Les prix alimentaires vont baisser en septembre, assure Olivia Grégoire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 38 %Attaque 40 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:37OuverteRéponse partielle
Quelles sont les marges de manœuvre d'un ministre face à l'inflation actuelle ?
- 0:46OuverteRéponse directe
Le climat social préfigure-t-il un été tendu ?
- 1:02FerméeRéponse directe
Qu'allez-vous faire demain 1er mai ?
- 6:44OuverteRéponse directe
Le terme de '1er mai vengeur' vous surprend-il ?
- 7:58RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'il n'y a pas de la panique au gouvernement avec une surprotection ?
- 10:07OuverteRéponse directe
Comment organisez-vous vos sorties en tant que ministre face aux casserolades ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 23:23InvitéChiffre
« On est passé de 9-10% à moins de 7% de chômage en 7 ans. »
- 27:10InvitéPromesse
« Nous devrions sortir de l'inflation vers la mi-2023. »
- 28:42InvitéFait
« le pic est atteint, ce sera bientôt atteint »
- 30:08InvitéFait
« le blé a beaucoup baissé »
- 30:29InvitéPromesse
« à la rentrée nous aurons une baisse visible des prix dans les rayons sur l'inflation alimentaire »
- 30:40InvitéPromesse
« une baisse des prix »
- 34:11InvitéChiffre
« ça coûterait un peu plus de 10 milliards d'euros juste sur les produits alimentaires »
- 35:00InvitéChiffre
« la baisse des prix elle est de 5% chez Intermarché »
- 35:03InvitéChiffre
« 7% chez Système U »
- 35:16InvitéChiffre
« 13 euros de gains par ménage par an »
- 38:12InvitéChiffre
« participation intéressement actionnariat salarié c'est 2440 euros par salarié en moyenne »
- 43:28InvitéFait
« les agios qu'on paye sur notre dette c'est le deuxième poste de dépense de ce pays derrière l'éducation »
- 47:03InvitéChiffre
« ils ont augmenté de 16% les rémunérations dans la restauration »
Temps de parole
- Invité75 %
- Présentateur11 %
- Invité 28 %
- Invité 36 %
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France Inter. Elle a vraiment du public.
Bonjour, bonjour et bienvenue dans Question Politique. Le rendez-vous politique du dimanche midi sur France Inter à la radio, France Info et la télévision en partenariat avec le journal Le Monde, notre invité du jour. En direct jusqu'à 13h est une ministre en charge d'un secteur en crise et en première ligne sur la question majeure de l'inflation, c'est le commerce de nombreuses enseignes. Bien connues, notamment dans le textile ont disparu à l'image de camaliaux et partout. Les prix atteignent des sommets sans que l'on sache si le pic de l'inflation promis depuis plus d'un an a été ou non atteint. Dans ces conditions, quelles sont les marges de manœuvre dont dispose un ministre ?
Quelle est même sa liberté de mouvement alors que plusieurs de ses déplacements ont été casserellés, comme on le dit aujourd'hui ? Et puis, alors que notre invité est également en charge du tourisme, le climat social préfigure-t-il un été ? Mossad, toutes ces questions et bien d'autres, nous allons les poser à la ministre du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme, Olivia Grégoire est l'invité de Questions Politiques. Questions Politiques, Thomas Négaroff sur France Inter. Mais avant cela, on les a déjà un peu entendus ailleurs, avec nos éditorialistes préférés, évidemment, Nathalie Saint-Clic de France Télévisions. Bonjour Nathalie. Bonjour Thomas. Et Françoise Fresseauze du Monde.
Bonjour Thomas, bonjour à tous.
Bonjour et on salue Karine Bécard qui a pris quelques jours de vacances, qui sera bien sûr de retour avec nous la semaine prochaine, dimanche prochain. Je commence avec vous, Nathalie, sur la question de l'immigration qui vous a intéressé, parce que c'est un sujet qui, selon vous, échappe au débat politique et qui, peut-être, ne devrait pas l'être.
C'est un sujet dont on nous en parle beaucoup, mais pour lequel on ne fait pas grand-chose. Donc, je considère qu'il est un peu effrayant qu'il n'y ait pas de ligne directrice, finalement, au gouvernement et dans tous les autres partis. Un, on nous a dit, du côté d'Emmanuel Macron, qu'il y aurait un texte, et de Gérald Darmanin, qui aura un texte composé de deux volets. Un volet positif, dit positif, sur la régularisation des personnes sans papiers, dans le cas des professionnels de tension, c'est-à-dire dans le bâtiment, dans la restauration. En gros, les gens qui sont là et qui travaillent.
Et, deuxièmement, un volet répressif, qui est simplement de faire exécuter les OQTF, obligation de quitter le territoire français, c'est-à-dire, en gros, que quelqu'un qui n'a rien à faire en France puisse, effectivement, rentrer dans son pays. Alors, on sait tout autour de ça que c'est extrêmement compliqué. Je ne rentre pas dans les détails. Par rapport à cela, Elisabeth Borne se demande s'il est bien opportun de le faire. Ça risque de diviser les Français. Elle n'a pas de majorité, donc, on va repousser. À côté de ça, les Républicains, ils ne veulent que le volet répressif. Ils font comme s'il n'y avait pas de problème de main-d'œuvre dans les secteurs en tension.
Ce qu'ils veulent, c'est de ne pas se faire prendre leur voix par Marine Le Pen. Côté de la gauche, c'est un impensé total quand on parle langage psychanalytique. C'est-à-dire que la vérité, c'est que comme ils ne sont pas d'accord entre eux, ils préfèrent ne rien dire. C'est quand même beaucoup plus facile comme ça. Même si, quand on regarde les études d'opinion, notamment celles de la Fondation Jean Jaurès, on se rend compte qu'il y a 48% des sympathisants de gauche, plus 20% en un an, qui considèrent, eh bien, que finalement, il y a trop d'immigrés en France.
Je ne vais pas vous donner les détails, mais sachez qu'à LFI, au PS, aux écolos, entre 50 et 70% sont favorables à plus de sévérité. Alors, qu'est-ce qui va se passer ? Soit on continue comme ça, à ne pas poser le problème et à ne pas le traiter. Et quand ? Et si ? Parce que j'en ai un peu marre aussi de cette espèce de prédiction qui est de dire, de toute façon, Marine Le Pen va arriver. Mais mettons dans la campagne, Marine Le Pen pourra effectivement ricaner, s'amuser, de voir finalement que toute la capitaliste politique a fait une impasse sur ce sujet. Et à ce moment-là, on pourra toujours pleurer et se lamenter en disant, on aurait peut-être dû, avant qu'elle arrive.
Françoise Fresseuse, Nathalie parlait de psychanalyse, il y a le retour du refoulé, qu'on évoque beaucoup. Vous allez évoquer le retour de la dette.
Exactement. Là, revoilà la dette française. 2 700 milliards d'euros. Excusez du peu, plus de 110% de la richesse nationale. Elle est incrustée depuis des années. Elle a prospéré durant la pandémie. Mais on ne s'en soucie pas jusqu'à ce que les taux d'intérêt remontent et qu'on commence à s'interroger sur notre capacité à la rembourser. Vendredi, très tard dans la soirée, l'agence de notation Fitch a lancé un petit avertissement en dégradant légèrement de AAA à moins la note de la France. Elle invoque le manque de crédibilité du plan de désendettement présenté par le gouvernement, mais aussi la situation de blocage politique et de tensions sociales qui règnent dans le pays.
Financièrement, pas trop d'inquiétude. Cette dégradation n'a pas de grandes conséquences. Peut-être une petite hausse des taux d'intérêt et l'obligation pour le gouvernement d'être un peu plus attentif. Politiquement, en revanche, c'est vraiment un coup de matraque sur l'insouciance ambiante où finalement personne ne parle de la dette ou fait comme si elle n'existait pas, alors qu'on est quand même dans un haut niveau de dépenses publiques, de prélèvements obligatoires et de dettes. N'en déplaise aux autruches, le désendettement va bien devenir le problème des années à venir.
Il va falloir faire attention aux dépenses, aux déficits et ce n'est pas gagné d'avance au vu des premières réactions. La droite qui n'a pas voulu voter la réforme des retraites accuse à présent le gouvernement de ne rien faire pour s'attaquer aux déficits. La gauche qui combat toujours la réforme des retraites rend le gouvernement responsable d'avoir entraîné la dégradation de la note, pas parce qu'il ne désendette pas le pays, mais parce qu'il a crispé le pays en voulant le désendetter.
