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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 26 février 2025 58 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sport

Mireille Dumas raconte Hugues Aufray - C à Vous l’intégrale - 25/02/2025

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... - A.-E.Lemoine: "C à vous" pour vous accompagner jusqu'à 21h.

Mohamed est à côté d'A.Viel en cuisine. - M.Bouhafsi: Il nous a dressé la plus belle assiette de la semaine avec du rouget pêché cette nuit. - A.Viel: Ca sort de l'eau.

On le mange cru passé au sel. On va ajouter une vinaigrette à base de citron fermenté pour apporter ce peps dans l'assiette. - M.Bouhafsi: C'est magnifique et ça arrive dans quelques secondes. - A.-E.Lemoine: Merci.

A tout à l'heure. Bonsoir, E.Neuhoff.

Critique littéraire et cinéma au "Figaro", pilier du "Masque et la plume". Vous avez remporté le Grand prix de l'Académie française...

Je déroule votre CV. On est ravis de vous accueillir à l'occasion de votre dernier livre, qui n'est ni un essai ni un roman mais un récit intime que vous avez intitulé "Pentothal". C'est un mot d'hôpital qui désigne une substance contre la douleur, utilisée aussi comme un sérum de vérité.

Tout est vrai dans ce livre. - E.Neuhoff: Rien n'est inventé.

Le Pentothal, c'est le produit qu'on vous injecte pour l'anesthésie générale. On ne s'en sert plus, maintenant. - A.-E.Lemoine: Ce récit se passe en partie à l'hôpital, là où vous avez été cloué au lit pendant un an après un très grave accident de la route.

Vous aviez 22 ans. Vous avez réalisé que vous seriez toujours ce jeune homme de 22 ans au fil du récit. - E.Neuhoff: Je me suis aperçu qu'en gros, on n'apprenait rien.

Je retrouve toutes les sensations, les images, la douleur, le bonheur de cette époque. J'ai perdu un ami dans cet accident. - A.-E.Lemoine: C'est lui qui conduisait. - E.Neuhoff: Je me suis senti mourir, à un moment donné.

Je me suis dit que la mort n'était rien et que vivre ne pouvait pas être grave. Tout ce qui arrivait ensuite n'était qu'un bonus, tout est bon à prendre. Je me suis retrouvé à l'âge de 22 ans...

C'était une période magnifique. C'était l'année 78. Il y avait la musique, le cinéma, le disco qui commençait, le punk, bientôt...

J'étais cloué dans ce lit et je ratais un tas de choses. - A.-E.Lemoine: Vous avez vu défiler votre jeunesse depuis un lit d'hôpital. - E.Neuhoff: Et toutes les choses qui se passaient à l'extérieur. - A.-E.Lemoine: Les films qui sortaient au cinéma... - E.Neuhoff: J'étais fou de rage de rater la sortie de "Voyage au bout de l'enfer".

Je regardais Danièle Gilbert à la télévision. - A.-E.Lemoine: Il n'y avait pas de Netflix à l'époque ni la VOD.

Vous avez entamé ce récit à la demande d'un éditeur et avec l'espoir de vous souvenir de cette fraction de seconde pendant laquelle s'est déroulé l'accident. Elle vous échappe pour toujours, cette seconde. - E.Neuhoff: Je vois cette route la nuit en Espagne, les phares qui éclairaient le bas-côté, les graviers, la poussière et une pile de ponts en pierre.

Ensuite, plus rien. Je me suis réveillé sur le bitume avec des gens qui me parlaient. J'étais dans le cirage.

Quand les gens parlent de trou noir, ce n'est pas faux. Je pensais naïvement, en écrivant le livre, que j'allais savoir ce qui s'était passé. Je ne le saurai jamais. - A.-E.Lemoine: Vous reviennent ces sensations d'une précision folle.

L'odeur des produits quand on change les pansements, le brancardier qui refuse de vous gratter alors que vous êtes immobilisé... - E.Neuhoff: C'est un traumatisme.

Vous êtes coincé dans une espèce de brancard. J'avais un coup de soleil et le nez qui pelait. Ca me grattait.

Il a refusé de me gratter le nez. C'est une des personnes que j'ai le plus détestées. - A.-E.Lemoine: Vous parlez de la douleur qui prend le pas sur tout le reste. - E.Neuhoff: Elle gagne.

On ne pense qu'à ça, en tout cas pendant quelques semaines. Ca vous rend complètement idiot, dépendant. Vous n'êtes plus qu'un gibier de chirurgie.

J'en voulais beaucoup à la douleur. Elle s'oublie mais là, elle est revenue. J'ai retrouvé tout ce que j'avais subi.

La douleur ne sert à rien, contrairement à ce qu'on raconte. - A.-E.Lemoine: La résilience, la rédemption, c'est un concept que vous dénoncez avec force. "La rédemption, mes fesses!" - E.Neuhoff: Vous êtes comme vous êtes.

On n'est pas obligé de passer par là. J'ai écrit le livre. Assez peu de gens ont subi un accident de voiture.

Je voulais raconter ce que c'était avec des mots. Je voulais traduire ce moment d'égarement. Ce n'est même pas un cauchemar.

Vous vous demandez où vous êtes, ce qui se passe, ce que vous avez fait... - A.-E.Lemoine: Ce livre est aussi l'occasion de très belles pages adressées à votre ami Olivier.

Vous dites votre gratitude à vos parents. - E.Neuhoff: Heureusement qu'ils ont été là.

