Crise du Cojop Alpes françaises 2030
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mes chers collègues, je vous propose que nous commencions cette commission. D'abord, je remercie monsieur Pierre-Antoine Molina, délégué interministériel aux Jeux Olympiques et paralympique et monsieur Edgar Gropiron, président du Cojop qui est derrière son écran. J'espère qu'il nous entend bien.
Parfait. Je vous entends très bien. Merci monsieur le président d'avoir répondu à notre invitation pour faire un point sur la situation du Kojop environ un an après sa création.
Le le Cojop est en effet en cours de réorganisation après plusieurs démissions intervenues récemment en raison de tension interne. C'est d'abord celle de madame Anne Murac, directrice des opérations, puis de monsieur Arthur Richer, directeur de la communication, de monsieur Bertrand Me qui présidait le comité des rémunérations et enfin monsieur Cyril Linette directeur général dont le contrat a été rompu. Une mission d'accompagnement a été confiée à monsieur Étienne Tobois, ancien directeur général de Paris 2024.
Elle doit conduire à la mise en place d'un nouvel organigramme traduisant une articulation repensée de la gouvernance entre les différents sites. Le ministère des sports a également annoncé qu'une mission d'inspection gouvernementale allait se pencher sur la gestion et et le fonctionnement du Cojop 2030. La la crise de la gouvernance intervient alors que de nombreuses questions sur le projet lui-même sont toujours en sans réponse et interroge sur la capacité du Cojop à tenir les délais et le et le les coûts également.
Avec la clôture des Jeux Olympiques de Milan, Cortina, le flambeau olympique est désormais confié à la France. La période qui s'ouvre sera donc décisive. Il paraît plus que temps de dépasser les problèmes d'organisation interne qui nous occupent maintenant depuis plus d' plus d'un an pour entrer dans la phase opérationnelle de conception et de livraison des jeux et de rendre enfin les arbitrages nécessaires à la poursuite du projet.
Je je rappelle que le projet ALPE 2030 mobilise de manière significative les finances publiques. Le conseil d'administration du Cojop a a adopté en octobre 2025 un premier budget pluréannuel de de 2,1 milliard d'euros dont dont 26 % de recettes publiques provenant de l'État et des deux conseils régionaux. Le comité international olympique contribue quant à lui à hauteur de 30 %.
Le reste du budget reposera sur la la birrierie et sur les partenariats dont la situation actuelle ne facilite pas la conclusion. Nous y reviendrons certainement. Le Parlement a par ailleurs récemment adopté la loi relative à l'Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 qui fixe le cadre juridique nécessaire à la mise en œuvre du projet.
Le Conseil constitutionnel a été saisi sur ce texte. Nous nous interrogeons sur les causes et les conséquences de la crise du Cojop. Quel sera le coût de la réorganisation engagée ?
Le comité d'organisation suit-il les avis émis par ces comités d'éthique et de rémunération ? Quelle est la bonne articulation entre parisien et montagnard pour reprendre les termes employés par la presse ? Enfin, qu'en est-il de la carte définitive des sites olympiques constitue encore l'un des verrou à débloquer pour pouvoir avancer ?
Notre commission est attachée à la réussite bien entendu des des jeux de 2030 comme elle l'a été pour ceux de 2024. Nous assurons donc un un suivi dans dans la durée de la bonne organisation de cet événement et et de la maîtrise de de ces coûts. Avant de vous céder la parole, je je vous précise que cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat et je vais donc vous laisser la parole monsieur le président du du Cojop, Edgar Guppiron et puis ensuite monsieur les délégués interministériels aux Jeux Olympiques, monsieur Molina pour 8 à 10 minutes maximum qu'on puisse après vous poser des questions.
Il y aura une série de questions posées par nos rapporteurs, ils sont plusieurs et ensuite chacun bien sûr pourra intervenir. Monsieur le président du Cojop, je vous laisse la parole. Merci beaucoup monsieur le président.
Mesdames et messieurs les sénatrices et sénateurs, vous m'entendez bien ? Tout va bien ? C'est parfait.
On vous entend très bien. Bon, merci beaucoup de d'avoir également accepté que je puisse intervenir en en visoconférence aujourd'hui. Le le programme au retour de des jeux de Milan et celui qui se prépare avec les Jeux Paralympiques est extrêmement dense et je pouvais malheureusement pas me rendre à Paris, ce que j'avais pu faire la dernière fois.
Mais euh sachez que je suis euh complètement mobilisé et si je peux euh quand je pourrais venir, je viendrai. Je voudrais d'abord vous remercier, remercier tous les membres de de votre commission euh culture, éducation, communication et sport pour l'intérêt que vous portez au projet des Alpes françaises 2030. Évidemment, je mesure pleinement la responsabilité qui est la mienne en venant détailler devant vous les étapes qui ont été réalisé et celle qui reste à franchir et je répondrai évidemment à toutes les les questions, toutes les interrogations avec transparence et un maximum de précision.
Je me présente aujourd'hui devant vous euh très conscient des attentes et des interrogations légitimes qui s'expriment. Euh donc dans une posture d'humilité à la fois et de et de sincérité également. Je veux aussi rétablir des vérités.
Des vérités parce que dans le grou médiatique euh je trouve que certaines rumeurs n'ont pas lieu d'être et elles nous font perdre parfois de vue l'essentiel. les apports décisifs de votre commission puis le vote il y a quelques semaines de la loi olympique a été pour nous une étape fondatrice et un acte de confiance pour ce projet. Et là aussi, je voulais vous en remercier.
Quand on parle de ce projet, j'aime bien rappeler euh de quoi parlons-nous. D'abord, c'est une immense fête du sport. C'est une immense fête populaire.
Les Jeux Olympiques, c'est le premier, le plus grand événement sportif au monde. Les Jeux Olympiques divers, c'est le troisè plus grand événement sportif au monde. Ça suscite énormément de fierté et d'engouement à travers le monde.
Et ça va faire, comme ça l'a été pour Paris 2024, rayonner notre pays une nouvelle voie en 2030. Ensuite, c'est une aventure humaine assez exceptionnelle, parfois érintante mais parfaitement enthousiasmante. Une aventure humaine qui réunit les territoires, les populations et qui donnera à voir la beauté de nos terroirs, de nos territoires, de nos paysages et de ceux qui habitent.
Enfin, c'est un projet qui va permettre d'imaginer et de construire la montagne de demain. Une montagne qui s'adapte pour se projeter vers son avenir, un avenir euh 4 saisons. La montagne, c'est un univers dans lequel je suis né.
C'est un un univers qui force le respect parce que la montagne nous dépasse euh toujours et c'est un peu le cas du projet que nous portons aujourd'hui. Il dépasse les personnes que nous sommes. Il engage une organisation, des territoires, un pays, mais également des partenaires.
Et au-delà de tout l'image que nous véhiculons à l'international, les difficultés qu'on traverse, elles doivent être regardées avec lucidité. C'est ce que nous faisons. Elles ne sont pas niées à aucun moment.
Elles appellent par contre évidemment pour les résoudre de la méthode, de la rigueur et le sens du collectif. Et si je suis aujourd'hui devant vous, à ce moment particulier, euh c'est bien parce que euh on prend avec l'équipe euh qui accompagne nos responsabilités. Je veux juste revenir sur ce qui s'est passé dimanche soir.
La France a reçu le drapeau olympique euh dans les arènes de Veron. Euh c'était un moment magique. Euh il y a eu également euh un engement et une ferveur incroyable à Albertville lundi au retour du drapeau olympique et de la délégation française.
L'accueil de nos médaillé raisonne encore dans nos territoires de montagne mais aussi dans tout le pays et ils nous ont appelé la puissance et les émotions de ces jeux. Je sais ce que les jeux font à un athlète mais également à un pays et donc cette perspective qui nous porte avec les équipes du Cojob que je veux encore une fois remercier pour leur dévouement et leur implication. Euh cette perspective qui nous porte avec l'ensemble des parties prenantes et bien maintenant euh c'est nous qui en avons la responsabilité puisque le relais est passé avec les jeux de Milan Cortina.
On tient ce relais et donc maintenant euh c'est à nous de construire nos jeux. dans 4 ans, ce seront les jeux de la France et ce seront les jeux de la France qui vont se dérouler dans deux régions. La région Provence Alpe Côte d'Azur et la région Auvern Ronalpe dans nos montagnes au bord de notre Méditerranée.
Et nous sommes pleinement engagés et concentrés pour offrir de grands jeux utiles et beaux. des jeux qui aujourd'hui démarrent dans un contexte de troublé effectivement de turbulence parce que les épisodes de désaccord interne que nous avons connu au sein de l'organisation ne doivent pas pour autant masquer l'essentiel. Le cap que nous qui est le nôre demeure inchangé et le travail opérationnel se poursuit chaque jour.
Nous avons mené des missions d'observation des Jeux Olympiques et paralympiques de Milan Cortina où je retournerai d'ailleurs pour les épreuves paralympique qui se poursuivent à partir du 6 mars prochain. Et ce qui m'importe aujourd'hui, c'est de vous dire où nous en sommes. Où nous en sommes en terme d'organisation, une organisation qui a traversé évidemment des crises mais on en tire les conséquences et on travaille.
La cérémonie de passation euh du drapeau olympique que nous avons présenté dimanche soir, c'est un bon indicateur de ce que nous sommes capable de faire qui démontre que les équipes du CCHOP ALPE 2030 travaillent d'arrache-pied depuis des mois et je les en remercie ainsi que l'ensemble des parties prenantes. On a engagé des procédures qui sont nécessaires pour renforcer la gouvernance, clarifier les responsabilités et sécuriser l'exécution du projet. Dans ce type de projet, l'exigence, elle est maximale et elle suppose parfois des décisions rapides et structurantes, surtout quand certains des accords sont irrémédiables.
Désormais, ma ma priorité est simple, c'est garantir la solidité, la robustesse de l'organisation et la bonne conduite du projet en partenariat évidemment extrêmement étroit, main dans la main avec l'ensemble des parties prenantes dans le respect du calendrier et des engagements qui ont été pris. Et je m'engage donc à répondre avec la plus grande précision possible aux questions qui me seront posées lorsque je disposerai des éléments et je les partagerai sans détour. Et lorsque certains points qui seront euh qui nécessitent encore des des arbitrages ou des consolidations techniques, là encore, vous pouvez compter sur moi, pour vous le dire avec transparence.
J'en ai conscience. Évidemment, la crédibilité de notre action repose sur la clarté de nos réponses et sur la confiance que nous construisons avec les élus, avec euh les dirigeants politiques, avec nos parlementaires, avec nos futurs partenaires et sponsors et avec évidemment les athlètes et au global avec les Français. Enfin, pour conclure ce propos liminaire, nous avons hérité d'une flamme et nous en avons maintenant la responsabilité.
Après Paris 1900, Paris 1924, Chamoni 1924, Grenoble 1968, Albertville en 1992 et Nouveau Paris il y a 2 ans. La France a prouvé qu'elle a une histoire avec les jeux et qu'elle sait organisé de grands événements. Nous assumons pleinement de porter cette tradition et nous comptons bien l'honorer en 2030.
Je sais ce que les jeux font au territoires qui l'accueillent, aux spectateurs qui les regardent, aux athlètes qui les vivent. Ce projet, je le porte avec la conscience de ce qu'il représente. Nous avons conscience des responsabilités qui sont les nôtres.
Nous les assumons pleinement. Le projet avance, les équipes sont engagées et ma détermination est totale pour mener à bien dans l'intérêt de notre territoire de montagne, de celles et ceux qui les font vivre et de tout notre pays. Je suis à votre disposition, je me tiens maintenant à votre disposition pour répondre à vos questions après évidemment les propos liminaires du délégué interministériel, monsieur Pierre-Antoine Molina.
Merci monsieur le président. Je donne la parole à monsieur le délégué interministériel, monsieur Molina. Merci monsieur le président.
Bonjour cher Edgar, mesdames, messieurs les sénateurs. Je vous remercie de l'opportunité qui nous est donné aujourd'hui de venir vous rendre compte de l'avancement de ce projet ainsi que vous l'avez souhaité. Je me concentrerai je me concentrerai si vous le permettez essentiellement sur le le rôle de l'État qui est une partie prenante à part entière de ce projet.
Mais je voudrais d'abord en rappeler le cadre si vous le permettez. Le projet d'accueillir les Jeux Olympiques dans les Alpes françaises en 2030 a été initié par deux régions Provence Alcôte d'Azur et Auverne Ronalpe avec le mouvement sportif Comité national olympique et sportif français comité paralympique et sportif français. Le contrat haute a été signé entre le CO et ses quatre parties prenantes.
Il attribue le droit juridiquement d'organiser les jeux et prévoit la mise en place d'un comité d'organisation. Ce comité d'organisation, c'est donc le Cojop présidé par Edgar Gropiron qui est une association entre les quatre parties prenantes que je viens de citer et l'État. C'est donc dans un cadre associatif que est prise en charge l'organisation de ces jeux.
Mais cette association, le Cojop fait l'objet de mode de fonctionnement et de contrôle tout à fait exceptionnel à la mesure du caractère exceptionnel de l'événement qu'il a à organisé. au contrôles quotidiens qui sont la tâche des équipes du COJOP s'ajoute en effet le rôle des instances, le bureau exécutif qui réunit les parties prenantes et le conseil d'administration où le mouvement sportif a une part majoritaire et où siège toutes les collectivités hautes. À ces instances, vous y avez fait allusion, monsieur le président, et je veux vous répondre tout de suite. ont été ajouté dans les statuts des instances internes de contrôle indépendantes. [rires] Le comité d'audit présidé par monsieur Michel Bouvard, ancien député et magistrat honoraire de la Cour des comptes ou siège par ailleurs mon prédécesseur Michel Cadeau. le comité d'éthique présidé par le procureur général François Molin et le comité des rémunérations qui était présidé jusqu'à sa démission par monsieur Bertrand Meux.
Ces comités exercent leur fonction en toute indépendance et sont comme vous le voyez dirigé par des personnalités dont l'indépendance et l'autorité sont indiscutés. Leurs avis sont pleinement pris en compte et l'État et les autres parties prenantes y veillent. À ces contrôles s'ajoutent ceux que les pouvoirs publics peuvent effectuer et que le législateur que vous avez voulu instituer.
Le projet de loi que vous avez adopté prévoit en effet que des parlementaires siègent au comité d'éthique et au comité des rémunérations et que le parlement soit destinataire d'un certain nombre de rapports. Il prévoit en outre, il a en outre étendu les prérogatives de la Cour des comptes et de l'Agence française anticorruption à au contrôle du Cojop. Donc nous avons une organisation qui est assumée par un comité associatif mais qui fait l'objet de contrôle tout à fait exceptionnel.
