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interviewBFM TV (sur YouTube)· 10 septembre 2026 29 min

Ségolène Royal déplore que "tout se dégrade" malgré "1.500 milliards de dette supplémentaire"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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– Elle est notre invitée ce soir, Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste pour l'élection présidentielle. Bonsoir Madame Royal. – Bonsoir. – C'est vous qui allez gagner ? C'est vous qui allez créer la surprise ? – Ça dépend de vous, si vous allez voter, tous les deux, là, vous êtes inscrits, là Il faut payer 15 euros. Vous allez créer la surprise, vous êtes allé pour gagner de toute façon ? Je ne sais pas, je ne me pose pas la question. Déjà, je suis dans ce débat. Pour moi, c'était important d'être dans ce débat. Pourquoi Par rapport à la situation que vit la France et tous ces jeunes qui sont en situation de grande galère aujourd'hui, qui n'arrivent plus à croire en leur avenir, qui ne font plus d'enfants. Vous avez vu, il y a même un effondrement du nombre de

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naissances et moi ça me chagrine et je me dis que la france est capable beaucoup mieux et que c'est la responsabilité peut-être de ma génération c'est de transmettre quelque chose à la nouvelle génération c'est à dire le la conviction que ça peut aller mieux et qu'ils doivent avoir la capacité de réinventer le monde dans lequel ils vont naître et donc c'est pour une France tranquille il faut laisser les gens tranquilles c'est à dire que depuis dix ans on a été secoués on a été la France tranquille c'est ça la France tranquille il y a eu la force tranquille c'était François Mitterrand vous c'est la France tranquille la France en paix et l'ordre juste et quand vous prenez ces deux critères de repère parce qu'on est quand même dans des sociétés qui ont perdu

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leurs repères les gens ne savent plus au nom de quoi telle ou telle décision sont prise moi les décisions auxquelles qu'il faut prendre c'est des décisions soit qui remettent de l'ordre juste dans ce désordre ce chaos et ces injustices soit qui sont positifs pour pour les jeunes générations c'est assez simple et tout ce qui n'est pas dans cet objectif il ne faut pas le faire la France tranquille pour moi c'est la France endormie alors le monde bouge autour de nous depuis la dissolution il ne se passe pas grand chose en France parce qu'il n'y a plus de majorité c'est un casse-tête pour faire un budget et vous nous vendez excusez-moi la France tranquille moi j'ai l'impression qu'il faut plutôt la France en mouvement la France énergique la France qui ne se fait

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pas manger par le grand chinois ou le grand américain oui vous avez raison de souligner ce paradoxe mais c'est précisément parce qu'autour de nous il y a tellement déjà de chaos il faut relever le défi climatique on a les guerres qu'il faut arrêter quand même on a des On a des menaces sur l'éducation, on a des menaces sur la santé. Donc par rapport à tous ces défis, il faut réinventer des métiers à cause de l'intelligence artificielle. Il y a tellement de défis passionnants d'ailleurs à relever que la La moindre des choses, c'est de laisser les Français tranquilles et d'arrêter des réformes qui ne mènent à rien et surtout de la violence sociale. Vous vous rendez compte ce qu'on a subi ? Est-ce que les pays étrangers ont regardé de la France ?

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Entre les gilets jaunes matraqués, les infirmières matraqués, les pompiers matraqués, les agriculteurs matraqués. En Ariège, le dernier spectacle qu'on a eu, ça faisait mal au cœur, ça tirait les larmes des yeux. Enfin, un éleveur avec 200 bovins, on lui envoie 300 gendarmes mobiles avec des hélicoptères et des camions blindés. C'est ça qui est devenue la France ? L'angoisse des jeunes par rapport à la rentrée universitaire, les parents qui s'inquiètent sur la pédophilie et les pédocriminels sur leurs enfants. Mais cet océan caché de maltraitance sur les enfants, c'est proprement inouï par rapport au pays qui se prétend le pays des droits humains. Donc ça, il faut extirper ça, extirper ça, et c'est zéro tolérance, vous le entendez ? Zéro tolérance.