Je ne sais pas ce qui se serait passé. Dans ces années-là, en Espagne, personne n'avait le téléphone, même pas une ligne fixe. On les a convoqués à l'hôpital et on leur a dit que l'un des deux était mort.

Ils ne savaient pas lequel. J'aurais été seul, je ne serais peut-être pas là aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Vous regrettez de ne pas avoir écrit ce livre plus tôt pour leur dire de leur vivant à quel point ils ont été merveilleux. - E.Neuhoff: Peut-être que mes fils sauront ce qui est arrivé à leur père. - P.Lescure: Vous aimez l'émission "Le Masque et la plume".

Vous alliez aux enregistrements le samedi après-midi. Vous avez eu le bonheur de rallier l'équipe en 2005. Vous avez chroniqué et critiqué de nombreuses oeuvres.

Je pense au roman de C.Angot sorti en 2018, "Un tournant de la vie". - Vous en pensez quoi? - E.Neuhoff: Elle fait des progrès.

C'est encore pire que d'habitude! Physiquement, ça va très mal. Elle a toujours le coeur battant, les jambes coupées.

De temps en temps, ça va mieux. "Dans ma poitrine, je sentais mon coeur qui bondissait". Y a-t-il un cardiologue dans la salle?

Il lui faut peut-être un triple pontage. A un moment, il pleut. Elle regarde par la fenêtre et dit: "Les bâtons d'eau battaient la vitre." C'est A.Gillot-Pétré! - P.Lescure: Dans ce bouquin, elle racontait sa relation avec Doc Gynéco.

Il y a d'autres auteurs que vous aimez autant? - E.Neuhoff: J'ai dû faire pire.

Je ne savais pas que c'était filmé. - A.-E.Lemoine: Il en reste des traces! - E.Neuhoff: C'était un jeu de rôles, cette émission.

Quand j'écoutais ça, adolescent, je voulais être Jean-Louis Bory. Je me retrouve dans la peau du vieux râleur qui n'aime rien, Charensol. - P.Lescure: Vous n'avez jamais eu peur de vous fâcher? - E.Neuhoff: Non, parce que je ne connais personne. - A.-E.Lemoine: Les critiques sont dithyrambiques à propos de votre livre.

Souvent, les cordonniers sont les plus mal chaussés. Vous êtes un critique salué par la critique. - E.Neuhoff: Je connais les défauts du livre, je pourrais en dire du mal. - A.-E.Lemoine: "Pentothal" est disponible depuis fin janvier.

C'est considéré comme l'un des plus beaux livres de ce début d'année. Merci d'être venu sur notre plateau. L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Comme dit le magazine "Première", c'est un rockumentaire de premier ordre qui sort demain en salle. "Becoming Led Zeppelin" raconte la genèse de l'un des plus grands groupes de l'histoire du rock.

Pour les amateurs passionnés, vous ne choisirez pas la salle en fonction de la qualité de l'écran ou des sièges mais selon la qualité du son. ... - P.Lescure: C'est vraiment l'histoire des débuts.

Les 3 survivants: Jimmy Page, Robert Plant et le style banquier John Paul Jones. Ils racontent très bien leurs débuts et leurs premières séances en studio. ... - P.Lescure: Jimmy Page avait démarré tout jeune.

Son père lui avait dit: "Je ne comprends pas que tu aimes la guitare, mais essaie au moins de jouer juste." Il a créé Led Zeppelin avec les autres. Ils ont allié techniques de dingue et impros de fous.

Leur 1er concert, près de Copenhague, en 1968. ... ... ... - P.Lescure: Il a une certaine tessiture...

Le film s'arrête avant "Led Zeppelin II". C'est franchement passionnant. Ils ont accompagné une partie de notre vie musicale, comme votre collègue du "Figaro".

Les voir débarquer à la télé française, ça faisait plaisir. ... - P.Lescure: Vous allez les voir demain? - E.Neuhoff: Bien sûr.

Je ne savais pas que ça sortait. - P.Lescure: On va se quitter avec la beauté délicate de "Stairway to Heaven". ... - P.Lescure: Les 3 survivants restent bons. - E.Neuhoff: Il y en a un qui est mort tragiquement. - A.-E.Lemoine: Merci, Pierre.

Merci, E.Neuhoff. Dans un instant, Ary Abittan de retour sur scène.

D'ici là, "Jibé et Lucien en coulisses". - On n'attend pas Patrick? - Qu'est-ce que c'est que ça? - "Camping".

Ca va? - Ca va. Imhotep. - Astérix. - Je fais une soirée ce soir.

Ca te dirait de ne pas venir? Je t'ai cassé! - C'est quoi, le plan? - Sara m'a demandé de regarder toutes les comédies françaises pour le best of de fin d'année.

Je regarde ça depuis hier soir, j'adore. "Oh, mais j'adore l'abstrait!" "Le Grand Frère". - D'accord.

Tu as mangé, quand même? - "Vous avez de la pâte? Vous avez du sucre?

Avec la pâte, vous faites une crêpe, vous mettez du sucre dessus, ça fait une crêpe au sucre." - D'accord. Il faut que tu fasses une pause, je pense. - "Des frites, des frites, des frites!" - Jibé, viens.

Je vais te remplacer et tu vas aller prendre l'air. - Je veux bien. - Allez. - "Tu fumes, hein, salope?" - C'est ça.

Allez. - Ca va? - Impeccable.

J'ai bien avancé. Je finirai demain. - A.-E.Lemoine: "La vie, c'est comme la scène.

Parfois, le projecteur s'éteint." C'est un constat d'Ary Abittan. Tout lui souriait.

