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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 25 juin 2020 34 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

L'invité de Bourdin Direct : Didier Raoult - 25/06

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 29 %Attaque 49 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 55 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:38OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ce relâchement est dangereux, professeur ?

  • 1:23FerméeRéponse partielle

    Est-ce que l'épidémie est en train de se terminer ? Oui ou non ?

  • 3:28OuverteÉludée

    Si retour de l'épidémie, faudra-t-il reconfiner ?

  • 4:20FerméeÉludée

    Est-ce que le confinement a sauvé des vies en France ?

  • 10:28RelanceÉludée

    Vous affirmez que des médecins ont tué des patients s'ils n'ont pas soigné ?

  • 11:22OuverteRéponse partielle

    Ce que vous avez dit a choqué. Vous comprenez que ça a choqué ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:53Didier RaoultFait
    « la bouffée épidémique est passée derrière nous »
  • 1:37Didier RaoultFait
    « Les épidémies, elles finissent toujours par s'arrêter, même les pires »
  • 1:57Didier RaoultFait
    « La forme de cette épidémie-là, c'est une forme que l'on a vue, que l'on voit dans toutes les infections à coronavirus saisonnières »
  • 3:51Didier RaoultFait
    « le confinement est une mesure politique »
  • 4:17Didier RaoultFait
    « la démonstration que le confinement généralisé permet de mieux maîtriser l'infection n'est pas claire »
  • 4:33Didier RaoultFait
    « le désastre de 40, la panique en 40, en juin 40, a fait que les deux tiers des Parisiens sont partis sur la route et qu'il y a eu 100 000 morts dans la débâcle »
  • 10:23PrésentateurFait
    « on n'a pas soigné les gens »
  • 10:44PrésentateurFait
    « si vous êtes malade, restez à la maison et prenez du doliprane, on ne soigne pas les gens »
  • 13:09PrésentateurFait
    « Est-ce qu'il y a des conflits d'intérêts ? »
  • 13:22Didier RaoultFait
    « le seul qui avait fait la preuve de son efficacité c'est l'hydroxychloroquine et qu'on ne parle absolument pas de l'hydroxychloroquine dans les essais thérapeutiques mis en France »
  • 18:42Didier RaoultChiffre
    « il y a 20% de morts en moins dans le groupe hydroxychloroquine »
  • 30:34Didier RaoultFait
    « il est vraisemblable qu'une partie de l'activité humaine ait aidé à générer le réchauffement du climat »
  • 33:23Didier RaoultFait
    « je le sais, c'est une généralité »
  • 33:39Didier RaoultFait
    « ce qui est toujours possible, c'est pas ce que j'ai vu »
  • 33:41Didier RaoultFait
    « mais comme je ne suis pas tout seul, on est très nombreux à travailler là-dedans »
  • 34:02Didier RaoultFait
    « qui personnellement ne m'émeuvent pas »
  • 34:07Didier RaoultFait
    « je vous parle d'expérience »
  • 34:11Didier RaoultFait
    « c'est une autre forme de savoir que la littérature »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. RMC Bourdin Direct. Jean-Jacques Bourdin. Il est 8h20, juste à la seconde près. Professeur Didier Raoult, bonjour. Bonjour. Vous êtes infectiologue, professeur de microbiologie. Merci d'avoir accepté d'être ici en direct. Vous savez combien je tiens au direct. Fête de la musique, rassemblement, manifestation. Vous avez vu ça, manifestation en plein air, sans distanciation sociale. Moins de masques portés. Nous recommençons à nous embrasser, à organiser des barbecues, des fêtes de famille. Est-ce que ce relâchement est dangereux, professeur ? Je ne sais pas s'il est dangereux.

Et puis globalement, encore une fois, vous arriverez difficilement à me faire prédire quelque chose parce que ce n'est pas le fond de ma nature. Donc, il témoigne d'une chose, c'est que la bouffée épidémique est passée derrière nous. Ce qui se passera à l'avenir, je n'en sais rien du tout. Et que donc, il est naturel que la vie normale reprenne son cours. Donc, elle se fait plus ou moins rapidement. Là, elle s'est faite progressivement. La vie doit reprendre son cours, on peut me dire. Parce que je lisais votre livre, votre dernier livre qui a été revu d'ailleurs. Et je vois à la page 107, l'épidémie est en train de se terminer. Est-ce que l'épidémie est en train de se terminer ?

Oui ou non ? Ah, celle-là, oui, si vous voulez. Il y a, j'ai expliqué plusieurs fois, au début d'une épidémie, on ne sait jamais quelle forme elle va avoir. Attendez, ce n'est pas grave. Les épidémies, elles finissent toujours par s'arrêter, même les pires. C'est-à-dire, simplement, la forme qu'a l'épidémie est variable en fonction des différents microbes qui la causent. La forme de cette épidémie-là, c'est une forme que l'on a vue, que l'on voit dans toutes les infections à coronavirus saisonnières. C'est-à-dire, une courbe en cloche, qui est assez commune, c'est celle qu'on voit pour la grippe, c'est celle qu'on voit donc, on peut très bien... Donc, elle ressemble à la grippe.

