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interviewPublic Sénat· 29 janvier 2024 32 min

Colère des agriculteurs : Paris menacée de blocage

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et avec nous pour ce club if trèard comme tous les lundis bonjour Yve merci d'être là directeur adjoint de la rédaction du Figaro et leséiste Mathieu souquier bonjour Mathieu merci d'être avec nous on va parler évidemment de la crise agricole objectif des agriculteurs faire le siège de Paris et d'autres grandes villes du pays les blocages seront nombreux aujourd'hui alors comment le gouvernement peut-il répondre à cette colère alors que les premières mesures de Gabriel hatal n'ont pas réussi à la calmer vous nous direz ce que vous en pensez Alex on verra que la toute la classe politique s'en par du sujet oui on verra qu'on est loin d'un consensus entre les différentes formations politiques sur les solutions à cette crise agricole et pour commencer on va dans le berceau de la contestation la région [Musique] Occitanie et on va donc en Occitanie à Montpellier on retrouve Vincent Coste bonjour Vincent merci beaucoup d'être avec nous Vincent journaliste libre Vincent on disait l'occitan a été le berceau he de cette colère du monde agricole on en est où ce matin tin est-ce qu'il y a encore des points de blocage dans votre région il y a encore des points de blocage l'autoroute A9 n'est plus bloqué entièrement comme elle a pu l'être de façon un peu exceptionnelle la semaine dernière puisqu'elle était bloquée de la frontière espagnole jusqu'à jusqu'à orange mais il y a encore des pointes de blocage anim et puis y a des des points de blocage ponctuels hier soir par exemple une plateforme de de Système U sur la commune de de vendarg un barrage filtrant éta installé sur cette plateforme les les les les manifestants ne laissant entrer que les ne laissant plus entrer les les les denrées les denrées étrangères les produits les produits étrangères sur cette sur cette plateforme mais c'est évidemment une situation très évolutive et peut-être qu'à l'instant où je vous parle il y a des points de blocage qui sont levés d'autres d'autres qui s'installent même si aujourd'hui peut-être tout le monde a le regard tourner vers ce qui se passe du côté de Paris ouais et Vincent on le disait l'occcitan ça a été le berceau he de cette cette colère du du monde agricole la contestation est profonde et ancienne elle n'est pas étente bien sûr alors historiquement déjà hein le les grandes manifestations de de de 1907 pour la crise pour la crise viticole déjà les les les les drames de Monredon dans les dans les dans les années 60 également mais c'est vrai que cette crise viticole cette crise et ce mouvement des des agriculteurs en ocitanie notamment dans l'est de la région n'a n'a n'a pas commencé la la semaine dernière en en novembre dernier une grande manifestation à Narbonne avait rassemblé euh 4 5000 viticulteurs qui euh qui dénonçaient euh un ralbol une euh des revenus des revenus insuffisants euh et qui demandaient des des solutions pour pour aider leur leur filière en crise euh de la même façon euh en début d'année dernière le le 11 février on a vu à à Montpellier une grande manifestation de défense de la ruralité de défense de la ruralité dans dans toutes ces dimensions des terroirs des territoires des traditions des des cultures 13000 personnes à la la surprise générale avaient participé à ce rassemblement et que ce soit ce lors de ce rassemblement de Montpellier que ce soit lors de la manifestation des viticulteurs de de Narbonne ou que ce soit lors des des des diverses manifestations et des barrage que l'on a observé la semaine dernière ou que l'on peut encore observer on se rend compte que l'on retrouve souvent les les mêmes les mêmes personnes la manifestation des vignerons la la FNSEA et les jeunes agriculteurs participai au côté des vignerons il n y avait pas que des vignerons de la même façon pour défendre la ruralité il y avait des vignerons il y avait des éleveurs il y avait il y avait des la défense de tradition et de de territoire de culture comme la toromchie ou la course camargaise il y a beaucoup de choses qui sont qui sont liées il y a une espèce de c'est vrai de de colère sourde qu'on a senti monter dans la R région euh ces derniers mois par rapport par rapport à des décisions des normes européennes ou nationales jugé ou ou des pratiques ou des coutumes ou des ou des injonctions ou des ou des positions peut-être des fois jugées