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Il y en a une qui sera capable d'extirper la violence sexuelle sur les enfants. Vous l'avez en face de vous. Et deuxièmement, arrêtez les réformes qui perturbent et qui bousculent le corps social. Et donc un pays comme la France, qui a tellement de défis à relever, déjà doit régler les choses pour qu'il n'y ait pas... que les gens ne soient pas obligés de descendre dans la rue et d'abîmer l'économie et d'abîmer l'image de la France et de s'abîmer eux-mêmes quand ils subissent des mutilations. D'accord, vous serez cette femme qui va changer les choses mais pourquoi repartir dans une primaire ? Je me souviens que vous aviez dit que le parti socialiste c'était le cercle des hommes blancs hétéros. Quand je regarde les candidats à cette primaire, à part vous,

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vous êtes la seule femme de la primaire, finalement on est toujours dans ce même cercle non ? Regardez là les candidats. Rien n'a changé au PS ? Un droite aussi. Mais rien n'a changé au PS. Depuis 10 ans, mais même dans la gouvernance. Il n'y avait que des hommes. C'est le cercle des hommes blancs hétéros toujours ? C'est l'entre-soi ? C'est Sousia Yenny à l'époque. Moi je respecte la primaire. Regardez, maintenant qu'elle existe à gauche, la droite se demande si elle va la faire. Donc c'est un processus démocratique. De toute façon, la France souffre aussi de manque de processus démocratiques. Et l'enjeu de l'élection présidentielle, c'est de savoir qui va être capable d'habiter autrement les institutions. Pas de faire des réformes, de modifier les modes de scrutin, ça suffit.

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Plus de secousse institutionnelle. Mais c'est habiter autrement les institutions. C'est-à-dire chaque fois qu'on fait quelque chose, est-ce que oui ou non, ça nous fait grandir ? Est-ce que oui ou non, c'est bon pour les nouvelles générations ? Est-ce que oui ou non, ça nous permet d'inventer ? C'est tout. C'était très pragmatique. Ce n'est pas une machine à perdre, la primaire ? C'est ce que dit par exemple Bernard Cazeneuve qui ne concourt pas à cette primaire. Cette primaire est mortifère. Mais pas du tout. Ceux qui ont peur du vote, il faut qu'ils fassent autre chose. Franchement. Il n'y a pas la petite élite qui attend d'être désigné comme ça dans l'entre-soi. Et puis le peuple, y compris le peuple des militants, qui doivent obéir aux doigts à l'œil.

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Donc Bernard Cazeneuve et François Hollande, ils ont peur du vote ? Je ne sais pas. Je ne vais pas parler des autres. Moi, ça ne m'intéresse pas. Je parle aux Français, là. Et ce que je dis aux Français, c'est venez voter à la primaire parce que c'est un processus démocratique et que dans la France d'aujourd'hui, on souffre cruellement de manque de processus démocratique au sens où ce qui nous dirige ne sont pas capables d'expliquer au nom de quoi ils prennent les décisions. Par exemple, là, avec la flambée du prix de l'essence. Pourquoi est-ce qu'on ne nous explique pas pour quelle raison vous ne baissez pas l'impôt des impôts sur l'essence ? Parce que ça va être très cher. Mais Ça rapporte. Je vous surprends, là. Non mais ça rapporte comment ?

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Parce que les gens maintiennent leur activité économique. Quand vous vous rendez compte qu'aujourd'hui, les entreprises ferment la font faillite à cause du prix de l'énergie. Si vous faites de l'énergie moins chère, vous soutenez l'activité économique des entreprises. C'est ce qui est en train de se passer dans les bours-centres, dans les centres-villes, dans les centres de village, avec la fermeture des des artisans, des commerçants, des boulangers. Mais c'est à crever de tristesse parce que les gens n'arrivent plus à payer leur énergie. Or la France produit de l'énergie moins chère que les autres pays européens. Elle ne peut pas profiter de sa compétitivité dans ce domaine. Et donc, il faut reprendre l'autonomie énergétique de la France. Et ça, c'est facile.

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Pourquoi le gouvernement ne le fait pas ? Et sur l'essence, il faut baisser l'État. Il y a 60 % d'impôts sur l'île d'essence. 60 % d'impôts plus une nouvelle taxe carbone qu'ils ont mis en secret au cours de l'été, 15 centimes. Baissez les taxes ou plafonner. Baissez les taxes ou plafonner le prix. Qu'est-ce que vous faites ? Parce qu'il y a deux propositions. Soit on plafonne, c'est ce que proposent Jean-Luc Mélenchon et Michel-Édouard Leclerc, soit on baisse ces taxes, c'est ce que propose notamment Marine Le Pen. Ça revient au même. Si vous baissez les taxes, il faut faire les deux. Il faut à la fois baisser les taxes, au moins de 50 % des taxes, donc vous baissez tout de suite de 30%, c 'est 60 % d d'impôts, vous baissez tout de suite de 30%, vous avez la TICPE, vous avez la TVA,

