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InterviewFrance Inter — L'invité du week-end (sur Site radio)· 22 août 2020 16 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Sandra Regol : " À peine élus, nos maires écologistes font ce qu'ils ont dit, ça provoque des attaques"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Vous signez une tribune avec 19 maires écologistes dans Le Monde. Le jour du dépassement arrive trois semaines plus tard cette année. Faut-il s'en réjouir ?

  • 1:29OuverteRéponse directe

    Vous êtes jeune maire élu de Poitiers. Ces élections, qu'est-ce que ça fait ?

  • 2:19OuverteRéponse directe

    Quelles sont les urgences pour vous dans votre ville à Poitiers ?

  • 3:21OuverteRéponse directe

    Sandra Regol, vous vous sentez observée avec ces journées d'été ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    C'est le constat, mais par exemple, c'est ce qu'on vous demande aujourd'hui : un projet de gouvernement.

  • 7:33OuverteRéponse directe

    Génération écologie dit que les Verts doivent travailler sur d'autres thématiques comme la sécurité ou la laïcité. Vous arrivez à cette maturité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:58Invité politiqueFait
    « le jour du dépassement, malheureusement, incarne en effet l'ensemble des sujets liés à l'urgence écologique »
  • 2:24Invité politiqueFait
    « nous avons déjà mis en œuvre des premières mesures à l'échelle de notre ville. Alors, sur la partie écologique, évidemment, mettre en place les bus gratuits pour les jeunes jusqu'à 25 ans »
  • 6:18Invité politiqueChiffre
    « On veut instaurer la transition écologique, parce qu'elle est à même de créer un minimum d'un million d'emplois d'ici 2022 »
  • 10:35Invité politiqueFait
    « Je crois qu'elle commence déjà à faire corps avec ce qu'on dit, qui, en tout cas, se comporte et est un débouché politique d'une partie des revendications de la génération climat »
  • 10:46Invité politiqueFait
    « les primo-votants particulièrement, très axé sur le vote écologiste »

Temps de parole

  • Sandra Regol54 %
  • Invité politique24 %
  • Présentateur22 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

C'est la rentrée politique que Europe Écologie Les Verts organise jusqu'à ce soir ces journées d'été à Pantin près de Paris. Avec nous pour en parler, Léonore Moconduit, nouvelle maire verte de Poitiers et Sandra Régol, la secrétaire nationale adjointe d'Europe Écologie Les Verts. Bonjour à toutes les deux. Bonjour. Avant de parler de ces journées d'été, vous signez Léonore Moconduit avec 19 maires et présidentes métropoles écologistes, une tribune dans le monde. C'est le jour du dépassement. Aujourd'hui, on l'aurait peut-être oublié. Le jour où on a consommé toutes les ressources de la terre. Confinement oblige ce jour, arrive trois semaines plus tard. Faut-il s'en réjouir dans la tribune ?

Vous dites non. Faut-il s'en contenter ? Non. Mais vous dites surtout qu'à cause de ça, ou en tout cas lié à ce phénomène, vous mesurez la responsabilité vis-à-vis des habitants de vos territoires.

0:46
Invité politique

Oui, en effet, la signature de cette tribune s'inscrit dans le cadre des plaidoyers communs que nous entendons porter avec l'ensemble des maires écologistes au sens large. C'est un plaidoyer que nous entendons porter sur de nombreux sujets. Et le jour du dépassement, malheureusement, incarne en effet l'ensemble des sujets liés à l'urgence écologique face auxquels nous voulons mettre en œuvre des actions volontaristes rapides à l'échelle de nos municipalités. Donc en effet, comme vous le dites, le fait que le jour du dépassement recule cette année du fait du confinement montre l'ampleur des actions qu'il faut engager pour essayer d'infléchir le cours des choses.

Et pour réorienter nos territoires et protéger nos habitants d'un destin qui sera catastrophique si on continue dans le même sens.

1:29
Présentateur

Alors, vous êtes jeune maire élu de Poitiers. Vous faites partie de ces maires nouveaux écologistes arrivés en tête de grandes municipalités. Ces élections, en fait, pour vous, qu'est-ce que ça fait ? On vous regarde aujourd'hui, on vous observe, vous sentez ça ?