Bref, c'est le grand jeu de la défense, sauf qu'en 2027, Macron ne sera plus là et de quelques bords qu'il vienne, tous ces prétendants à la succession devront bien dire ce qu'ils comptent faire, eux, de cette dette record.
L'autruche, ça me fait penser à une phrase de Franklin Roosevelt qui avait dit, le président américain, il n'est jamais bon pour la santé des autruches de garder la tête dans le sable. C'est un peu le sens de votre chronique, chère Françoise. Et on va accueillir notre invité du jour, Olivier Grégoire, et l'invité de Questions politiques. France Inter Questions politiques Thomas Négaroff Bonjour Olivier Grégoire. Bonjour. Merci d'avoir accepté de passer un bout de votre week-end du 1er mai avec nous. D'ailleurs, tiens, première question, qu'est-ce que vous faites demain, 1er mai ?
Je crois que c'est la fête du travail, donc je travaille.
La fête du travail, c'est aussi de se mobiliser, de manifester pour des meilleures conditions de travail.
Je n'étonnerai personne en vous disant que je ne rejoindrai pas le cortège des manifestations. Manifestations, d'ailleurs, qui sont, si ce n'est séculaires, en tout cas assez habituelles le 1er mai, et qui seront sûrement suivies demain. Pour ma part, blague à part, j'aurai le plaisir d'être aux côtés du président de la République dans le cadre de la fête du travail et du soutien à nos artisans, puisqu'il reçoit, comme chaque 1er mai, les artisans, et notamment un certain nombre de fleuristes et d'artisans pour les soutenir autour de cette fête du Muguet. Donc je serai un petit peu à ses côtés, le reste du temps, à travailler.
Le renseignement parisien évoque un 1er mai historique et vengeur. Le terme de vengeur est assez surprenant. Comment est-ce que vous l'entendez, vous ?
Oui, il est surprenant. Il est possiblement subjectif, puisque j'ai entendu qu'on était partis sur, et ça me fait plaisir, sur un peu de psychologie, si ce n'est plus qu'analytique, dans le démarrage de l'émission. Historique, je ne sais pas. Moi, j'aime bien constater que c'est historique, ou en tout cas massif, une fois que les jeux sont faits. On verra. Écoutez, moi, je suis membre du gouvernement. Que les gens se mobilisent, ce qui est de la contestation et de la colère, il faudrait être aveugle, sourd, pour ne pas s'en rendre compte. Et donc, je m'attends effectivement à un mouvement possiblement suivi.
Mais il y a un certain nombre de pronostics qui, parfois, ne sont pas confirmés ces dernières semaines. Donc, je me laisse aussi le temps de regarder ce qui passera. En tout cas, tant qu'il n'y a pas de casseurs, tant qu'il n'y a pas de dégradations, tant que les boutiques de nos artisans, de nos commerçants, notamment dans la capitale, ne sont pas dégradées, voire bousillées, pour le dire simplement, je pense que tout ça sera sain, et c'est surtout démocratique que tout le monde puisse s'exprimer, notamment les mécontents.
Il n'y a pas un petit peu de panique quand on voit le dispositif qui a été mis en place hier soir pour le match, alors que finalement, il n'y avait pas de carton rouge, il ne s'est pas passé grand-chose. Il s'est passé un très beau match. Un très beau match. Je ne suis pas totalement capable. Quand on est Toulousain, oui. Et les Nantais, moins bien. Les Nantais, enfin, un beau match. Est-ce que finalement, il n'y a pas de la panique au gouvernement avec une surprotection ? On enlève les cartons rouges, on se dit, et finalement, c'est un peu ridicule. Et même pour certains, je ne vais pas employer le mot le liberticide, mais pas franchement nécessaire.
Dans un pays, on a le droit de manifester son opposition. Je pense qu'on a malheureusement eu ces dernières années et parfois ces dernières semaines des images aussi de violences. Encore une fois, sans mélanger le gros des manifestations et je dirais les queues de manifestations ou parfois 50, 100, 150 énergumènes cassent en réalité le mouvement syndical. Je pense que le ministre de l'Intérieur et le préfet Nunez, le préfet de police de Paris sont vigilants et ils ont raison, ils ont des raisons de l'être.
Je pense qu'il y a aussi toute une mayonnaise qui est aussi montée à la fois par les oppositions, aussi sur les réseaux sociaux, aussi parfois sur certains plateaux qui doivent aussi nous pousser à être vigilants. On a eu et on a, et on va en parler en tant que ministre, pas mal d'attaques, pas mal d'insultes, parfois des menaces. Je veux quand même rappeler qu'il y a encore. La présidente de l'Assemblée nationale a reçu, Yael Bronpivet a reçu un courrier abject. Antisémite. Antisémite, atroce, citant aussi la présidente du groupe majoritaire Aurore Berger, citant aussi moi-même, voyez-vous, et nos enfants.
Donc, il y a quand même un climat qui n'est absolument pas majoritaire, mais qui est très minoritaire, mais très violent. Après, on avait fait tout un teint à marre de cette Coupe de France. Moi, je suis contente de voir qu'au final, le président a pu saluer les joueurs. Je suis contente. Oui, alors ça, c'est pareil. Le seul qui a commencé en 2017 à descendre sur la pelouse parce que c'est un fan de foot à aller saluer les joueurs, c'est lui. Alors, maintenant, on le critique parce qu'il ne va pas descendre. Non, non,
mais juste, vous dites, il n'a pu saluer les joueurs. On précise juste, c'était dans le tunnel avant l'entrée des joueurs et donc, sans le regard du public.
C'était, oui, puis après, on a tous regardé la 49,30 secondième minute du match qui s'est déroulée correctement. Il n'y a pas eu de problème à la fin du match. Il n'y a pas eu... Bon, donc, je ne crois pas que le gouvernement soit seul à être dans une posture... Non, mais c'était paniqué. C'était ça la question de base. Absolument pas paniqué. Alors, vous, justement, votre vie quotidienne de ministre. Est-ce que vous sortez ? Comment vous organisez vos sorties ? Oui, je sors. Comment vous réagissez aux casseroleades ? Et qu'est-ce que vous sentez dans le pays ? Alors, il y a plusieurs questions dans votre... Je précise juste,
j'ai dit la boule parce que c'est à la boule que vous avez été casserole il y a quelques jours.
Oui, oui, oui, et puis la semaine d'avant, j'étais dans le Loiret. Les casseroles n'avaient pas commencé mais j'avais une délégation de la CGT. Et puis la semaine d'avant, j'étais dans le Cantal à Aurillac où j'ai eu aussi des manifestants de la CGT sur le marché sans casserole mais avec beaucoup de revendications. Grantin, je crois qu'il faut aussi absolument que nous gardions notre sang-froid les casseroleades ou les casseroles. Le fait d'être chahuté, le fait d'être lourdement critiqué, c'est quand même le cœur de la démocratie.
Et donc si, déjà, recommandation numéro 1, enfin, recette numéro 1, si vous voulez être ni critiqué ni chahuté, franchement, ministre ou député n'est pas un métier d'avenir aujourd'hui pour vous. Ça, c'est sûr. Non, mais ce que je veux dire, c'est que c'est légitime avec une réforme dont on sait pertinemment qu'elle est impopulaire qui est des mécontents et des mécontentements. Je pense que certains pourront être énervés de ce que je vais dire mais moi, je préfère des casseroles voire des concerts de cuisine que d'autres ustensiles. C'est-à-dire ?
Fut un temps en 2018, notamment pendant les Gilets jaunes, il n'y a pas si longtemps dans des manifestations à Sainte-Seline où ce n'était pas des casseroles mais des pierres très lourdes voire des instruments contendants, des hachettes, des couteaux. On en arrive là à être content qu'il n'y ait pas de kalachnikov. Non, mais il faut remettre les choses en perspective. Ce que je veux dire, c'est des casseroles, ça râle. Ce qui est surtout embêtant, c'est que ça nous empêche d'échanger. En réalité, on ne peut pas se parler parce qu'on ne s'entend pas quand il y a des casseroles. Donc ça, c'est... Et c'est fait pour parce qu'ils disent... Et c'est fait pour.