Dans ce cadre, quel est le rôle de l'État ? L'État veille au respect du cadre juridique, au bon fonctionnement du Cojop. Il est ce n'est pas l'État qui organise les jeux.
Il en est une des parties prenantes au côté de de ses partenaires. Mais ils veulent au bon fonctionnement du comité d'organisation. Il en est un financeur, le premier financeur public et puis plus largement, il mobilise ses prérogatives, par exemple en matière de sécurité ou ses politiques publiques dans les domaines les plus variés, qu'il s'agisse des mobilités, de l'environnement ou plus largement de l'élaboration du plan héritage pour concourir à la réussite de ces jeux.
À cet égard, où en sommes-nous ? Le fait que le CO attribue à nouveau à la France le soin d'organiser les Jeux Olympiques après la réussite de Paris 2024, c'était une marque de confiance dans notre capacité à le faire avec succès. C'était aussi un défi redoutable puisque entre l'attribution de ces jeux et leur début, nous en sommes à moins de 4 ans désormais.
Mais au moment où ils nous ont été attribués, nous disposions de un peu plus de 5 ans pour le faire. C'est-à-dire là où Paris 2024 avait bénéficié de 7 ans plus une longue période de candidature et où Brisban Leake City ou Los Angeles bénéficie de 10 ans. C'est donc un défi particulièrement redoutable.
Depuis cette attribution, beaucoup de choses ont été faites. Les entités organisatrices ont été mises en place. Le Cojop en février 2025, la Solideo en février 2025.
Ces deux organismes ont constitué leurs équipes, ont recruté notamment leur cadre et leurs agents. Le cadre législatif et juridique a été mis en place et je remercie encore le Sénat pour l'adoption du projet de loi olympique. Le cadre financier a été posé.
Le projet de loi de finance qui a été adopté comporte en effet des engagements, des autorisations d'engagement à hauteur de 100 % des engagements de l'État à l'égard du Cojob pour toute la période d'organisation. Il comporte en outre le dispositif de garantie des résultats du Cojob conjointement entre l'État et les régions que je remercie conformément au pactanceurs que nous avons conclus, l'État et les deux régions en juin 2025. Des dispositions ont également été prises en matière fiscale.
Euh et je voudrais aussi dire un mot de l'adoption en novembre 2025. Je voudrais aussi mentionner hein l'adoption en novembre 2025 par l'ensemble des partenaires sociaux de la charte sociale qui doit accompagner euh l'action du Cojob dans le respect de la législation du travail, dans l'animation du dialogue social, dans la mise en œuvre des clauses sociales du Cojop et de la Solidéo. Je vous parlais de la mobilisation des politiques publiques.
L'État a mis en chantier l'élaboration de son programme héritage. En matière de mobilité, des accords ont été trouvés avec la région Provençal Côte d'Azur dans le cadre de son contrat de plan et des accords ont également été trouvés avec la région Auvergne Ronalpe. Et la feuille de route environnementale de ces jeux a été mise en chantier.
Une première réunion ministérielle s'est tenue en janvier sur ce sujet. Donc euh un un grand nombre de de choses ont été faites. Je dois aussi mentionner de d'un point de vue tout à fait central, c'est la réalisation des équipements, hein.
Je l'ai dit, la Solideo a été mise en place en février 2025 et en janvier 2026, elle a adopté sa maquette, c'est-à-dire la liste des équipements dont elle doit superviser ou assurer la réalisation avec une première répartition de leur financement. Donc les choses avancent et beaucoup de choses ont été faites. Maintenant les des échéances importantes exigeantes rapproché nous sont opposés avec la nécessité d'ici l'été de stabiliser la carte des sites, de de préciser le modèle de livraison de ces jeux de passer avec les collectivités, les conventions financières qui doivent traduire la maquette Solidéo pour ne prendre que quelques exemples.
Dans ce contexte, les difficultés que nous rencontrons sont prises au sérieux. Elles n'ont rien d'inhabituel. Ceux qui ont suivi la préparation des jeux de Milan Cortina sans remonter à l'époque des jeux d'Alberville ont pu noter qu'il y avait eu à chaque fois des changements de gouvernance dans le cadre de la préparation de ces jeux, ce qui ne les a pas empêché d'être une réussite.
Elles n'ont rien non plus d'iré médiable, mais elles ne doivent pas durablement détourner les énergies des défis exigeants que j'ai rappelé. C'est la raison pour laquelle l'État a invité le Cojop à se tourner vers un accompagnement pour, comme l'a dit la ministre des sport, aboutir à une gouvernance clarifiée et stabilisée. Ça a été l'objet de la mission confiée par le CO à Étienne Taubois.
C'est aussi la raison pour laquelle, vous l'avez dit, euh l'État a euh engagé euh ses comme il l'avait fait à plusieurs reprises depuis le début du projet ses inspections pour venir en appui en complément de la mission Taubois et en appui au Cojop notamment sur les sujets de euh rigueur des process et de et de conformité. Deux premières décisions ont été prises par les instances dimanche dernier. Euh vous avez mentionné les conditions dans lesquelles la séparation d'avec le directeur général a été validée et je vous renvoie sur ce point au terme du communiqué du Cojop.
Les conclusions de la mission d'Étienne Tobois ont été largement approuvés et le travail pour recruter sur les postes de direction qu'il convient de pourvoir a été engagé. Nous avons en effet besoin d'un d'une gouvernance qui soit, comme je l'ai dit, clarifiée et stabilisée non seulement dans la la relation entre le président et le directeur général, mais aussi dans la nécessité de donner d'avoir d'adopter une organisation qui soit conforme aux priorités de ce qu'on attend du Cojop. Et ce qu'on attend du Cojop, c'est de livrer les jeux et c'est aussi de lever les recettes privées qui sont majoritaires dans le financement des jeux.
Très majoritaires, vous avez rappelé que dans le financement du Cojop, il y avait 26 % de financement public. Ça veut dire que les 3/4 du financement des jeux sont des financements privés. Euh donc nous avons besoin de ce fonctionnement ajusté.
Nous avons aussi besoin que le Cojob puisse se déployer dans les territoires et y inouer des liens opérationnels avec ses partenaires au quotidien que sont les collectivités locales, les services déconcentrés de l'État. parce que on a beaucoup dit que Milan Cortina euh c'était le premier modèle de jeu alors euh disséminé, on dit nos amis italien en traduisant de de l'anglais mais donc sur plusieurs sites distants les uns des autres. C'est pour ça que euh les équipes du Cojop ont été présentes à Milan Cortina pour observer la manière dont cela se passé.
Mais ce modèle avec quatre sites distants suppose que beaucoup de sujets opérationnels soient traités au plus près du terrain entre les équipe du Cojop et les territoires. Et c'est la raison pour laquelle le Cojop doit pouvoir se déployer sur les territoires. Il faut que le Cojop puisse aussi s'appuyer sur des processus de décision, des procédures pleinement respectueuses des règles et aussi très rigoureuses.
Donc ça c'est l'objet des travaux qui sont en cours et en vue desquels deux premières décisions ont été prises. Je voudrais conclure et terminer par deux messages. Le premier, c'est que l'État est au travail.
L'État veille au bon fonctionnement. L'État finance, l'État met en œuvre ses politiques publiques. Il travaille dans le domaine de la sécurité.
Mes collègues du ministère de l'intérieur, la coordination nationale pour la sécurité des jeux qui a été maintenue sont déjà au travail sur la préparation de ces jeux. Euh nous sommes également au travail sur les mobilités avec nos opérateurs et en lien avec les autorités. organisatrice.
Nous sommes également au travail pour élaborer le programme héritage euh de l'État qui pourra être validé euh au cours de ce printemps. Nous sommes au travail dans l'élaboration de la feuille de route environnementale qui elle aussi doit pouvoir être validée au cours du printemps et soumise à concertation. Donc l'État est pleinement au travail au niveau central et au niveau déconcentré.
Euh j'ai des échanges réguliers chaque mois avec mes collègues des quatre départements qui sont d'ors et déjà à pied d'œuvre pour la mise en œuvre des procédures administratives pour anticiper les besoins d'hébergement pour euh apporter au Cojop leur aide, leurs compétences dans l'organisation de cet événement. Et enfin, je voudrais dire que l'État a pleinement confiance dans le projet. Au-delà des vicissitudes actuelles, nous avons confiance dans notre capacité à livrer de grands jeux et dans les atouts de nos territoires et de nos ressources humaines pour y parvenir.
Les équipes du Cojop, nous comptons sur les équipes du Cojop pour y parvenir et celles-ci peuvent compter sur l'État pour être un partenaire exigeant, c'est notre rôle mais aussi bienveillant et surtout actif, efficace dans l'accompagnement que nous prodiguerons au Cojop et à la Solidéo pour la réussite de ces jeux. Je vous remercie. Merci.
Et on va passer aux premières questions de nos trois rapporteurs. Je vais vous inviter à les noter. J'ai donné successivement la parole à Jean-Jacques Laza qui est rapporteur budgétaire des crédits sport pour le compte de la commission.
Ensuite à Claude Kernne qui a été rapporteur du projet de loi ALP 2030 pour la commission et enfin Michel Savin qui est préside le groupe d'étude sur les grands événements sportifs. Jean-Jacques Lac. Oui.
Merci monsieur le le président. Monsieur le délégué interministériel, monsieur le président du du Cojob, tout d'abord pour je veux dire rassurer le premier ministre, nous pouvons dire que nous abordons ces échanges en étant, je reprends ces qualificatifs, ni dépressif, ni percifleur, ni mauvais coucheur, mais tout simplement comme des parlementaires responsables qui se posent légitimement un certain nombre de questions à propos de l'organisation de ces jobs 2030. Quelques quelques questions.
Tout d'abord, comment expliquez-vous tout de même que des acteurs institutionnels majeurs des territoires concernés, je pense en particulier à des présidents de conseil départementaux comme la Savoie ou la Haute Savoie ou bien des maires n'est pas été pleinement intégré en amont, ce qui alimente désormais donc un certain nombre de de tensions financières et un certain nombre de critiques politiques. Comment en est-on arrivé là et comment corriger le tir ? Deuxièmement, sans sans remer le couteau dans l'appelé, tout à l'heure, vous avez rappelé, monsieur le président, un certain nombre de démissions, comment ces événements-l traduisent est-ce que ces événements-l plutôt traduisent un désaccord stratégique sur la vision du projet ou bien est-ce que c'est un problème structurel d'organisation interne et et de leadership ?
Par ailleurs, il y a quelque chose qui qui nous interpelle parce que vous avez rappelé tout à l'heure des budgets notamment du Cojob qui sont quand même chiffrés de manière précise, hein, 2 132 milliards d'euros et pourtant la carte des sites n'est toujours pas stabilisée. que ça nous interpelle, voire ça nous intrigue et comment effectivement ces estimations budgétaires ont été vraiment définis si ce n'est à travers une sorte de projection politique euh ou d'un chiffrage technique qui n'est toujours pas consolidé. Euh de façon plus précise, est-ce que vous pouvez nous dire quel est l'état d'avancement concernant les les quatre villages olympiques, hein ?
Saint-Jean de ST, la Plagne et Belle parce que bon, la solidité et bien doit donc donner une décision définitive au mois de de juin prochain. Et puisque nous sommes ici au Sénat, d'après vous, selon quel quelle quelle condition, quelle modalité le Parlement doit-il être pleinement associé à ce qui va se passer dans les mois, voir dans les années à venir, que ce soit la gouvernance du Cojob, les orientations stratégiques et budgétaires, les mécanismes formalisés d'information et de contrôle et le cas échéant de de Césine qui serait déclenché en cas d'écart significatif ou de dérive constaté par rapport à la trage des peurs budgétaires initialement approuvé. Et enfin, une dernière question, c'est sur le problème de la de la consultation et de la concertation parce que nous commençons nous parlementaires à être interpellés par des des associations notamment des associations citoyennes.
Quelles initiatives entendez-vous prendre afin d'engager et d'approfondir un dialogue citoyen structuré, associé en pleinement à la société civile, à l'élaboration et à l'évaluation des politiques publiques concernées dans le domaine de l'environnement, dans le domaine des mobilités, euh des finances, de l'urbanisme et cetera. Merci monsieur le président. Claude Kerne.
Merci monsieur le président. Monsieur le délégué interministériel pardon monsieur le président du Cojop. Merci pour vos propos liminaires et si nous sommes d'accord avec un point avec vous déjà c'est que la France réussira à nouveau à organiser de grands et beaux jeux en 2030.
Je voudrais d'abord m'adresser au président du Cojop, sachant que naturellement on évoque tous cette crise de gouvernance au Cojop. Cette crise ne menace pas encore l'organisation complète des jeux, mais si elle n'est pas stabilisée rapidement, elle peut entraîner des retards voire des surcoups. Et cette stabilis stabilité conditionne également la crédibilité internationale de notre pays.
Sans vouloir rentrer dans le détail des actions entreprises pour y remédier, pouvez-vous nous dire si cette situation a déjà entraîné des retards et où en êtes-vous d'un organigramme opérationnel et efficace pour éviter une concentration des pouvoirs qui a mené aux tensions actuelles ? D'autre part, le président de la Fédération Internationale de ski, Johann ElHach, a déclaré le 10 février qu'il préférerait que toutes les épreuves de ski alpin se déroulent sur le même site pour faciliter la logistique. Ce n'est pas ce que prévoit le projet Alpe française 2030.
Qu'en pensez-vous ? Y a-t-il un moyen de limiter les contraintes associées à cette dispersion géographique pour les équipes ? Par ailleurs, la loi olympique a affirmé un engagement fort en faveur d'une meilleure inclusion des athlètes présentant handicap mental.
Où en sont les discussions à ce sujet en lieu en lien avec le comité international olympique, le comité international paralympique et les fédérations internationales concernées et puis quelles avancées concrètes peuvent être attendues ? Et puis monsieur le délégué interministériel, l'organisation des jeux de Milan Cortina a été soumise à de fortes contraintes de calendrier et à plusieurs retard dans la livraison ou la rénovation des infrastructures. La dispersion géographique des sites dans l'ensemble du nord de l'Italie a accru la complexité logistique et financière de l'événement.
En outre, le coût de remise à niveau de certains équipements semble avoir été sous-estimés et les régions hautes ont saisi l'opportunité des jeux pour relancer ou accélérer des projets d'infrastructure parfois envisagés de longues dates. Dans ce contexte, le coût total de ces jeux a été significativement réévalué, atteignant environ 6 milliards d'euros et la contribution de l'État italien a été revue à la hausse à plusieurs reprises. Quels enseignements tirez-vous de ces difficultés ? notamment en ce qui concerne la dispersion des sites, l'évaluation initiale des coûts et le rôle de l'État dans l'organisation d'un tel événement.