1:44
Invité politique

Oui, tout à fait. Notre élection a suscité un grand enthousiasme. En particulier, pour ma part, l'élection d'une jeune maire avec une dynamique très collective, une vraie écologie citoyenne. Ça suscite beaucoup d'enthousiasme dans la population, y compris auprès de personnes qui ne se reconnaissaient plus vraiment en la politique, qui avaient perdu confiance. Là, on redonne confiance à une partie de la population et du coup, cette confiance nous honore. Mais il faut vraiment qu'on en soit digne et on mesure la responsabilité qui est la nôtre. Vous la sentez vraiment ?

À la fois par rapport à l'attente citoyenne et à la fois par rapport aux résultats concrets qu'on doit avoir mis en œuvre rapidement pour répondre à l'urgence écologique. Et quelles sont les urgences pour vous, par exemple, dans votre ville à Poitiers ? Alors, nous avons déjà mis en œuvre des premières mesures à l'échelle de notre ville. Alors, sur la partie écologique, évidemment, mettre en place les bus gratuits pour les jeunes jusqu'à 25 ans, par exemple, ça indique que nous comptons parier sur la mobilité collective, l'ensemble des moyens de mobilité alternatifs à la voiture individuelle à l'échelle de notre mandat pour offrir à chaque habitant une alternative.

C'est un exemple de mesure. Nous avons mis en place aussi des mesures sociales, un plan vacances pour tous. Vous en parliez dans le journal juste avant. Il me semblait indispensable que dans un été, au sortir du confinement, où beaucoup d'enfants ont passé le confinement cloisonné dans des appartements tout petits, dans des quartiers, leur permettre de sortir de leur ville, de sortir de leur quartier. C'était vraiment une urgence sociale, une urgence éducative dès cet été, mais qui sera, comment dire, une politique sociale et éducative structurante à l'échelle de notre mandat.

3:11
Présentateur

Sandra Regol, les municipales, il y a les européennes, les municipales, c'est la même question que je pose à Léonore Le Monconduit. Vous vous sentez aujourd'hui, avec ces journées d'été, vous vous sentez vraiment observée ?

3:25
Sandra Regol

Oui, on se sent observée, puis on se sent surtout un petit peu sous le feu des critiques des gens qui contestent le modèle de société qu'on propose et qu'on porte, et qu'on commence à mettre en place. L'exemple de Poitiers est un très bon exemple, à peine élu, nos mères font ce qu'ils ont ou ce qu'elles ont dit et mettent en place des propositions pour améliorer la vie de leurs concitoyens et concitoyennes. Et en fait, cette espèce de capacité à faire ce qu'on a dit immédiatement, à être complètement droit dans ses bottes, quand on est écologiste, eh bien, ça provoque toute une série d'attaques.

On l'a vu avec les municipales, je vous rappelle qu'on a été traité de nazi, de connard, désolé pour le vocabulaire fleuri, de très bonheur, mais ce sont les termes qui ont été employés pour qualifier les écologistes. Aujourd'hui, on est des radicaux irresponsables, je ne sais quoi, des ayatollahs, même le ministre de la Justice y va de son petit couplet, en tout cas, on voit que les insultes, exactement, qu'on dérange. Mais c'est logique, parce qu'en fait, l'écologie est un système de pensée, à part des systèmes habituels.

Nous ne rentrons ni dans les logiques de développement économique traditionnelles de la gauche et de la droite, puisqu'on conteste un système qui arrive à bout de souffle. En fait, on est les seuls à arriver et à dire, regardez, ça ne fonctionne pas. Il faudrait faire autrement, parce que les gens ne sont pas heureux, ne peuvent pas profiter dignement de leur vie, et on demande une justice sociale et environnementale. Et oui, il semblerait que ce simple fait, très pragmatique, gêne énormément de gens. Alors, vous dites, on conteste. La question, c'est, quel est le projet derrière ? Le projet, il est celui de la transition écologique de la société.

