Bruno BERNARD : Président de la métropole de Lyon et candidat à sa succession liste "Avançons ensemble" de la gauche et des écologistes
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:57OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il serait possible dans l'agglomération lyonnaise ? Est-ce que la préfecture vous a déjà sensibilisé à une augmentation des risques dans la métropole ?
- 1:30RelanceRéponse directe
Ça veut dire qu'aujourd'hui, il n'y a pas forcément de mesures supplémentaires qui sont prises, notamment dans les transports dont la métropole s'occupe, au niveau sécurité ?
- 1:45OuverteRéponse partielle
Est-ce que d'ores et déjà, vous avez envisagé des parades pour faire face à ce nouveau coût porté au porte-monnaie de la métropole ?
- 2:38FerméeÉludée
Est-ce que vous pourrez en tirer un bénéfice politique à l'occasion de la prochaine consultation ?
- 2:59OuverteRéponse directe
Toute campagne a son contexte. Vous l'avez senti ?
- 3:30OuverteRéponse directe
L'état d'esprit en 2020 était à l'écologie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:05Invité politiqueFait
« Le risque terroriste existe en permanence dans le pays, donc il y a des points plus ou moins hauts et des plans qui ne se passent pas. »
- 1:14Invité politiqueFait
« En tout cas, je n'ai pas d'élément aujourd'hui pour être plus inquiet qu'il y a quelques semaines. »
- 1:58Invité politiqueFait
« Faire des tags. Donc nous, ce qu'on apporte, ce sont des politiques de long terme et des alternatives à la voiture. »
- 2:02Invité politiqueFait
« On voit que le prix du carburant va exploser, on risque d'avoir une nouvelle crise énergétique. »
- 2:21Invité politiqueFait
« C'est ce qu'on fait, donc faire des réseaux de chaleur, isoler les bâtiments pour consommer moins, offrir des alternatives à la voiture individuelle, le développement massif des transports en commun ou du vélo. »
- 6:44Invité politiqueFait
« un renfort des solidarités, des politiques sociales, départementales, la protection de l'enfance, l'accompagnement des personnes âgées, des personnes assises dans le handicap, l'assertion, qui avait été un peu oublié, ou en tout cas non priorisé à la création de la métropole »
- 6:58Invité politiqueFait
« une très forte transition écologique, avec notamment beaucoup de choses sur les mobilités, les transports en commun, mais aussi la préservation de la ressource en eau, ou encore une forte végétalisation. »
- 12:21Invité politiqueChiffre
« Il y a une volonté de diminuer la place de la voiture. Elle a diminué d'ailleurs 14% de circulation au moins en 6 ans. »
- 12:26Invité politiqueFait
« C'est moins de pollution. On a diminué fortement la pollution. »
- 12:29Invité politiqueFait
« C'est moins d'accidents routiers. »
- 12:56Invité politiqueFait
« On a un réseau de transport en commun qui est plutôt exceptionnel. Avec celui de Paris, on est très loin devant tous les autres territoires. »
- 13:20Invité politiquePromesse
« On va ouvrir le T9 et le T10 d'ici une petite année. »
- 14:40Invité politiqueFait
« Pourquoi on ne fait plus de lignes fortes de métro ? Tout simplement parce qu'elles ont été faites. »
- 15:32Invité politiqueChiffre
« Notre projet, il arrive pour 2032. C'est très concret, il coûte déjà très cher autour de 800 millions d'euros. »
- 17:07Invité politiqueChiffre
« Ça coûte à peu près, pour ouvrir toutes les nuits du samedi haut d'image, 2 millions d'euros. »
- 17:35Invité politiqueChiffre
« on a fait la gratuité pour les plus précaires en 2021. Et donc on a renoncé à une partie des recettes, à peu près 10% de nos recettes, ce qui nous a permis de faire des baisses de tarifs pour 55% des abonnés. »
- 17:58Invité politiquePromesse
« Et notre proposition supplémentaire, c'est la gratuité pour les mineurs à partir du moment où un parent au moins est abonné. »
- 18:17Invité politiqueChiffre
« Quand Grand Cœur Lyonnais propose, et en l'occurrence Jean-Michel Oas, uniquement à Lyon, de faire la gratuité pour les personnes qui gagnent moins de 2500 euros par mois, ça coûterait 60-80 millions d'euros. »
- 19:42Invité politiqueChiffre
« Le taux de fonctionnement du métro en 2025, il est de 98,5%. Il devrait être au moins 99%. »
- 20:03Invité politiqueChiffre
« On met 1,5 milliard pour refaire ces trois lignes de métro. C'est programmé d'ici 2035 jusqu'à 2035, 2022, je crois. »
- 21:53Invité politiqueFait
« On ne peut pas avoir un réseau performant s'il n'est pas exemplaire en termes de sécurité. »
- 22:06Invité politiqueChiffre
« On transporte une journée de semaine 1 800 000 voyageurs, ce qui est énorme. »
- 22:21Invité politiqueChiffre
« On a rajouté plus de 3 000 caméras sur le réseau. Il n'y en a plus de 11 000 aujourd'hui. »
- 22:25Invité politiqueChiffre
« On a aujourd'hui environ 250 personnes de contrôle et de sécurité de Citral, des TCL, qui sont sur le réseau. »
- 22:32Invité politiquePromesse
« On les augmente, on va monter jusqu'à 350 d'ici 2030. »
- 22:55Invité politiqueChiffre
« il y a eu plus de 1 200 opérations communes qui ont été faites sur le réseau. »
- 24:27Invité politiqueChiffre
« C'est 50 millions d'euros qui ont été apportés pour aider les communes notamment pour les équipements municipaux, la création et la rénovation de l'école de gymnase. »
- 24:43Invité politiqueChiffre
« De mémoire, on a payé 50% du coût des caméras. »
- 25:30Invité politiqueChiffre
« On estime à 160 000 personnes sur la métropole, on qui en approche. Un parent en fin de vie, un enfant en situation de handicap. »
- 26:32Invité politiquePromesse
« On souhaite poursuivre l'encadrement des loyers et le renforcer pour préserver le pouvoir d'achat des locataires. »
- 26:41Invité politiquePromesse
« Il est important de construire plus de logements, plus de logements sociaux, plus de logements privés, plus de logements familiaux, plus de logements étudiants. »
- 29:55Invité politiqueChiffre
« C'est 50 000 emplois privés supplémentaires en 6 ans. »
- 30:05Invité politiqueFait
« On est le premier pour la vitalité économique au dernier classement Arthur Loïd. »
- 40:40Invité politiqueFait
« On a optimisé les fonciers et les friches pour mettre plus d'entreprises sur des fonciers. »
Temps de parole
- Bruno Bernard49 %
- Présentateur31 %
- Invité19 %
≈ 1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère ! Lyon 1ère, l'invité politique du Saint-Denis, Wilfried Delacour. Bonjour à tous, c'est une émission particulière que je vous propose aujourd'hui. Il faut dire que je reçois celui dont la place sera certainement la plus convoitée dans les deux semaines qui viennent. Bonjour Bruno Bernard et bienvenue au micro Lyon 1ère. Bonjour, merci pour votre invitation. Alors faut-il le rappeler, vous êtes depuis le 2 juillet 2020 le président de la métropole de Lyon.
Vous avez été conseiller municipal de Villeurbanne et conseiller au Grand Lyon entre 2008 et 2014, avant de prendre le secrétariat régional d'Europe Écologie-Les Verts en 2014 et des responsabilités nationales dans ce parti. Vous êtes candidat aujourd'hui en 2026 à votre propre succession sur la liste de la circonscription de Villeurbanne justement. Alors on va revenir évidemment sur la grande bataille des métropolitaines. Mais difficile cette semaine de ne pas évoquer la situation de chaos au Moyen-Orient, suite aux frappes américaines sur l'Iran depuis samedi dernier, qui ne peuvent pas nous laisser indifférents.
