Bourdin Direct du 22 juin - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 53 %Attaque 17 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:17RelanceRéponse directe
Le coronavirus est-il oublié ? Pas de distanciation sociale ?
- 20:58FerméeRéponse directe
Masque obligatoire dans les transports jusqu'à quand ?
- 21:46OuverteRéponse partielle
Si vous votiez à Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Metz, est-ce que vous voteriez Europe Écologie Les Verts ?
- 23:13OuverteRéponse directe
Que voulait Emmanuel Macron en créant cette convention citoyenne sur le climat ?
- 25:18RelanceRéponse directe
Introduction dans le droit pénal français du crime d'écocide, oui ou non ?
- 26:30RelanceRéponse directe
Introduction dans le droit pénal français du crime d'écocide, oui ou non ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:50PrésentateurChiffre
« On était à 35 000 lors de l'arrêt le 14 mars. »
- 1:55PrésentateurChiffre
« On était à 35 000 lors de l'arrêt le 14 mars. »
- 3:32PrésentateurFait
« 10 enfants de djihadistes français qui étaient retenus dans des camps en Syrie ont été rapatriés en France cette nuit. »
- 4:08PrésentateurChiffre
« En comptant ces 10 enfants, la France a donc ramené 28 enfants de Syrie depuis l'effondrement de l'État islamique en mars 2019. »
- 4:15PrésentateurChiffre
« Selon le collectif Familles Unies qui regroupe des proches de ces enfants, environ 300 enfants de djihadistes français sont retenus dans des camps du nord-est de la Syrie. »
- 6:49PrésentateurFait
« RMC, 8h09, 17 ans après la disparition d'Estelle Mouzin à Guermante, en Seine-et-Marne. »
- 7:06InvitéFait
« Les enquêteurs vont tenter de retrouver le corps de la fillette. »
- 8:21PrésentateurFait
« les 150 citoyens de la Convention climat ont notamment voté pour la création d'un crime d'écocide par référendum qui sanctionnerait les grandes atteintes à l'environnement. »
- 8:46InvitéFait
« Les 110 km heure sur autoroute, l'interdiction de la vente des véhicules très polluants dès 2025, la mise en place d'une taxe sur l'alimentation ultra transformée, »
- 10:00PrésentateurChiffre
« il y a au moins trois régions en France, sans compter les territoires outre-mer, qui sont lourdement touchés avec des R0 qui ont dépassé le 1. »
- 10:20PrésentateurChiffre
« et dans certaines régions à plus de 1,50 et c'est la définition de l'alerte sanitaire. »
- 12:28PrésentateurChiffre
« souvenez-vous, la question d'ailleurs au début de la crise, c'est est-ce que 700 000, ça suffit ? »
- 17:32PrésentateurChiffre
« 300 euros ? Dès le 1er juillet prochain ? »
- 17:40AuditeurChiffre
« Dès le 1er juillet prochain. Dans 10 jours. »
- 17:43PrésentateurChiffre
« 1 million d'agents sont concernés de la fonction médicaux. »
- 17:55AuditeurChiffre
« On est à 300 euros de moins que la moyenne européenne. »
- 21:01InvitéChiffre
« le masque, il va rester obligatoire dans les quatre mois après la fin de l'état d'urgence. »
- 34:29PrésentateurChiffre
« un prêt plancher pour les billets d'avion aussi pour éviter que les compagnies low cost proposent des billets à 15 euros par exemple »
- 34:58PrésentateurFait
« l'Autriche le fait »
- 35:06PrésentateurChiffre
« réduction de la TVA sur les billets de train de 10 à 5,5% »
- 36:09PrésentateurChiffre
« le transport aérien il est tombé à 3% de ce qu'il était l'an dernier »
- 36:13PrésentateurChiffre
« aujourd'hui on a dû remonter à 10% »
- 38:02PrésentateurPromesse
« changement obligatoire des chaudières au fioul à charbon d'ici 10 ans »
- 38:11PrésentateurFait
« interdiction d'être à chauffer »
- 38:39PrésentateurFait
« des mesures d'abord qui proposent des accélérations d'accélérer la rénovation des bâtiments »
- 38:44PrésentateurFait
« d'accélérer sur les voitures électriques »
- 38:55PrésentateurFait
« le président avait dit que si des propositions étaient abouties en particulier comme l'ont fait les citoyens des rédactions des textes rédigés »
- 39:36PrésentateurPromesse
« il y a des mesures qui ont été proposées qui vont être transmises au parlement sans filtre comme l'engagement avait été pris »
Temps de parole
- Présentateur84 %
- Invité4 %
- Invité 24 %
- Auditeur3 %
- Invité 32 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC. Lundi 22 juin, l'info sur RMC. Trois, Céline Calman est là pour les dernières infos. Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Cinéma, nous voilà, une reprise encadrée dès minuit dans certaines salles.
Après trois mois de fermeture, les spectateurs peuvent redécouvrir le plaisir du grand écran et puis la rentrée en principe pour tous les élèves jusqu'au collège aujourd'hui avec des règles sanitaires allégées. Les policiers pris pour cible sur l'esplanade des Invalides à Paris. Cette nuit, fête de la musique gâchée, reportage dans ce journal. Et puis une nouvelle épreuve pour les proches de la petite Estelle Mouzin. Des fouilles vont être menées dans les Ardennes où Michel Fourniret a vécu.
Les enquêteurs vont tenter de retrouver le corps de la fillette. Bienvenue à tous sur RMC. Comme pour la réouverture des coiffeurs, des restaurants, ce fut beaucoup d'émotions hier soir. Pour la première séance, le rideau à minuit s'est levé dans plusieurs cinémas.
Une reprise très attendue après trois mois de fermeture due au Covid-19. Fargo Bédé a pu assister pour RMC à la relance du cinéma Larvore à Rennes.
Après une demi-heure d'attente, plus que quelques mètres séparent Cassandre et ses amis de leur salle de cinéma. Les jeunes femmes ne cachent pas leur excitation. Réouverture des cinémas à minuit, c'est trop cool. J'allais au cinéma deux fois par semaine. Et ouais, ça a été vraiment long. Les repères sont tout de même bousculés. Dans la salle, un fauteuil sépare chaque groupe de spectateurs. Malgré la distance, Bénédicte renoue avec les lieux. La lumière qui va s'éteindre, le son qui va être fort. On va partager quelque chose avec d'autres gens, même si on ne les connaît pas. Deux heures plus tard, Adélaï Descassandre ressentra vie.
Vu que c'était le retour, un petit peu, il y avait un côté assez familial. Trop chouette. Les gens rigolaient vraiment. Franchement, c'était trop bien. J'ai trop aimé.