Elle est saisonnière, comme la grippe. On ne peut pas dire, pour l'instant, qu'elle soit saisonnière. Elle deviendra peut-être saisonnière. Pour l'instant, elle a été synchronisée à une saison, qui a été le printemps, en l'occurrence. Et ce qu'elle deviendra ultérieurement, on n'en sait rien. Le virus... Oui, on ne sait pas. On ne sait pas du tout. On ne sait pas. Ce matin, j'avais un auditeur qui m'appelait, qui était à Los Angeles, qui me disait, dans l'Arizona, en Floride, il y a une recrudescence de l'épidémie, alors qu'il fait une chaleur folle. Il fait 40 degrés à l'ombre. Oui, c'est une illusion assez européenne, si vous voulez.

Les maladies que nous avons décrites, ou que nous avons découvertes, à l'époque où beaucoup de sciences étaient inventées en Europe, et qui étaient saisonnières l'hiver, on a fini par penser que c'était des maladies liées au froid. Oui. Ce qui n'est pas vrai, parce qu'il y en a en Afrique, la grippe, il y en a toute l'année en Afrique, et c'est plutôt pendant la saison chaude qu'il y en a le plus. Donc, si vous voulez, le paramètre juste, simple, c'est parce qu'il fait froid, que le virus de la grippe est une fantaisie. Ce n'est pas vrai. C'est une fantaisie. Oui, c'est une observation limitée par les Européens de la zone tempérée du nord de l'hémisphère nord.

Bien, si retour de l'épidémie possible, vous dites, moi, je ne fais pas de prévision. Je ne sais pas si l'épidémie va revenir, s'il y aura une deuxième vague ou pas de deuxième vague. D'ailleurs, tous les chercheurs, tous les médecins, tous les infectiologues disent à peu près la même chose. Vous l'avez remarqué, vous dites comme les autres. Les autres disent comme vous. Didier Raoult, si retour de l'épidémie, faudra-t-il reconfiner ? Je ne sais pas. Sur le confinement, je suis très... J'allais y venir. Je suis très réservé parce que le confinement est une mesure politique. Oui.

Et qu'en tant que tel, les facteurs qui déterminent que l'on va confiner ou pas confiner ne sont pas que des facteurs scientifiques et médicaux. Donc, il y a des éléments dans le confinement qui, écoutez, c'est meilleur pour la société plutôt que les gens soient affolés. Le lien de causalité, ce que nous, on appelle le lien de causalité, la démonstration que le confinement généralisé permet de mieux maîtriser, l'infection n'est pas claire. Mais la question est plus simple, professeur. Est-ce que le confinement a sauvé des vies en France ? C'est possible, je n'en sais rien. Vous ne le savez pas.

Dedans, moi, je rappelle souvent, mais comme je l'ai dit à un moment, je ne peux le répéter, personne ne va s'en souvenir. Mais, vous savez, le désastre de 40, la panique en 40, en juin 40, a fait que les deux tiers des Parisiens sont partis sur la route et qu'il y a eu 100 000 morts dans la débâcle. Plus que les 58 000 soldats qui étaient morts jusqu'à ce moment-là. Et donc, la peur panique a des conséquences qui sont dramatiques. Et ça, c'est la gestion du politique de faire qu'il n'y ait pas une peur panique qui s'est dit que les politiques ont eu peur. Les politiques ont cédé à la peur pendant cette période. Je ne sais pas s'ils ont cédé à la peur ou géré la peur. Je n'en sais rien.

Vous ne savez pas. Gérer la peur, éclairée par qui ? Éclairée par des scientifiques, Didier Raoult. Oui et non. Non ? Non. Ce conseil scientifique n'était pas composé de scientifiques ? Si vous voulez, les choses sont parties sur une surréaction au départ chinoise sur quelque chose dont si les gens veulent bien regarder les chiffres, être lucide. Si vous voulez, 6 000 morts en Chine dans l'année, si vous voulez, c'est totalement invisible sur cette population. Donc, si vous voulez, d'un coup, il y a eu une surréaction par rapport à l'épisode épidémique précédent où la Chine avait été accusée de dissimuler le début de l'épidémie du SARS.

Et je pense qu'ils ont voulu montrer qu'ils ont effectivement une approche extrêmement méthodique et pragmatique de la gestion des nouvelles épidémies. Ils ont voulu montrer que là, il y avait une énorme épidémie qui l'avait parfaitement gérée. Donc, les choses ont commencé à affoler la planète avant même qu'il y ait le cas en dehors de Chine. Et donc, ici, il y a eu effectivement une espèce d'excitation autour de ce domaine-là pour une maladie qui, dans... si on l'analyse paisiblement et surtout si on la gère correctement a une mortalité qui est de même nature que celle des infections virales respiratoires d'été.