Parce que vous ne nous avez pas entendu. Et c'est un piège. Parce que si on ne répond pas, on va se faire accuser d'être silencieux mûrées dans leur bureau. Ça va du président de la République.
Il y a un peu plus d'un mois, je me souviens que le gouvernement avait... On avait conseillé au ministre de ne pas sortir.
Oui, alors moi, je dois avoir un côté un peu téméraire. C'est-à-dire que j'ai quand même tendance souvent à maintenir mes déplacements. Après, pour vous répondre très précisément, il y a des choses quand même pas très correctes, voire pas très républicaines qui se passent en ce moment. Quand un ministre se déplace, il faut prévenir la préfecture. Ça se passe quand même ça de tout temps. Et notamment les parlementaires. Qu'est-ce qui s'est passé quand je me suis déplacé à La Baule et à Pornic, en l'occurrence, un des parlementaires que je ne nommerai pas a gentiment mis le programme que lui avait envoyé le préfet sur les réseaux sociaux, publié publiquement.
Donc après, il se passe, comme le hashtag en atteste sur Twitter, un nouveau jeu qui s'appelle Interville. Donc le nouveau jeu... Moi, j'ai grandi avec Interville, donc je connais bien Interville. Interville, c'est le hashtag Interville des ministres. Donc il faut aller chercher les ministres. Ce n'est pas la chasse aux œufs, c'est la chasse aux ministres. Ce n'est pas la chasse aux vachettes ? Alors voilà, ce n'est pas parce que certains, pour le coup, ont décidé de jouer à Interville, c'est leur choix, que moi, je suis obligé et que nous sommes obligés de nous laisser prendre pour des vachettes, en l'occurrence.
Donc, quand le programme a été défleuré sur les réseaux sociaux, aussi pour des questions de sécurité, j'ai fait évoluer mon programme. Ai-je annulé ? Non, parce que j'avais prévu un certain nombre de choses, notamment pour aller soutenir les acteurs du camping et de l'hôtellerie en plein air qui font des résultats remarquables et qui ont besoin d'être soutenus par leur ministre, mais aussi pour aller soutenir des artisans. Donc, j'ai tout simplement fait évoluer mon programme.
Je ne doute pas qu'un certain nombre de manifestants aient été colère, mais moi, je ne suis pas une vachette et quand on joue pas très faire et qu'on met un programme comme ça et qu'on me lâche un peu au chien, je suis aussi en droit d'être un peu maligne et de faire évoluer mon programme. Donc, c'est ce que je fais.
Donc là, c'est moins Interville que Cache-Cache en ce moment ?
C'est un mélange, oui. En tout cas, tant que je ne suis pas prise pour une vachette, ça me va. Mais ce jeu de Cache-Cache, d'abord, risque d'être un peu lassant et puis le temps qu'on perd à faire évoluer ses programmes, c'est toujours du temps qu'on perd. On ne bosse pas pour les gens et pour les Français. Donc, c'est un peu... Pour vous, il faut réagir comment dans ces cas-là ? On a eu deux types de réactions ces jours derniers. On a eu la réaction Rima Abdelmalak qui est... Je prends le micro et puis je réponds. Puis finalement, je me fais à Baudière. C'était la nuit des Molières.
Et puis on a eu la réaction plutôt Papandiaï qui a donné l'impression probablement sur ordre de ses forces de sécurité de se cacher, de se planquer et de partir en douce par des chemins dérobés. C'est à la gare de Lyon. Est-ce qu'il faut affronter et ce qu'on n'a pas, ça ne donne pas un peu l'impression d'un gouvernement qui a peur ? Je parle de la deuxième réaction. Alors, votre question est importante. Les contextes étaient un peu différents. Vous avez d'un côté une ministre qui s'exprime et qui sait pertinemment comme depuis 20 ans qu'elle va être critiquée au Molière. 20 ans qui ne répondent pas. J'y arrive.
Et donc, elle s'y attend mais vous n'avez pas à proprement parler des centaines de manifestants. Vous avez plutôt des acteurs du théâtre qui sont assis calmement avec certaines revendications fortes de la CGT sur scène. Et vous avez de l'autre un ministre qui est en deux déplacements et dont j'imagine le service de sécurité se rend compte qu'il y a des centaines de manifestants qui l'attendent juste à la sortie. Ça fait le lien avec les casseroleades entre guillemets. C'est-à-dire que les casseroleades c'est faire en sorte qu'on ne puisse pas se parler, qu'on ne nous entende pas.
Ce qui a été fait, ça nous pousse aussi quand on est ministre à quelque part à une sorte d'obligation de nous taire. Et moi, ce que j'ai aimé dans la réaction de Rima Abdelmalak, c'est que nous ne sommes pas là pour nous taire. On ne peut ne pas être d'accord. Mais au même titre que Rima Abdelmalak, pour ma part, ça fait six ans que je suis engagée derrière Emmanuel Macron, je ne renie rien de ce que nous avons porté. et je porte avec fierté tout ce qu'on a fait depuis 2017. Et je pense qu'il est important, même dans des climats difficiles, aussi de s'exprimer en tant que ministre. Donc je suis très favorable à la position et je salue évidemment l'action de Rima Abdelmalak.
Ce qui m'a choqué, et je ne vais pas me priver de le dire, c'est les insinuations plus que douteuses, immédiates, le décortiquage ensuite. N'étaient-ce préparer ? N'étaient-ce pas préparer ? Ça m'a profondément choquée parce que d'abord, je me suis dit, et alors ? Les dames de la CGT, elles n'avaient pas préparé leur allocution qui cartonnait à la ministre ? Et alors ? La ministre, elle n'est pas idiote, elle sait très bien depuis 20 ans que tout le monde se fait taper. Donc elle avait le droit de préparer une réponse. En quoi l'item de spontanéité est absolument stratégique ? Ce qui compte, c'est ce qu'elle avait à dire dans le fond du message. Et c'était vrai ce qu'elle a dit.
Ce qui me frappe, c'est qu'on nous contraint à nous taire avec des casseroles et quand une ministre l'ouvre, on l'accuse de complotisme. Il y a une espèce d'ambiance de complot. Le tweet d'Emeric Caron, que je n'ai pas cartonné sur Twitter parce que je fais attention, était quand même emprunt de cette espèce de sensation un peu complotiste, c'était préparé, c'était manigance. Et alors ? Et au pire, aurait-elle préparé ? Où est le drame ? Donc c'est cette ambiance un peu délétère. Et notamment, chez les parlementaires qui m'inquiètent. Qui m'inquiètent plus que les casseroles dans la rue. L'ambiance délétère au parlement. Mais il faut aller au front.
Ma question initiale était Il faut aller au front. Après ? Et t'es Papendiaï ? Je me mets aussi à la place de Papendiaï qui, pour le coup, est un ministre qui est depuis à peine un an ministre, qui a passé beaucoup plus de temps à enseigner en faculté qu'à se frotter aux jeux politiques. Il n'a pas le cuir
assez solide encore ?
Ce n'est pas ça, c'est que c'est toujours impressionnant. Et après, on a aussi des services de sécurité qui nous donnent des consignes ou des contre-consignes. La consigne qui lui a été donnée a été celle-ci. Si votre question que je subodore, c'est est-ce que vous seriez sorti du train ? Chacun a sa nature. Possiblement, je serais sorti. Parce que qu'est-ce qui se serait passé en réalité ? Je ne pense pas qu'il se serait passé quelque chose de grave. Je pense qu'il y a du mécontentement mais qu'on n'est pas non plus dans une surviolence. Après, je comprends aussi que ça fasse peur.
Vous avez, et on le sent bien, un contact plutôt facile avec les gens, avec les Français. Vous n'hésitez pas à aller au contact. Est-ce que vous avez l'impression que cette question aussi du contact qui est aussi peut-être symbolique, tout le monde l'a de la même manière au gouvernement et je ne parle pas que des questions de sécurité ?
