La démocratie peut-elle survivre sans médias ? Fraudes électorales, crise interne : le crépuscule des Jeunes en Marche ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 52 %Attaque 24 %Défensif 24 %
Questions et réponses
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- 3:43OuverteRéponse directe
C'est quoi le constat commun qui vous réunit ?
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Pourquoi vous faites ce travail maintenant ?
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Parmi ces manières, qu'est-ce que vous suggérez ?
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Est-ce que de votre point de vue, le lien entre les médias et la démocratie est devenu plus fragile ou voire clairement rompu ?
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Qu'est-ce qui pousse les citoyens à se détourner des médias ?
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Comment on articule ce paradoxe : plus d'intérêt pour l'actualité alors qu'on se méfie d'elle en même temps ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Les médias n'ont jamais été autant au cœur de ce qu'on appelle la bataille démocratique. »
- 5:44InvitéFait
« La fatigue informationnelle, c'est le sentiment que les gens expriment quand en fait ils ont l'impression et ils ont peut-être moins envie de s'informer parce qu'ils sont noyés sous un flot d'informations. »
- 11:04InvitéFait
« Le lien, il est urexistant. Mais le moment de fragilisation, en fait, c'est un truc qu'on a appelé dans nos notes le risque du syndrome de la guerre des autres. »
- 13:37InvitéChiffre
« Il y a 55% des Français qui disent qu'ils s'informent encore avec des médias locaux, ce qui est quand même beaucoup. »
- 13:47InvitéChiffre
« Et il y en a un tiers qui déclare que dans le périmètre et dans son écosystème de titres de presse autour de lui, il les voit disparaître. »
- 21:09InvitéChiffre
« L'échantillon est fait sur dix mille personnes. »
- 21:41InvitéFait
« Plus on consomme des médias locaux finalement, plus on s'engage sur son territoire, plus on participe aux élections. »
- 23:31InvitéFait
« Il faut penser les médias locaux comme l'école. L'école, elle sert à créer des citoyens. Les médias locaux, ils servent eux à créer des démocrates. »
- 25:33InvitéFait
« Déjà à cette époque-là, en 1837 quand le bouquin sort, on décrit une manière de fonctionner de la presse qui est à peu près la même que celle d'aujourd'hui. »
- 29:57InvitéFait
« Les médias aujourd'hui ils ont plus seulement un rôle, ils doivent plus seulement ressembler à la société, l'enjeu c'est plus seulement ça, c'est de rassembler. »
- 31:37InvitéFait
« Pour l'audiovisuel public c'est dans l'ADN la réconciliation, ça fait partie de c'est une mission de service public que de participer à ça. »
- 32:09InvitéFait
« les médias ne sont pas qu'un opérateur économique ou qu'une entreprise comme les autres, c'est aussi un acteur civique, aussi et surtout un acteur démocratique »
- 36:38InvitéChiffre
« il y a une étude de l'institut Bonafidé qui a été faite pour France TV qui dit qu'il y a 88% des français aujourd'hui qui ont envie de réconciliation »
- 41:24InvitéPromesse
« Radio France chaque année il y ait une convention citoyenne avec des citoyens tirés au sort représentatifs de la diversité de la société qui participent à donner les priorités des thèmes éditoriaux »
- 45:04InvitéFait
« il faut créer une marque de médias d'intérêt public ce n'est pas forcément des médias de services publics mais c'est des médias qui sont considérés comme ayant une source d'information assez fiable et de bonne qualité »
- 56:20PrésentateurChiffre
« sur près de 27 000 adhérents revendiqués, seuls 2637 ont voté »
- 1:00:05InvitéFait
« il y a des soupçons de fraude »
- 1:00:13InvitéFait
« il y a eu des accusations de triche mutuelle »
- 1:00:32InvitéFait
« on va faire de la politique autrement »
- 1:06:54InvitéFait
« il a plutôt un profil de communicant »
- 1:07:16InvitéFait
« elle est plutôt de la tendance des historiques macronistes »
- 1:10:00InvitéChiffre
« on parle d'un mouvement qui revendique à la base 30 000 adhérents »
- 1:10:07InvitéFait
« sur ces 2600, le soupçon c'est qu'en fait ils seraient encore un peu moins »
- 1:14:18InvitéFait
« qui devaient servir aussi les intérêts d'Emmanuel Macron »
- 1:16:50InvitéFait
« vous n'avez pas besoin de payer d'adhésion »
- 1:19:20InvitéFait
« un mouvement qui sera forcément sans Macron et non plus avec Macron »
- 1:23:39InvitéFait
« il militait pour une légalisation encadrée du cannabis »
- 1:26:35InvitéFait
« Emmanuel Macron a dit que les petits bourgeois des centres-villes étaient aussi responsables du narcotrafic »
- 1:30:20InvitéPromesse
« Gabriel Attal a envie d'y aller, veut tout faire pour y aller »
- 1:33:27InvitéFait
« Beaucoup aujourd'hui disent non, la rivière est plus ou moins en train de retourner dans son lit »
Temps de parole
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France Info. Deux heures, en tout cas, de 17h à 19h avec des invités et vos questions dans le chat. Vos questions, je passe aux invités, vous êtes ici chez vous. On a le droit de tout dire, on a le droit de tout dire avec le sourire, on a le droit de râler avec le sourire. Merci aussi de mettre un point d'interrogation à vos questions, sinon je ne vois pas que c'est une question. Et merci de rester courtois et bienveillants puisqu'on est sur le service public. Dans le chat, c'est Jerem Alamodé qui vous répond avec son clavier et c'est moi qui vous lis et qui vous répond avec le micro. Au programme de ces deux heures, de 17h à 18h, le rôle des médias dans la démocratie.
Les médias décriés, les médias dont on ne fait plus forcément confiance. Une démocratie abîmée à l'heure d'une société polarisée et à celle aussi des crises politiques. Avec le pressentiment que là où les médias disparaissent, la démocratie s'abîme. Mais que quand la rumeur gagne, la confiance se délite. Et une question parmi d'autres, voulons-nous des citoyens bien informés ? Ou des territoires laissés à l'influence des algorithmes ? Des questions et des réponses avec le renfort des deux co-auteurs d'une étude de l'Observatoire des médias de la fondation Jean Jaurès. Une étude qui est sortie tout à l'heure, exclue du Toc de France Info.
Et qui viendront expliquer en exclue pour le Toc de France Info. Et ce sera jusqu'à 18h. Alors à laquelle nous irons voir ce qui se trame dans les coulisses des jeunes en marche. Ce sont les ex-jeunes avec Macron. Un mouvement qui revendique 27 000 adhérents. Qui est en pleine crise après l'élection contestée l'été dernier de leur président. Une crise interne des fraudes électorales. Et comme une odeur de crépuscule, disent certains. Ce sont des révélations de la cellule investigation de Radio France. Stéphane Perre a mené l'enquête. Il sera avec nous pour nous raconter tout ça. Ceux-ci devant nous mener. Bon an, mal an, coché devant. Là qui est derrière, jusque 19h.
Pour l'heure et pour l'instant, il n'est jamais que 17h07. Passé de 4 secondes, il y a quelques heures, a été publiée une note de l'Observatoire des médias de la fondation Jean Jaurès. Une note intitulée « Média et démocratie vers un nouveau rôle du paysage médiatique dans la société » et qui interroge le rôle nouveau des médias à l'heure de la fatigue informationnelle et de la défiance vis-à-vis des journalistes. Une note qui tombe à point nommé, de mon point de vue, à l'heure où les déserts médiatiques gagnent du terrain. Il me semble que c'est votre point de vue aussi.
Et où la crise politique qui s'est installée depuis la dissolution a peut-être mis un peu de plomb dans l'aile de la démocratie. Il est 17h07, 34 secondes. Et en exclusivité pour le Talk de France Info à mes côtés, déjà dans le studio, les deux co-auteurs et co-autrices de cette étude. Bonjour Élise Lalanne-Larieux.
Bonjour.
Élise, tu es consultante au sein de l'agence Bonafidé. Tu enseignes à l'EFAP. L'EFAP, c'est l'école française des attachés de presse. À tes côtés, Dorian Andreuil. Salut Dorian. Salut Ludo. Tu es politologue, expert associé à la fondation Jean Jaurès et directeur d'études de l'Institut Bonafidé. Chers amis, vous signez deux travaux majeurs sur les médias et la démocratie. C'est quoi le constat commun qui vous réunit ?
Le constat aujourd'hui, c'est que les médias n'ont jamais été autant au cœur de ce qu'on appelle la bataille démocratique. Et qu'en fait, ce qu'on observait auparavant, qui était plutôt une tension entre information et opinion, et maintenant une tension qui va se faire aussi entre polarisation et réconciliation. Et de cette deuxième tension découle une autre tension majeure, qui est celle entre les démocraties et les autocraties. Je ne sais pas Dorian si tu veux compléter un peu ça, mais c'est ce qui découle et ce qui réunit un peu nos trois travaux pour la fondation Jean Jaurès.
J'ai dit deux, il y en a trois.
Oui, il y a un rapport et une autre.
Mais c'est bon, deux, trois. J'ai oublié de lire quelque chose. Mon émission va s'écrouler.
Les trois en fil rouge dont Élise parlait, qui est ce lien entre démocratie et médias, et la bataille culturelle dont on parle dans nos contributions et qu'on essaie d'analyser, elle se passe aussi à un moment où il y a une autocratisation du monde, c'est-à-dire qu'il y a beaucoup plus de régimes autocratiques que de régimes démocratiques qui avancent. Et nous, on a voulu regarder à la fois quels étaient les mouvements qui traversaient un peu le paysage médiatique. Comment est-ce qu'ils se réinventaient ou pas ? Est-ce qu'il y avait des preuves d'innovation éditoriales ?
Et quel pouvait être le rôle aussi des médias pour se positionner dans la dichotomie dont parlait Élise entre polarisation et réconciliation ?
Alors, il y a déjà des questions dans le chat, mais il me semble qu'on aura la réponse à la fin de ce stream. On n'est pas obligé d'y répondre tout de suite. Vandini nous dit le terme fake news de Trump, chaque fois qu'il était contredit, a sérieusement abîmé les cerveaux. Frenchman nous dit est-ce que ce n'est pas justement la bonne foi qui manque dans les médias, à la fois de la part des journalistes que des intervenants. Volcat qui dit la question n'est pas complète, on devrait la compléter par survivre sans médias appartenant à des milliardaires. On va y répondre au fur et à mesure, je crois. Pourquoi vous faites ce travail maintenant ? Qu'est-ce qui vous a alerté ?
C'est la défiance, la fatigue informationnelle ou la montée des zones sans médias ?
Je pense que c'est tout ça à la fois. Sur la fatigue informationnelle, effectivement, c'est l'enquête que fait La Croix depuis 35 ans.
Tu peux peut-être expliquer ce qu'est la fatigue informationnelle ? C'est un mot qu'on connaît bien à France 1.
Oui, la fatigue informationnelle, c'est le sentiment que les gens expriment quand en fait ils ont l'impression et ils ont peut-être moins envie de s'informer parce qu'ils sont noyés sous un flot d'informations. Ça passe par deux choses majeures. D'une part, il y a le fait que les canaux d'information sont multipliés. Et la deuxième chose, c'est le fait que les informations qui viennent à nous sont quand même hyper anxiogènes et que donc on ressent cette forme de fatigue qui va peut-être nous conduire à moins nous informer. Je pense que c'est tout à la fois.
C'est cette fatigue informationnelle, c'est donc une défiance croissante entre les médias qui ne veut pas dire que les gens ne s'informent plus parce que les gens continuent de s'informer et c'est aussi ce qui ressort de ce rapport-là. Voilà, et donc c'était un moment où on a essayé d'observer, de prendre un petit peu de hauteur pour voir ce qui se passait et surtout essayer de dessiner aussi ce qui va se passer demain et regarder les différentes innovations éditoriales qui se jouent dès maintenant. Dorian Dré.
Oui, et peut-être en ce moment parce qu'on est à quelques mois d'une élection, des élections municipales, on est à un an et demi d'élection présidentielle, on est dans ce phénomène aussi, moi que j'appelle beaucoup, de démo-anxiété, c'est-à-dire vraiment de sentiments que les institutions ne fonctionnent pas ou ne fonctionnent pas comme elles devaient être. C'est bon, voilà, démo-anxiété, c'est mon truc un peu...
17h11, démo-anxiété.
La Marotte, l'obsessionnel de Dorian. Je crois qu'on est pareil il y a trois semaines. Je crois que je gonfle un peu Élise avec mon mot. Mais voilà, on est dans ce moment-là qui est un moment un peu de cristallisation, qui est peut-être le moment où toutes les tensions sont les plus exacerbées dans la société et où tous les curseurs sont un peu au rouge. Et donc c'est finalement peut-être le moment de se dire si on cherche des antidotes, où est-ce qu'ils sont et est-ce qu'il y a des endroits comme les médias où ça peut participer à dépolariser, à ramener un peu d'apaisement dans la société. C'est pour ça que c'est nous le moment où on a un peu sorti tous ces travaux-là.
Beaucoup de gens disent que les médias sont l'espace de la polarisation.
La scène en tout cas de la polarisation.
Il y a entre la polarisation et la réconciliation, une partie du paysage médiatique a fait le choix de la polarisation. Et une autre, et c'est le cas de l'audiovisuel public notamment, de tendre vers justement plus de réconciliation. Et au milieu de tout ça, et c'est ce qu'on a un peu observé, il y a les réseaux sociaux qui tendent une sorte de miroir un peu déformant de la société. Et toute la question qu'on avait nous c'était de se dire est-ce que finalement les médias peuvent aussi aller sur le terrain de la réconciliation par d'autres manières qu'en regardant la société telle qu'elle est exprimée sur Twitter ou autre ? Parmi ces manières, qu'est-ce que vous suggérez ?