On parle beaucoup de possibles actes terroristes en lien avec cette situation. D'abord, selon votre connaissance, est-ce qu'il serait possible dans l'agglomération lyonnaise ? Est-ce que la préfecture vous a déjà sensibilisé à une augmentation des risques dans la métropole ?
Le risque terroriste existe en permanence dans le pays, donc il y a des points plus ou moins hauts et des plans qui ne se passent pas. En tout cas, je n'ai pas d'élément aujourd'hui pour être plus inquiet qu'il y a quelques semaines. On me reste naturellement vigilant, comme toujours, sur ces sujets qui sont pas. Cette situation au Proche-Orient, une nouvelle fois, crée naturellement.
Ça veut dire qu'aujourd'hui, il n'y a pas forcément de mesures supplémentaires qui sont prises, notamment dans les transports dont la métropole s'occupe, au niveau sécurité ? Non, la sécurité des transports, elle est au quotidien, elle est en permanence au maximum. Alors on imagine déjà les conséquences, évidemment, pour tout le monde, d'ailleurs, sur le coût de l'énergie, que ce soit pour le prix de l'essence, du gaz. Est-ce que d'ores et déjà, vous avez envisagé des parades pour faire face à ce nouveau coût porté au porte-monnaie de la métropole ?
Affluençons sur le coût de l'essence.
Bien sûr, mais justement, vous en subissez les conséquences.
Faire des tags. Donc nous, ce qu'on apporte, ce sont des politiques de long terme et des alternatives à la voiture. On voit que le prix du carburant va exploser, on risque d'avoir une nouvelle crise énergétique. On l'avait eu avec la guerre en Ukraine sur le gaz. Là, ça risque d'être sur le pétrole. Et donc protéger, finalement, les citoyens à long terme, c'est offrir des alternatives.
Je pense que c'est bénéfique pour vous, effectivement, pour ce que vous prenez, effectivement, de se dégager des énergies fossiles.
C'est ce qu'on fait, donc faire des réseaux de chaleur, isoler les bâtiments pour consommer moins, offrir des alternatives à la voiture individuelle, le développement massif des transports en commun ou du vélo. Ce sont des réponses très concrètes.
Ça veut dire que, Bruno Bernard, vous pourrez en tirer un bénéfice politique à l'occasion de la prochaine consultation ?
Non, je ne sais pas si je ne raisonne pas comme ça. Nous, on est là pour offrir des solutions aux habitants, tout simplement. Et moi, je ne me réjouis pas du tout de cette guerre au Proche-Orient.
Alors, elle aura été particulière, cette campagne. On en a de Quentin Durand, qui en marche d'un meeting de LFI, le début du conflit au Moyen-Orient. C'est un contexte particulier, quand même, vous l'avez senti ? Toute campagne a son contexte.
Moi, ce que je vois, c'est que la métropole de Lyon, elle s'occupe du quotidien des habitants. C'est très concret, les mobilités, le logement, toutes nos politiques sociales de solidarité. Et que plus on est proche de l'élection, plus les gens s'intéressent à la vraie question. C'est qu'est-ce qu'on va faire pour le territoire dans les années qui viennent ?
Et donc, je suis très heureux de venir vous en parler aujourd'hui. Alors, campagne particulière en 2026, celle de 2020 n'avait pas été mal non plus avec le Covid. Ben voilà, on s'adapte. Et dans tous les cas, on est tourné vers l'avenir. L'état d'esprit en 2020 était à l'écologie ? Ou alors, c'était vraiment, on a entendu à l'époque, que c'était que les électeurs écologistes qui s'étaient déplacés aux différentes consultations ? Comment vous aviez vécu ça à l'époque ?
Il y avait indiscutablement un contexte particulier avec le Covid, une forte poussée autour des marches du climat. Et puis, dans les grandes villes, on attend aussi d'avoir des politiques progressistes. Et donc, la gauche et les écologistes avaient eu de très bons résultats. Et j'espère que ce sera le même cas les 15 et 22 mars.
Présenté, est-ce que globalement, vous diriez que le contexte actuel est favorable aux politiques progressistes, écologiques et écologistes que vous prenez ?
C'est un doute de créer le contexte et de convaincre. Dans cette campagne, on voit quand même qu'on a peu de débats, notamment à Lyon, mais même sur la métropole, je trouve qu'il faut débattre plus. Deux projets qui sont apparemment différents. Le nôtre est cohérent. Il a été travaillé collectivement. Il est finançable. Et je vois en face de nous des projets souvent incomplets, autour d'une ou deux mesures dont on parlera, j'espère, comme un méga-tunnel qui ne sont ni utiles.
Ça, c'est l'équipe de Grand Cœur Lyonnais de Véronique Cercillier et de Jean-Michel Lolas.
Qui ne sont ni utiles et ni possibles en réalité et ne résoudraient rien par rapport aux besoins du territoire.
Bonneau Bernard, contrairement à Bordeaux ou Grenoble, j'ai vu les chiffres, les listes Union de la Gauche et écologistes ont moins le vent en poupe à Lyon, du moins dans les sondages, je précise bien. Comment vous l'expliquez, globalement ? Écoutez, moi je suis connu à la métropole de Lyon,
il y a eu très peu de sondages, et en 2019 et 2020, tous les sondages qui avaient été faits avaient donné à chaque fois Gérard Collomb largement en tête. Oui, j'ai été élu président. Donc je préfère...
Donc vous faites confiance aux sondages pour ce qu'on peut ?
Moi je fais surtout confiance aux électeurs, aux échanges qu'on a sur le terrain tous les jours, et de personnes qui ont envie que cette métropole continue d'avancer, continue à faire des politiques de solidarité, continue à faire une transition écologique du territoire avec un fort dynamisme économique.
Mais entre les sondages, il y a eu des récents sondages, et puis le premier tour des élections le 15 mars, qu'est-ce qui pourrait faire changer les électeurs d'avis ? Mais les électeurs, il y en a beaucoup qui n'ont pas encore d'avis.
Vous savez... C'est-à-dire que les positions ne se sont pas cristallisées ? Oui, c'est maintenant qu'ils s'intéressent vraiment à l'élection, dans les derniers jours, et donc nous verrons ce qui se passera le 15 et le 22 mars.
Mais moi je suis serein et déterminé. Oui. Alors est-ce qu'on peut parler d'un ticket, vous verrez des élections métropolitaines, est-ce qu'on peut parler d'un ticket avec Grégory Doucet, ou est-ce que vous menez finalement des élections complètement différentes, et en tout cas d'une manière indépendante ?
On a 58 communes sur la métropole de Lyon, donc il y a 58 élections municipales, 9 élections d'arrondissement à Lyon, et une élection métropolitaine sur 14 circonscriptions. Donc les élections sont différentes. Naturellement, après on a des objectifs communs, avec le maire de Lyon, mais c'est vrai aussi avec le maire de Viorban, Cédric-en-Sivander avec la maire de Vinitieux, Michel Picard, la maire de Vendelin, Hélène Geoffroy et beaucoup d'autres. Donc il y a une cohérence de cette équipe sur le territoire, et on va dans le même sens.
Alors un petit flashback quand même sur ce mandat 2020-2026, du Murier comment ? Il y a eu un certain nombre de crises,
vous l'avez rappelé, le Covid, l'énergie, et on a pu quand même s'appuyer sur ce qui fait la force du territoire, une capacité à travailler ensemble, acteurs publics, associatifs, privés, et un très fort dynamisme économique, on a renforcé, c'est par exemple 50 000 emplois privés supplémentaires dans le mandat, et on a pu lancer deux axes politiques forts, un renfort des solidarités, des politiques sociales, départementales, la protection de l'enfance, l'accompagnement des personnes âgées, des personnes assises dans le handicap, l'assertion, qui avait été un peu oublié, ou en tout cas non priorisé à la création de la métropole, et puis une très forte transition écologique, avec notamment beaucoup de choses sur les mobilités, les transports en commun, mais aussi la préservation de la ressource en eau, ou encore une forte végétalisation.
