Mort de Quentin Deranque : la classe politique s'embrase - C à Vous l’Intégrale - 18/02/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. A la une ce soir, la charge du RN... - J.Bardella: La Jeune Garde est le bras armé de LFI par son recours à l'intimidation, à l'insulte et à la violence.
L'extrême gauche représente un péril pour la démocratie française, pour les institutions, pour le fonctionnement normal de la société et doit être combattue comme telle. - A.-E.Lemoine: J.Bardella en appelle à un cordon sanitaire contre LFI. - P.Cohen: C'est un peu ce que le FN-RN a longtemps subi à son détriment.
C'est un appel à affaiblir l'un de ses rivaux, LFI, dans ce contexte particulier. - A.-E.Lemoine: On en parle avec le journaliste politique à "L'Opinion", A.Oberdorff.
Je rappelle que vous avez signé 2 articles dans "L'Opinion". Hier, un article sur LFI dans l'engrenage de la violence. A vos côtés, M.Magal, journaliste politique à "L'Express".
Vous signez cette enquête sur la génération Bardella qui paraît dans une version augmentée disponible à partir de demain. Cette génération est aussi représentée par M.Maréchal ou S.Knafo.
A la une ce soir, le désespoir des sinistrés touchés par les crues record. - 20 cm aujourd'hui et c'est pas terminé. - L.Sénéchal: Toujours 4 départements sont en vigilance rouge.
C'est un jour sans fin. Des centaines de personnes... 1600 évacués en Gironde et dans le Lot-et-Garonne. - A.-E.Lemoine: Et pas d'amélioration avant le début de la semaine prochaine. - E.Tran Nguyen: Qui paye encore en liquide? - P.Lescure: Moi, j'ai de la monnaie! - E.Tran Nguyen: De moins en moins de Français le font.
Il y a des rumeurs sur le fait qu'il n'y aurait plus du tout d'argent liquide en 2027. Ca a beaucoup fait réagir, jusqu'au gouverneur de la Banque de France. - A.-E.Lemoine: Ce soir, des médecins français au secours des soldats ukrainiens... - L.Amar: Réparer les gueules cassées de la guerre en Ukraine, c'est la mission d'un groupe de chirurgiens français suivis par le réalisateur Didier Cros.
Son documentaire sera diffusé sur France 2. - A.-E.Lemoine: On recevra J.-J.Annaud, auquel une exposition hommage est consacrée à partir de mars.
On recevra P.de Saint Sernin et le mentaliste C.Haid. - P.Lescure: "2 + 2 = 5", c'est le documentaire de R.Peck qui propose une relecture actualisée de "1984". - A.-E.Lemoine: Et des poireaux à l'honneur en cuisine.
Albane Auvray et B.Chameroy sont à l'oeuvre. - B.Chameroy: Du poireau au menu, cheffe? - A.Auvray: C'est un de mes légumes préférés.
Je voulais le mettre en avant de la tête aux pieds avec un poireau mimosa. J'ai fait une mayonnaise. - B.Chameroy: Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'Edito de Patrick.
Pression maximale sur LFI après l'arrestation de 11 suspects dans l'enquête sur le meurtre de Q.Deranque. - P.Cohen: Parmi eux, 2 assistants parlementaires du député LFI R.Arnault, cofondateur de la Jeune Garde.
Quelle que soit leur responsabilité, leur présence jeudi dernier à Lyon en marge de la conférence de l'eurodéputée témoigne de la mobilisation de la Jeune Garde et de son implication éventuelle dans les violences qui ont conduit à la mort de Quentin. Ca pose la question de l'alliance nouée entre LFI et ce groupe antifasciste dissous depuis près d'un an. Comme à chaque crise, comme chaque fois qu'il est accusé ou acculé, J.-L.Mélenchon ne recule pas d'un millimètre.
Pas de mea culpa. 1 heure 45 de prise de parole hier soir. Je retiens cet extrait: "La Jeune Garde, c'est moi." - J.-L.Mélenchon: J'ai lu qu'il était difficile pour nous de cacher nos relations avec la Jeune Garde et avec R.Arnault.
Il n'y a aucune difficulté car nous ne nous cachons pas. J'ai été présent à l'université d'été en 2023, en 2024, en 2025, où j'ai observé un groupe qui, dans une discipline parfaite, étudiait, travaillait, élevait son niveau de conscience collective, avec une approche extrêmement raisonnée de la défensive populaire contre les fascistes. Nous approuvons leur résistance!
Nous approuvons leur organisation. - P.Cohen: Le Premier ministre l'a appelé à faire le ménage dans ses rangs.
Si R.Arnault n'a pas réapparu à l'Assemblée nationale, les appels à sa démission qui fusent de toutes parts restent lettre morte. Mélenchon et ses lieutenants tiennent tête en rappelant qu'ils n'ont pas appelé à des actes violents, tout en affirmant que la Jeune Garde non plus, ce qui n'est pas vrai.
La Jeune Garde a été impliquée dans plusieurs épisodes violents, ce qui a conduit à sa dissolution. - A.-E.Lemoine: La direction de LFI tient, mais ses candidats aux municipales subissent les conséquences. - P.Cohen: Plusieurs d'entre eux se disent violemment pris à partie sur le terrain et les réseaux.