Je crois que chacun, c'est comme dans des équipes de rédaction, dans des équipes dans des entreprises, chacun a sa tessiture, sa personnalité et c'est aussi l'assemblage de tous ces gens très différents qui fait un gouvernement. Si on n'avait que des gens qui allaient au contact, on serait jugé trop au contact, trop en avant. Si on n'avait que des gens qui n'aimaient pas ça, je pense qu'on a différents types de personnalités. Vous avez des personnalités très fortes qui vont très souvent en contact comme Gérald Darmanin, comme Bruno Le Maire, vous en avez d'autres qui ont aussi des sujets qui sont parfois moins en première ligne mais qui sont en contact par exemple à l'Europe.
on parle trop peu à mon sens du travail titanesque qu'abat Agnès Pannier-Runacher sur les questions d'énergie, sur les sujets ultra techniques, à défendre la position de la France, à défendre le nucléaire. À l'Europe, c'est une autre forme de contact. Chacun a son type de contact mais on a des personnalités différentes et donc dans le gouvernement vous avez des personnalités qui ont un rapport au contact différent. Puis l'expérience politique ça compte aussi.
Mais pour le dire autrement, il y a le contact physique et il y a la connexion. Est-ce que l'accusation en déconnexion que vous entendez beaucoup ou vous l'entendez ?
D'abord, elle est sans piternelle. J'ai l'impression depuis que je m'intéresse à la politique et d'ailleurs, je pense que c'est dangereux pour nous tous et pas que pour les gens de Renaissance à critiquer aussi vertement ceux qui s'engagent aux politiques et qui prennent des responsabilités. Je le pense depuis longtemps et je le pense encore plus depuis que j'en fais à tenser sans arrêt, à soupçonner sans arrêt les politiques. Je pense que ça, je dis volontairement ça, quelque part, nous créons le lit de quelque chose d'ambiant qui est assez, là aussi, délétère avec une forme de rejet de la démocratie parlementaire, de remise en cause d'un certain nombre de nos outils institutionnels.
Vous voyez, moi j'ai été très choquée des paroles, non pas de LFI pour le coup, mais d'Olivier Fort au sein des NUPS qui est quand même le teneur de la ligne socialiste sur la légitimité, point d'interrogation, du Conseil constitutionnel. C'est toujours le fameux quand la température ne nous plaît pas en politique, on casse le thermomètre. Mais une fois qu'on aura cassé le thermomètre, qu'est-ce qui restera dans ce pays ? Qu'est-ce que ça crée tout ça ? Qu'est-ce qu'il y a à la base de l'extrême droite, à la base, base, avant Jean-Marie Le Pen ? Qu'est-ce qu'il y a à la naissance de l'extrême droite autour de Boulanger, au général Boulanger, etc.
Il y a d'abord et avant tout le rejet de la démocratie parlementaire, d'abord et avant tout, au profit d'un régime plus autoritaire. Et donc je pense qu'on aura aussi possiblement un problème dans les années qui viennent de recrutement de personnalités politiques et de gens qui ne vont plus vouloir aller s'engager en politique aussi parce que c'est violent, parce que c'est sans arrêt le soupçon et je suis désolé, la violence elle a toujours peu ou prou fait partie de la vie politique.
Parfois quand j'entends certaines pudeurs de gazelle pour reprendre un mot connu liées au discours un peu, enfin, parfois au boxing qu'il peut y avoir au sein du Parlement, le Parlement n'a jamais dans l'histoire de France et heureusement été un endroit plat où on ne s'engueulait pas. Il y a eu des diatribes incroyables au temps de Clémenceau, ça a toujours été vivant un Parlement donc c'est sur le fond. Mais c'était sur le fond. Moi ce qui m'inquiète c'est la forme en ce moment.
Oui mais on vous reproche aussi d'avoir zappé la démocratie parlementaire que vous prétendez ici défendre.
Je ne crois pas en l'occurrence quand vous regardez les outils parlementaires qui sont au cœur de la Constitution on ne va pas tous les citer mais le 47-2, le 49-3, les procédures de débat accélérés tout ça sont des outils. Si c'était illégitime ce ne serait pas dans la panoplie des outils. Et en réalité il y a autant d'outils à la main et j'ai été député quelques années à la main des parlementaires. Il y a des niches parlementaires, il y a des commissions d'enquête, il y a des missions d'information. On ne va pas commencer à crier au complot dès qu'il y a une commission d'enquête.
Moi ce qui m'a choqué c'est que sur le 49-3 et la procédure déposée enfin l'analyse du Conseil constitutionnel j'ai été très étonné et choqué je reprends mon mot de voir que il y avait beaucoup d'espoir dans l'analyse du Conseil constitutionnel du côté des NUPS 15 jours, 3 semaines avant et à partir du moment où le Conseil constitutionnel a donné son point de vue il apparaissait plus légitime. Donc en fait les outils de la démocratie sont légitimes enfin les outils parlementaires et de la démocratie parlementaire sont légitimes pour les oppositions si tenté qu'elles aillent dans leur sens. Et c'est ça que je crois assez dangereux.
Alors la question maintenant c'est comment on sort de tout ça dans vos rencontres de terrain est-ce que vous avez le sentiment qu'il y a une voie de passage ou qu'on est parti pour 4 années au fond de contestation de votre ligne d'un mécontentement et comment vous sortez de cette situation-là ? D'abord je pense qu'il y a une voie de passage. Je ne vous referai pas parce qu'on l'entend trop mais moi je le vis dans mes déplacements la minorité qui braille beaucoup et la majorité plutôt silencieuse. Dans les sondages la majorité elle n'est pas de votre... Elle reste majoritaire.
Alors ce qu'il y a de certain si on remet un peu les choses à plat c'est que jamais et je pense autour de cette table et je me mets devant dedans personne ne s'est réveillé un matin en se disant tiens j'ai envie de bosser 2 ans de plus. La réalité aussi c'est que personne n'a envie de se réveiller demain en se disant j'ai bossé pour rien. Donc on a en réalité une immense majorité des français qui savent qu'on vit un moment conjoncturel qui est difficile et j'ajoute à ça une grosse part liée à la hausse des prix. Je ne parle pas que de l'inflation alimentaire je parle de la vie chère.
La vie est plus chère les loyers le carburant la cantine les transports la vie est plus chère donc en gagnant pareil ou un peu plus on a l'impression qu'on s'en sort moins bien. Ça c'est la réalité microéconomique mais les français ils ne sont pas aveugles et il y a une chose qui voit bien et dont on ne parle pas assez et c'est sûrement de notre faute aussi dans le doute c'est toujours de la faute du gouvernement moi j'ai appris ça c'est les bons résultats aussi et la bonne tenue et je sais qu'on parlera aussi de la notation Fitch j'en doute pas mais la bonne tenue quand même de la France en tout cas le retour de la France au plan macroéconomique.
Moi il y a 5-6 ans quand j'étais sur les marchés ou quand je faisais des déplacements de députés à chaque fois on me disait madame mon fils il a écouté ce que je lui ai dit il a fait 4 ans 5 ans d'études il ne trouve pas de job. Je ne croisais que des gens et moi je suis issu aussi de cette génération qui est née dans le chômage de masse et aujourd'hui je rencontre des artisans des commerçants des entrepreneurs qui toute la journée me disent madame je ne trouve pas de salariés.
en 5 ans au-delà des taux qui sont importants on est passé de 9-10% à moins de 7% de chômage en 7 ans par exemple on est passé de commerçants et d'artisans d'entrepreneurs qui vous disaient on a peur de perdre nos clients et qui aujourd'hui me disent on a perdu nos salariés.
Mais alors ça veut dire quoi ? Mais ça ça veut dire que c'est quand même une formidable réussite. D'accord mais ça veut dire que les gens ne comprennent rien qui sont en colère alors qu'ils n'ont pas de raison de l'être. C'est toujours cette ancienne de dire tout va bien après avoir évoqué le fait que tout allait mal
non c'est plus à mon sens c'est pas du tout le sens de mon propos le sens de mon propos c'est toujours le nous et le je en fait. Je pense que les français se rendent compte que nous globalement allons un peu mieux qu'il y a 5 ans. Nous nous avons beaucoup moins de chômage. Nous avons des usines qui viennent rouvrir. Nous n'avons jamais eu autant de création d'entreprises dans ce pays qu'en 2021. Mais moi à mon niveau moi personnellement je n'envoie pas forcément les fruits et c'est le hiatus si vous voulez et ça c'est notre boulot c'est-à-dire faire en sorte
votre boulot votre principale erreur ?
