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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 6 octobre 2025 10 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Sébastien Lecornu a déposé sa démission auprès d'Emmanuel Macron, qui l'a acceptée

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  • 7:00journalisteFait
    « Le budget devait être déposé au plus tard mardi 7 octobre. »

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[Musique] Et on la prend donc à l'instant Sébastien Lecnu démissionne. Il a présenté sa démission ce matin à Emmanuel Macron quelques heures seulement après la nomination de son gouvernement. C'est déjà terminé.

C'est historique. On faisait le calcul avec Neila, on disait 12h ou 15h pour un gouvernement. Alors je me tourne vers Laurent qui a peut-être plus d'expérience làdessus parce qu'on a déjà vu ça.

Attendez là. On est on est sur un moment gravissime. C'est absolument dramatique.

C'est-à-dire que la France n'a pas de majorité, la France n'a pas de gouvernement, la France n'a plus de premier ministre. Au moment où l'on se parle, est-ce qu'on sait si cette démission a été acceptée ? Oui, on vient de la prendre.

Cette démission a été acceptée par le président de la République. La France n'a donc plus de premier ministre en fonction. C'est un premier ministre démissionnaire. pour se rappeler comment ça s'est passé pour les précédents.

Il va expéer les les affaires courantes. Mais c'est c'est honnêtement c'est c'est du jamais vu. Enfin là, on est dans une situation assez incroyable.

Et la question maintenant très vite, c'est ce que disait ce matin Xavier Bertrand, c'est que veut le chef de l'État ? Parce que tous les regards plus que jamais désormais se tentiser. On disait le fusible premier ministre n'est plus là.

Que va faire le chef de l'État ? Est-ce qu'il va dissoudre à nouveau l'Assemblée nationale ? Est-ce qu'il va chercher un autre premier ministre ?

Déjà à nouveau la France insoumise le RN disent le président doit partir on est sur je pense que c'est vraiment les mots sont parfois mais c'est on va prendre une par une les différentes options et les différents scénarios au moment où l'on se parle et si vous nous rejoignez cette information cruciale donc Sébastien Lecnu a présenté ce matin sa démission à Emmanuel Macron qui l'a accepté Sébastien Lecnu qui est de retour à Matignon au moment où l'on se parle rentré donc de l'Élysée du côté du RN Jordan Bardella à qui on l'apprenait donc à l'instant c'était notre journaliste sur place Sophie Dupont qui l'interrogeait et qui lui a donc appris la démission de Sébastien Lecornu. Réaction de Jordan Bardella. Évidemment, ilappelle à nouveau à une dissolution et si une majorité RN en sortait alors dit-il nous prendrions nos responsabilités.

Parce que on est bien d'accord Guillaume d'Aray, il n'est pas envisageable de retrouver un premier ministre qui puisse faire différemment de Sébastien Lecnu, sauf à aller chercher du côté de la gauche. Alors constitutionnellement, c'est tout à fait possible hein. Rien n'oblige on peut recommencer comme ça n'oblige Macron.

On n'est pas dans le cadre d'une motion de de censure. Non mais on n'est pas dans le cadre d'une motion de censure qui est prévue à différents articles de la Constitution qui prévoirait que le président de la République puisse être amené éventuellement à faire une dissolution. Là, ce n'est pas le cas.

Il peut tout à fait choisir de renommer un nouveau quelqu'un issu de son camp, un gouvernement, comment on le disait éventuellement technique. Venez chercher et là je me tourne vers le socialiste Philippe Brun. Vous vivez comme nous minute par minute les derniers épisodes de cette crise politique majeure que traverse notre pays.

Euh si je remonte il y a 26 jours, au moment où Sébastien Lecnu a été nommé, euh Olivier Fort avait dit "Nous sommes prêts, nous les socialistes, à assumer. Il en aurait peut-être été différemment. ou pas ?

Ce qui est sûr, c'est que vous étiez prêt il y a 26 jours. Est-ce que vous le seriez à nouveau ? C'est est-ce que là vous dites à Emmanuel Macron et bien chich, proposez-nous de monter un gouvernement.