La France vit, depuis quelques années, de multiples crises. On a eu une crise sociale avec les Gilets jaunes, qui a permis de prendre conscience des inégalités territoriales structurantes de la France, de la façon dont des modèles politiques ont conditionné une partie de la population à avoir moins d'accès aux services publics, aux transports, à tout ce que vous voulez, et puis une autre partie de la population à en avoir beaucoup, avec des bassins d'emplois liés, etc.

Et puis, il y a eu la crise du coronavirus, qui a mis l'accent sur l'impact de notre système de développement sur notre santé, de façon quasi directe, avec des virus qui se transmettent aujourd'hui beaucoup plus vite à la population, et des virus contre lesquels on n'est pas équipé pour lutter. Et à côté de ça, on a aussi une crise climatique, qui fait qu'été après été, on subit des canicules.

6:01
Présentateur

Mais ça, c'est le constat, Sandra Regole. On est bien d'accord. Mais par exemple, c'est ce qu'on vous demande aujourd'hui. C'est un projet de gouvernement, un projet pour gouverner, puisqu'on dit que vous êtes arrivés à maturité. En tout cas, c'est ce que, chez vous, on dit.

6:14
Sandra Regol

Alors, les écologistes sont très clairs là-dessus. On veut instaurer la transition écologique, parce qu'elle est à même de créer un minimum d'un million d'emplois d'ici 2022, si on instaurait tout de suite cette transition. C'est-à-dire qu'on a les moyens de créer des emplois dans l'agriculture, qui souffrent énormément du fait du système actuel, du système de financement de l'agriculture, du système de développement de l'agriculture, mais également des canicules et des sécheresses. On a les moyens de créer des emplois dans l'aide à la personne. On a la capacité de créer des emplois partout. Mais pour ça, il faut commencer à respecter les limites planétaires.

Il faut commencer à respecter la nature, l'univers dans lequel on vit. Et tout ça, c'est un projet très cohérent, très pragmatique, qui améliore la vie des personnes, qui l'améliore d'un point de vue économique, d'un point de vue environnemental, d'un point de vue social et d'un point de vue pratique. Ça fait 20 ans, je pense, à peu près, que les écologistes proposent ça, 20 ans, ça vous laisse le temps de maturer les choses, d'être en capacité d'agir directement dès que vous êtes élu. La preuve, ce que Léonore Moncondu vient de vous expliquer sur ces premières semaines de mandat. Alors, Génération écologie,

7:26
Présentateur

emmenée par Delphine Bateau, dit aussi que les Verts doivent travailler sur d'autres thématiques, comme la sécurité, la laïcité, le communautarisme, les questions internationales aussi, globalement, la diplomatie. Là, est-ce qu'on arrive à cette maturité-là, ou est-ce qu'on est encore dans la construction ?

7:44
Sandra Regol

Ça fait longtemps qu'on travaille sur ces questions-là. Vous parliez de sécurité, je pense qu'on a été les premiers, les écologistes, à dire, pendant la crise des Gilets jaunes, dont on parlait à l'instant, que les politiques de désescalade, en termes de gestion de la sûreté des manifestations, étaient une nécessité, parce que c'est appliqué partout ailleurs en Europe, avec succès, avec des manifestations qui ne dégénèrent pas, et des gens qui ne sortent pas blessés à vie de ça. Donc, vous voyez qu'on a des propositions très concrètes, qui s'appuient sur des expériences réussies, et qui sont reprises ensuite par l'ensemble du corps politique.

Donc, dire que les écologistes, parce qu'on confond écologie et environnement, ne parleraient que d'environnement, et se cantonneraient à ça, c'est peut-être passer à côté de la question. Alors, je pense que si Delphine Bateau, qui connaît bien les écologistes, ça dit ça, c'est qu'elle y a été largement poussée, mais elle sait très bien pour travailler avec nous depuis quelques temps, puisque, comme vous le soulignez, nos journées d'été sont portées par cinq partis politiques qui sont écologistes et qui s'unissent pour travailler ensemble. On l'espère, ce sera le début d'un chemin commun.