moralisantes jugé trop contraignante trop voire trop coeritive quelque chose était en train de se passer et finalement ce ce mouvement des des agriculteurs d'aujourd'hui n'étonne pas tant que ça dans nos dans nos territoires dans notre région merci Vincent merci beaucoup d'avoir été avec nous on suivra bien sûr ce mouvement avec vous dans votre région regarde la une du midiip c'est un autre sujet dans les rau la route tue toujours plus c'est à la Une de votre journal aujourd'hui merci beaucoup Vincent Coste d'avoir été avec nous un mot hi parce que Vincent le rappel c'est c'est pas nos dents si cette colère et ce mouvement il est parti du Sud-Ouest et et de cette région Occitanie oui parce que c'est une région qui est traditionnellement très agricole viticol même c'est c'est c'est évident mais j'ai écouté avec beaucoup d'intérêt ce que venait de dire mon confrère parce que en fait on parle souvent d'un choc de civilisation quand on parle d'autre chose mais là on est un peu dans un choc de civilisation au sens où on est en train dans un dans un point de transition de basculement même où et bien il y a des traditions il y a des coutumes il y a des je dirais des des des cultures qui sont remises en question à cause justement de cette euh bah du réchauffement climatique de l'adaptation de de certaines processus de production à une modernité qui est exigée aujourd'hui et je comprends que ça c'est c'est c'est c'est le gros défi qu'on a à relever comment faire pour que tous ces métiers qui sont des métiers absolument nécessaires et des métiers qui sont je dirais qui nous qui nous nourrissent qui sont vraiment essentiel à notre à notre civilisation à notre vie puisse perdurer puisse continuer à vivre normalement à gagner leur vie tout en s'adaptant aux exigences je dirais de du respect de l'environnement c'est c'est c'est c'est un défi qui est immense et personne n'a trouvé la solution Mathieu on est au-delà de de de simples revendications d'agriculteur hier Gabriel Atal disait l'agriculture c'est une part importante de l'identité de la France on est aussi là-dedans oui alors juste un mot chez nous ça part d'Occitanie c'est vrai enfin rappelons que on se situe dans un mouvement qui est en fait européen il y a déjà eu précisément des mouvements chez les agriculteurs en Allemagne en Roumanie ailleurs donc ce qui se passe en France pour le coup n'a rien de spécifiquement français en revanche là où vous avez raison c'est que il y a chez nous une place symbolique de l'agriculture et du monde paysan qui n'existe pas ailleurs parce que la République précisément elle s'est fondé sur deux piliers un le monde paysan deux les fonctionnaires les Anglais c'est les ouvriers et les commerçants donc on voit bien que chaque histoire précisément où chaque identité nationale se réfère à des choses différentes et puis rappelons que en France la la population rurale est restée majoritaire jusque dans les années 50 pareil en Angleterre c'était un siècle plus tôt donc la ruralité chez nous a une place très grande ce qui me frappe par ailleurs quand même c'est de voir que ce monde agricole alors pour les raisons que que y évoquait en fait se sent totalement abandonné alors que précisément il est chez nous symboliquement très aimé et d'une certaine façon on en reparlera mais le fait que toute la classe politique se porte à son chevet et dise pas toujours la même chose mais en tout cas disent tout le monde dit à l'unisson de Jean-Luc Mélenchon jusqu'à Marine Le Pen nous devons écouter les agriculteurs et nous devons précisément répondre à à leurs attentes un monde symboliquement très aimé très considéré et quand même objectivement matériellement financièrement très aidé donc il y a un petit décalage enfin il y a un petit décalage en tout cas on peut observer quand même une forme de décalage entre le mal-être paysan et la façon dont la communauté nationale se situe symboliquement et matériellement derrière eux et y compris l'Europe puisqueencore une fois les subventions viennent beaucoup beaucoup de Bruxelles essentiellement de Bruxelles bien sûr oua on va revenir à la question des blocages puisque après despuses ce weekend les blocages repartte aujourd'hui et notamment l'objectif annoncé par la FNSA c'est de faire le siège de Paris mais Gérald haranin prévient il y aura pas de tracteur dans les grandes villes on voit ça avec Flor sauvage des blindés de la gendarmerie déployé aux abords de ringiste les agriculteurs en colère sont décidés ce lundi à