Et ça sera évidemment un prolongement dans le prochain mandat, si vous êtes réélu, on va en parler après évidemment, mais ce mandat, il vous a changé à titre personnel, Bruno Bernard ?
Bien sûr, de telles responsabilités, fait qu'on s'améliore tous les mois, qu'on en prend sur nos politiques qui sont très complètes, et puis l'échange avec des acteurs politiques, associatifs, des habitants,
nous permet naturellement de progresser régulièrement. Et vous en avez fait de nombreux rencontres durant cette campagne, j'imagine. Alors vous êtes de nouveau candidat, est-ce que vous êtes interrogé, pour savoir si vous vous présentiez de nouveau à cette élection ?
Bien sûr, ce sont des charges qui sont passionnantes, mais aussi très lourdes, donc il est normal de s'interroger, et d'être sûr qu'on a encore l'énergie pour poursuivre, et c'est mon cas. Et qu'est-ce qui aurait pu vous retenir de présenter votre candidat ?
Écoutez, je ne sais pas, je suis candidat, donc... Quels étaient les moins, alors, quand vous avez dû faire la colonne plus-moins ?
Non, mais il n'y a pas de moins, vous savez, c'est des réflexions qui se maturent, qui sont aussi collectives, et aujourd'hui, je suis très heureux d'être candidat, et j'espère, et je pense, que notre équipe sera réélue le 22 mars.
Vous avez retenu ça de lui ? J'ai retenu ? Vous avez retenu ça de lui, qu'il faut faire de la politique pour être à lui, et pour agir ? Écoutez.
Moi, la politique, pour moi, c'est d'arriver au pouvoir pour mettre en œuvre. Ça marche ou ça ne marche pas. Mais les démarches à la Besançonot ou à l'être laguillé, ça ne m'intéresse absolument pas. Vous pouvez faire n'importe quelle surenchère à partir du moment où vous savez que vous n'aurez jamais à exercer le pouvoir. C'est sans intérêt.
Roland Bernard, votre père, sénateur Merdoulin, qui me racontait il y a 20 ans, presque jour pour jour, à ce micro, l'accession au pouvoir de François Mitterrand. Donc, le fait comme ça d'être élu pour agir, c'est une leçon que vous avez retenue ?
En tout cas, moi, c'est une conviction. Je suis issu d'une famille très engagée, mon père, sa mère et d'autres, qui ont eu des responsabilités dans des communes, notamment. Et moi, j'ai un engagement pour l'intérêt général, pour le bien commun. Donc, je suis très heureux d'avoir pu, pendant six ans, changer beaucoup de choses sur cette métropole.
Et je pense qu'il y a encore beaucoup à faire. Alors, justement, pour faire, vos listes métropolitaines vont être renouvelées à 65%. C'est beaucoup. Ce sont des élus qui ne voulaient pas repartir. Un souhait de votre part, pour éviter de cristalliser des rancœurs sur certains noms. Un souhait de nouvelles incarnations pour de nouveaux projets. C'était quoi le but ?
On est sur une nouvelle étape. Ce n'est pas la même chose. Donc, l'équipe, elle est fortement renouvelée. D'abord, on allait chercher beaucoup de citoyens de la société civile. On en a peu parlé.
Ça, c'est beaucoup, la société civile. Oui, mais nous, on en parle de...
Mais on le fait réellement. Y compris des têtes de liste qui n'ont jamais été élus. Je pense à Manon Doyel sur Porte des Alpes qui aussi porte parole à François Journy sur le Nouveau-Est. Pour vous, c'est un atout de faire partie de la société civile et pas forcément d'être dans le moule des politiques. Ce n'est pas un atout. Moi, je pense qu'il faut réunir les personnes. Et c'est toujours intéressant d'aller chercher des citoyens qui sont engagés dans les associations notamment. Et puis, on a réuni 8 partis politiques de gauche et écologie. Donc, c'est aussi un rassemblement historique qu'on porte à cette élection.
Alors, vous allez devoir faire face aux rancœurs. Vous en avez quand même suscité pendant ce mandat. Les travaux tout au long du mandat, les difficultés de circulation, et notamment, on les a beaucoup entendus pour les professionnels et pour rejoindre les commerces. Cette frénésie de travaux, finalement, au terme de ce mandat, vous la regrettez ?
Mais les travaux qui ont été faits, ils sont utiles. Ils étaient même indispensables, que ce soit toute la canalisation qui a été changée.
Alors, peut-être utile, mais est-ce qu'il fallait tous les faire au même moment, de la paralyser la ville quasiment ?
Vous l'avez dit, on est arrivé pendant le Covid. Donc, déjà, dans une période où tout a été neutralisé pendant un certain temps, et donc, les choses ont été retardées. Après, il y a le temps des concertations, et donc, oui, il y a eu beaucoup de travaux sur trois ans. L'avantage du prochain mandat, c'est qu'on aura six ans pour étaler ces travaux, qui pourraient commencer dès le lendemain des élections. Donc, ils seront moins nombreux, globalement. Et puis, je pense qu'il faut mieux les coordonner. Donc, là aussi, on a des choses à améliorer.
Mais quand on parle des municipalités écologistes, c'est évidemment les difficultés de circuler, et encore une fois, plus faire autrement.
Moi, vous savez, je suis né ici, sur ce territoire. Donc, j'ai toujours connu des bouchons à l'heure de pointe. Donc, il faut... On parle du bouchon, il y en a, mais pas seulement dans les restaurants, effectivement. Voilà. Donc, il y a eu des périodes de travaux qui ont été très tendues sur certaines zones. C'est une réalité. Les riverains ont souffert. Nos déplacements ont été modifiés. Les commerçants, parfois, ont eu des pertes de chiffre d'affaires. Mais une fois les travaux terminés, c'est le cas maintenant, dans beaucoup d'endroits de l'agglomération, je vois que tout le monde, riverains, commerçants, sont heureux de ce qui a été fait.
Eh bien, écoutez, on va avoir l'occasion d'en reparler dans la deuxième partie de cette émission. On va marquer une petite pause avec quelques plus. A tout de suite, et merci d'être avec nous sur Lyon Première. Et c'est le retour de l'invité politique du samedi avec aujourd'hui Bruno Bernard, président de la métropole de l'Ontario Succession, à la tête de la liste d'union de la gauche et des écologistes. Avançons ensemble. Alors, on parlait évidemment des mobilités juste avant la pause, Bruno Bernard. Ça fait quand même longtemps que je voulais vous poser une question, Bruno Bernard. Est-ce que vous êtes contre la voiture, qu'elle soit thermique ou électrique ?
Dans ce monde de transport en commun ?
Je ne suis pas contre la voiture. Et en plus, ça a encore un rôle important sur la métropole de Lyon. Il y a énormément de territoires. Trop ? À travers nos 50 lieues communes où il y a besoin de la voiture pour un nombre de déplacements. Et puis, on a aussi un nombre de public qui ont besoin de la voiture, que ce soit pour des questions de santé ou pour des questions d'activité. Il y a une volonté de diminuer la place de la voiture. Elle a diminué d'ailleurs 14% de circulation au moins en 6 ans. C'est moins de pollution. On a diminué fortement la pollution. C'est moins d'accidents routiers.