Non je ne crois pas que ce soit une erreur c'est on recrée des richesses tout l'enjeu c'est maintenant de faire en sorte qu'elles soient plus distribuées et on arrive par exemple sur le projet de loi partage de la valeur qui arrive au parlement dans un mois sujet sur lequel je me bats depuis 3-4 ans donc je suis contente qu'il arrive enfin qui est oui les entreprises font plus de profits plus de bénéfices mais moi salarié qu'est-ce que ça change sur mon salaire ?
et comme la conjoncture elle est assez instable avec la guerre en Ukraine avec l'inflation c'est pas forcément mon salaire qui va augmenter même s'ils ont augmenté et notamment dans les TPE-PME c'est aussi les primes qu'il faut qu'on augmente pour que moi j'envoie plus la couleur si ça va mieux il faut que moi j'envoie plus la couleur les gens je crois d'abord je ferais pas de politique si je pensais que les français étaient des veaux ou des idiots les gens comprennent très bien que le pays peut aller un peu mieux mais tant que moi j'envoie pas la couleur en réalité j'y crois pas donc il y a de la colère il y a de la patience il y a de l'énervement et je l'entends
Olivia Grégoire ministre déléguée en charge du commerce de l'artisanat et du tourisme avec nous jusqu'à 13h sur France Inter et France Info à la télévision on évoquait il y a un instant vous évoquiez il y a un instant l'inflation on se demande quand est-ce que ça va bien s'achever on écoute les ministres qui ont longtemps promis l'arrivée de ce fameux pic de l'inflation ce que dit le ministre de l'économie et des finances c'est que nous sommes au pic de l'inflation et que cette inflation elle va commencer à baisser en 2023
ce qu'on pense c'est qu'on va avoir un pic au début de l'année et que ça devrait baisser donc c'est sur cette base là que sont faites nos hypothèses d'inflation notamment qui sont dans le budget et je maintiens que nous devrions sortir de l'inflation vers la mi-2023 alors
Olivier Véran nous l'annonçait pour là la fin de l'année dernière Elisabeth Borne pour maintenant ça devrait être fini et Paul Nolmer pour cet été on en est où là ? comment vous entendez ça vous aujourd'hui ?
J'entends d'abord avec bienveillance mais que c'est toujours facile à postériori de se moquer des pronostics ou des perspectives
Est-ce que c'est se moquer que d'entendre les politiques et de les prendre en sérieux ? Non mais c'est compliqué
sur les personnes au moins et je le dis d'autant plus que je suis sur ce sujet depuis des mois et d'ailleurs je remarque que vous ne m'avez pas passé parce que j'évite de donner des pronostics En effet En réalité on parle ici de marché bon de marché de matière première de marché de frais de marché de bœuf du marché du porc la réalité c'est que les matières premières pour certaines là aussi il faut être précis baissent exemple le blé baisse fortement avec des baisses à deux chiffres contre exemple c'est pour ça que j'essaie d'abord que je suis contente d'être là pour aussi expliquer que c'est un des grands combats je crois si ce n'est du siècle en tout cas de la décennie tout ce qui paraît simple ou simpliste est souvent en réalité beaucoup plus compliqué et complexe derrière je sais bien que ça fait le lit de Marine Le Pen de simplifier à outrance ce qu'on vient d'entendre
là ce n'est pas Marine Le Pen c'est des ministres qui nous disent avec leurs arguments et leurs chiffres le pic est atteint ce sera bientôt atteint
alors Bruno Le Maire est-ce que c'est pas ça
que c'est le lit du Front National précisément
je crois pas parce que pour le coup là aussi les consommateurs peuvent entendre un truc très simple on partage à midi ici le blé chute beaucoup le sucre ne chute pas continue à progresser ce que je veux dire par là c'est que toutes les matières premières ne baissent pas donc c'est difficile de donner un tableau alors que la réalité de chacune des matières est différente c'est mon conseil personnel moi j'évite de répondre non pas parce que je me planque mais parce que quand j'ai pas de certitude je ne le dis pas donc vous ne pouvez pas nous dire aujourd'hui quand le pic sera il y a des éléments qui sont importants on enregistre enregistrez comme ça vous pourrez le remettre dans quelques mois sur le marché du frais on note que c'est en train de baisser depuis quelques mois sur certaines matières premières je vous l'ai dit le blé c'est en train de baisser donc qu'est-ce qu'on a dit et qu'est-ce qu'on a proposé avec Bruno Le Maire on a dit aux industriels de l'agroalimentaire qui ont reconstitué leur marge ça y est ils avaient perdu beaucoup d'argent en 2021-22 ils sont en train et ils ont reconstitué pour l'immense partie d'entre eux leur marge que maintenant comme l'état a fait des efforts comme les distributeurs ont fait des efforts avec le trimestre anti-inflation en prenant sur leur marge on y reviendra c'est à leur tour de faire un effort on leur a donc demandé de réouvrir des négociations là dans les semaines qui viennent certains ont déjà commencé voyez-vous donc la lettre a été utile et ils sont allés voir les industriels de l'agroalimentaire en disant voilà le blé a beaucoup baissé qu'est-ce que vous faites baisser comme prix sur les céréales sur les biscuits sur les pâtes voici ce qui est en train de se passer en ce moment certains distributeurs ont engagé déjà des renégociations commerciales ces renégociations leurs fruits vont porter à l'été et je peux assez avec une certaine certitude vous affirmer qu'à la rentrée nous aurons une baisse visible des prix dans les rayons sur l'inflation alimentaire septembre
une baisse des prix ou une moindre inflation
une baisse des prix puisque les renégociations vont faire redescendre les prix qui étaient montés à l'aune de l'inflation donc on va revenir à des prix qui doivent redevenir ceux qu'ils étaient pré-inflation ceux qui ne renégocient pas on a un discours on a un pas un discours mais on a un rapport très responsable avec ces acteurs avec Bruno Le Maire et Roland Lescure à Bercy au même titre qu'on a poussé les énergéticiens à faire un effort au même titre qu'à l'Europe on a taxé les profits des énergéticiens parce qu'on l'oublie parfois au-delà de 180 euros le mégawatt-heure il y a ce qu'on appelle la rente inframarginale on a taxé cet argent pour ensuite aller aider nos entreprises et financer une partie du bouclier des ménages nous ne tremblerons pas si on se rend compte que les industriels de l'agroalimentaire ne jouent pas le jeu et nous avons c'est-à-dire taxe sur leur profit ça veut dire que s'ils ne jouent pas le jeu et qu'ils prennent le gouvernement pour ce qu'il n'est pas nous demandons un geste fort à l'endroit des consommateurs s'ils ne sont pas au rendez-vous on prendra nos responsabilités c'est-à-dire qu'est-ce qu'on peut leur faire ?