Et puis voilà, on avait un peu l'impression de faire une bonne action. Une bonne action indispensable pour le cinéma Arvor et son directeur, Eric Gouzanet.
Notre équilibre est à 115 000, 120 000 entrées, ce qui était le cas l'an dernier. Donc là, on a commencé fort l'année. On était à 35 000 lors de l'arrêt le 14 mars. En trois mois d'interruption, on est toujours à 35 000. Le déficit va être assez important.
Il n'y a donc pas de temps à perdre. La prochaine séance ici a lieu cet après-midi à 14 heures. Nous sommes le lundi 22 juin. Il y a comme un air de rentrée des classes. Deux semaines, des grandes vacances. Tous les écoliers et collégiens sont censés reprendre les cours grâce à un allégement du protocole sanitaire. Présence en classe obligatoire. Enfin répondent les élèves qu'Alfred Orange a rencontrés pour RMC.
Privé d'école depuis mi-mars, Ulysse élève en quatrième, l'avoue.
Je n'aurais jamais cru qu'un jour l'école me manquerait. Donc en fait, là, je suis content de retourner à l'école.
Trois mois qu'il est enfermé chez lui. Cette rentrée, c'est d'abord retrouver un cadre de vie. On pourra plus se voir avec les potes. On reprendra notre rythme de vie. À distance, difficile d'échanger correctement avec ses profs. Ulysse viendra donc en cours avec ses questions, notamment en maths.
Qui nous réexplique tout ce qu'on a fait pendant le confinement. Les maths, c'est quand même une matière où il faut avoir un visuel, une leçon et on n'a rien eu.
Voir son fils reprendre le chemin du collège. Et donc, tu as musique. Une libération pour Sophie, la maman, qui a cumulé les fonctions.
Gérer l'école à la maison, c'est-à-dire prendre la casquette de maître ou maîtresse, dame de service, cantinière. Et on sort effectivement de ce tunnel soulagé.
Lors l'année scolaire est primordiale pour Denis Bertrand, directeur de l'école maternelle Darius Miliot à Paris.
Les enfants ont besoin de se dire au revoir, de retrouver les locaux de l'école, leur classe, leur maîtresse, leur maître. Pour eux, c'est important de finir là-dessus avec les copains, les copines. Les écoles fermeront officiellement le 4 juillet prochain. C'est l'une des infos de la matinée.
10 enfants de djihadistes français qui étaient retenus dans des camps en Syrie ont été rapatriés en France cette nuit. Benjamin Smadja, c'est le ministère français des Affaires étrangères qui l'annonce ce matin. Oui, la France a procédé au retour de ces 10 jeunes enfants mineurs. Il s'agit d'orphelins ou de cas humanitaires. Ils étaient retenus dans des camps du nord-est de la Syrie. On ne sait pas comment ils ont quitté la Syrie. On ne connaît pas leur lieu d'arriver en France. Mais le Quai d'Orsay indique que ces enfants ont été remis aux autorités judiciaires françaises, qu'ils font désormais l'objet d'un suivi médical particulier et d'une prise en charge par les services sociaux.
La France remercie l'administration kurde pour sa coopération dans ce nouveau rapatriement. En comptant ces 10 enfants, la France a donc ramené 28 enfants de Syrie depuis l'effondrement de l'État islamique en mars 2019. Selon le collectif Familles Unies qui regroupe des proches de ces enfants, environ 300 enfants de djihadistes français sont retenus dans des camps du nord-est de la Syrie. Benjamin Smadja, autre info de la nuit, ce sont les forces de l'ordre prises pour cibles sur l'esplanade des Invalides à Paris. Des milliers de personnes s'y étaient rassemblées pour la fête de la musique, un rassemblement qui a donc dégénéré. Mahoub Éker-Granier.
Selon les témoins, c'est une simple bagarre qui aurait conduit les policiers à intervenir sur l'esplanade des Invalides.
Mais ce jeune homme reconnaît que la situation a rapidement dégénéré avec les forces de l'ordre. On est venu passer une petite soirée tranquille, normal comme on fait tous les jours. On s'est ajouté des fêtes d'artifice pour fêter la fête. Ils sont commencés à nous encercler et tout ça. Et nous, on n'aimait pas ça. Du coup, on a commencé à les caillasser partout. Bouteilles, tout ce qu'il y avait par la main, on caillassait.
Mais pour David venu lui aussi profiter de cette atmosphère estivale, ce sont uniquement certains jeunes qui ont cherché à en découdre avec les policiers.
Et à chaque fois que des véhicules passaient, ils étaient préportibles. Il y a eu beaucoup de policiers qui se sont fait tirer dessus un coup de feu d'artifice.
Pendant près de deux heures, Kenzo et ses amis se sont eux aussi retrouvés coincés au milieu des jets de projectiles.
Pour moi, c'est allé dans la centaine, centaine de projectiles, bouteilles jetées sur les voitures qui passaient. Et encore, je n'ai pas tout vu. Bouteilles en verre, bouteilles de vin, flash, tout ce qui est jetable en fait et qui peut casser et faire mal. Les forces de l'ordre, oui, ils ont été torqués déjà en appelant des renforts parce que c'était un peu débordé.
Les policiers sont finalement parvenus à ramener le calme vers 4h du matin.
Des règles sanitaires encore très strictes en Guyane, territoire voisin du Brésil, où le bilan vient de dépasser les 50 000 morts. Hier soir, Matignon a prévenu qu'il faudra reconfiner si la situation s'aggrave. Dès aujourd'hui, 17 soignants supplémentaires issus de la réserve sanitaire sont attendus sur place.
Étienne, un habitant de Saint-Laurent-du-Maroni, est inquiet et trouve que les décisions prises ne sont pas les bonnes.
Notre famille nous manque parce que je suis avec ma conjointe. Oui, ça fait un an qu'on n'a pas vu nos proches. Donc, bien sûr, on veut rentrer. Il y a un couvre-feu tous les soirs à 18h. Et après, le week-end du samedi 15h au lundi matin 5h, pareil, couvre-feu. En gros, tu as le droit d'aller te contaminer et contaminer les autres la semaine pour bosser. Et le week-end, pour ton petit plaisir et tes distractions, t'as plus le droit, quoi. On a fait marche arrière, on revient sur le truc, donc on reconfine tout doucement pour peut-être, effectivement, reconfiner pour de bon. Ça dérange tout le monde, mais s'il faut le faire, on le fera, bien sûr. Au moins, il y a de cas, mieux c'est.