C'est-à-dire que en Europe, par exemple, il y a 10% des morts qui avaient moins de 65 ans et donc 90% qui avaient plus et 50% qui avaient plus de 85 ans. Donc, ce n'est pas quelque chose qui est radicalement différent de ce qu'on avait l'habitude de voir sauf qu'il n'y a pas eu de mort chez les enfants. Oui, ou très peu. Ou très, très peu. Didier Raoult, vous avez dit hier... Moi, je vous ai regardé hier... Je vous remercie. Non. Comment l'avez-vous trouvé, d'ailleurs, cette... C'est intéressant. Moi, je trouve que c'est... Ce moment à l'Assemblée. Je pense que là... Je ne sais pas. Je pense que là... Les politiques font leur métier. Là, c'est vraiment leur métier. C'est bien. C'est bien.

J'étais un ovni, avez-vous dit, dans ce conseil scientifique. C'est vrai, non ? C'est vrai. Vous étiez un ovni. Pas de vrai sachant dans ce conseil ? Vous l'avez dit. Vous l'avez dit. Écoutez, moi, j'ai mes mesures à moi. J'ai un conseil scientifique que j'ai monté. Si vous voulez, ce n'est pas le même niveau. Vous êtes d'un autre niveau. À Marseille, vous êtes collectivement d'un autre niveau. D'abord, dans les manières affectueuses, c'est vrai. On nous le fait payer. J'ai mes collaborateurs qui ont été sanctionnés hier au Conseil national des universités pour ça. Ce que je regrette, ce n'est pas bien. Mais enfin, le temps partera. Vous êtes une victime ?

Vous êtes une victime, dit-il à vous ? Écoutez, quoi qu'il m'arrive, de toute manière, jamais personne ne m'a plaindre. Je ne veux pas commencer à mon âge. Bon. Vous n'avez pas commencé à vous plaindre. Non, moi, je ne me plains jamais. Les autres ne me plaignent pas non plus. Mais vous avez dit si on n'avait pas peur, on aurait eu deux fois moins de morts. C'est ce que vous avez dit. Si on m'avait écouté, on aurait eu deux fois moins de morts. Est-ce de la fanfaronnade, ça ? Je ne sais pas si j'ai dit ça. Je ne crois pas avoir dit ça. Si, si, si. C'est rare que j'ai qualifié les choses comme ça. Mais hier, je ne suis pas dans la chose. J'ai bien traité. Pas hier, pas hier.

Non, non, pas hier. Un autre jour. Ce qu'on peut mesurer, si vous voulez, dans les éléments qui sont neutres, si vous voulez, qui ne dépendent pas de l'épidémie ou qui ne dépendent pas de choses annexes, on peut mesurer la mortalité chez les gens de moins de 65 ans. C'est un très, très bon marqueur. Il est clair que chez nous, la mortalité des moins de 65 ans est très en dessous de celle de la moyenne européenne et que dans la France, elle est supérieure à celle de la moyenne européenne. Donc, ça doit vous faire poser une question. Chez vous ? À Marseille. À Marseille. Mais à Bordeaux ? Mais à Rennes ? Alors, à Bordeaux... Mais je ne sais pas. Ailleurs, en France, il faut les regarder.

Il n'y a pas que Marseille, Paris, Paris, Marseille. Non, mais ce qui était intéressant, c'est que nous, on a des données assez précises. On avait... Alors, bien sûr, nous, les stratégies thérapeutiques qu'on a mis en place sur le plan du traitement ont été utilisées beaucoup. Sur le plan des tests, malheureusement, les gens n'avaient pas le choix. Donc, il y a X chez nous qui pouvaient faire des tests. C'est comme ça. Donc, on a cette donnée-là. Après, on a comparé les grandes régions. Donc, la région Île-de-France, il faut que vous soyez lucide. Vous savez, il y a eu plus de morts dans la région Île-de-France que dans toute la Chine, quand même. Donc, ça doit poser des questions.

Il y a eu beaucoup de morts. Il y a eu dans le Grand Est. Il y a eu beaucoup de morts aussi en Lombardie. Il y a eu beaucoup de morts dans le Grand Est, oui. Mais la structure de la mortalité dans le Grand Est et dans la région parisienne est très différente parce que dans le Grand Est, il n'y a pas de surmortalité par rapport à l'Europe chez les sujets jeunes. Alors qu'ici, il y en a. Et que donc ça, ça doit poser une question. D'autre part, nous, on peut comparer quand même la mortalité des gens hospitalisés, on peut comparer la mortalité des gens en réanimation. Et ça, il y a des différences qui sont significatives.

Alors, vous avez dit justement pour corroborer ce que vous venez de dire, on n'a pas soigné les gens. C'est un choix qui a été fait. On n'a pas soigné les gens. C'est-à-dire que vous affirmez que des médecins ont tué des patients s'ils n'ont pas soigné. Non, non, non. Faites garder vos déductions pour vous-même et pas pour moi. Mais ce ne sont pas des déductions. Si, si, si. Vous faites des déductions. Ce que je vous dis, globalement, quand on dit aux gens si vous êtes malade, restez à la maison et prenez du doliprane, on ne soigne pas les gens. C'est le point final. Après, les déductions... Donc, on risque de les tuer. Ils risquent de mourir, en tout cas. Oui, on risque de les tuer.