qu'on peut tout à fait envisager une taxation sur les industriels de l'agroalimentaire qui ne joueraient pas le jeu et qui ne prendraient pas la part de l'effort vous leur donnez combien de temps pour se mettre au point ? on leur a demandé de bouger avant l'été et pas pour les distributeurs ? les distributeurs avec le trimestre anti-inflation je sais que c'est c'est un peu connu donc ça peut être un peu lassant mais d'abord vous rappelez que c'est une opération inédite jamais dans l'histoire de la grande distrib qui a été difficile à mettre en place oui mais c'est tout le charme de la politique ça a été difficile
qui repose sur le bon vouloir des distributeurs
mais oui mais alors vous voyez dans ce pays
il y a des marques qui ont 100 produits d'autres 1000 produits
oui mais ça c'est pas très grave en réalité si tenter que l'effort soit réel il y en a qui font 100 produits enfin en réalité plutôt 150 produits il n'y en a qu'une que j'ai en tête et qui n'est pas la plus connue mais la plupart des enseignes font entre 150 à 1000 produits premièrement deuxièmement sur ces produits il y a quand même un engagement qui est assez fort qui est c'est la première fois qu'on fait tous une promotion historique normalement une promo c'est 8-10 jours là c'est 3 mois c'est la première fois qu'on s'aligne tous ensemble il n'y en a pas un qui dit non moi je ne veux pas Michel-Edouard Leclerc a été le dernier mais il nous a rejoint le 3 avril dernier troisièmement c'est la première fois que bah oui on est dans un engagement de confiance et moi je crois à ces choses là je crois qu'on n'est pas obligé de légiférer sur tout je crois qu'en plus de l'inflation alimentaire il ne faut pas aller rajouter de l'inflation normative on est parti sur un engagement de confiance on leur a dit prenez sur vos marges et bien certains vous donnent des chiffres vous voyez j'étais vendredi à Intermarché les efforts qu'ils ont faits depuis le 15 mars c'est plus 100 millions pris sur leur marge brute c'est à peu près équivalent un peu moins chez Système U et on a un certain nombre enfin l'ensemble des distributeurs qui sont en ce moment en train de prendre sur leur marge pour faire baisser les prix totale et bénéfice sans loi sans que ça coûte 1 euro aux finances publiques ce qui est un sujet dans la période actuelle contrairement aux propositions de Marine Le Pen on a 5% de baisse des prix en moyenne
et ce qui traîne les pieds sur les produits la proposition de Marine Le Pen c'est 0% de TVA sur certains produits mais faisons du surtexte ça le mérite
ça le mérite puisque quand on cartonne le gouvernement tous les jours mais que depuis 2 ans on a fait une seule proposition sur la préoccupation majeure des français qui est le pouvoir d'achat ça mérite que je prenne une minute pour encore une fois mettre à mal cette proposition ça coûterait juste sur la TVA passée de 20 à 5% ça coûterait un peu plus de 10 milliards d'euros juste sur les produits alimentaires deuxièmement vous n'avez aucune garantie épisode 2009 restauration plus proche de nous on oublie les protections hygiéniques pour les femmes en 2016 vous avez remarqué la baisse des prix des protections hygiéniques non
mais ça a marché en Espagne
mais faux elle est combien l'inflation alimentaire en Espagne ?
chez nous elle est autour de 4% pardon ? en avril
l'inflation alimentaire ? ah non alors déjà c'est mis en place depuis le mois de janvier oui ok elle est à 16,3% en mars l'inflation alimentaire en Espagne
avec plaisir les coupes que j'ai vues c'est que l'inflation en Espagne était aujourd'hui passée sous l'inflation française alors
elle est aux alent j'ai les chiffres vous voyez elle est à 14,6% en janvier en Espagne elle est à 16,3% au mois de mars c'est une mesure qui a été décidée début janvier au bout de 3 mois il n'y a pas d'effet l'inflation continue à monter au bout d'un mois du trimestre anti-inflation la baisse des prix elle est de 5% chez Intermarché elle est quasiment de 8% 7% chez Système U donc c'est visible et c'est une mesure qui n'a rien coûté à la dépense publique un cabinet que je vais nommer qui s'appelle Asterès avait chiffré cette mesure pour la campagne présidentielle 13 euros de gains par ménage par an cette suppression de la TVA pour 10 milliards 13 euros ça fait 1 euro par mois on se moque de qui j'ai lu son interview dans Le Parisien aujourd'hui c'est pas que rien n'est tenu c'est que Marine Le Pen ne propose rien et c'est leur stratégie c'est une stratégie du silence pas l'once d'une proposition nouvelle sur ces sujets d'inflation alimentaire à part dépenser 10 milliards pour 1 euro de victoire de pouvoir d'achat pour les français Françoise Le sujet c'est aussi ce que vous disiez tout à l'heure c'est le partage de la valeur c'est à dire j'en ai pas pour mon travail est-ce que le gouvernement peut se contenter de dire aux partenaires sociaux écoutez intéressez-vous au partage de la valeur là il y aura une loi pour retranscrire un accord mais est-ce qu'il doit pas être plus en initiative pousser davantage peut-être les patrons à distribuer plus 1, 2, 3, 1 on a déjà fait pas mal et je vous passe les détails mais dans une loi que j'affectionne qui s'appelait la loi PACTE où on a déjà beaucoup poussé intéressement participation actionnariat salarié point 2 ce que je veux dire c'est que le gouvernement s'intéresse pas à ça nouvellement on a d'ailleurs fait des propositions qu'on a mises en oeuvre avec la prime partage de la valeur je sais que les NUPS notamment méprisent les primes moi je voudrais quand même rappeler que la prime partage de la valeur c'est 790 euros de plus enfin de prime pour 5 millions et demi d'actifs 2 fois plus en 2022 mais c'est pas pérenne c'est ça qu'il reproche en disant on va le pérenniser avec une prime on va le pérenniser avec le texte partage de la valeur 3 vous ne touchez pas au partage de la valeur c'est un sujet passionnant sans les partenaires sociaux et il y a d'ailleurs pour ceux que ça intéresse et qui nous écoutent des rapports passionnants un peu techniques mais passionnants avec la commission des appareils socials qui s'appelle les copiésasses c'est main dans la main avec les syndicats qu'on touche à ces sujets qui touche aux cotisations sociales patronales et donc c'est normal qu'on laisse la main et c'est même je trouve pour ceux qui sont sans cesse attaquer de ne pas savoir pratiquer la démocratie sociale plutôt salutaire je trouve aussi salutaire que la première ministre a été très stricte l'accord qui a été porté et signé par les syndicats rien que l'accord qui a été porté et signé par les syndicats je pense que c'est aussi une marque de respect importante après je vais vous dire c'est un sujet dont je suis très heureuse qu'on parle enfin parce que pour moi c'est un très grand sujet d'inégalité dans notre pays en fonction de l'entreprise où tu vas travailler qu'elle soit petite ou grande tu n'as pas accès au même dispositif et c'est une formidable source d'injustice et d'inégalité dans les entreprises de plus de 1000 salariés vous avez une majorité de salariés qui ont accès à ces dispositifs participation c'est de l'argent tout de suite intéressement c'est lié à ma performance en tant que salarié et puis l'actionnariat salarié c'est le patrimoine on peut aussi partager un bout du patrimoine de l'entreprise on a complètement sous-estimé dans ce pays le poids que ça représentait en termes de pouvoir d'achat en 2020 source d'ARES participation intéressement actionnariat salarié c'est 2440 euros par salarié en moyenne c'est un 13ème mois possiblement pour tous donc c'est totalement injuste que dans les grandes j'y ai accès et dans les toutes petites ou les moyennes j'y ai pas accès pour autant la réalité je suis bien placé des TPE-PME n'est pas la même que celle des grandes entreprises donc il faut adapter il va y avoir une extension de la participation de 11 à 50 salariés et il va y avoir aussi une pérennisation Nathalie Saint-Cricq en parlait de la prime partage de la valeur pour les toutes petites entreprises parce que cette prime elle correspond à ce dont les tout petits entrepreneurs ont besoin pour mieux rémunérer les salariés c'est urgent qu'on attaque ce sujet et je suis ravi qu'il arrive sur la table dans cette ambiance comment est-ce que vous comptez avancer alors on va faire très précis on va pas vous apprendre que vous avez qu'une majorité relative mais déjà c'est gentil de le rappeler parce que certains l'oublient on a quand même une majorité elle est relative mais on a une majorité je ne dis pas la minorité présidentielle je ne suis pas encartée donc majorité relative comment espérez-vous faire progresser les choses je ne parle pas je parle de toutes les lois possibles c'est-à-dire est-ce que vous êtes pour un coup par coup c'est-à-dire un coup on prend 5 LR qui veuille bien un coup on essaie de trouver des socialistes qui acceptent ou est-ce que vous pensez qu'on peut encore faire un accord de gouvernement mais je pense même que cette question au moment même où je la pose il y a déjà la réponse comment vous allez faire
avec qui surtout sachant que l'abaissement de la note de la France pousse à faire en tout cas semble vous pousser à faire
diagnostic une impasse politique si j'étais impertinente parce que je ne serais pas quoique je dirais que nous n'avons pas attendu Fitch pour pousser et je rappellerai aussi la note de Moody's la semaine dernière dont on a très peu parlé et qui donnait des perspectives stables mais on y reviendra peut-être
ça vous agace ? non ça ne m'agace pas
c'est le jeu ma pauvre Lucette c'est pareil si vous ne voulez pas être noté il faut faire autre chose non ce qui m'agace c'est l'exégèse qui en est fait par l'extrême gauche et par les NUPS ou l'exégèse de Fitch elle-même non parce que pour avoir relu nuitamment le texte d'ailleurs je me disais en lisant le texte quelle aurait été la dégradation si nous n'avions pas fait de réforme des retraites ce qui est quand même une question et puis je note surtout que ce n'est pas la réforme à proprement parler qui est attaquée ce sont les effets induits par la réforme et le contexte politique et les tensions politiques qui laissent se questionner sur votre question c'est à dire est-ce qu'on va pouvoir continuer à réformer et vous faites bien mais j'ai quand même à coeur de rappeler vous travaillez avec qui ?