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vous avez la TVA sur la TICPE, plus la nouvelle taxe, ils nous ont réinventé une taxe carbone avec un nouveau nom. Mais vous savez les gilets jaunes commencent à se mettre en mou, attention, attention, attention, attention à ce gouvernement, attention, parce que ces décisions-là on les attend depuis un an. Le prix du Brent, le prix du Barry a augmenté de 30 % depuis le mois d'août, on le savait. Donc premièrement il faut que la France et l'Europe interviennent pour faire en sorte que la guerre s'arrête, que le détroit d'Harmouz se libère. Ça c'est le B .A .B. du rétablissement de la croissance économique dans tous les pays. Parce que nous, nous souffrons. Mais imaginez les pays pauvres. Imaginez ce qui se passe aujourd'hui en Afrique. C'est une tragédie, la hausse du prix de l'énergie.

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Et on va s'étonner demain qu'il y ait les flux de migrants... – Je vous trouve très contradictoire parce que vous étiez favorable plutôt quand même au fait qu'il faut se décarboner, être moins indépendant du pétrole puisqu'on n'en produit pas. Et les taxes, ça permet aussi quand même peut-être de détourner les Français du pétrole, de l'essence et d'aller vers l'électrique. C'est peut-être aussi pour ça qu'on les maintient à un haut niveau ces taxes. – J'entends ce raisonnement, je pense le contraire. J'ai toujours été hostile à l'écologie punitive. J'ai toujours été hostile à l'éco-taxe, je l'ai supprimée. Soutenez-vous, on m'a critiqué dans tous les sens. J'ai arrêté le mouvement des bonnets rouges. Ils ont recommencé, mes successeurs. Ça recommence avec les gilets jaunes.

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Ils ne sont pas capables de faire ce que j'ai fait, d'arrêter immédiatement. Vous ne pouvez pas mettre une taxe sur des gens qui ne peuvent pas s'acheter la voiture électrique. Si encore la France avait fait le travail, concernant la voiture électrique, qu'on produisait. Les industriels français étaient les premiers au monde. Peugeot, Euliez, Lamia Électrique. Vous vous en souvenez ? Je venais au Conseil des ministres avec Lamia Électrique, que j'avais relancé en Poitou-Charentes. Si la France avait investi parallèlement là-dessus, aujourd'hui, on serait une puissance industrielle sur la voiture électrique. Donc ce qui est important, c'est de préparer l'après-pétrole. L'État stratège. C'est donc qu'il faut un État stratège. L'État Et c'est de préparer l'après-pétrole.

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Tout le monde a ricané quant à la COP21 que j'ai présidée. On a dit qu'il faut préparer l'après-pétrole. Je me souviens, j'avais même convoqué le patron Total qui me demandait des permis miniers au large de la Guyane. Je dis mais on a décidé au cours de la COP21 de ne pas chercher de ressources pétrolières supplémentaires, puisque déjà si on exploite celles qui sont connues, la planète va se réchauffer de plus de 2 degrés et donc ça va être des crises climatiques terribles que d'ailleurs nous subissons parce que nous n'avons pas été capables de préparer suffisamment vite après pétrole pour rester en dessous du réchauffement des 2 degrés. Vous savez ce qu'il m'a répondu ? Non, je ne lui ai pas donné ce permis minier. C'est mon successeur Nicolas Hulot qui lui a donné.

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J'avais dit au patron de Total, vous avez mieux à faire. Vous êtes à côté de la Guyane, c'est un pays où il y a du soleil. On va vous aider, on va faire un territoire exemplaire sur la transition énergétique et les énergies renouvelables. L'énergie marémotrice, l'énergie marine, l'énergie solaire, peut-être de la géothermie. Et on va être exemplaires et on va montrer à partir d'un territoire potentiel qui va rebâtir son développement et les technologies françaises vont se vendre dans le monde entier puisque vous allez montrer qu'on est capable de faire une expérimentation à grande échelle sur ce territoire. Eh bien non, ils ont continué. Heureusement que Total est là aujourd'hui pour plafonner le prix d'essence.

