les Français oui tout à fait bah après déjà le féliciter le le président de l'arché de manière républicaine bien évidemment puisqu'il est le président de de de notre institution qui se doit de défendre aussi nos prérogatives et des fois on est un peu mal mené hein par le gouvernement on l'a vu lors de la réforme des retraites notamment donc je pense que il se doit aussi d'être le garant de nos pouvoirs c'est important le Parlement en France dans un pouvoir qui est à mes yeux beaucoup trop présidentiel mais ça ça sera un autre débat parce que nous on veut plutôt modifier changer les institutions et quand j'écoute j'ai l'impression que ça ça ça va devenir peut-être le futur candidat de la droite quand on voit ce qui se passe là à moins que à moins qu'il ne devienne peut-être le premier ministre du d'Emmanuel Macron lui-même ce qu'on ce qu'on entend aussi dans les couloirs ce qu'on entend aussi dans les couloirs du Sénat je j'en sais rien mais je sais que c'est c'est dire quand même l'importance centrale de Gérard Larcher parce que ces rumeurs existaient déjà il y a plusieurs années donc maintenant c'est aussi crédible que si Olivier fort était premier ministre de Jean-Luc Mélenchon qui lui-même serait président donc Ctait je pense je pense que comp raison n'est pas raison chers collègu mais que non mais le fait que le nom de Gérard Larcher revienne régulièrement euh et que ce soit une personnalité centrale de la vie politique française je c'est ça tient à la façon dont il a de de gérer le Sénat ça tient à la façon dont il entretient des relations avec l'ensemble des hommes et des femmes politiques de ce pays et puis aussi à son enracinement qui est très fort donc oui je pense que c'est un personnage très important et et encore une fois je renouvelle toutes mes félicitations et et toute ma joie de et bien de siéger comme sénateur avec lui comme président et dans notre famille politique c'est la revanche de de l'Ancien Monde Gérard Larcher he qui qui perdure réélu depuis 2008 avec cette encrage territoriale avec cette façon de faire de la de la politique vous vous vous reconnaissez aussi làdedans dans ce parcours sa viier yovelli c'est un ce n'est pas forcément euh alors vous savez moi j'ai commencé ma carrière politique dans l'ancien monde donc je ne suis pas un enfant de 2017 plutôt un enfant de de 2002 et un grand brûlet d'ailleurs de du 21 avril 2002 donc oui je me reconnais dans dans dans ce parcours et et et c'est tout à son honneur enfin je veux dire ça a été un élu local maire d'une grande ville et d'une belle ville qui est rambouillé euh moi je vois Gérard Larcher aussi un président qui respecte l'ensemble des des groupes politiques et l'ensemble des minorités et ça je pense que c'est important euh comme l'a dit mon collègue quand on est président des secrets pour durer aussi he est président depuis quand on est quand on est maire quand on est maire par exemple on est maire de tous les citoyens quel que soit leur appartenance politique et quel que soit leur choix au moment des élections et ben quand on est président du Sénat on est président effectivement de tous les sénateur et je pense que c'est ce qui fait aussi sa force et après c'est l'ancien monde mais c'est un peu aussi le Sénat qui est comme ça ce que je voulais vous dire c'est que c'est Debré qui disait que quand il disait à de Gaul quand il a écrit la Constitution on pourra va perdre toutes les élections sauf le Sénat et c'est un peu un peu le cas la seule fois où il y a où le Sénat est passé à gauche il rest 2014 donc voyez donc je pense que effectivement le Sénat le mode d'élection fait que il y a une part importante des des zones rurales qui dans dans dans notre dans notre assemblée et donc plutôt conservatrice et c'est pour ça que que on reste sur cette identité politique mais globalement je pense que c'est aussi une quelle que soit l'étiquette politique de l'Assemblée nationale le Sénat reste un contrepouvoir parce que ça on on est libre on n pas lié directement au président de la République on peut être en fidélité comme je le suis mais on n'est pas lié électoralement au président de la République et je pense que ça c'est important d'avoir cette liberté Emmanuel Capu d'ailleurs jérard Larchet a dit que vous étiez autonome libre indépendant les indépendants c'est le nom de votre groupe vous vous êtes sorti très à l'aise avec cette définition j'ai même j'ai même eu l'impression qu'il