Alerte à la bombe ce matin au siège parisien de LFI, ce qui a conduit à sa brève évacuation. La gauche non-mélenchoniste est sommée de se démarquer. Assez facile pour ceux qui avaient largement amorcé le mouvement, comme R.Glucksmann, F.Hollande, J.Guedj.
Ils ont confirmé leur rupture définitive avec les insoumis. Plus difficile pour les candidats PS ou écolo, qui auront besoin des électeurs insoumis au 2d tour pour espérer l'emporter à Paris, Marseille, Strasbourg ou Grenoble. C'est encore plus compliqué pour les écologistes et les communistes, qui ont des accords de 1er tour avec les insoumis.
Est-ce que vous avez entendu la direction des écologistes? Pas vraiment. A Paris, R.Dati met en cause pas seulement LFI mais toute la gauche, dont son adversaire socialiste E.Grégoire, "élu comme les autres avec le soutien de la Jeune Garde".
Ca n'est pas établi. - A.-E.Lemoine: Le RN pousse aussi son avantage. - P.Cohen: En réclamant la mise au ban de LFI, il affaiblit un rival, il paralyse la gauche et il parachève sa dédiabolisation.
Le RN, parti de l'ordre contre les fauteurs de trouble...
J.Bardella a répété ce qu'il avait dit ce matin sur CNews. - J.Bardella: L'extrême gauche n'a pas seulement créé le désordre dans notre pays.
Elle a tué. J'appelle, en vue des futures élections municipales, présidentielles et législatives, à mettre en place un cordon sanitaire contre ce mouvement politique, qui est sorti de la République et qui considère que l'insurrection, la violence, le chaos et le désordre sont des modes d'action en politique. Ils doivent répondre de leurs actes. - P.Cohen: L'épouvantail insoumis comme argument de campagne avec un cordon sanitaire autour du parti de Mélenchon.
Le RN tente de retourner à son profit ce qu'il a longtemps subi: le barrage républicain, le "tout sauf le FN". Est-ce que cette polarisation exacerbée va réellement affaiblir les insoumis ou, au contraire, prendre en tenaille les forces centrales? Souvent, les extrêmes se nourrissent l'un l'autre.
Voici 2 citations politiques. C'est ce que disait J.-M.Le Pen, habituellement, dans l'adversité.
La 2e citation est une phrase de J.-L.Mélenchon.
Il l'a souvent répété depuis plus de 10 ans. Il doit donc en être convaincu. Le problème, c'est que cet espoir est aussi partagé par les dirigeants du RN, Le Pen et Bardella en tête. - A.-E.Lemoine: C'est eux qui dictent l'agenda.
Un meeting hier pour J.-L.Mélenchon, une conférence de presse pour J.Bardella...
Ils installent symboliquement la confrontation qui pourrait être celle qu'ils souhaitent pour 2027. - A.Oberdorff: Complètement.
Ils mettent en scène ce match. C'est la prophétie qu'a énoncée J.-L.Mélenchon depuis longtemps... - P.Cohen: 2014, la première fois. - A.Oberdorff: J'ajouterais une autre citation chère à J.-L.Mélenchon: "Quand le vent souffle fort, il emporte aussi les girouettes." Pour J.-L.Mélenchon, on est dans une période de clarification et d'intensité politique, où il va faire la part des choses entre ceux qui resteront arrimés à LFI, qui accepteront de fermer les yeux sur les violences de la Jeune Garde, et les autres, qui seront automatiquement rejetés dans le camp de l'extrême droite, voire des fascistes. - A.-E.Lemoine: Avec le risque de faire monter encore plus la tension en France? - A.Oberdorff: Oui.
Aujourd'hui, le siège de LFI a fait l'objet d'un appel à la bombe. C'est particulièrement grave. J.-L.Mélenchon a droit, comme tout le monde, à l'intégrité de sa personne.
Des militants d'extrême droite ont été condamnés à plusieurs années de prison pour avoir tenté de l'assassiner. Tout ceci est vrai. On ne peut pas se contenter de dire "qui sème le vent récolte la tempête".
Mais il faut dire immédiatement après que J.-L.Mélenchon, en remettant une pièce dans la machine, à tout conflictualiser, comme il l'a fait hier pendant 1 heure 45, oui, il a une part de responsabilité.
Ca peut finir dans la rue. - A.-E.Lemoine: Il a qualifié R.Arnault de bon député, de travailleur qui fait honneur au mouvement.
M.Bregeon, porte-parole du gouvernement, appelle à l'exclure temporairement du groupe LFI de l'Assemblée. Plus les appels à la démission se multiplieront, plus J.-L.Mélenchon et LFI soutiendront leurs députés? - A.Oberdorff: Vous pouvez en être sûrs.
C'est le réflexe de la citadelle assiégée. Plus la mitraille des journalistes et de la bourgeoisie de préfecture va se mettre à accabler LFI, plus J.-L.Mélenchon mettra un point d'honneur à ne pas reculer.
Ils adoptent une posture militaire qui consiste à préférer mourir sur place que reculer. C'est ce que disait très bien S.Chikirou. "Pour me faire baisser les yeux, il faudra me les crever." Plus les appels à la démission de R.Arnault vont se multiplier, plus J.-L.Mélenchon ne désavouera pas son jeune protégé. - P.Cohen: Personne ne peut le forcer à quitter son fauteuil de député. - A.-E.Lemoine: A part les urnes.