D'innovation éditoriale ?
Il y en a plein.
Il y en a plein.
Il y en a plein.
Je ne fais pas dans l'ordre de la trame que j'avais prévue. C'est plus logique comme ça. On a fait un guet-on-huit.
C'est un guet-apos. Et ça pour le coup c'est plutôt ce qu'on évoque dans le rapport, mais il y a quelque chose qui est très intéressant au niveau de la presse locale, c'est que ces titres de presse, ils se sont rendus compte qu'ils avaient besoin de... En tout cas, les gens expriment le besoin de les avoir parce qu'ils vont rechercher de l'information de proximité. Ils ont le sentiment qu'elle est peut-être plus fiable aussi. Et dans ces titres de presse, on a observé des choses hyper intéressantes qui ne datent pas d'hier d'ailleurs, qui ont une dizaine d'années. Il y a le groupe Nismatin par exemple.
En 2014, ils se retrouvent dans une situation économique hyper complexe comme c'est le cas pour de nombreux titres aujourd'hui de presse. Ils sont en redressement judiciaire et à ce moment-là, ils se posent une question qui est de se dire « Ok, comment on en est venus là en fait ? » « Comment est-ce qu'on a perdu notre lectorat ? » « Comment est-ce qu'on a arrêté d'intéresser les gens ? » Et ce qui ressort de cette consultation et puis du fait qu'en fait, ils se posent aussi la question au sein de la rédaction, c'est que peut-être qu'ils n'informaient pas suffisamment les gens sur des choses qui leur sont utiles au quotidien.
L'info-service.
L'info-service et puis aussi mettre en avant des choses qui sont positives, des choses qui sont de l'ordre du projet local hyper innovant mais qui marche super bien parce qu'ils connaissent les gens, parce qu'ils mettent en avant un savoir-faire de la région, de la ville, de la zone et qui permet aussi de créer un nouveau dynamisme autour de cette zone. Donc ça, c'est un premier exemple. Est-ce que tu t'en noterais ? Il y en a plein des exemples. Le journalisme de solution, oui. Le journalisme de solution, c'est ce qu'a fait Nice Matin.
C'est un phénomène qui est né aux Etats-Unis dans les années 90 qui aujourd'hui en France est très bien défendu par une assoie qui s'appelle Reporter d'espoir. Et le journalisme de solution, c'est l'idée de se dire que le journalisme n'est pas uniquement là pour en fait donner des infos qui sont... Alors, il y a les infos factuelles, il y a l'actualité forcément mais il y a aussi les infos positives, les infos qui amènent des solutions. Tout le travail de l'association, c'est de former les journalistes à cette nouvelle modalité de travail en fait parce que ça change aussi la manière dont ils font leur job. Donc ça, c'est super intéressant.
Et il y a plein de groupes de presse, de titres de presse comme ça qui se sont mis à intégrer ça dans leur rédaction et dans leur manière de travailler pour répondre un petit peu plus aux attentes des gens, en tout cas au niveau local.
Est-ce que de votre point de vue, le lien entre les médias et la démocratie est devenu plus fragile ou voire clairement rompu ?
Rompu, non. Le lien, il est urexistant. Mais le moment de fragilisation, en fait, c'est un truc qu'on a appelé dans nos notes le risque du syndrome de la guerre des autres. C'est-à-dire qu'il y a d'un côté le paysage médiatique et les médias qui se disent toutes ces questions de démocratie, d'affaiblissement de la démocratie ou autre, finalement, ça ne nous concerne pas trop puisqu'on est là pour produire de l'information et donc, qu'importe un peu la vie de la Vème République et les turpitudes de la vie politique.
Et nous, ce qu'on s'est dit, c'est en fait, le danger là-dedans, c'est que les médias oublient aussi qu'à force d'avoir une polarisation trop forte, à force d'avoir un affaiblissement du fonctionnement des démocraties et de voir le lien social se déliter entre les gens, ça va aussi impacter à un moment le paysage médiatique et les médias dans leur manière de fonctionner. Donc, le lien n'est pas rompu et il y a ce grand paradoxe dont parlait Élise qui est qu'il y a à la fois une méfiance parfois des citoyens vis-à-vis des médias, on appelle les médias mainstream et en même temps, il y a un intérêt incroyable pour l'actualité.
Donc, il y a ce paradoxe-là à résoudre en se disant comment est-ce que, peut-être que les médias peuvent aussi changer leur rapport à la société, se penser autrement que comme juste produire de l'info, que comme juste ressembler à la société telle qu'elle est, mais aussi essayer de la rassembler et produire différemment de l'info. Parler d'innovation éditoriale, on en est une, enfin, tu en es une tous les jeudis. Je l'incarne en tout cas. Et c'est d'ailleurs hyper intéressant comme format. Tu ne nous as pas demandé de le dire d'ailleurs. Ça ne m'a pas goûté très cher en tout cas. Je ne suis pas à l'initiative de ce format dont je l'incarne.
Mais tu diffuses, tu vois, sur les réseaux sociaux, donc sur des nouveaux terrains où des gens viennent chercher de l'information, mais avec la marque de l'audiovisuel public, de France Info, et toute la crédibilité, la fiabilité qui peut y avoir. Mais il y a un truc sur lequel on a essayé d'insister, qui était de regarder, finalement, comment pouvaient évoluer aussi les médias dans leur rapport à la société, sans être dans une critique un peu systématique ou autre, mais de se dire qu'il y a déjà des évolutions qu'on voit et comment est-ce qu'il est possible d'aller plus loin et surtout de co-construire ça.
Peut-être d'imaginer comment plus écouter la société et les citoyens et les inclure dans la manière dont on produit l'info aujourd'hui. Et pour compléter ce que dit Dorian, il y a des chiffres qui sont intéressants dans le rapport. Il y a 55% des Français qui disent qu'ils s'informent encore avec des médias locaux, ce qui est quand même beaucoup.
On prédisait la mort de la PQR.
Et il y en a un tiers qui déclare que dans le périmètre et dans son écosystème de titres de presse autour de lui, il les voit disparaître. Petit à petit, les titres disparaissent. Donc ça montre bien cette espèce de tension et le fait que les gens sont toujours attachés à cette actu-là, mais qu'à côté de ça, les offres sont de plus en plus limitées, ou en tout cas ont du mal à se réinventer pour répondre aux besoins des lecteurs aujourd'hui.
Ce qui est donc l'explication.
Partie de l'explication.
Partie de l'explication. Et pourtant, on semble observer, enfin à vous lire, un véritable exode informationnel. Alors pourquoi ? C'est vous qui parlez d'exode informationnel, je pense. Qu'est-ce qui pousse les citoyens à se détourner des médias ?
C'est vrai que le terme d'exode informationnel, alors c'est pas le nôtre, pour être complètement honnête, mais il a été inventé par l'Observatoire des médias. C'est joli et en fait, c'est la conséquence de la fatigue informationnelle. C'est-à-dire que le phénomène que décrivait Élise de se sentir épuisé par l'infobésité ou un climat trop anxiogène, conduit à aller s'informer ailleurs. Et donc de quitter un peu l'information via les médias classiques tels qu'on les connaît, et d'aller chercher d'autres sources d'informations ou d'autres terreaux d'informations.
Et c'est là où, d'une certaine manière, on peut se retrouver beaucoup plus facilement exposé à des fake news, des tentatives d'ingérence étrangère, de déstabilisation sur les réseaux sociaux. Et donc c'est là où, du coup, le paysage médiatique a aussi une responsabilité de se dire comment est-ce que, face à cet exode informationnel, on recrée des espaces différents, innovants, et on recrée de la confiance, surtout. Et le terme de confiance, il est peut-être indispensable dans justement résoudre ce paradoxe entre eux, et cette tension entre l'envie de vouloir s'informer et cet intérêt qu'il y a pour l'actualité.
On est un pays qui est passionné par l'actualité, qui est historiquement construit avec la presse. D'ailleurs, la démocratie, la république, s'est construit avec la presse. On avait trouvé ce titre un peu rigolo dans un des deux chapitres, il s'appelle la république de la PQR. C'est parce que la PQR a participé à l'installation, presque tine régionale, des frontières un peu politiques ou à l'installation de la république et de la démocratie en France.
Pour nourrir notre débat, Siscom dans le chat nous dit les offres sont de plus en plus limitées parce que les médias sont aussi de plus en plus concentrés. Il n'y a qu'à regarder la galaxie Bolloré, par exemple. Astalavista, pardon, nous dit salut. Astalavista. Oh ! Très pénible ! Salut Astia ! Et puis en plus, c'est Astia ! Salut Astia ! Salut Astia ! Avec les chaînes... Oh ! Et le chat défile, zut ! Avec les chaînes d'info, les nouveaux médias en ligne, les chaînes YouTube, les chaînes Twitch, etc. Le paysage médiatique a éclaté en bulles. Ce n'est pas étonnant. Le chat défile, zut. Oh ! Ce n'est pas étonnant. Je ne peux pas mettre pause, je ne suis pas sur mon compte. Tata !
Ce n'est pas étonnant que les médias traditionnels, notamment l'audiovisuel public, plaisent à de moins en moins de gens car ils ne correspondent pas à leurs bulles et produisent un discours nettement générique et fatigant. Oui ! Dit Astia l'Avista. Comment dans cette émission ? À l'exception de cette émission et de la chaîne qui m'emploie, bien entendu, et du groupe qui m'emploie in extinso et par ailleurs. Comment on articule ce paradoxe ? Plus d'intérêt pour l'actualité alors qu'on se méfie d'elle en même temps.
Je pense que ce qui change la donne par rapport à... Parce que ce paradoxe, comme le disait Dorian, il a toujours existé. Je crois que ce qui change la donne aujourd'hui...
Comment dire ? La tentation chez pas mal de gens, c'est de dire qu'on se méfie tous de l'information qui est donnée par la presse. N'empêche qu'on est les premiers, nous, pas moi, journaliste, évidemment, mais celui qui la reçoit a aussi la donnée à son voisin comme une certitude. C'est-à-dire qu'en fait, on s'en méfie, mais on ne s'en méfie pas tant que ça.
Mais je pense que c'est parce qu'il y a un nouveau terrain qui s'est ouvert avec les réseaux sociaux et qui est un vrai lieu d'information aussi et qui est un lieu hyper important d'information. Mais où effectivement, à partir du moment où on s'informe aussi sur les réseaux sociaux, on s'expose aux fake news, on s'expose aux bulles, comme le disait Astia la Bista. Astia la Bista. Voilà, de bien dit.
Et je pense que c'est ça aussi qui fait que cette défiance-là, elle peut grandir et elle peut paraître plus forte en tout cas aujourd'hui parce qu'il y a ce nouvel espace qui s'est ouvert et donc qui fait qu'on peut prendre une information pour fiable alors qu'honnêtement, en termes de vérification, on n'a pas toujours les mêmes leviers que la presse traditionnelle ou l'audiovisuel traditionnel peut avoir. Je pense que c'est ça qui change la donne aujourd'hui. C'est parce qu'il y a une recomposition du paysage médiatique parce qu'il y a ce nouveau terrain qui a émergé il y a quelques années déjà maintenant.
Vous avez fait une sorte de cartographie et elle montre une diagonale très nette de désert médiatique. On parle de quel territoire ?
Alors, les bons élèves, c'est les Bretons. Les Bretons s'informent. Les Bretons s'informent. Les Bretons s'informent. Ça s'explique parce qu'ils ont un titre de presse quotidienne régionale qui est hyper puissant chez Ouest France, qui est le plus tiré, qui a un vrai rôle en fait de média national aussi, qui fait de l'information. Mais ils ont un maillage qui est extrêmement important et donc ils ont aussi cette puissance de frappe qui est nationale. Le territoire dans lequel on voit que ça recule, c'est l'Oise. C'est l'Oise et c'est un territoire qu'on observe comme le symptôme ou en tout cas un cas d'école de ce qui peut être, comme le disait Dorian, l'exode informationnel. Voilà.
Et le terme de désert médiatique, il est d'ailleurs... Enfin, on pourrait se poser la question, on s'est posé la question quand on a construit la réponse. On s'est dit que ce n'est pas un terme de communicant qui cherchait une formule un peu impactante, mais en fait, il y a vraiment une corrélation... Des déserts médiatiques ? Des déserts médiatiques. Il y a vraiment une corrélation entre parfois la disparition de certains titres de presse et le sentiment, c'est un chiffre dont on parlait tout à l'heure, d'un tiers des Français qui ont le sentiment de voir disparaître des chiffres de presse.
Il y a un reportage de David Ménioni et de Jean-Laurent Casselli dans le rapport où ils montrent un peu ça aussi. Comment est-ce qu'il y a ce changement d'habitude parfois de dire, je crois que le chapitre s'appelle, je l'ai lu sur Facebook, et finalement d'avoir une circulation d'informations qui n'est pas de même acabit qu'on peut lire dans la presse. C'est une perte de ces repères-là d'une certaine manière, de ce rendez-vous de ce qu'est la presse locale. Et il y a une anecdote qui est assez intéressante puisqu'on parle de la Bretagne, on parle de Ouest France, on parle de médias et de démocratie.