Les médecins qui prennent ces décisions... Que les gens meurent ou que vous les tuez, c'est un point différent. Moi, j'assume très bien ce que je fais. Chez moi, les gens que j'ai soignés, vous avez dit aussi, ici, à Paris, on comptait les morts, moi, je comptais les positifs. Vous l'avez dit. C'est vrai. C'est vrai ? Mais il n'est pas insultant, quand même, à l'égard des soignants de France, des familles de victimes. Je vous pose, franchement, ça a choqué. Vous comprenez que ça a choqué ? Vous croyez ? Je vais vous dire. Allez-y, cites-moi. Ici, à Paris, je ne viens pas souvent. Oui. Mais ici, tant mieux. À Marseille, je suis extrêmement populaire.

Mais je ne savais pas comment les choses se sont en arrivant. à voir, ça. Si, si, si. Donc, vous croyez que les gens, vous croyez que les gens sont d'accord. C'est pas la popularité qui soigne, Didier Raoult. Non, c'est moi qui soigne. Bon, c'est pas vous non plus qui soignez. Vous êtes sauvé quelqu'un dans votre vie. Ah, mais moi, je ne suis pas. Vous êtes sauvé quelqu'un dans votre vie. Non, alors, calmez-vous. Calmez-vous. Non, mais Didier Raoult, d'accord ? Non, écoutez, calmez-vous. Non, mais ne m'expliquez pas la médecine et ne m'expliquez pas ce que c'est soigner les gens. Je n'ai fait que soigner les gens.

Je n'ai fait soigner les gens, mais si vous ne faites pas le diagnostic des gens, vous ne pouvez pas les soigner. Mais je ne vous mets. D'accord ? Je ne mets pas en doutes vos qualités de médecin. Donc, ce que je vous ai dit et ce que je vous répète et n'en faites pas de déduction foireuse, je vous ai dit, quand on dit aux gens ne faites pas de diagnostic, restez à la maison et que le message de Samu des gens, on ne tue pas les gens. Écoutez, vous allez me le répéter 10 fois, puis je vais me lever et m'en aller. Donc, vous écoutez ce que je vous dis. Ce serait une erreur. Non, je m'en fiche de vous. Vous savez, moi aussi, je m'en fous.

Donc, si on s'en fout, on peut partir tous les deux, je m'en fous. Bon, alors allez-y. Vous l'avez bien compris. Allez-y. Allez-y. Allez-y. De nombreux professeurs de médecine, allez-y. Partez, ne partez pas. J'ai des questions à vous poser. Posez-moi des questions intelligentes et arrêtez de me répéter les choses. Alors, est-ce que vous avez tué des gens ? Ça n'est pas intelligent. Ne me dites pas que je ne pose pas de questions intelligentes. Bon, vous n'êtes pas journaliste. Je ne suis pas journaliste, mais je suis un humain normal. Moi, je ne suis pas médecin. Vous n'êtes pas journaliste. On est d'accord. Ne me donnez pas de leçon de médecine. Je change le sujet.

De nombreux professeurs de médecine, des femmes, des hommes, médecins, infectiologues sont-ils achetés par l'industrie pharmaceutique ? Oui ou non ? Non, mais vous posez des questions qui sont trop simples. Je suis désolé. Ce n'est pas acheté. Est-ce qu'ils ont des conflits d'intérêts ? Est-ce qu'il y a des conflits d'intérêts ? Oui, c'est évident qu'il y a des conflits d'intérêts. Mais bien sûr.

Quand les objectifs de l'essai majeur étaient de faire exclusivement du Redem-Sivir alors qu'on savait exactement au même moment que le seul qui avait fait la preuve de son efficacité c'est l'hydroxychloroquine et qu'on ne parle absolument pas de l'hydroxychloroquine dans les essais thérapeutiques mis en France. Mais pourquoi ça ? Parce que c'est un laboratoire qui fabrique et qui propose ce traitement ? Oui, c'est le médicament de Gilead. Oui, c'est pour ça. Et ces médecins sont achetés certains médecins sont achetés par l'industrie pharmaceutique.

Écoutez, arrêtez je sais que vous êtes journaliste mais arrêtez de dire il est acheté arrêtez de dire on l'a tué c'est pas des termes que j'emploie Non mais je sais que vous ne les employez pas c'est vrai Gardez-les pour vous parce que la troisième fois je vais me lever et m'en aller parce qu'on ne me parle pas comme ça et n'essayez pas de me faire dire qu'il y a des gens qui sont achetés et qu'il y a des gens qui ont tué je ne dirai pas ça c'est indigne de dire la chose pareille Personne n'a tacheté et personne n'a acheté Je n'ai pas dit ça j'ai dit encore une fois qu'il y avait des conflits d'intérêts j'ai dit que quand on recevait de l'argent ce qui est une règle générale d'une industrie dont on va parler des produits on doit un, le mentionner ce qui souvent n'est pas fait et deuxièmement on doit renoncer à faire partie d'un groupe qui est le conseiller de l'état sur des médicaments avec qui on a des relations et ça n'est pas que des relations financières ça peut être des relations personnelles c'est à dire que si on est marié avec quelqu'un qui est directeur de l'industrie pharmaceutique et bien on n'est pas qualifié pour parler de ça parce qu'on a des liens Et vous avez d'ailleurs justement parlé de conflits d'intérêts en débutant hier votre intervention à l'Assemblée nationale alors vous vous avez une fondation je ne vous accuse pas de conflits d'intérêts professeur Raoul que les choses soient claires une fondation qui gère votre institut qui est un institut qui fait un travail remarquable tout le monde s'accorde à le dire vous avez donc une fondation et dans cette fondation évidemment il y a des laboratoires c'est normal il n'y en a plus il n'y en a plus du tout aujourd'hui ?