J.Bardella prône désormais ce "tout sauf LFI" au 1er tour des municipales le 15 mars, là où les insoumis seront capables de remporter des municipalités. Est-ce que cette tentative de front républicain renversé a des chances de succès? - M.Magal: Le RN boit du petit lait.
Il se sert de nouveau de LFI comme d'un levier pour sa dédiabolisation. Ils veulent tout essayer pour éviter qu'un nouveau front républicain comme en 2024 se mette en place. De plus en plus d'élus, M.Bregeon, F.Hollande...
Des voix Se lèvent pour dire qu'une alliance avec LFI n'est plus possible. - A.Oberdorff: Malheureusement, trop souvent, la diabolisation de LFI va de pair avec une normalisation du RN.
Dans le même temps, il y a nombre de collaborateurs du RN qui ont des expressions sur X qui devraient leur valoir d'être suspendus... - M.Magal: Pas seulement des expressions.
On a des articles, régulièrement, de "Libération" qui pointent du doigt des collaborateurs qui sont directement recrutés dans ces groupuscules. La conjoncture permet aujourd'hui de dire au RN que la violence politique a changé de camp et que ça absout le RN de toute proximité avec des groupuscules violents. C'est plus compliqué que ça. - A.-E.Lemoine: J.Bardella A qualifié la Jeune Garde de "bras armé du parti mélenchoniste sur le modèle des milices paramilitaires des années 30".
On peut s'interroger sur cette comparaison, alors que le RN est souvent ramené à son histoire, celle d'un parti dont les racines sont à trouver dans les mouvements d'extrême droite de l'après-guerre. - M.Magal: Ne serait-ce que dans les prochains jours, des rassemblements vont être organisés par l'Action française, qui seront des rassemblements conjoints avec la Cocarde étudiante, qui est un des viviers principaux de recrutement du RN dont sont issus plusieurs cadres du parti.
Les liens persistent mais peinent à percer le mur du son. Le RN utilise l'outrance et la posture de LFI pour se protéger de ses propres accointances. - A.-E.Lemoine: Pourtant, le RN assure avoir coupé les ponts avec l'ultradroite.
C'est une des questions que vous abordez dans votre enquête. Les ponts n'ont pas été effectivement coupés? - M.Magal: Non seulement ils n'ont pas été coupés, mais ce qu'on a écrit et décrit dans notre livre avec Nicolas Massol, c'est que cette nouvelle génération a été en partie instruite et nourrie à la pensée radicale dans les groupuscules.
Il n'y a plus de cordon sanitaire entre des représentants de partis de la droite, de l'extrême droite ou de groupuscules. C'est un écosystème poreux. Il n'y a pas de frontières.
Il le fait sous les radars médiatiques, notamment avec la nouvelle génération, ces jeunes qui opèrent ça depuis une dizaine d'années. - A.-E.Lemoine: Le risque, c'est que le climat explosif ait des conséquences sur la campagne des municipales en cours? - A.Oberdorff: Evidemment.
Le risque, c'est que les prises à partie de candidats se multiplient, que les incidents en marge des meetings se multiplient aussi. Le risque, c'est une fracturation de la France en deux. J'ai le sentiment qu'au fond, ce qui se passe autour de la récupération du drame de Lyon, parce qu'il y en a une, vise à ce qu'une partie seulement de la France puisse communier avec le martyr de la mort de ce jeune homme.
Il y aurait, quelque part, les jeunes comme Q.Deranque, donc catholiques, militants nationalistes identitaires, qui seraient les martyrs de l'extrême droite. Et il y aurait Nahel, qui serait le martyr de la gauche.
Ou encore d'autres comme ce jardinier du Val-de-Marne mort d'une stigmatisation des musulmans qui tue dans ce pays. Cette fragmentation dans le pays est effrayante. F.Ruffin en avait bien parlé.
Il y a une forme de demi-cécité. On ne fait preuve d'empathie plus que pour les gens qui appartiennent à notre camp. C'est dangereux. - E.Tran Nguyen: F.Hollande a rappelé qu'il ne pouvait plus y avoir d'alliance avec LFI.
F.Hollande a dit que c'était de la stratégie... - F.Hollande: La 1re responsabilité depuis des mois, c'est d'entretenir une espèce de brutalité dans l'expression, de dénonciation permanente, de mise en accusation, d'outrance, de formules verbales qui blessent...
Mais là, il s'agit d'une volonté de faire qu'il n'y ait, entre l'extrême droite et cette gauche radicale ou cette extrême gauche, plus rien. Que le débat soit focalisé entre ces formes de brutalité. - E.Tran Nguyen: On a entendu F.Hollande, R.Glucksmann et J.Guedj condamner LFI.
D'autres voix à gauche sont plus silencieuses. Pourquoi? - A.Oberdorff: Il y a au moins 3 raisons.
Certaines sont peu avouables. La 1re, c'est le fait de ne pas vouloir, à gauche, hurler avec la meute, passer pour des charognards qui profiteraient d'un moment où LFI est à terre, et participer d'une "curée" anti-LFI avec des figures telles que M.Maréchal-Le Pen, S.Knafo...
La 2e raison, c'est qu'il y a la crainte que LFI joue le rôle d'ennemi numéro 1 et que ça obère le risque d'une extrême droite au pouvoir. Le 3e, c'est les raisons électoralistes. Dès lors que vous posez un cordon sanitaire avec LFI, vous devez accepter l'idée qu'il va vous falloir payer les dommages collatéraux dans les urnes.