Et là, le problème, c'est que c'est exponentiel.
Et ce matin, l'Organisation Mondiale de la Santé fait état d'une progression record du nombre de cas d'infection, principalement en Amérique du Nord et en Amérique du Sud.
RMC, 8h09, 17 ans après la disparition d'Estelle Mouzin à Guermante, en Seine-et-Marne. Des fouilles vont être menées à partir d'aujourd'hui, cela va se passer dans les Ardennes, dans deux anciennes maisons où a vécu Michel Fourniret. Le tueur en série est mis en examen dans cette affaire où le corps de la fillette n'a jamais été retrouvé.
Gladys Laffitte. Les enquêteurs espèrent trouver des ossements en confine, source proche du dossier. Une vingtaine de gendarmes est mobilisé, des spécialistes en identification criminelle, des plongeurs, un archéologue et une dizaine de militaires de l'armée de terre rompus aux recherches d'armes cachées sur les terrains de guerre. Objectif creusé à plusieurs mètres de profondeur avec le plus grand soin. C'est d'abord la maison de la sœur décédée de Michel Fourniret qui va être fouillée à Ville-sur-Lume dans les Ardennes. Les enquêteurs sont convaincus qu'il s'y trouvait dans les jours suivant la disparition.
Deuxième lieu, le château où il a vécu avec son ex-femme Monique Olivier à une dizaine de kilomètres. Deux de ses victimes y avaient été enterrées à trois mètres de profondeur. En mars, Michel Fourniret avait reconnu avoir pris la vie de la fillette sans donner plus de détails quant à l'endroit où se trouve son corps, invoquant sa mémoire défaillante, indiquant tout de même qu'il n'était pas improbable qu'il ait séquestré Estelle Mouzin à Ville-sur-Lume. A retenir également dans l'actualité de ce lundi à 16h à Stein en Seine-Saint-Denis cet après-midi,
le syndicat de police Alliance 93 organise un rassemblement devant une fresque qui fait polémique. Les visages d'Adama Traoré et George Floyd avec un écrit qui dénonce le racisme et les violences policières. C'est précisément cette inscription que dénoncent les fonctionnaires.
Ils demandent qu'elles soient retirées. Un rapport de 600 pages. Désormais entre les mains de la ministre de la Transition écologique et solidaire Elisabeth Borne,
les 150 citoyens de la Convention climat ont notamment voté pour la création d'un crime d'écocide par référendum qui sanctionnerait les grandes atteintes à l'environnement. Le chef de l'État s'exprimera sur ses propositions dans une semaine. Jérémy Trottin.
Emmanuel Macron a promis de reprendre ses mesures sans filtre. C'est à lui maintenant de les mettre en œuvre et non aux Français de s'exprimer une deuxième fois sur le sujet, confie un des modérateurs de la Convention. Les 110 km heure sur autoroute, l'interdiction de la vente des véhicules très polluants dès 2025, la mise en place d'une taxe sur l'alimentation ultra transformée, autant de propositions parfois radicales renvoyées donc vers l'exécutif par les 150 Français tirés au sort.
Ils ont fait de la politique, estime un parlementaire LREM, qui aurait préféré que certaines mesures concrètes passent par la voie du référendum car plus on approche de la fin du quinquennat, plus les oppositions se lèvent. Ce sera très difficile de faire voter les mesures les plus ambitieuses, précise ce même député. La balle est désormais dans le camp d'Emmanuel Macron qui s'exprimera sur ses propositions lundi prochain.
Elisabeth Borne va s'exprimer déjà, tout à l'heure, 8h35, 9h sur RMC et BFM TV. Merci beaucoup Céline. Il est 8h12, le docteur Benjamin Davido est avec nous, médecin infectiologue que nous avons reçu plusieurs fois à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches dans les Hauts-de-Seine. Bonjour docteur. Merci d'être avec nous, je vous sens inquiet. Un peu inquiet, devant les images de tous ces... Il n'y a pas qu'à Paris, partout en France, dans les grandes villes et même les moins grandes, on a dansé, on a chanté les uns contre les autres hier à l'occasion de la fête de la musique.
Écoutez, oui, je suis alerte, on s'était vu la dernière fois et on avait dit que l'objectif du déconfinement c'était de garder un R0 à faire, il y aura un, ce fameux taux de reproduction, c'est-à-dire la contamination d'un malade et du nombre d'individus qu'il va toucher. Et aujourd'hui, il y a au moins trois régions en France, sans compter les territoires outre-mer, qui sont lourdement touchés avec des R0 qui ont dépassé le 1. et dans certaines régions à plus de 1,50 et c'est la définition de l'alerte sanitaire. Donc, il faut s'inquiéter... Normandie, Occitanie.
Absolument, et donc il faut s'inquiéter de cela parce qu'aujourd'hui, la vérité, c'est que le virus continue à circuler et circule librement sur le territoire et qu'il ne faut rien lâcher, qu'il faut des règles très strictes. Je rappelle qu'on est en état d'urgence sanitaire jusqu'au 10 juillet, jusqu'à nouvel ordre, et que donc, il y a des choses qu'on ne peut pas faire, malheureusement. Qu'on ne peut pas faire et qu'on fait, malheureusement. Vous auriez interdit la fête de la musique, vous auriez interdit ces rassemblements ? C'est difficile ? Moi, je ne suis pas dans la politique. Non, mais d'accord, non, non, mais Benjamin David Lowe. Aurait-il fallu, alors ? Aurait-il fallu ?
Moi, je pense que ces rassemblements, si vous voulez... Des manifestations ? Vous avez vu des manifestations la semaine dernière ? Je pense qu'aujourd'hui, il manque des directives. Il y a beaucoup de notions qui sont contradictoires. On voit bien, typiquement, que les cinémas ou le port du masque n'est pas obligatoire, alors que vous allez vous retrouver dans une salle confinée avec plusieurs personnes. La problématique, encore une fois, de ces rassemblements, quels qu'ils soient, y compris à l'extérieur, c'est que vous êtes en contact avec ce qu'on va appeler un deuxième ou un troisième cercle, à l'opposé du premier cercle, qui est votre entourage proche.
C'est-à-dire que c'est extrêmement dur de remonter la source de contamination. Et aujourd'hui, le seul outil qui permettrait massivement de remonter, par exemple, un contact avec 30 000 personnes, c'est le contact tracing GPS. Et ça, c'est quelque chose qui est interdit en France pour des raisons soi-disant liberticides. Et moi, je m'inquiète, en effet, à la veille... Vous dites soi-disant liberticides ? Oui, parce que je ne suis pas persuadé que ce soit liberticides la veille des vacances, quand vous utilisez votre GPS et que vous mettez Waze. Tout à l'heure, j'entendais la limitation à 110 km heure.