Et à chaque fois qu'on offre une solution alternative, c'est aussi du pouvoir d'achat pour les habitants et des choses gagnantes. Donc, développer les transports en commun et réduire la place de voiture, c'est ce qui a été fait depuis Raymond Barre qui avait fait le retour des... Et on continue et on a même accéléré.
Est-ce qu'on peut faire mieux dans le prochain mandat en termes de transport en commun ? Par exemple, les vélos aussi, on continue les pistes, les véloves ?
Bien sûr qu'on peut faire mieux. On a un réseau de transport en commun qui est plutôt exceptionnel. Avec celui de Paris, on est très loin devant tous les autres territoires. Il faut continuer à l'améliorer. Donc, on a énormément de tramways qui arrivent. On a ouvert le T6 avec lequel, d'ailleurs, je suis venu aujourd'hui qui fonctionne bien. On a ouvert le bus à haut niveau de service, le TB12. On va ouvrir le T9 et le T10 d'ici une petite année. Et puis, on a lancé d'autres projets. Je pense au tramway express de l'Ouest Lyonnais, au tramway T8 à l'Est ou encore, je souhaite lancer un tramway pour aller sur Caluire et Rieux.
Donc, on va naturellement continuer des investissements massifs dans les transports en commun. Améliorer le bus, c'est essentiel. Rénover nos trois lignes de métro A, C, D qui sont vieillissantes pour les améliorer, les climatiser.
Et qu'on peut les escalateurs parce qu'il y a beaucoup d'escalateurs.
Oui, y compris les escalateurs. Et on va continuer à apporter tout ça. Et oui, sur le vélo aussi, on va continuer à développer les pistes cyclables. C'est vraiment des... Les Voyonnaises sont à un endroit sécurisé. On voit une explosion de la pratique du vélo, du vélo et du vélo.
Et donc, on va poursuivre aussi ces politiques. Alors, si vous connaissez bien le thème et le sujet, évidemment, c'est en tant que président de la métropole de Lyon, mais aussi en tant que président de Citral Mobilité, qui gère le développement du réseau. Vous n'avez pas été sourds pendant cette campagne. Il y a beaucoup de propositions, y compris les différents candidats pour les années à venir. On a bien compris que si vous nous parlez de tramway, vous ne parlez pas de métro. Le métro, ce n'est pas votre truc.
Notre truc, on a d'abord inauguré deux stations de métro à Oulain-Centre et Saint-Gilles-Aval en 2022, qui avait été naturellement prévue par mes prédécesseurs il y a longtemps. Vous avez Gérard Collomb pendant ses 20 ans de mandat, il avait inauguré deux stations de métro seulement. Et on a lancé deux stations, nous, qui sont les stations du Théol, on a appelé ça tram, mais on aurait pu appeler métro léger puisqu'il y aura deux stations enterrées. Donc finalement, on est au même rythme. Et pourquoi on ne fait plus de lignes fortes de métro ? Tout simplement parce qu'elles ont été faites.
Et c'est-à-dire que toutes les nouvelles lignes collantent, le besoin de voyageurs qu'on aura aujourd'hui ou 50 ans après la création de la ligne, il ne justifie pas un métro. C'est des lignes où on aura 50, 60, 80 000 personnes et le tramway, il permet de transporter sans problème jusqu'à 100 000 personnes. Donc ça serait quand même bizarre de faire une infrastructure qui coûterait 5, 6 fois plus cher alors qu'elle n'est pas nécessaire
en termes de capacité. Peut-être plus rapide quand même parce que si on parle du transport entre l'étoile d'allée et Atassin et le projet que propose l'équipe Cercelli.
On peut gagner quelques minutes mais le T3, il est aussi rapide qu'une ligne de métro mais c'est vrai que les autres lignes de tram sont plus lentes que le métro mais c'est un équilibre et le choix qu'on veut faire. Le choix de Mme Cercelli est assez simple, c'est de faire un métro E. Donc entre Bellecour et Aleille, là on a un projet de tramway express de l'Ouestionné. Notre projet, il arrive pour 2032. C'est très concret, il coûte déjà très cher autour de 800 millions d'euros. Le métro E, ça serait rajouter un milliard, un projet qui arriva en 2040 et surtout, ce milliard d'euros rajoutés, il faudrait le prendre ailleurs.
Ça veut dire qu'on ne pourrait pas faire les autres lignes de tramway que j'ai évoquées. Et nous, l'enjeu, c'est de faire un maximum de projets pour un maximum d'habitants et ça serait quand même très particulier de tout mettre l'argent du Citral à l'Ouest, d'ailleurs dans la zone géographique de Mme Cercelli, plutôt que de servir Bronte et Rayon. On a prévu Bronte-Paris, les quartiers populaires de Rieux et tous les autres territoires qui en ont besoin sur la métropole.
Développer les transports en commun, c'est aussi renforcer les lignes, on vient d'en parler, les capacités, les horaires aussi, vous en parlez.
Oui, et puis c'est amélioré le bus, je viens quand même à le dire, on a fait pas mal de choses ces deux dernières années, on a ouvert la ligne C200, par exemple, qui permet à Chassieu d'être mieux desservi, la ligne C23 qui permet de soulager l'historique ligne C3 pour les Villeurbanais, les Lyonnais. On a ouvert une ligne 59 à Rieux et puis on a accéléré nos lignes de bus. On a fait des priorités aux feux supplémentaires, des couloirs bus, ce qui fait que sur le Val-de-Saône, on gagne 5 minutes sur le temps de parcours, sur le 43, le 70, ce qui fait que sur Mézion, la 67, entre Laurent Bonnevain et Mézion, il y en a aussi 5 minutes. On voit que vous connaissez le réseau, en tout cas.
Et je le prends régulièrement et ça, c'est très conclant. Le meilleur moyen de le tester, c'est effectivement. On a 530 000 abonnés en transport en commun sur la métropole, donc c'est naturellement
très important de continuer à l'améliorer. Alors parmi vos propositions, Bruno Berner, il y a notamment d'ouvrir le métro 24h sur 24 le week-end, c'est ça ? Oui, tout à fait. Pourquoi ça n'a pas été fait jusqu'à présent ? Alors personne ne l'a fait en France, il y a quelques jours. Pourquoi vous,
vous ne l'aviez pas fait ici ? Parce que vous savez, on avait d'autres priorités à un moment donné. Ça va coûter cher ça ? Ça coûte à peu près, pour ouvrir toutes les nuits du samedi haut d'image, 2 millions d'euros. À l'échelle du Citral, c'est une ligne de bus forte. Donc ce n'est pas rien,
mais c'est possible. Alors qui plus est, parce qu'il y a beaucoup de la gratuité qui revient actuellement, notamment dans les 18 ans de votre côté. Gratuité en dessous, je crois, de 2500 euros de revenus pour Grand Cœur Lyonnais, gratuité du côté de LFI. Comment on finance justement ce manque à gagner ? Et puis en plus, les lignes couvrent 24 heures sur 24. Ce que nous avons fait nous,
on a fait la gratuité pour les plus précaires en 2021. Et donc on a renoncé à une partie des recettes, à peu près 10% de nos recettes, ce qui nous a permis de faire des baisses de tarifs pour 55% des abonnés. La gratuité pour les plus précaires, par exemple les bénéficiaires du RSA, les titulaires de l'allocation adulte handicapé, puis les tarifs réduits à 10 euros pour les retraités, les chômeurs non imposables ou encore pour les étudiants boursiers. Et on a fait la gratuité pour les 4-10 ans. Et notre proposition supplémentaire, c'est la gratuité pour les mineurs à partir du moment où un parent au moins est abonné.