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Je te rencontre deux ans plus

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On aurait dû vous écouter, parce que finalement on a dépensé beaucoup d'argent, on a creusé plusieurs milliers de mètres, et finalement c'était n'est pas rentable. Donc vous voyez qu'il n'y a pas de fatalité. – Alors il y a une question qui est posée, que fait-on de la dette qui ne cesse de progresser ? Est-ce qu'il faut la brûler comme le voudrait Jean-Luc Mélenchon D'abord, où est passé l'argent ? C'est ce qu'on se dit. 1 500 milliards de dettes supplémentaires et pourtant tout se dégrade. Il y a un paradoxe. Où est passé l'argent ? Maintenant, il y a cette dette. On n'en fait d'accord déjà. Donc déjà, un gouvernement reste pour ça. Il s'explique qu'est-ce qu'ils ont fait avec ces 1 500 milliards alors que l'école dégringole, que la santé dégringole,

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que les faillites se succèdent et que les impôts augmentent. Où est passé l'argent ? Première chose. Je pense qu'il ne faut pas le dire comme ça. Paradoxalement, ça a déjà été fait pendant la crise de 2008 puisque les banques ont été recapitalisées à hauteur de 2 000 milliards de dollars pour qu'elles continuent à fonctionner. Donc, il y a une partie qui peut effectivement… Mais ce qu'il faut bien voir, c'est que la dette française, elle est détenue qu'à un peu moins de 20 % par la Banque centrale européenne, 18 10%. Première chose. La Banque Centrale Européenne a déjà fait ce geste pendant le Covid, puisque ça s'appelle, non pas brûler la dette, mais la dette perpétuelle. C'est-à-dire une dette que l'on reconduit. Ça a déjà été fait pour le Covid.

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Ensuite, il y avait 20 % de la dette qui est détenue par des banques et des assurances françaises, des fonds d'investissement. Et puis 60 % qui est détenu par d'autres pays. Donc si on apparaît comme déficient par rapport au remboursement de la dette, c'est dangereux pour la monnaie. En revanche, sur les bonnes dépenses, moi la proposition que je fais, c'est qu'il y a en effet des dettes perpétuelles, par exemple pour lutter contre le dérèglement climatique. Ça c'est une bonne dépense, parce que c'est une dépense à long terme qui rapporte. Et donc que les pays qui investiraient massivement contre le réchauffement climatique puissent bénéficier d'une dette perpétuelle du renouvellement de la dette. Ça c'est créatif d'activité et d'emploi.

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Mais ce que je ne comprends pas, c'est que là on vous posait la question, Olivier vous posait la question sur la proposition de Jean-Luc Mélenchon. En 2022, Jean-Luc Mélenchon, et vous le disiez ici sur BFM TV, c'était votre candidat. Non, c'était le vote utile. Oui, c'était le vote utile, mais ça devient votre candidat. Donc là, c'est plus utile de voter Mélenchon ? Pourquoi c'est plus utile de voter Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui ? On verra. Je veux dire non, parce que là, je suis candidate, là. Puis il s'est passé beaucoup de

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en 2022, c'était le vote utile. Et d'ailleurs, il n'y aurait pas eu de dispersion au premier tour. Là, il y a besoin d'un vote utile. Il aurait été au second tour. Non mais pardon, Madame Royal, pour que la gauche soit au second tour, le

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vote utile. Si je suis désignée, je serais le vote d'union de la gauche dans un premier temps. Pas d'union avec les macronistes. Mais avec les insoumis ? Avec l'électorat. Je m'adresserai à tous les électorats, y compris les électorats du RN. Parce que figurez-vous que dans l'électorat du RN, il y a un vote de colère. Il y a des gens qui viennent de la gauche. Donc moi, je pense que la bonne réponse à cela et la dynamique politique, ce n'est pas l'accord entre les appareils politiques. C C'est la dynamique de l'électorat. C'est-à-dire que si on est capable de proposer à un électorat une France tranquille, un ordre de jeu... Bref, si on est capable de proposer une nouvelle espérance... Avec plus Jean-Luc Mélenchon, ce n'est pas la France tranquille. Mais c'est l'électorat.

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Moi je ne m'occuperai pas des dirigeants politiques. Non mais avec Jean-Luc Mélenchon, ce n'est pas la France tranquille. Non, c'est une autre forme d'actif, c'est une autre forme de vision, avec Marine Le Pen non plus, c'est une autre forme de vision, mais qui est utile. Parce que s'il n'y avait pas de mouvement de révolte, heureusement qu'Alefi a été là pour les retraits par exemple, s'il n'y avait pas de mouvement de révolte, s'il n'y avait personne pour canaliser la colère du peuple, avec parfois ses excès, ce bruit et cette fureur qui ne sont pas mon mode de fonctionnement. Il pourrait pas y avoir... Il pourrait pas y avoir... Il pourrait pas y avoir... Moi, j'ai respecté... Je respecte tous les électorats. Vous avez déjà...