on avait essayé c'était au moment où les fondations ont été créées un des objectifs du grand emprunt avait été de faire ce qu'on appelle la recherche transnationale c'est-à-dire de mettre un pont entre la recherche fondamentale la recherche médicale et le développement économique et donc on avait fait le tour et parmi les gens qui auraient pu devenir qui n'ont pas été fondateurs mais qui ont été partenaires j'avais rencontré à l'époque les gens de Sanofi qui ont beaucoup de drogues anciennes sur lesquelles on réfléchissait déjà à faire du reposition le Doliprane parmi les drogues le Plaquenil qui sont enfin c'est pas ça c'est des drogues il y a 32 laboratoires qui vendent le Plaquenil et un dans le monde c'est des drogues génériques et donc on a commencé les discussions ça ne les a pas intéressés au bout de 3 ans au bout de 4 ans ils sont partis ils ont donné 50 000 euros par an à la fondation et pour que les choses soient claires on ne peut pas utiliser quand on donne de l'argent à une fondation en dehors de contrat passé avec la fondation lorsqu'on finance une fondation il ne peut pas y avoir de lien plus de lien avec Mérieux si c'est un de nos fondateurs Mérieux Mérieux qui travaille sur les vaccins et sur les tests de dépistage Mérieux ne travaille pas sur les vaccins pourtant que je sers c'est un laboratoire C'est un laboratoire C'est un laboratoire C'est un laboratoire qui est un laboratoire de santé animalière c'est cela non avec C'est un laboratoire il y a un contrat d'un de mes collaborateurs avec C'est un laboratoire pour évaluer l'efficacité d'un vaccin pour les chemins et aux séchères je crois D'accord ce qui vous a permis peut-être de tester plus facilement aussi non ?

Parce que c'est un choix que vous avez fait un choix qui s'est avéré judicieux Didier Raoult C'est-à-dire que vous avez beaucoup reproché finalement aux responsables politiques en France de ne pas avoir testé plus tôt En avait-on les moyens d'ailleurs ? Oui Oui ?

Oui Monsieur Non ce qu'on a développé si vous voulez parce que je pense que c'est la biologie moderne c'est à laquelle il va bien falloir se mettre si vous voulez c'est qu'il y a une explosion du diagnostic moléculaire qui est absolument colossale c'est-à-dire qu'on a les moyens facilement maintenant de tester les 20 virus qui donnent des infections respiratoires et que donc c'est une chose qui doit rentrer dans les mœurs devenir systématique et que donc nous on a des outils qui permettent en particulier de fabriquer nous-mêmes nos réactifs ce qui fait que ça coûte 10 ou 100 fois moins cher et qu'on a l'habitude de faire ça donc on a une organisation pour le faire et on considère bien entendu que c'est critique c'est-à-dire que le diagnostic des maladies infectieuses actuellement la plupart du temps est moléculaire donc c'est des outils qu'on a développés alors l'hydroxychloroquine si l'on avait administré ce traitement à tous les patients atteints du coronavirus combien de décès aurait-on pu éviter ?