Merci. Enfin Michel Savin. Moi aussi jeis saluer le président du CJP et monsieur le délégué interministériel élu Ronalpin.
Bien je je souhaite bien entendu comme beaucoup de nos compatriotes que ces jeux à l'image de ceux de Paris rencontrent un véritable succès. J'ai pour ces jeux le même enthousiasme que le premier ministre qui souhaite laisser des pers flleurs de côté. Mais j'ai aussi les mêmes inquiétudes euh qui le conduisent à lancer une mission d'inspection sur les enjeux de la gestion des Alpes 2030.
J'espère que cette audition permettra de répondre à un certain nombre d'inquiétudes. J'ai quatre questions, trois en direction du président et un et une en en direction de monsieur le délégué interd ministériel. Monsieur Gruppiron, vous avez accompli une carrière sportive exceptionnelle avant de vous reconvertir en conférence et en entreprise.
L'organisation des des JOP 2030 n'est pas votre première expérience olympique. Vous étiez pendant plus d'un an président du comité de candidature d'C pour les jeux de 2018 avant de dimissionner en décembre 2010, soit 6 mois seulement avant le verdict défavorable du CEO. Quelle leçon avez-vous tiré de l'échec de 2018 ?
Et pouvez-vous nous dire concrètement quelles sont vos expériences en terme de management d'équipe petite ou grande et singulièrement sur des projets aussi ambitieux que le CJOP 2030 ? Ma deuxième question euh le Cojop des Alpes 2030 vient d'enregistrer plusieurs démissions dont celle de son directeur général. Celui-ci déclaré il y a quelques mois, je ouvre les guillemets, la remise du drapeau olympique en clôture des jeux de Milan Cortina constituera une étape importante.
Il faudra que nous ayons à cette date une identité, un logo, un emblème, une carte des compétitions et qui nous engagé un certain nombre de communautés derrière nous. force de constater qu'au lendemain de la remise du drapeau olympique à Albertville, ni l'identité, ni le logo, ni l'emblème, ni la carte des compétitions n'ont été présentées. De plus, certaines collectivités, ça a été rappelé par mes collègues comme le département la Savoa et la région Auverneur Ronmalt s'interroge sur le montant de leur engagement financier.
Ma question, vous venez de nous dire que les équipes travaillent d'arrache-pied. Alors, comment alors expliquez-vous ce retard et comment surtout comptez-vous le rattraper ? La 3è question, monsieur le président, vous avez évoqué il y a quelques instants certaines turbulences.
La presse a récemment révélé un certain nombre de dysfonctionnements signalé par le comité des rémunérations du Cojot. Je citerai notamment des notes de frais qui n'auraient pas suivi la procédure habituelle mais aurait été réglé via des cartes bancaires prélevant directement sur le compte du Cojop avant toute justification des dépenses. Le recrutement de conseillers et le projet d'engager un directeur général adjoint placé directement sous votre autorité.
Votre intention de faire des responsables des quatre clusters des directeurs délégués avec à la clé un salaire plus élevé. Pouvez-vous justifier cette organisation et ces dépenses alors même que les délis et les coûts sont contraints et par ailleurs, quel sera le coût de la démission du directeur général ? Monsieur le délégué interministériel, j'ai bien entendu que l'État et vous l'avez répé était pleinement avait pleinement confiance dans ce projet.
Je veux dire heureusement. Euh pourtant euh monsieur le délégué, les événements récents, les révélations de la presse ont conduit le gouvernement à diligenter une mission d'inspection. Quel en est précisément le périmètre et quels en sont les objectifs ?
Plus largement, l'État a accordé des financements et des garanties, vous l'aurez rappelé, substantiel à CJ. Le mécanisme qui résulte de la loi de finance et de la loi olympique plafonne la garantie de l'État au Cojup à 515 millions d'euros. De leur côté, les régions apportent une garantie limitée à 75 millions chacune.
L'État est donc le garant en dernier ressort de l'équilibre financier de ces jeux. Dans ces conditions, l'État étant le principal financeur ne devrait-il pas exercer un rôle plus direct dans la réorganisation du CJUP et dans les arbitrages urgents et plus précisément comment s'articule la gouvernance entre l'État et les régions dans ce contexte. Merci monsieur le président, monsieur le délégué intermissaire.
Je vais vous laisser répondre à cette première série de questions peut-être en commençant par vous monsieur le président. Oui, merci beaucoup. Euh d'abord, merci pour toutes ces ces questions.
Je vais je vais prendre effectivement les questions qui me qui me concernent plus particulièrement en commençant par répondre au aux questions du du sénateur Leac puis du sénateur Kern puis du sénateur Savin. L'une de vos questions euh monsieur le sénateur Laac concernait l'engagement de des départements notamment et parfois des communes dans ces jeux dans la période de préfiguration de ce de ce grand projet. La période de préfiguration de ce grand projet, donc antérieure à la création du Cojop, euh a été une période qui s'est euh couru d'une manière assez rapide euh d'une manière extrêmement euh euh rapide puisque les délais pour l'obtention en fait des de ces jeux ont été extrêmement extrêmement contraints et euh je ne pourrais pas témoigner à la place de ceux qui étaient présents à cette à cette époque.
Euh mais toujours est-il que notre travail depuis qu'on a lancé le le CJOP, c'est effectivement d'embarquer euh l'ensemble des parties prenantes, l'ensemble de des acteurs de la montagne notamment, mais également des acteurs institutionnels à bord de ce de ce grand projet. C'est quelque chose que l'on que l'on fait, c'est quelque chose auquel on travaille et vous parliez également des consultations et des concertation euh notamment avec les citoyens, mais je peux vous dire qu'on a déjà commencé à travailler cette ces concertations avec les pouvoirs publics locaux et ça c'est un travail que monsieur Lady Dijob pourra vous vous préciser mais effectivement nous sommes à la à la manœuvre pour ce qui concerne la Savoie. Il avait été évoqué début décembre par son président du conseil départemental qu'il ne euh mettrait pas 1 € de plus dans les Jeux Olympiques.
Là encore, on pourrait déjà évoquer tout ce qui est engagé par la Savoie pour l'organisation des des Jeux Olympiques de 2030. parce que on n'est pas sur comment dire une on est sur une feuille de route, il y a déjà des engagements qui sont faits euh et la Savoie souhaitait s'en tenir à ça. C'était le sens de cette de cette précision.
Euh quand vous me questionnez sur la la question des démissions à savoir est-ce que c'était un désaccord, est-ce que euh d'où viennent enfin finalement quelle est l'origine de la de la du départ du directeur général euh ou du départ des différents directeurs qui nous ont quitté. Directrice des opérations en décembre, directeur de la communication en en janvier. Euh je vais pas parler du président du comité des rémunérations parce que ce n'est pas un salarié du COJ, c'est un choix qu'il a fait euh euh et qui euh voilà qui qui s'exp qui s'explique aussi.
Euh mais n'étant pas un un salarié du Cojop, euh je pense que d'ailleurs pour l'ensemble de ces desmissions, on peut s'en tenir au aux communiqués de presse qui ont été euh qui ont été formulés, qui sont sortis à la suite de ces démissions. Euh voilà, ce sont euh de mon point de vue des problèmes euh qui au départ sont des problèmes organisationnels. La manière dont cette dont cette organisation s'est mis en place est était une organisation qui au au arrivé au mois de de novembre décembre, c'est une organisation en rateau où un directeur général avait 12 directions en direct et euh où euh le management de ces 12 directions était assez compliqué parce que euh ça nécessite de passer quand même beaucoup de temps avec chacun et quand on n pas le temps de passer avec chaque directeur, ben on va pas forcément au fond des sujets et un peu un travail un peu en silo faisait que euh l'organisation manquait de robustesse et les gens avaient tendance à à soit rester vraiment dans leur dans leur couloir sans sans créer ou sans travailler de manière de manière collective. et et donc ça ça peut expliquer certaines ça peut expliquer certaines démissions ou des gens qui n'étaient pas au rendez-vous des exigences qui étaient celles demandées par le par le directeur général et qui faisait que ben voilà, on a décidé de de se séparer.
Donc il y a eu voilà des raisons les raisons pour lesquelles les démissions sont intervenues sont différentes en fonction des des personnes. Vous m'interrogez sur le budget de la carte des enfin sur le budget et sur la carte des sites. Effectivement, le budget de milliards 132 millions qui est un budget pluriannuel qui a été voté comprend les évolutions de la carte des sites.
Et donc voilà, vous vous nous dites que il peut y avoir un distingo entre l'un et l'autre. La finalisation de la carte des sites ne viendra pas rajouter un budget supplémentaire à notre budget de qui a été qui a été évolué évalué à 2 milliards 132 132 millions. Vous me demandez sur l'état d'avancement des villages olympiques.
C'est une question qu'il faut qu'il faudrait poser alors soit à monsieur le délégué interministériel, soit à la plutôt à la Solidéo parce que il y a des pour chacun des villages des procédures qui sont en cours mais qui sont différentes les unes par rapport aux autres. Euh concernant la consultation et la concertation des citoyens. Donc comme je vous le disais, la première consultation euh les premières consultations été menées plutôt au niveau institutionnel et à partir de la fin avril, on va démarrer conjointement d'ailleurs avec la solidéo des consultations auprès des citoyens.
Donc on va effectivement euh commencer à rentrer un peu plus en en contact avec les citoyens. C'est important pour nous de le faire euh parce que ce projet nécessite d'être expliqué et quand on le fait parce que on va pas attendre fin avril, on a déjà fait des actions en ce sens-là, quand on le fait bah c'est vraiment de nature à rassurer et à engager euh les citoyens derrière derrière notre projet. Donc ça c'est vraiment quelque chose euh qui pour nous est est très important.
Euh monsieur le sénateur Kern, vous me parliez de la de la crise de de gouvernance, euh les retards, les surcouts que ça pouvait engendrer, la crédibilité internationale, euh la concentration des pouvoirs, euh cette crise de gouvernance euh euh n'ont pas de conséquence sur la livraison des jeux. La situation actuelle que l'on traverse, elle résulte plutôt d'un ajustement qui qui justement permet euh de livrer les jeux dans les meilleures conditions. Je pense que c'est si nous n'avions pas pris de décisions euh de décisions euh responsable euh si nous avions euh plutôt essayé de cacher ces les problèmes que l'on auquels on est confronté que là nous pourrions effectivement mettre un peu plus de tension dans sur notre organisation à terme et et donc on a vraiment plutôt dès qu'on a identifié les difficultés, chercher à les résoudre.
On s'est aperçu que ben c'était pas si simple de les résoudre et donc on s'est il a fallu que je prenne des décisions et qu'ensuite nous mettions en place des des processus pour renforcer et rendre beaucoup plus beaucoup plus robuste notre organisation. Il faut savoir qu'on est dans un moment un peu particulier, c'est-à-dire que pour moi, on est à un moment charnière. un moment charnière, c'est-à-dire à l'issue des jeux de Milan Cortina, des jeux paralympiques de Milan Cortina, euh on aura fait une bonne année euh enfin le Cojop aura eu une bonne année euh de d'existence et cette année d'existence effectivement l'objectif il y a un an quand j'ai pris mes responsabilités c'était de rattraper les 2 ans de retard qu'on avait pas eu pour pouvoir pour pouvoir arriver au point de passage à 4 ans de l'organisation de nos jeux un point de passage en terme d'organisation en terme de ressources humaines en terme en terme de structuration de notre gouvernance, de nos comité, tous les sujets qu' a rappelé monsieur le délégué à l'interministériel, bien qu'on soit bien aligné au point de passage.
Pourquoi c'est important ? Parce que cette première année de structuration de notre organisation est essentielle pour rentrer dans la deuxème phase qui est une phase de planification stratégique. Cette deuxième phase de planification stratégique doit nous emmener jusqu'à au jeu de Los Angeles 2028.
Et c'est là que l'on va effectivement euh grâce à une organisation robuste pouvoir à la fois accueillir l'ensemble des exigences qui sont qui sont formulées par les fédérations internationales, le CO évidemment et les comités olympiques nationaux qui viendront pendant les jeux exercer. Alors pour les comités internationaux euh pour les comités nationaux olympiques, ils viendront avec leur délégation et ils veulent savoir s'ils mettent par exemple leurs athlètes au village olympique ou si ils mettent plutôt leurs athlètes dans des hôtels plus proches des sites. C'est ça fait partie des discussions qu'il y aura avec les les comités nationaux olympiques.
Quel va être le traitement quel est le traitement attendu par les par les comités nationaux olympiques ? Et puis pour ce qui concerne les fédérations internationales, vous parliez de la FIS qui effectivement avait dit que tout sur le même site, c'est mieux. Maintenant, est-ce possible de façon opérationnelle ? chose mais c'est vraiment ça ce sont ça les sujets que nous nous devons adresser dans cette phase de planification stratégique pendant 2 ans.
C'est-à-dire quel quel visage réel aura nos jeux, comment ils vont réellement se se s'organiser en concertation, en coopération étroite avec nos nos parties prenantes CO, Fédération internationale, CNO et puis comment on va accueillir et traiter l'ensemble de ces de ces exigences, de ces demandes euh site par site, cluster par cluster. On a quatre grands clusters et donc cluster par cluster, comment est-ce qu'on va pouvoir être organisé dans chaque cluster pour pouvoir répondre à ça ? Et cette phase là, elle est critique parce que il va y avoir maintenant qu'on on a récupéré le drapeau olympique et bien la les les demandes et les exigences vont se porter sur nous et donc il faut être en capacité d'accueillir tout ça.
Accueillir tout ça au sein du siège du cojob, accueillir tout ça également sur les sur les territoires. Et donc notre organisation n'était pas dotée à la fois de la structure, l'organigramme et des équipes capables de le faire. Et c'est pour ça que on est en train d'accélérer là-dessus.
La mission d'Étienne Tobois doit nous permettre de nous mettre en ordre de bataille pour rentrer et assurer cette phase de planification stratégique. Euh vous me demandiez sur les retards euh et bien je dirais que on a pris effectivement euh un mois et demi à 2 mois de retard sur la partie organisation. notre organisation lié au fait justement euh des des turbulences que l'on a eu récemment.
Euh c'est un une alerte moi que j'avais formulé début décembre et euh et et donc on arrive aujourd'hui à une situation où effectivement les choses euh les décisions ont été prises euh et les processurer notre organisation sont en route. Pour ce qui concerne la carte des sites, on a effectivement là aussi un peu de retard puisque la finalisation de la carte des sites interviendra sera complètement validée parce qu'il y a des processus de validation qui sont en cours mais complètement validés par le CO à à la session qui aura lieu fin juin 2026. Ce qui veut dire que on a pris à peu près euh 4 mois de retard sur la finalisation de la carte des sites, mais 4 mois de retard sur 15 % de la carte des sites.