bloquer la capitale la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs du bassin parisien ont prévu SEP points de blocage autour de Paris à partir de 14h malgré les annonces du gouvernement les annonces qui ont été faites pour nous elles sont insuffisantes il y a plein de sujets qui n'ont pas été abordés dans les sujets qui ont été abordés il y a encore des choses qui restent très floues on a plutôt l'impression bah que c'est un pansement sur une jambe de bois à l'issue d'une réunion interministérielle de crise dimanche le ministre de l'Intérieur Géral de Darmanin a annoncé la mobilisation de 15000 forces de l'ordre tout en assumant de laisser faire les agriculteurs les forces de l'ordre les sers et les gendarmes mobile n'ont pas comme consigne d'intervenir sur les points de blocage mais d'accompagner ces points de blocage pour laisser sécurisé pour éviter les drames qu'on a pu connaître au début du du mouvement lorsqu'ils étaient un petit peu si je veux dire sauvag et sans organisation de sécurisation 3 jours après les annonces du gouvernement la colère des agriculteurs ne faiblit pas le président de la FNSEA a exhorté dimanche le Premier ministre à aller beaucoup plus loin pour satisfaire les demandes de la profession on sent qu'il y a de la prudence math souer de la part de Géral Lain qui d'un côté dit pas de blocage pas de tracteur dans les grandes villes et on va surveiller tout ça mais d'un autre dit donne des consignes de modération on n'intervient pas sur les points de blocage on les sécurise oui alors effectivement parce que c'est une profession qui a un pouvoir de nuisance réel alors je dirais c'est pas nouveau il y a toujours eu une forme de mensuétude vis-à-vis des grands mouvements agricoles encore une fois les révoltes agricoles elles sont récurrentes elles sont en réalité souvent assez violentes he il y a précisément en fait dans cette culture paysane là une revendication qui peut virer à une forme de déruptivité et de débordement sociaux donc c'est pas nouveau la mensuétude n'est pas nouvelle ce qui est nouveau quand même c'est d'en faire état publiquement surtout quand précisément on appartient à un gouvernement qui fait du retour à la du retour de l'autorité au qui surjoue en matière de retour à l'autorité une dimension forte de de son de son discours politique donc quand Géral Darmanin l'autre soir dit effectivement je les laisserai faire je les laisserai faire dans un contexte où la demande d'ordre est assez forte c'est assez saisissant et en même temps ça dit bien que précisément il y a un soutien populaire très fort derrière ce mouvement et on peut même dire quelque chose d'assez nouveau on a vu qu'il y avait des successive qui s'était exprimé dans le pays on a eu la colère de la France purbaine avec la France des gilets jaunes on a eu la colère du monde du travail et des syndicat avec la réforme des retraites on a eu la colère du monde des banlieux l'été dernier et là c'est précisément une 4è colère qui correspond à une 4e France la France rurale ce qui est frappant c'est de voir l'enchaînement de ces colères et l'enchaînement aussi rapproché de ces colères on a déjà eu des grands mouvements de contestation ma 68 on a eu des réformes des retraites contesté on a déjà eu des révoltes agricoles mais précisément en fait l'emboîement de ces grandes révoltes encore une fois remontant à quatre Frances différentes avec à chaque fois un soutien populaire très fort y compris quand il y a des violence alors dès les gilets jaunes on l'avait vu en fait le mouvement était avait suscité une sympathie constante alors même que pour les tris/4s des Français alors même que les les débordements étaient visibles quotidiennement sur nos écrans de télévision mais qu'est-ce que qu'est-ce que ça dit parce qu'Emmanuel Macron en 2017 il avait fait campagne sur le fait qu'il voulait réduire la fracture territoriale aujourd'hui vous parlez de ces qu de France ça veut dire qu'elle est plus présente que jamais cette fractureors ça veut dire qu'il y a incontestablement une intensification des colères qu'il y a incontestablement une accélération des temps sociaux encore une fois autant de révoltes en aussi peu de temps c'est frappant peut-être il y a-t-il al c'est juste une hypothèse et pas du tout un procès d'intention peut-être il y a-t-il aussi dans le style de gouvernance macronienne quelque chose qui suscite encore plus que d'habitude la colère dans l'opinion peut-être une forme de d'arrogance technocratique ou de parisianisme