Eh bien, elle sait très bien que nous avons sur ces sujets des propositions concrètes, et une ligne de travail qui sont très claires, même si on nous la dénie. Mais ça rejoint ce que je vous disais sur les critiques. Donc, on laisse peu de place aux écologistes, on nous demande d'être un peu des saints de l'écologie et d'avoir une cohérence parfaite entre ce qu'on dit et ce qu'on fait. On essaye de s'y tenir au mieux, et on continue à tenir cette ligne. Léonore Monconduit, vous dites,

9:18
Invité politique

vous rêvez d'une écologie ouverte, très ouverte. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que... Je m'inscris complètement dans les propos de Sandra Régol sur le fait que l'exemple que nous donnons à travers l'organisation commune des journées d'été, par exemple, vint dans le bon sens.

Et à Poitiers, pour partir de mon expérience, j'ai été élue sur la base d'une dynamique très ouverte, largement ouverte à la société civile, largement ouverte à la jeunesse, largement ouverte aux citoyens qui ont de l'appétence pour l'écologie, qui ont envie de s'engager pour l'écologie, en s'appuyant sur l'historique de l'écologie politique, parce qu'on s'inscrit clairement dans cet héritage-là, mais en l'adaptant complètement aux enjeux du XXIe siècle et en l'ouvrant à toutes celles et tous ceux qui font un chemin vers l'écologie.

C'est très important pour moi d'accueillir, d'être accueillant, d'être ouvert vis-à-vis de toutes celles et ceux qui évoluent dans leur mode de pensée pour prendre en compte fondamentalement l'impératif écologique.

10:13
Présentateur

En même temps, comme le dit Julien Bayou, et je m'adresse à toutes les deux, vous êtes un petit parti qui a certes un nombre d'adhérents qui augmente, mais il y a 5 salariés, 10 000 adhérents. Et je me posais la question, parce que vous êtes jeune, Léonore mon conduit, mais la mobilisation de la jeunesse pour le climat, le mouvement de Greta Thunberg, comment on fait pour faire venir à soi cette jeunesse qui a soif d'écologie et qui a fait des propositions ?

10:35
Sandra Regol

Je crois qu'elle commence déjà à faire corps avec ce qu'on dit, qui, en tout cas, se comporte et est un débouché politique d'une partie des revendications de la génération climat, pour le dire globalement. Et donc, sur les européennes, sur les municipales, on a constaté un vote jeune, les primo-votants particulièrement, très axé sur le vote écologiste. Et je vais vous dire, ça ne se limite pas à la France.

À l'échelle européenne, les jeunes, dont les plus anciennes générations disaient qu'il s'agissait d'une génération désintéressée de la politique, dépolitisée, qui passait son temps sur les réseaux sociaux au lieu de faire de la politique, cette génération prouve qu'elle sait utiliser Internet pour se construire un esprit critique, pour se construire une vision de la société, et qu'elle sait extrêmement bien ce qu'elle fait. Je trouve que c'est une leçon particulièrement intéressante, que cette jeunesse ait démontré son investissement dans les derniers scrutins, là où tout le monde les pensait dépolitisés.

11:35
Présentateur

Et en même temps, vous dites, tout cela a l'air un beau paquet, c'est joli, et en même temps, on voit Yannick Jadot qui appelle, ça vous fait sourire, mais en fait, nous, c'est ce qu'on lit. Yannick Jadot dit, il faut désigner un candidat pour 2022. Éric Piolle est chez Jean-Luc Mélenchon, il sera la semaine prochaine chez les socialistes. Excusez-moi, j'ai l'impression qu'on retourne vers les anciennes cultures des Verts, où il y a des crises et des guerres des chefs.

12:05
Sandra Regol

Alors, les écologistes ont connu des vraies crises sur les désignations de la présidentielle. Je souriais parce qu'on évoquait ça en en blaguant hors antenne. Mais non, pas cette fois-ci, en fait, aller dans les journées d'été, les universités d'été et des autres partis politiques, c'est une tradition politique française tout à fait banale, et c'est ce qu'on fait chaque année. Et la campagne, enfin la pré-campagne, en tout cas l'intérêt pour les deux potentiels candidats à la présidentielle que seraient Yannick Jadot et Éric Piolle, est très respectueuse l'un de l'autre. Moi, je vois plutôt une émulation qui entraîne le parti avec eux, et pas du tout une guerre de clans.