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Je suis des rares responsables politiques à ne pas diaboliser tel ou tel parti ou tel et tel électorat. Parce que je me dis, si les gens votent là, demandez-nous... Demandez-vous d'abord pourquoi ils votent comme cela. Vous allez débattre avec Charles Consigny, bien sûr. Charles, je vous en prie, rejoignez-nous pour débattre avec Ségolène. Non, mais une petite question qui me vient à l'esprit, c'est... – François Hollande, il votera pour vous. À la primaire ou pas ? – Je ne sais pas, oui. C'est un militant comme un autre. Le vote secret, le vote en secret. – Vous pensez que... – Mais moi je ne tombe pas dans pour vous ? Je ne suis pas sa ligne politique, vous avez remarqué. Moi je ne suis pas pour l'alliance

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avec les macronistes, mais pour l'alliance au centre. — Je suis pour l'Union de la gauche. Ce n'est pas la même ligne politique. Raphaël Redon qui fait la mise en forme et la voix de ce 20-27 bonsoir Charles Consigny tout à l'heure Ségolène Royal C'est ce qu'elle va défendre à la primaire socialiste, un État stratège, un État qui soit là pour les Français. Notamment sur le carburant. Notamment sur le carburant. L'État doit-il aider tout le monde ? D'abord moi je suis content d'échanger avec madame Royal pour qui j'ai beaucoup de respect qui est à mon sens une femme politique éminente et qui a ce qui est de moins en moins répandu une certaine fibre populaire qui fait plaisir à entendre et à voir. Ce que je pense sur le carburant, je vous rejoins à 1000 % sur le fait

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qu'il faut baisser les taxes sur le carburant, c 'est ce que j'ai entendu que vous disiez. Je ne pense pas que ce soit l'État nounou, c 'est au contraire l'État qui décide de desserrer un peu l'étau sur les Français. Mais sur le reste, je crois que je suis assez stupéfait de me dire que certains imaginent qu'on retournerait au socialisme. Moi, je pense que le socialisme en France, on en a déjà fait le tour plus d'une fois, plus de deux fois, plus de trois fois et je pense qu'on en a en fait assez largement soupé. Donc ce sont des débats intéressants, les candidats exposent leurs projets mais je suis assez stupéfait de voir de Marine Le Pen à Mélenchon 50 nuances de socialisme

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et je ne pense pas que baisser les impôts soit une mesure de gauche, vous pouvez la présenter. Je pense que c'est le début effectivement de la raison et qu'il faudrait généraliser cette idée à beaucoup d'autres domaines. – C'est quoi la question alors ? – Ah, mais je n'ai pas de questions, ma question, je peux le tourner sous forme de questions si vous préférez. Ma question elle est toute bête, est-ce qu'on n'est pas d'ores et déjà et depuis maintenant fort longtemps en régime socialiste ? Est-ce que vous n'avez pas déjà largement gagné la bataille des idées ? Est-ce qu'on n'a pas déjà un système qui est le système que vous appelez de vos voeux ? Et est-ce que c'est bien raisonnable d'aller encore plus loin là-bas je ne crois pas la preuve c'est que la récession menace en france

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et qu'elle cette récession menace à dire l'économie s'écroule et en même temps la protection sociale s'écroule donc ça veut dire qu'ils ont tout abîmé et le développement économique, avec cette politique de l'offre qui ne fonctionne pas. Ils nous ont raconté après que le ruissellement des riches allait bénéficier à tout le monde, ça ne marche pas. Au contraire, ça appauvrit tout le monde. Donc je pense que l'État aujourd'hui doit se réinventer par rapport au nouveau défi que l'on a devant nous. On a le défi du dérèglement climatique, de la crise climatique. On a l'impression que c'est un mot, mais non, ce n'est pas qu'un mot. C'est vraiment la principale menace qui pèse sur nous. Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'il faut que toutes les guerres s'arrêtent.