du pouvoir qui peut précisément dans certains territoires susciter une forme de de réaction pour partie épidermique et pour parti pour partie irrationnelle car encore une fois je le dis le monde paysan est un monde est un monde qui est symboliquement très aimé qui est matériellement très soutenu et donc je rappelle que le président Macron lui-même a a veillé à être son chevet en fait dès le départ on se souvient que Julien de Normandie était un ministre de l'Agriculture extrêmement populaire auprès des milieux agricoles parce que précisément sans aller jusqu'à parler d'une forme de clientélisme en tout cas il y avait une oreill très attentive porté à leur revendication et on se souvient même que Nicolas HULLOT avait démissionné du gouvernement en en observant que il était lui-même en fait totalement dépossédé face aux lobis agricoles donc voilà il y a il y a toujours une forme d'ambivalence derrière tout cela il y a de l'ambivalence oui il y a une forme d'ambivalence enfin bon il y a une réalité aussi hein la réalité c'est que vous avez de deux fois moins d'agriculteur aujourd'hui que il y a 30 ans la réalité c'est qu'il y en a un qui se qui qui se donne la mort tous les de jours la réalité c'est que vous avez une politique agricole commune qui a complètement été modifiée si vous voulez je le rappelle régulièrement mais il y a il y a 40 ans 75 % du budget européen allait à l'agriculture et sur ces 75 % la moitié allit à la France hein c'était un choix qui avait été fait l'Allemagne industrielle et la France La France Agricole tout ça a changé aujourd'hui l'agriculture c'est 30 % du budget européen aujourd'hui euh un budget beaucoup plus important qu'il y a 40 ans oui mais euh néanmoins la part du gâteau est beaucoup moins importante pour la France et d'e part et puis deuxièmement vous avez quand même la politique qui a été conduite et c'est ça ils sont on n parle pas assez mais il y a quand même des des causes circonstancielles le Green Deal de Madame Van derleen ils sont à fond contre est-ce que vous avez lu ce que c'est que ce pacte vert le pacte vert de Madame Van derleyen c'est la cause de tout ça de tout de enfin une partie une grande partie de la de la colère des agriculteurs aujourd'hui qui ne veulent pas et bien accepter ce pacte vert qui qui c'est vrai très excessif est un peu hors sol parce que il il met des barrières il met surtout des des je dirais des des objectifs qui qui paraissent inatteignbles en si peu de temps en rappelant y précisément comme le rappelit Pascal canenfin il y a quelques jours que à ce stade ce pacte vert précisément ne s'applique pas en fait il constitue une perspective oui oui mais d'accord mais c'est une perspective qui le qui leur fait extrêmement peur porté justement par un homme qui s'appelle Pascal campfin qui lui est aussi horors sol complètement pourquoi mais par que parcecfin c'est un député Renaissance député europé riste surtout il est d'abord député sur la liste Renaissance d'abordputé non non mais il est d'abord député écologiste c'estàd qu'il a fixé des bornes il a fixé des objectifs qu'on ne peut pas remplir c'est un mensonge c'est une hypocrisie de penser que les agriculteurs peuvent en si peu de temps s'adapter de la sorte c'est une hypocrisie alors moi je veux bien qu'on soit dans l'idéologie totale mais cette idéologie parce que c'est une idéologie qui est alors que ça demanderait beaucoup de pragmatisme il y a pas de pragmatisme et ces objectifs qui sont fixés ce sont des objectifs que les agriculteurs ne peuvent pas tenir mais pardon le Green Deal n'est juste pas un fantasme en fait sorti de l'esprit d'un écologiste forcené qui serait Pascal qu'enfin le Green Deal précisément a été mis sur la table par l'Europe la Commission européenne est adoptée par le G sont qui pardon tous ces gens c'est qui mais le Parlement européen a adopté je dire évidemment mais est-ce qu'ils sont hors sol ou pas je sais pas si on pe je sais pas si on peut considérer que la représentation europé grandement hor sol regardez on diserte on diserte sur l'évolution du monde et tout ça mais là il y a des causes directes des causes directes à la à la manifestation aux colères d'aujourd'hui et ces causes directes elles ont racine elles prennent racine dans des décisions politiques il faut quand même faut qu'on arrête de disserter dans dans l'absolu ell prennent racine dans des décisions politiques qui sont souvent des décisions politiques qui sont irréalistesou je dirais juste deux choses