Vous n'avez pas de petites phrases assassines, vous n'avez pas de clans qui s'affrontent. Vous avez un collectif écolo qui se pose la question de qui sera à même de mieux incarner le rassemblement sur lequel on est. Alors, je vous vois tiquer. Mais il y a une cohérence dans notre travail depuis plusieurs années. Alors, je ne sais pas de l'auto-congratulation, mais c'est vrai que la direction sortante et la direction actuelle à laquelle j'ai appartenu ont beaucoup travaillé pour faire en sorte que les écologistes ne soient plus ce parti qui réglait ses comptes par presse interposée ou des choses qu'on a connues par le passé.

13:21
Présentateur

Mais en même temps, vous comprenez qu'on a du mal à y croire. Parce que Yannick Jadot dit, voilà, il faut un candidat, il faut qu'on empêche de nous critiquer, donc il faut qu'on désigne vite quelqu'un pour avoir une ligne et qu'on ne soit pas divisé. Et Éric Piolle qui dit, il faut des alliances avec la France insoumise pour les régionales, pour quatre régions en tout cas. Sincèrement, je repose ma question. Moi, j'y vois une guerre des chefs au milieu et j'y vois des divisions. Mais comment on fait dans ces cas-là ? Parce que même Julien Bayou, il n'arbitre pas.

13:58
Sandra Regol

Alors, chez nous, comme on a des processus démocratiques, c'est l'ensemble des militants ou des sympathisants qui arbitrent dans ces cas-là, parce qu'on essaye d'avoir des décisions collectives. Mais ce n'est pas opposé. Yannick Jadot et Éric Piolle disent tous les deux, pour gagner, il faut qu'on soit rassemblés. Donc on commence le rassemblement avec les partis écologistes, qui ne parlent pas d'union, mais qui font l'union, en revanche. Et puis ils continuent tous les deux à se poser la question de comment est-ce qu'on rassemble le plus largement possible.

14:26
Présentateur

Léonard Monconduit, vous êtes sur le terrain, aux côtés des poids de vin. Vous, c'est quelque chose qu'on ne vous fait pas de remarques ?

14:36
Invité politique

Non, justement, je peux témoigner du fait que l'état d'esprit des nouveaux élus locaux dont font partie les maires, l'état d'esprit des militants avec lesquels je suis aujourd'hui d'été, l'état d'esprit des poids de vin, des poids de vin, des citoyens au sens large, n'est pas dans les préoccupations vis-à-vis d'Éric Piolle ou Yannick Jadot. Là, on vient juste d'être élus et l'attente est plutôt sur est-ce qu'on va être capable de mettre en œuvre rapidement un projet. Et même au niveau des militants, ce qu'ils attendent, c'est la construction d'un projet.

C'est vraiment la construction d'un projet comment et c'est de quelle méthode on se donne pour construire un projet rassembleur et qui sera capable de soulever un mouvement populaire de soutien à une candidature écologiste. C'est ça qui compte.

15:13
Présentateur

Très court, il faut mieux être côté Éric Piolle et prendre le temps ou Yannick Jadot et aller plus vite ?

15:20
Sandra Regol

Je ne poserai pas la question comme ça. La différence qu'il y a entre les deux, ce n'est pas aller plus vite ou moins vite, c'est comment faire en sorte qu'on réussisse des régionales victorieuses en mettant entre parenthèses cette espèce de maladie française qui est l'obsession de la désignation d'un candidat. Je suis désolée de le mettre au masculin, mais la France n'a jamais connu de femme à sa tête.

Et donc, d'un candidat à la présidentielle, la maladie de la France, c'est la Ve République qui hyper personnalise le pouvoir et qui pervertit notre rapport aux politiques, là où la ville de Poitiers, comme beaucoup de villes écologistes, démontre que le collectif est quelque chose de beaucoup plus fort qui réconcilie la politique avec les citoyens et c'est vers cette transformation que l'on doit avancer. Merci beaucoup Léonore Monconduit et Sandra Regole

16:08
Présentateur

d'avoir accepté notre invitation. Merci à vous.