Le 15 et le 22, il faudra accepter de perdre certaines mairies ou de ne pas en conquérir d'autres. - A.-E.Lemoine: Que pourrait dire O.Faure, dont le silence est assourdissant? - P.Cohen: Il a eu 1 ou 2 messages. - A.Oberdorff: Son silence a interpellé.
Hier, j'ai tenté de le joindre. On nous faisait savoir, dans son entourage, qu'il ne souhaitait pas donner le sentiment qu'il y avait une forme de récupération politique. Ce soir, il a fait un billet sur Mediapart...
Il parle du climat de brutalisation, mais il ne va pas plus loin. - A.-E.Lemoine: Que dire de cette génération Bardella que vous cartographiez dans cette enquête? - M.Magal: Ce qui est certain, de leur côté, ce qu'ils formulent depuis plusieurs années, c'est qu'ils sont la génération qui sera amenée à prendre le pouvoir si le RN l'emporte en 2027, et encore plus si c'est autour de la candidature Bardella.
C'est une génération militante, politique et médiatique, avec les médias Bolloré qui se sont mis en ordre de bataille derrière l'extrême droite dans le cadre de cette affaire, qui sera amenée à prendre le pouvoir et à investir les ministères. - A.-E.Lemoine: Il y a quand même des divergences? - M.Magal: Oui.
Ce qui est nouveau, c'est que cette génération estime que les divergences qu'ils ont sont mineures comparé à ce qui les rapproche, c'est-à-dire la même vision de l'identité française. - P.Cohen: Le mieux, c'est "identitaire" devant tout le reste. - M.Magal: C'est quelque chose qu'ils ont admis communément.
Ce qui les rassemble, c'est l'identité. Le reste est accessoire. - A.Oberdorff: J'observe au quotidien, à gauche, le mouvement inverse.
A gauche, on creuse les tranchées entre les gauches irréconciliables théorisées par M.Valls. Tantôt LFI accuse le PS d'être représentant d'une gauche coloniale et génocidaire sur la question de Gaza...
On affine ces clivages. On durcit les positions. Tout ce qui est susceptible de fédérer, comme le combat pour la justice sociale, ce qui ne paraît pas aberrant, ça paraît trop consensuel.
De la même manière, M.Le Pen...
On a évoqué les liens qui l'unissent avec son passé gudard. Elle cache les liens avec le GUD. La fameuse expression des "brebis galeuses"...
J.-L.Mélenchon ne se cache pas.
Les faits d'armes de R.Arnault et ses amis leur valent des promotions à l'intérieur des LFI. C'est ce qui m'interpelle.
C'est peut-être un renoncement à la conquête du pouvoir. - P.Cohen: On a vu quelques gudards à la Sorbonne lors de l'hommage à Quentin.
Il y avait M.Maréchal, E.Zemmour aussi, Vardon le Niçois... - M.Magal: Il y avait toute l'extrême droite groupusculaire qui s'est mise en ordre de bataille, élus RN, élus Reconquête!, et les groupuscules.
Il y avait le groupuscule Les Natifs, qui a pris la suite de Génération identitaire. - A.-E.Lemoine: "Enquête sur la génération Bardella" est disponible demain en édition augmentée.
A.Oberdorff, on vous lit dans les colonnes de "L'Opinion". Restez avec nous pour le reste de l'actualité.
Tout de suite, la Story de L.Amar. - L.Amar: C'est l'histoire d'une équipe de Français qui redonnent un visage aux défigurés de la guerre en Ukraine.
Des spécialistes de la chirurgie faciale dans un centre qui accueille les amputés et les gueules cassées. Pendant 6 mois, le réalisateur Didier Cros a suivi ces soignants. Il en a fait un documentaire, "Les visages de la guerre", diffusé ce soir sur France 2.
Certaines images peuvent choquer. Dans ce film s'entremêlent témoignages, opérations et alertes à la bombe. ... - Le gras va être là-dedans, beaucoup. - Exactement. - J'ai encore un truc dur, là.
Je me prends pour Le Bernin en train de sculpter du marbre. - L.Amar: La femme est une ponte de la chirurgie maxillofaciale.
Prélever un morceau de chair sur une partie du corps et s'en servir pour faire un nez, une bouche...
Elle s'appelle Chloé Bertolus. C'est elle qui a opéré le journaliste P.Lançon, blessé lors de l'attentat de "Charlie Hebdo".
Dans son livre "Le Lambeau", il raconte ces opérations et rend hommage à la chirurgienne qui l'a reconstruit. Chloé Bertolus a aussi opéré des victimes du Bataclan. - N'avoir plus de visage, c'est être, d'une certaine façon, sorti de l'humanité.
J'avais entendu, il y a des années, un témoignage d'un Poilu de la guerre de 14. Il disait: "Quand on rentrait le soir, dans la tranchée, quand la progression de la file s'accélérait, on savait qu'on allait passer devant une horreur." C'était un type mort à son poste avec le visage arraché.
Alors qu'il passait sa journée à ramper dans la boue avec des cadavres...
Mais le visage arraché, c'est la déshumanisation. On se doit de faire des gens qui passent le plus inaperçu possible. - L.Amar: Passer inaperçu, Andrei en aurait rêvé.