je dirais comme depuis 34 textes votés depuis l'été dernier on en a fait passer un certain nombre de textes et d'ailleurs pas que les nôtres il y a aussi des textes de l'opposition qui sont passés pas toujours avec l'accord de la majorité mais ça c'est pareil c'est le jeu démocratique j'étais au banc encore il y a 10 jours je me suis fait battre par Sandrine Rousseau et Eric Coquerel sur une proposition de loi portée dans une niche écologique donc on a réussi sur 34 textes et non des moindres je veux dire le nucléaire les énergies renouvelables les Jeux Olympiques je sais c'est pas anodin la LOPMI dont on parle assez peu c'est 419 voix pour donc on a su trouver un chemin tout ça dépend aussi de la cohérence mot dont je vous ai épargné parce qu'on le trouve parfois politiquement creux mais il l'est pas politiquement creux ça dépend aussi de la cohérence d'un certain nombre d'opposition Immigration on fait quoi ?
On a entendu tout et son contraire donc on en est où ?
Immigration juste pour terminer quand je dis cohérence moi je suis un peu étonné pour pas dire plus quand je vois les écologistes qui s'abstiennent sur les énergies renouvelables je me dis il y a un truc dans le film que j'ai pas compris je suis un peu étonné quand j'entends la droite et étonné est un peu faible nous attaquer sur les baisses d'impôts quand depuis des années ils nous proposent des PLF avec des dépenses incommensurables qui tapent des pieds en appelant la baisse des impôts de production je rappelle qu'on est la seule majorité à l'avoir fait ils auraient dû être beaucoup plus en soutien je vais pas vous faire le panégérique des incohérences mais là aussi les français sont pas aveugles
Ils auraient dû être en soutien parce que vous êtes un gouvernement de droite ?
Non ils auraient dû être en soutien parce que le texte était un texte bon pour le pays et qui en tout cas réduisait un certain nombre d'impôts qui bousillent la compétitivité française Partons du principe que sauf magie ça va pas s'arranger alors il n'y a aucune raison que tout d'un coup les LR les écologistes non mais c'est aussi à nous de mettre peut-être plus en avant les portes à fous les incohérences parfois hallucinantes de ces oppositions les français sont pas sourds à ça Mais comment vous le faites avec au fond une opinion publique que vous n'avez pas derrière vous c'est ça au fond qui frappe dans cette situation c'est que tout a l'air bloqué tout est compliqué Est-ce qu'on peut être cohérent contre tout le monde ?
à un moment où on aurait quand même besoin de rassemblement parce qu'il y a des gros challenges Bien sûr qu'il y a des gros challenges mais il y a aussi une ambiance politique avec deux fonds de commerce extrême gauche et extrême droite qui ont vraiment un seul intérêt c'est de peindre tout en noir et de faire en sorte que rien n'avance donc les gens ne sont pas aveugles là-dessus non plus ils s'en rendent bien compte Vous voyez sur le texte d'immigration ?
Non mais c'est peut-être à nous d'être beaucoup plus offensifs sur la dénonciation d'un certain nombre des incohérences extrêmement fortes qui amènent le pays dans la panade quand vous voyez les dépenses qui sont proposées par l'ENUPS les dépenses proposées par le Rassemblement National quand vous savez dans ce pays aujourd'hui qu'on emprunte à 3% sur les marchés quand vous savez quand vous êtes vous entendez que la charge de la dette ça peut être un peu flou peut-être les agios qu'on paye sur notre dette c'est le deuxième poste de dépense de ce pays derrière l'éducation j'ai été élu en 2017 c'était le troisième aujourd'hui c'est le deuxième on continue comme ça ce sera le premier donc les gens entendent ça aussi ce que je veux dire sur immigration parce que je ne suis pas du genre à ne pas répondre même si ce n'est pas mon sujet de prédilection mais en tout cas ce n'est pas mon sujet de spécialité c'est qu'il y a le réel et le réel c'est quand ça cogne disait Lacan bien mieux que moi et Elisabeth Borne c'est une femme lucide donc elle se rend bien compte que dans l'état d'énervement d'agacement de colère du pays c'est peut-être pas ni le meilleur moment même si nous souhaitons le faire et on va travailler pour faire en sorte peut-être de rallier une majorité plus large avec les LR on doit y travailler et j'y reviendrai mais je trouve enfin imaginez deux secondes c'est toujours l'intérêt le contrefactuel imaginez deux secondes qu'elle ait pris la parole en disant bon les gars alors la semaine prochaine projet de loi immigration un peu seul contre tout le président le président il fixe un cap elle fixe la méthode le déroulé le président il dit il faut la faire il faut pas la saucissonner comme un apéritif c'est ce qui avait été dit avant parce que vous ne pouvez pas comprendre ça change tout le temps oui mais après vous voyez on nous reproche aussi de jamais changer sur rien donc quand on évolue à l'aune un peu du contexte sur la méthode on nous critique en nous disant vous variez en fonction des vents quoi qu'il advienne on sera critiqué ça c'est un mantra que j'ai bien internalisé moi ce que je trouve dommage je vais vous dire sur immigration c'est aussi le petit passement de jambes des LR qui se disent tiens on va se refaire la cerise alors dépêchez-vous on va gratter une proposition de loi qu'on aurait pu gratter depuis un an accessoirement on va la déposer vite parce qu'il faut passer devant la majorité on va leur couper l'herbe je ne suis pas sûr que ces additions ces soustractions et ces petites manigances d'abord les français y soient très intéressés et que ça fasse vraiment avancer le truc le pays en l'occurrence quand je parle du truc ce qui bloque chez les LR et vous l'avez mentionné au démarrage de cette émission c'est le chapitre en tout cas les articles relatifs au marché du travail je trouve et ça ça vous concerne ça ça me contrarie beaucoup
et non ça vous concerne aussi ça me concerne ça me contrarie beaucoup
c'est la notion d'appel d'air pour que les éditeurs les républicains considèrent que si on régularise ça va appeler d'autres personnes à vouloir et puis alors si on régularise pas les républicains vont devoir m'expliquer nous expliquer comment dans les services à la personne ceux qui s'occupent de nos petits de nos moyens de nos plus âgés où il manque 500 000 personnes dans les années qui viennent comment dans la restauration l'hôtel il manque 200 000 personnes dans les années qui viennent comment on va faire avec des métiers qui sont aujourd'hui qui sont pas désirés qui sont pas voulus il y a des énormes enjeux d'attractivité etc ça se fait pas en un an de rebâtir l'attractivité d'un métier donc très concrètement comment fait-on dans le bâtiment qui va déjà mal dans la restauration qui souffre moi je croise plus de restos qui ferment parce qu'il manque de salariés le soir que de restos qui ferment parce qu'ils ont du mal à échelonner leur PGE c'est la réalité alors ça peut choquer certains mais c'est la réalité de ce que je vois la pénurie de main d'oeuvre est aujourd'hui le principal risque structurel pour nos PME de pas réaliser la croissance qu'ils espèrent réaliser ils ont des carnets de commande ils investissent ils manquent de bras ils manquent de gens donc concrètement non parce qu'il y a des métiers qui n'attirent plus et c'est de la faute de qui les gens des métiers des fédérations vous le diront en grande partie d'eux-mêmes parce que ce sont des gens lucides donc ils font un travail de titan je pense à la fédération française du bâtiment je pense aussi à Thierry Marx à l'UMI aux organisations professionnelles les indépendants de la restauration qui font le tourisme qui se battent comme des lions pour mieux rémunérer ils ont augmenté de 16% les rémunérations dans la restauration oui il était temps mais c'est fait pour améliorer les conditions de vie vous voyez en ce moment on discute qu'est-ce qu'on fait de la pause est-ce qu'il faut rémunérer la pause est-ce qu'il faut des locaux pour que les gens puissent se reposer il faut améliorer les conditions de travail ça ne se fait pas en appuyant sur un bouton et donc moi la question très concrète réaliste lucide qui n'est pas politicienne que je pose à la droite c'est très bien vous ne voulez pas du volet métier sous tension même s'il est bordé et très encadré par Gérald Darmanin qu'est-ce que vous proposez ?