Si on prend le cas de Ouest France, par exemple, c'est un journal qui est détenu par une association de loi 1901 qui s'appelle l'association de soutien aux principes humanistes et démocratiques. Quelque chose comme ça. C'est financé. Et, très bonne question, je n'en ai aucune idée, mais elle est protégée par le fait d'appartenir à une association de loi 1901 qui inscrit justement la question de la démocratie dans ses statuts, jusque dans son titre et jusque dans son mode de fonctionnement.
Pour la méthode, oui, Bandini, il y avait une question sur la méthode. C'est intéressant ça, entre la Bretagne et l'Ouest notamment. Comment c'est calculé ? Je pense que c'est une question sur votre méthode.
Sur la méthode du rapport, c'est calculé. Il y a une forme de scoring qui est fait entre à la fois les répondants du sondage et les titres qui existent, à la fois print, de journaux locaux ou d'articles en ligne. Et c'est vrai, c'est peut-être pour faire un peu de pub pendant cinq minutes sur ce rapport, c'est que l'enquête et ce qu'on appelle je vais mettre ma casquette d'institut et un peu de sondeur, c'est que l'échantillon est fait sur dix mille personnes. C'est beaucoup d'échantillons.
mais de vraiment aller de manière un peu fine dans les résultats et surtout de mettre en avant des corrélations qui sont intéressantes, notamment le fait que les gens qui surconsomment des médias locaux et ceux qui estiment ou qui disent qu'ils consomment beaucoup de médias locaux sont généralement ceux qui, par exemple, vont le plus souvent voter, qui vont le plus souvent s'engager dans des associations, dans des syndicats, participer à la vie de la commune et donc on se rend compte que plus on consomme des médias locaux finalement, plus on s'engage sur son territoire, plus on participe aux élections et ça ne veut pas dire que ceux qui ne lisent pas la presse locale ne participent pas à la vie de la cité mais ils participent moins et donc il y a cette corrélation-là qui est intéressante qui nous amène nous à penser que plus les déserts, le risque du désert médiatique finalement dans certains endroits c'est aussi qu'il y ait un recul démocratique.
Ok, là j'ai ma question à 100 balles, 100 euros. Je suis né dans les années 90. Est-ce que c'est l'information qui crée l'engagement ou c'est l'engagement qui crée la demande d'informations ? Vous avez le droit de dire je ne sais pas mais j'avance sur quelque chose que je ne peux pas prouver.
Je pense que c'est un peu les deux. Vraiment une réponse de Normand. Mais ce n'est pas hyper satisfaisant. Ce n'est pas hyper satisfaisant.
Ma question était...
Non, je pense que c'est les deux et qu'on ne peut pas... Vous n'avez rien constaté. Voilà, mais surtout on ne peut pas isoler ces deux choses et on ne peut pas les penser l'un sans l'autre. Voilà. Ce n'est pas très satisfaisant comme réponse. C'est vrai, c'est un cercle vertueux. C'est un cercle vertueux. Ça s'auto... Ça s'auto-répond. Ça s'auto-répond. Ça s'auto-nourrit. Tu parlais du journalisme de solutions tout à l'heure. Il y a quelque chose de aussi... Plus il va y avoir d'engagement et donc d'organisation un peu collective qui vont montrer des solutions concrètes aux enjeux du quotidien.
Plus s'il y a une forme de pratique de journalisme de solutions, ça va le mettre en avant et ça peut susciter des vocations, donner envie et donc c'est un cercle vertueux qui se met en place. Et puis en fait, ça connecte les gens aussi. Et une fois que les gens sont connectés... C'est plus facile d'avoir envie de s'engager une fois qu'on est connecté. Donc je pense que c'est ça qui est important aussi. Jérémy Pellet, il a une formule très intéressante pour la conclusion qu'il utilise dans la conclusion du rapport où il dit il faut penser les médias locaux comme l'école. L'école, elle sert à créer des citoyens.
Les médias locaux, ils servent eux à créer des démocrates, à des gens qui sont attachés à ces valeurs-là. Et en fait, je pense que ça résume un peu le tout et cette notion d'engagement elle est inclue dans l'idée d'être démocrate et d'être attaché à ces valeurs-là.
Vous décrivez une polarisation qui n'est plus conjoncturelle mais plutôt structurelle. Pourquoi on accuse les médias d'alimenter cette polarisation ? Pourquoi les médias ? Et ça, c'est aussi
un héritage qui est une question à 100 mètres. C'est la question à 200.
C'est la question du journaliste du service public qui est un peu agacé quand même.
Non, mais qui est... C'était d'ailleurs assez intéressant. Ça, c'est pas sur le rapport mais sur l'autre note de voir à quel point il y a une forme d'héritage historique là-dedans.
Nous, ce qui nous permettait de relativiser un peu aussi le moment de crise médiatique qu'on suppose ou qu'on entend parce que dans les années 90 moi aussi un peu plus tard Élive mais on a d'une certaine manière on a tous les trois grandi avec un peu les mantras qu'on entend à l'école de les gens ne lisent plus la presse écrite va disparaître maintenant tout va se faire en ligne l'audiovisuel public va s'effriter va disparaître donc on a grandi avec cette croyance-là que finalement les médias étaient presque voués à la fois à l'échec et à la mort et quand on a fouillé on s'est rendu compte qu'il y a quelque chose qui existe depuis un peu plus longtemps que ça qu'il y a un héritage historique quand on a fait la note sur le paysage médiatique on s'est dit est-ce qu'on peut vraiment dire que les médias aujourd'hui plus qu'avant polarisent mettent de l'huile sur le feu aggravent la crise démocratique en fait pas du tout on en discutait moi ça m'a fait penser à un bouquin de Balzac qui est Les illusions perdues qui a été adapté en film en 2021 je crois et ça montre très bien ça ça montre que déjà à cette époque-là en 1837 quand le bouquin sort on décrit une manière de fonctionner de la presse qui est à peu près la même que celle d'aujourd'hui et où il y a effectivement de la presse d'opinion ou de la presse qui va chercher à conforter des idées il y a de la presse qui va chercher à mettre de l'huile sur le feu ça a toujours existé donc il faut relativiser aussi cette responsabilité-là des médias je pense qu'aujourd'hui comme on le disait il y a des facteurs qui peuvent pousser les curseurs un peu au max et qui font qu'on a l'impression que c'est un peu exacerbé mais en réalité c'est un état de fait ça a toujours fonctionné comme ça et parfois c'est même peut-être un peu ce qu'on cherche à certains moments
la demande crée l'offre crée la demande et ça s'auto...
et c'est pour ça que l'originalité peut-être du regard qu'on porte maintenant dessus c'est justement de se dire que la tension information-opinion dont on parlait au début de l'émission elle est toujours vraie elle est toujours réelle il y a des endroits où on ne se cache plus de dérouler peut-être moins d'informations et plus de ressentis ou d'opinions et d'autres endroits où l'opinion et où l'information est affirmée comme justement un rempart à ce type de presse et où le cadre nous qui nous semble peut-être plus intéressant à regarder c'est vraiment polarisation-réconciliation parce que derrière il y a des acteurs qui ne sont pas mus par le même objectif et où à certains endroits le phénomène de polarisation s'il peut entraîner de l'audience du buzz et ressembler un peu à la société qui est un peu comme ça aussi va mécaniquement amener à fragiliser la démocratie parce que derrière la polarisation c'est les autocrates qui attendent en fait à l'inverse de la réconciliation qui peut prendre plus de temps mais qui permet d'avoir un pilier de la démocratie de défendre en tout cas les médias comme un pilier de la démocratie
vous écrivez que les réseaux sociaux ont transformé les médias en miroirs déformants est-ce que c'est le cas ?
ça c'est ma deuxième marotte ça c'est ma deuxième marotte c'est en tout cas c'est de dire d'abord il y a deux précautions d'usage la première c'est pas d'être accusatoire donc il y avait
des mots anxiété à 17h17 et la 17h32 on a un excellent rythme de rendre dans l'ombre
je suis pas loin du banco non je plaisante c'est très parlant le premier nous la première précaution qu'on a c'est d'abord de ne pas tirer à bouler roue sur le paysage médiatique dans son ensemble et la deuxième qu'on a c'est pas de dire que les réseaux sociaux sont responsables de toute la polarisation et toutes les crises dans lesquelles on vit mais que regarder la société à travers uniquement ou de manière peut-être significative les réseaux sociaux on les regarde à travers une bulle qui est déformante et donc ça brouille ce qu'on peut ressentir de la société ça brouille la manière dont on peut la regarder et dont on peut l'informer aussi d'une certaine manière pour ça que l'initiative de la PQR elles sont intéressantes ça permet en fait de remettre du lien et de recréer des espaces parce que comment est-ce qu'on dépolarise une communauté une société ou un groupe social c'est en recréant de la conversation en recréant du dialogue il y a deux quand on a fouillé pendant l'été en travaillant de ça on a trouvé deux initiatives qui sont passionnantes là-dessus c'est la BBC en 2012 qui a lancé un projet qui s'appelle le Listening Project et qui est une initiative qui visait à collecter des témoignages de gens pouvant envoyer par audio des témoignages de comment est-ce que les gens parlent d'un sujet d'actualité pour justement nourrir les rédactions de dire c'est ces mots-là qui sont employés c'est ce regard-là qui est porté plus récemment il y avait la télévision publique suédoise qui a lancé un programme qui s'appelait Venez prendre un café avec la SVT qui est la télévision publique suédoise où tout le monde dans la rédaction que ce soit la direction les journalistes ou finalement tous ceux qui à un moment fabriquent de l'info dans cette chaîne télé allaient prendre un café avec les habitants pour discuter avec eux c'est pas forcément filmé ou retranscrit mais c'est une manière de s'imprégner comme ça au plus près de la réalité de la société On me dit que le téléphone sonne de Fabien Synthèse
au cinquième étage de la maison de la radio et puis que le talk de France Info aussi au quatrième étage de la maison de la radio Élise
Non oui ce que je voulais dire et juste pour compléter ce que disait Dorian c'est la formule qu'on utilise dans la note mais c'est en fait de dire les médias aujourd'hui ils ont plus seulement un rôle ils doivent plus seulement ressembler à la société l'enjeu c'est plus seulement ça c'est de rassembler et c'est ce que font du coup très bien c'est ce que fait très bien la BBC c'est ce que fait très bien cette chaîne de télé suédoise parce qu'ils vont à la rencontre des gens comme on le disait tout à l'heure ils les connectent et puis je pense qu'ils comprennent aussi mieux ce dont ils ont envie et ce dont ils ont besoin et ça c'est quand même crucial je crois
Alors Régine c'est pas dans leur cahier des charges les médias de rassemblée on va dire que c'est une sorte de préconisation morale
moi je crois que si pour un journaliste certainement oui je pense que l'enjeu c'est toujours d'essayer de reprendre et de retrouver et d'essayer de donner de la visibilité à ces chemins là je pense qu'aujourd'hui et c'est ce qui ressort un peu des travaux c'est qu'aujourd'hui il y a plusieurs facteurs qui font que c'est plus complexe et donc il y a peut-être plus d'efforts à mettre dans cet enjeu là
Alors est-ce qu'on peut reprocher aux médias d'être responsables de la crise démocratique ou est-ce qu'on leur demande pas un petit peu trop ça ressemble à un petit peu à la question que je viens de poser est-ce que les attentes ont changé et placent les médias à un autre endroit
je pense qu'ils ont une nouvelle responsabilité enfin ils ont une responsabilité plus forte parce que le moment est peut-être plus intense plus grave mais cette responsabilité là ils l'ont toujours eu est-ce que tu veux compléter mais oui et en fait nous c'est un peu notre c'est un peu ce qu'on écrit c'est de dire que on regarde pas le paysage médiatique ou les médias comme ni forcément un symptôme ou un aggravateur de crise démocratique mais comme l'opportunité d'une solution il y a en tout cas cette responsabilité là d'être à un moment une solution aux enjeux démocratiques tu parlais de mission tout à l'heure on sait que par exemple pour l'audiovisuel public c'est dans l'ADN la réconciliation ça fait partie de c'est une mission de service public que de participer à ça et pour plein d'autres médias parce que vous êtes un service public et pour toute une partie du reste du paysage médiatique il y a parfois eu du fait des tensions de part d'audience de part de marché de tensions liées aux revenus aux modèles économiques de uniquement se penser comme des acteurs économiques et nous on plaide un peu pour ça sans être naïf complètement sur les enjeux économiques qu'il y a derrière mais de dire que les médias ne sont pas qu'un opérateur économique ou qu'une entreprise comme les autres c'est aussi un acteur civique aussi et surtout un acteur démocratique il y a eu un moment où c'est très à la mode on parle de RSE partout de responsabilité sociale des entreprises pour toutes les boîtes c'est même devenu un slogan ou des slogans un peu marketing on pourrait se dire aussi que les médias ont aussi à inventer dans ce moment-là leur rôle civique réinventer leur rôle démocratique et peut-être imaginer un nouveau rapport avec la société c'est un peu je pense nous le fil rouge qu'on a délié à toutes les échelles et sous toutes les formes le print les journaux ou les radios ou les télés il y a quelque chose qui est très intéressant qu'on a observé sur justement ce repositionnement et cette nécessité d'entrer dans une nouvelle logique c'est quand on regarde les slogans des chaînes de télé notamment pendant des années ils ont tous mis en fait c'était une logique de marque c'est-à-dire qu'il faut que le nom TF1 soit visible il faut que le nom soit visible là où tout d'un coup on a vu une évolution qui s'est faite quasiment en même temps pour tout le monde où l'idée c'était plutôt les slogans c'est on est ensemble on partage des moments ensemble toute cette idée de rassemblement toute cette idée de on est en train d'essayer de recréer de l'espace commun de recréer des espaces de dialogue et c'est hyper visible du coup quand c'est au niveau des slogans parce que c'est ce qu'on retient aussi c'est ce qui est diffusé très largement et c'est une illustration je pense de justement ce repositionnement et cette nouvelle responsabilité qui n'est pas en fait nouvelle je reviens sur ce que j'ai dit mais en tout cas qui est encore plus marquée on a chacun nos options qui est encore plus marquée aujourd'hui qu'elle ne l'était avant
