Daniel Cohn-Bendit face à François Bayrou, le clash
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:27Chiffre
« Vous savez qu'il y a un million de Français de plus qui viennent d'entrer au-dessous du seuil de pauvreté. »
- 3:48Chiffre
« Le seuil de pauvreté, c'est moins de 750 euros. »
Temps de parole
- Invité politique52 %
- François Bayrou48 %
≈ 1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Et vraiment de dire comme ça, je suis l'ami de Sarkozy, mais c'est pas de ton niveau. Tu veux être président. Il y a l'omni-président, il y a l'omni-opposant. Reviens sur terre, François. On est dans une élection européenne, on se bat pour des idées. Nous sommes des Européens. Aussi bien toi que moi, arrêtons ces petits jeux qui ennuient les Français. Les Français savent que je roule pour Europe Écologie, qu'Europe Écologie est une critique radicale de la politique qui est menée en France par le gouvernement, par le gouvernement allemand, par le gouvernement anglais. Voilà ma position. Maintenant, on peut continuer indéfiniment.
Quand on fait des réponses trop longues, c'est qu'on se sent mal.
Et donc, je me sens extrêmement bien. Je suis un peu fatigué et d'entendre ce que tu dis m'a fatigué. Je trouve ça un peu ridicule.
Moi, je vous raconte le 16 décembre 2008, à la tribune du Parlement européen, Nicolas Sarkozy en président du Conseil européen. Daniel, comme m'a dit, l'interpelle avec l'ampleur qu'il s'est donné à ce genre d'interpellation. Que tu aimes beaucoup. Que j'aime formidablement. Ah, alors dis-le, que tout le monde qui est français soit rassuré. Et donc, mon admiration et mon amour n'ont pas de limites sur ce genre de sujet. Voilà. Mais je vais revenir... Tu vas raconter ce qu'a dit Sarkozy. Et Sarkozy, il dit, M. Cohn-Bendit, parce qu'il l'avait interpellé, moi je vous connais depuis longtemps, on se téléphone souvent, je ne peux pas en dire autant, on se téléphone souvent.
Vous êtes venu déjeuner trois fois à l'Élysée.
En tant que président, en tant que président du groupe, avec tous les présidents, dont le président de ton groupe...
Pourquoi vous vous sentez-vous mal ?
Je ne me sens pas mal, je trouve ça ignoble de ta part, parce que tu sais exactement ce qu'il se passe quand on est président du groupe. L'ignominie. Tu as été député européen, tu sais ce que c'était. Et ce genre de jeu devant les citoyens, eh bien mon pote, je te dis, jamais tu seras président de la République. Très bien. Parce que tu es trop minable pour ça. Très bien. Trop minable.
Je ne suis pas sûr que vous puissiez, vous, employer le mot ignominie.
Si. Je peux. Parce que ça fait partie du langage.
Parce qu'il y a un certain nombre d'ignominies que vous, Daniel Cohn-Bendit, n'avez pas hésité à porter. Par exemple ? Point à la ligne. Par exemple ? Point à la ligne. Par exemple ? Par exemple, je trouve ignoble, moi, d'avoir poussé et justifié des actes à l'égard des enfants que je ne peux pas accepter. Ah, je suis sûr que tu viens là-dessus. Alors, on se téléphone souvent. Vous voulez répondre ou on répond ? On se téléphone souvent. C'est une vieille histoire que tout le monde a envie. Vous êtes venu déjeuner trois fois à l'Élysée. Certes, une fois, vous êtes arrivé en retard. Parce que j'étais avec Daniel Cohn-Bendit.
Je ne vous avais pas mis les motards pour que vous ne soyez pas en retard au prochain rendez-vous. François Bayot, on va arrêter là-dessus. Je vous les ai mis. Peut-être parler de l'Europe. Et vous ne les avez pas refusés. Alors, on arrête. On revient à l'Europe. Ceci est seulement une notation d'un climat de connivence que, pour ma part, je n'accepte pas parce que les Français, eux, ils ne sont pas connivents. Je parle des gens en bas. Moi, je parle des gens en bas. Je parle de ceux qui vivent. Vous savez qu'il y a un million de Français de plus qui viennent d'entrer au-dessous du seuil de pauvreté. Ça, je sais. Vous savez ce que c'est le seuil de pauvreté en France ? Oui, monsieur.
C'est combien ? Oui, monsieur. C'est combien ? Mais vous le dites, puisque c'est à vous de le développer. Non, mais allez-y.
Mais je ne suis pas votre élève. Très bien. Je ne suis pas votre élève, monsieur le professeur. Comme réplique. Je ne suis pas votre élève. Vous n'avez pas le monopole du cœur. Le seuil de pauvreté. Vous connaissez cela ? Vous connaissez cela ?
Le seuil de pauvreté, c'est moins de 750 euros. Vous savez comment on vit avec moins de 750 euros ?
Mais vous faites comme si vous avez 750 euros et vous faites ça toute la journée. Vous et moi, nous savons qu'il y a une pauvreté intolérable en France. Il y a une pauvreté intolérable en Europe. Il y a une pauvreté intolérable. François Bayrou, vous laissez répondre, Daniel Cohn-Bendit. Il y a une pauvreté intolérable.
Il y a une éducation qui est en... Vous ne pouvez pas imaginer quel est l'état d'esprit des enseignants, des étudiants aujourd'hui. Mais il connaît la France, Daniel Cohn-Bendit. Il a besoin de s'exprimer et de s'exprimer le 7 juin.
Alors, je ne dis pas le contraire. Vous avez le droit de répondre. Et on arrête là-dessus. D'abord, je trouve très bien que François Bayrou sache lire. C'est intéressant. Alors, moi, je dis que dans ce débat, j'ai attaqué Sarkozy publiquement alors que le représentant du groupe, M. Watson, a félicité de son groupe, du groupe de Madame de Sarnez et d'autres, félicité la présidence française. Alors que moi, je l'ai attaqué. Et là-dessus, Sarkozy a dit, vous êtes venu chez moi. Oui, tous les présidents de groupe ont été invités ensemble parce qu'il a préparé la présidence française. Il nous a expliqué le conflit de Georgie.
Il a été furieux quand j'ai dit, je suis en retard parce que je reviens d'un débat public avec Giscard d'Estaing. Il m'a dit, c'est minable pour Giscard d'arriver en retard chez lui. Ça, c'est son problème, pas le mien. Et il a utilisé ça. Il est avocat, il est fourbe et je vois que les fourberies de Sarko tombent dans l'escarcelle de l'omni opposant, le seul, le vrai.
François Bayrou