On n'est pas sur l'ensemble de notre carte des sites, hein. 85 % de notre carte des sites, on la connaît et on travaille dessus. Les 15 % qui nous restent concernent le ski alpin, la répartition des épreuves de ski alpin entre courchovel et misère concerne l'oval de vitesse, le site d'oval de vitesse qui est en cours d'instruction entre l'Italie et les Pays-Bas. les épreuves paralympiques qui elles on cherche à les réunir sur un seul site en savoir et tout ça est à l'étude.
Et enfin, les sports additionnels qui sont une non pas une obligation mais une possibilité que nous avons d'ajouter quatre sports additionnels à notre programme qui doivent correspondre à la vision qui est la nôtre et à une un encadrement de notre budget qui est le nôtre. Donc on est effectivement sur ces quatre grands sujets là. On a pris un peu de retard.
Vous me demandiez, monsieur le sénateur Savin, sur l'emblème, les logos, euh l'identité visuelle, si là aussi on avait pris on avait pris du retard parce qu'effectivement il y avait eu une volonté de pouvoir euh de pouvoir révéler l'ensemble de ces de ces sujets à l'occasion des des jeux de Milan Cortina. Euh je vous rassure, nous avons aujourd'hui un emblème et une uneid une une vision, un emblème et une identité visuelle. Euh on est en train de passer les procédures de validation.
Le CO les a validé euh mais elles sont encore tenues secrètes vis-à-vis de nos parties prenantes parce qu'on souhaite en faire une révélation dans les prochains dans les dans les prochains mois, prochaines semaines, prochains mois. de manière euh voilà à ce que mais tout ça ne peut se faire qu'après euh comment dire la euh la validation les validations juridiques parce que si on a un emblème qui qui ressemble à l'emblème d'une au logo d'une entreprise, ben il faut qu'on soit bien d'accord avec cette entreprise qu'on va pouvoir l'utiliser sans être attaqué par exemple. On a des validations juridiques qui sont en cours concernant notre notre emblème, mais on a le travail quand je parle du travail de nos équipes, nos équipes ont travaillé sur ces sujets comme elles ont travaillé sur les sujets de la carte des sites, les quatre sujets dont je vous parle.
Donc on est vraiment euh on avance, tous les sujets avancent en dépit des difficultés de gouvernance qu'on a connu, mais les sujets avancent. Donc je voulais vous vous rassurer là-dessus. entre ce qui avance, ce qui est validé, ce qui est signé et ce qui est annoncé, bah parfois effectivement on a quelques délais.
Ce que je voulais vous dire, c'est que les retards qu'on a pris sur ces sujets-là n'empêchent absolument pas la livraison des jeux puisque les décisions sont prises et des processus de correction sont mis sont mis en œuvre. Euh vous me demandiez euh euh monsieur le député Savin sur euh alors non, je vais rester sur les questions du député euh KN sur sénateur sénateur, pardon, excusez-moi, excusez-moi. Euh sur la la Fédération internationale de ski.
Euh comme je vous le disais, effectivement, c'est une c'est un avis qui a été qui a été formulé par son président. Euh évidemment du point de vue opérationnel, c'est toujours c'est toujours plus intéressant d'avoir l'ensemble des des épreuves sur un même site. Je pense qu'il s'exprimait aussi vis-à-vis des jeux de Milan Cortina où on pouvait avoir 6 he de route entre les épreuves masculines qui avaient lieu à Bormio les épreuves féminines qui avaient lieu à Cortina et que ça en terme organisationnel opérationnel pour la Fédération internationale du ski ça pose des problèmes et ça nécessite des ressources supplémentaires. qui sait très bien que entre Courchevel et Valisaire, on a 1h4 1h20 de de route et que ça pose beaucoup moins de problème et donc c'est beaucoup plus acceptable.
À Courchevel, il faut savoir que on a également les tremplins de saut et on a une concentration là des preuves au même endroit qui peuvent mettre en tension notre organisation. Et c'est pour ça qu'on on on s'est on s'est dit que d'abord avoir Valer dans le dispositif, c'est quand même une chance pour nous et pour les jeux parce que c'est une station de renommée internationale parce que c'est également une station qui organise des coupes du monde et des championnats du monde qui a vu aussi l'organisation de Jeux Olympiques en 92. C'est une station qui compte et elle compte aussi pour l'avenir du ski français.
Pour la Fédération française de ski, c'est une station extrêmement importante sur laquelle les équipes de France peuvent s'appuyer pour s'entraîner notamment et puis pour continuer de de participer à des coupes du monde en France. Donc il y a un sujet aussi de d'héritage pour le le ski français et donc un sujet opérationnel pour nous, un sujet d'héritage pour le ski français, un sujet de renommée et de réputation euh également pour le projet Alp 2030. Donc les propos de Johann et Liache ne sont pas une nature à remettre en question.
Ça c'est juste une alerte et un choix d'un président mais qui nous verrons nous verrons nous travaillons avec lui. Il a un peu il fait évoluer son avis quand je l'ai rencontré à à Milan la semaine la semaine dernière. Euh et effectivement c'est des décisions qui vont être prises validées en tout cas prochainement.
Vous me posiez la question également sur le sport adapté durant les les jeux paralympique. C'est un sujet qui n'est pas dans nos mains aujourd'hui mais dans les mains de l'IPC, donc la l'association internationale des des Jeux enfin des Paralympiques. Et donc c'est cette organisation qui effectivement nous demandera si on on souhaite mais pour l'instant elle n'a rien formulé donc on attend de savoir.
Euh je je vais je vais répondre sur les les turbulences liées au comité des des rémunérations. effectivement la mission d'inspection, mais peut-être que Pierre-Antoine Molina pourra vous répondre encore plus précisément puisque c'est une commission de d'inspection, une inspection qui a été qui a été lancée par l'État, mais la la suite au suite à la démission du président du comité des rémunérations, un courrier avait été partagé avec la presse, mettant en lumière tout un tas de sujets qui finalement ont initié cette cette inspection qui est en cours et qui portera et qui apportera des réponses à l'ensemble de ces de ces questions. vous me demandiez le coup au sujet de la démission du directeur général, il y a une clause de confidentialité extrêmement stricte qui ne me permet pas de révéler le contenu de la démission des conditions de la la démission de du directeur général.
Voilà pour les les réponses que je peux vous apporter. Merci monsieur le président. Je vais donner la parole au délégué intermissériel.
Merci monsieur le président. On complément des éléments que vient de donner le président du Cojop. Peut-être quelques mots rapides sur les cinq points sur lesquels vous m'avez pu directement interroger messieurs les sénateurs.
D'abord pour répondre immédiatement au sénateur Savin qui m'interroge sur le rôle de l'État dans cette gouvernance. He la gouvernance des JO met au pris le Cojop et ses équipes avec des instances auxquelles elles rendent compte et qui sont nécessairement partenariales puisque le projet des olympiques est partenariat. Mais au sein de ce collectif, l'État joue tout son rôle.
D'abord, l'État est au centre de la livraison des jeux parce que la livraison des jeux nécessite la mise en œuvre de d'importants dispositifs de sécurité qui sont la prérogative de l'État, la gestion des flux, les voies réservées olympiques, c'est entre les mains des préfets, la délivrance des de nombreuses autorisations administratives dans le domaine de l'environnement, du patrimoine, de l'homologation des enceintes sportives. Donc au sein du collectif, l'État joue tout son rôle. Comment le fait-il ?
D'abord euh j'ai avec euh et c'est le rôle de la Dijop avec le Cojop et avec la Solidéo, c'est à moi d'organiser les contacts quotidien des services de l'État et euh nous avons des échanges extrêmement réguliers et approfondis sur l'ensemble des sujets liés à l'organisation. Deuxièmement, l'État est représenté dans les instances par la ministre des sports au bureau exécutif, par l'interministériel au conseil d'administration et avant chaque instance évidemment, j'assure la coordination interministérielle des positions et puis l'État est aussi représenté dans les instances de contrôle. L'État est représenté au comité d'audit par la direction du budget, au comité des rémunérations par une représentante du contrôle général économique et financier.
D'ailleurs, le Cojop est soumis au contrôle général économique et financier. Il a une contrôleur financière qui exerce avec extrêmement de rigueur ses fonctions et ne manque pas s'il y a une difficulté de la soulever. Voilà les prérogatives institutionnelles.
Au-delà de cela, l'État est veille et veillera à ce que les difficultés que nous rencontrons actuellement soient surmontées. L'État a suggéré au Cojop de se faire accompagner dans l'adaptation de son organigramme, d'où la commande passée à Étienne Tobois. L'État euh a euh diligenté cette inspection générale qui portera, je l'ai dit un peu rapidement dans mon intervention liminaire, sur euh la rigueur des procédures de gestion financière comptable et en matière RH, ce qui permet de couvrir les sujets que vous avez évoqués.
Et en outre, cette mission d'inspection confiée à l'inspection générale des finances et à l'IGESR euh compte tenu du statut des inspecteurs, il leur appartient aussi de tirer eux-mêmes les conséquences de leur constat et de faire en la matière les propositions qu'ils jugeront utiles. L'État a pris toute sa part dans les premières orientations qui ont été dégagées par les instances. On parlait du bureau exécutif qui s'est réuni dimanche dernier à Milan euh et qui a déjà pris un certain nombre de dispositions.
Et puis pour ce qui est de la précision de l'organisation du COJOP, il faudra en tirer les conséquences lors du bureau exécutif du 19 mars lors duquel des délibérations devront être prises sur cette organisation. Donc l'État joue tout son rôle dans cette gouvernance. Il veille et il continuera de veiller au bon fonctionnement du Cojop.
Deuxièmement, s'agissant des évaluations budgétaires et du contrôle de leur respect. Euh d'abord pour commencer à répondre au sénateur Kern, mais je reviendrai sur la question de Milan Cortina après. Il faut il faut se méfier des comparaisons avec Milan Cortina parce que il faut bien voir si on part du même périmètre hein.
Donc les chiffres qui sont cités pour Milan Cortina agglomèrent lorsque vous citez 6 milliards d'euros, vous agglomérez le comité d'organisation, la Fondation et l'équivalent de la Solidéo qui est la SIMCO. Mais le programme de réalisation des équipements qui avaient été confiés à la Simico est un programme plus vaste que celui qui a été confié à la Solido et qui comprend un certain nombre d'équipements qui seront livrés après les jeux. Donc faisons attention parce que on on parle pas toujours du même périmètre.
Le budget de la Fondation, moi j'attends le résultat des comptes et nous l'étudierons dans la dans la granularité la plus fine, mais il est entre 1,5 et 2 milliards d'euros, je crois. Nous, on a prévu 2 milliards 132 dans le budget plus rennuel. Donc on voit qu'on est dans des ordres de grandeur qui sont proches compte tenu de l'écoulement du temps et dont la comment dire la comparabilité devra être éprouvée.
Le sénateur LOAC m'interroge sur la fiabilité des prévisions sur lesquelles ça soit le budget pluriannuel. C'est une question tout à fait naturelle. En effet, tout budget plurannuel repose sur un exercice de prévision.
La difficulté que vous avez pointé à juste titre, c'est que les prévisions sur lesquelles nous sommes fondés cette fois-ci s'inscrivent dans un contexte où toutes les données opérationnelles ne sont pas encore éprouvées. C'est nécessairement le cas. Je reviens pas sur ce qu'a dit Edgar Groupieron, sur la carte des sites parce que dans très dans une très large mesure, les sites sont connus depuis la candidature et il n'y a pas une grande incertitude en réalité par rapport à ce qui a été dit en candidature.
La différence c'est que compte tenu du du timing, hein, j'ai j'ai rappelé les délais plus serrés que d'habitude que nous avons, au moment de l'élaboration de ce budget, nous n'avons pas pu bénéficier de retours détail aussi détaillés que d'habitude du terrain sur les conditions opérationnelles d'organisation de ces jeux. Il y a donc là un risque inhérent à l'organisation de ces jeux que nous prenons en charge dans la construction du budget. D'abord, je voudrais rappeler que la construction de ce budget par rapport au budget de candidature, le budget de candidature a été élaboré par les deux régions et les deux comités avec des LEDs de cabinet spécialisé.
Sur ce beau de candidature, l'État a diligenté deux missions d'inspection en 2024 et en 2024-25 l'exercice de consolidation budgétaire qui a permis de challenger, si vous me permettez cet anglicisme, les évaluations qui étaient prévues et de mettre en place des mesures de gestion des risques. En particulier, compte tenu de des la situation que je viens de décrire, nous avons choisi un niveau de provision pour ALA qui est important, qui est à 240 millions d'euros de provision pour ALA, soit 12,7 % de la totalité du budget, un taux de provision supérieur à celui des comités d'organisation des autres olympiades, y compris d'ailleurs le de supérieur à celui qui avait été choisi pour Paris 2024. Donc nous tenons compte du fait qu'un certain nombre évaluations qui ont été faites pourraient devoir être ajustées au fur et à mesure de ce que les enseignement opérationnel vont revenir du terrain.
Parce que la mise en œuvre de ce budget, c'était aussi une de vos questions, fait l'objet d'un contrôle étroit. D'abord, je l'ai dit, euh le comité d'organisation fait l'objet d'un contrôle général de d'un contrôle du CGFI, hein, du contrôle général économique et financier qui vise les dépenses les plus importantes et donc à même d'alerter. Nous avons d'ailleurs inclus dans les statuts une disposition qui permet au contrôle général, économique et financier de s'opposer à une décision qui mettrait en cause les finances de l'État, si tel était le cas.
En outre, le comité d'audit dont j'ai cité le rôle, présidé par Michel Bouvard avec la présence de Michel Cadeau euh est aussi une instance qui en continu surveille le respect de la trajectoire budgétaire. Donc ces mécanismes sont de nature à détecter et à prévenir en temps utile une éventuelle déviation par rapport à la trajectoire budgétaire si celle-ci venait à se produire. Quant au rôle du Parlement, outre euh la mise en œuvre normale de ces prérogatives de contrôle et et qui vous appartiennent dans la préparation de chaque loi de finance, je rappelle que le Parlement a demandé un certain nombre de rapports et a demandé à être représenté au comité d'éthique et au comité des rémunérations.
Outre le rappel de ma disponibilité pleine et entière à venir, comme c'est normal, m'expliquer devant vous chaque fois que vous le souhaitez. Euh vous m'avez aussi interrogé sur le rôle des collectivités locales et les liens avec les territoires. Là encore, j'allais dire que nous sommes dans une situation qui n'est pas euh inhabituelle.