Il a été blessé en 2023 à la poitrine, au bras et au visage. ... - L.Amar: Parmi les personnages de ce documentaire, il y a les soldats touchés au combat, mais aussi des civils, des femmes massacrées par des bombardements russes. 500 000 Ukrainiens ont été blessés depuis le début de la guerre il y a 4 ans.
Valentina a été défigurée après un tir de missile dans une école. Leur seul espoir aujourd'hui s'appelle Chloé Bertolus. ...
Grand merci! - Formidable! - L.Amar: "Les visages de la guerre", un documentaire poignant de D.Cros.
C'est ce soir à 22h35 sur France 2 et sur la plateforme france.tv. - A.-E.Lemoine: Merci.
C'est un sacré pavé dans la mare. Une note de Bercy confirme la déclaration d'E.Lombard.
Aujourd'hui, les chiffres sont officiels et précis. 13 335 foyers parmi les plus riches, possédant un patrimoine immobilier d'environ 1,3 million d'euros, ont déclaré en 2024 un revenu fiscal de référence de zéro. Pourtant, la ministre de l'époque de l'Action et des Comptes publics disait le contraire. - La transparence est, pour ce gouvernement et pour moi-même, et, je crois, pour mes collègues, un principe, une éthique et un constant engagement.
Il n'est pas vrai que des dizaines de milliers de Français fortunés ne paieraient aucun impôt sur le revenu. Il n'y a pas de document à Bercy qui le montrerait. Si c'était le cas, cela ferait bien longtemps que cette situation aurait été corrigée. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, E.Heyer.
Vous êtes économiste et directeur du département analyse et prévision de l'Observatoire français des conjonctures économiques. On a un ancien ministre qui jette un pavé dans la mare et une ancienne ministre qui affirme le contraire. Comment expliquer un tel écart? - E.Heyer: Je n'arrive pas à l'expliquer.
C'est 2 assiettes différentes. Vous pouvez avoir beaucoup de patrimoine et peu de revenus. Vous payez un impôt sur le patrimoine et pas sur les revenus. - A.-E.Lemoine: Les propriétaires de l'île de Ré, par exemple. - E.Heyer: C'est l'exemple type.
Mais ça peut aussi être le veuf ou la veuve. Vous héritez de la résidence principale ou même d'une résidence secondaire, mais vous avez une petite retraite car vous n'avez jamais travaillé. Vous ne payez pas d'impôt sur le revenu, mais vous payez un impôt sur la fortune.
Vous pouvez vendre votre résidence secondaire. Si vous l'avez depuis plus de 30 ans, le revenu de cette vente ne sera pas imposé. Ca vous permet de vivre sans payer un impôt sur le revenu.
C'est possible. Ce qu'il y a, c'est que certaines personnes font de l'optimisation. C'est arrivé au moment de tout le débat sur la taxe Zucman.
On s'est demandé s'il ne fallait pas imposer autre chose que le revenu, car beaucoup de personnes essaient de baisser leur revenu fiscal de référence et de mettre ça plutôt dans des holdings familiales...
C'était à ce moment-là: est-ce qu'on fait la taxe Zucman ou pas? Ca peut expliquer pourquoi la ministre de l'époque a dit que c'était marginal. - A.-E.Lemoine: Il y a un nombre incalculable de moyens d'échapper à l'impôt.
Bercy a listé 22 pages de solutions d'optimisation fiscale. - E.Heyer: Il faut faire attention.
C'est pour ne pas payer l'impôt sur le revenu des personnes physiques, l'IRPP. La CSG, c'est un impôt sur le revenu. Tout le monde en paye, même celui qui a une allocation chômage.
C'est vraiment cet impôt sur le revenu, qui ne représente finalement pas grand-chose. C'est 95 milliards de recettes de cet impôt sur les 300 milliards. C'est tout petit.
On en parle beaucoup car on a l'impression que c'est ça, la justice, cet impôt sur le revenu des personnes physiques. On dit qu'il n'y a plus beaucoup de personnes qui en payent et que c'est que les riches...
Non. Tout le monde paye un impôt sur le revenu. - A.-E.Lemoine: Il y a quand même un sentiment d'injustice fiscale qu'il faudrait corriger.
Comment rendre moins faciles ces contournements fiscaux? - E.Heyer: Globalement, ce qui paraît faire consensus, c'est qu'on ne paye pas l'impôt sur les plus-values.
Lorsque vous avez un bien immobilier, qu'il était à 100 et il passe à 300, normalement, vous devez payer un impôt sur les 200 de plus-value. Là, vous pouvez reporter le moment où vous allez payer cette plus-value. A la fin, personne ne va payer car ça va passer dans l'héritage.
C'est là que la grande injustice arrive et qu'on met tout ça dans des holdings familiales. On pourrait se dire qu'à un moment, ces plus-values, il faudrait les payer plus tôt, au moment de la succession ou... - P.Cohen: Même si c'est une résidence principale? - E.Heyer: On ne paye pas de plus-value sur une résidence principale.
Si c'est votre résidence principale, que vous héritez de votre propre résidence principale car votre conjoint vient de décéder, c'est normal. Aujourd'hui, 66 % du patrimoine, c'est votre héritage. Il y a 60 ans, c'était 30 %.