On aurait pu éviter beaucoup franchement beaucoup de décès en France non mais globalement il y a un travail qui vient de sortir de l'assistance publique de Paris qui a comparé le groupe sur 4500 personnes le groupe de ceux qui avaient reçu l'hydroxychloroquine au groupe de ceux qui n'avaient pas reçu il y a 20% de morts en moins dans le groupe hydroxychloroquine ce n'est pas mes données à moi c'est les données faites ici à Paris donc on a calculé que sur leur échantillon et bien si cette donnée-là qui était très significative était généralisée ça faisait déjà 150 morts de moins mais pourquoi pourquoi est-ce que ce médicament ce traitement je préfère l'hydroxychloroquine pourquoi est-ce que ce traitement n'a pas été administré sur toute la planète puisqu'il était si efficace je ne comprends pas parce que vous ne regardez pas la planète parce que je vous dis il y a 4,5 milliards de personnes dans le monde qui vivent dans des pays dans lesquels l'hydroxychloroquine est recommandée pour le traitement du Covid au Brésil aux Etats-Unis au Brésil aux Etats-Unis en Inde en Chine où il y a beaucoup de morts au Brésil aux Etats-Unis aux Etats-Unis elle n'est pas recommandée de manière générale et globalement vous savez il y a eu un débat oui oui il y a eu un débat non mais moi je vous parle le pays dans lequel c'est recommandé donc pas d'extrapolation hasardeuse en Inde en Chine dans tout l'extrême-orient dans tous les pays du Maghreb la moitié des pays d'Afrique noire une grande partie de l'Amérique du Sud donc vous savez quand vous comptez tout ça ça fait 4,5 milliards de gens oui donc c'est pas parce que vous vous focalisez d'abord sur Paris et ensuite sur l'Europe de l'Ouest c'est pas le centre du monde je ne suis pas parisien c'est pas le centre du monde oui donc c'est pas parce que je suis bien d'accord vous n'avez aucun doute sur l'efficacité de ce traitement là je vous le dis je vous le dis vous n'avez aucun doute sur l'efficacité de ce traitement vous savez chacun doit rester dans son métier oui moi nous on a détecté massivement les gens on a fait 5000 diagnostics de Covid on en a traité 4000 sur les 4000 publication est online aujourd'hui sur les 4000 il y en a 3700 qu'on a rapporté sur les 3700 il y en a je crois 3200 qu'on a traité par hydroxychloroquine et azithromycine et on a une mortalité de 0,5% après vous pensez un peu ce que vous voulez je vous pose une question vous ne croyez pas que je pense la question moi je n'ai pas de question sur les travaux scientifiques des autres on a décidé de diagnostiquer les gens de les prendre en charge de les traiter dans les éléments de ce traitement il y avait l'hydroxychloroquine et l'azithromycine mais il n'y a pas que ça il y avait tout le soin les conditions de diagnostic qui avaient été données après peut-être l'opinion du conseil scientifique je n'en sais rien étaient des conditions diagnostiques qui ne s'appliquaient pas à cette maladie parce que cette maladie personne ne la connaissait quand on a commencé à faire des recommandations est-ce qu'on la connait d'ailleurs vraiment encore bien moi oui vous vous la connaissez bien vous vous la maîtrisez vous la connaissez bien en tout cas mieux que les autres mieux que les autres ah oui mais vous faites tout mieux que les autres ou pas non mais écoutez je m'en fous attendez j'ai une série mondiale personne n'a autant de données personne n'a testé autant de gens personne n'en a vu autant et personne n'a les données que nous avons maintenant sur les séquelles dont vous n'avez même pas encore entendu parler donc oui la réponse est parler des séquelles malheureusement à travers des témoignages d'auditeurs sur RMC par exemple comme ce matin comme ce matin une auditrice 4 mois après son Covid qui souffre qui souffre de problèmes cardiaques qui souffre qui a l'impression d'avoir un infarctus tous les deux jours qui était soufflé en permanence je sais que savez-vous justement sur ces séquelles puisque vous connaissez cette maladie que savez-vous sur ces séquelles sur ces séquelles on se rend compte qu'y compris chez des gens qui n'étaient pas considérés que nous nous avons diagnostiqué chez qui on a fait des scanners on a fait beaucoup de scanners pas autant que ce qu'on pouvait mais on a déjà fait 2300 donc on a analysé dedans on a trouvé des lésions y compris des lésions sévères on a trouvé 65% des gens qui n'avaient pas de signe respiratoire donc à qui on disait au SAMU c'est pas la peine de venir 65% d'entre eux avaient des lésions au scanner dans ces 65% il y a dans ces gens il y avait 11% des gens qui avaient des lésions sévères au scanner et qui n'étaient pas considérés comme devant être s'ils avaient téléphoné au SAMU on leur a dit de ne pas venir c'est les consignes qui étaient données dans ces gens-là nous les avons reconvoqués on a reconvoqué 200 pour voir ce que devenait ça pour savoir parce que les chinois il fallait la littérature chinoise aussi les chinois ont décrit les fibroses pulmonaires c'est-à-dire que il y a des espèces de cicatrices envahissantes qui se mettent au niveau des poumons et effectivement on trouve ça donc il y a 30% des gens qui sont passés en réanimation et qui en sont sortis qui maintenant c'est pas la deuxième vague d'infection c'est la deuxième vague de la maladie il y a les ségales il y a 30% qui ont des fibroses et on sait pas jusqu'où ça va en Chine il y a des gens donc là on ne le sait pas non non on ne sait pas on regarde les choses évoluer à notre niveau on sait qu'il y en a qui peuvent évoluer peu mais il y en a qui peuvent évoluer très mal puisque les chinois ont fait 3 greffes pulmonaires ce qui veut dire qu'on ne sait pas tout loin de là non bien sûr pour l'instant on est à ce sable là nous ce qu'on est en train de découvrir qui n'a pas été décrit par les chinois mais parce qu'on utilise beaucoup un appareil d'exploration du cerveau qui s'appelle le PESCAL on est en train de voir les modifications cérébrales qui ont été associées en particulier avec la perte de l'odorat et on est en train de comprendre pourquoi il y a des gens qui ont des troubles de concentration des troubles de mémoire et on voit on voit les images qui nous permettent de savoir où c'est et qu'est-ce que c'est je reviens sur les politiques certains nous ont menti franchement je ne sais pas c'est pas du mensonge bon j'oublie le mot Emmanuel Macron vous consulte toujours vous téléphone toujours je lui fais parvenir toutes les informations que j'ai oui régulièrement régulièrement il en tient compte écoutez non mais il vous répond ce que je veux dire il vous répond j'ai vu certaines choses que je lui avais dit qui ont été utilisées les médailles pour les soignants c'est vous on dit que c'est vous c'est vrai parce que racontez-moi non mais les médailles de l'épidémie il y avait une médaille des épidémies qui existait et ça fait partie des choses qui ont été remaniées sous Pompidou et tout ça a été regroupé avec l'ordre du mérite et toutes ces médailles spécifiques ont disparu à cette époque-là et je trouve que c'est bien de marquer symboliquement pour les gens qui ont investi beaucoup il y en a eu beaucoup des gens qui ont investi beaucoup c'est bien de marquer symboliquement que l'état l'aurait reconnaissant oui vous avez vu l'hôpital public et privé d'ailleurs les derniers chiffres annoncés là Olivier Véran qui est prêt à injecter 6 milliards je dis bien 6 milliards d'euros pour augmenter les salaires à l'hôpital hôpital public EHPAD et aussi dans le privé 6 milliards c'est indispensable c'est indispensable parce que si vous voulez encore une fois je trouve qu'on regarde pas suffisamment les données réelles les chiffres pour la santé c'est assez simple il y a quelque chose qui est produit par l'OCDE tous les ans qui s'appelle Human Health at Glance et donc si vous regardez les médecins qui travaillent dans le public en France sont parmi les moins bien payés de toute l'OCDE on manque de médecins les infirmières aussi les infirmières aussi on manque de médecins vous êtes soignantes on manque d'équipements en radiologie on est un des plus mal placés on manque de scalaire on manque de trucs et ça a été une vraie volonté politique qu'il y a des décennies qui était un mécanisme intellectuel qui disait si on diminue l'offre on va diminuer la demande ce qui est un fantasme et donc moins de médecins moins de machines pour diminuer l'offre est-ce que vous regrettez de vous être exposé médiatiquement comme vous l'avez fait non ?