Une plainte pour viol déposée en octobre 2021 par une jeune femme qu'il fréquentait depuis 2 mois l'a contraint à un silence médiatique de plus de 3 ans, le temps d'une enquête, avec une première décision de non-lieu en avril 2024 confirmée en appel. Bonsoir, A.Abittan.

C'est fort de cette décision de justice que vous êtes remonté sur scène à Paris à La Cigale. 4 dates la semaine dernière qui affichaient toutes complet. Vous disiez votre bonheur de retrouver votre public? - A.Abittan: D'abord, merci.

Merci pour votre invitation. Très heureux de retrouver le public, de remonter sur scène. C'était un bonheur de partager ces rires avec le public.

J'attendais ça depuis longtemps. - A.-E.Lemoine: La première de ces représentations, lundi, a été accompagnée d'une manifestation féministe.

Le collectif réclamait l'annulation de la représentation. Que leur répondez-vous? - A.Abittan: J'ai envie de leur dire que d'abord, je respecte leur combat.

Je le respecte profondément. C'est très important, la libération de la parole de la femme. Je peux vous parler de mon histoire.

Mon histoire, c'est que j'ai été accusé à tort. J'ai été innocenté 3 fois. Il y a eu des mises en examen. - A.-E.Lemoine: Vous avez changé de statut.

Vous êtes devenu témoin assisté. - A.Abittan: Exact.

En avril 2024, il y a eu un premier non-lieu et un 2e il y a quelques semaines. 7 magistrats se sont succédé et ont déclaré que j'étais innocent. Je veux remonter sur scène, faire rire le public.

Je veux divertir les gens et qu'on soit ensemble. - A.-E.Lemoine: Et laisser cette affaire derrière vous. - A.Abittan: Je ne veux pas qu'elle me définisse.

On a tous vécu des épreuves. On a tous été bousculés par la vie. On ne s'attend jamais à ce genre de choses.

On est dans un océan d'émotions. Soit on coule, soit on avance. J'ai décidé d'avancer, d'écrire.

J'ai décidé de faire ce que je sais faire: rassembler. - A.-E.Lemoine: Dès les premières minutes du spectacle, vous faites référence à cette affaire en soulignant que vous n'aviez pas été face au public depuis longtemps.

Vous plaisantez en disant: "Tout le monde est au courant." Vous avez douté de pouvoir remonter sur scène? - A.Abittan: Bien sûr que l'on doute, que l'on a des peurs.

Mais j'avais une chose pour moi: la vérité. Il fallait passer par la justice. La justice peut être longue et douloureuse.

Aujourd'hui, encore une fois, elle m'a innocenté. J'ai pu monter sur scène et retrouver mon public. - A.-E.Lemoine: Vous définissez ces 3 années comme un confinement forcé.

Quels sentiments vous ont traversé? La crainte que le métier vous tourne le dos? Une certaine amertume quand vous n'avez pas pu assurer la promotion du dernier volet de "Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu?" - A.Abittan: Je ne suis pas constitué comme ça.

Je n'ai aucune colère, rancune ou amertume. Je préfère me concentrer sur les gens qui ont été là, sur ma famille. On s'est encore plus rapprochés, avec mes filles.

On a beaucoup parlé, avec ma mère et ma soeur. J'ai préféré me concentrer sur les gens qui ont été là. La justice a fait son travail.

Je voudrais faire le mien. - A.-E.Lemoine: Vous faites rire sur le fait, par exemple, que le public a pu vous oublier durant ces 3 années.

On vous confond désormais avec André Manoukian. - A.Abittan: Je parle au public et je dis qu'ils ne m'ont pas oublié, que ça me fait chaud au coeur qu'ils soient là.

Un gars a dit, en bas de chez moi: "Regarde, c'est A.Manoukian." Sa femme a dit: "Non, c'est Nikos." - A.-E.Lemoine: Vous parlez de votre garde à vue pour faire rire.

Garde à vue dont le mot a pris tout son sens. - A.Abittan: Effectivement...

J'ai la chance de pouvoir être artiste et de monter sur scène. Je raconte ce que j'ai vécu. Je ne me moque de rien.

Je parle de mes enfants, je ne me moque pas d'eux. Je parle de la garde à vue, de comment j'ai traversé cette histoire. Oui, j'ai fait une garde à vue.

C'est un autre monde. Je raconte, mais j'essaie de transformer les choses en rire. C'est mon langage à moi. - A.-E.Lemoine: Sans en faire une tribune pour vous défendre ou donner votre version des faits. - A.Abittan: Pas du tout.

Tout ça, c'est derrière moi. Je me sers des choses que j'ai vécues, comme dans l'ancien spectacle, pour les partager avec le public. Ca rigole énormément.

C'est un bonheur absolu. - A.-E.Lemoine: Ces 3 années ont changé votre rapport à l'humour?

L'un de vos thèmes de prédilection, c'était les rapports entre les hommes et les femmes. - A.Abittan: Oui.

Je parlais beaucoup, dans mes anciens spectacles, des relations hommes-femmes. Ca change tout, bien sûr. Ca change votre rapport à la vie, même.

On a tous vécu des épreuves. Il faut savoir ce qu'on en fait. Moi, je sais ce que j'en fais: un spectacle. - A.-E.Lemoine: Votre père avait pris l'habitude de draguer en disant qu'il était votre père. - A.Abittan: Maintenant, il dit qu'il est le frère d'A.Manoukian. - A.-E.Lemoine: Il faudra du temps pour passer à autre chose?

Dans le regard des autres, par exemple? - A.Abittan: Le regard des autres, parfois...