là-dessus alors un encore une fois ce Green Deal quand même fait l'objet d'un accord entre des pays et des partis politiques est-ce que c'est pas pour ça qu'il faut pas le contester non mais d'accord mais je sais pas si dans quelle mesure on peut dire que c'est horol en tout cas ça n'est pas vous l'avez dit vousmême toute l'Europe est en agricole est en est en colère oui mais je l'ai dit aussi encore une fois ce Green Deal aujourd'hui ne s'applique pas pour en revanche aller dans le sens pour aller en revanche dans le sens de ce que dit Yve il serait tout à fait fâcheux que à l'on d'une crise comme celle-ci on en reviennent à une opposition frontale entre l'agriculture et l'écologie puisque on sait que la transition environnementale oui mais on sait mais précisément donc il faut dépasser ça puisque on sait que la transition environnementale sera nécessairement une transition alimentaire et juste deuxième point pardon en réalité ce qu'on observe c'est que enfin il me semble que ce qu'on observe là avec le monde agricole dit quelque chose de plus global en réalité et fait écho à d'autres choses qu'on observe pendant très longtemps en France en tout cas nous nous étions obsédés par une réalité sociale qui écrasait toutes les autres le chômage de masse on voit bien que précisément avec la baisse du chômage on s'est déporté vers une autre préoccupation qui est très générale le fait pour de très nombreuses catégories d'actif de très nombreuses catégories d'actifs dans notre pays le fait de travailler sans pouvoir vivre dignement de son travail ça vaut de façon extrêmement net pour les agriculteurs mais on voit que de nombreuses autres professions de nombreux autres métiers en réalité sont frappés et que la revendication qui monte aujourd'hui dans le pays et pas que chez nous d'ailleurs mais très fortement dans le pays c'est de pouvoir travailler et de vivre dignement de son travail oui d'accord mais je veux bien mais à partir du moment où c'est acceptable et ça peut être accepté or ce que ce que l'on voit mais il suffit d'aller dans les campagne vous y allez non vous allez voir dans les fermes enfin moi ça m'arrive assez régulièrement vous voyez les conditions de travail qui sont avec des objectifs avec des je dirais des des des obligations qui sont des obligations mais mais hors sol hors sol allez voir allez voir un un éleveur moi je parle pas des céréaliers par exemple parce que on met tout ça dans le même sac aussi les séréaliers très bien les séréaliers ils se sont adaptés ils ont les moyens parce que ils ont des très grandes surfaces ça c'est un c'est un c'est un sujet qui qu'il faudrait aussi qu'il faudrait aussi évoquer mais vous prenez les les les les producteurs de fruits et légumes vous prenez les éleveurs et les éleveurs dans certaines catégories les éleveurs notamment mais c'est des particularités avec des obligations ils sont soumis à des obligations terribles et en plus et en plus il faut le dire et Stéphane Lefol l'a pas dit assez l'a pas dit suffisamment fort là il y a quand même un problème de négociation avec la grande distribution quand est-ce qu'on va quand même mettre ça sur le tapis et juste pour repréciser sur cette question des normes environnementale européenne alors certes il y a le pacte vert qui a été bien lancé à partir de 2019 avec la fameuse loi de la ferme à la fourchette et des nouvelles obligations pour les agriculteurs mais on peut rappeler aussi que depuis 1 an il y a un mouvement de freinage des normes écologiques en Europe notamment avec une alliance entre la droite européenne et des les groupes d'extrême droite au Parlement europérain par exemple la loi sur la biodiversité sur la restauration de la nature elle a été vidée de sa substance au Parlement européen il y avait aussi une loi pour réduire d'ici à 2030 l'utilisation des pesticides elle a été rejetée par le Parlement européen et puis on peut quand même rappeler que la Commission européenne et bien a donné son autorisation au glyphosate pour 10 nouvelles années que la France s'est abstenue ce qui a permis aussi et bien la prolongation du glyphosate donc il y a pas non plus et bien un mouvement très dur de transition écologique en Europe pour l'agriculture en ce moment oui mais enfin néanmoins la menace est là et je peux vous dire que les agriculteurs ils la vivent cette menace he parce qu'il savent ils savent jamais est-ce que vous savez les investissements qui sont obligés de faire les agriculteurs les investissements qui sont obligés