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Il n'y a qu'une seule guerre légitime, c'est la guerre contre le réchauffement climatique. Et elle demande déjà tellement de moyens que c'est insupportable de voir que l'on gaspille encore de l'argent et qu'on n'est pas capable de ramener la paix dans le monde par rapport aux conflits qui sont à nos portes et qui nous coûtent horriblement cher, sans parler du désastre humanitaire que ça représente. Ça, c'est la première exigence. Donc l'État, le rôle de l'État, y compris à l est de plus en plus cruciale parce que les États doivent intervenir pour faire ce que le général De Gaulle disait, comment on rétablit la paix à l'échelle du monde ? C'est que chaque État se sente en sécurité avec ses voisins. Ce n'est pas compliqué. chaque État en sécurité avec ses voisins.

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En France, on est à peu près en sécurité avec nos voisins, a priori. En France, oui. Mais regardez ça au reste du monde, ce sont des conflits de frontières. Et donc il faut une puissance des États pour faire en sorte d'anticiper ces conflits et que l'humanité puisse progresser ça c'est la première chose et la seconde chose c'est que l'état doit se réinventer en fixant des objectifs stratégiques et en étant autoritaire par rapport à ses objectifs stratégiques. Quand la conférence de Paris sur le climat dit « il faut préparer la pré-pétrole », les États sont tellement faibles, contrairement à ce que vous dites, qu'ils ne sont même pas capables d'appliquer le B .A .B. de ce qui a été décidés. On découvre aujourd'hui, il faut la voiture électrique,

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il faut l'isolation des bâtiments, ah non, il y a des incendies ! Ah tiens, il y a des incendies ! Mais il y a dix ans, il y avait un groupe de travail sur les incendies. Là, cet hiver, il va y avoir les inondations. Personne ne s'en occupe. Donc là, l'hiver dernier, on ne s'est pas occupé des incendies. Tout le monde savait qu'il allait y avoir des incendies carabinés. Personne ne s'en est occupé. On a une filière, regardez, bonne intervention de l État, qui pourrait être celle-ci. On a une bonne finière aéronautique. L'aéronautique française a mis au point des prototypes pour fabriquer des avions qui éteignent les incendies. Un marché mondial, des milliards de chiffres d'affaires, des milliers d emplois industriels alors que l'industrie se casse la figure.

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Vous croyez que l'État a fait une commande ? Avec moi, il y aura un État-forc qui fera une commande publique à l'industrie aéronautique pour fabriquer des avions. Ils sont prêts depuis quatre ans et on a subi ce que l'on a subi. Pour ça, est-ce qu'il ne faut pas avoir des marges de manœuvre budgétaires ? Quand vous dites que l'État doit pouvoir assurer la sécurité, c'est-à-dire avoir une armée puissante, déployable, opérationnelle, on aimerait bien. On aimerait bien envoyer plus de canons César, plus de missiles à l'Ukraine, par exemple, pour que l'Ukraine se défende. On aimerait bien… Non, c'est pas ce que j'ai dit. J'ai dit qu'on aimerait bien le mettre. Il faut les deux. Il faut à la fois se défendre et faire un effort de médiation pour que la paix revienne. C'est pas pareil. D'accord.

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J'aimerais bien aussi qu'on commande soit des Canadair, soit cet avion que vous évoquez qui aurait été mis en place. Imaginez développé par notre industrie aéronautique. Mais pour ça, il faut des budgets. Pourquoi est-ce qu'ils ont annulé la commande de deux Canadair il y a quelques années ? Les macronistes, c'est parce qu'ils étaient en train de faire des économies budgétaires. Or moi, ce que je constate quand même, c Dans votre discours, j'entends en gros quelque chose comme « Dormez tranquilles, braves gens, on ne va rien changer ». – Céline Royal, son slogan c'est « La France tranquille ». – Voilà, la France tranquille. Mais moi je pense que c'est le naufrage tranquille, si vous voulez. Parce que, quand vous dites pareil... – Non, au contraire,

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ils ont fait du bruit de la fureur depuis dix ans. – Oui, mais ce que je veux dire, Madame Royal... – Mais non ! – Madame Royal, les principales mesures… – C'est pas juste ce que vous dites. – Les principales mesures qui ont coulé le pays ces dernières années. Ce sont des mesures socialistes. Les 35 heures, la retraite à 60 ans, ce genre de choses. Là je vous entends, vous n'allez pas remettre en cause les 35 heures, vous n'allez pas porter la retraite à 60 ans. 70 ans, vous ne souhaitez pas que nous réduisions le nombre de fonctionnaires vous pensez qu'il faut plus de fonctionnaires Macron a créé 260 000 postes j'imagine vous pensez qu'il en faut encore parce que vous confondez en fait à mon sens. Non, mais j'ai le sentiment que vous confondez l'état fort avec