allons prendre l'air dans le chat notre Siscom qui nous dit il faut aussi relativiser notre intelligence ou notre supériorité par rapport aux époques précédentes on n'est pas tellement plus évolués au final non certainement non Harold nous dit pourquoi ne pas afficher un logo information et un logo opinion sur les chaînes d'info car on y voit souvent des intervenants qui n'ont aucun lien professionnel avec le sujet traité je pense Harold ne s'adresse pas à vous évidemment Siscom revient les réseaux sociaux c'était bien avant que ça devienne des machines à argent et à influence certainement un peu excessif Volca qui complète les réseaux sociaux ne permet-il pas justement de critiquer les médias est-ce que ça n'énerve pas les médias justement les médias sont sur les réseaux sociaux les médias sont agacés comme tout le monde par des choses qui surgissent sur les réseaux sociaux bien entendu et Fred Schoenen qui dit personnellement je préfère les statistiques aux anecdotes mais ça tombe bien le rapport est rempli de statistiques
il me semble vous régaler il y a beaucoup de chiffres beaucoup de chiffres intéressants et nous on n'est pas dans une logique on est dans une logique aussi d'observateur on essaie de capter le terme qu'on adore employer c'est les signaux faibles de capter des tendances ou de capter des choses pour voir ce que ça dit d'un moment de ce que ça peut dire d'une évolution ou de si on est un peu prospectif aussi de de s'alerter c'est-à-dire de se dire il y a aussi des moments où il faut que collectivement on soit dans un moment d'alerte pour justement innover tester d'autres choses et voir comment comment recréer ce lien de confiance et comment ça réagit du côté des auditeurs des lecteurs des téléspectateurs tu parlais de modèle économique
est-ce que la réconciliation ça peut vraiment devenir un nouveau marché d'audience boule de cristal doigt mouillé
vas-y toi
je dirais que je j'ai réussi à Réon
moi je suis assez optimiste on est assez optimiste à se dire qu'il y a une attente de l'opinion vis-à-vis de la réconciliation et que cette attente là elle peut devenir aussi de nouvelles audiences bon c'est vrai que quand on regarde les chiffres de médiamétrie ou autre pour l'instant ce qui fait plutôt recette c'est la course à la polarisation c'est le crispant c'est le crispant c'est le crispant c'est le c'est plutôt l'opinion c'est plutôt presque l'émotion d'une certaine manière mais parce qu'il faut aussi en face faire le le travail de d'installer la réconciliation comme une grille de lecture de la société comme une grille de la fabrique de l'information et que il y a autant de gens qui attendent aujourd'hui de l'apaisement dans la société qui attendent de la réconciliation que de gens qui espèrent l'inverse il y a une étude de l'institut Bonafidé qui a été faite pour France TV qui dit qu'il y a 88% des français aujourd'hui qui ont envie de réconciliation c'est bien la preuve
mais qu'est-ce qu'on met derrière ce mot réconciliation j'aurais peut-être pu poser cette question au début pardonnez-moi
on se parle on échange je pense qu'on réapprend aussi à se parler je pense qu'aujourd'hui il y a un sujet aussi où parfois le dialogue est compliqué parce qu'on ne s'écoute pas forcément ça vient surtout de l'écoute aussi voilà et puis on a le droit d'être pas d'accord on a le droit d'avoir des opinions qui sont contraires en revanche on continue à se parler et je pense que c'est par cette voie-là qu'on peut aller à la réconciliation on perd mon stylo oui derrière le mot réconciliation nous ce qu'on ce qu'on met dans la question du dialogue c'est que même la démocratie elle a une tradition orale c'est l'échange et c'est si on prend la définition par l'inverse quand on regarde la définition de la polarisation la polarisation elle n'est pas toujours négative par exemple la polarisation politique elle est plutôt saine pas avoir les mêmes opinions et confronter des regards ou des idéologies c'est plutôt sain en démocratie la démocratie ne vit que par cet affrontement à un moment aussi entre des opinions contraires ce qui permet de les réguler et de les faire cohabiter coexister mais ce qu'on a vu apparaître ces dernières années c'est ce qu'on appelle la polarisation affective c'est à dire qu'il y a un moment où le clivage est si fort qu'on ne cherche pas à se convaincre on ne peut juste plus parler ensemble et on voit l'autre pas comme quelqu'un avec qui discuter mais comme quelqu'un avec qui le dialogue est impossible on voit l'autre comme un adversaire et c'est ça peut-être que cette nuance là qu'il faut travailler dans la question de la polarisation c'est de se dire qu'il y a des endroits où il doit y avoir de la polarisation politique des opinions au contraire et d'autres endroits où on ne voit que de la polarisation affective et qui devient presque un moteur
il y a des vilaines langues qui vont dire qu'à tout prix remettre le citoyen dans la fabrique de l'information c'est un peu démago comment on fait pour que ce ne soit pas démagogique
c'est quoi la limite
c'est quoi les outils si vous en avez une idée bien sûr
c'est un peu ce que Dorian évoquait tout à l'heure avec des initiatives comme celle de la BBC comme celle de cette télé suédoise dont je ne prononcerai pas le nom parce qu'il est beaucoup trop compliqué mais en fait c'est l'idée on peut inclure aussi les gens dans les réflexions et à partir du moment où on les inclut vraiment et on écoute vraiment ce dont ils ont besoin c'est pas de la démagogie parce qu'on ne leur impose pas quelque chose et on ne leur laisse pas penser que c'est comme ça qu'il faut penser donc je pense que ça c'est une première piste de solution et puis après on l'a déjà évoqué mais toutes les initiatives plutôt en France sur le journalisme de solution en groupe comme Ebra qui lance une newsletter qui maintenant est plus consultée que la newsletter sport qui est quand même un des trucs les plus populaires et qui s'appelle Ici on agit et dans Ici on agit c'est juste voilà on raconte en fait ce que les gens font c'est pas de la démagogie c'est juste qu'on relaie en fait les médias se font les vrais relais de ce qui se passe dans un territoire et dans un écosystème
Il y a des grosses chaînes qui font de grosses audiences qui sont des chaînes d'info en continu comment on fait venir le citoyen dans la production d'info en continu c'est pas vraiment possible
Il y a des tentatives Non mais j'imagine
J'essaie d'imaginer ce que nous pourrions faire par exemple à France Info à part donner un droit de réponse à part envoyer des reporters sur le terrain parce que les reporters sont sur le terrain on pense toujours qu'on est dans une tour c'est vrai que la maison de la radio c'est une tour mais les gens en sortent quand même ils prennent même des avions des bateaux et ça pollue mais bon ça permet d'aller voir ce qui se passe dans le monde mais à part ça
Il y a ce qu'on fait en ce moment Il y a ce qu'on fait en ce moment Quand les gens posent des questions directement auxquelles on répond ils rentrent dans la fabrique Donc c'est pour être plus d'interactivité Oui Ils rentrent dans la fabrique de ce débat Ils l'orientent Ils le challengent Donc il y a cette interactivité là dans le téléphone sonne aussi mais d'ailleurs c'est un peu presque vieux comme la PQR c'est-à-dire que même dans les journaux écrits il y avait courrier des lecteurs Il y avait courrier des lecteurs Et donc l'enjeu Il y avait des petites avances Voilà Mais l'enjeu c'est de passer vraiment pas seulement d'être dans l'écoute mais aussi de rentrer dans le dialogue dans la conversation et d'avoir cette interaction là où on pourrait attention troisième marotte utiliser des outils de la participation citoyenne
Très régulier Oui
Je suis 45 On y est Je vais répéter qui est de mettre des outils de participation citoyenne de démocratie participative dans la création de la production de l'info On pourrait imaginer je ne sais pas que Radio France chaque année il y ait une convention citoyenne avec des citoyens tirés au sort représentatifs de la diversité de la société qui participent à donner les priorités des thèmes éditoriaux qui seront discutés ou des missions à mettre en avant ou autres de manière très très interactive et basée sur une forme un peu participative délibérative comme ça de la construction des chaînes de programmes ça c'est une piste qu'on évoque nous dans la note comme solution un peu concrète et de ne pas le faire et ça c'est peut-être justement important de ne pas le faire dans une logique marketing c'est-à-dire de ne pas le faire en se disant on va réellir un panel d'éditeurs un panel de téléspectateurs pour c'est-à-dire pas ceux qui sont déjà en fait devant les écrans pour savoir à quel moment ils ont adoré un programme ou à quel moment ils ont décroché donc pas dans une logique marketing mais basculer dans une logique vraiment civique en fait et démocratique et donc de réunir la diversité de la société telle qu'elle existe et pas seulement celles qui regardent les chaînes d'info ou d'autres programmes c'est d'ailleurs plus intéressant parfois d'écouter ceux qui ont déjà pris la voix de l'exode informationnel que celles de ceux qui sont devant leur télé et abonnés à des types de presse
de tous ces constats de toutes les préconisations que vous faites est-ce qu'il y a des choses des endroits qui sont très négatifs pour le débat qui nous occupe mais qu'il faut accepter je pense à rien en particulier je vous pose vraiment la question
ouais c'est dur comme question
des endroits où ou des choses négatives qu'il faudrait d'ores et déjà accepter puis les considérer comme un facteur des facteurs qui ne bougeront plus et qu'il faudra faire avec
on n'est pas trop résigné non non non je crois pas non mais ça fait penser à la tribune il y en a qui par exemple
pourraient dire l'info en continu il y a des gens qui ne supportent pas l'idée de l'info en continu chacun peut se faire son avis sauf qu'il s'avère que depuis que l'information existe le citoyen l'être humain demande d'être de plus en plus informé il a toujours voulu être informé et je ne vois pas comment on pourrait arrêter la production d'info de plus en plus en continu et de plus en plus dense par exemple là où je sais qu'il y a beaucoup de gens qui concernent de l'info en continu mais avec quand même des réserves
je pense qu'aujourd'hui on a tellement de canaux différents tellement de formats tellement de manières de s'informer je pense que n'importe quelle personne qu'on interroge dans la rue ne s'informe pas de la même manière donc je ne suis pas sûre qu'il y ait des choses négatives qu'il fallait accepter je pense qu'il faut juste respecter l'idée que chacun a décidé de s'informer l'exemple de la chaîne d'info en continu c'est intéressant il y a des gens qui ne supportent pas ça qui ne peuvent pas regarder ce truc-là et qui regarderont toute leur vie le 20h parce que c'est en rendez-vous et il y a ceux qui adorent les chaînes d'info en continu très bien si ça leur permet d'avoir un niveau d'information qui est intéressant pour eux qui leur suffit qui leur convient moi je ne pense pas qu'il y ait des choses sur lesquelles il fallait être résigné et dire ça de toute façon ce n'est pas bien ou c'est moins bien et on s'en contente la pluralité des canaux fait qu'aujourd'hui je pense que tout le monde peut y trouver son compte oui tant qu'on arrive à faire la différence entre information et opinion il y a quelqu'un tout à l'heure qui parlait d'une pastille pour remettre là ici info ici ça a été porté cette idée enfin pas telle quelle mais il y a eu une tribune il n'y a pas longtemps de 11 économistes assez connus d'ailleurs dont deux prix Nobel qui justement portaient l'idée de dire il faut créer une marque de médias d'intérêt public ce n'est pas forcément des médias de services publics mais c'est des médias qui sont considérés comme ayant une source d'information assez fiable et de bonne qualité pour apporter justement cette richesse pour que chacun puisse construire après sa propre opinion et ne soit pas dans une logique idéologique ou en tout cas de fabrique de l'opinion qui servirait des intérêts politiques et ça c'est intéressant parce que derrière on pourrait y mettre toute la diversité mettre en avant toute la diversité d'ailleurs des médias aujourd'hui notamment des médias indépendants ou plus petits où ils mettent justement en avant toute cette diversité de canaux dont parlait Elis il y a boire et manger pour tout le monde chacun peut trouver son mode le médias à consommer qui lui convient le plus et d'une certaine manière le droit de la presse
règle déjà ces problèmes de véracité de l'information de diversité il y a l'ARCOM il y a de la régulation des régulateurs il y a du normatif en fait c'est parce qu'il suffit de l'appliquer ou alors c'est une affaire de modèle économique avec des petits et des gros des gros qui imposent un tempo aux petits mais tous les outils
sont préexistants non ?
les outils sont préexistants mais et on le voit dans un moment où le numérique et les nouvelles formes de notamment en ligne de mobilisation ou de ou de discussion c'est des endroits où l'innovation va très vite où l'innovation va presque plus vite que à la fois dans le paysage médiatique mais aussi que dans les cadres réglementaires qui existent et donc il y a cet enjeu à ne pas se dire que tout doit être réglementé ou codifié mais qu'on doit éclairer les gens sur le type d'information qu'ils reçoivent et comment ils la traitent on va avoir les mêmes sujets sur l'IA on va avoir les mêmes questionnements de à quel moment est-ce qu'on est obligé de dire que des supports ou autres ont été créés avec de l'intelligence artificielle ou pas à mesure que va s'effriter la différence entre le réel et ce qui est fabriqué par l'intelligence artificielle c'est ce que tu disais tout à l'heure sur les réseaux sociaux il y a des endroits qui reprennent tous les codes de l'information où on a du mal à savoir ce qui relève vraiment de la fabrique d'une information fiable et de qualité ou d'autres endroits où derrière se cache un autre message
c'est ce que disait Michael dans le chat les consommateurs risques d'informations ne font aussi plus la différence entre une chaîne d'information une chaîne d'opinion et un blog les cartes sont souvent brouillées volontairement par les acteurs pas toujours les cartes sont souvent brouillées volontairement par les acteurs Élise ?