Beaucoup de Français utilisent des imitateurs avec un GPS dans leur téléphone lorsqu'ils prennent la voiture. Je trouve qu'il y a une sorte d'hypocrisie. C'est-à-dire qu'on va empêcher certaines personnes d'utiliser des logiciels qui pourront avoir une intelligence artificielle, qui dépassent ce qu'on est capable de faire. Parce qu'il faut rappeler que cette maladie, pourquoi elle se transmet ? C'est parce qu'elle est essentiellement silencieuse et que 7 fois sur 10, les gens sont porteurs asymptomatiques. Je rappelle que lorsqu'il y a un malade dans une enquête, il y a au moins un dépistage de 20 personnes dans l'entourage. Ça montre à quel point le virus, il est silencieux.
Et qu'aujourd'hui, on fait semblant de se donner les moyens pour y arriver. Alors certes, on a des tests, mais souvenez-vous, la question d'ailleurs au début de la crise, c'est est-ce que 700 000, ça suffit ? Il y avait des gens qui commentaient et qui disaient « Oh là là, c'est rien du tout, il nous en faut un million. » Et on voit bien aujourd'hui qu'on n'a même pas utilisé la moitié des stocks. Pourquoi ? Parce qu'on n'est pas en mesure de dépister les gens puisque plus de la moitié sont asymptomatiques. C'est ça la vérité de cette crise sanitaire sans précédent. Oui. Mais alors ce virus circule, on est bien d'accord.
Peut-être est-il moins, je ne vais pas dire virulent, parce qu'il y a un virus virulent, mais la charge virale est peut-être moins importante. Je ne sais pas. Je ne crois pas que la charge virale soit moins importante. Moins agressive ? Peut-être que le virus est moins agressif. Je vais vous expliquer pourquoi est-ce qu'on a cette impression, très clairement. Parce que, souvenez-vous, vous-même m'avez posé cette question de la deuxième vague. Je vous avais dit la deuxième vague, moi je n'y crois pas, la deuxième vague au sens hospitalière. Pourquoi ? Parce que qu'est-ce qui s'est passé ? Le fameux cas index, il remonte à novembre.
C'est-à-dire qu'il a fallu au moins quatre mois pour créer ce qu'on appelle un effet de population où le virus s'est transmis et d'en arriver au fameux 5% de formes sévères qui arrivent à l'hôpital. Aujourd'hui, les indicateurs sont mauvais. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on est là à se congratuler du fait qu'il y ait de moins de malheur dans la réanimation. Bien sûr que c'est évident qu'il y ait de moins de malheur dans la réanimation puisqu'on est en train de dépister en ville.
La problématique, c'est est-ce qu'on attend de voir ce R0 dépasser 1 en France qu'aujourd'hui, la 0,93, on est vraiment sur une ligne de crête ou est-ce qu'on se donne les moyens à la veille des vacances, encore une fois ? Mais se donner les moyens, ça veut dire quoi ? Se reconfiner ? Non, moi je ne suis pas du tout pour le reconfinement. Le reconfinement, c'est la méthode lorsqu'on n'a plus de choix, lorsqu'on est au bout du bout et qu'on ne peut rien faire et que les lits, l'hôpital notamment, sont saturés. Aujourd'hui, économiquement, on ne peut plus reconfiner le pays. Non, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire avoir un discours qui est clair, ça veut dire qu'il y a des choses qu'on peut faire, des choses qu'on ne peut pas faire, que la partie n'est pas terminée, contrairement à ce qui a été dit, et qu'il faut que les mesures barrières, les mesures de distanciation, le port du masque soient largement utilisées et qu'on dise quand est-ce qu'il est nécessaire. Trop de laxisme aujourd'hui, trop de laxisme. Encore une fois, je pense que le discours sanitaire, il ne faut pas l'opposer au discours politique. Et je pense que c'est là-dessus où on a du mal à accorder les violons.
Et très clairement, moi, je ne comprends pas comment est-ce qu'on peut autoriser d'aller au cinéma sans masque, dans une salle confinée, alors même qu'il y a un mois, on disait, oulala, on va déconfiner, mais c'est criminel. Et là, maintenant, on va aller dans les salles de cinéma sans masque. Il y a quelque chose qui n'est pas logique, alors qu'on a ces outils, ces éléments pour se protéger. À partir du moment où on applique ces éléments de protection, encore une fois, au mois de juillet, au mois d'août, sur la plage à Biarritz, je ne suis pas sûr que les gens vont se faire faire des PCR dans les trous de nez. Vous voyez ce que je veux dire ?
Et puis, quand vous allez dépasser ces limites des régions aussi, c'est ça qu'il faut comprendre. C'est que vous allez changer d'agence rénole de santé, les fameuses ARS, et que ces ARS, elles ont du mal à communiquer entre elles lorsque vous n'êtes plus dans le même département. D'ailleurs, c'est pour ça qu'il y avait cette limite artificielle des 100 km. Et que donc, la transmission des informations pour faire des enquêtes, pour remonter, va être extrêmement dure. Ça ne veut pas dire, je suis quelqu'un de très optimiste, ça ne veut pas dire qu'on n'y arrivera pas. Mais ça veut dire qu'il faut le dire, ça. Il faut juste avoir le courage de dire que c'est compliqué, que ce n'est pas terminé.
Et ce que vous dites, le virus était peut-être là en France dès le mois d'août ou le mois de septembre dernier. Il a mis 4-5 mois avant d'envahir finalement notre sphère publique. Vous dites que là, c'est la même chose. C'est-à-dire que là, il peut rester 3-4 mois comme ça. Et puis, octobre-novembre, on peut le retrouver aussi fort que ce qu'on a vécu. C'est absolument ça, Jean-Jacques. Et on peut même rajouter qu'en octobre, il va y avoir d'autant plus de complexité à identifier le Covid-19 qu'il y aura une circulation des autres virus saisonniers, des virus du rhume, qu'on appelle les rhinovirus, les adénovirus, d'autres coronavirus.
Et que ça va créer aussi malheureusement un mouvement de panique. C'est-à-dire qu'on va devoir dépister un certain nombre de gens qui ont un rhume, qui ont la goutte au nez. On va dire, ah, c'est le rebond du coronavirus. Il faudra avoir ce réflexe d'ailleurs. Et là, pour le coup, on va avoir besoin des tests. Et c'est pour ça que si on commence aujourd'hui à relâcher les mesures et à dire c'est terminé, le message, il est extrêmement névrosé parce qu'on ne sera pas en mesure d'appliquer cette politique de rigueur qu'il faut appliquer au moins jusqu'à la fin de l'année.