regardait le président maluray quand il a prononcé ses termes donc oui je me reconnais tout à fait dans ces termes je félicite d'ailleurs le président Larcher pour lequel j'ai voté comme je pense la totalité des membres de mon groupe même si le le scrutin est est secret mais je pense que c'est ce qui s'est passé moi le le le le le le Sénat aussi a voté pour lui mais ce n'était pas un secret non plus le Sénat incarne la stabilité sec et Gérard larch incarne le Sénat donc il y a une c'est tout à fait logique qu'on ait cette stabilité à la présidence du Sénat et qui aussi la reconnaissance du du fait que je crois que c'est un président qui a été quand même à la hauteur au moment où on a eu on a traversé quand même un paquet ou le covid les retraites euh la crise les crises internationales et à chaque fois je pense le président Larcher a été vraiment au rendez-vous il a pris de la hauteur la hauteur que que qui est celle du siège qu'il occupe il a essayé de réunir au-delà des clivages partisans et on le voit son score va bien au-delà du socle LR et et et UC mais donc je pense que c'est c'est le fruit de cette de cette personnalité qui incarne les territoires en fait et nous n nous sommes les représentants des territoires ici et tout de suite et bien justement Gérard Larcher le président du Sénat qui vient donc d'être réélu avec 218 voix est au micro de Quentin c'est à VOUS Quentin effctivement 210 VO bonjour Gérard LCH vous êtes élu pour la 5e fois au poste de président du Sénat un mot sur ce que vous avez ressenti sur ce que vous vous êtes dit au moment de la proclamation des résultats beaucoup d'émotions encore une fois parce que recevoir une très large confiance qui dépasse même les clivages des deux groupes de la majorité sénatoriale c'est ça me donne des devoirs des devoirs d'abord de cette confiance reçue mais aussi des devoirs vis-à-vis de l'ensemble des groupes du Sénat et de l'ensemble des sénateurs vous savez je je souhaite vraiment que le Sénat qui a un rôle particulier dans cette période je l'exliquis à mes collègues sénateurs il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale ici il y a une majorité il y a une assemblée qui est en capacité de débattre d'amender de s'opposer de dire oui et je dois dire que cette responsabilité là il faut qu'on l'assume pour le pays en fabriquant mieux la loi en contrôlant le gouvernement et en oubliant jamais que nous procédons de la trape des 500000 élus territoriaux qui sont le ciment de notre pays mais estce que sur le plan personnelle vous vous êtes fait une réflexion en particulier il y a cette longévité 5è fois élu à ce poste qu'est-ce que personnellement vous vous êtes dit que j'avais le même enthousiasme que la première fois le même désir et j'allais dire le même bonheur et que la 5e fois c'est comme la première fois c'est une responsabilité que je reçois par la confiance de mes collègues vous avez parler hein du Sénat point d'équilibre de la République c'est ce que vous aviez dit dès le soir de l'élection sénatoriale du 24 septembre vous l'avez redit dans votre discours c'est quoi c'est ce point d'équilibre de nos institutions et de la République en quoi est-ce que le Sénat est indispensable est-ce que vous diriez que vous avez participé du changement de l'image du Sénat aujourd'hui je crois qu'on a tous participé les 348 sénateurs 347 en dehors de moi ils ont tous participé par cette image de d'assemblée à la fois on va au fond des choses mais en même temps qu'il y a des débats apaisés et qui mesure parfois qu'il faut dire non quand c'est l'intérêt du pays le doyen tout à l'heure emprunté une métaphore maritime voyz je l'ai reprise je crois que nous devons nous donner une boussole et cette boussole c'est l'intérêt du pays vous êtes élu pour la 5è fois au poste de président du S vous avez un message à l'exécutif est-ce que vous adressez aujourd'hui un message en particulier à Emmanuel Macron vous a entendu très vément concerne la décentralisation il faut un nouveau ch nous lui avons fait une proposition j'ai renouvelé cette proposition à le président de la République nous a renvoyé un certain nombre de réflexions je viens de lui répondre et je pense que ce sujet de la décentralisation c'est pas simplement en quelque sorte pour plaire aux élus c'est parce que notre pays en a besoin notre pays ne pourra pas se redresser sans ces territoires ou contre ces territoires c'est pour moi quelque chose de tout à