Nous sommes prêts à assumer les responsabilités du pays. La gauche a eu une majorité de voies relatives lors des dernières élections législative. Les socialistes ont proposé un budget pour la France qui est équilibré, qui permet de réduire le déficit et qui permet je qui je crois peut trouver une majorité à l'Assemblée nationale.

La solution de stabilité aujourd'hui, c'est de donner sa chance à la gauche et les socialistes ne se déroberont pas. Et je crois que c'est dans ce sens-là que doit aujourd'hui aller le président de la République. Vous êtes prêt.

Edgar Bécket est en direct de Matignon. Edgar à 8h30 ce matin, Sébastien Lecnu, encore premier ministre, avait quitté Matignon. On a appris ensuite que c'était pour se rendre à l'Élysée.

Il a donc remis sa démission et il est de retour à Maton mais il n'est plus officiellement premier ministre. Oui, c'est ça. Sébastien le Cornu est de retour à Matignon.

Il est rentré rue de Varen aux alentours de de 9h30 après s'être entretenu pendant un peu plus d'une heure avec le président de la République au palais de de l'Élysée. Pendant un petit moment, nous ne savions pas ce qu'il s'était dit avec le chef de l'État et maintenant nous en savons un peu plus. Sébastien Lecornu a donc présenté sa démission au président de la République.

Confirmation faite par l'Élysée dans un communiqué, un communiqué très bref qui nous dit tout simplement "Monsieur Sébastien Lecnu a remis la démission de son gouvernement au président de la République qui l'a accepté. C'est un coup de tonner, on peut le dire. C'est historique ici à Matignon où nous nous trouvons ce matin.

Sébastien Lecornu qui a donc remis sa démission au président de la République ce matin. On en saura aussi un peu plus après le comité stratégique présidé par Bruno Retaillot à 11h30. Marie Chantet est également avec nous sur ce plateau évidemment parce que c'est ce coup de tonner Sébastien Lecnu a démissionné.

Est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur ce qu'il s'est joué ce matin ? Ce qu'il s'est joué ce matin, c'est que le Premier ministre s'est rendu en Katyini, à l'Élysée. Il était un peu plus de 9h.

Un convoi est aperçu sortant de Matignon. On ignore précisément qu'and quelle en est la destination. Il se rend bien direction l'Élysée.

Rencontre en tête à tête durant à peu près d'une heure avec le chef de l'État Emmanuel Macron qui l'avertit donc il présente la démission de son gouvernement qui a donc moins de 24 heures. C'est une situation absolument inédite. Sébastien Lecornu qui a vu ces dernières heures ce socle commun qu'il était censé et il l'a dit et redit censé vivifier censé solidifier éclaté sous ses yeux.

Pardonnez-moi l'expression, c'était strike. Ça a commencé par les Républicains. Il y a eu l'UDI.

Il y a eu aussi ensemble pour la République Gabriel Atal qui a parlé d'un spectacle affligeant. Édouard Philippe, grosse grosse colère aussi froide de l'ancien Premier ministre et de ses troupes Horizon qui considèrent qu'ils ne sont pas assez représentés, qu'il n'était pas assez représenté. C'est à mettre au passé désormais dans ce gouvernement de Sébastien Lecnu.

Et du coup, mission impossible pour le nouveau premier ministre. Après un scénario qui n'est pas écarté, même si ce ne semble pas la piste privilégiée, il n'est pas impossible que le chef de l'État ayant accepté la démission de Sébastien Lecornu décide de le renommer. C'est aussi une possibilité.

Maintenant, on attend évidemment quelle va être la réaction de l'Élysée. Beaucoup beaucoup à cette heure demandent au chefs de l'État de prendre la parole et de clarifier ses intentions. De clarifier ses intentions avec évidemment un mot, la question de la dissolution éventuelle face à l'impasse politique dans laquelle on est. un mot politique avec vous Guillaume et puis et puis Emmanuel, il y a la question du CAC 40 he je le précise qui chute donc évidemment après l'annonce de de cette démission - 1,43 % guill quand on disait moment historique effectivement je vais revérifier mais d'après mes infos c'est la première fois qu'un premier ministre dans l'histoire de la 5e République n'aura donc pas mis les pieds à l'Assemblée nationale.