Bon, et ce que nous vivons en France, eh bien l'Allemagne le vit, la Suisse le vit et d'autres pays, les Pays-Bas sont en train de le vivre. Merci beaucoup Benjamin Davido. C'est un plaisir. Merci d'être venu nous voir. C'est un plaisir d'avoir vos explications, évidemment. Et le rappel, le rappel qu'il faut quand même toujours être vigilant. Il est quelle heure ? Il est 8h19.
On va parler des salaires des soignants. Vous savez qu'on leur a promis des augmentations. Eh bien, elles pourraient intervenir dès le mois prochain. On en parle dans un instant avec Frédéric Simotel. RMC. RMC, 6h-9h. Vaud'indirect.
Il est 8h24. Merci d'être avec nous. Alors, le fameux Ségur de la santé. Oui. Alors, moi j'ai envie de savoir où on en est, parce que ça approche là maintenant, où on en est des fameuses augmentations de salaires, du personnel soignant. Les infirmiers, les infirmières. Frédéric Simotel, alors ? Alors, on n'a pas encore beaucoup de chiffres, mais on sait que ça avance. En tout cas, le ministre de la santé, Olivier Véran, a dit qu'il fallait aller vite et fort. Et donc, visiblement, c'est ce qui va se passer pour les salaires, ce qui est en train de se passer pour les salaires des personnels médicaux.
Donc, c'est un projet qui est discuté entre Nicole Nota, qui est la coordinatrice du Ségur de la santé, et les syndicats. Et donc, il y a un premier projet qui leur a été présenté en fin de semaine dernière. Un projet d'accord autour de la revalorisation des salaires. Et ça pourrait être fait dès le 1er juillet 2020. 300 euros ? Dès le 1er juillet prochain ?
Dès le 1er juillet prochain. Dans 10 jours. On pourrait déjà voir une revalorisation des salaires. Alors, 1 million d'agents sont concernés
de la fonction médicaux. 300 euros, c'est acquis ou pas de plus par mois ?
Ça, c'est parce que c'est ce qu'aimeraient les syndicats. Parce qu'ils aimeraient que ce soit aligné. Pour eux, c'est le niveau on est pour les infirmières, les aides-soignants. On est à 300 euros de moins que la moyenne européenne. On s'aligne
sur la moyenne européenne. Ils voudraient qu'on s'aligne. 300 euros. Voilà. On veut. On veut 300 euros pour les aides-soignants.
Pour l'instant, on ne parle pas des médecins. On parle encore
toujours des personnels soignants, tout le personnel médico-technique. Bon. Donc, ça avance correctement. Ça avance correctement. Et puis, on prévoit aussi de revoir un peu un chantier. Alors, ça, c'est pour les salaires 1er juillet 2020. Et on prévoit aussi pour le 1er juillet 2020. Et on prévoit aussi pour le 1er janvier 2021 une rénovation sur le chantier des primes. Parce que là, les primes, c'est un peu le bazar. Il y a les primes de nuit, les primes des heures supplémentaires. Donc là, il faut un peu revoir tout ça. Il y a plus d'une centaine de primes quand même pour tout ce personnel. Donc, il faut remettre un peu d'ordre dans tout ça.
Oui, revalorisation des premières heures supplémentaires, des journées de remplacement.
Des journées de remplacement parce qu'on veut moins d'avoir recours à l'intérim. Et puis derrière, il y a des choses. Fin de la notation dans la fonction publique, plutôt une évaluation annuelle.
Création d'un bonus individuel versé une fois par an. Voilà. Et revalorisation de la prime d'intervention collective. Le bonus individuel. C'est du mérite. J'ai pris mon mérite. En tout cas, on va voir
au 1er juillet 2020 ce qui va être annoncé.
D'accord. Merci Frédéric. 8h27 mai. Suivez bien RMC parce que je vais recevoir très vite Olivier Véran. 8h27. Merci d'être avec nous. Elisabeth Borne. Et ministre, vous le savez, des transports, de la transition écologique et solidaire. Elisabeth Borne est mon invité sur RMC et BFM TV. Merci d'être resté avec nous ce matin, nous avoir suivis. Anaïs Castagna et Tantin Vinet et toutes les équipes qui sont avec nous le matin. 32.16, notre lien. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous. Merci 8h27.
RMC
Bourdin Direct.
RMC Bourdin Direct.
Jean-Jacques Bourdin. Invité Elisabeth Borne. Bonjour. Bonjour. Ministre des Transports de la transition écologique et solidaire. Alors, d'abord, avant d'entrer dans le rapport remis par la Convention citoyenne sur le climat, je voudrais simplement votre réaction sur ce qu'on a vu à Paris, en province, sur les quais, les places, dans les jardins, musique, danse, la fête, le coronavirus, est-il oublié ? Pas de distanciation sociale ? Écoutez, moi, je comprends qu'après des semaines de confinement, les Français aient envie de revenir à une vie normale, mais il ne faut pas oublier que le virus continue à circuler, qu'il est toujours présent.
Je pense que c'est important que les Français qui ont montré qu'ils étaient très responsables pendant le confinement, aient bien en tête. Ils n'étaient plus responsables, si je comprends bien. Ils étaient devenus irresponsables. Je ne dis pas ça. Je dis qu'effectivement, tout le monde a envie de faire la fête et en même temps, si on veut que ça se passe bien, si on ne veut pas avoir une deuxième vague, il faut continuer à être attentif, à retrouver toutes nos libertés, mais en même temps, en faisant attention à respecter les distances, les gestes barrières. Masque obligatoire dans les transports jusqu'à quand ? Elisabeth Borne ?
Écoutez, le masque, il va rester obligatoire dans les quatre mois après la fin de l'état d'urgence. C'est ce que prévoit le projet de loi sur le sujet. Je pense que c'est important de garder le masque et finalement, on voit que ceux qui utilisent les transports en commun respectent le port du masque. Ils le portent, ils le portent bien et je crois que ça nous protège, ça les protège et ça me semble une bonne formule tant qu'on a un risque, tant qu'on a un virus qui circule, qu'on n'a pas de vaccin, qu'on n'a pas de traitement. Donc, pour l'instant, on porte le masque dans les transports tant qu'on n'a pas de vaccin. Voilà.