Le public a été incroyable. Les gens dans la rue, les messages sur les réseaux sociaux ont été incroyables. Ca a été un soutien indéfectible.

Ils m'ont tenu. Une femme est venue me voir et voulait m'enlacer. Elle m'a fait un bisou de loin.

Je me suis juré que quand j'allais remonter sur scène, je lui rendrais. - E.Tran Nguyen: Dans votre spectacle, vous parlez de votre famille.

Votre père cherche à tout faire comme vous, jusqu'à divorcer en même temps que vous. Votre mère, c'est la 1re personne que vous avez voulu faire rire. Vous la mettez en scène sur les réseaux sociaux.

Vous l'avez invitée au Festival de Cannes, et vous l'avez regretté. - A.Abittan: On a toujours une grande fierté à amener nos parents dans ces endroits.

Je viens de Sarcelles. C'est toujours un bonheur d'emmener ma mère...

Elle est descendue à l'hôtel avec une robe orange. J'avais l'impression qu'elle travaillait à easyJet. Je lui ai présenté Christian Clavier.

Il lui a demandé comment ça allait. Elle lui a répondu: "Oui, ça va, tout est OK..." - A.-E.Lemoine: Votre soeur est très douée pour les études, contrairement à vous. - A.Abittan: C'est vrai.

Ma soeur est très forte. A une réunion entre les parents et les professeurs, la professeure ne parlait que de ma soeur. "On parlera du débile après..." - A.-E.Lemoine: Vos filles vous laissent des messages sur votre téléphone pour vous réclamer de l'argent. - A.Abittan: C'est un classique.

J'ai enregistré tous ces messages. La 1re fois qu'elles sont venues voir le spectacle, j'ai balancé les messages au public. On vit tous la même chose.

Je suis devenu un distributeur du Crédit Agricole. Un conseiller bancaire! - M.Bouhafsi: Vous évoquez aussi votre enfance.

Un amour percuté par votre passion pour la variété française. Vous ne compreniez pas toutes les paroles? - A.Abittan: J'avais 11 ans.

Je chantais Léo Ferré mais je ne comprenais rien à ce qu'il disait. On dirait qu'il a mis les mots dans un chapeau et qu'il a tout jeté en l'air. J'adore la chanson française.

Aujourd'hui, c'est beaucoup plus simple. - A.-E.Lemoine: Ce spectacle, "Authentique", vous partez en tournée avec.

Au Casino de Deauville le 1er mars, à Bruxelles...

A Liège, à l'île Maurice le 5 avril. De retour à Paris les 6 et 7 décembre aux Folies-Bergère. Au-delà du spectacle, vous avez de nouveau des propositions pour le cinéma, le théâtre? - A.Abittan: Ca revient.

Il y a des discussions. Je suis très heureux. C'est ma passion aussi, le cinéma.

Aujourd'hui, je suis sur scène. Des discussions arrivent. J'espère vous annoncer une très bonne nouvelle bientôt. - A.-E.Lemoine: Vous redoutiez cet entretien.

C'est la 1re fois que vous prenez la parole publiquement après vous être astreint à un silence médiatique pendant 3 ans. C'était indispensable? - A.Abittan: Oui.

Je voulais réserver ma parole à la justice. Je ne voulais pas jouer le jeu du tribunal médiatique. Aujourd'hui, je suis très heureux d'être là.

La dernière fois que je suis venu, c'était dans d'autres conditions. J'avance. Je ne laisse pas cette situation me définir.

C'est un bonheur absolu de partager mes mésaventures avec le public et de transformer les choses. - A.-E.Lemoine: Ca s'appelle "Authentique" et c'est en tournée dans toute la France. - A.Abittan: Merci pour votre invitation. - A.-E.Lemoine: Il est à 95 ans le doyen de la chanson française et un éternel jeune homme. - H.Aufray: Je ferai peut-être un spectacle à L'Olympia...

A mon âge, j'ai la chance d'avoir une santé qui me permet d'être en tournée. C'est inscrit dans ma nature. - Renaud: Une silhouette de jeune homme, jamais ringard, malgré ses cheveux blancs comme neige. ... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, le jeune homme H.Aufray!

On est ravis de vous accueillir aux côtés de Mireille, qui vous consacre vendredi un documentaire qui revient sur votre carrière exceptionnelle. 60 ans qui sont passés en un clignement d'oeil. C'est déjà disponible sur la plateforme de France Télévisions.

Vous êtes un artiste pionnier, engagé, un auteur à succès dont l'énergie est presque scandaleuse. Votre forme éblouissante, c'est un scandale. - H.Aufray: Le secret?

Je suis dégagé et non pas engagé. - A.-E.Lemoine: Depuis toujours? - H.Aufray: Toujours.

Je ne veux pas m'engager. S'engager, c'est trop difficile, trop compliqué. C'est ça qui fait que je suis comme je suis.

Je reste moi-même, même si des gens veulent s'accaparer... - A.-E.Lemoine: Vous dites que c'est une force de la nature. - M.Dumas: C'est vrai.

Une liberté de pensée! Il dit qu'il ne s'engage pas, mais en 1966, il était aux côtés de Martin Luther King... - A.-E.Lemoine: On va revoir les images. - M.Dumas: Pour le concert contre le racisme. - A.-E.Lemoine: Vous êtes devenu l'un des auteurs interprètes contemporains les plus célèbres de France sans jamais l'avoir souhaité.

Vous ne vouliez pas devenir célèbre. - H.Aufray: C'est vrai.