C'est ça qui fait qu'on a une concentration du capital plus forte. 1 % des plus riches détient 26 % du patrimoine. Les 10 %, les deux tiers.
C'est pas la résidence principale. On pourrait se dire qu'à un moment, on pourrait bien payer cette plus-value, et pourquoi pas le faire au moment de la succession... 87 % des successions ne sont pas soumises à imposition. 90 % des Français sont pourtant contre. - P.Cohen: Avant que ça arrive dans un programme politique... - A.-E.Lemoine: Taxer plus les droits de succession, ça peut être très injuste pour les héritages modestes. - E.Heyer: Jusqu'à 100 000, vous n'en payez pas.
Quand vous savez que la succession médiane, c'est 100 000 et quelque... 87 % ne paieront jamais de droits de succession.
Les plus-values latentes, on pourrait considérer que c'est pas des successions. C'est une plus-value. "Mon bien immobilier a pris 3 fois sa valeur, c'est pas grâce à moi." Normalement, l'inflation doit être corrigée.
Mais non, on a aménagé le territoire d'une certaine manière. "Mon bien immobilier a pris de la valeur. Il est normal que je paye un impôt sur cette richesse.
Je serai quand même plus riche après avoir payé cet impôt." Mais ça permet d'avoir plus de recettes et de redistribution et éviter ces débats sur les inégalités. - P.Lescure: A l'opposé du spectre, prêts étudiants, paiements fractionnés, mini-crédits...
A peine entrés dans la vie, certains jeunes commencent déjà avec des dettes. Le surendettement progresse fortement chez les moins de 30 ans. 17 000 dossiers déposés en 2025.
Du jamais-vu, selon la Banque de France. - Je suis étudiante en médecine. Pour couvrir mes études et mes dépenses quotidiennes, j'ai dû contracter un prêt étudiant de 20 000 euros.
Je sais que c'est temporaire. On fait avec. - J'ai fait un prêt de 4000 euros sur 7 ans.
Je rembourse 60 euros par mois. - C'est des grosses sommes. Quand tu commences et que t'as pas de fonds, commencer endetté... - P.Lescure: Le gouverneur démissionnaire de la Banque de France, F.Villeroy de Galhau, parle même d'une drogue douce.
Vous partagez ce constat? - E.Heyer: Le jeune a du mal à se loger.
Il est obligé de faire un crédit à la consommation...
C'est pas un crédit pour prendre un bien et donc avoir une contrepartie. C'est pour survivre. Effectivement, c'est là que les banques mettent des taux élevés.
C'est des ménages relativement fragiles. On part dans la vie avec de la dette. Le surendettement vient avec des crédits à la consommation généralement très élevés, et on étale sur 3 fois, etc.
On court après cela. La solution, on la connaît à peu près. Le problème, c'est le logement.
Si vous arrivez à faire accéder ces jeunes à un logement de bonne qualité...
Le mal-logement, c'est une catastrophe. Et pas trop cher, on éviterait cette spirale de "je dois payer mon logement, mais alors, je n'ai plus rien pour vivre". - A.Oberdorff: Il faut relancer la construction de résidences universitaires. - E.Heyer: Oui.
On fait beaucoup pour les seniors. On devrait faire aussi beaucoup pour les jeunes. que c'est de la mauvaise intégration sur le marché du travail, l'échec scolaire des enfants, des maladies chroniques et des taux d'absentéisme répété...
La politique du logement devrait être la politique numéro 1 du gouvernement. - E.Tran Nguyen: Je ne sais pas si vous avez vu cette rumeur, quand un internaute affirme que l'argent liquide meurt dans 847 jours et que beaucoup d'autres ont pris le relais. - La fin du cash et de l'argent liquide, c'est pour 2027. - Tu vas dans un restaurant, t'as pas ta carte bancaire.
T'as que de l'espèce. Tu vas faire comment pour payer? - Le cash, c'est la liberté.
Personne ne sait ce que t'achètes. Avec l'euro numérique, chaque euro sera traçable. - Il faut conserver le cash.
Il faut aller au distributeur et sortir du cash chaque semaine. - E.Tran Nguyen: "Allez retirer avant qu'il n'y ait plus d'espèces en janvier 2027"!
La rumeur viendrait d'un texte adopté par le Parlement européen en 2024 pour mettre fin notamment au blanchiment d'argent. Un article prévoit de limiter à l'échelle de l'UE les paiements en liquide de plus de 10 000 euros. Cette règle ne s'applique qu'aux professionnels.
En France, la loi prévoit déjà des plafonds pour les transactions d'argent liquide. Toutes les transactions sont plafonnées à 1000 euros en liquide. Au-delà de 1500 euros, la vente doit être prouvée par écrit et signée.
Mais c'est trop tard. La rumeur est partie. Beaucoup y ont cru, quand on regarde les commentaires...
Aujourd'hui, c'est le gouverneur de la Banque de France qui a tenu à rassurer tout le monde. - F.Villeroy de Galhau: Je redis ici que la Banque de France n'abandonnera jamais les espèces.
Nous nous sommes engagés à maintenir un réseau de caisses, au moins une par région, pour la décennie qui vient. Ce n'était pas un choix évident. Le recours aux espèces des Français diminue.
Mais l'accès aux espèces est un droit central de nos concitoyens. - E.Tran Nguyen: C'est vrai que le recours aux espèces diminue.