fait essentiel nous avons besoin des territoires certes il n'y a pas que la politique territoriale il y a un ensemble de sujets que j'ai abordé dans mon propos qui soit intérieur qui soi les grands sujets de crise migratoire climatique inflation problème aussi de la politique de santé tout ceci le Sénat souhaite vraiment aider le pays être à l'écoute du pays et il faut que l'exécutif nous entende partage et surtout respecte le Parlement un mot sur l'un des principaux textes qui va arriver cet automne le projet de loi immigration quelle est votre approche puisqu'on sait que c'est le Sénat qui va examiner ce texte en premier est-ce que vous dites à l'exécutif de retirer l'article 3 mais ce texte métion ce texte il est euh devant la commission des lois il a déjà été examiné chacun sait les réserves absolues euh que nous avons sur les articles 3 et 4 euh je le redis et c'est ma position nous avons plus de 430000 chômeurs étrangers à un moment où la question de l'intégration est majeure occupons-nous déjà de reconduire ces étrangers qui résident régulièrement en France vers le travail et nous ferons une bonne œuvre et pour l'économie et pour l'intégration on arrive à la fin de cette interview jardch si vous voulez bien je vais vous poser une question sur la Corse car le chef de l'État a fait des annonces en ce sens jeudi il veut que l'île de Beauté rentre dans la Constitution avec ses spécificités historiques linguistique et culturel jusqu'où la droite sénatoriale est-elle prêt à aller dans et bien cette construction d'un accord avec les alu Corse d'abord je recevrai les deux sénateurs cors très rapidement et je recevrai le président Siméoni la semaine prochaine chef de l'exécutif Corse vous savez on a quelques principes je l'ai dit dans mon discours oui à la différenciation mais dans l'unité de la République allez j'ai une dernière question je si vous le voulez bien on vous a vu en grande conversation avec Mick Jer la semaine dernière à Versailles et des personnes se demandent ce que vous vous disiez avec le rocker à ce momentl à Versailles ça a fait beaucoup de buzz sur les réseaux sociaux est-ce que vous pouvez nous confier ce que vous disiez à ce moment-là en tous les cas nous avons beaucoup évoqué le valde Loire car il a une résidence dans le Val de Loire et je lui expliqué qu'il y avait une partie de l'âme française et que c'était une âme française souvent apaisée ce qui n'empêchait pas d'avoir beaucoup de rythme le long de la Loire voilà ça vous a amusé cà c'était un bon moment et être le voisin de son épouse était un excellent moment aussi voilà très bien et bien merci Monsieur Larcher pour cette réaction au micro de public s merci beaucoup merci merci beaucoup Quentin pour cette C interview de Gérard Larcher voilà juste après sa réélection Gérard Larcher qui a donc été réélu président du Sénat avec 218 voix à l'instant il a été acclamé par l'ensemble de l'hémicycle je suis à présent avec le président du groupe écologiste Guillaume Gontard bonjour vous étiez également candidat au plateau vous avez fait le plein de vos voix 18 le groupe écologiste peut-être votre réaction tout de même à la réélection du président président du Sénat Gérard Larcher céit un peu couru d'avance voilà on va dire qu'il y avait pas une grande surprise mais d'abord mes félicitations républicaines à Gérard Larcher pour ce 5e mandat quand même c'est c'est vrai que c'est un exploit un exploit de longévité élu depuis 2008 à la comme présidente du Sénat exactement après c'était évidemment normal que les les groupes d'opposition présentent une une candidature et moi j'étais très fier de de représenter de représenter les écologistes pour cette cette élection au Sénat ce que je constate c'est que on progresse alors oui fait 13 voix euh il y a il y a 3 ans 18 voix cette fois cette fois-ci mais ça montre quoi ça montre que les écologistes s'installe on a un groupe qui se conforte et qui se conforte dans la durée au Sénat on n jamais eu un groupe aussi important au Sénat je pense que c'est ça aussi qu'il faut qu'il faut retenir on n' jamais eu autant de parlementaires que ça soit au Sénat ou à l'Assemblée à l'Assemblée nationale euh et donc c'est aussi le miroir de ce qui se passe dans nos territoires euh l'écologie euh bah elle est là ce sont des élus partout euh dans les zones rurales dans les zones urbaines qui sont qui sont qui sont présents et et que nous représentons évidemment au Sénat