Pour Paris 2024, le contrat haute avait été signé par la ville de Paris. Pourtant, l'organisation des jeux fait intervenir tous les niveaux de collectivité locale et la région Île-de-France avait été mobilisé non seulement à travers le rôle de la présidente de la région Île-de-France en tant que présidente d'ID FM, mais aussi à travers son rôle de gestionnaire de la base de verre sur Marne. Le conseil départemental de Sintis était également gestionnaire d'un certain nombre d'équipements qui ont été utilisés de même que la métropole du Grand Paris avec le centre aquatique olympique.
Il en va de même pour les Jeux des Alpes Françaises 2030 qui nécessitent le qui ont été initiés par deux régions mais qui nécessitent le concours également des conseils départementaux. On parle des routes. Les routes départementales desservent Val d'Iser, desservent le brillançonné, desservent les Aravies et donc le concours actif des conseils départementaux est indispensable.
La petite différence qu'on peut avoir, c'est que comme je l'ai dit, il n'y a pas eu la même durée d'incubation, si j'ose dire, de la candidature. Un certain nombre de sujets qui normalement auraient pu être traités en face de candidature se pose maintenant. D'où les éléments que vous que vous relevez.
Mais les conseils départementaux sont, comment dire, pleinement associés au projet olympiques et pleinement engagés. Vous citizz le conseil départemental de la Savoie. Euh le président Gemar était avant-hier au côté du Premier ministre pour le retour du drapeau pour euh l'événement organisé par la région Auverne Ronalpe à destination des chefs d'entreprise.
Il euh a euh il a dit il a fait état de sa volonté de d'exercer pleinement ses responsabilités dans le domaine des routes avec un coût négligeable pour le département. Par ailleurs, la société d'aménagement de la Savoie qui est une société d'économie mixte dont l'actionnaire principal est le conseil départemental est propriétaire euh d'un des terrains sur lesquels euh le un village doit être élaboré à à Bosel et le département de la Savoie est également impliqué à divers titres dans l'exploitation de la station de Courchevel. Donc le conseil, les conseils départementaux et le conseil départemental de la Savoie parmi eux, j'aurais pu citer le conseil départemental des Hautes Alpes qui a mis en place un programme ambitieux de rénovation des routes, le conseil départemental de la Haute Savoie qui a également joué tout son rôle dans euh la comment dire le le rassemblement des contributions pour la réalisation des équipements et qui a aussi lui aussi un programme sur sur ses routes. le conseil départemental des des Alpes Maritimes que nous ne laissons pas de côté et bien l'ensemble des conseils départementaux sont mobilisés.
Vous m'avez interrogé sur les villages. Où en sont les villages ? Donc les consultations sont lancées pour trois des alors il y a quatre villages en dur entre guillemets hein et puis il y a deux cas dans lesquels c'est des structures hôtelières qui seront mobilisées pour héberger les athlètes.
Donc Valdiser et la Plagne c'est des structures hôtelières qui sont pressenties. Euh on doit réaliser des villages en dur à on doit en réaliser quatre à Nice, à Brillançon, euh à Bosel et à Saint-Jean Sixt. Pour trois d'entre eux, Nice, Brillançon et Saint-Jean Sixt, les consultations euh la direction des promoteurs ont été engagées par la Solidéo.
Les procédures administratives doivent commencer dans les mois qui viennent et euh la construction commencera en 2027, hein, les opérations de construction en 2027. Pour ce qui est de Belle, c'est un peu différent puisque la société d'aménagement de la Savoie est propriétaire du terrain et donc c'est elle qui prend en charge la les procédure que je viens d'évoquer. Enfin, vous avez évoqué, vous m'avez interrogé sur les procédures de concertation.
Donc je rappelle qu'il y a deux types de procédures de concertation hein. Il y a les concertations dites avales qui sont exigées par le code de l'environnement et le code de l'urbanisme pour l'obtention des autorisations et notamment des autorisations environnementales. Bien entendu, la législation sera pleinement respectée et puis il y a les concertations dites à mon dans ce cadre.
Le président Edgar Gropiron l'a dit, elles vont s'engager dès ce printemps sous les gides du Cojop et de la Solidéo qui travaille à sa stratégie de concertation. Je rappelle à cet égard que le projet de loi où a prévu le projet de loi olympique a prévu que le Cojop organise une réunion publique au moins dans chaque bassin de vie hein avec les citoyens. Le contexte euh actuel de réserve pré-électorale fait que les réunions publiques ne se sont pas encore tenues.
Elles se tiendront au 2e trimestre euh dans chacun des territoires. Je vous remercie. Merci.
Avant de donner la parole à mes collègues, je voudrais poser deux trois questions précises en vous demandant d'être notamment monsieur le président du Cojop synthétique dans vos réponses parce que vous ne nous avez pas totalement convaincu, je dois être honnête, sur la partie sur la réorganisation interne. Deux questions princi précises dans l'organigramme actuel, je crois qu'il y a 10 directeurs et cinq membres de votre cabinet pour une structure qui emploie à ce jour. On a souvent entendu dire qu'il y avait une double direction entre le cabinet et la direction générale.
Est-ce que c'est tenable ? Est-ce que vous envisager de réduire les membres le nombre de membres dans votre cabinet ? Deuxème question, il y a eu un certain nombre de de commentaires sur le fait que il y avait une confusion des rôles entre le président du Cojop et le directeur général du Cojop.
Est-ce que vous pourriez nous dire après quelques mois maintenant d'exercice de la fonction si dans votre esprit c'est clair que fait le président du Cojop ? Que fait le directeur général et qui a autorité sur les directions ? Oui, merci beaucoup de me permettre de de répondre à ces à ces questions et du coup euh peut-être de repartir de la question du sénateur Savin, à savoir quelles étaient les leçons que j'avais pu tirer de mes précédentes expériences olympiques, expérience de management et expérience ANC 2018.
Euh si je repars de d'ADSI 2018, j'avais à peu près euh 80 donc j'étais le donc le le directeur général, j'avais à peu près euh 80 personnes et c'était une phase de candidature, ce qui est très différent d'une phase d'organisation. Une phase de candidature euh doit à la fois permettre de structurer un projet dans ses moindres détails, un projet d'organisation de Jeux Olympiques dans ses moindres détails. On avait 2 ans et demi à l'époque pour le pour le faire.
Et puis ensuite euh la phase d'organisation, c'est la délivraison, c'est la livraison donc la délivrance de ce de ce projet-là euh conformément à ce qui a été conçu en phase de en phase de candidature. la phase de candidature est plutôt, on va dire, concours de beauté alors que la phase de livraison elle est plutôt un exercice pragmatique euh et et donc assez différent quand même. assez différent quand même mais néanmoins très complémentaire et c'est vrai qu'on est dans une situation aujourd'hui assez différente puisque la phase de candidature n'a pas eu autant de temps pour faire maturer le le projet et c'est pour ça que aujourd'hui on a encore quelques sujets en suspend.
Euh parliz de mes expériences euh olympiques, il faut savoir qu'à la suite de cette euh candidature euh le CO m'a euh m'a euh appointé m'a demandé d'être membre de la commission de coordination de ces jeux de 2018 justement et donc j'allais avec le CO deux fois par an minimum en Corée qui avait été donc le récipient d'ire de ces jeux. Et s'il y a une leçon que je tire de cette de ces jeux en Corée, c'est que la phase de candidature, en phase de candidature, la Corée avait une vision qui était qui était extrêmement séduisante qui était de faire en sorte que Pion Chang soit la nouvelle destination de sport d'hiver en Asie. euh dans un rayon d'unh à 1h30 euh autour de Pionchong, il y avait un bassin d'un milliard de personnes et donc Pion Chang se se donnait pour ambition, se dotait pour ambition d'organiser, de se structurer, de de créer des infrastructures aéroportuaires euh et de et donc voilà, en vue de réaliser cette vision et dans la réalisation même de ces jeux, cette vision en fait c'est complètement délité et aujourd'hui c'est une destination sport d'hiver pour la Corée du Sud mais absolument pas pour un bassin d'un milliard de personnes.
Et ça c'est une leçon qu'il faut enfin que je retire parce qu'elle est extrêmement importante et elle doit nous inspirer. Elle doit nous permettre, nous qui avons une vision séduisante aussi de ces jeux, de jamais lâcher avec cette exigence là pour faire en sorte que l'héritage dont on va pouvoir bénéficier de ces jeux soit utile à nos enfants, aux générations futures de de sorte à ce que on puisse continuer à vivre conformément au au comment dire aux appétits de de de que que nos populations ont d'avoir une économie dynamique et en même temps un environnement protégé. C'est un peu ça le sens de la vision que nous portons.
Et donc négocier avec cette vision là serait pour moi euh dénaturer l'héritage que l'on laissera ensuite. Euh voilà si je peux répondre par rapport à ça. Ensuite vous vous m'expliquiez qu'effectivement j'avais cinq personnes dans mon cabinet. le cabinet n'existe plus.
Il faut quand même que je je revienne là-dessus. Euh le cabinet tel que il avait été configuré quand je suis arrivé n'existe plus. C'était quoi le cabinet ?
Ben, c'est en fait quelques personnes que j'ai recruté pour me permettre de lancer les le cojop il y a un an. Euh j'ai j'ai en en arrivant euh j'ai effectivement euh euh sollicité un collaborateur euh pour pouvoir m'aider à alors alors d'abord aller déposer les statuts euh en préfecture et puis ensuite euh aller euh ouvrir les comptes en en banque et cetera et lancer euh mettre en place toutes les les premières procédures. Il a fallu effectivement que je m'entoure de ressources pour pour ça et également pour créer les relations que je pouvais que je devais développer avec les territoires et également avec la Solidéo.
Donc c'est ce cabinet depuis le mois de de juillet a été reconfiguré en une direction une direction exécutive et j'ai gardé effectivement certains collaborateurs et d'autres soit sont partis dans direction soit nous ont quitté. Ensuite, vous me parliez de la confusion des rôles entre le président et le DG. Euh pour moi, je me suis toujours tenu à nos statutes.
On a des statuts qui déterminent le rôle du président qui est un président exécutif. et le rôle du DG qui est lui là pour manager les équipes. Donc je vais revenir aussi sur l'expérience managériale dans le cadre du projet qui est le nôtre aujourd'hui.
Euh la comment dire la compétence managériale, c'est lui le DG, c'est lui qui anime ses équipes. Ce qui n'a jamais euh empêché le président que je suis qui est un président exécutif d'aller en pointe sur certains sujets comme je peux l'être aujourd'hui sur des aspects de partenariat. ou comme j'ai pu l'être à un moment donné sur les sujets comme la réintégration de Baldire.
Sachez bien une chose parce que j'avais lu aussi comme vous euh certaines critiques qui considéraient que j'en faisais qu'à ma tête ou je prenais des décisions comme ça dans mon coin. Aucune des décisions que on peut mettre en œuvre n'a été partagée et prise collégialement avec le bureau exécutif. Toutes ces décisions-là ensuite appartiennent euh au au Cojob, président et DG pour faire en sorte de les mettre en œuvre.
D'accord ? Donc enfin pour moi tout ça est bien clair. Il y a pas de confusion des rôles entre le président et le DG contrairement à ce qui a pu être dit par des personnes extérieures à notre organisation Cojop.
On continue les questions. Je vais aussi prendre l'ensemble de vos questions. Je vous invite bien sûr à les noter comme vous l'avez fait précédemment en commençant par les questions de Bernard Fial.
Merci monsieur le président. Bon, moi je serais moins technique, peut-être un petit peu plus cach. Quand on se souvient de d'Albertville, il y a eu aussi des turbulences qui ont fait que il a fallu que Michel Barnier s'adjoigne à Jean-Claude Kili qui était comme vous un un sportif quand même de renommée internationale pour faire réussir ces ces jeux.
Alors, moi je voudrais savoir si euh à un moment hein où on sait quelles sont les critiques qui sont portées régulièrement sur tous les élus, mais si euh une autorité politique à vos côtés euh serait de nature à vous rendre service pour cette organisation. Voilà. La deuxème question, elle est un petit peu plus euh aussi générale.
Euh est-ce que les Jeux Olympiques sont encore est-ce qu'il y a encore un esprit olympique ou bien c'est simplement une marque commerciale ? J'en reviens par exemple au jeux de Cortina. D'habitude l'esprit olympique avait par exemple une trêve une trêve sur les conflits internationaux qui permettait d'ailleurs aux sportifs de chaque pays de pouvoir concourir.
Là on en a plus entendu parler. Est-ce que c'est quelque chose qui va être ravivé ou bien si on sert simplement des Jeux Olympiques en en oubliant l'esprit mais en en gardant que la marque commerciale ? Catherine Belliti.
Merci monsieur le président. Monsieur le président du Cojop, monsieur le délégué interministériel, euh nous abordons aujourd'hui une phase déterminante dans la préparation des Jeux Olympiques et Paralympique d'hiver 2030 dans les Alpes françaises. Moi, je voudrais quand même rappeler que ce projet est une opportunité majeure pour nos territoires de montagne.
Il peut être un levier puissant pour la pratique sportive, pour l'attractivité économique et pour la structuration durable des infrastructures alpines. Mais nous devons aussi être lucides. Les nombreuses émissions au cours de ces dernières années suscitent des interrogations légitimes.
À 4 ans de l'échéance, la stabilité de la gouvernance est un facteur clé de la crédibilité vis-à-vis du CO comme des collectivités engagées. Je souhaite donc que nous puissions aujourd'hui clarifier la structuration du pilotage, la répartition des responsabilités entre l'État et le comité d'organisation ainsi que les garanties apportées en matière de maîtrise budgétaire et de calendrier. Vous avez répondu à la plupart des questions qui ont été posées.
Moi, j'aimerais vous soumettre deux dernières questions. Monsieur Gropiron, quel sera l'héritage concret pour les clubs et les jeunes pratiquant des territoires alpins ? Existe-t-il déjà un plan chiffré du développement poste 2030 ?
Et comment garantissez-vous que le modèle retenu reste cohérent avec l'exigence de sobriété environnementale, notamment en matière d'enneement et d'énergie ? Et en ce qui concerne monsieur Molina, et bien euh comme quelle est la répartition précise des responsabilités entre le délégué interministériel et le président du Cojop ? Existe-t-il un document formalisé de pilotage stratégique partagé ?
Et comment l'État sécurise-til aujourd'hui la gouvernance du projet après les départs récents ? Vous y avez en partie répondu ? Et euh voilà, je crois que pour le reste tout a été déjà dit.
Merci Adelan. Oui, merci monsieur le président. Je me joins aussi au aux propos qui ont été tenus par Claude Kernne qui sont nécessaires.
Ce sont des Jeux Olympiques et paralympiques qui vont être une réussite qui doivent être une réussite puisque nous avons déjà eu l'exemple des Jeux Olympiques et paralympiques de Paris 2024 et effectivement c'est un point qui est important. Alors est-ce que Michel Barnier va être amené à revenir ? La question de Bernard Fialer mérite d'être posé sur le ton de la de la l'intérêt de la plaisanterie.