Autour de cette table, je ne sais pas qui paye encore en espèces... - P.Cohen: T'es pas payée en liquide?
Je croyais. - E.Tran Nguyen: Nos téléspectateurs disent quasi tous payer en espèces.
Voici quelques commentaires. Pourtant, la tendance générale s'inverse. En 2024, les Français ont retiré un peu plus de 1 milliard d'euros.
C'est une baisse de 4,3 % par rapport à 2023 et de 7,3 % par rapport à 2022. Pour les achats, on paye plus en carte Bleue qu'en espèces. E.Heyer, est-ce qu'il y a un monde, un jour, où il y n'aura plus de cash? - E.Heyer: Non, pour différentes raisons.
L'accès à un compte bancaire, ce n'est pas donné à tout le monde. Il y a des frais. Les plus vulnérables n'accéderont jamais à un compte bancaire.
C'est grâce au liquide qu'ils arrivent à vivre. On est quand même attachés à cet argent car on ne veut pas être totalement tracés. Aujourd'hui, on parle d'euro numérique.
La Banque centrale met en place l'euro numérique, pas pour éviter le cash...
Peut-être que dans un monde idéal, la Banque centrale aimerait la suppression du cash car ça leur permettrait de baisser les taux d'intérêt, voire même en négatif, pour pousser à consommer. Ce n'est pas le but de la Banque centrale... - A.-E.Lemoine: Ca m'inquiète! - E.Heyer: Dans un monde sans cash, vous allez retirer le cash, ça va faire un bank-run.
Ca ne les intéresse pas. On peut vous rassurer. Tout les Etats, y compris la Suède, qui est allée assez loin dans "je retire le cash", les citoyens ont dit qu'ils voulaient le cash.
Il y aura du cash, mais limité, car ça coûte cher. C'est pas bon pour l'environnement. Ca blanchit les activités qu'on ne peut pas blanchir et qu'on aimerait réglementer...
Ils vont essayer de le limiter. Mais aujourd'hui, 48 ou 43 % des achats se font par cash. - A.-E.Lemoine: On a bien plus que 847 jours, pour répondre aux rumeurs.
Merci, E.Heyer. Tout de suite, le 5/5 de L.Sénéchal.
Un homme porté disparu dans les crues historiques. - L.Sénéchal: Hier soir.
Son canoë a chaviré dans le Maine-et-Loire. C'est un des 4 départements en vigilance rouge. Les 4 départements vont rester Toute la journée de demain en vigilance rouge.
Météo-France l'annonce ce soir. Dans ces départements, le bateau remplace la voiture. - Ce matin, je suis parti à 7h30.
Il fallait que je sorte monsieur le maire. Je vais rentrer ce soir vers 20h. Ca fait 30 ans que je suis conseiller municipal.
J'ai mon coeur ici, à Jusix. Je suis également pompier. - L.Sénéchal: Autre moyen de transport efficace: le tracteur.
Plus efficace que la voiture, et même parfois salvateur, il remplace le taxi ou le bus. - Monter dans un tracteur pour se déplacer, ça n'arrive pas tous les jours. - Non, mais ça fait déjà plusieurs fois qu'on prend le tracteur pour se déplacer.
Je pense que la commune s'arrange toujours pour qu'on puisse aller faire des commissions. - L.Sénéchal: 35 jours de pluie d'affilée.
C'est des crues historiques. En Dordogne, cette dame de 93 ans en a vu d'autres, mais elle est quand même surprise. ... - L.Sénéchal: Elle nous donne le sourire.
En Charente-Maritime, le pic n'est pas atteint et ne le sera pas avant ce week-end. 900 maisons inondées à Saintes. Les habitants et leurs enfants sont à bout de nerfs. - On vient chercher la PS5 de mon fils, le sac de cours de ma fille.
C'est leur demande. On vient voir l'état de la maison. 20 cm aujourd'hui.
C'est pas terminé. Je sais pas comment je vais faire. - L.Sénéchal: Parfois, la crue des cours d'eau donne des images insolites, comme cette vue fleuve.
C'est beau et angoissant. - Il reste 20 cm pour que ça arrive à la fenêtre. J'ai très peur.
C'est pour ça que ce soir, je vais mettre mes enfants en sécurité chez leur père. - L.Sénéchal: Même les grandes villes sont touchées.
Plan de sauvegarde activé à Bordeaux. A Angers, la crise va dépasser celle de l'an 2000. Les tunnels routiers sont volontairement inondés pour protéger le centre-ville.
Je disais hier que ces intempéries ont coûté 1 milliard d'euros, selon les premières estimations. Les habitants touchés par ces inondations à répétition ont l'impression d'être coincés. - On n'a pas le choix.
On n'a pas fini de payer la maison. On est obligés de rester. On ne peut pas déménager.
Ca peut pas se vendre, donc on est obligés de rester. - L.Sénéchal: D'autres collectivités ont investi pour s'équiper contre les inondations.
C'est ce qu'on appelle des villes éponges, capables d'absorber le trop-plein d'eau. Nîmes, touchée par des inondations terribles en 2014, 2005 et 88...
Depuis, la ville a investi 250 millions d'euros et construit une quinzaine de bassins de rétention et ce tunnel percé sous la ville. Investir dans la protection contre les inondations, ce serait investir pour l'avenir. Pas du tout, selon l'administration Trump, qui accuse l'Europe d'aller dans le mur et parle même d'un "culte du climat". ...