qu'est-ce qu'on fait pour que ces jobs soient pourvus dans les deux ans qui viennent si ce n'est en gardant des gens parce que ça c'est pareil on fait comme ça sur la réalité des gens qui sont en situation irrégulière
sur les chantiers du bâtiment vous dites justement que la France s'arrête sans cette main d'oeuvre immigrée ?
c'est pas alors elle s'arrête le mot est fort mais en tout cas il est certain que continuer à avoir une perspective de croissance comme nous sommes l'un des seuls pays à l'avoir aujourd'hui en Europe et continuer à produire et à faire baisser notre chômage ça n'est certainement pas en stigmatisant une main d'oeuvre qui est dans des métiers sous tension et qui permet à ces secteurs de continuer à travailler si vous retirez c'est la même c'est la même sauce pour Marine Le Pen avec ses exégèses même si elle essaye de changer mais on sait très bien que l'étranger et les immigrés seront toujours visés par le Rassemblement National donc ça fait très joli ces déclarations sur les plateaux mais la réalité des faits économiques c'est que vous aurez des centaines pour ne pas dire plus de restaurants ou de chantiers qui s'arrêteront net si vous retirez ces travailleurs
ce matin Marine Le Pen était particulièrement véhémente dans les colonnes du Parisien elle s'en prend à votre première ministre à notre première ministre Elisabeth Borne on est face à du vide il y a de l'écho ce n'est plus un gouvernement c'est juste une administration
oui oui oui
comment vous entendez ça
moi j'entends que la critique est aisée l'art est difficile et elle ne s'y trompe pas puisqu'elle ne veut pas aller se mettre les mains ni à Matignon ni en termes de responsabilité jamais Marine Le Pen a dit ce n'est pas pour moi elle n'est pas dupe Marine Le Pen elle sait bien que gouverner c'est choisir c'est agir c'est cliver c'est s'exposer et d'ailleurs je trouve qu'on a passé sous silence une phrase très intéressante qui était chez un de vos confrères de la presse écrite où le secrétaire général qui est un personnage important d'un groupe parlementaire du Rassemblement National a eu cette phrase extraordinaire il y a un mois à peu près soyons comme des lutteurs enduits d'huile ça donne envie alors ça chacun ses envies mais pourquoi pas mais qu'est-ce que ça veut dire moi je l'avais appelé entre guillemets et dans le respect républicain je l'avais traité de truite c'est-à-dire que dès que vous avez l'impression de les attraper j'ai eu peur un instant
allez-y
non non non soyons très précis j'ai dit truite parce que j'aurais pu dire car c'est un vrai débat du dimanche pour ceux qui pêchent un poisson dès que vous avez le sentiment d'attraper un argument une proposition hop ça vous quitte les mains la retraite non c'est pas trop ça dépend de qui elle a en face l'euro bon avant j'étais contre maintenant je suis pour l'IVG non mais j'étais contre maintenant je veux la mettre dans la constitution l'Europe non j'étais contre maintenant c'est plus tout à fait ce que je dis en fait elle a compris une chose c'est la stratégie du silence c'est la stratégie de la critique c'est tellement facile et là aussi je pense que les gens ne sont pas dupes en tout cas c'est à nous de débusquer ce silence assourdissant d'un groupe rassemblement national qui est tapis dans l'ombre qui ne propose rien absolument rien depuis des mois qui est quand même l'observateur de vos faiblesses mais bien sûr l'exploitant des faiblesses quelle est la réponse ?
la réponse c'est pareil c'est de rien laisser passer débusquer sans arrêt les mettre face à leur contradiction
vous dites les gens ne sont pas dupes quand on regarde les sondages ?
j'aime profondément les sondages ça fait partie de la palette des choses c'est étrange comme phrase non mais j'aime beaucoup les sondages parce que j'aime l'opinion et j'aime comprendre les mouvements d'opinion justement alors deux petites questions mais j'aime aussi le contact que j'ai avec les gens il y a une certitude c'est qu'en ce moment ce qui est difficile et on le vit très bien quand on est au banc des ministres au sein du parlement et c'est ce qui m'inquiète profondément puisque la fin de l'émission arrive et je veux quand même le dire c'est que en réalité vous avez un groupe qui sème beaucoup le désordre et qui allume des feux et qui pousse au feu à l'extrême gauche et vous avez en réalité comme toujours dans tous les moments de l'histoire contemporaine le parti de l'ordre qui tire ses marrons du feu c'est ce qui est en train de se passer et moi je suis frappé et je pense qu'il faut qu'on le dise beaucoup plus fortement même si je sais que je m'expose par la complicité entre un certain nombre de membres des NUPS et le Rassemblement National pas une complicité orchestrée organisée mais une complicité de vase communiquant plus vous délégitimez la démocratie parlementaire plus vous soupçonnez vous complotisez l'ambiance politique plus en réalité toutes les histoires récentes l'ont montré c'est en règle générale l'extrême droite qui sort ses marrons du feu en ça je pense que l'extrême gauche a une responsabilité deux questions rapides c'est fin d'émission un comment Emmanuel Macron peut-il faire pour sortir de cette seringue on n'a pas parlé de mots de haine de haine est-ce qu'il y a quelque chose d'irrationnel qui est contre lui qui fait que vous savez c'est l'avantage et pourquoi ?
c'est l'avantage des années j'ai souvenir vous vous souvenez du TSS du tout sauf Sarkozy c'est pas ce point là
d'après les sondeurs très mécontent 47%
oui pareil j'ai ressorti parce que je vous dis j'aime bien les sondages mais la code de popularité de Jacques Chirac quand on regarde
très mécontent là on atteint des scores
quand on regarde les affres de la présidence Hollande où il y a eu des moments difficiles quand on regarde les 16% il n'y a pas un facteur personnel qui laisse je ne suis pas si certaine je me demande parce qu'on n'est pas beaucoup plus dans le commentaire quand on se compare en tout seul c'est ça ?
non c'est que d'abord et je terminerai là-dessus sinon je ne serai pas derrière lui je pense qu'il aime ce pays profondément je pense qu'il aime les gens profondément je pense profondément que ce n'est pas une citation quand il dit je pense aux prochaines générations plus qu'aux prochaines élections en l'occurrence il sait très bien qu'il ne peut pas se représenter je pense qu'il a un courage dont un certain nombre de nos compatriotes aujourd'hui ne lui savent pas gré je le comprends très bien mais comme d'habitude c'est souvent après le match on a commencé sur la Coupe de France qu'on se dit ah bah ce joueur ou ce capitaine n'était pas si mal et je ne sais pas où je serai en 2027 mais peut-être que vous ne m'inviterez plus parce que je ne serai plus du tout en politique mais je peux déjà imaginer certaines une en 2027 parce qu'on leur a beaucoup critiqué il se bat pour ce pays pour qu'il retrouve sa couleur pour qu'on retrouve de notre indépendance et pour les gens même quand c'est dur
on a commencé avec du foot on finit par de la littérature est-ce que vous avez lu le roman de Bruno Le Maire ?
pas encore c'est un peu à cause de vous parce que je l'ai acheté mais je n'ai pas eu le temps de le commencer parce que j'ai préparé
vous n'avez pas entendu parler
je soutiens l'édition française
vous n'avez pas entendu parler d'un certain passage dont on parle beaucoup ?
je suis ravi que les ministres aient un équilibre personnel et des passions privées je trouve ça sain il y a un passage
un peu olé olé
oui un peu érotique ça fait partie de la vie nous sommes des humains et le jour où vous aurez des droïdes vous vous rappellerez de ces paroles de Bruno Le Maire
on avait dit un président ne devrait pas dire ça un ministre peut tout écrire
un ministre qui écrit avec un certain talent ça a son charme et on n'est pas des robots on a nos peines nos joies nos sensations et nos excitations
et c'est tant mieux merci beaucoup on finit sur l'excitation de Bruno Le Maire on se retrouve dimanche prochain qui est très saine pour un nouveau numéro de questions politiques c'est ça
qui est ? on se retrouve dimanche on se retrouve dimanche mais je suis allé qui est loin ou pas qui est là ou pas qui est là qui est là