Mais effectivement, ça pose la question 1 de ce que tu disais Catherine Berti sur l'opportunité pour notre territoire. Moi, j'ai pu le voir en scène Saint-Denis en particulier en terme de capacité à transformer, à porter et à former une génération entière. Justement, on parle des équipes, on parlait de l'héritage immatériel.
Qu'est-ce que ça laissera pour nos jeunes générations, mais également en terme de de matériel d'héritage matériel. Euh en terme d'expérimentation, vous l'avez évoqué monsieur le délégué pour donner un peu un retour d'expérience. Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris ont fonctionné également, vous le savez monsieur le le délégué parce que il reposait sur quatre acteurs fondamentaux.
L'État d'un côté, le Cojop de l'autre, la Solidéo, je vais revenir dans ma question, mais également les élus locaux qui on l'avait pu le voir. Moi, j'étais donc conseiller municipal à Saint-Touin et vice-président à la à la GLO. Les élus locaux étaient parfaitement intégrés dans les instances de discussion, dans les instances de concertation. les échanges étaient importants puisqu'ils ont un rôle aussi essentiel dans la signature de documents réglementaires qui permettent de faire avancer le projet dans de bonnes conditions et qui n'y ait pas de blocage.
Or à à la à l'heure actuelle, on a le sentiment que les élus locaux, qu'ils soient dans les communes, les aglos, les départements ou les régions, est-ce qu'il y a donc cette instance qui se met en place, d'où aussi l'importance de les intégrer dans la dimension héritage puisque ce sont eux. On parle du centre, vous parliez du centre aquatique olympique, du village olympique dans notre ville, dans notre dans notre pleine commune qui sont aujourd'hui gérés par les communes ou les départements. Et enfin euh ça a été évoqué sur la place du débat public, la manière dont les acteurs associatifs citoyens sont intégrés.
Moi, il y a deux points qui sont extrêmement importants. C'est sur j'ai cru comprendre que les appels d'offre côté solidaux et ça c'est un enjeu majeur doivent être définitivement c'est une question que je pose à la fois au délégués interministrai mais également au au directeurs du Cojop doivent être déposés en juin 26 pour ne pas être en retard dans les délibrances. Moi je le vois aussi dans le passé lorsque le village olympique a été lancé.
Les travaux c'était en 2020-2021 pour une livraison en 2024. Effectivement cela ne souffre pas le moindre retard. Et enfin, nous on en a pas beaucoup parlé, mais les enjeux environnementaux en particulier en montagne vont être des sujets majeurs.
On comprend sur la question de l'entretien, de la neige, des transports et cetera. Euh la place du village olympique telle qu'il est conçu aujourd'hui. Est-ce qu'on doit s'appuyer sur ce village olympique ?
Ça pose la question de la carte des sites ou est-ce qu'il faut s'appuyer sur une réflexion sur l'offre hôtelière qui est déjà existante dans les Alpes ? Voilà pour mes questions. Je vous remercie.
Pierreas. Merci monsieur le président, merci pour vos commentaires. Je j'avoue mon effarmant devant la complexité de ce que vous nous avez exposé et je j'ai le sentiment que nous arrivons à la fin d'un cycle sur l'organisation des des Jeux Olympiques.
Il y a une forme d'utopie de croire que aujourd'hui, compte tenu de leur complexité, une une ONG abus non lucratif, le CEO puisse organiser des jeux par le biais d'association sans que dans la gouvernance de tout ça, l'État et les collectivités qui jouent le rôle essentiel soit pleinement intégré. Euh il faut rappeler quand même que pour pour 2030 euh c'est la France qui a sauvé le CEO parce que c'était la seule candidature et que le CEO dans cette dans cette opération ne prend aucun risque et fait reporter l'intégralité des risques sur la France qui accepte avec des contraintes de calendrier dont on a bien vu qu'elles étaient difficilement surmontables de faire que excusez-moi le jeu de mot 2030 ne soit pas une année blanche. On aurait pu sauter, on aurait pu sauter ces Jeux Olympiques.
Donc les parlementaires que nous sommes ont fait beaucoup de travail. On a accepté de modifier la loi. On a accepté de passer outre le code de l'urbanisme.
Et finalement, alors que nous assurons notre mission de contrôle, on entend ce matin que on peut pas nous dire pourquoi le directeur général a été licencié parce qu'il y a une clause de confidentialité. Ça, je suis désolé, c'est complètement inadmissible. On a sur notre mission de contrôle, on peut pas nous opposer une clause de confidentialité d'une association qui dépend d'une d'une ONG abus non lucratif.
Il y a un moment donné, il faut remettre une logique à tout ça et je pense qu'il faut dire de façon claire que les Jeux Olympiques ne peuvent plus être organisés sans une implication majeure des États et des collectivités. hein, il faut arrêter l'illusion de les jeux payent les jeux, on en est plus là. Euh, je finirai mon propos sur une petite observation sur les les Jeux Olympiques d'hier qui viennent de se dérouler.
On a vu que euh plusieurs athlètes, notamment un athlète ukrainien, avait été disqualifié par ce qui portait sur son casque l'image de ses camarades mort au combat. Et par ailleurs, la délégation haïtienne, il y avait deux sportifs, a dû enlever le portrait de Toussin l'ouverture sur leur tenue de cérémonie. Tout ça au titre de l'article 50 de la charte olympique.
J'aimerais bien que le CEO respect l'article 50 de la charte olympique dans toutes ses dispositions, c'est-à-dire la neutralité politique et religieuse. Voilà. Alors pour les Jeux Olympiques d'hiver, comme tout le monde est couvert, ça pose pas trop de problème.
Mais pour les Jeux Olympiques d'été, ça me semble essentiel. On peut pas euh et je comprends euh je comprends parfaitement l'athlète ukrainien ce qu'il a vécu. C'est une immense douleur.
Mais quand on quand il y a une loi, on la respecte de façon absolue. Mais pour la totalité de l'article 50, là aussi il y a quelque chose qui va pas. Merci monsieur le président.
Jacques Gropérin. Merci président. Nous sommes vraiment aujourd'hui dans un politiquement correct parce qu'il y a des questions qui ont été posées tout à l'heure par Michel Savin.
Vous chacun a essayé d'y répondre et monsieur Groupiron, j'aimerais vous dire vous qui affrontez souvent les boss là vous nous avez fait quand même une belle un bel exercice d'esquimotage ou de technique d'évitement de salom. Je crois que on a l'habitude de vous entendre et d'être très clair et on aurait souhaité que vous soyez, vous l'avez dit au départ, transparent par rapport à cela parce que comment comprendre qu'il y ait eu autant de démissions après madame Murac, monsieur Richer, monsieur Me et puis enfin monsieur Linette et lorsque je vous entends monsieur le le délégué interministériel nous dire que vous et puis monsieur Gruppiron nous dire que il y a une clause de confidentialité pour vous éviter de revenir monsieur le délégué interministériel Vous l'avez fort bien dit, le Sénat joue un rôle de contrôle. Donc vous pouvez nous le dire aujourd'hui.
Moi, je crois que le contrat est très saisissant par rapport aux Jeux Olympiques d'été et on s'interroge que se passe-t-il véritablement au sein de de cette organisation ? Parce que pour qu'il y ait tant d'émission, ça veut dire qu'il y a un malaise et c'est la France qui est dégradée. En tout cas, c'est l'image de la France qui se ressent.
Deuxème point sur l'absence quand même de soutien institutionnel. Euh, monsieur le délégué interministériel, on a bien compris dans vos propos luminaires que vous avez essayé de bah d'exonérer en quelque sorte l'État, mais je crois que ces Jeux Olympiques et Pierre Rousulias l'a bien dit, nous avons sauvé les Jeux de des Jeux Olympiques d'hiver de 2030 parce qu'il n'y avait aucun candidat mais tous les acteurs étaient unanimes sur est-ce que la France était en capacité financière de pouvoir organiser ses Jeux Olympiques. Alors, on sait que le président Macron voulait lors de cette décennies 2020-2030 une période de soft power, mais je crois qu'à un moment donné, c'était peut-être pas le moment.
Et lorsque vous parlez du 19 mars de ce réunion, est-ce que la démission comme on l'entend de monsieur Edgar Groupiron, je suis pas sûr qu'il soit responsable de tout mais en tout cas ce que je suis sûr, est-ce que ça fera un choc ? Est-ce que c'est un petit peu comme dans les équipes de foot lorsque ça fonctionne pas, on demande à démissionner comme madame Laurence Descart qui on avait souhaité en tout cas cette démission là. Je crois qu'on s'interroge et puis enfin pour terminer sur la position du CEO, c'est un peu facile pour eux.
C'est un peu facile lorsqu'ils s'inquiètent de retard. Euh je crois qu' on ne pourra pas faire un une audition sur le CEO, mais il faudra quand même replacer les choses par rapport à cela. Alors moi, j'aimerais savoir quand même que à 4 ans des jeux, chaque jour compte.
Le calendrier s'approche, on parle de fourcade, on parle de démission, on parle de beaucoup de chose. J'aimerais et c'est quand même le rôle du parlement de vous entendre véritablement, franchement de manière très transparente parce que vous l'avez dit au départ cette commission aujourd'hui et je remercie le président de la fond de l'avoir organisé en tout cas mérite en tout cas d'entendre de véritables propos francs, clair et nets. Merci Alexandra Borquio Fontain.
Merci monsieur le le président, monsieur le délégué intermin ministériel. Je suis sénatrice des Alpes Maritime et je me réjouis d'accueillir dans mon département les Jeux Olympiques et et paralympiques de même 2030, même si vous le savez. Euh certains sites prévus pour accueillir notamment les épreuves de glace cristallisent des tensions notamment en raison du coût.
Euh je sais que c'est un sujet sur lequel vous êtes engagé. Je vous sais aussi sensible puisque vous rappelez régulièrement la nécessité d'une rigueur budgétaire stricte notamment via les enseignements tiré des précédentes éditions et de la Cour des comptes afin d'éviter des dérives structurelles. Par ailleurs, vous avez évoqué l'objectif de maximiser les retombées économiques pour les territoires alpins.
Au regard des expériences internationales, on constate que ces retombées peuvent être concentrées sur certains acteurs ou limités dans le temps. Quel mécanisme concret l'État et le comité d'organisation envisagent-il pour garantir que les bénéfices économiques, qu'il s'agisse des marchés publics, de la sous-traitance de l'hôtellerie, restauration ou des services bénéficie effectivement au PME local, aux artisans et aux acteurs économiques déjà implantés dans les territoires concernés. Enfin, comment éviter un effet d'éviction notamment sur le logement, le foncier ou les prix qui pourraient fragiliser les populations permanentes et les activités traditionnelles au profit d'acteurs extérieurs ou d'opérations spéculatives.
Monsieur le président du Cojop, au-delà de l'événement sportif lui-même, l'Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques engage très directement l'image, la crédibilité puis la réputation des territoires hautes. Ce ne sont pas uniquement évidemment les organisateurs hein qui seront jugés en 2030 mais bien les collectivités, les départements et les régions qui accueilleront donc ces épreuves. Les Alpes et en particulier les Alpes maritimes seront donc observées à l'échéance internationale, évalué aussi dans leur capacité à accueillir, à organiser, à gérer les flux, à répondre aux imprévus et incarner un modèle de durabilité.
Dans ce contexte, pouvez-vous nous préciser de manière très concrète quelle architecture de dialogue territorial vous entendez mettre en place ? Conseillère départementale des Alpes Maritimes, je peux vous confirmer que ma collectivité n'a pas été associée en amont. Existe-t-il un dispositif donc formalisé de concertation régulière avec les élus locaux, avec les interc, avec les acteurs économiques, les représentants du secteur touristique, les associations environnementales, mais aussi les habitants.
Ce dialogue sera-t-il consultatif ou décisionnel sur certains sujets structurants ? Enfin, comment garantissez-vous que les préoccupations locales, notamment en matière de mobilité, de pression foncière et d'impact environnemental soit réellement intégré aux arbitrages nationaux ? Jean-Gérard Pomier.
Oui, merci monsieur le président. Monsieur le président du comité, monsieur le délégué interministériel, dimanche Milan Cortina a passé le flambeau aux Alpes françaises pour 2030. Désormais, le compte à rebour est lancé pour la France qui après avoir brillé lors de ces olympiades avec un record de médaille se doit d'être rendez-vous en 2030.
Mes collègues vous ont déjà questionné sur de nombreuses interrogations qui entourent les turbulences internes de la gouvernance pour la préparation de ces jeux et une relative opacité. Plusieurs départs dont celui du directeur général et la création de la mission d'inspection sur la gestion des Joo 2030 par la ministre des sports madame Marine la Ferrari interroge. Pour ma part, je souhaiterais vous interroger sur l'aspect financier, d'autant plus important en ce moment dans le contexte actuel de nos finances publiques.
En 1986, les président du COJO avaient pris un paris financier qu'il résumait à travers une formule restée célèbre les jeux piront les jeux. En novembre 1987, un protocole d'accord signé entre le CJO, l'État et le département de la Savoie pour la prise en charge financière d'un éventuel déficit. L'État assumerait 75 % de celui-ci et la Savoie 75 %.
Finalement, l'engagement de l'État était auteur de 280 millions de francs conformément aux chiffres rendus publics en juillet 92 par le Cojo. Aussi, mes questions sont les suivantes. Premièrement, avez-vous d'ors et déjà une idée précise du coût des infrastructures à prévoir et de leur utilisation ultérieure ?
Ensuite, pensez-vous que le budget prévisionnel global de 2 millions de 2 milliards 132 millions d'euros pour ces jeux est réaliste ? Et enfin, malgré les provisions pour ALA à ce jour, est-il prévu dès maintenant un engagement de l'État sur l'éventuelle prise en charge d'une partie du déficit éventuel des jeux comme il l'avait signé en 1987 ? Merci.
Mathilde Olivier. Alors, je souhaitais pour ma part, monsieur le président, revenir sur la question de la gouvernance, sur la démission du président du comité de des rémunérations que vous ne souhaitiez pas commenter. Monsieur Méo a notamment pointé que les comités d'éthique et d'audit ne jouaient pas leur rôle face aux alertes.
Alors, nous avons une inspection de l'État. Très bien. Est-ce que vous pouvez nous confirmer que ces comités d'audit, d'IT, d'éthique pardon et des rémunérations sont bien indépendant et nous préciser comment ces comités travaillent-ils et s'articulent-ils avec le Cojop ?