Et donc, ces mesures nous ont permis de garder la très grande partie de nos recettes. On ne peut pas s'en passer. Et donc, sur les mesures de gratuité, il faut faire attention à ce qu'on raconte. Quand Grand Cœur Lyonnais propose, et en l'occurrence Jean-Michel Oas, uniquement à Lyon, de faire la gratuité pour les personnes qui gagnent moins de 2500 euros par mois, ça coûterait 60-80 millions d'euros. Ça n'aurait aucun sens. D'abord, parce que cet argent, il n'existe pas.
Et puis surtout, ça voudrait dire que les Lyonnais, là où il y a les meilleurs transports en commun, puisqu'on a plus de métros ou de lignes de tram à Lyon qu'ailleurs, ça serait les seuls qui ne piraient pas et que les habitants des 57 autres communes ne piraient. Je trouve vraiment que la proposition et l'iniquité territoriale serait pas... C'est cher à votre cœur, d'ailleurs, je crois. Oui, oui, oui. Et c'est pour ça aussi que les lignes de tram à Lyon, on les a développées dans les quartiers populaires. La vie urbaine de Saint-Jean, on a du taureau à Bamblin à Saint-Font.
Les quartiers qui avaient été un peu oubliés ces 20-30 dernières années, on fait beaucoup de renouvellement urbain, mais apportaient en plus des lignes fortes de transport sans transformer ces quartiers.
Donc, volontaire de rééquilibrer. Si on parle de gratuité, encore une fois, est-ce qu'il n'y a pas un risque de déresponsabilisation ? C'est-à-dire qu'ici, c'est gratuit, on ne peut pas faire seulement soin des matériaux. Je vous le dis, je ne suis pas favorable
à la gratuité, sauf des gratuités ciblées sur des publics très précis comme on l'a fait. Et ça fonctionne plutôt bien.
Alors, directement ou indirectement, l'objet de critiques sur la fiabilité des métros notamment, on parle évidemment de la ligne B, mais aussi de la ligne D éventuellement et d'autres lignes. Il y a beaucoup d'accidents, d'incidents évidemment. Qu'est-ce que vous avez à répondre à ça ? Et puis surtout, dans le prochain mandat, est-ce qu'il y a des mesures, des orientations particulières pour gagner la suite ?
Oui, le taux de fonctionnement du métro en 2025, il est de 98,5%. Il devrait être au moins 99%. Donc vous voyez, il en manque en effet, mais on n'est pas non plus si loin. Le métro B, il a eu des problèmes au démarrage, parce qu'on l'a tout à fait refait, ce qui est assez classique. Quand une ligne est refaite avec un nouvel automate, aujourd'hui, il fonctionne très bien et nos trois autres lignes ACD, elles ont 50 ans. Elles sont obsolètes, ces lignes. Donc il faut les refaire. On met 1,5 milliard pour refaire ces trois lignes de métro. C'est programmé d'ici 2035 jusqu'à 2035, 2022, je crois.
Des nouveaux systèmes automatiques, des nouvelles rames, on aura la climatisation, on aura plus de rames et la capacité d'avoir 30-40% de plus de personnes transportées. Mais ça, c'est du temps. Et donc en attendant, au GER, du vieux matériel, ce plan métro, on l'a proposé et présenté en 2022. Donc on n'a pas traîné entre l'élection de 2020 pour se rendre compte qu'il y avait quand même des soucis sur nos métros et le fait de le mettre en place. Mais c'est du temps long le métro, donc ça va prendre. 10 ans. Donc en attendant, au fait de la maintenance préventive, on améliore nos systèmes.
Mais ça veut dire qu'à un moment donné, durant ce mandat, Bruno Bernard, vous avez quand même tapé du poing sur la table vis-à-vis des offres de l'opérateur ? Quand je suis arrivé en 2020, on avait beaucoup de nouveaux projets. Là, ce n'est pas l'opérateur, c'est plutôt les choix précédents qui avaient été faits. On est en retard sur la rénovation de nos métros.
Mais quand certains matins, les Lyonnais étaient sur le quai des métros, là encore une fois, j'imagine que
vous avez une colère froide, j'imagine. Oui, mais à un moment donné, quand il y a des soucis techniques, ce n'est pas parce qu'on va taper du poing sur la table que ça va régler le problème. Donc il faut travailler le fond et il faut trouver des solutions. Et je regrette, y compris dans cette campagne, que certains parlent de métro. Et j'ai vu que Mme Sarsely, pour financer le métro, proposait de mettre moins d'argent sur la rénovation du métro existant. Ce qui serait désastreux parce que ça voudrait dire que je ne sais pas quelle ligne elle veut sacrifier. Ils en parlent aussi quand même. Donc si on met moins, c'est-à-dire quoi ?
On ne fait pas la ligne A et puis on ne fait que la ligne CED. On laisse tomber en ruine la ligne A. Donc là aussi, je trouve qu'il faut faire preuve de responsabilité. On a absolument besoin de rénover nos lignes de métro.
Alors Bruno Bernard, il y a beaucoup de Lyonnais qui se sentent en insécurité dans les transports en commun, notamment la nuit. Les femmes sont les plus concernées. Quelles sont les solutions que vous pouvez apporter ?
On ne peut pas avoir un réseau performant s'il n'est pas exemplaire en termes de sécurité. Donc on continue, chaque jour, d'améliorer la sécurité. Est-ce qu'il l'est actuellement ? Il y a des faits d'insécurité qui sont sur le réseau. On transporte une journée de semaine 1 800 000 voyageurs, ce qui est énorme. Et donc forcément, il se passe des choses. Globalement, les faits diminuent, que ce soit d'après les chiffres de la police, du préfet et les chiffres du Citral. Et on fait tout ce qu'on peut. On a rajouté plus de 3 000 caméras sur le réseau. Il n'y en a plus de 11 000 aujourd'hui.
On a aujourd'hui environ 250 personnes de contrôle et de sécurité de Citral, des TCL, qui sont sur le réseau. On les augmente, on va monter jusqu'à 350 d'ici 2030. On a en plus une centaine d'agents de sécurité privés. On a 200 personnes qui font de la médiation et de la prévention sur le réseau. Alors, pas la peine de faire de police métropolitaine comme l'indique, le souhaite la rencontre lyonnais de Véronique. Je vous ai donné les effectifs des TCL, mais en plus, on travaille avec la police nationale, la gendarmerie, les polices municipales. L'année passée, en 2025, il y a eu plus de 1 200 opérations communes qui ont été faites sur le réseau.
Et donc, ce qui marche, c'est ce travail commun. Ce n'est pas rajouter un énième acteur, alors qu'on est déjà très nombreux, c'est continuer. Ça veut dire qu'il y aura un problème de coordination éventuellement entre ces différentes
polices ?
Non, ça marche très bien.
Oui, mais justement, s'il y avait une nouvelle police métropolitaine, est-ce que ça y aura un risque éventuellement ?
Une police métropolitaine, la proposition n'est pas trop la route, d'ailleurs, elle n'est pas très explicitée puisqu'on n'a pas la compétence police à Métropole de Lyon. De toute façon, on ne peut pas avoir de police, la loi MAPTAM ne l'a pas prévue. Si c'est rajouter des agents, des TCL, c'est prévu. Si c'est, je crois que c'est peut-être ça qu'ils veulent faire des policiers municipaux, ça, ce sont les communes. Donc, il faut que chacun soit en son rôle. Là, c'était plutôt
au niveau de la métropole. Mais je pense que c'est
plutôt une annonce de personnes qui ne connaissent pas bien le niveau de sécurité. J'aurais pu aussi vous parler du PC sécurité. On a un nouveau PC sécurité qui est trois fois plus grand que le précédent, où il y en a plus de 20 personnes qui travaillent dedans pour visualiser toutes nos images de caméras. Et donc, il faut continuer. On a notamment fait aussi, je vous rappelle, avec les marchés explorateurs pour les femmes, des actions spécifiques pour lutter contre la sécurité des femmes le soir avec la demande, la descente à la demande après 22 heures qui est possible entre deux arrêts de bus. Et on va continuer à travailler, à trouver des solutions
pour sécuriser le réseau. Et puis, il y a le réseau et puis, évidemment, toutes les communes de la métropole de Lyon comme le propose Grand Coeur Lionel. Alors, vous allez dire que je descends leur programme mais vous êtes là aussi pour réagir. Est-ce que la métropole pourrait soutenir financièrement les communes de son territoire qui veulent investir dans à la fois les matériels et les personnels de sécurité ?