et parmi les symboles peut-être il y a notamment l'élection de la benjamine du Sénat Mathie d'Olivier qu'on a beaucoup vu cet après-midi hein puisqu'elle elle était à côté de l'urne dans laquelle vous avez tous voté elle est aussi peut-être l'emblème et bien de ce renouvellement des générations et de cette féminisation aussi qui est progressive qui va lentement mais qui arrive celle du Sénat une grande fierté c'est vrai parce que ce groupe je le dis il est renforcé largement renforcé mais aussi largement féminisé puis rajuni aussi avec Mathilde Olivier c'est vrai que élu sénatrices et français de de de l'étranger mais c'est vrai que c'est ce qu'on souhaitait et c'est ce qu'on a voulu aussi dans dans ces dans ces candidature au sénatorial c'est faire en sorte que ce groupe ben évidemment devienne plus fort mais aussi soit plus jeune et plus féminisé bah c'est ce que nous avons réussi et nous accueillons également un nouveau sénateur sur ce plateau bonjour et bienvenue Louison bonjour bonjour vous êtes sénateurs les indépendants de la scène etmarne ancien maire de Melin un mot sur peut-être et bien ce à quoi vous venez d'assister c'est-à-dire l'élection du président du Sénat la réélection de Gérard Larcher dans un moment quand même assez solennel assez codifié et puis et bien un mot sur la réaction de gerérles archer qui qui fait preuve d'une grande longévité à ce poste oui oui oui mais je me retrouve tout à fait dans dans son discours euh il a il a parlé d'un certain nombre de de de sujets qui ont été les sujets de de ma campagne oui on voit bien que les territoires ont ont besoin d'être qu'on leur fasse confiance et que les les maires les élus locaux on ont besoin de soutien et un certain nombre de choses discours assez offensif he sur la question de la décentralisation de oui c'est vrai c'est vrai parce que on narrête pas de parler notre pays est traditionnellement le le plus centralisé du monde possible mais et on narrête pas de parler de décentralisation et chaque fois on en redemande plus parce qu'en fait il se recentralise au fur et à mesure et la la demande des des élus locaux c'est véritablement qu'on en fasse confiance et que il y ait une vraie décentralisation des des pouvoirs dans les collectivités territoriales on va aller tout de suite salle des conférences rejoindre un are indépendant le premier d'entre eux peut-être c'est le président du groupe Claude manur qui est tout au micro de Quentin Calmet Quentin vous êtes donc avec Claude maluret c'est à VOUS bonjour Claude maluret à une réaction tout d'abord à la réélection de Gérard lynchet au plateau ce n'est pas une surprise mais qu'est-ce que ça vous évoque vous cette réélection comm comme vous le dites ça n'est pas du tout du tout une surprise euh et ce qui est encore moins une surprise c'est de voir que de constater que l'élection de relâcher réuni beaucoup plus de souffrage que sa majorité que la majorité sénatoriale c'est-à-dire que sa personne personalité son sens du dialogue de l'écoute avec l'ensemble des sénateurs est salué par cette élection qui est une élection tout à fait confortable le groupe que vous présidez les indépendants républiqu et territoire le groupe de la droite Macron compatible ainsi que le groupe RDPI le groupe Renaissance au Sénat n'ont pas présenté de candidat face à Gérard larch pourquoi quand les choses marchent bien il y a pas de raison de les réparer et par conséquentérard larch est un très bon Président du Sénat est il est dans l'opposition au gouvernement mais dans une opposition constructive on le voit encore plus depuis que l'Assemblée nationale est dans une situation de blocage aujourd'hui le Sénat est une opposition raisonnée qui dialogue avec le gouvernement c'est d'ailleurs ce que Gérard arché a dit dans son discours et dans ces conditions pourquoi lui opposer qui que ce soit alors d'ici demain on devrait connaître la composition exacte des groupes politique on aura le nombre de chaque groupe politique combien de sénateurs par siège est-ce que vous êtes en mesure de donner votre nom de sénateurs vous nous sommes un peu moins de 20 sénateurs mais comme tout peut changer jusqu'au dernier moment je j'ai pas le chiffre exact mais on est passé de 14 sénateurs à quelque chose entre 18 et 20 est-ce que ça dit quelque chose de ce qui se joue au Sénat un sénat plus au centre avec 10 allaires en moins par exemple au groupe les républicains ça ça dit quelque chose