En tout cas, en tant que premier ministre, Laurent disait que c arrivé sous la 3è République. Arriv instabilité majeure, instabilité politique, instabilité démocratique, instabilité économique aussi Emmanuel. Oui, parce que il faut pas oublier que on a un budget à faire pour 2026 et que surtout on a une économie qui est quand même extrêmement mal en point et qui attend en plus de pouvoir y voir plus clair notamment sur le plan de la fiscalité.

C'estàd que les chefs d'entreprise comme les ménages aujourd'hui ont des comportements qui sont extraordinairement prudents pour des raisons politiques à un moment où il faut aussi bien être conscient que la crise qui nous menace, c'est pas la crise financière, c'est la crise économique. Quand vous voyez l'augmentation des défaillances des entreprises en difficulté et cetera, c'est la crise économique qui nous rattrapera plutôt que la crise financière. Et pendant ce temps-là, il se passe rien.

Laurent Neman, ce dernier coup de tonner, qu'est-ce qui peut en sortir ? Honnêtement Marie, même si de manière théorique, on peut évidemment poser la question de d'un Emmanuel Macron qui renommerait Sébastien Lecornus, ça n'est que théorique puisque ce serait absolument impossible de faire mieux, enfin de faire différemment. On a déjà l'impression qu'on a quand même beaucoup de réchauffer depuis hier et c'est d'ailleurs phénoménal.

Je voudrais quand même qu'on reprenne du recul sur les dernières heures qui viennent de s'écouler depuis hier soir depuis la nomination et en réalité 26 jours d'attente 26 jours d'attente pour se retrouver avec un gouvernement qui peu ou prou est à peu près le même que celui qu'il y avait avant avec également une sorte de voiture balais du macronisme avec tous ceux qui avaient été les laissés pour compte sur le bord de la route comme un un Bruno Lemire. Comment est-ce que Sébastien Lecornu a pu imaginer que ça passe ? Mais la question que tout le monde se pose c'est qu'est-ce qui se passe maintenant ?

Et ce qui se passe maintenant, il y a trois scénarios. Voilà, le premier scénario, c'est Emmanuel Macron qui choisit de nommer un nouveau Premier ministre. Et me demandait surtout pas lequel.

On a vu à quel point c'était compliqué la seule l'idée d'aller chercher et là je je pointe Philippe Philippe Brin mais seul l'idée d'aller chercher dans ces cas-là carrément ailleurs c'estàd peut-être du côté de la gauche. C'est ce qu'il n'aurait pas fait pendant trois fois il le fera pourquoi pas mais en tout cas c'est le premier scénario un nouveau premier ministre. Le deuxème scénario, c'est une prise de parole du président de la République qui annonce une deuxième dissolution.

C'est une hypothèse. Puis il y a une troisième hypothèse, c'est que le président de la République dit "Bah tout ça c'est moi en réalité, je donne ma démission ou j'annonce que je quitterai le pouvoir dans 6 mois, dans 8 mois pour préparer une campagne présidentielle." C'est les trois scénarios a priori.

Mais surtout, il y a une conséquence là immédiate. Et là, je parle sous le contrôle de Philippe Brun. Le budget devait être déposé au plus tard. mardi 7 octobre, c'est-à-dire demain avec une petite fenêtre de tir possible jusqu'au 13 octobre, c'est-à-dire la semaine prochaine.

Le temps de nommer un premier ministre, le temps de nommer un nouveau gouvernement, le temps donc d'avoir un patron à Bersi et donc de présenter un nouveau budget. Je peux quasiment vous dire l'Espagne l'Espagne qui va très bien a vécu quasiment 2 années en reconduisant les budgets. Le but, ce que je veux dire ce matin, c'est qu'on peut se dire quasiment sans crainte de se tromper qu'il n'y aura sans doute pas de budget d'ici la fin de l'année 2025 pour l'année 202.

No.

Sébastien Lecornu a déposé sa démission auprès d'Emmanuel Macron, qui l'a acceptée — Sébastien Lecornu · Pourquijevote