On le fait déjà. Donc, vous savez, on a créé en 2021 l'aide aux communes. C'est 50 millions d'euros qui ont été apportés pour aider les communes notamment pour les équipements municipaux, la création et la rénovation de l'école de gymnase. Et on a mis aussi dedans les caméras de vidéosurveillance. Donc, 13 communes, toutes celles qui l'ont demandé, ont été financées par la métropole de Lyon pour installer des caméras. De mémoire, on a payé 50% du coût des caméras. Donc, vous voyez, on le fait depuis plusieurs années de façon très simple, très claire. Et donc, faire des propositions qui sont déjà faites, c'est toujours un peu particulier en termes d'innovation politique.
Alors, en tout cas, vous en faites beaucoup de propositions dans votre programme Avançons Ensemble. C'est évidemment une façon de rappeler le soutien de la métropole quand on parle d'Avançons Ensemble. Encore une fois, c'est vraiment cette manière d'apporter le soutien de la métropole, mais également de dire que vous n'allez laisser personne sur le carreau dans la société et parmi vos administrés.
On est dans une société de plus en plus fracturée, de plus en plus difficile. Moi, je crois qu'il faut absolument refaire du lien social, maintenir nos politiques de solidarité, mais encore aller plus loin. Et donc, il y a des choses qu'on veut faire sur la lutte contre l'isolement, par exemple, avec une réserve citoyenne. Il y a la question des personnes aidantes. On estime à 160 000 personnes sur la métropole, on qui en approche. Un parent en fin de vie, un enfant en situation de handicap.
Et donc, à la métropole, dans nos agents, on a reconnu ce rôle d'aidant et en accompagnant ces personnes, avec des temps de travail qui est adapté, des journées de congé en plus, on voit que ça fonctionne, qu'elles sont mieux, que leur management sont content. Et on va travailler pour que les autres collectivités, les entreprises, reconnaissent le rôle de l'aidant et puis, donner aussi des solutions de répit aux aidants. Ça fait partie des choses qui sont en effet dans ce programme. On avait commencé, mais on va aller beaucoup plus loin dans le prochain mandat.
Il y avait évidemment beaucoup de sujets qu'on voulait aborder évidemment avec vous, Bruno Bernard, mais bon, bien sûr, le temps passe vite dans cette émission, même si elle est sur une heure. Le logement quand même et puis le logement social qui a été l'un des principaux axes de votre action pendant six ans. Renaud Perce a toujours d'ailleurs la main ouvrière de cette politique. Ça, vous verrez bien après le deuxième tour. Alors, qu'est-ce que vous allez renforcer là-dedans ? On sait que vous allez étendre notamment l'encadrement des loyers à huit communes de l'Ouest-Lunan notamment ou là, Saint-Génie-Laval, etc.
Oui, on souhaite poursuivre l'encadrement des loyers et le renforcer pour préserver le pouvoir d'achat des locataires. Mais l'encadrement des loyers, ce n'est pas une mesure qui va créer du logement. Donc, il est important de construire plus de logements, plus de logements sociaux, plus de logements privés, plus de logements familiaux, plus de logements étudiants. Il faut construire plus, notamment là où on a des transports en commun, là où on le développe, c'est là prioritairement. Et pour ça, il faut que tout le monde joue son rôle.
L'État, je suis content que le Premier ministre avait quelques mesures, enfin, pour le logement, la métropole qui est un acteur majeur et les maires qui signent les permis de construire. Et les maires qui ne vous ont pas trop aidé finalement
pendant six ans, notamment de l'Ouest-Lunanais. On parlait de Véronique Cercellier par exemple à Saint-Foy. Renaud Perne nous disait à ce micro il y a quelques semaines ou mois qu'il avait eu les plus grandes difficultés à entrer en dialogue avec elle.
Oui, et puis pas que nous puisque l'État lui impose un million d'euros de pénalités en 2026 à la ville de Saint-Foy-Lyon parce qu'elle refuse de construire. Et les quatre communes de droite qui se sont vues retirées de leur permis de construire, Tassin, Caluire, Mion, Céline-Uni-Laval, depuis que c'est la préfète de région qui s'occupe des permis, construit. Il y a trois fois plus de projets en 2025 avec l'État qui s'en occupe qu'en 2023 quand c'était les maires qui s'en occupent. Donc il y a aussi, et ce n'est pas toujours facile pour les maires, mais quand même la nécessité que chacun prenne ses responsabilités, on a besoin de construire plus donc il faut que tout le monde joue le jeu.
Et vous attendez que ça se décoince un petit peu dans le prochain mandat si vous êtes élu ? Oui, et puis nous nous accompagnons très clairement les communes prioritairement qui construisent. On appliquera naturellement nos compétences pour l'ensemble des habitants de la métropole de Lyon mais quand on va au-delà de nos compétences, notamment pour aider financièrement les communes, on ira prioritairement là où ça construit.
Bruno Bernard, le président de la Mise samedi matin, et oui, nous sommes samedi sur Lyon 1ère. Merci d'être avec nous et on se retrouve tant qu'à la de cette émission. Et c'est le retour de l'invité politique du samedi avec aujourd'hui Bruno Bernard, président de notre succession à la tête de la liste du nom de la gauche et des écologistes Avançons Ensemble. Comme d'habitude, on ne va pas changer une méthode qui gagne. Bruno Bernard, je vous propose de nous projeter dans 10 ans. Tiens, si on se donnait
rendez-vous dans 10 ans.
Voilà Bruno Bernard, si on se donnait rendez-vous dans 10 ans à ce micro, si vous êtes des allus ou pas d'ailleurs au mois d'avril prochain à la tête de la métropole de Lyon, un engagement très fort pour l'intérêt général. Oui, il y a quelqu'un qui disait il faut donner du temps au temps. C'est quelqu'un que vous avez pu approcher par le passé. Grâce à votre père, Roland Bernard, je veux parler de François Mitterrand. C'est une donnée que vous avez une action sur le temps long ? Oui, sur le temps long et prendre le temps
de la réflexion. On est dans un monde où il faut réagir, agir toujours de plus vite alors que je pense que les choses sont de plus en plus complexes. Il faut au contraire de plus en plus les réfléchir collectivement avant de décider.
On parlait tout à l'heure de l'égalité est-ce que le rééquilibrage entre les communes et la réduction des inégalités entre territoires aura eu lieu dans 10 ans ? Elle aura avancé.
Je crains malheureusement qu'il y ait toujours des inégalités mais c'est notre rôle de les gommer donc avec le développement des transports de politique publique on est là pour ça. Pour vous ça peut prendre plus que 10 ans ? On sera beaucoup mieux dans 10 ans mais je ne pense pas en effet qu'on aura fini sur les inéquités territoriales ou sociales sur nos territoires.
Alors la métropole de Lyon aura selon vous développé une attractivité entre Paris et la capitale évidemment et puis Marseille par exemple la ville qui fait rêver au bord de la mer tout ça est-ce que Lyon aura une vraie place ? Certains disent retrouver une vraie place.