On a tous des rêves, étant enfant. Les gens que j'admirais étaient tous magnifiques mais pauvres. Je voulais être magnifique, et s'il faut être pauvre, soyons pauvre...

J'ai complètement raté. Non pas que je sois riche, mais je n'ai pas choisi ce métier. Je voulais faire de la peinture, de la sculpture. - A.-E.Lemoine: Etre van Gogh et Gauguin, en toute simplicité! - M.Dumas: C'est normal.

Il vaut mieux viser haut. - H.Aufray: Une ambition inavouable.

J'avais envie d'être aussi fort que ces gens-là. Je n'y suis pas arrivé. Il a fallu que je me contente de ce que j'ai fait. - M.Dumas: Hugues disait qu'avec les faillites successives...

Il n'a jamais vraiment été riche. Il était du côté des rameurs. - H.Aufray: Comme Gérard d'Aboville, je suis resté à ramer toute ma vie. - A.-E.Lemoine: Vous avez fait plusieurs fois faillite et vous avez bien gardé les pieds sur terre. - E.Tran Nguyen: Au tout début, vous meniez la vie de bohème à Saint-Germain-des-Prés avec votre guitare en bandoulière.

Vous êtes repéré par Eddy Barclay. - H.Aufray: C'est un fameux 3 mâts, fin comme un oiseau. ... - E.Tran Nguyen: "Santiano", l'un de vos premiers tubes.

On vous le réclame à chaque fois. - H.Aufray: Evidemment.

Un journaliste qui a fait une étude personnelle très poussée prétend que c'est la chanson la plus connue de France. Gare de Lyon, vous attendez votre train et vous commencez à chanter "Santiano", tout le monde chante. Si vous chantez la plus belle chanson française qui, pour moi, est "Mistral gagnant", les gens vont pleurer mais pas chanter avec vous. - A.-E.Lemoine: Là, on veut la chanter ensemble. - H.Aufray: Je suis un fédérateur. - E.Tran Nguyen: Au début de sa carrière, au début des années 60, H.Aufray était un peu un ovni, à l'époque des yéyés. - M.Dumas: Il n'avait pas le même public que Johnny et les autres.

Ce qui est amusant, c'est que, pour le rajeunir, ils lui avaient enlevé 3 ou 4 ans sur le CD...

Il a gardé 3 ou 4 ans d'âge en moins pendant longtemps. - H.Aufray: A "Salut les copains", ils avaient photographié mon passeport.

Ils avaient raturé. D'où cette formule: "Je suis le plus vieux parmi les jeunes." - A.-E.Lemoine: En 64, vous participez à l'Eurovision.

Vous ne comprenez pas du tout pourquoi on vous a choisi. Vous n'aimiez pas votre voix. - H.Aufray: Pas du tout.

Je la détestais pour une raison simple: mon frère avait une des plus belles voix du monde. Il aurait fait carrière dans l'opéra, dans la musique classique internationale, s'il n'avait pas choisi de quitter le monde à 27 ans. Ca a été un drame dans ma vie.

Puisque tu as gentiment évoqué les échecs de ma vie, qui sont des faillites financières...

Ca, c'est secondaire. Mais les accidents, les traumatismes, c'est quelque chose. - A.-E.Lemoine: C'est une des facettes qu'on découvre dans votre documentaire. - M.Dumas: C'est un vrai résilient.

Il a subi plusieurs traumatismes. A chaque fois, il est reparti. On voit cette volonté, cette force.

C'est un exemple de l'art qui vient à la rescousse de la vie. - A.-E.Lemoine: On va longuement parler de ce documentaire formidable.

On va reparler de Martin Luther King mais aussi de Bob Dylan, des grands noms qui vous entourent. Vous êtes sacrément bien entouré. Tout de suite, c'est "Pas vu pas pris".

Le mot du jour va plaire à Hugues: Peggy. - M.Bouhafsi: C'est un chien original, fruit d'un croisement entre un carlin et un chien chinois à crête.

Il avait remporté le concours du chien le plus moche de Grande-Bretagne en 2023. C'est une star. Pourquoi on parle de Peggy?

Dimanche à Londres avait lieu le Fido Awards 2025. C'est les César des chiens. Il y a plusieurs catégories, comme le chien réconfortant dans une comédie romantique ou le chien cascadeur.

La grande gagnante du prix prestigieux, c'est Peggy. - M.Bouhafsi: Elle doit ce prix à sa prestation dans le film "Deadpool & Wolverine".

Elle a volé la vedette à H.Jackman dans certaines scènes. Peggy était en vacances avec sa maîtresse.

Comme souvent dans les cérémonies de remises de prix, elle n'a pas pu venir chercher son prix. Sa maîtresse assure qu'elle est belle à l'extérieur mais aussi à l'intérieur. C'est subjectif. - A.-E.Lemoine: L'image du jour, c'est une fausse vidéo d'E.Musk et de D.Trump. - M.Bouhafsi: Une vidéo vue des millions de fois enflamme les réseaux sociaux, jusqu'à figurer au programme des plus grands late shows américains. - M.Bouhafsi: Il s'agit d'une image générée par l'IA qui montre D.Trump en train de lécher les pieds d'E.Musk.

Le deepfake a été diffusé sur les télévisions du département du logement des Etats-Unis, qui ont été hackées. Cette scène est truquée. On voit qu'E.Musk a 2 pieds gauches.

L'objectif de cette mauvaise plaisanterie: dénoncer la proximité entre D.Trump et le milliardaire. Il est chargé des coupes budgétaires aux Etats-Unis. - A.-E.Lemoine: Il faut retenir qu'il y a la résistance qui s'organise.