Le -L.Sénéchal: C'est le ministre de Trump en charge de l'Energie. E.Heyer, quand on a investi dans cette économie verte, on ne faisait que répondre à un culte du climat ou c'est un investissement? - E.Heyer: A votre avis?
Il y a un vrai retournement de ce point de vue. Il y a, d'un côté, Les Américains qui nous disent "drill, baby, drill", qu'il faut maximiser ce qu'on peut maximiser pour avoir une croissance, même si elle n'est pas soutenable d'un point de vue environnemental. Et sinon, on a des pays qui financent cette transition écologique. - A.Oberdorff: Et ça devrait être un thème des élections municipales.
Or, la prévention d'incidents météorologiques qu'on juge exceptionnels, c'est pas très vendeur dans le cadre d'une campagne municipale. Les gens ont une mémoire de ce type d'événements hors normes assez courte. Quand ça vous arrive, quand vous faites partie des sinistrés... - E.Tran Nguyen: Ca commence à se répéter pas mal. - A.Oberdorff: Une des meilleures mesures, ce serait de lutter contre l'artificialisation des sols.
Ca ne fait pas consensus. - A.-E.Lemoine: Dans les Alpes, des avalanches en série. - L.Sénéchal: Une avalanche filmée par les passagers d'un train en Suisse.
Ils voient l'avalanche depuis la fenêtre de leur wagon. La déferlante va finir par engloutir le train. Heureusement, sans conséquence.
Pas de danger ni de retard pour ce train. Il a continué à rouler. La même scène ou presque en Italie.
Cette fois, tout un village surpris. Il y a eu 3 morts, dont au moins 2 Français, ensevelis sous 3,5 m de neige. ... - L.Sénéchal: Quand l'avalanche finit carrément dans la cuisine...
Image hallucinante. On est au refuge du Galibier. C'est à la frontière entre la Savoie et les Hautes-Alpes. - Tout s'est passé pas comme on l'espérait.
Une avalanche est rentrée par la cuisine. Grosse frayeur. Dégagement et nettoyage.
Tu cherches le saucisson? - L.Sénéchal: Il arrête pas de neiger, au point où une estafette, qui a l'air bien minuscule au milieu des murs de neige...
C'est plusieurs mètres de chaque côté de la route. La neige s'est aussi invitée dans la Marne, sur les coteaux de Champagne. La vigne sous un blanc manteau.
En Suède, pendant que nous, on a des crues, ils ont l'inverse. Un anticyclone pousse l'eau de la mer Baltique vers la mer du Nord. Cette épave d'un navire du XVIIe siècle est réapparue à Stockholm.
C'est la 1re fois qu'on la voit depuis 2013. - A.-E.Lemoine: La diplomatie endeuillée. - L.Sénéchal: Avec la mort de Leïla Shahid à 73 ans.
Elle a été la voix de la Palestine en France jusqu'en 2006, sous la présidence de F.Mitterrand et de J.Chirac. - J.Chirac: Je commence à en avoir assez! ... - S'ils traitent comme ça le président de la République, vous imaginez comment ils traitent les citoyens palestiniens. - L.Sénéchal: Elle était gravement malade. - A.-E.Lemoine: Une médaille de plus pour les Bleus. - L.Sénéchal: Une médaille d'or pour le relais féminin du biathlon. - De l'or pour ces filles en or!
J.Simon rentre dans l'histoire. 1re athlète française triple championne olympique.
La seule avec J.-C.Killy, M.Fourcade et Q.Fillon Maillet à avoir réussi cet exploit. - L.Sénéchal: On a battu le record absolu avec 17 médailles, mais aussi le nombre de titres sur une olympiade. 6, c'est du jamais-vu. - Jean-Pierre, si les garçons sont champions olympiques du relais, tu confirmes faire un mulet? - Je confirme.
Rires. - Magnifique! - L.Sénéchal: L'image du jour a eu lieu pendant le sprint par équipes féminin de ski de fond.
Pas de médaille, mais c'est à croire que l'organisation a voulu pousser les athlètes à se dépasser. - Un invité surprise. - C'est un chien...
Il ressemble à un loup. - Il vient participer. Il va franchir la ligne d'arrivée dans quelques instants.
On va prendre son temps de référence. On veut l'information! - L.Sénéchal: C'est juste un chien qui a échappé à la vigilance de ses maîtres.
La championne olympique américaine de bobsleigh s'adresse à son fils malentendant en langage des signes. Elle lui dit: "Maman a gagné." L'athlète suisse fait tout pour déstabiliser ses concurrents.
Il balance des boules de neige. Le beau geste du jour signé Snoop Dogg. Carte Bleue en panne, la restauratrice et sa fille lui offrent le repas.
Elles racontent à la télé italienne comment il les a remerciées. ... - L.Sénéchal: Comme quoi, il faut toujours avoir un peu de cash avec soi. - A.-E.Lemoine: Non, sinon, Snoop Dogg ne les aurait jamais remerciées!
Vous ne comprenez rien! S'il avait payé...
Merci, Lorrain. Merci, E.Heyer.
Je rappelle que vous dirigez le département analyse et prévision de l'OFCE. Merci, A.Oberdorff.
Merci, M.Magal.
Jordan Bardella