Mais Lyon elle l'est telle et toujours c'est 50 000 emplois privés supplémentaires en 6 ans c'est pour les investisseurs étrangers toujours la première terre en dehors de Paris où les entreprises veulent s'installer et donc on a un certain nombre d'indicateurs qui sont favorables on est le premier pour la vitalité économique au dernier classement Arthur Loïd il y a beaucoup de choses qui montrent mais pour que cette attractivité perdure il faut pouvoir continuer à attirer des talents donc c'est régler le problème du logement c'est apporter des solutions pour l'université pour la qualité de vie pour la végétation donc tout ça est un tout et il faut aussi accompagner toujours les entreprises comme rédécesseurs
et bien voilà et puis accompagner les entreprises l'attractivité c'est des mots qui sont chers au coeur et aux oreilles de Jacques de Chili bonjour Jacques de Chili oui bonjour alors je le précise pour tout le monde vous êtes l'ancien directeur exécutif de l'ADERLY l'agence de développement économique du Grand Lyon entre 2006 et 2015 aujourd'hui on parle d'ailleurs d'un des lions et vous avez ensuite rejoint la direction de la métropole de Lyon justement et puis 2018 depuis 2018 vous avez vous présidé l'hôpital Saint-Joseph-Saint-Luc que les Lyonnais connaissent bien et d'ailleurs pourquoi cet hôpital est-il aussi populaire dans le coeur des Lyonnais Jacques de Chili
je crois que d'abord parce qu'il est en plein centre-ville et qu'il répond à des besoins de proximité en matière de soins des Lyonnais et des Lyonnaises et puis aussi parce que je pense qu'il tient ses racines du catholicisme social lyonnais et qu'il a toujours été un hôpital soucieux des plus fragiles des plus pauvres et de l'accueil de tous sans reste à charge je crois que c'est encore une marque de fabrique de l'hôpital Saint-Joseph-Saint-Luc et c'est ce que les Lyonnais nous apprécient
il y a une tradition alors Jacques de Chili en novembre dernier vous avez fait partie de l'appel des 100 premiers signataires qui a marqué son soutien à Bruno Bernard notre invité du jour pour une union progressiste solidaire et ouverte qu'est-ce que vous entendez par là ?
Qu'est-ce que j'entends par là ?
Je pense que si effectivement j'étais signataire de cet appel pour pousser Bruno Bernard à se représenter c'est qu'effectivement il me semblait qu'il y avait un enjeu très fort qui dépassait celui finalement de la métropole de Lyon qui est l'enjeu de nos territoires aujourd'hui français-européens et qui a décidé d'essayer de défendre un modèle associant le développement économique et la préservation de l'environnement alors je vous rappelle qu'au moment où l'on a engagé cet appel dit appel décent c'était au moins de novembre un certain nombre voilà un certain nombre de renoncement que ce soit au niveau international avec monsieur Trump au niveau européen avec madame Van der Leiden sans parler du niveau français la situation ne s'est pas améliorée d'ailleurs il me semble que ça aurait été dommageable qu'à Lyon on n'arrive pas à poursuivre ce modèle ce modèle lyonnais d'un développement des territoires qui puisse concilier préservation de l'environnement ce souci du climat et développement
donc vous pensez logiquement que c'est Bruno Bernard qui incarne le mieux cet objectif
en tout cas quand on a poussé Bruno Bernard à se présenter il y avait un candidat qui émergeait qui n'était pas lui et qui nous semblait effectivement être l'antithèse de ce
vous parlez de Jean-Michel Eulas j'ai bien compris pardon vous parlez de Jean-Michel Eulas par exemple Bernard au fil des mois est-ce que le candidat vous a encore surpris ou est-ce qu'il est égal à lui-même en fait vous parlez sous son contrôle faites attention
pour tout vous dire j'ai un peu découvert Bruno Bernard parce que finalement mon activité de président de l'hôpital ne m'avait un peu éloigné des sujets de la métropole et certes je suivais avec intérêt tout ce qui s'y faisait et les politiques qui étaient engagées sans bien connaître le président qu'il était j'avoue que pendant cette campagne j'ai découvert un homme qui avait une vraie vision qui avait un vrai sens du collectif et du service des autres
moi qui pensais que tous les entrepreneurs allaient rejoindre les candidatures Jean-Michel Eulas c'est un autre chef d'entreprise
alors c'est les entrepreneurs avec qui je suis bien sûr encore très en lien il y a une forme de contradiction dans les entrepreneurs parce qu'il y a en même temps le discours des représentations syndicales qui est toujours un peu le même de moins de contraintes de revenir sur un certain nombre de règles et puis individuellement les chefs d'entreprise sont tous engagés et tous vraiment petits ou grands dans des politiques de responsabilité sociale et environnementale ils sont tous donc tous très concernés par ce sujet en même temps de préservation de l'environnement et de mettre en oeuvre des politiques sociales d'abord parce qu'ils sont les uns les autres convaincus à titre personnel et puis ensuite parce que leurs salariés sont très demandeurs de ce genre d'initiative et puis qu'enfin ils ont
il y a presque une obligation vis-à-vis des salariés à se préoccuper de tous ces sujets c'est ça ?
bien sûr et puis même sur le plan du business parce que finalement ils sont dans des contextes commerciaux, économiques où il faut qu'ils soient qu'ils mettent en oeuvre des produits ou des services de cette nature pour arriver à les développer donc je pense que chers entreprises ont cette préoccupation finalement paradoxalement peut-être plus forte que les élus aujourd'hui au niveau national ou international de ces modèles de développement associant préservation de l'environnement développement social et développement industriel commercial
bon voilà donc Bruno Bernard vous savez que vous avez des soutiens parmi les chefs d'entreprise parmi leurs salariés et puis un comité comme ça de soutien dès le mois de novembre c'est quelque chose qui vous a motivé bien entendu aussi c'est important
parce qu'on a finalement élargi très largement la majorité que l'on avait donc le soutien de Jacques de Chili qui était quand même le monsieur économique de Gérard Collomb celui de David Kimmelfeld qui était mon prédécesseur mais qui était aussi le Vesprégnement à l'économie pendant très longtemps du Grand Lyon montre qu'on élargit et puis montre aussi sur des sujets complexes on peut allier écologie et économie qu'on ait beaucoup à comprendre ce sujet je suis moi-même chef d'entreprise par mon parcours donc j'avais une appétence particulière et puis ça montre aussi qu'on s'inscrit dans une histoire moi je ne prétends pas être l'héritier de quiconque et je pense en plus à ses maladroits
vous avez votre propre chemin votre propre voie
par contre je trouve que je suis le successeur et sur un territoire il faut construire sur ce qui a été fait il ne faut pas opposer il faut profiter ce qu'ont fait nos prédécesseurs même si on a des points de désaccord pour naturellement améliorer des choses transformer bifurquer mais jamais opposer et dans cette campagne quand je vois nos opposants de droite qui veulent tout remettre en cause tout effacer tout avec une critique toujours caricaturale et très forte je pense que ça ne correspond pas à ce que nous sommes sur ce territoire où nous aimons travailler ensemble et j'espère qu'on va pouvoir continuer à le faire
Jacques Dechely vous avez été je le rappelais tout à l'heure un directeur de l'Aderly vous vous ventez de quel bilan à la tête de cette institution je le disais entre 2006 et 2015
oui alors
et pour parler de l'attractivité évidemment du territoire de la métropole de Lyon
vous vous souvenez qu'effectivement en 2006 on a lancé un grand programme d'attractivité autour d'une marque Nylion et Gérard Collomb était porteur de cette dynamique dans un contexte qui est évidemment très différent de celui d'aujourd'hui on était à l'époque dans une forme de mondialisation heureuse et l'ambition notre ambition avec Gérard Collomb c'était finalement que Lyon profite de cette mondialisation plutôt qu'elle la subisse d'où cet effort important fait en matière de marketing territorial
depuis et tout ça vous a permis de faire venir sur le territoire métropolitain un certain nombre d'entreprises bien sûr
oui bien sûr qui nous a permis de faire venir des entreprises dans un contexte où effectivement c'était sans doute plus facile de le faire qu'aujourd'hui et sans doute plus nécessaire parce que je pense que l'attractivité Bruno Bana le rappelait est toujours importante et nécessaire pour autant des exemples récents et on peut citer Shane mais d'autres montrent qu'il faut être vigilant sur le type d'entreprises qu'on implante et que ces implantations servent celles qui sont déjà présentes et qu'effectivement on ne vient pas déstabiliser le tissu économique industriel lyonnais par une attraction tout azimut et non contrôlées je crois que c'est ce qui a été bien fait depuis six ans que d'effectivement d'être un peu plus vigilant sur le type de projet et de faire en sorte que les projets qu'on installe s'inscrivent effectivement dans des dynamiques territoriales des dynamiques locales et favorisent le territoire je crois que c'est ce qui a été bien fait et c'est ce qu'il faut sans doute continuer à faire c'est pour ça que quand on me dit qu'il faut revenir à des hauts chiffres des années 2010 je me dis que ce n'est pas le sujet ce sujet n'est pas le chiffre mais la qualité des projets qu'on attire et comme le soulignait Bruno Bernard la capacité aussi à faire venir des hommes et des femmes qui ont envie de s'installer à Lyon qui ont envie d'y vivre et qui ont envie d'y travailler
et comme vous le disiez effectivement le contexte a changé Jacques De Chilly le contexte a changé depuis 2006 depuis 2015 si vous étiez toujours à la tête de l'agence quels atouts de Lyon mettraiez-vous en avant ?