Encore une fois c'est une question très difficile j'ai toutes les questions alors que Dorian il y a les omelettes
il fait toutes ses marottes il n'y a pas vraiment de réponse oui il y a certainement des acteurs qui brouillent volontairement les cartes mais c'était déjà les cas des publics communiqués dans la presse papier c'est pas neuf tout ça à horizon 10 ans vous voyez quoi ? vous êtes monsieur et madame soleil c'est quoi ? c'est une recomposition du paysage médiatique une nouvelle grammaire de l'information un effondrement pour renaître tel le phoenix
phoenix c'est pas mal pardon à horizon 10 ans qu'est-ce qu'on voit ? je pense que le paysage médiatique va continuer moi je pense que en termes de canaux on va continuer à avoir des nouveaux formats ça c'est à peu près on continue encore à en voir aujourd'hui moi je pense plutôt mais pas tant que ça en réalité est-ce qu'il y a tant que ça
de nouveaux formats ?
quand même je vais redire ce que disait Dorian mais qu'est-ce qu'on fait là ?
ce format est nouveau parce qu'il est maintenant c'est derrière un écran mais ça existait
oui ça existait déjà mais je pense que c'est calme
c'était le téléphone sonne finalement oui
qui est une vieille émission
et le téléphone sonne s'était inspiré je crois d'une autre émission qui était encore plus vieille
moi je pense que c'est le répondeur
des auditeurs par exemple
il n'y a pas de je ne sais pas comment on sera dans 10 ans par contre ce que je pense
je te coupe une dernière fois on a toujours prédit la fin du journal de 20 heures par exemple si tous les ans on dit que le journal de 20 heures va s'effondrer que dans les écoles de journalisme on vous apprend plus ou moins on vous susurre que c'est ringo en fait le journal de 20 heures est encore le truc qui fédère les gens et qui crée peut-être même un peu de lien entre les gens avec les matinales ils sont très attachés pardon je ne te coupe plus du tout pendant 2 minutes 10
je ne sais pas comment on sera dans 10 ans par contre ce que je pense c'est qu'on peut imaginer un monde idéal du paysage médiatique dans 10 ans je pense que ce qu'on a dit au début pas chercher à continuer à être dans cette chercher à ressembler à tout prix et donc avoir cet effet miroir déformant allons chercher de la conversation et cherchons à rassembler les gens je pense qu'il y a quelque chose aussi qu'on n'a pas trop évoqué mais on a un rapport à l'info aujourd'hui qui est un peu particulier parce qu'il est il est très émotionnel en fait il est très passionné passionnel plutôt donc il faut peut-être justement dépassionner ce rapport à l'info et avoir peut-être une vision un petit peu plus froide de ce qui se passe et prendre un petit peu plus de hauteur sur les informations qu'on reçoit et la dernière chose et ça pour le coup c'est ce qu'on évoquait avec toutes les solutions et toutes nos anecdotes désolé pour toutes les anecdotes mais c'est quand même intéressant mais c'est comment est-ce que il y a quelques statistiques quand même des statistiques mais comment est-ce qu'on continue à chercher en fait associer les citoyens passer de ce qu'on dit enfin cette démarche d'écoute à cette logique de conversation on parle ensemble on dialogue et je pense que si on arrive à tenir ces trois choses ensemble on devrait dans dix ans on sera pas mal mais pas forcément dans dix ans ça peut arriver demain
Bandini Bandini a une question très méchante salut Bandini merci de nous rejoindre merci de poser cette question la presse écrite est-elle supérieure aux médias TV et vidéos et vous n'avez pas deux heures et donc là on va créer un schisme entre tous les journées moi je voulais faire la presse écrite quand j'étais à l'école de journalisme par exemple et je trouvais que la télé et la radio c'était vraiment naze vraiment vraiment vraiment vraiment en fait j'ai fait plutôt de la radio puis de la presse web puis un peu d'écrit puis puis puis de la radio puis Twitch voilà pour hasard et donc c'est un peu de la vidéo et ça m'a permis de rencontrer des gens qui font de la télé et franchement il y a des journalistes d'extrême qualité partout et des documentaristes télé, vidéo et des gens qui racontent de belles histoires aussi en presse écrite je ne ferai plus d'hierarchie maintenant alors que j'en ai fait beaucoup plus jeune on nous demande notre avis bah oui
non il n'y a pas de mais c'est vrai qu'il y a toujours comme ça un peu dans l'imaginaire collectif cette noblesse de la presse écrite versus d'autres mais justement le rapport sur la PQR montre que il y a aussi dans la presse locale ou dans les médias locaux dans notre approche aussi de l'audiovisuel des radios indépendantes des télés locales il y a aussi un attachement très fort à la télé à l'échelle locale c'est un des premiers modes de consommation d'ailleurs dans certains endroits donc il n'y a pas d'hierarchie à avoir je pense qu'il y a peut-être des rites différents des habitudes différentes des temporalités aussi différentes tu disais prendre de la hauteur et regarder de manière un peu plus froide il y a c'est un peu comme danser le tango on peut changer des rythmes en cours et celle-là je ne l'avais jamais faite elle est improvisée le coup du tango très élégant ah non mais il fallait
chuter tu ne peux pas baisser ça un suspense
insoutenable on se couchera
moins imbécile on peut changer de rythme pendant le tango pour ceux qui ne savent pas alors peut-être que pas du tout d'ailleurs alors que peut-être que pas du tout Dorian Dreuil excellent on sort de tango
il ne faut pas le dire
chers amis 17h57 passez de 10 secondes c'est quasiment le moment de la fin la tradition dans le talk de France Info c'est que je vous laisse le mot de la fin ou celui de la suite et que ça peut durer longtemps si tu veux Élise
le mot de la fin moi je pense qu'il faut continuer à observer un peu tout ce qui se passe dans ce paysage médiatique dans les prochaines années je pense que comme on l'a rappelé au début on a quand même des grosses échéances qui arrivent importantes d'un point de vue démocratique et puis en continuant d'observer ça essayer de garder nos petites boussoles et de prendre un petit peu de distance pour voir comment ça évolue
Merci Élise Dorian
le mot de la fin ou celui de la suite Il est assez similaire mais peut-être terminé par une formule qu'on aime bien tous les deux qui est d'espérer que le paysage médiatique en tant qu'infrastructure puisse devenir d'une certaine manière des artisans de la réconciliation des ingénieurs de la réconciliation en miroir avec cette formule devenue célèbre de Julien O'Don-Poli sur les ingénieurs du chaos Et les mendiants
de l'amour certainement 17h58 passé de 15 secondes Merci Dorian Dreux Merci Élise Lallan Larieux Merci pour cette passionnante mise en perspective dans le chat Vous restez avec nous Vous restez vraiment avec nous On fait une courte pause pour accueillir nos deux prochains invités On va parler Macronie On va parler jeune avec Macron On va parler fraude électorale On va parler crise interne On va parler crépuscule Crépuscule d'un mouvement qui derrière une unité de façade va t'en raconter et des postes Instagram enthousiastes vit sa première crise ouverte en une décennie d'existence Une décennie c'est 10 ans et 10 ans c'est long C'est dans moins de 2 minutes Vous ne bougez pas On revient dans un instant A tout de suite 18h05, une seconde dans le Toc de France Info en direct sur Twitch et TikTok depuis le studio Clémentine Vernieu Le Calot 116 Avenue du Président Kennedy à Paris à la Maison de la Radio de la Musique Merci d'avoir patienté Bienvenue à toutes celles et ceux qui nous rejoignent Vous êtes plein ce soir C'est chouette de vous lire C'est chouette de vous retrouver aussi pour certains Salut Christel notamment Nous quittons la sphère médiatique les défiances les défis et les raisons de croire à la réconciliation entre les médias et les citoyens pour une démocratie ravigorée et on file avec une lampe frontale dans la pénombre au dossier qui se trame chez les jeunes en marche Les jeunes en marche ce sont les ex-jeunes avec Macron le mouvement qui a porté la candidature d'Emmanuel Macron désormais le Président de la République un mouvement secoué par des crises internes et un vent de contestation depuis l'élection contestée l'été dernier de son nouveau Président ce sont des révélations de la cellule d'investigation de Radio France une enquête menée par l'excellent Stéphane Per et justement salut Stéphane bonsoir Salut à toi Bonsoir Stéphane Per grand reporter à la cellule d'investigation de Radio France a été coté l'excellente Aurélie Herbemont des journalistes de talent chef adjointe du service politique de France Info bonsoir bienvenue à tous les deux alors un peu de contexte je vais essayer de faire relativement vite pour savoir de quoi on parle l'été dernier l'élection du nouveau Président des Jeunes en marche les GEM a été remportée par Louis Rogbert dont plein de gens n'avaient pas vraiment entendu parler avec 63% des voix face à Nolwenn Pelven Pelven
Pelven
mais des soupçons de manipulation du scrutin émergent rapidement sur près de 27 000 adhérents revendiqués seuls 2637 ont voté l'écart de voix la chronologie des votes suscitent des doutes sur l'intégrité du vote la commission électorale limite la consultation de la liste d'émargement la candidate perdante Nolwenn Pelven refuse d'y accéder dans ces conditions la liste finalement a été détruite une élection qui révèle des tensions internes au sein des Jeunes en marche avec des cadres historiques qui aient des nouveaux leaders Stéphane ça part d'où ton enquête et qu'est-ce que tu as découvert ?