même très lentement même à la marge de ce qui se joue au Sénat euh je suis pas sûr qu'on puisse parler de euh de façon géographique comme vous le faites moi pour moi c'est un succès des indépendants et d'horizon puisque beaucoup des sénateurs qui ont qui qui rejointent notre groupe aujourd'hui sont des sénateur horizon ça témoigne de l'implantation d'horizon dans les communes puisque c'est une implantation territoriale qui fait qui qui qui vote pour les sénateurs ce sont des des des élus des territoires et c'est pour moi le succès comme à l'Assemblée nationale il y a un an de l'implantation de d'horizon dans les territoires et dans les communes etdard Philippe aussi vous le dites B quand je dis horizon je dis édard Philippe bien entendu très bien et bien merci merci Claude maluret pour cette réaction au micro de public on suivra bien sûr les dernier résultat sur la composition des groupes politiques demain puisqu'ils son ils seront rendus officiel à ce moment-là Tam si merci beaucoup Quentin pour cette nouvelle réaction celle du président du groupe Les Indépendants Claude maluret tantis que j'ai le plaisir d'accueillir sur ce plateau Dominique estr Sasson bonjour bonjour sénatrice les républicains des Alpes Maritimes on peut toujours dire vice-présidente du groupe les républicains depuis la semaine dernière j'ai de nouveau une autre collègue qui a pris la suite des 6 ans que j'ai occupé en ma qualité de vice-présidente du groupe les républicains Dominique estros Sasson votre réaction à la réélection de Gérard Larché ce n'était pas une surprise mais tout de même on l'a entendu là Gérard Larcher qui a adressé à nouveau ce message au au sénateurs sur la défense notamment de la démocratie représentative et on l'a vu acclamer par sur l'ensemble des bancs du Sénat cet après-midi oui je tiens bien sûr à à saluer la réélection de Gérard Larcher par un très beau score on voit combien la personnalité de Gérard lcher rassemble largement au-delà de la famille de la droite et du centre8 voix hein parce que je crois que Gérard arché incarne parfaitement notre institution et il défend parfaitement le bicamérisme il y a d'ailleurs fait référence dans le cadre de son discours et puis c'est un fin connaisseur de nos territoires dans leur diversité en prenant en compte leurs spécificités et je crois que ça aujourd'hui dans un contexte dans un monde politique et dans une société qui est extrêmement fracturé territorialement économiquement socialement c'est particulièrement appréciable et ça continue à faire du Sénat au travers de geréralarché un pôle de stabilité institutionnelle quels sont pour vous les les nouveaux défis de ce nouveau Sénat alors qu'on est et bien avec un renouvellement du Sénat et toujours avec B cette relation avec l'Assemblée nationale où le gouvernement a donc perdu sa majorité absolue à quoi le Sénat va devoir prêter attention sur cette nouvelle mandature je ti de le dire rester véritablement un pôle de stabilité institutionnelle face à ce qui se passe aujourd'hui à l'Assemblée nationale non seulement avec une majorité relative mais aussi malheureusement avec une un certain nombre de députés qui donc vcifè plus qu'il ne travaille et quand on voit les travaux de la façon dont il se déroulent au Sénat avec beaucoup de sérieux dans l'apaisement dans le respect les uns des autres en affirmant également nos convictions je pense que c'est véritablement une image une plusvalue qu'apporte le Sénat à notre démocratie et puis le deuxème c'est d'être un contre-pouvoir mais un contre-pouvoir exigeant un contre-pouvoir qui fait en sorte que bien évidemment ce qui sort du Sénat puisse comme l'a dit Gérard Larcher que la main tendue soit effectivement prise par l'exécutif et par la majorité présidentielle parce que effectivement je pense que c'est de comme cela que l'on arrivera à recoudre notre démocratie parlementaire qui est relativement bien abîmée et surtout plus important encore la démocratie de proximité Guillaume Gontard est-ce que vous vous retrouvez dans le message de Gérard alarcher effectivement qui a parlé de contrepouvoir dès le soir de sa réélection vous qui êtes dans dans l'opposition ici au Sénat bah dans dans son message politique non je peux dire que je me'y suis pas totalement totalement retrouvé sur la place du Sénat évidemment je pense que le Sénat comme contrepouvoir le bicamérisme oui on est tous on est tous d'accord après ça c'est voilà c'est