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l'état mal géré. Moi, j'aimerais bien cet état fort et stratège dans les domaines dans lesquels il est utile. Mais pour ça, on est obligé de bien le tenir. Or, il me semble que... Et on est obligé d'avoir une économie qui fonctionne aussi. Il me semble qu'il y a une contradiction fondamentale dans votre discours dans la mesure où vous soutenez à la fois un état la Providence qui tire la langue et qui s'écroule, comme vous le soulignez justement, et un état qui serait stratège fort, etc. Je pense qu'on ne peut pas avoir les deux. Alors, la réponse de Séguane Royer... Vous avez un vieux raisonnement. Vous avez un vieux raisonnement. Vous avez un vieux raisonnement statique. Il faut raisonner en dynamique. Je vous ai expliqué. La protection sociale... Je vais prendre des notes.

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Oui, prenez des notes. La protection sociale... C'est classique, il y a un trou où on s'en prend à la protection sociale. Ça fait 40 en temps que ça dure. La protection sociale, c'est ce qui a fait le génie de la France. C'est parce que les gens sont protégés, qu'ils savent qu'ils vont être bien soignés, que leurs enfants seront soignés même s'ils n'ont pas beaucoup d'argent, que leurs enfants seront bien éduqués, qu'ils auront une retraite, qu'ils peuvent créer, qu'ils peuvent innover, qu'ils peuvent changer de métier, qu'ils peuvent regarder l'avenir, qu'ils peuvent être créatifs sur le plan industriel, sur le plan économique, sur le plan culturel. Et donc ça, c'était l'exception française. et de fil en aiguille on nous a toujours dit mais non c'est trop,

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regardez les autres ils travaillaient plus, regardez le système allemand vous avez vu le système allemand, bonjour mais non on va fusionner les régions pour être comme des régions allemandes non, il y a une spécificité française qui a fait la la grandeur de la France depuis la fin de la guerre, depuis le Conseil national de la résistance. Je sais que tout le monde ricale. C'est socialiste à la fusion des régions. Mais oui, c'était l'unité de la France. À un moment où il n'y avait plus d'argent, ils ont osé faire ça après la guerre. Ils ont osé faire ça. On n'y touche pas. Non, il ne faut pas y toucher. C'est au reste qu'il faut toucher. On ne touche pas à la protection sociale. Ils l'ont déjà réduite de façon dramatique. Elle n'est pas réduite la protection sociale.

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La La France n'est plus qu'une protection sociale, Mme Royale. La France n'est plus qu'une pharmacie, moi je veux bien, mais... Pendant le Covid, on a été tous enfermés parce qu'ils avaient supprimé 30 000 lits d'hôpitaux. Ah, ça, d'accord. L'hôpital n'est pas en bonne santé. On est d D'accord. Vous vous rendez compte le coût économique, le coût psychologique, le coût social, le coût mental ? Oui mais c'est aussi une question de choix. À la sortie du Covid, un jeune sur dix a fait ou a pensé à une tentative de suicide. Tout ça parce que des zygomars, qui sont des irresponsables, qui n'ont d'ailleurs payé aucune conséquence de leurs actes, se sont vantés d'avoir supprimé 30 000 lits d'hôpitaux. Et donc, c'est ce manque de lits d'hôpitaux.

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qui a fait qu'on est resté enfermé chez soi pour protéger les populations vulnérables. Et donc vous voyez bien que quand on rogne comme ça, par idéologie à la protection sociale, on rogne aussi sur... On affaiblit l l'économie. Et donc, l'effort de l'État, bien sûr qu'il faut faire des économies, bien sûr qu'il faut bien gérer, bien sûr qu'il faut supprimer les fonctionnaires... Mais par exemple, les 35 heures, vous considérez qu'il faut les garder ou non ? Mais bien sûr. Il faut les garder. Il faut penser. Il faut la France tranquille, la France tranquille. Les 35 heures à l'hôpital, vous savez bien que ça a très gravement et durablement déréglé l'hôpital. Je voudrais bien vous voir être soignant dans un EHPAD dans un hôpital, vous monsieur.