Il y a des réactions au sein même des agences fédérales américaines. La certif? - M.Bouhafsi: El Piex cartonne sur les réseaux sociaux.

Il aborde avec culot des inconnus dans la rue. Il s'invite chez eux pour cuisiner. Objectif: éviter le gaspillage et apprendre à pimper les restes de la semaine. - Salut.

Aujourd'hui, on est sur "C à vous". La première fois, une sortie de métro, je tombe sur 2 colocs qui acceptent que je vienne chez elles. On est devenus potes.

On m'a contacté pour faire une vidéo avec C.Lignac. C'est parti d'une idée dans mon appart parisien pour terminer avec C.Lignac.

Je me suis dit que c'était incroyable. Si je devais cuisiner chez quelqu'un de l'émission, ça serait Babeth. On ferait une bonne ratatouille.

Il y a ce côté attendrissant. J'ai envie de faire un bon petit plat en échangeant. - A.-E.Lemoine: J'adore la ratatouill - M.Bouhafsi: On a trouvé un bon petit dîner avec vous et El Piex. - A.-E.Lemoine: Pierre, qu'ai-je entre les mains? - P.Lescure: Un Laurier de l'audiovisuel.

Hier, Mireille, vous avez reçu le Laurier d'honneur pour l'ensemble de votre carrière. Je n'étais pas peu fier de vous le remettre. J'ai évoqué votre histoire familiale, votre regard unique sur ceux que vous interrogez et votre sens des titres qui ont du sens.

Il y en a un que je trouve extra: "Crimes et passions". C'est sur les condamnés qui vous ont répondu depuis leur cellule. - M.Dumas: J'étais très émue que ce soit vous qui me le remettiez.

C'est pour ça qu'il était absent de l'émission. Ca m'a donné quelques années. J'ai pris conscience de mon âge.

J'ai dit que ce n'était pas fini. Même si je suis ancienne à la télévision, je suis jeune youtubeuse. Ca compense. - A.-E.Lemoine: Vous aussi, vous êtes une éternelle jeune femme, une journaliste curieuse.

On recommande le portrait d'Hugues. C'est vendredi soir...

Mais c'est déjà disponible sur la plateforme. - M.Dumas: Elle est formidable! - A.-E.Lemoine: Hugues, vous méritez aussi qu'on vous tresse des lauriers. - M.Dumas: On pourrait aussi lui offrir... - A.-E.Lemoine: Un de vos tubes a changé la destinée d'une des plus grandes chanteuses du monde. - Dis-moi, Céline, des années ont passé.

Pourquoi n'as-tu jamais pensé à te marier. Toutes mes soeurs qui vivaient ici...

Ne rougis pas. Tu as toujours de beaux yeux. Ne rougis pas, non, ne rougis pas.

Tu aurais pu rendre un homme heureux. - A.-E.Lemoine: Ravie de vous accueillir à notre table, autour de cette magnifique assiette, des ravioles fourrées au tourteau. - A.Viel: C'est de l'araignée.

C'est un crabe. J'ai rajouté du rouget. La cuisine, il faut être généreux. - A.-E.Lemoine: A.Viel, chef copropriétaire du restaurant La Renaissance.

Cette chanson a changé le destin de C.Dion. Elle s'appelle Céline à cause de vous.

Elle vous l'avait raconté sur le plateau de M.Drucker. - C'est extraordinaire, cette histoire.

Ma mère a écouté ta chanson quand elle me portait. Ma mère ne voulait pas vraiment de cet enfant. Elle en a eu 13.

Elle a fait une dépression pendant 9 mois. Quand elle a entendu ta chanson et qu'elle l'écoutait, ça l'a beaucoup aidée. Elle m'a nommée Céline.

Sentir un peu cette souffrance et t'avoir entendu pendant 9 mois, porter le nom de Céline aujourd'hui...

Je suis très fière. - A.-E.Lemoine: C'est très émouvant. - H.Aufray: C'est sa maman qui m'a confié ça.

Elle ne voulait pas cet enfant, au départ. Malgré le fait qu'elle soit très religieuse, elle ne voulait pas...

Elle a dit à son mari: "Non, on garde l'enfant." - A.-E.Lemoine: Vous, c'est un cheval qui a changé votre vie. - Il s'appelait Stewball... - A.-E.Lemoine: Ce petit garçon de 10 ans, c'est Hugues.

Il a guéri au contact des chevaux. - M.Dumas: C'est l'équithérapie.

Ca lui a redonné confiance. - H.Aufray: Ca m'a apporté la certitude que je pouvais faire quelque chose dans la vie.

Monter un cheval que les autres ne pouvaient pas monter parce qu'ils avaient peur...

J'ai gagné tous les concours pendant toute la période où j'étais à l'école. Chaque année, il y avait un concours et j'avais le premier prix. - M.Bouhafsi: Ca devait être un travail titanesque pour Mireille de résumer 1000 vies en 60 minutes. - H.Aufray: Elle a beaucoup insisté pour faire ce reportage.

C'est le plus important de ma carrière. - M.Dumas: Ah, c'est gentil!

C'est vrai que je l'ai appelé au moins 2 fois avant qu'il ne dise oui. - H.Aufray: On se connaît depuis longtemps. - M.Dumas: Très longtemps.

Il a participé à 7 ou 8 émissions avant que je ne fasse... - H.Aufray: Mes rapports avec les médias n'étaient pas parfaits... - A.-E.Lemoine: Pourquoi? - H.Aufray: On ne va pas en parler aujourd'hui.