je vous dis ça parce que certains disent ou peut-être le dites vous je suis le professeur du peuple contre les mandarins non mais c'est les autres écoutez ils ont des raccoursifs non mais je m'en fous un peu de ce qu'on dit vous en foutez complètement vraiment ce qu'on dit de vous vous en foutez on vous en foutez c'est pas mon problème ouais quel est votre problème ?

j'ai pas de problème du tout je suis très bien non mais je vous dis ça comme ça vous savez moi la seule chose qui m'intéresse c'est l'estime de l'estime de moi-même c'est un point très important donc j'essaie d'être en accord avec moi-même et pas avoir honte de moi je fais ce qu'il faut pour et je suis prêt à prendre des risques pour être effectivement en accord avec moi-même et l'estime des miens c'est déjà bien ça c'est important et le reste nous avons un point commun vous voyez et le reste si vous voulez c'est pour avoir l'estime de moi-même je dois faire ce que je pense devoir faire mais est-ce que vous quand même des contradictions j'ai relevé je vais pas faire la liste parce que je vais pas vous pousser à partir mais des contradictions j'en ai relevé des quantités de vos déclarations non mais écoutez il n'y a pas d'abord plus on parle plus on a de chance de dire des bêtises oui ça c'est vrai c'est partagé arithmétique oui deuxièmement l'idée que les humains moi je suis pas un disque l'idée que les humains ont et disent et expriment les choses de la même manière ou même pensent la même chose à tous les moments est un fantasme c'est pas vrai donc bien entendu moi j'ai l'habitude de dire les humains sont des bêtises en fonction de l'évolution de la virus oui oui et puis en fonction de la perception qu'on a des choses vous savez notre perception des choses c'est pas du tout une perception objective une perception des choses qui évolue avec la connaissance la réaction que l'on perçoit on interagit avec le monde dans lequel on est donc bien entendu qu'on change vous vous rendez compte aujourd'hui de l'importance médiatique de l'importance médiatique que vous avez pu prendre ces dernières semaines oui mais c'est pour moi ça vous satisfait ou pas mais peu importe je m'en fous non mais je m'en fous et qu'est-ce que vous voulez que ça m'a rapport mais vous avez vu les politiques qui se sont écharpées à votre propos vous avez vu ça vous avez vu les soutiens ceux qui vous soutenaient ceux qui vous je vais vous dire moi je ne crois pas que ce soit moi du tout moi je pense que je suis l'objet qui révèle quelque chose c'est pas vous c'est pas moi c'est ce que je répète souvent je m'excuse de le répéter vous savez c'est les russes de la raison de la gueule c'est à un moment il y a un problème de fond dans cette société et il s'exprime comme il peut et vous le voyez bien ce tâtonnement existe partout dans toutes nos sociétés il y a vous voyez bien ces choix y compris celui d'un un outsider improbable qui était Macron comme président ou Trump aux Etats-Unis vous voyez bien ces changements ça c'est ma vie privée ça ne vous regarde pas et puis à Marseille pour qui allez-vous voter vous êtes sollicité aussi à Marseille ça ne vous regarde pas j'ai vu Martine Vassal qui venait vous voir très bien elle vient me voir écoutez tout le monde ils viennent tous vous voir d'ailleurs non ?