de faire qui sont des investissements qui leur sont sont dictés souvent par justement ceux qui leur qui leur fournissent la les graines qui leur fournissent les les enfin tout tout les produits dont ils ont besoin pour exercer leur métier mais c'est dém c'està dire qu'il faut arbitrer entre agriculturecolog mais rendez-vous compte vousbit entre agriculture et écologie est-ce qu'on demande trop d'écologie au détri de notre agriculture sujet est là on raisonne en citadin mais allez dans les campagne allez avec votre fermier à à la banque vous savoir vous allez voir si la banque elle lui fait crédit mais évidemment que non pourquoi parce qu'il y a un avenir qui est beaucoup trop incertain comment vous expliquez qu'aujourd'hui il y a 500000 exploit il y a même pas il y a 350000 exploitations en France là où il y en avait 1 million il y a 40 ans il a quand même un problème non grand parties qui vont partir à la retraite dans les 10 années à venir mou il y a un mouvement de remembrement aussi on a fait des plus grandes alors on est 67 millions d'habitants alors que il y a 40 ans nous étions 55 donc il y a il y a et puis encore une fois il faut faire très attention parce que c'est vrai que l'agriculture et Stéphane Lefol a eu raison de le souigner l'agriculture est excédentaire si on regarde la balance commerciale on exporte plus grâce au vin et au spiritueux voilà mais il y a beaucoup de filières qui sont déficitaires on exporte on importe beaucoup je rebondis sur ce que dit ça dit effectivement quelque chose de l'acceptabilité d'une mutation à opérer alors encore une fois la concentration que vous évoquez c'està-dire la division par TR ou quatre du nombre d'exploitations en 30 ou 40 ans c'est un mouvement de concentration ça ne veut pas dire encore une fois que tous les agriculteurs ou tous les exploitants agricoles aujourd'hui meurent de faim ça veut juste précisément dire que on a une agriculture qui s'est concentrée pour se moderniser mais derrière la concentration il y a effectivement la question de la mutation et encore une fois comme la transition environnementale sera aussi une transition alimentaire pas uniquement une transition énergétique mais une transition alimentaire la question est de savoir quelle est l'acceptabilité d'une d'une telle mutation et puisqu'il n'est pas question de ne pas faire cette mutation puisqu'il n'est pas question de ne pas faire cette transition de la rendre acceptable en conditionnant en en en formatant en adaptant notre soutien et précisément en en accompagnant différemment les professions qui sont les plus touché mais sûrement pas en riant nos ambitions à la matière alors on a vu hier Gabriel hatthal et Marine Le Pen sur le terrain Gabriel hatthal qui doit faire de nouvelles annonces discours de politique générale demain mais Alex c'est la classe politique dans son entièreté qui est mobilisée pour aider les agriculteur oui a commencé par le ministre de l'Agriculture Marc fen qui doit faire le service aprèsvendre des annonces du Premier ministre qui ont été faites vendredi les premières annonces puisque Marc fenau a indiqué hier qu'il y aura des annonces supplémentaires cette semaine pour nos agriculteurs on l'écoute il y aura des mesures complémentaires soit de niveau européen soit de niveau national qui continueront à être égrainé au long de la semaine par qu'on a besoin d' TR oui d mardi sans doute des choses complémentaires on a besoin d'avoir des mesures qui viennent crédibiliser la parole publique crédibiliser la parole européenne sur un certain nombre de sujets alors du côté de l' opposition c'est un peu facile mais on pointe la responsabilité des différents gouvernements d'Emmanuel Macron qui ont été au pouvoir depuis 7 ans et notamment au rassemblement national on estime que leur politique aurait même détruit nos campagnes écoutez Sébastien chunu la philosophie d'Emmanuel Macron celle de Gabriel c'est une philosophie qui amène à effacer notre ruralité comme ils ont d'ailleurs effacé les petits commerçants les petits artisans parce que ça ne correspond pas à leur modèle leur modèle de société ne se satisfait pas de G qui sont indépendants enracinés et qui représentent finalement une part de notre histoire économique et sociale le rassemblement national qui demande également la fin des accords de libre échange qui feraient du mal à notre agriculture française c'est ce que demandent aussi les républicains le patron du parti LR Eric sootti interrogé dans le Journal du Dimanche