Ce serait trop long. Ca a l'air d'être un détail...

Je ne fumais pas et je ne buvais pas. - M.Dumas: Et alors? - H.Aufray: Quand il y avait des soirées médiatiques, on me proposait un verre et je disais: "Je ne bois pas d'alcool." "Ah bon, vous êtes malade?" - E.Tran Nguyen: C'est le secret de votre jeunesse éternelle. - H.Aufray: On m'avait dit de prendre les verres et de faire semblant de les boire. - M.Bouhafsi: Vous avez eu 1000 vies.

Dans les années 60, vous vous installez en Ardèche et vous devenez producteur de fromage de chèvre. - H.Aufray: On fait du fromage.

Il y a des poules, des canards, des chiens, des chevaux. J'essaie de bâtir quelque chose qui me permette, si je m'arrête de chanter, de vivre beaucoup plus simplement. Ce sont des fromages de chèvre de ma ferme.

C'est le sel de la terre. Ce sont de vrais fromages de chèvre authentiques. Je voulais vous les offrir. - Il y a tellement de chanteurs qui font leur beurre, alors en voir un qui fait son fromage de chèvre, c'est rassurant. - M.Bouhafsi: Vous aviez 50 chèvres et ça vous rendait heureux. - H.Aufray: On mangeait très bien, dans ma ferme. - M.Bouhafsi: Hugues était l'homme capable d'être en santiags dans sa ferme et, le lendemain, sur scène à Monaco avec les mêmes santiags et sa guitare. - M.Dumas: Et ce n'était pas toujours bien compris.

Raconte, Hugues. - H.Aufray: Je me trouve à Monaco.

Tout d'un coup, je vois...

C'était des gens très riches avec des diamants partout. C'était pour une oeuvre, évidemment. Je dis: "Je dois vous faire un aveu.

Hier, j'étais en Ardèche dans ma ferme en train de faire le fumier au carré avec ces mêmes bottes." - A.-E.Lemoine: Tout le monde s'est reculé... - H.Aufray: "Mais tout a été lavé dans la nuit." Ca faisait rire, mais ils auraient préféré que je vienne avec mon avion privé.

Même si ce n'était pas moi... - A.-E.Lemoine: Qui le payait! - H.Aufray: Un avion ou une Ferrari. - M.Dumas: C'est ce que j'aime chez H.Aufray: l'authenticité.

Quand on voit ces archives, on voit qu'il était l'un des premiers écologistes. On parlait du racisme. C'est l'un des premiers écologistes et le premier à aller chanter dans les prisons françaises. - A.-E.Lemoine: Et à s'engager. - E.Tran Nguyen: C'est ce dont on parlait.

Vous avez été un chanteur à conviction. En 66, premier concert contre le racisme à Paris avec Martin Luther King. Vous êtes invité par Harry Belafonte. - H.Aufray: S'il fallait trouver une morale à ma chanson, c'est assez facile en somme.

Je crois qu'il faut dire à tous les petits garçons que la couleur ne fait pas l'homme. Que la couleur ne fait pas l'homme. ... - E.Tran Nguyen: Ca devait être dingue de chanter cette chanson devant Martin Luther King.

Vous dites que si vous ne pouviez plus chanter demain, le plus dur serait de ne plus transmettre vos pensées... - H.Aufray: J'ai rencontré des gens que je n'aurais pas rencontrés si j'avais été garagiste. - P.Lescure: A côté de votre répertoire, on vous doit aussi d'avoir fait découvrir un certain B.Dylan en France.

En 68, on vous suggère d'écrire une chanson sur les événements qui secouent la France. Vous dites: "La chanson existe déjà. C'est "Times are Changing" de B.Dylan." - H.Aufray: Ne critiquez plus quand vous n'avez pas compris.

Vos enfants ne sont plus sous votre autorité. Sur vos routes anciennes, les pavés sont usés. Marcher sur les nouvelles... - P.Lescure: Vous êtes ami avec B.Dylan depuis 61.

Je n'étais pas très loin de vous au dernier concert de Dylan en novembre. Ca faisait plaisir de le voir aussi en forme que vous. - H.Aufray: C'est un génie, lui.

C'est une chance pour moi de l'avoir rencontré en 61. Quand les gens le rencontrent en 64-65, ce n'est plus pareil. Ce qui est extraordinaire, c'est que je ne parle pas et ne comprends pas l'anglais, surtout à cette époque.

Ca s'est un peu arrangé. J'ai tout de suite compris que j'étais en face d'un phénomène qui allait dépasser tous les autres. Lui m'a présenté...

Les 2 fois où j'ai chanté avec lui sur scène, il m'a présenté comme le premier qui a dit: "Tu feras une carrière internationale." - A.-E.Lemoine: C'est pas rien!

Vous êtes cité par B.Dylan comme le premier qui a flairé l'immense carrière qu'il allait avoir. Bravo, H.Aufray.

Merci à tous les 2. D'habitude, c'est Mohamed le plus jeune à cette table. Là, c'est vous! - H.Aufray: Ce film m'aide beaucoup.

Elle ne dit que des choses authentique et vraies. C'est le moment pour moi de dire ce que j'avais dans la tête et le coeur. - M.Dumas: Ca me touche beaucoup. - A.-E.Lemoine: C'est vendredi sur France 3.

C'est déjà disponible. On peut vous réécouter et chanter du B.Dylan.

Et il y a l'album intégral de vos enregistrements studio. - H.Aufray: 430 chansons. - A.-E.Lemoine: 427, j'avais. - H.Aufray: Vendu! - A.-E.Lemoine: Merci.