alors c'est très bien résumé déjà je dois dire que cette enquête elle est un peu inopinée on va dire que pour nous c'est un peu une enquête flash c'est-à-dire que en gros on a dû travailler sur plusieurs semaines plusieurs mois oui ça dépend là c'est pour tout avouer pas beaucoup de jours en fait deux semaines environ pas que ça mais voilà en gros l'alerte elle vient par notre plateforme d'alerte on a une plateforme qui est cryptée qui nous permet d'obtenir de la part de n'importe qui des témoignages totalement anonymes et des gens avec qui on commence à évoquer en fait le sujet à essayer d'échafauder si c'est traitable pour nous si c'est une histoire à raconter sur l'antenne de France Info ou ailleurs sur Radio France et donc on est alerté en fait d'une polémique qui est passée un peu sous les radars des services politiques et qui surgit maintenant parce qu'on sent qu'elle n'avait pas vocation à être médiatisée c'est que au moment du congrès de renaissance à Arras en septembre tous les jeunes en marche sont en ébullition parce que l'élection du président a été discutée contestée et a provoqué beaucoup de remous avec un soupçon c'est ce qu'on évoque un soupçon de fraude ou tout au moins de gonflage on va dire un peu des urnes électroniques parce qu'il faut savoir que les jeunes en marche en fait ils sont comme pas mal de mouvements c'est un mouvement associatif il faut le dire pour leur vie démocratique ça se passe sur internet c'est pas un parti politique c'est une association politique affiliée à renaissance et donc pour renouveler leurs instances et notamment leur président et bien ils font ça sur plusieurs jours et ils votent sur internet voilà le fond de ce sujet là c'est savoir effectivement s'il y a une manipulation il y a des soupçons il y a eu un vrai débat au sein des GEM qui a pas été médiatisé et puis il y a une vraie question aussi sur la représentativité je dirais des adhérents des sympathisants de cette association ils revendiquent plus de 30 000 adhérents
il suffit d'une adresse mail pour se revendiquer mais en fait
il suffit d'une adresse mail pour être adhérent et il y a des soupçons en fait le fond du truc c'est ça c'est qu'il y a des soupçons en fait qui est derrière des adhérents en fait des militants qui essayent de manipuler un peu le vote voilà c'est un peu ça le fond du truc alors ça peut paraître anecdotique mais nous si ça a accroché notre intérêt aussi c'est que ça raconte aussi des querelles un peu de chapelle de courant au sein des GEM et surtout ça raconte aussi une petite unité association politique qui on sait a joué un rôle quand même dans l'accession d'Emmanuel Macron un grand rôle tout à fait dans les débuts mais aussi ça raconte aussi comment une association se positionne aussi dans cette grande recomposition du jeu politique aujourd'hui les GEM ils sont confrontés aussi mais comme les jeunes socialistes comme les jeunes pop enfin les jeunes LR à une recomposition du paysage politique et donc ça se frite ça se fight ça se bagarre et ça peut aussi tirer sur la vie démocratique interne
Aurélie je te vois acquissée largement quelque chose qui ne te semble pas nouveau
c'est vrai que ça n'est pas fondamentalement nouveau tous les partis politiques et donc là en l'occurrence les mouvements de jeunesse peuvent être traversés par des scrutins internes où il y a des soupçons de fraude je ne vais pas vous refaire ici l'histoire du congrès de Reims en 2008 au Parti Socialiste entre Ségolène Royal et Martine Aubry où il y a eu des accusations de triche mutuelle il y en a eu aussi sur les derniers congrès au Parti Socialiste pas le tout dernier mais l'avant-dernier le congrès de Marseille et puis à droite aussi il y a eu la fameuse guerre Copé-Fillon en 2012 où il y avait des accusations aussi de triche mutuelle là où c'est intéressant c'est que les macronistes sont arrivés en politique en disant on va faire de la politique autrement on ne fait pas des partis on fait des mouvements et puis on voit que peut-être les tentations de bourrage d'urne et d'essayer de conserver le pouvoir d'une manière ou d'une autre j'ai envie de vous dire que c'est vieux comme la politique c'est pas nouveau c'est pas les premiers c'est pas les derniers
et c'est pas propre au mouvement de jeunes donc
non non les adultes les mouvements adultes aussi peuvent être très très sévères dans les guerres internes avec parfois des stratagèmes pour remporter les élections à tout prix
Stéphane du point de vue de la méthode comment tu as procédé comment a procédé l'enquêteur Stéphane Perrin
on vérifie déjà effectivement la nature des faits c'est à dire qu'on nous amène des éléments matériels qu'on vérifie on rencontre pas mal de gens off in aussi c'est à dire les dirigeants je dirais des gemmes on dit d'ailleurs les gemmes on dit les gemmes les gemmes les jeunes en marche la marque a un peu cramé on va dire jeunes avec Macron ça a changé ils ont voulu lors d'une rencontre là cet été en juillet dernier donner un nouvel élan et donc appeler les jeunes en marche les gemmes voilà donc sur la méthodologie c'est vérifié en fait si c'est pas que du règlement de compte si ça raconte aussi quelque chose de plus profond et là les indications que j'ai moi à travers les remontées aussi depuis la publication de cette enquête c'est que le divorce il est assez profond il y a un gros schisme en fait qui traduit aussi des courants qu'on retrouve aujourd'hui chez les renaissances et que vous analysez vous au service politique chez les grands frères c'est à dire qu'il y a il y a des attalistes il y a des macronistes il y a des gens qui sont plus sur une vision plus historique dans la dynamique je dirais 2016-2017 des jeunes avec Macron des débuts et puis d'autres qui sont dans une logique plus de communication d'organisation de comment on rabat en fait au maximum d'adhérents comment on motive et on électrise un peu les gens aussi sur les réseaux sociaux c'est autre chose c'est une logique de communication et puis il y a une logique d'idée il y a des camps qui s'affrontent aujourd'hui et qui recoupent d'une certaine façon les débats qu'on peut voir chez Renaissance Oui ce qui est intéressant c'est qu'on peut expliquer pourquoi les jams ont changé de nom puisque donc c'était les jams les jeunes avec Macron donc créés en 2015 avant même qu'Emmanuel Macron se lance officiellement dans la course à l'Elysée c'est quand il est ministre de l'économie à l'époque c'est même créé avant le parti Renaissance et donc là forcément en juillet Emmanuel Macron ne pourra pas se représenter à un troisième mandat puisque c'est limité par la constitution à deux mandats consécutifs donc les jams qui étaient le mouvement de jeunes avec Macron étaient un peu obligés de toute façon de changer et donc maintenant ce sont les jams les jeunes en marche donc ils ont gardé quand même c'est intéressant les initiales puisque en marche c'était donc avec les initiales EM d'Emmanuel Macron donc ça reste encore là mais théoriquement c'est aujourd'hui un mouvement de jeunes qui devrait être au service du nouveau patron du parti qui est en l'occurrence Gabriel Attal et on ne peut pas dire que les relations entre Gabriel Attal et Emmanuel Macron soient au beau fixe depuis qu'il y a eu la dissolution et que Gabriel Attal a dû quitter Matignon donc les jeunes peuvent aussi être traversés par les attalistes et les macronistes ils peuvent aussi se manifester chez les jeunes comme on peut le voir chez leurs aînés
Stéphane t'as rencontré des tas de gens je crois t'as rencontré des résistances des défiances des difficultés particulières
pas vraiment moi ma spécialité c'est pas la politique ça a des inconvénients ça a des inconvénients mais ça a aussi des avantages en fait de justement de ne pas être dans la chronique politique au quotidien donc les langues se délient assez facilement aussi dans ce sens là et les difficultés non parce que je pense que quand il y a une scission comme ça qu'il y a une et c'est un peu notre fond de commerce j'ai envie de dire un sentiment d'injustice un désir de réparation et bien là effectivement on parle donc de ce côté là pas trop de difficultés en revanche de la part des dirigeants des GEM aujourd'hui donc du nouveau président Louis-Rogbert et puis d'Ambroise Méjean qui est un jeune qui a joué un rôle qui est l'ancien président des GEM et qui a joué un rôle très dynamique en fait je dirais dans toute cette deuxième époque je dirais des jeunes avec Macron là il y a eu une sorte un peu de j'ai ressenti ça en tout cas un peu de déni du divorce d'ailleurs ils nous ont envoyé il n'y a pas longtemps une demande de droit de réponse où ils affichent l'unité du mouvement ils estiment qu'il n'y a pas de divorce dans leur parti et que cette histoire qui n'a pas été au bout finalement puisqu'il n'y a pas eu le président a été élu finalement a été reconnu parce que le recours n'a pas été formé jusqu'au bout ça ne traduit pas finalement un vrai divorce ce n'est pas du tout les informations qu'on a on a plutôt les informations que ce mouvement de jeunes ce copycat un peu du mouvement renaissance chez les jeunes vit un mouvement un peu difficile et risque de vivre dans les prochains jours il y a un séminaire qui approche avec tous les référents les cadres qui montent à Paris risque de vivre aussi là encore un divorce un peu plus à ciel ouvert donc finalement c'est ce que tu disais tout à l'heure l'éthique qui était affichée aussi par En Marche on fait de la politique autrement etc qu'est-ce qu'on voit ?
on voit c'est la vie politique qu'un mouvement comme les jeunes En Marche ils vivent d'une certaine façon une crise de croissance comme ont pu le connaître les jeunes socialistes comme les jeunes pop où à des moments il y a des chapelles il y a des générations il y a des gens qui ont envie il y a des égaux et tout ça ça crée du ressentiment et puis des divisions donc l'unité elle n'existe pas tout à fait finalement même dans un mouvement de jeunesse
Alouane Belvene Louis Rogbert Ambroise Méjean c'est qui ces trois personnes qui occupent ton enquête qui sont-ils ?
Alors Louis Rogbert c'est un jeune qui vient de Cholet qui a 23 ans qui est un jeune qui a milité assez jeune assez tôt je dirais aux côtés des équipes des jeunes En Marche côté lycéen je crois mais puis étudiant aujourd'hui il est salarié de Sciences Po où il fait de la com mais il a été aussi conseiller au Quai d'Orsay à deux reprises donc il a une certaine expérience quand même de la politique il a plutôt un profil de communicant Nolwenn Belvene c'est une jeune militante qui vient on va dire des Français de l'étranger elle a une expérience plutôt à l'international c'est un profil qu'on trouve souvent chez les jeunes macronistes donc quelqu'un de très English fluent qui connaît un peu aussi le monde à l'international on va dire et qui elle est plutôt de la tendance des historiques macronistes avec plutôt si on va dans le détail plutôt Paul Ricoeur et tout toute cette historicité je dirais déjà des jeunes macronistes donc plutôt les premiers et puis Ambroise Méjean c'est lui que tu me citais on vient de le dire c'est l'ancien président il a marqué un peu le mouvement c'est lui qui par exemple était main dans la main avec Emmanuel Macron au cirque d'hiver il n'y a pas longtemps en juillet où il fêtait les 10 ans du mouvement et où Emmanuel Macron est venu en invité surprise de cette réunion réunion très intéressante en juillet puisqu'effectivement les james deviennent les james donc les jeunes en marche Gabriel Attal évidemment vient au cirque d'hiver pour essayer de séduire ces jeunes militants qu'il espère être une force militante pour lui pour la présidentielle de 2027 Gabriel Attal est très applaudi et puis d'un seul coup il y a la surprise du chef Emmanuel Macron qui débarque en personne donc celui pour qui cette association a été créée celui pour qui ces jeunes se sont engagés il y a déjà plusieurs années et Emmanuel Macron leur explique en gros qu'il ne faut pas l'oublier et qu'il aura sans doute besoin d'eux aussi pourquoi pas à l'avenir et pourquoi pas en 2032 ça avait un petit peu douché Gabriel Attal de voir arriver Emmanuel Macron et quasiment annoncer qu'il pourrait être à nouveau candidat à la présidentielle en 2032 c'est un petit peu mes militants Gabriel tu seras gentil de ne pas trop empiéter sur mes militants à la base ce sont les miens quand même donc c'était une guéguerre sur scène assez savoureuse à regarder pour les observateurs politiques
les municipales arrivent à grands pas le mouvement est dans quel état ?
alors le mouvement des jeunes ou le mouvement global ?
le mouvement des jeunes
le mouvement des jeunes je vous dis là c'est un petit peu je ne sais pas si c'est le chaos mais c'est un gros un gros un gros divorce en fait
ton enquête crée de l'inconfort visiblement parce qu'avant le taux je sais qu'il y a eu 2-3 appels de cadres qui pouvaient proposer des éléments de langage ce genre de choses pour rassurer il n'y avait pas de crise
oui oui il n'y a pas de crise mais c'est le preuve d'un parti de dire qu'il n'y a pas de crise quand il y en a une évidemment tout va bien si vous avez besoin d'explications oui voilà non je pense que factuellement il y a effectivement toute une partie des cadres de ce moment ils en comptent 250 je crois des cadres référents chez les GEM qui ne suivent pas en fait et ont senti qu'il y avait un déni de démocratie dans cette élection c'est pas rien ça signifie quelque chose il y a véritablement quelque chose qui cloche je dirais dans la vie interne de ce petit mouvement alors je reviens sur la question de la représentativité de ce mouvement parce que c'est important quand même on parle d'un mouvement qui revendique à la base 30 000 adhérents et puis en fait quand on fait le tri on voit ceux qui votent c'est quoi ces 2600 adhérents qui votent pour les instances sachant que sur ces 2600 le soupçon c'est qu'en fait ils seraient encore un peu moins et c'est quelque chose qu'on a vu d'une manière un peu épisodique dans tous ces mouvements là c'est il faut montrer en fait qu'on a de la surface politique qu'on a de la surface militante qu'on existe et qu'on est en capacité aussi de mobiliser large mais en réalité si on va dans le détail c'est pas sûr ça semble pas être le cas et ça c'est quelque chose qu'on a déjà vu aussi dans d'autres mouvements pourquoi ?
parce que c'est des mouvements aussi qui cherchent à exister auprès des grands frères auprès des partis qui sont au-dessus pour dire vous voyez on peut être une base militante on peut vous donner une dynamique et ça a été le cas pour Emmanuel Macron effectivement les JAM anciennes formules ont amené quelque chose de neuf ont amené du sang en fait neuf ont essayé de mobiliser aussi mais à la base ça partait d'un mouvement qui un peu comme la FAP de Molière voulait paraître comme un boeuf mais qui finalement était beaucoup plus petit
justement à la base de ce mouvement dans l'ancien temps des JAM et des JAM il y a la bande de Poitiers
la fameuse bande de Poitiers la fameuse bande de Poitiers c'était donc un groupe d'étudiants qui comme le nom l'indique faisaient leurs études à Poitiers une bande de copains qui sont retrouvés sur les bancs de la fac à Poitiers qui venaient plutôt du parti socialiste qui était déjà donc engagé politiquement et qui admire Emmanuel Macron alors ministre de l'économie et qui commence donc à monter les jeunes en marche alors il y a dans cette fameuse bande de Poitiers Stéphane Séjourné qui est aujourd'hui commissaire européen parmi les bras droits de la présidente de la commission européenne qui a été conseiller à l'Elysée qui a été ministre des affaires étrangères qui est vraiment resté un très proche d'Emmanuel Macron et puis dans cette bande de Poitiers c'est un peu éparpillé façon puzzle puisqu'il y avait aussi aux prémices donc déjà Sacha Houllier donc qui est député à côté de Poitiers et qui va sans doute se présenter au municipal à Poitiers d'ailleurs qui lui donc a été président de la commission des lois donc c'était une commission vraiment très importante à l'Assemblée pendant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron depuis rupture avec la Macronie puisqu'il trouve que ça a trop dérivé à droite puisqu'il vient du parti socialiste et donc aujourd'hui il est avec Raphaël Glucksmann et il siège avec le groupe socialiste et puis dans la série la bande de Poitiers s'est vraiment très éparpillée il y avait aussi Aurélien Taché qui est donc lui député du Val-d'Oise qui était macroniste de la première heure et qui aujourd'hui siège avec le groupe insoumis à l'Assemblée nationale donc vous voyez que ça a un petit peu divergé pour les trois chemins de la bande de Poitiers mais c'est vraiment eux qui étaient au tout début de l'aventure des james comme on les appelait à l'époque On avait traité en fait cette question-là c'est Sylvain Tronchet à l'époque qui avait fait une enquête pour la cellule d'investigation justement c'est pas du tout de l'acharnement mais de fait les macron leaks
Du hold-up politique
Ouais ouais ouais les macron leaks en fait nous avaient donné une base importante pour se documenter aussi sur la vie des partis politiques
Alors rappelle peut-être ce que sont les macron leaks pour ceux qui sont les macron leaks
en fait c'est tout à coup vers Noël ou vers le Nouvel An au tournant 2018-2019 un gros leak en fait de mails et qui concernait tout l'entourage aussi d'Emmanuel Macron il y avait des mails notamment de la vie interne de Renaissance des mails qui concernaient en fait la macronie on va dire au sens large et qui étaient des mails publics enfin c'est-à-dire qu'on pouvait accéder à ça alors effectivement ça a été une source pour les journalistes pour chercher aussi des choses des pépites dans ces pépites-là Sylvain effectivement a sorti cette première vie et cette origine des jams qui n'étaient pas tout à fait spontanées avec la bande de Poitiers avec des gens qui effectivement sont devenus députés pour certains sont devenus chefs de cabinet à l'Elysée pour d'autres et c'est effectivement une sorte de de choses un petit peu artificielles finalement au départ qui devaient servir aussi les intérêts d'Emmanuel Macron avec des gens comme Stéphane Séjournet qui effectivement étaient complètement dans la machine je dirais de la création des jams
on évoque une organisation verrouillée des comités stratégiques vigiles et fondateurs est-ce qu'il y a une vraie démocratie interne au sein des jams ?