c'est la mécanique interne maintenant qu'est-ce qu'on en fait et quelle politique on porte et c'est vrai que j'entendais Gérard Larcher parler de l'autonomie des collectivité de leur laisser plus de de liberté de possibilités pour cela et ben il faut aussi plus de liberté fiscale il faut qu'elle puisse avoir la main sur leur fiscalité c'est qu Mme c'est unjet qui peut faire consensus au Sénat quand même quelque chose sur lequel la majorité sénatoriale s'est attaqué en supprimant la la CVAE la contbition des des entrebrises pour les pour les collectivité on a eu la suppression la la taxe d'habitation de la majorité présidentielle mais je dirais que toute cette lignée et toutes les choses qui sont appliquées dans notre pays ont été validées par la majorité sénatoriale euh donc on le voit bien et on voit bien d'ailleurs qu'il n'y a pas eu d'opposition à Gérard Larcher dans les autres groupes que ça soit RDPI que ça soit le groupe des indépendants il n'y a pas eu de d'opposition il n'a pas eu de candidat ou de candidat face à Gérard Larché donc on voit bien qu'on est dans quelque chose voilà on va dire que le Sénat devient un petit peu le une manière de négocier aussi avec avec le gouvernement et ça devient de plus en plus le cas c'est un peu la la chambre des négociations entre les républicains et puis la majorité présidentielle car il y a une particularité ici Louis Vogel c'est qu'on peut avoir un pied dans la majorité sénatoriale et un pied dans la majorité présidentielle vous en êtes l'exemple c'est le cas de l'ensemble du groupe Les Indépendants exactement et je je pense que ça le Sénat c'est c'est la chambre des territoires et dans les Territoires on essaie de faire avancer les choses gcher un mot très juste et a parl de d'être constructif et nous on est bien obligé quand on gère une collectivité territoriale on est bien obligé d'être constructif on essaie de faire sortir les projets moi j'ai j'ai souvent dit M citoyen un hôpital il a pas de couleur politique on a déjà tellement de mal à le réaliser cet hôpital que on va pas se poser 36000 questions c'est quand même une assemblée politique le Sénat mais bien sûr c'est une assemblée politique mais c'est politique au bon sens du terme c'est-à-dire on est pour faire avancer les choses et c'est pour ça que nous nous sentons très bien au Sénat moi je comme j'ai dit tout à l'heure je me suis reconnu dans ce discours du président du Sénat et j'ai aucune contradiction avec ça je suis comme l'a dit Claude maluret tout à l'heure donc je soutiens tout à fait cette cette cette prise de position je trouve qu'il y a énormément de choses à faire dans ce pays je pense qu'il y a une grande demande de changement et si on veut réaliser le changement il faut qu'on travaille tous ensemble donc avec le et avec le gouvernement donc je me sens très très bien au Sénat au groupe des indépendant et en lien avec la majorité présidentielle et c'est exactement le positionnement d'Édouard Philippe aujourd'hui Dominique Estrosi Sasson alors cette séance qui étit sans surprise c'est aussi le coup d'envoi de la session parlementaire va y avoir des textes importants c'est l'automne budgétaire c'est assez traditionnel il va aussi avoir le projet de loi sur l'immigration on a entendu la voix très claire de Gérard Larcher là-dessus de ce texte qui est déjà passé devant la commission des lois qui va arriver en séance le 6 novembre il dit l'article 3 l'article 4 du projet de loi sur l'immigration c'est non pour pour la droite sénatoriale notamment sur la question de la régularisation des étrangers en situation irrégulière qui occupe un métier en tenstion oui en tout cas pour le groupe les républicains effectivement dans le projet de loi de l'immigration la question de la régularisation des travailleurs sans titre de séjour y compris dans les métiers en tension pour nous n'est pas négociable parce que nous considérons qu'il faut d'abord donner la priorité à un certain nombre de nos compatriotes qui aujourd'hui sont au chômage qui ne trouvent pas directement un emploi peut-être effectivement renforcer leur formation mais aujourd'hui on créerait un véritable appel d'air en régularisant les travailleurs qui donc occupent des métiers tention mais j'entends certains aussi qui disent il faut régulariser tous les travailleurs qui sont donc sans titre de séjour et de façon irrégulière dans notre pays donc nous nous voulons d'abord donner la priorité aux