oui d'autre manière j'ai eu et j'ai vu tous les gens qui me demandaient parce que je trouve que c'est mon rôle d'informer les gens je ne l'informe pas qu'à travers notre média à nous j'informe les gens quand ils me demandent les questions des responsabilités je leur parle la politique ne vous fascine pas particulièrement ? non non c'est pas mon métier je trouve que c'est extrêmement difficile vous n'en ferez jamais ? non jamais ? écoutez j'ai dû en faire ça ferait longtemps je n'ai pas commencé à mon âge à changer le métier franchement il y a un temps pour tout nous avons un point commun c'est-à-dire ?

que nous ne ferons jamais de politique ni vous ni moi dites-moi Didier Raoult pourquoi avez-vous dit il est vraisemblable parce que ça ça m'a surpris quand même il est vraisemblable qu'une partie de l'activité humaine ait aidé à générer le réchauffement du climat mais je suis sceptique et le futur est imprévisible vous êtes sceptique ? je suis même sidéré mais je suis sidéré que ce soit devenu une insulte d'être sceptique on vit dans un monde de fous on ne dit pas je vous demande vous êtes sceptique pourquoi êtes-vous sceptique ?

sinon je ne serais pas un scientifique sur la climatologie vous êtes sceptique vous pensez que l'activité humaine je pense alors allez-y précisez votre pensée parce que c'est tout écoutez qu'il y ait les gens deviennent plus raisonnables qu'il y ait des changements climatiques c'est vrai il y a des changements climatiques qu'il y ait que nous devions faire attention à ne pas détruire l'endroit dans lequel nous vivons c'est une évidence et donc en plus moi je suis écologiste par nature puisque toutes les maladies infectieuses ne sont que des maladies d'écosystème en soi d'accord ?

après je ne suis pas je n'aime pas si vous voulez les simplifications extrêmes ni les discours qui deviennent des discours de propagande en particulier j'étais particulièrement irrité par Al Gore qui a fait fortune en se déplaçant dans les quatre coins du monde pour raconter qu'il n'y aurait plus de banquises et qu'il n'y aurait plus d'ours blanc et il faut regarder les déclarations d'Al Gore et ce qu'il a fait et ce qu'il nous a prédit pour 2012 et ce qui s'est passé donc je n'aime pas les faux prophètes je n'aime pas les gens qui donnent des caricatures de l'histoire et ça n'empêche pas les gens d'être raisonnables mais il y a des moments où être raisonnable c'est comme au temps de l'Inquisition le fait d'être raisonnable devient justifie le bûcher donc le scepticisme c'est la nature même des scientifiques si vous cessez d'être sceptique si vous cessez vous doutez de tout bien sûr bien sûr sauf de l'hydroxychloroquine et de son efficacité c'est pas vous êtes mesquin mais je ne suis pas mesquin mais non vous êtes tellement mesquin mais non je vous explique une chose que vous ne voulez pas entendre oui c'est la différence j'ai beau l'expliquer à tous les journalistes manifestement vous avez un problème avec ça parce que c'est votre écosystème vous vous pensez que la question est une question vous pensez que la question est de vous vous pensez ça et lui pense ça c'est pas la question c'est moi je ne vous parle pas de ce que je pense je vous parle de ce qui est ma pratique ce que je vois peut-être que mes sens l'efficacité de ce que vous voyez on est d'accord de ce que je fais donc il y a une différence entre dire et faire vous faites et vous ne doutez pas du résultat de ce que vous avez fait non mais écoutez moi dans le dans l'IHU il est mort 38 personnes parmi les gens qui avaient un Covid et qui sont morts moins que partout ailleurs et je sais exactement de quoi ils sont morts donc vous pouvez toujours me raconter les falaises en me disant qu'hydroxychloroquine les tue par truc vous me demandez si je le crois je ne comprends pas non non non je le sais c'est une généralité d'accord merci beaucoup non non c'est le jour je vous le dis beaucoup plus directement vous avez compris j'imagine et donc si vous voulez vous pouvez me dire oui mais lui dit ça mais qu'est-ce que vous voulez que ça me fiche sauf si mes sens me trompent ce qui est toujours possible c'est pas ce que j'ai vu mais comme je ne suis pas tout seul on est très nombreux à travailler là-dedans et qu'on regardait tous les jours deux fois par jour tous les patients qu'est-ce qui se passe qu'est-ce qui arrive est-ce qu'on doit aller passer en réanimation est-ce qu'ils peuvent sortir contagieux moi je ne vous parle pas vous savez des études qui sont faites actuellement et qui sortent dans lesquelles on saisit sur le plan informatique les dossiers qui ont été remplis plus ou moins bien on fait des analyses avec ça qui personnellement ne m'émeuvent pas voilà donc je vous parle d'expérience et l'expérience ça n'est pas c'est une autre forme de savoir que la littérature c'est une autre forme de perception du monde c'est l'expérience physique bien merci professeur Raoult d'être venu ici en direct je dis bien en direct ce matin sur RMC et BFM TV il est 8h54 3h54 3h54

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Locuteur

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