alors je crois qu'il y a le principal atout mais ça reste vrai c'est la qualité de vie du territoire c'est ce territoire où l'on peut effectivement concilier vie professionnelle et vie personnelle
certains ont critiqué par exemple pour la vie des entreprises le fait qu'on arrive mal à se déplacer finalement c'est un peu le fonds de commerce de Jean-Michel Eulaz qui dès l'été dernier disait je ne peux pas me déplacer dans Lyon je mets une heure pour me déplacer entre deux rendez-vous ça ne fait pas fuir les entreprises justement ces difficultés de circulation ce n'est pas un frein leur implantation
alors il faut effectivement toujours se méfier de ce genre de discours un peu caricatural je suis là pour ça c'est à vous de répondre et puis comparer Lyon aux autres métropoles françaises européennes avec lesquelles effectivement on peut se comparer je ne crois pas que le niveau d'embouteillage et de circulation en Lyon soit plus mauvais qu'ailleurs les chiffres le montrent et que par ailleurs je perçois qu'il y a beaucoup de cas de jeunes parisiens et parisiennes qui s'installent à Lyon parce que justement disons que c'est moins pire que les bouchons parisien effectivement parce qu'on peut s'y dépasser facilement parce qu'on peut vivre en vélo parce qu'on peut emmener ses enfants à pied ou en vélo enfin je veux dire que la qualité de vie de la qualité de vie lyonnaise est reconnue et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui Lyon est attractive Bruno Bernard
dans vos relations avec les chefs d'entreprise vous en avez évidemment à longueur d'année qu'est-ce qu'ils vous disent que ça s'est amélioré justement pendant les années de votre mandat ça dépend des secteurs vous savez il y a des secteurs qui fonctionnent
des secteurs en difficulté donc on ne peut pas simplifier les choses en tout cas il y a eu un bon dialogue avec les entreprises on est à l'écoute notamment sur toutes les questions de fonciers puisque les premiers sur lesquels on termine c'est de voir où est-ce qu'on peut implanter les entreprises on a optimisé les fonciers et les friches pour mettre plus d'entreprises sur des fonciers éviter d'aller chercher des terres naturelles agricoles ça peut être fait à une époque pour par exemple sur le site de Belle Étoile qui est au cœur de la veille de la chimie on va avec l'industriel présent qui n'a pas besoin de toute la surface qu'il y a là récupérer une trentaine d'hectares avec un pré-fonciers
relativement modeste enfin pour certains secteurs en tout cas
ça dépend des secteurs mais ça fait partie du sujet sur lequel on travaille qu'on est aussi des locaux d'activité économique d'artisanat qui sont un peu en dessous du prix du marché pour lancer un certain nombre d'activités
Jacques Dechely je le rappelais vous êtes président de Saint-Joseph-Saint-Luc depuis 2018 est-ce que globalement l'hôpital se porte bien actuellement ou est-ce qu'il est en tension ?
j'aurais beaucoup de mal à vous dire qu'aujourd'hui en France de 2026 un hôpital se porte bien vous savez vous-même et vous lisez que les hôpitaux sont sous forte tension on arrive à Saint-Joseph-Saint-Luc à équilibrer nos comptes ce qui est une part c'est quoi ?
c'est 150 millions de budget de fonctionnement je crois c'est 150 millions
de budget de fonctionnement et c'est vrai qu'on a l'avantage d'être une PME c'est-à-dire 1200 salariés c'est effectivement pas la grosse maison des lyonnais ça doit être pour ça aussi
qu'elle est proche des lyonnais comme je le disais au départ
oui les proches géographiquement aussi je pense qu'effectivement on a ce modèle d'un hôpital associatif de services publics qui me semble être un bon modèle c'est-à-dire qu'en même temps on a une gestion privée et une mission de services publics je crois que c'est un modèle qui représente aujourd'hui à peu près 15% de l'offre hospitalière en France et qui me semble être un modèle qu'on devrait un peu plus
développer avec des services qui se rénovent beaucoup actuellement je crois la maternité le service de cardiologie le service des urgences mais ça peut se faire que progressivement c'est ça ?
un gros investissement d'un service des urgences 6 millions d'euros d'aide de l'ARS pour rénover notre service d'urgence qui était conçu pour accueillir 20 000 patients et qui en accueillent 40 000 par an donc c'est vrai qu'on avait besoin de rénover ce service d'urgence pour accueillir au mieux tous ceux ils sont nombreux ont besoin
on ne souhaite pas que vous nous accueillez mais évidemment si ça doit se faire autant que ça soit dans les meilleures conditions possibles et c'est le cas à Saint-Joseph Saint-Luc merci à vous merci beaucoup Jacques de Chili merci d'avoir été notre invité et l'invité de Bruno Bernard merci à vous aussi merci aussi à vous Bruno Bernard président de la métropole de Lyon depuis 2020 et candidat à votre propre succession à la tête de la liste du nom de la gauche des écologistes avançons ensemble encore quelques jours de campagne évidemment face aux listes grand cœur lyonnais de Véronique Sarsali remettre la métropole en ordre de Tiffany Joncourt la métropole avec vous également faire mieux pour la métropole de Lyon de Florestan Groult et face à la liste de lutte ouvrière d'Olivier Minou voilà il était quand même normal évidemment de vous recevoir aujourd'hui pour marquer ces six années de présidence de la métropole qui s'achève merci à Christian pour la réalisation de cette émission notre rendez-vous politique du samedi va logiquement marquer une pause pendant les deux semaines de scrutin en cas de manque évidemment je vous renvoie à nos podcasts pour retrouver toutes nos émissions de ces derniers mois et puis soyez attentifs aux réseaux sociaux de Lyon 1ère lors des soirées électorales des 15 et 22 mars prochains on devrait y vivre ensemble les principales déclarations des candidats et des élus et puis quant à Alain ne prend jamais de pause Odile Matéi vous accompagnera dès demain à 11h et les prochains dimanches pour son émission complètement toquée avec ses chefs et ses bons producteurs bon samedi bon appétit et bonnes élections retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+.
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