Si le virus disparaît, ce sera formidable mais si le virus est là, qu'il n'y a pas de vaccin, qu'il n'y a pas de traitement, je pense que c'est bien de continuer à porter le masque. Bien. Ce n'est pas le dimanche. On vous a déjà posé la question mais je vous la repose. Si vous votiez à Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Metz, est-ce que vous voteriez Europe, Écologie et Les Verts ? Alors, vous savez qu'à Strasbourg, il y a un candidat soutenu par la République en marche donc je voterai pour ce candidat. Et ailleurs ? Enfin, on ne va pas faire la carte de France. Non, je ne fais pas la carte de France. Je ne fais pas la carte d'Elisabeth Borne, non, mais je vous le dis parce qu'il y a une ambiguïté.
Non ? Il n'y a pas une ambiguïté ? Alors, je pense que nos candidats, ils défendent l'écologie partout. Et ils le font avec ou sans Europe, Écologie et Les Verts. Mais quand il y a des candidats écologistes, vous ne votez pas pour le candidat écologiste ? L'écologie, ce n'est pas le monopole d'un parti. Vous voyez, je pense que le temps où on pouvait penser ça est révolu. L'écologie, c'est l'affaire de tout le monde. Si on veut mener la transition écologique, ça veut dire que tout le monde doit s'emparer de ce sujet et c'est ce que je constate à l'occasion des municipales.
En tout cas, je peux vous dire que tous les candidats soutenus par La République en marche ont à cœur de porter un projet de transformation écologique d'Écologie. Même lorsqu'il y a des alliances avec les Républicains qui ne défendent pas particulièrement l'écologie ? Je pense qu'on a veillé systématiquement à ce que les projets prennent en compte le majeur de la transition écologique. Enfin, moi, je vous dis que l'écologie, ce n'est pas le monopole d'un parti. Et puis, sur ces questions d'alliances, posez aussi la question à M. Julien Bayou de savoir s'il a voulu des alliances avec La République en marche. Bien.
Elisabeth Borne, qu'a voulu Emmanuel Macron en créant cette convention citoyenne sur le climat ? Que voulait-il faire ? Cette convention citoyenne, je pense que c'est quelque chose de très important. Le président de la République l'a décidé au lendemain de la crise des Gilets jaunes pour répondre à deux attentes très fortes qui s'étaient exprimées dans le grand débat national de plus de démocratie. Les Français, ils veulent non seulement voter tous les cinq ans, mais ils veulent aussi participer à l'élaboration des mesures qui vont s'appliquer à eux. Donc, c'est plus de démocratie et c'est plus d'écologie et je pense qu'aujourd'hui, c'est vraiment un très grand succès.
Plus de démocratie, plus d'écologie, donc 150 citoyens ont été tirés au sort. Ces citoyens ont travaillé neuf mois avec l'objectif de proposer des mesures réduisant d'au moins 40% les émissions de gaz à effet de serre avant dix ans et ce, dans une logique de justice sociale. C'est bien résumé. Je vous confirme que c'est bien. La demande très précise qui leur a été faite. Oui. Et moi, je voudrais vraiment souligner... Le texte final a été adopté hier. Absolument. J'étais hier pour recevoir les propositions de la Convention.
C'était très émouvant parce que vous savez, ce n'est pas banal d'avoir 150 citoyens à l'image de notre pays qui ont travaillé d'arrache-pied pendant neuf mois pour répondre à cette question. Il y a eu des mouvements de grève pendant cette période. Ils ont subi comme nous tous une crise sanitaire sans précédent et ils ont été au bout de l'exercice. C'est important parce qu'au départ, il y avait beaucoup de scepticisme. Vous savez, il y avait des gens qui nous disaient mais le sujet est beaucoup trop compliqué. Ils n'y arriveront pas ou bien les mesures, on les connaît déjà. Ils ont été au bout de la démarche. Ils ont fait des propositions très globales.
Nous allons en détailler certaines, Elisabeth Borne. D'abord, que demande-t-il ? Introduction dans le droit pénal français du crime d'écocide. C'est quoi le crime d'écocide ? Il s'agit de réprimer un crime contre l'environnement. Un écocide est une action ayant causé un dommage écologique grave. La Convention citoyenne souhaite l'organisation d'un référendum sur cette proposition. Vous aussi, est-ce que vous y êtes favorable ? De façon générale, je suis évidemment favorable à mieux réprimer les atteintes à l'environnement. Ça ne sert à rien de voter des lois, de prendre des décrets si ces textes ne sont pas respectés. Ça rejoint tout à fait ce que je porte avec Nicole Béhabé.
Vous êtes favorable au crime d'écocide ? Je suis favorable à renforcer... Enfin, favorable au crime. Je suis favorable à l'introduction dans le droit pénal du crime d'écocide. Je suis favorable très clairement à renforcer les sanctions contre les atteintes à l'environnement, aussi à avoir des juges spécialisés et je vous dis ça rejoint tout à fait ce qu'on porte avec Nicole Béhabé. Donc introduction dans le droit pénal français ? Sur la modalité... Non, non, attendez, parce qu'il a déjà une interprétation différente. Je vous pose une question claire Elisabeth Borne. Introduction dans le droit pénal français du crime d'écocide, oui ou non ?
Je vous dis que moi je suis favorable à tout ce qui peut permettre de mieux réprimer les atteintes à l'environnement. La proposition va la regarder attentivement et en plus il demande un référendum que ça permettra aussi aux français de se prononcer. Vous êtes favorable à un référendum alors ? De façon générale je pense que compte tenu de l'urgence écologique et climatique on ne peut pas répondre aux défis par des petites mesures et je pense qu'il faut donc des mesures fortes et des mesures fortes il faut s'assurer qu'on a une adhésion des français. Vous savez moi j'entends ce moment des gens... Donc référendum ? Je pense que le référendum dans son principe c'est une bonne chose.
Ne tournez pas autour du pot ne tournez pas autour du pot Elisabeth Borne. Vous me dites que c'est indispensable cette notion de crime d'écocide ces citoyens proposent dans le droit pénal français l'introduction du crime d'écocide proposent l'organisation d'un référendum vous me dites oui on est d'accord mais finalement on ne me dit pas alors oui ou non le référendum. Alors vous savez que ce n'est pas moi qui décide des référendums et que le président de la République... Je ne sais pas ce que décidera le président de la République mais vous vous êtes favorable ou pas à ce référendum ?
Moi je suis favorable à un référendum sur des questions de principe sur la réforme de la Constitution et je pense que c'est aussi important d'avoir... Révision de la Constitution pour introduire dans la Constitution la préservation de la biodiversité de l'environnement et de la lutte contre le dérèglement climatique.