propose aussi une intervention de l'État pour garantir un revenu minimum de 1500 € à chaque agriculteur je le cite nous devons mettre en place un dispositif d'accompagnement financier des agriculteurs qui vivent sous le seuil de de pauvreté aucun agriculteur ne doit gagner moins de 1500 € net par mois et ce revenu minimum il serait financé par des amendes que pont les industriels qui ne respectent pas la loi égalim pour garantir des prix décents à nos agriculteurs et puis du côté de la gauche et bien les écologistes récusent les critiques qui sont portées actuellement contre les normes environnementales et contre l'écologie qui est tout frais à la vie de nos agriculteurs écoutez Yannick jado dans notre pays depuis depuis 20 ans on a quasiment pas réduit le niveau de pesticide que ce gouvernement passe son temps à taper sur les écologistes mais à annuler toutes les mesures écologiques c'est pas l'écologiste qui est responsable de la crise agricole depuis 30 ans c'est quand même gonflé donc voilàiana il y a pas du tout d'unité politique sur cette crise agricole non on le voit et du coup est-ce que ça va être compliqué pour Gabriel hatal qui est attendu demain une nouvelle fois sur le sujet est-ce que jusqu'à maintenant il a bien géré cette crise agricole oui moi personnellement je trouve qu'il est assez courageux quand même je ne dis pas que on peut régler cette crise du jour au lendemain c'est une crise qui est profonde qui vient de loin qui est compliquée à résoudre mais je trouve que déjà le discours qu'il a fait enfin les discours les propositions qu'il a fait vendredi même si c'est il a fait beaucoup de politique c'est normal il est assez courageux et euh maîtrise quand même assez bien son son dossier pour quelqu'un qui qui vient d'arriver comme ça quand vous voyez qui pose ses feuillets sur botte de foin puis qui commence à parler sans notes si vous voulez vous dites que il est pas là c'est pas un touriste quoi hein euh donc non et mais bon il va falloir effectivement qu'il y ait des négociations alors après c'est la foire si vous voulez à la démagogie quoi quand pardon mais quand j'entends monsieur Coti euh les républicains qui veut faire un revenu minimum des agriculteurs je suis sûr que les agriculteursivers agricole il voudrait surtout pas en avoir un je les agriculteurs sans doute euh donc donc non il faut il faut être sérieux quoi ce qu'il faut voir à mon avis il y a il y a plusieurs il y a deux directions dans lesquelles travailler il y a effectivement l'adaptation et l'adaptabilité des normes écologiques qu'il faut travailler non pas qu'il faut les supprimer mais il faut voir en quel de quelle façon elles sont je dirais on peut les introduire dans le processus de fabrication et de production et puis deuxièmement les relations entre producteurs et la distribution qui me paraissent là absolument essentielle bonne gestion de prise Mathieu euh alors on va voir l'issue ce qui est sûr c'est que évidemment il y a une surenchère politique bon je sais pas si elle est navrante en tout cas elle est compréhensible à quelques mois de de des élections européennes en tout cas on voit bien que le contexte fait que la surenchère politique paraît presque naturel la question est celle de la surenchère en fait au niveau de la FNSA parce que rappelons que c'est un mouvement qui a émergé de façon relativement spontanée on a cru qu'on allait avoir des bonnets jaunes comme on avait eu des gilets jaunes c'estàdire en fait voilà hors des cadres institués des cadres institutionn habituels donc il y avait précisément des révoltes à droite et à gauche qui n'étaient pas le fait de la FNSEA et puis là on a vu qu' au contraire la FNSEA notamment en fait voulait reprendre la main sur le mouvement et là où ces mouvements spontanés avaient commencé à se calmer et où d'ailleurs un certain nombre de leaders avaient dit bah les premières réponses de Gabriel Atal en fait nous suffiseent ell correspondent précisément à ce qui était le fond de notre revendication donc on plie les Gaules et puis on on arrête on rentre à la maison on rentre à la ferme là on voit que au contraire c'est la FNSEA qui accélère sur le champignon et donc la question va être celle du rapport de force et donc de l'autorité dont précisément Gabriel Atal va va va pouvoir faire preuve dans le contexte sachant que il est vrai que depuis 2017 en fait le macronisme aux affaires en fait ne se distingue pas par sa capacité de dialogue social et par la considération qui est en général