Français et aux Français et donc nous voulons un texte qui mette en avant la fermeté la fermeté face à l'immigration irrégulière et là-dessus effectivement ce n'est pas négociable en tout cas c'est ce qui a déjà été voté par la commission des lois quand le texte devait être soumis à notre assemblée il y a quelques mois de cela ça va être le grand sujet test Guillaume gontar hein l'immigration voir si et bien la majorité présidentielle va s'aligner sur la droite sénatoriale en commençant le texte par ici par le Sénat c'est exactement ce que je disais on voit bien c'est c'est le lieu des négociations entre les républicains et la majorité présidentielle donc le Sénat est devenu et devenu ça donc nous on regarde on observe ce qui se passe je pense qu' on arrivera certainement sur un accord entre entre les deux nous on est évidemment totalement à la fois opposé à à rien que l'essence même de ce de ce texte moi je pense qu'il y a une chose qui est certaine c'est que le droit au travail inconditionnel ça me paraît quelque chose d'indispensable je vois pas comment on peut priver une personne de travailler puisque le privé de travailler c'est le privé de se nourrir de se loger d'exister même donc je pense que ce droit au travail inconditionnel il est évident et que notre politique migratoire telle qu'elle est faite aujourd'hui euh et je dirais alors là si on le regarde d'une manière très pragmatique à la fois coûte de de l'argent est complètement je veux dire complètement absurde dans sa dans sa définition euh donc je pense qu'il faut vite revenir sur cette sur sur cette manière d'appréhender d'appréhender les choses mais c'est sûr que comme on voit comment les choses vont avancer avec ces négociations entre les républicains qui vont vouloir aller de plus en plus loin je dirais dans fermer les frontières se bloquer et se se recroqueeviller on risque d'avoir voilà un texte qui va être très très inquiétant tout de suite on va rejoindre et bien unee des nouvelles sénatrices de votre groupe on l'a beaucoup vu aujourd'hui c'est c'est Mathilde Olivier c'est la benjamine du Sénat c'est aussi donc la benjamine de votre groupe sénatrice écologiste elle est votre micro Quentin bonjour effectivement vous êtes la la benjamine du Sénat un mot sur ce que vous avez ressenti à être comme cela devant l'urne à tenir l'urne pendant cette élection c'était impressionnant comme rôle aujourd'hui euh pas forcément impressionnant en tout cas c'était vraiment l'occasion aussi de rencontrer tous mes collègues beaucoup de message de félicitation aussi de ses de ses collègues donc c'était aussi vraiment l'impression le moment de rencontrer tout le monde d'identifier aussi les visages et puis bien sûr de participer à ce moment important à ce temps important pour le Sénat oui et puis on peut le dire c'était la première séance c'est la première fois que vous étiez tous réunis depuis l'élection des nouveaux sénate et la réélection des anciens le 24 septembre dernier qu'est-ce queon peut dire du decorum aussi là il y avait les 348 sénateurs qui étaient présents qu'est-ce que vous avez ressenti quand cette séance a été ouverte et ben c'est quand même assez impressionnant de voir de voir cette grande salle avec tout tous les sénateurs tous les sénatrices on en on a parlé un petit peu de rajeunissement de féminisation du Sénat on sait qu'il y a encore quelques prod progrès à faire en la matière mais bon on peut se féliciter que la moyenne d'âge déjà soit passée au-delà là de la barre des des 60 ans en dessous pardon oui en dessous de la barre des 60 ans et puis on a eu une petite amélioration il me semble en terme de féminisation de l'Assemblée alors continuons ouais qu'est-ce que vous avez pensé cette fois-ci du discours de Gérard lcher à l'occasion de sa 5e élection au poste de président alors moi j'en ai retenu quelques éléments il a parlé de l'inquiétude des de la jeunesse face au changement climatique alors je pense que il faut pas seulement parler d'inquiétude mais aussi de d'envie de la jeunesse de vraim mobilisation et de vrais avancées dans la en la matière et on sait que le Sénat est une assemblée assez conservatrice aussi sur ces questions climatiques écologique donc c'est important pour nous écologistes de porter notre voix on sait que les écologistes permettent permettent de de de faire adopter un certain nombre d'amendements ces derniers ces dernières ont permis de faire adopter un certain