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Mais madame, moi j à faire des permanences de nuit ça suffit des gens dans leur fauteuil qui vont critiquer les soignants ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit vous feriez plus de 35 heures à faire des gardes de nuit — J'aimerais bien qu'on rémunère beaucoup mieux. Les internes font beaucoup plus que 35 heures, Mme Royal. Mais justement, ils portent tout seuls. Mais je veux dire, l'hôpital, c'est le symbole de ce qui se passe en France. Vous avez les internes qui portent sur leurs épaules, le fardeau d'un système qui n'est pas géré. Et vous avez, je crois, plus de 30 % des fonctionnaires qui travaillent à l'hôpital qui sont des personnels administratifs qui empêchent les médecins de travailler. Mais non, mais c'est très symptomatique.

26:36

Vous dites bien soignés, j 'ai noté, vous dites les Français sont contents d'être bien soignés, bien éduqués, c 'est grâce à ça qu'ils innovent. C'est une sécurité. Oui, mais quand on voit le classement PISA, ils ne sont pas bien éduqués. Quand on va à l'hôpital, on voit bien qu'ils ne sont plus bien soignés parce qu'il n'y a pas de choix budgétaire qui sont faits. Je vous en prie. Pourquoi le classement PISA ? Parce qu'ils ont saccagé l'éducation nationale. Il y a eu 7 ministres en 10 ans. Il y a un ministre qui a osé supprimer les maths. Vous vous rendez compte ? Un ministre, on laisse supprimer les mathématiques ? On les a remis depuis. Mais il a bousculé le système scolaire avec des réformes issues de leur petite tête, pensant qu'ils sont plus forts que tout le monde.

27:11

Il a supprimer les filières au baccalauréat. Ça a créé un chaos indescriptible au lycée. Et donc il faut arrêter, France tranquille, de mettre des ministres qui font n'importe quoi, qui font des réformes qui ne servent à rien. C'est-à-dire qu'il ne faut pas bousculer les gens pour Parce qu'ils ont déjà tellement à faire et tellement de défis à relever. Oui, il faut les laisser tranquilles et ne pas faire de mouvements sociaux. Ce soir, dans l'entretien qu'on a pu avoir, vous avez beaucoup parlé des guerres et d'arrêter les guerres. Est-ce qu'il faut arrêter d'aider l Ukraine et Volodymyr Zelensky ? Pas du tout. Mais il faut travailler pour trouver une médiation. Aujourd'hui, c'est déséquilibré. Est-ce qu'il est du côté de la paix, Zelensky ?

27:49

Vous l'aviez accusé. Il l'a dit il y a deux jours. Il voulait arrêter. Vous l'aviez accusé en 2022 de ne pas jouer le jeu de la paix. Est-ce que... Non, je n'ai jamais accusé ça. Ah bah si, si, c'est ce que vous aviez dit d'ailleurs à l'époque. Non, j'ai accusé l'administration Biden peut-être mais pas lui. Non, je dirais mais vous voyez. Donc on On continue de l'aider. Oui, mais à condition que parallèlement il y ait une force de médiation et l'Europe est totalement absente et la France aussi. Il faut une force de médiation. La France ne joue pas la carte de la paix. Écoutez-moi bien. Il y a une chose dont on ne parle jamais même sur BFM. C'est le désastre humanitaire. Il y a combien de morts ? Est-ce que vous savez combien il y a de morts en Ukraine, là ?

28:25

Combien cette guerre a fait ? On n'en parle jamais. On croit que c'est une guerre. Ah ben non, c'est des drones. Mais non. En dessous, il y a des gens qui meurent. Il y a peut-être un million de morts, les mutilés, les populations civiles écrabouillées et on n'est pas capable d'arrêter ça. Il faut arrêter ça. Et quand il y a deux ans, l'Ukraine est en position de force pour pouvoir négocier ou la Turquie, c c'est proposé comme médiation. L'Europe a pesé, les États-Unis ont pesé pour interdire ces discussions diplomatiques. Il faut arrêter ces guerres. Il faut arrêter ces guerres de façon juste et durable parce que les peuples concernés n'en peuvent plus et que l'Europe n'en peut plus de supporter non plus ce coût et de considérer qu'à ses frontières.

29:03

Et les jeunes générations, vous savez, qui sortent du Covid et après le Covid, il y a eu la guerre en Ukraine, mais elles se disent « Mais que font les adultes qui nous gouvernent ? Quel monde ils nous prépare ? » « Merci d'être venu discuter, débattre avec nous.