marquée vis-à-vis des corps intermédiaires alors et Gabriel peu changer ça on l'a vu vendredi soir est au milieu dans les barrages d'agriculteurs en Occitanie pour aller dialoguer directement avec les agriculteurs est-ce qu'il peut changer cette méthode il est incontestable que si on dit souvent que Gabriel Atal ressemble très fortement à Emmanuel Macron à son maître on voit que dans la gestion de crise aussi précisément il a une capacité de réactivité qui à chaque fois s'illustre sur le harcèlement scolaire quand il était ministre de l'éducation nationale sur la BA on voit bien que c'est quelqu'un qui a un sens politique et une réactivité politique qui précisément ne peut que le servir est-ce que ça suffira ça précisément on verra et on suivra ça notamment cette semaine la crise agricole qui fait toujours la Une de plusieurs de vos cotidiens régionaux on voit ça avec Alex et Alex les agriculteurs veulent bloquer les grandes villes et oui objectif pour les agriculteur faire le siège de Paris c'est à la Une du journal L'Union aujourd'hui ou encore prendre en tenail la ville de Lyon c'est à la Une du journal Le Progrès plusieurs points de blocage vont être organisés autour des différentes agglomérations du territoire le ministre de l'Intérieur Gérald de Darmanin jusque-là accusé de laxisme face aux agriculteurs a promis quand même un dispositif important pour empêcher les tracteurs de rentrer entré dans la capitale et et dans les grandes villes 15000 agents des forces de l'ordre vont être mobilisés des blocages qui continuent malgré les annonces du Premier ministre Gabriel Atal vendredi destiné à calmer les agriculteurs et d'ailleurs cette semaine c'est l'heure de vérité pour Gabriel Atal et oui l'heure de vérité c'est le titre à la Une de La Dépêche du Midi puisque demain Gabriel Atal prononcera son discours de politique générale un discours percuté par la crise agricole et par eux une ministre de l'éducation et des Sports Amélie a Castera très affaiblie par les polémiques le plus jeune premier ministre de la 5e République devra réussir ce grand oral pour rassembler une majorité présidentielle divisée ces derniers mois assoir également son autorité auprès de ministres ambitieux qui l'entoure et puis montrer qu'il peut apporter des solutions rapides au problèmes du pays puisqu'il a fait de l'efficacité sa ligne de conduite des nouvelles un peu plus positives sur le marché du logement et oui c'est à la une de la voie du Nord dans les région dans la région haut-fance et bien les acteurs du marché de l'immobilier entrevoi une légère embellie pour 2024 dans cette crise du logement puisque les taux de prês immobilier devrait baisser cette année sur le marché les prix de biens sont à la baisse sauf sans dans certaines zones touristiques très tendu donc l'offre est plutôt accessible aux acheteurs fini l'euphorie des prix et puis cette dynamique devrait être accompagnée par des mesures de l'État pour favoriser la production de logement neufs autant de signaux qui apportent et bien un certain optimisme au secteur on finit par du sport et la belle victoire de ne ballur et oui l'équipe de France de hball a été sacré championne d'Europe hier en battant le Danemark 33 à 31 c'était à Cologne c'est à la Une aujourd'hui du journal L'Alsace une victoire qui a été arrachée dans les prolongations dans les derniers instants du match c'est le 4e titre européen de leur histoire il l'attendaiit depuis une décennie depuis 2014 et ce titre et bien il s'ajoute aux six titres mondiaux de l'équipe de France et à ces trois titres olympiques alors maintenant on ne va pas leur mettre l'IM la pression mais l'échéance la plus important l'échéance la plus importante c'est dans 7 mois c'est à Paris aux Jeux olympiques mais bon pour l'instant c'est bien parti allez le Breton vous êtes à une bonne nouvelle oui on finit par un petit peu de foot avec la une du télégram qui salue le match nul de Brest là encore arraché 22 contre le PSG au Parc des Princes les Brestois sont revenus au score après avoir été mené 2-0 c'est ce qu'on appelle un bon point bravo la Bretagne Yve la Une du Figaro c'est les agriculteurs la tension monte entre les agriculteurs et l'exécutif exactement on peut pas dire le contraire merci merci Mathieu d'avoir été avec nous merci Alex prochain rendez-vous à 18h Thomas H sens public nous on retrouve demain merci à tous de nous avoir suivi très bonne journée

Colère des agriculteurs : Paris menacée de blocage — Gabriel Attal · Pourquijevote