alors moi ce que je sais je l'avais tenu je l'avais tenu
au sein des jams déjà
ils ont des instances il y a une association avec un bureau national avec un bureau national un conseil national des instances même des instances de contrôle ce qu'ils appellent le CCC c'est un conseil de commission qui est censé justement faire la police un petit peu dont Ambroise Méjean est aujourd'hui le président donc bon il y a des instances qui fonctionnent mais vous comprenez bien que l'information qu'on sort elle concerne justement cette vie démocratique qui semble-t-il n'est pas aussi démocratique qu'elle est dans les statuts je dirais des jams donc ça c'est questionné mais ce n'est pas à nous de le dire Beaucoup de parties ont des fonctionnements un peu verrouillés il y a des instances bien sûr mais il y a toujours généralement quand même une petite partie qui dirige et puis les autres suivent plus ou moins et c'est vrai que quand vous n'êtes pas dans la ligne de ceux qui sont aux manettes vous pouvez être un peu écartés mais j'ai envie de dire encore une fois comme pour tout à l'heure c'est un peu le lot de quasiment tous les partis politiques mais d'ailleurs aussi sur la question du nombre de militants ça c'est une espèce de tabou ultime et pour tous les partis politiques ils disent qu'ils sont 30 000 résultat vous vous rendez compte qu'il y a 2600 personnes qui votent on peut douter du fait qu'il soit vraiment 30 000 actifs c'est le cas aussi pour le parti frère le grand frère Renaissance mais c'est le cas dans tous les partis c'est vraiment mais l'arlésienne essayer de savoir combien il y a vraiment de militants dans un parti c'est toujours extrêmement compliqué d'ailleurs la question de l'adhésion ça a été discuté au sein des GEM c'est ce que j'ai compris c'est à dire qu'il y a certains militants cadres qui ont dit bon ben là c'est pas représentatif il y a un moment il faut quand même qu'on fasse le ménage même si ça fait un petit peu mal de se dire qu'on n'est pas 30 000 mais au moins qu'à un moment on fasse par exemple un processus d'adhésion un peu classique tu vois avec une carte d'identité un passeport ou une adresse mais quelque chose de solide qui permet d'authentifier en fait et bien ça a été rejeté apparemment lors justement des débats ça n'a pas été voulu bon c'est peut-être dommage parce qu'il n'y aurait pas tous ces débats aujourd'hui dans la vie démocratique des GEM parce que c'est vrai qu'au tout début alors là je vais plutôt parler du parti Grand Frère donc de Renaissance c'est le premier parti politique alors ça a changé depuis mais les règles au tout début c'était vous n'avez pas besoin de payer d'adhésion vous avez juste à envoyer un mail et vous êtes membre donc c'était très ouvert pour qu'un maximum de gens se retrouvent dans les fichiers parce que c'est quand même ça le nerf de la guerre que ce soit pour un parti jeune ou pour un parti traditionnel politique c'est d'avoir une base de données avec des gens potentiellement à mobiliser donc voilà c'était au début on donne juste son adresse mail et ça suffit il n'y a pas de vérification derrière pas besoin de payer ce qui était un peu aussi la facilité pour adhérer vous pouviez avoir effectivement plein de gens qui disaient je suis intéressé et se retrouver comptabilisés comme adhérents même s'ils n'avaient pas forcément ensuite participé à des réunions publiques ou très important fait des collages des tractages parce que le rôle des james et maintenant des james c'est aussi quand même une force militante qui permet dans les futures campagnes d'être sur le terrain d'ailleurs les james on verra avec ce nouveau président les james on verra comment ça se passe avec ce nouveau président mais les james sous Ambroise Méjean étaient très actifs avec beaucoup de campagnes d'affichage dont certaines étaient un petit peu choc ou en tout cas visaient à faire réagir
il se trouve justement qu'Ambroise Méjean Ambroise Méjean interpelle Stéphane Paire et c'est probablement Ambroise Méjean Stéphane Paire vous savez que c'est faux Stéphane Paire on a justement mis en place une différence entre les sympathisants et les adhérents pour permettre à la nouvelle équipe de faire cette différence Ambroise Méjean complète on a toujours assumé que les adhérents en un clic n'étaient pas tous des militants je l'ai dit à chaque fois que la question m'a été posée on fera un droit de réponse de Stéphane Paire un droit de réponse
d'Ambroise Méjean il y a une distinction qui est faite peut-être avec les sympathisants depuis peu si je comprends bien Ambroise on peut en rediscuter hors micro mais la réalité pas forcément le lieu de se répondre la réalité c'est que c'est une problématique comme l'a très bien dit Aurélie qui est pour toutes les associations presque tous les partis politiques à un moment donné ont questionné la réalité de leurs adhérents il s'agit aussi de draguer je dirais la sphère médiatique avec un gros parti on fait une conférence de presse on revendique autant de membres ça fait venir aussi des médias on parle de je ne sais pas c'est tout ça et un petit peu un jeu de dupes ce qui compte effectivement c'est les jeunes qui traquent dans la rue c'est la réalité du mouvement et moi ce que je comprends en tout cas aujourd'hui c'est que une association comme les GEM tout comme Renaissance connaît aujourd'hui de très fortes difficultés aujourd'hui à mobiliser et à faire adhérer au mouvement le parti vit un moment clé en fait de son histoire avec un mouvement qui sera forcément sans Macron et non plus avec Macron donc forcément mobiliser avec la formidable code d'impopularité du chef de l'Etat qui incarnait longtemps ce mouvement plus le désintérêt le désengagement des jeunes aujourd'hui vis-à-vis de la politique ça fait deux grands handicaps forts deux grosses rames en fait pour un mouvement de jeunesse aujourd'hui qui cherche son identité et moi ce qui nous a intéressé nous en traitant ce sujet derrière l'anecdote enfin c'est important ça engage aussi ces jeunes militants et ils veulent défendre la réputation de leur association et je comprends mais ce que nous ce qui nous intéresse là-dedans c'est aussi la façon dont un mouvement comme ça se positionne avant des échéances tu parlais des municipales il y a la présidentielle sans Macron qu'est-ce qui va se passer comment ça va c'est ça qui est intéressant au fond et c'est ça qui je pense devrait obséder aujourd'hui ces jeunes plutôt que effectivement se déchirer entre eux
il y a deux joueurs Zéraluka59 et Jules470 qui posent la même question pourquoi hors micro Stéphane Perre moi je me permets de répondre à ta place mais tu pourras compléter parce que la parole de Stéphane Perre engage celle de Radio France et que la parole d'Ambroise Méjean engage celle de son mouvement et qu'il y a donc tout lieu de prendre le temps de se répondre peut-être pas à chaud mais plutôt à tiède ou à froid
c'est-à-dire qu'Ambroise n'est pas dans le voilà et puis bon Ambroise Méjean
c'est ton pseudo mais je ne suis pas certain que ce soit toi même si je pense que c'est quand même toi voilà donc passez-vous un coup de fil et puis on a un droit de réponse à Ambroise Méjean
non non mais on a on a toujours un intérêt journalistiquement à poursuivre le débat d'ailleurs il s'est poursuivi après la publication de cette petite enquête je vous disais qu'il y a effectivement des éléments aussi qui nous ont été apportés des comment dire des précisions qui voulaient être apportées on a discuté et puis nous on défend aussi certaines choses qui nous s'embêtent de l'ordre du factuel et puis d'éléments qui témoignent aussi de notre bonne foi et de notre sincérité dans cette enquête mais ensuite ce que je crois c'est que la politique c'est aussi et c'est pas Aurélie qui va me contredire c'est une guerre frontale en fait la politique et parfois c'est une guerre diagonale c'est violent dans tous les cas et ces jeunes ils l'éprouvent là aussi que même en étant jeune en ayant une solidarité sur les bancs de la fac ou au lycée en tractant etc derrière il y a aussi sa frite et il y a du conflit et c'est formateur je pense c'est ce qui se passe aujourd'hui et les mouvements ont beau parler d'éthique et d'unité en fait ça n'existe pas tout à fait il y a toujours conflit il y a débat d'idées et c'est certainement heureux Aurélie tu souscrives ?
la politique c'est le débat et c'est vrai que ça peut provoquer aussi des confrontations au sein même d'un parti politique c'est un peu l'avis de tous les partis politiques tous les partis politiques sont soumis il peut y avoir un moment où tout le monde est en phase derrière un chef un leader charismatique et puis quand il y a des moments de succession c'est toujours là on va voir des frottements d'étiraillement qui va remporter le morceau et donc qui va garder la maison et les clés finalement
comment les GEM sont perçus par les instances de renaissance ? peut-être que tu n'as pas la réponse
alors si généralement les GEM et donc les GEM maintenant chez les macronistes ils les adorent en général parce que ils sont motivés c'est des jeunes qui vont être là pour aller tracter sous la pluie etc ils font plein d'opérations de communication des tractages donc c'est vrai qui sont généralement quand vous en parlez avec des ministres par exemple Macronis ils adorent aller chez les GEM c'est vraiment parce que voilà c'est des militants qui sont dévoués qui sont engagés qui ne vont pas compter leurs heures pour aller tracter sous la pluie enfin c'est pas facile la vie de militant en plus vous pouvez tomber quand vous tractez dans la rue sur des gens qui sont parfois d'accord avec vous mais parfois sur des gens très hostiles ça peut être très ingrat le job de militant donc les ministres généralement adorent mais c'est vrai que les GEM parfois ils ont aussi leurs propres idées ils sont à la fois très loyaux mais ils peuvent aussi ne pas toujours être totalement en phase par exemple Ambroise Méjean sous sa présidence lui il militait pour une légalisation encadrée du cannabis ça le gouvernement avait beau adorer les GEM c'était déjà il y a plusieurs années donc on commençait vraiment à être sous le feu de ces problèmes de narcotrafic le gouvernement ça n'a jamais acheté de temps en temps ils peuvent trouver des bonnes idées du côté de la branche jeune bien sûr parce que comme ils sont plus jeunes ils sont plus en phase avec les préoccupations de leur génération donc ça c'est important aussi pour des partis politiques qui ont beaucoup de mal à parler aux jeunes on sait que les jeunes votent moins que d'autres catégories d'âge de la population donc c'est aussi un moyen de séduire de nouveaux publics mais parfois ils n'achètent pas toutes leurs idées voilà la légalisation du cannabis ça vous en parliez avec Gérald Darmanin par exemple qui avait beau adorer les jams parce que ce sont des vrais militants et que celui qui est ministre de la justice mais qui avant était ministre de l'intérieur a beau avoir une vraie admiration pour les militants puisque lui-même est un vrai militant qui a été beaucoup sur le terrain ça par contre là ça passe pas quand ils ont des propositions trop iconoclastes par rapport à la ligne des adultes entre guillemets là ça passe pas mais c'est vrai que généralement ils adorent aller chez les jams parce qu'ils savent qu'ils seront toujours là pour aller faire les campagnes en plus les jams ils font toujours des très très grosses campagnes d'affichage je sais pas si vous vous souvenez il y avait eu c'était avant la présidentielle de 2022 ils avaient placardé dans les villes des affiches merci Macron avec des récaps du bilan du premier quinquennat d'Emmanuel Macron et parfois ils sont même plus efficaces plus investis que les militants du parti aîné entre guillemets c'est vraiment une force de frappe en termes de communication ils sont très bons il y a des nerds en fait qui connaissent bien la com qui utilisent très très bien les réseaux sociaux Louis Roquebert en fait partie et je pense qu'il y a il y a une pépinière un peu d'idées aussi dans la communication dans la mobilisation ce qui est un vrai levier un vrai enjeu aussi pour les partis aujourd'hui qui sont un peu plus âgés désormais les cadres âgés cherchent aussi des idées pour trouver les moyens de mobiliser de toucher en fait l'électorat c'est pas c'est pas toujours évident pour les partis de trouver les bonnes idées chez les jeunes ils en trouvent ils avaient fait notamment aussi je me souviens plus de l'année mais une campagne d'affichage encore parce que vraiment et donc qui était déclinée aussi sur les réseaux sociaux c'était sous forme un peu d'une playlist et donc c'était pour s'adresser aux jeunes et pour vanter avec des titres de chansons ou autres toutes les mesures qui avaient été mises en place par Emmanuel Macron et qui pouvaient plaire aux plus jeunes et notamment ils avaient on se souvient Banana Split pour vanter la gratuité des préservatifs pour les moins de 26 ans mis en place par Emmanuel Macron ils avaient aussi utilisé à bicyclette parce qu'il y avait eu des primes pour l'achat de vélo électrique donc ils essayent de tirer des fils
on a obtenu quelques belles victoires notamment les repas crousses à 1 euro
voilà les repas crousses à 1 euro effectivement ça le gouvernement avait acheté mais pas le cannabis Ambroise
et puis il y a des je crois qu'il y a des on fume de la bonne ouïe de chez les GEM disait tout à l'heure Christelle je crois ça va pas faire