Euh deuxièmement, sur la question démocratique, on parlait du fait que la France était la seule en liste pour l'organisation de ces jeux 2030. C'est en partie parce que la Suède, la Suisse qui prévoyait des consultations citoyennes ont été écarté en partie de ce fait. Il y a quelques semaines, une ordonnance du donc le 26 janvier 2026 du Tribunal Administratif de Marseille a reconnu que le projet constituait un projet global d'intérêt national nécessitant une véritable information et participation du public.
Le juge donne raison à une demande que nous faisons depuis le début en rappelant une exigence simple. On n'organise pas un projet d'intérêt national sans débat public. Comment le COJOP compte-il adapter son calendrier à la saisine obligatoire de la Commission nationale du débat public ?
Et puis une dernière question sur revenir sur les la question financière, on l'a dit Milan en Cortina c'est 6 milliards d'euros euh dont 63 % d'argent public. Vous nous dites que certains investissements supplémentaires sont étaient inclus dans dans ce budget. Les Alpes françaises, ce serait 2 milliards et on serait à 30 % d'argent public.
Ce serait donc une division par 3 du budget et une division par 2 du financement public. Alors soit Milan Cortina a coûté beaucoup plus cher, beaucoup trop cher, soit vous êtes particulièrement frugo, soit le budget est largement sous-estimé. Alors, j'imagine que vous me répondrez que vous êtes particulièrement fru et dans ce cas-là, comment réussissez-vous à contenir autant les budgets et la part publique dans ce budget pour l'organisation des Jeux Olympiques et paralympiques ?
Merci Emeric Durox. Merci monsieur le président, monsieur le délégué interministériel, monsieur le président du Cojop. Nous savons que ces jeux ont été montés dans des délais extrêmement contraints.
Cela a été rappelé, ce calendrier resserré n'a pas permis de bâtir une candidature pleinement structurée autour d'une vision stratégique claire, vision qui devrait constituer la colonne vertébrale d'un tel projet et définir l'héritage qui laissera à notre pays. Pourtant, une opportunité historique se présentait d'une part réinventer les jeux d'hiver en développant par exemple davantage de disciplines en salle. J'ai cru comprendre que des disciplines de moyenne montagne étaient envisagé, ce qui me semble une bonne chose.
Élargir la participation internationale, créer enfin en France un anneau olympique de patinage de vitesse, infrastructure dont nous monquons cruellement et ce qui nous obligera à délocaliser les épreuves dans un pays étranger, ce qui à mon sens n'est pas acceptable. Et puis imaginer un nouveau pôle d'excellence comparable à Fond Romeux ou Saint-Maurit. Au lieu de cela, le projet semble reposer sur un équilibre fragile issu d'accord préalable avec le CO et les États-Unis, hein, sur la pour de basses raisons de droits audiovisuel.
C'est la raison pour laquelle on était les seuls candidats. On a parfois le sentiment que les considérations politiques prennent le pas sur l'ambition sportive. Depuis l'origine, les tensions entre les deux régions organisatrices, Auvergne Ronalpe et Provence Alc d'Azur qu'on qu'on a pu retrouver un petit peu ce matin se sont manifesté.
Elles ont conduit à des des choix contestables. Une cou une cérémonie d'ouverture répartie sur quatre sites, une dispersion géographique des épreuves, des investissements lourds qui interrogent la cohérence environnementale et la bonne gestion des données publics. Ainsi, l'implantation de Nice implique un investissement de 212 millions d'euros d'argent public pour la construction de deux patinoirs.
Le choix de Valdizer lui s'est fait au détriment de Mribel qui avec Courchevel avait organisé en 2023 des championnats du monde unanimement salué par la Fédération internationale de ski. Plus récemment encore, la région Auverne Ronald pas publiquement remis en cause la gouvernance du Cojop et annoncé réduire sa subvention de 7,5 à 3 millions d'euros dans l'attente de garantie. Dans ce contexte, mes questions sont simples.
Beaucoup ont déjà été posées. Moi, je vais notamment me concentrer sur l'héritage. Quel héritage pour notre pays de ces J 2030 en comparaison au Jot de Grenoble de 68 ou ou d'Aberville en 92.
Et euh monsieur le président du Cojop, est-ce que vous considérez que cette candidature n'est pas devenue excessivement dépendante des équilibres politiques régionaux euh et des ambitions personnelles au risque de fragiliser la conduite de votre mission ? Ce qui avait d'ailleurs conduit en partie Martin Fourcade à renoncer à la présidence du Cojop ? Je vous remercie.
Don la parole également à Jean-Michel Arnaud qui était rapporteur pour la commission des lois. Ça peut être assez rapide parce que Oui, je serai très rapide. Merci monsieur le président d'abord d'avoir accepté que je puisse participer n'étant pas moi mon la commission euh à ces travaux contenu l'importance de ce projet.
Je je voulais poser deux questions. La première au DJOP euh qu'il puisse et également au président Grosiron qui puisse nous préciser euh où en est la mobilisation des partenaires privés dans le détail puisque 74 % du budget du Cojop sera lié aux mobilisations de financement et de partenaires extérieurs. C'est une course contre la montre engagée.
Je je pense important que la représentation nationale puisse être clairement informée de l'évolution de ces dispositifs. La deuxième chose, c'est sur les conditions d'attribution des marchés publics, le moment venu pour la réalisation des 10 équipements. De quelle manière-vous envisagé euh les conditions de la sous-traitance pour pouvoir mobiliser les acteurs de proximité puisqu'il s'agit aussi au-delà de l'événement sportif un développement et un projet de développement aussi territorial qui doit impliquer les les acteurs locaux.
Et la troisème observation qui n'est pas une question mais qui est une observation, on a peu parlé des Alpes du Sud. Euh je tiens à préciser que c'est la première fois qu'on a un événement international qui relie l'ensemble des Alpes euh y compris le département des Hautes Alpes qui n'a jamais bénéficié euh d'infrastructure de d'événements à caractère international et euh je salue l'engagement des deux présidents de région puisqu'ils sont à l'origine de cette démarche qui permet finalement de concrétiser un élément de la loi montagne de 1985 qui était une politique intermassif et je pense qu'il faut aussi malgré les difficultés conjoncturelles qui doivent être levées saluer cette vision aussi territoriale majeure au-delà des critiques conjoncturelles ou structurelles qui ont pu être formulé ici ou ailleurs. Je vous remercie.
Je vais rajouter deux questions brèves sur le plan une sur le plan financier. Ça vient d'être abordé la mobilisation des financements privés. L'enveloppe prévue dans les la maquette budgétaire à ce jour est de 591 millions.
Je crois qu'à Milan Cortina, les financement privés sont montés à 400 ou 450 millions. Est-ce que c'est toujours réaliste l'enveloppe de 591 millions de de financement privés ? Et pareil, il y aura une question plus pour le le DJOP. les les sites de de patinoir à Nice ont été évoqués par Alexandra Borio Fontin.
On sait que c'est un des points qui reste en suspend avec un un risque de coût supplémentaire loin d'être négligeable qui pourrait absorber toute ou partie de l'enveloppe de la provision que vous avez mentionné. Alors, les arbitrages se feront d'ici quelques semaines, donc on va attendre les arbitrages. Mais une question de principe pour l'État, est-ce que la localisation sur Nice des deux patinoires est un point intangible pour l'État ou est-ce qu'il peut y avoir des solutions alternatives ?
Dans quel ordre vous voulez ? Oui, je alors je me permets de répondre sur euh sur quelques sujets avant de laisser la palace à au monsieur le délégué interministériel si vous en êtes d'accord. par le Pierre-Antoine.
Euh le premier, je je vais prendre par la fin, c'est la mobilisation des partenaires privés euh à savoir si l'objectif de 59 millions d'euros de partenariat privé est réaliste, il est bien sûr. C'est un sujet en plus sur lequel moi je suis très mobilisé donc et et notamment on l'était là avec Cyril Groll, le directeur des des revenus à à Milan Cortina pour ouvrir aussi de nouvelles opportunités de revenus. Donc ça c'est un sujet qui est important.
À date, on a six catégories de partenariat qui nous ont été ouvertes par le CO. Il y a un processus pour chaque partenaire, c'est-à-dire que une catégorie, la mobilité par exemple ou l'hébergement ou euh euh l'équipement euh les équipements, les tenues euh ou l'hôtellerie. Euh donc c'est une catégorie, on doit demander au CO l'ouverture de cette catégorie pour pouvoir ensuite aller sur le marché et recueillir les différentes offres des partenaires, puis ensuite choisir le partenaire avec lequel on a décidé. on va décider de travailler, de contractualiser.
On a ouvert six catégories. dans les six catégories, nous avons euh des échanges nourris avec une ou plusieurs sociétés euh française. Nous avons la semaine dernière signé le contrat euh euh de marketing joint avec le CO, ce qui va nous permettre de signer les partenaires.
Et donc on est dans une dynamique aujourd'hui qui est une dynamique très positive concernant les discussions et et l'avancée de ces partenariats. Néanmoins, les turbulences auxquelles on fait face ne permettent pas de créer les conditions pour signer maintenant les partenariats. C'est pour ça, comme je vous le disais, que j'ai dû prendre mes responsabilités et faire en sorte de remettre une gouvernance et de remettre une organisation sur pied suite aux différents que je pouvais avoir avec mon directeur général. remettre cette organisation sur pied de manière euh à faire en sorte que l'organigramme, l'organisation soit robuste et surtout qu'on arrête le feuilletonnage euh médiatique dont on fait l'objet pour pouvoir se concentrer et mettre en lumière ce qui fonctionne et ce qui fonctionne très bien euh dans ce comité d'organisation.
Si je vous parle de clause de confidentialité concernant les départs, les différents départs, c'est pour nous protéger de justement ce feuilletonnage médiatique. Il y a des clauses de confidentialité encadrent ses départs et euh euh on s'y tient, c'est important parce que le feuilletonnage aurait tendance euh là encore à nous mettre dans une situation qui euh euh ne favorise pas l'arrivée de de partenaire privé. C'est une des conséquences auxquelles on veut éviter d'être fini.
Ensuite, je suis assez surpris mais vraiment même stupéfait par les questions que vous posez au sujet de ma démission. Je dis que je suis surpris et stupéfait parce que je ne sais pas où vous avez entendu que j'ai pu émettre l'idée même de démissionner après que ça puisse être des suppositions que vous avez pu lire dans les médias. Bon, peut-être, mais est-ce que vous m'avez entendu dire autre chose que j'étais à 100 % impliqué et investi dans la réussite de ce projet ?
Je ne crois pas. Je n'ai toujours été J'ai toujours été et je suis toujours à 100 % impliqué et investi dans ce projet. quant à la présence de Michel Barnier à nos côtés, elle est dans le bureau exécutif et Michel est un soutien euh de de et une dimension politique et une classe politique qui effectivement me conseille et m'aide au quasiment au quotidien et je l'en remercie d'ailleurs pour ça.
Mais je suis voilà en tout cas pleinement pleinement engagé dans mes dans mes dans mes responsabilités et je fais en sorte effectivement que on remette le plus rapidement sur pied. C'est le sens de la mission d'Étienne au bois, c'est le sens de l'inspection, c'est le sens du plan euh ressources humaines que nous sommes en train de mettre. C'est le sens du soutien qui nous est apporté par le CO.
également pour pouvoir faire en sorte que euh les turbulences soient derrière, les pages soient tournées et qu'on puisse se concentrer sur les sujets dont vous avez évoqué tout à l'heure qui sont des magnifiques sujets devant nous. On va avoir la révélation de la vision de l'emblème. On a un événement le 25 mars à Marseille qui s'appelle Meet the Buers qui va être la présentation de notre plateforme de de d'achat commun favoriser.
On ne peut pas favoriser les entreprises locales, vous le comprenez, on est soumis à des règles, mais faire en sorte que les entreprises locales puissent mettre en commun leur leur leur savoir et leur savoir-faire pour pouvoir répondre aux appels d'offre qu'on va lancer. Je vous rappelle que l'argent qui va être investi soit par le sol idéo ou par nous en dehors de la masse salariale, c'est de l'argent qui va aller à l'organisation des jeux, donc aux entreprises qui vont nous aider à les organiser, hein. C'est vraiment important quand même de dire ça.
Quand on parle de retombée économique, bien effectivement une grande part des 2 milliards à 132 millions d'euros qui nous concernent et de l'argent qui va être consacré à l'organisation des jeux donc va aller euh sur le le territoire pour les entreprises euh pour régler les entreprises qui vont nous aider à organiser ces jeux. Euh donc la maximisation des retombées économiques, elle est elle est elle est en partie, elle est là parce que ça ce sont des retombées directes. Puis ensuite il y a les retombées indirectes, celles qui vont euh pendant les 4 ans qui viennent faire venir des organisations internationales pour organiser leur séminaire.
Je vous donne un exemple. Euh au mois de juin dernier, la Fédération internationale de hack surglace est venue à Nice a dépensé un budget d'lon5 pour l'organisation euh de sa convention annuelle. Il va y en avoir et de façon de plus en plus fréquente jusqu'aux Jeux Olympiques.
Et le million de spectateurs qui va venir aux Jeux Olympiques va évidemment euh se loger euh manger et faire tourner l'économie touristique qui est la nôtre euh pendant les jeux. et les retombées qui qui vont concerner les jeux sont assez quand même assez importantes, faut le reconnaître. quand on rôle du CO dans toutes ces histoires, il il est euh euh il est majeur.
Euh n'oubliez pas que le CO euh euh contribue à hauteur de 30 % à peu près 600 millions d'euros dans dans la dans dans le fonctionnement des jeux plus euh euh la production des images télé. Je crois que un des grandes réussites des jeux de Milan Cortina quand on les regarde à la télé, c'est la qualité de la production euh des images télé et donc OBS qui aussi euh finance toute la partie de la la production des images télé. Donc le rôle du CO là-dedans est majeur et je veux pas refaire l'histoire mais il y avait d'autres candidats he quand même.
Il y avait d'autres candidats qui qui étaient présents et et nous avons été choisis par le par le CI. Je vais laisser la parole à Pierre-Antoine Molina pour vous répondre sur les autres sujets. Merci.
Merci monsieur le président, monsieur le délégué. Merci monsieur le président. Merci cher Edgar.
D'abord pour commencer pour compléter ma réponse euh pour répondre sur les points qui m'ont été plus euh directement adressés, commencer par compléter ma réponse au sénateur Savin pour répondre à la sénatrice madame Belliti sur la répartition des rôles, hein. Donc comme je l'ai dit, l'organisateur c'est le c'est le Cojop, même si l'État et les pouvoirs publics sont au cœur de l'organisation. La répartition des rôles, elle est structurée par les textes qui nous régissent.
Euh le décret du 14 octobre 2024 euh prévoit les missions qui sont celles de la DJOP. Euh la Dijop assure les pilote la création euh de du Cojop et de la Solidéo, assure les relations de l'État avec ces deux entités, coordonne les services de l'État dans l'organisation des jeux, veille au respect des équilibres financiers et notamment s'agissant de la contribution de l'État et participe à la promotion des jeux. Ça c'est les prérogatives de la DJ.