On conclut cette émission avec Bertrand. Bonsoir, Bertrand. - B.Chameroy: Nous sommes le 25 février.

A la une, la visite d'E.Macron à Washington pour remonter les bretelles de Donald. Ils avaient plein de choses à se raconter. ...

Bon...

Un godet? Non...

Une rencontre placée sous le signe du body language. croisées pour l'Américain. Mais quand Macron rencontre Trump, concours de mansplaining.

La diplomatie se joue également avec les gestes. - E.Macron: Je pense que... - B.Chameroy: Ils veulent avoir le dernier mot à chaque fois.

Dans le reste de l'actualité, le Salon de l'agriculture...

X.Bertrand inaugurait le stand de sa région, les Hauts-de-France. L'animateur était au chômage technique.

Xavier connaît mieux sa région que lui. - Monsieur le président, pour partager ce dernier moment d'inauguration... - Non, c'est pour indiquer ce qui va se passer.

On va applaudir le syndicat des fromagers. - Les produits de la ferme... - 11 % de la production de champagne en France viennent des Hauts-de-France. - La bonne gastronomie... - Et les stands de différents départements.

La présidente de la Somme est là. On a un superbe emplacement cette année. Merci d'avoir été si nombreux. - B.Chameroy: Une matinée "All Stars".

X.Bertrand n'était pas seul. Il était accompagné du seul, de l'unique Michel Pruvot, notre accordéoniste préféré.

Petite piqûre de rappel si vous ne le connaissez pas. C'est la star de l'accordéon. C'est la chemise la plus testostéronnée. - C'était à Marvejols.

On envoie la purée. - B.Chameroy: Il a de curieux hobbies. - Tous les bars sont ouverts avec les filles... - Depuis 10 ans, la ville attire une foule de touristes pour une attraction particulière: les maisons closes. - Il va au bordel!

Quand il en a marre de l'accordéon. - B.Chameroy: L'ambiance était moins chaude qu'à La Jonquera.

Les gens étaient plus attirés par le frometon que par le concert de Michel. "Je suis en train de jouer!" Après J.-P.Mader hier, hommage à une autre icône des années 80 sur Public Sénat. - Bonjour, F.Gatel. - Voyage, voyage... - B.Chameroy: F.Gatel, c'est le même look.

Une chemise, 14 ambiances. C'est la ministre déléguée chargée de la ruralité. Elle est tout le temps de bonne humeur. - Qui fait plus que bouleverser vos vies... - On va parler du Salon de l'agriculture. - Je vais parler de ruralité. - Je suis content! - C'était le sujet auquel je voulais vous amener.

Le gouvernement demande des efforts aux collectivités. - Merci. - Merci!

Elle rit. - B.Chameroy: Ca fait du bien.

LCI et franceinfo recevaient le yin et le yang. Le yin, L.Saint-Martin.

Il est d'accord sur tout. - Bien sûr. Bien sûr.

Bien sûr. - B.Chameroy: Et sur franceinfo, le yang, M.Tondelier. - C'est pas vrai.

C'est pas ce que j'ai dit. L'une des parties peut parler pour son affaire, mais l'autre, non. - Les agriculteurs ne vous accueillent pas les bras ouverts. - Ca n'est pas vrai. - B.Chameroy: G.Bouleau a explosé le budget effets spéciaux de TF1.

Mettez vos lunettes 3D. - Vous vous souvenez des prêts garantis par l'Etat accordés à de très nombreuses entreprises... - B.Chameroy: Sur CNews, on était surpris du gabarit des vaches.

Si vous aimez les ronflements, BFM a pensé à vous. Vous n'êtes pas obligé de descendre plus bas! Le ministre des Outre-mer proposait "Le Valls est à Plumes".

C'est une ville en Nouvelle-Calédonie. - On expérimente depuis Castex, Borne, Attal, Barnier, Bayrou... - B.Chameroy: En langage Valls, lire ses antisèches se dit: "Je pense." - Je pense aux collèges de Rivière-Salée, à des médiathèques... - B.Chameroy: Le président avait demandé à ses ministres d'être à portée d'engueulade.

Il s'est engueulé avec des députés de son propre camp, dont N.Metzdorf. - N'oublie pas! - B.Chameroy: Quand il est en colère, il est inarrêtable. - En parlant de déclaration insultante...

Attention...

Je parle à lui! C'est un révisionnisme de ta part. Je vais t'offrir une visite au musée des Arts premiers. - C'est hyper insultant. - B.Chameroy: L'engueulade portait sur l'existence ou non de peuples premiers.

L'altercation a mis le ministre dans un état...

Il avait envie de se friter. Ce sont les Calédoniens qui ont pris. Note pour plus tard: ne jamais l'appeler par son prénom. - On compte sur vous, Manuel! - Il y a une chose que je demanderai aux députés aussi, c'est toujours le respect. - B.Chameroy: Le JT calédonien a rajouté la dernière goutte sur le thème de l'engueulade initiale. - C'est écrit dans la Constitution française. - Le terme de "peuple premier" n'est pas dans la Constitution française. - B.Chameroy: Une visite qui accueille également... - Laurent Vendée. - B.Chameroy: Il a dû s'armer de patience. "Le squash, à un moment?" L'info continue demain.

Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Bravo et merci.

Merci, chef. C'était délicieux. Sur France 5, M.Lorphelin et son magazine.

C'est le premier qu'elle présente à la suite de M.Cymes. Tournez-vous pour la photo.