pécher au gouvernement en ce moment je rappelle qu'Emmanuel Macron a dit que les petits bourgeois des centres-villes étaient aussi responsables du narcotrafic et c'est par ailleurs interdit par la loi voilà je pense qu'ils ont été témoins ces GEM de l'évolution aussi du pouvoir de ces difficultés pardon des points de tension en fait qui existaient aussi dans la Macronie je dirais et dans la politique moi j'ai entendu aussi que la loi immigration a été assez débattue qu'il y a eu pas mal de débats en interne parce que la sociologie aussi de cette association elle serait certainement intéressante à faire parce que qui sont-ils est-ce que c'est un mouvement très populaire ancré dans la classe ouvrière je le crois pas je pense que c'est un mouvement c'est pas la perception qu'on en a non mais je pense que il y a je n'ai pas une réflexion globale un mouvement il fait de tout mais quand même il y a des profils aussi qui qui intéressent je pense aussi ce genre de mouvement parce qu'ils sont appelés aussi à avoir des responsabilités à renaissance par exemple Ambroise je ne sais pas si il est à notre écoute je suis sûr qu'Ambroise est à l'écoute il est je crois secrétaire général délégué de renaissance il y a d'autres personnes qui ont encadré les james pas la première génération mais une deuxième génération qui aujourd'hui ont des responsabilités aussi chez renaissance qui sont pour certains conseillers politiques d'un tel d'un tel des assistants parlementaires certains qui se présentent à des élections ou tout le monde qui ont l'ambition d'eux donc tout ça c'est effectivement très formateur pour eux certains utilisent le véhicule de l'association pour se former et pour accéder aussi à des responsabilités politiques d'autres le font par pur militantisme et avec des idées certains vont peut-être quitter en fait ce mouvement parce qu'il y a aussi il s'éprouve aussi à une forme de politique et puis ça voilà on apprend en fait mais je pense que ce qui est intéressant aussi là-dedans c'est que ces jeunes-là ils incarnent quand même quelque chose je trouve de renaissance et c'est ça aussi et de la crise je pense qu'on peut le dire aujourd'hui aussi que peut rencontrer un parti ou tout au moins du vrai positionnement qui se passe on l'a vu au moment du congrès d'Arras cette alors la prise de pouvoir du parti je dirais par Gabriel Attal elle remonte à elle remonte à avant mais d'une certaine façon cette affirmation aussi d'une personnalité d'une alternative au sein d'un parti et bien ça se répercute au sein d'une jeune association enfin plus si jeune que ça puisqu'ils ont 10 ans mais qu'ils doivent aussi faire ses choix et je ne suis pas sûr que tous soient attalistes je ne suis pas sûr que tous aient envie de suivre aussi mais comme tout le parti renaissance n'est pas attaliste non plus d'ailleurs à Arras une partie certains ministres avaient boycotté le discours de Gabriel Attal parce qu'ils ne voulaient pas être témoin et complice du moment de rupture entre guillemets de Gabriel Attal vis-à-vis d'Emmanuel Macron
voilà moi je me demande ceux qui ne vont pas rejoindre Gabriel Attal ils vont aller où
ils vont aller où peut-être qu'ils y vont ailleurs peut-être qu'ils y vont ailleurs je ne sais pas ce que je souhaite au GEM mais peut-être que il y a des moments de recomposition aussi dans des partis il y a des moments de recomposition dans les partis les associations aussi j'imagine moi je ne connais pas bien l'historique par exemple des jeunes socialistes mais je pense que à des moments il y a eu des volontés aussi de prendre un autre chemin et ça ça fait partie de la vie politique et de la vie démocratique Gabriel Attal n'est pas encore candidat à la présidentielle officiellement on est encore très loin à l'échelle de la vie politique vu ce qu'on vit depuis un an et demi en gros depuis la dissolution c'est difficile de se dire qui sera vraiment sur la ligne de départ en 2027 pour la présidentielle ce qui est sûr c'est que Gabriel Attal a envie d'y aller veut tout faire pour y aller c'est vrai que les partis politiques dans un système comme la 5ème république où la présidentielle et l'élection suprême qui guident toute la vie politique en fait c'est plus confortable pour un militant d'être dans un parti dont il soutient le chef et le candidat à la présidentielle et après il y aura peut-être sur tout ce qui est l'espace du bloc central plusieurs candidatures ou peut-être qu'à la fin ils se mettront d'accord et donc certains diraient bon j'aurais préféré quelqu'un d'autre mais l'intérêt supérieur de ma famille politique comment de suivre un tel plutôt qu'un tel c'est la vie politique de parfois être en phase avec à fond derrière votre candidat et puis parfois moins ça c'est c'est la vie politique
c'est une scission quelque part ça serait entre les anciens et les jeunes marcheurs ou ça serait entre différentes visions du macronisme pour toi Aurélie deux heures
deux heures deux heures deux heures il y a effectivement plusieurs courants aujourd'hui dans le macronisme le macronisme a plutôt penché à droite on l'a vu avec l'exercice du pouvoir d'Emmanuel Macron mais par exemple les james et les james aujourd'hui peut-être sont quand même plus à gauche que le mouvement adulte qu'on fait tout à l'heure la proposition sur le cannabis donc il y a effectivement des courants et alors entre c'était quoi la suite de ta question entre les jeunes james et les anciens james entre les jeunes
et les anciens marcheurs
marcheurs mais les marcheurs grandissent donc certains je le disais tout à l'heure macronistes les jeunes et les anciens macronistes leur chemin se sont totalement séparés puisque je vous parlais d'Aurélien Taché qui est chez Jean-Luc Mélenchon c'est difficile de faire plus incompatible avec Emmanuel Macron donc vous avez effectivement des courants générationnels et puis parfois il y en a qui évoluent tout au long de leur carrière donc c'est très mouvant et c'est très vivant la politique en fait ça dépend des moments ça dépend des personnalités à suivre ça dépend de la politique qui est mise en oeuvre ça peut bouger assez souvent rien n'est jamais figé du début à la fin de tout votre engagement politique c'est très rare
et donc après Macron du macronisme il ne restera donc plus que les james que les james
et ben non puisqu'il s'appelle même plus les jeunes avec Macron même si Emmanuel Macron il faut qu'il se prépare éventuellement à être de retour pour 2032 de toute façon c'est vrai que ce parti politique et sa branche jeune étaient très personnalisés autour d'une personne puisque Emmanuel Macron crée son parti vraiment dans l'objectif d'être candidat à la présidentielle là Gabriel Attal récupère un parti qui avait été fait à sa main et pour lui par Emmanuel Macron donc il essaye de se mettre dans ces habits là est-ce que la grève va prendre totalement ou pas on le verra d'ici 2027 mais ça le macronisme qu'en restera-t-il c'est effectivement un débat qui pourrait nous occuper beaucoup plus longtemps est-ce que le macronisme reste avec Emmanuel Macron ou même si on parle de la logique du dépassement faire travailler de la droite et de la gauche subsistera on sent quand même que beaucoup aujourd'hui disent non la rivière est plus ou moins en train de retourner dans son lit il y a quand même de la gauche et de la droite mais comme on est plutôt sur une tripolarisation de la vie politique avec une extrême droite très haute un bloc de gauche où aussi c'est assez compliqué entre les différentes composantes de la gauche et un centre droit où il peut aussi avoir des tensions c'est pareil tout ça c'est mouvant en fait c'est Edouard Philippe qui disait la poutre travaille mais la poutre elle va encore beaucoup travailler d'ici 2027 et je vous le donne en mille même après
il est bientôt 18h45 j'avais dit 40 on s'en fiche on est sur Twitch on peut prendre le temps de prendre le temps au moins encore 3 minutes les jeunes en marche c'est un laboratoire politique ou c'est une machine d'influence finalement
c'est un peu tout ça c'est à la fois oui oui ça permet d'être d'être une boîte à idées parce que les jeunes peuvent être plus connectés avec les gens de leur génération parce que les ministres ou les chefs de partis plus âgés peuvent être plus éloignés des préoccupations de la jeunesse donc ça permet de garder un lien avec ce qui monte chez les plus jeunes c'est à la fois quand même essentiellement une force de frappe militante parce que c'est quand même ça surtout l'intérêt de ce mouvement et des mouvements de jeunesse et de tout mouvement politique c'est quand même d'être là qu'il vente qu'il pleuve qu'il neige que vous soyez d'accord ou pas avec une dissolution que le candidat soit vraiment celui de votre coeur ou vous ayez préféré un autre en fait vous êtes là pour faire peser vos idées dans le débat public donc c'est un peu tout ça et puis c'est aussi un moyen un tremplin peut-être pour votre carrière puisqu'on parlait des jams la bande de poitiers et des jams du tout début certains sont devenus ministres d'autres ont été conseillers à l'Elysée d'autres ont été et sont toujours députés l'un est commissaire européen vice-président même de la commission européenne être un jeune militant ça peut conduire à une carrière politique c'est le tout début en fait c'est aussi une pépinière et ça peut être là aussi que les commissions d'investiture qui s'occupent du parti en général et donc pas de la branche jeunesse peut dire ah tiens ce petit là on peut peut-être le lancer sur des législatives il va pas gagner moment il va se faire les dents il va se préparer pour des prochaines élections tiens ça peut nous faire des jeunes sur des listes municipales oui c'est aussi une pépinière et puis les jeunes deviennent grands Stéphane Père je crois que justement ta question elle est intéressante parce que je pense que c'est vraiment ça la dualité et les raisons un peu du divorce aujourd'hui chez les jams c'est à dire que on est entre les idées et la com politique on est entre les idées et comment on mobilise comment on trouve les moyens d'attirer encore des gens alors difficile d'attirer des gens si on n'a pas d'idées si on ne sait pas bien communiquer on ne peut pas porter ses idées ça se croise et je pense que là le débat il est un peu là-dedans en ce moment et je crois que les dissensions si je comprends bien les échos que j'ai au sein des jams c'est que c'est qu'il y a il y a des gens qui ont qui ont des choses à défendre à différents niveaux à apporter à différents niveaux à Renaissance et à tout ce mouvement qui est en train de se recomposer et bien que ce n'est pas facile et que 2025 ce n'est pas simple pour les jams
18h46 passé de 55 secondes on s'en fout on est sur Twitch mais c'est rigolo de le dire le mot de la fin le mot de la suite Aurélie
vive la politique et vive les militants c'est quand même ils font ils permettent à la démocratie aussi de vivre et ce n'est pas très facile surtout dans un contexte politique extrêmement compliqué extrêmement tendu moi j'ai un peu une admiration quand même pour ces gens qui prennent sur leur temps sur leur vie personnelle quelle que soit leur partie pour se dire non moi en fait j'ai envie de faire avancer mon pays de faire avancer mes idées alors parfois ça ne se passe pas très bien il peut y avoir des soupçons des accusations de fraude mais c'est quand même je trouve un engagement qui mérite d'être salué quel que soit le parti politique évidemment
Merci Aurélie Herbemont du service politique de France Info Stéphane Per le mot de la fin ou le mot de la suite
Non mais moi ce que je trouve important ça rejoint un peu ce que tu dis c'est à dire que on ne peut que ne pas se réjouir je dirais du désengagement des jeunes vis-à-vis de la politique c'est un moment un peu crucial qu'on vit en ce moment en France et sur la planète c'est un moment où il devrait y avoir une mobilisation claire nette vis-à-vis de ces valeurs et des valeurs que chacun veut porter je pense que c'est important que les jeunes ils se mobilisent et qu'ils continuent de se mobiliser donc pour ça c'est vrai qu'il faut politiquement être exemplaire sûrement ou apprendre à l'être pour justement porter le bon message et les bonnes idées enfin les idées chacun les a mais il y a une façon je pense aussi de penser à la politique et on peut on doit porter en fait que les jeunes doivent s'intéresser à la politique un mouvement comme celui-ci il en fait partie mais voilà il est confronté à la réalité aussi
merci Stéphane Per de la cellule investigation de Radio France c'est la fin de ce stream chers amis merci de l'avoir suivi merci à nos invités et aux précédents aussi merci à vous dans le chat pour vos questions vos humeurs vos heureuses humeurs régolaires d'acide aimables vagabondes parfois merci pour vos bons mots merci pour votre confiance en tout cas merci aussi à celles et ceux qui derrière la vitre nous donnent la couleur le cadre la lumière le son le pixel merci à celles et ceux qu'on ne voit pas qu'on n'entend pas mais qui nous donnent à voir à entendre merci à Pascal Baudot notre cher camarade Pascal qui nous suit merci à Stéphanie Bernu oh là là pardon Stéphanie merci Stéphanie Bernu pour les visuels merci aussi toujours derrière la vide vous ne les voyez pas moi je les vois nous on les voit Arthur Le Breton Thibaut Jarnese Raphaël Rasson Alex Smaillot et Pascal j'ai déjà dit merci à tous si vous avez raté le stream chers amis vous voulez le faire écouter à votre tati votre tante votre voisine votre voisin de TGV il est disponible ici en replay dans un instant vous pouvez aussi le retrouver en vidéo sur Youtube et sur franceinfo.fr ainsi que sur la page podcast de l'émission sur la plateforme de Radio France vous pouvez le retrouver partout jeudi prochain vous retrouvez le talk de France Info avec Sarah Calamon je suis en congé donc de 17h à 19h tard dans l'heure mais de charmante une heure humeur je vous souhaite une excellente soirée à toutes et tous salut
salut
merci beaucoup