Quant à la question de savoir comment on s'articule concrètement, d'abord outre nos contacts quotidiens, l'organisation des jeux s'inscrit dans une planification qui se nourrit des expériences des olympiades passées. Il y a donc, si vous me permettez d'employer une langue que je devrais pas employer, un master schedule du CO qui prévoit quelles sont les grandes étapes à franchir et qui encadre la temporalité dans laquelle se déploie l'action du Cojop et qui est complémentaire avec les documents de planification stratégique que nous avons les uns et les autres et les conventions qui nous unissent. Voilà comment les les rôles se répartissent qui et qui nous unissent et qui nous uniront sur le plan thématique.
Par exemple, il y aura une convention entre l'État et le Cojop sur la répartition des rôles en matière de sécurité à laquelle nous travaillons déjà et qui devra être conclu si possible cette année. Sur plusieurs d'entre vous m'ont à nouveau interrogé sur les aspects budgétaires. Je redis ici que la tenue des équilibres budgétaires est une priorité est une exigence pour l'État qui s'appuie sur l'expérience réussie de Paris 2024.
En effet, non seulement par le comité d'organisation de Paris 2024 a dégagé un excédent infiné, mais surtout, j'allais dire puisque donc l'excédent est aujourd'hui évalué à 75 millions d'euros sur un budget qui faisait plus de 4 milliards. Donc c'était une petite proportion. Mais ce qui est important surtout, c'est que le budget a très peu dérivé entre le début du projet et la fin hein de Paris 2024.
Et cette maîtrise a été 15 % 15 % mais ce qui comparait au projet de cette taille est limité et la l'exentiel des 15 % a été compensé par des recettes privées. He c'est pas le public qui est venu compenser l'évolution de ces de ces dépenses. Et donc comment cela a été obtenu ? par des contrôles très étroits et un réseau de contrat et un modèle de livraison et un contrôle de gestion qui ont permis d'obtenir ça.
Nous voulons répéter les mêmes méthodes pour obtenir le même résultat. À cet égard, pour répondre à madame Olivier, je j'avais j'avais mis en garde contre les comparaisons avec Milan Cortina parce que lorsque vous comparez 6 milliards et 2 milliards, vous ne parlez pas du même périmètre. Les 6 milliards d'euros de Milan Cortina incluent la réalisation des équipements alors que les 2 milliards132 du budget du Cojop n'inclu pas la réalisation des équipements.
Si on les inclut hein, vous le savez donc le le schéma des équipements de la Solideo est d'un montant prévisionnel de 1,4 milliards d'euros dont 800 millions d'euros de financement public pour les équipements. Au-delà de du financement des équipements, il y a la réserve pour complément de programme, il y a le fond d'innovation, il y a le fonctionnement de la Solidéo et puis il y a aussi la contribution des acteurs privés au financement des équipements notamment s'agissant des villages dans les opérations de promotion immobilière, c'est essentiellement le privé qui finance les villages, hein. Donc voilà, si si on veut comparer à périmètre équivalent, il faut tenir compte du budget de la réalisation des équipements.
À cet égard, vous m'avez posé quelques questions plus précises. Euh la première euh c'est porte sur la question de l'anneau de vitesse. Alors sur l'anneau de vitesse, c'est une illustration du débat que nous avons.
J'entends en effet l'intérêt, y compris exprimé ces derniers temps par certains athlètes sur la construction d'un anneau de vitesse. Mais nous n'avons pas de projet et de perspective d'anneau de vitesse qui fassent sens en héritage sur notre territoire. Bon, Milan Cortina a choisi de bâtir un anneau de vitesse proviso c'est également ce qu'avait fait Turin en 2006, mais il semble préférable de recourir à un équipement existant futile situé à l'étranger qui va permettre de dégager pour le comité d'organisation soit une dépense limitée sous voire un revenu net plutôt que d'investir de l'argent soit dans une infrastructure temporaire, soit dans une infrastructure définitive qui n'aurait pas d'exploitation durable en héritage.
Ça c'est ça fait partie des choix que nous faisons. Vous m'avez aussi interrogé sur le pôle de Nice. Sur le pôle de Nice, la force du pôle de Nice, c'est de rassembler en un même lieu toutes les épreuves de glace, ce qui est facteur à la fois d'économie sur le plan financier et aussi sur le plan des émissions de gaz à effet de serre.
Euh simplement euh ça la suppose un un certain nombre d'infrastructures, la plupart temporaire, certaines définitives sur lesquelles les études sont en cours et c'est donc à la lumière des études diligentées par le Cojob, s'agissant des infrastructures temporaires et du marché de la du complexe Omnisport lancé par la Solidéo que on pourra avancer sur ce projet au printemps puisque c'est à partir du mois d'avril mai que nous aurons le retour de toutes ces études. Mais ce pôle est un pôle particulièrement majeur pour l'organisation de ces jeux. S'agissant non seulement des épreuves de glace, des recettes de billetterie, de l'attractivité, d'ensemble du projet.
Euh deuxièmement, sur les questions, oui, je reviens sur les sur les équipements. Le sénateur Zian m'avait interrogé sur ce point. Donc j'ai j'ai redit les chiffres he 1,4 milliards au total 800 millions d'investissements publics sur les équipements.
Investissement qui sont partagés entre l'État les deux régions et les collectivités les autres collectivités locales qui représentent à peu près 30 % de ces 800 millions d'euros puisque ce sont les collectivités qui sont détentrices et ensuite exploitantes des équipements dont il s'agit. Euh madame la sénatrice Olivier a souligné euh les attentes qui s'adressaient à nous en matière de sobriété. Il est vrai hein que en terme d'infrastructure nouvelle, qu'est-ce qu'il y a dans ces euh dans ces équipements qui doivent être réalisés ?
Il y a des équipements sportifs. Équipement sportifs nouveaux. Il y en a un, c'est le complexe Omnisport de Nice.
Pour le reste, on fait de la rénovation. Rénovation du tremplin de Courchevel qui avait servi pour les jeux de 92. Rénovation de la piste de Bobsle de la Plane qui avait servi pour les jeux de 92. un certain nombre d'aménagement de pistes de ski pour des montants modestes et puis il y a des équipements qui relèvent de des mobilités et c'est peut-être là hein qu'il y a une clé aussi de comparaison avec Milan Cortina.
Les équipements de mobilité qui sont dans la maquette Solideo sont ceux pour l'essentiel qui touchent aux mobilités internes à chacun des sites. Plusieurs ascenseurs valéens qui sont prévus dans la maquillette Solideo, des pôles d'échange multimodo, de la résilience routière qui sont prévus dans ces dans cette maquette. Et puis le troisème grand ensemble d'équipements qu'on a dans la maquette, c'est les villages, on en a parlé, et les équipements qui vont avec.
Voilà pour le programme d'équipement. Le sénateur Zian m'a également euh interrogé sur le lien avec les territoires. Les territoires sont pleinement associé au projet et les pouvoirs publics aussi.
C'est une réponse au sénateur Ozouias. Le CO conclut un contrat haute avec des autorités publiques. La ville de Paris dans le cas de Paris 2024, les deux régions dans le cas d'Alpe 2030.
Il le fait sur le fondement de lettre de garantie qu'il demande de l'État. Donc d'emblé, les pouvoirs publics sont associés à l'organisation. Les différents niveaux de pouvoirs public, l'État, les collectivités locales, sont ensuite dans toutes les instance de gouvernance.
Je l'ai dit, le bureau exécutif, le conseil d'administration du Cojop, le conseil d'administration de la Solidéo où toutes les collectivités hautes sont également représenté. Il y a aussi troisièmement les instances mixtes et c'est là que c'est le plus important opérationnellement, c'est-à-dire le comité des mobilités que nous devons mettre en place après l'avoir fait pour Paris 2024, les comités sur l'énergie. à chaque fois les les collectivités compétentes sont associées avec les organisateurs et l'État dans des instances mixtes.
Ces instances mixes sont pas toujours en place et notamment ne sont pas au niveau des territoires. Ça me donne l'occasion de dire que je n'ai pas totalement répondu à l'invitation du sénateur Kern sur la comparaison avec Milan Cortina. Milan Cortina, c'est très intéressant.
C'est une occasion unique qu'on avait et le Cojop et la Solidéo et les services de l'État de regarder comment ça marche, comment ça marche des jeux d'hiver et comment ça marche des jeux d'hiver éclatés sur plusieurs sites. Bon et nos amis italiens dans des délais extrêmement contraints ont réussi leur jeu. Quand on leur a demandé si c'était à refaire, qu'est-ce que vous changeriez ?
Ils nous ont dit une chose. Ils nous ont dit on aurait établi des liens plus précoces avec les territoires. Donc ça c'est une conclusion très importante de cette observation.
Il faut que dès le premier semestre de cette année avant l'été, le Cojop ait pu se déployer sur les sites de façon à ce qu'avec les collectivités territoriales, il y ait des interlocuteurs opérationnels parce que les collectivités sont au cœur de la gouvernance mais pour régler les problèmes concrets, il faut qu'il y ait des interlocuteurs sur le terrain. Et ça c'est une des leçons qu'on tire de Milan Cortina qui a été reprise par Étienne Tobois. C'est l'une des confections que nous avons.
Il faut ouvrir ces représentations du Cojop et établir des comités locaux de concertation qui vont permettre au Cojob de traiter avec les représentations locales de la Solidéo, avec les collectivités locales, avec les acteurs socio-économiques locaux, avec les services des concentrés de l'État, les problèmes opérationnels qui se posent. Euh vous m'aviez également euh interrogé, madame Borquio Fontin, euh notamment euh sur euh les impacts économiques. En effet, comme l'a dit Edgar Gopiron, on est tenu par le code des marchés publics, on respecte le code des marchés publics.
Néanmoins, il est possible dans le respect de celui-ci de prendre des dispositions qui visent à maximiser l'impact économique sur les territoires par l'allottissement des marchés, par l'introduction de clauses sociales, par l'introduction de clauses locales, par des exigences environnementales qui limitent les approvisionnements lointains. Donc ça c'est l'enjeu de la stratégie d'achat que la Solidéo a adopté à l'automne dernier dans son conseil d'administration que le Cojop prépare pour ce qui relève de ses marchés à lui qui sont un peu plus tardifs et nous mobilisons les tissus économiques, nous les réunissons régulièrement pour leur donner de la visibilité sur la les commandes qui vont s'adresser à eux sur le calendrier dans lequel les appels d'offre vont se déployer de façon à ce qu'ils puissent y participer pleinement. Nous étions euh un événement organisé par Business France à la veille des jeux de Milan.
Il y en avait un avant-hier à Alberville en marche du retour du drapeau et puis l'événement Meet the buyers pour reprendre du patoi Savoyard qui a été évoqué par Edgar et qui se tient donc le 25 mars à Marseille qui sera l'occasion de rencontrer les acteurs économiques et de mobiliser des filières qui vont être très sollicités sur des territoires où parfois la situation du marché de l'emploi est tendue hein. Ce sont des stimulations fortes qui vont s'adresser à des bassins d'emploi qui doivent pouvoir y répondre. Enfin, je voudrais évoquer comme le sénateur Zian et et madame Olivier ont invité les sujets environnementaux.
L'État a mis en chantier une feuille de route environnementale. Cet enjeu environnemental, il est incontournable pour ces jeux. La feuille de route environnementale mise en chantier par l'État, elle vise d'une part à énoncer quelles sont les activit les actions que l'État doit entreprendre et d'autre part à offrir un cadre de cohérence dans lequel chacun doit jouer son rôle. le Cojop dans sa stratégie d'achat, dans la prise en compte de la nécessité de l'économie circulaire, dans la définition des équipements temporaires, puisque dans les des équipements temporaires selon les choix qu'on fait, bah il y a plus ou moins de terrassement, il y a plus ou moins de recours à de la neige de culture.
Donc dans ces choix là, ils doivent être encadrés par une stratégie environnementale. Les collectivités locales, ils jouent leur rôle également. Un premier comité stratégique s'est tenu sous la double présidence de la ministre des sports et du ministre délégué chargé de la transition écologique en janvier dernier.
La feuille de route doit être finalisée d'ici la fin avril puis soumise à concertation euh de des instances compétentes en matière d'environnement. le Conseil national de l'eau, le haut conseil pour le climat et euh le conseil national de protection de la nature, euh conseil national de la biodiversité qui seront saisis de cette stratégie qui faut poursuit trois objectifs hein. Minimiser les impacts, favoriser la transition en assurant la cohérence entre nos actions à l'occasion des jeux et la stratégie de planification écologique.
Troisièmement, mettre en place un certain nombre de démonstrateurs. Pour vous prendre un exemple, l'objectif mise en avant par la Solidéo, c'est de pouvoir renaturer des surfaces beaucoup plus importantes que celles qui seront artificialisées à l'occasion de ces jeux, hein, dans un facteur 3 ou 4. On doit pouvoir faire ça.
C'est un des objectifs qu'on se fixe, qu'on va affiner et qui figuera dans la feuille de route environnementale. Donc, l'environnement est au cœur de nos préoccupations. On a pris note de la décision euh rendue par le juge des référés du tribunal administratif de Marseille.
La Solidéo s'est pourvu en cassation contre cette décision. Euh l'État présentera des observations. En effet, il est certain que la réalisation des équipements doit s'entourer de de concertation.
Il faut trouver le bon niveau de concertation et il nous semble à cet égard que il n'y a pas de lien fonctionnel entre le stade de biathlon du Grand Bornand et la pâtinoire de Nice et que donc les concertations doivent tenir compte de ces réalités territoriales. Mais la législation sera évidemment pleinement respectée. Vous aurez d'ailleurs noté que la réalisation des équipements sera précédée de consultation de la population sous la forme de participation du public par voie électronique mais avec des garants de la CNDP hein.
Donc la CNDP sera quoi qu'il arrive impliqué dans la réalisation de ces équipements. Voilà monsieur le président, mesdames et messieurs les sénateurs, les éléments dont je voulais vous faire part en vous remerciant à nouveau de vos questions. Merci monsieur le président.
Merci monsieur le délégué interministériel. C'était important, je crois, qu'on ait cet échange avec vous avec des questions qui ont été très directes, mais vous savez que notre exigence par rapport à au JIOS des Alpes 2030 est la hauteur de notre envie que ces JO se passent le mieux possible. Donc nous ne manquerons pas de de vous réinterroger, de continuer le dialogue avec vous dans les mois à venir.
On a bien compris que nous entrons dans une phase de décisions qui seront extrêmement importantes pour la suite du projet. Merci à l'un et à l'autre.
Laurent Lafon