Je suis tout à fait favorable à introduire à renforcer notre Constitution sur ces enjeux climatiques sur la prise en compte de la biodiversité peut avoir l'impression que c'est quelque chose d'assez abstrait en réalité c'est quelque chose de très important parce que ça veut dire qu'ensuite toutes les lois qui seront votées devront respecter ces obligations de prise en compte des enjeux environnementaux. Alors Elisabeth Borne au référendum sur ces deux sujets si je comprends bien. C'est ce que demandent les citoyens que vous encensez c'est ce qu'ils demandent.
Mais je ne les encense pas je leur rends hommage et je vous dis que moi je suis tout à fait favorable à inscrire dans la Constitution avoir un référendum sur ces sujets. Ah voilà vous êtes favorable à avoir un référendum sur ces sujets.
Je suis content que vous le disiez Elisabeth Borne Vite maintenant avant la fin de l'année 2020 un référendum s'il y a référendum Alors d'abord je vous redis que ce n'est pas moi qui vais le décider que ça ne s'organise pas Il faut que ça soit vite Je pense qu'on a effectivement besoin d'un certain temps pour organiser un référendum mais l'idée évidemment c'est de le faire au plus vite Avant la fin de l'année Je ne suis pas un spécialiste de l'organisation des référendums il faut aussi parce que vous savez et je pense que les citoyens ça leur tient aussi à cœur Qu'est-ce qu'on voit ?
On voit que les citoyens ils ont eu l'occasion d'échanger avec des scientifiques avec des experts et ils nous disent on a pris une claque On a réalisé que quand on vous parle d'urgence climatique d'urgence écologique ça veut dire que oui la situation est très grave Ils ont fait tout un chemin et je pense que c'est important que les Français qui ont conscience de l'urgence climatique vous savez quand on a comme l'an dernier une canicule quand on a des agriculteurs qui subissent des sécheresses puis ensuite des pluies diluviennes Je pense que tout le monde a conscience qu'il y a un problème avec le climat mais là ces citoyens ils ont pu échanger je vous dis avec des experts et des scientifiques et ils ont mesuré la gravité de la situation et je crois que c'est important que cette démarche on prenne le temps de la voir avec tous les Français Alors Elisabeth Borne donc il faut prendre le temps mais organiser le référendum vous me dites oui et rapidement peut-être avant la fin de l'année nous verrons bien mais pourquoi pas ?
Absolument J'ai bien résumé ?
Absolument Bon d'accord donc référendum peut-être avant la fin de l'année Bien regardons les mesures maintenant vitesse sur autoroute réduite à 110 km heure au lieu de 130 km Je vais répondre sur cette mesure mais je pense que ce qui est important c'est de voir que ces citoyens dont je redis qui sont à l'image de nous tous ils portent le fait avec lequel je suis totalement d'accord que la transition écologique ça suppose une transformation globale ça suppose d'agir dans toute notre économie de transformer notre économie On va le voir à travers les mesures d'ailleurs proposées par ces citoyens et ça suppose aussi des changements de comportement individuels de passer à la réparation plutôt que de jeter de passer à des circuits courts Je vais entrer je commence avec les transports avec l'automobile vitesse sur autoroute réduite à 110 km heure vous êtes favorable ou pas ?
Ce que je pense qu'il faut avoir en tête parce qu'on peut se dire mais pourquoi les citoyens à qui on a demandé de travailler sur le climat viennent s'occuper de la vitesse sur les autoroutes et bien si on baisse la vitesse on réduit de 20% les émissions de gaz à effet de serre dans le principe du coup c'est vrai que c'est une mesure efficace pour le climat moi ce que je vous dis c'est qu'on a bien en tête aussi la réaction je vais vous poser dix fois la question mais Jean-Jacques Bourdin je peux vous répondre à titre personnel oui mais vous voyez moi je ne prends pas tous les matins ma voiture pour faire 30 km aller retour sur autoroute donc si je ne vous demande à titre personnel vous me dites oui j'y suis favorable voilà mais je pense que c'est important sur des sujets comme ceux-là de vérifier qu'il y a aussi une adhésion des français et de ceux qui sont directement concernés ce n'est pas mon cas je ne vais pas au travail en prenant ma voiture pour aller en utilisant Elisabeth Borne préatôt zéro pour l'achat d'un véhicule propre augmentation du bonus pour les véhicules peu polluants tout en renforçant très fortement les malus pour ceux qui polluent indemnité kilométrique indexée sur les émissions de CO2 de la voiture tout ça c'est pas mal comme mesure alors ils vont tout à fait dans le sens de ce que moi je porte depuis le début du quinquennat d'aider les français à se déplacer et de se déplacer en émettant moins de gaz à effet de serre il ne vous aura pas échappé qu'on a soutenu l'industrie automobile qui était en grande difficulté on l'a fait en voulant réorienter massivement vers des véhicules électriques donc effectivement il faut renforcer le bonus c'est ce qu'on a fait on va regarder si on peut aller plus loin sur la base des propositions de la convention les primes tiens au passage les primes à la conversion ça fonctionne très très bien c'est un énorme succès c'est un énorme succès je vous confirme qu'effectivement ces primes qui permettent de changer de voiture de passer d'une voiture ancienne qui donc consomme beaucoup d'essence ou de diesel à un véhicule de dernière génération qui émet moins de gaz à effet de serre c'est effectivement un énorme succès le plan vélo est aussi un énorme succès celui qui permet de réparer un vélo c'est un énorme succès avec 200 000 français qui ont déjà pu faire réparer leur vélo et moi j'espère bien qu'on en aura un million d'ici la fin de l'année alors fin des vols aériens intérieurs sur des trajets de moins de 4 heures quand des alternatives beaucoup moins polluantes existent je pense au train évidemment alors là à ce propos je vois que Jean-Baptiste Djebari annonce qu'il va prendre un arrêté pour empêcher que d'autres compagnies aériennes reprennent les lignes régionales d'Air France qui seraient contraintes de fermer alors si on réexplique oui vous avez vu qu'on soutient Air France parce qu'on n'allait pas laisser la compagnie faire faillite mais qu'on a demandé à Air France d'accélérer sa transition écologique et de réduire drastiquement les vols sur les liaisons où justement il y a une alternative ferroviaire en moins de 2h30 si on demande ça à Air France c'est pas pour qu'une compagnie low cost vienne mettre en place une liaison à la place d'Air France donc c'est bien pour ça qu'on veut éviter que d'autres compagnies ne reprennent la place laissée par Air France un prêt plancher pour les billets d'avion aussi pour éviter que les compagnies low cost proposent des billets à 15 euros par exemple ce qui est dommageable pour la transition écologique j'ai eu l'occasion de le dire je trouve que c'est très choquant quand on vend des billets à 15 euros il y en a même qui vous vendent des billets à 1 euro c'est faire croire aux gens qu'il n'y a pas de coût écologique alors un prix plancher c'est une bonne idée je pense que dans le principe moi je suis favorable à cette mesure prix plancher l'Autriche d'ailleurs le fait absolument l'Autriche le fait bien il y a d'autres sujets tiens réduction de la TVA sur les billets de train de 10 à 5,5% là aussi on voit bien l'intérêt de ce qui est proposé c'est de dire qu'aujourd'hui on vient de le dire il y a des billets d'avion qui ne coûtent rien donc ça n'est pas une bonne chose et rendre le train attractif c'est vraiment ce pourquoi je me bats depuis le début du quinquennat c'est tout à fait le sens de la réforme ferroviaire de s'assurer aussi qu'on a des lignes ferroviaires qui sont en bon état et que ça permet aux français de préférer le train c'est d'autant plus important vous savez qu'aujourd'hui la SNCF nous dit que les réservations elles sont très basses pour l'été prochain et moi je voudrais dire aux français que le train c'est un bon moyen de déplacement que c'est un transport très sûr qu'il y a beaucoup de précautions qui sont prises donc n'hésitez pas à prendre le train bon Elisabeth Borne à propos des aéroports interdire la construction de nouveaux aéroports et l'extension de ceux existants difficile comme mesure ça non ?