nombre d'amendements ces dernières années donc continueer là-dessus il a eu aussi quelques mots sur les Français et les Français établis hors de France c'est important pour nous notamment et on parlait de de de de de l'Afrique on a un certain nombre de compatriotes mais aussi de de de de personnes habitants localement qui ont par exemple fait leurs études dans les ense dans le l'enseignement français à l'étranger et qui sont actuellement bloqués bloqués pour avoir accès à leur demande de visa voilà et peut-être un dernier point c'est que c'est que il a parlé de la crise migratoire avant de parler de la crise climatique alors ça pour moi je trouve ça un petit peu un petit peu étonnant en tout cas je pense que l'urgence aujourd'hui c'est c'est l'urgence climatique et bien merci merci pour cette réaction à notre micro et on suivra vos premiers pas de sénatrice vous serez très engagé notamment sur les sujets de l'éducation et de la santé donc on verra si vous portez ces sujets pour le groupe écologiste dans les prochains mois prochaines années merci merci merci merci beaucoup Quentin oui voilà Gerard Larcher il a eu un discours il a pu s'adresser un petit peu à tout le monde c'est peut-être aussi l'art de ce type de discours Louis Vogel arrivver à rassembler à pouvoir avoir un mot pour tout le monde la longévité à la présidence du Sénat c'est aussi savoir s'adresser un mot pour les oppositions un mot pour les majorités qu'est-ce que vous en pensez vous qui qui arri moi moi je trouve que le fait de vouloir dégager des accords des compromis et cetera c'est pas une mauvaise chose Heini je suis je pense que l'essence de démocratie c'est qu'on discute tous ensemble par exemple tout à l'heure vous parlez de la loi sur l'immigration édard Philippe a dit que l'immigration pour l'instant c'est l'immigration du fait accompli donc il faut réguler alors après comment on régule quelles sont les mesures je pense que cette loi va dans le bon sens son contenu il faut qu'on le définisse ensemble mais c'est la bonne direction elle plus S avec les les passeurs c'est très bien être rappeler les valeurs de la République c'est très bien rappeler faire que quand on arrive chez nous on apprenne le français c'est très bien enfin il y a plein de choses qui sont très bien et puis après on trouvera il faudra qu'on dégage des accords pour faire avancer les choses on n'est pas là pour pour se contredire les uns les autres et et se bloquer ça oui c'est justement il a insisté sur le fait que le Sénat la chambre tout à l'heure on parlait de stabilité c'est la chambre qui fait qui fait que il y a un endroit où on peut discuter de façon objective et prendre des décisions c'est ça qui manque dans ce pays c'est qu'on narrive plus à prendre de décisions pour régler des problèmes qui qui sont posés et nous sommes là pour ça Dominique est S ne l'a pas employé ce mot de contrepouvoir qu'il avait utilisé d dès qu'il a été réélu comment est-ce que vous vous définissez c'est aujourd'hui le rôle du Sénat c'est voilà c'est l'opposition constructive c'est le contrepouvoir c'est un allié potentiel pour le gouverement opposition d'intérêt général c'est une opposition d'intérêt général en tout cas pour la majorité sindatoriale à laquelle j'appartiens mais je crois aussi ce qu'il faut mettre à à l'active de Gérard Larcher c'est que depuis qu'il en exerce la présidence il a relevé le défi de l'utilité du Sénat on l'a vu dans les mandats précédents à travers ne serait-ce que des commissions d'enquête qui ont véritablement mis sous les feux de l'actualité c'était l'affaire benala c'est l'affaire des cabinets de conseil c'est l'affaire du fond Marianne et tout cela ben c'est sain pour la démocratie et c'est important lorsque on a à côté une Assemblée nationale qui elle est plutôt dans la politique politicienne alors que le Sénat veut être utile à la France utile à l'intérêt général et montrer que le travail qui sort du Sénat est un travail sérieux et bien merci merci beaucoup à tous les trois d'avoir été mes invités sur cette émission avec et bien la principale information bien sûr c'est la réélection de Gérard Larcher réélu avec 218 voix cet après-midi pour un 5e mendat donc à la tête du Sénat merci à tous d'avoir participé à cette émission on se retrouve très vite sur Public Sénat n'hésitez pas à aller sur notre site pour avoir toutes les informations sur l'actualité politique et parlementaire publsenat.f fa à 18h