interdire l'extension d'un aéroport alors c'est des mesures qui sont en cohérence avec ce qui est proposé je pense qu'aujourd'hui vous savez le sujet c'est pas l'extension des aéroports le transport aérien il est tombé à 3% de ce qu'il était l'an dernier aujourd'hui on a dû remonter à 10% donc je pense qu'il n'y a pas urgence à faire des extensions d'aéroports oui la privatisation d'aéroports de Paris c'est abandonné ou ça va être repris ? je pense que vous voyez que les circonstances se préparent pas vraiment oui pour l'instant mais ça va être repris après enfin je pense que c'est pas le sujet des mois qui viennent non mais d'accord mais est-ce que ça va être repris ?
écoutez au-delà de 2022 on verra nous verrons bien bon je vais pas entrer dans tous les détails mais moi j'avais envie de vous poser une question sur l'installation des entrepôts logistiques Amazon est-ce que vous êtes favori d'un moratoire ?
je pense que là aussi c'est un sujet qui renvoie vraiment à nos choix de société vous savez on a vu pendant pendant le confinement qu'on a eu une forte poussée sur ce commerce en ligne ce commerce en ligne il faut aussi avoir en tête qu'il participe à la dévitalisation de nos centres-villes aux difficultés que le petit commerce peut rencontrer en centre-ville il y a des français qui disent écoutez moi j'ai pas de commerce à proximité j'en ai besoin donc c'est un débat de société qu'il faut avoir mais vous êtes donc il faut avoir ce débat de société pas de moratoire je vous dis ça parce qu'il y a des députés qui ont déposé de proposition de loi demandant le moratoire sur l'installation de ces entrepôts ça renvoie à plusieurs sujets d'abord celui du commerce en ligne est-ce que on peut plutôt faire ses courses dans les commerçants à proximité évidemment moi je trouve que c'est mieux on a aussi des français qui me disent moi j'ai pas de commerce à proximité vous n'êtes pas de moratoire vous n'êtes pas trop favorable au moratoire et puis par ailleurs dans l'installation de ces entrepôts il y a une autre dimension qui est du reste aussi regardée par les 150 citoyens c'est la bétonisation bien sûr des surfaces agricoles oui j'ai vu ça des espaces naturels et là qu'il faille aussi lutter contre cette bétonisation évidemment j'y suis favorable bon changement obligatoire des chaudières au fioul à charbon d'ici 10 ans contraindre propriétaires occupants et bailleurs à rénover les logements aide à la rénovation d'ailleurs interdiction d'être à chauffer oui je pense que c'est effectivement paradoxal de chauffer l'air bon vous dites oui que vont devenir toutes ces mesures alors le président de la république qui avait rencontré les 150 citoyens en janvier et qui les revoit lundi prochain aura l'occasion de répondre point par point mais l'esprit c'est qu'on a des mesures d'abord qui proposent des accélérations d'accélérer la rénovation des bâtiments d'accélérer les investissements dans le ferroviaire d'accélérer sur les voitures électriques vous voyez bien que toutes ces propositions elles ont vocation à alimenter le plan de relance sur lequel on est en train de travailler ensuite le président avait dit que si des propositions étaient abouties en particulier comme l'ont fait les citoyens des rédactions des textes rédigés alors ces propositions avaient vocation à être transmises au parlement pour continuer le travail législatif ou à être soumises à référendum donc sur chacune des mesures le président pourra leur répondre lundi prochain sur la suite qui va être donnée à ses propositions donc il y a des mesures là qui vont être soumises au parlement adoptées ou pas adoptées il y a évidemment des mesures pour que je me mets à la place du citoyen pour que le citoyen comprenne bien donc je vous confirme qu'il y a des mesures qui ont été proposées qui vont être transmises au parlement sans filtre comme l'engagement avait été pris et qui vont évidemment être débattues au parlement est-ce qu'il est possible de prendre des décrets aussi pour faire appliquer certaines de ces mesures il y a aussi des mesures qui relèvent du décret moi je n'ai pas fait du genillage cette nuit mais je peux vous assurer qu'il y a des décrets des mesures législatives et qu'évidemment on a à coeur et enfin vous savez moi j'ai échangé à plusieurs reprises avec les citoyens de la convention évidemment ils ont à coeur que tout ce travail qu'ils ont fourni est bien une suite et je peux vous assurer que le président de la République et le gouvernement entend bien cette attente bien dernière chose est-ce que le déploiement de la 5G sera retardé ?
ce que je pense important c'est que là aussi on donne les éléments aux français pour ne pas enfin qu'ils ne soient pas inquiets et qu'on ait bien les évaluations des impacts sur la santé et l'environnement de cette nouvelle technologie donc je pense que c'est bien et c'est ce que j'ai eu l'occasion avec Olivier Véran d'exprimer au Premier Ministre c'est bien d'avoir les résultats de cette étude au moment où on démarrera le Premier Ministre vous a répondu je n'ai pas encore la réponse je n'ai pas encore la réponse bien merci Elisabeth Borne d'être venue nous voir ce matin il est 8h55 RMC et BFM TV