PRO-PALESTINE, CAUCHEMAR DE RETAILLEAU : QUI EST GEORGES ABDALLAH, PLUS VIEUX PRISONNIER POLITIQUE ?
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- 10:00narrateurFait
« Après 40 ans de prison, George Ibrahim Abdallah sera enfin libéré le 25 juillet prochain. »
- 18:00maître ChalancéFait
« Les Palestiniens et tous ceux comme Abdallah qui ont résisté à l'occupation israélienne sont des résistants. »
- 22:00Éric CocrelFait
« George Ibrahim Abdallah devrait être libéré depuis 1999. »
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Et maintenant, place à l'épisode 71 du récap. C'est parti. [Musique] Grande nouvelle, après 40 ans de prison, George Ibrahim Abdallah sera enfin libéré le 25 juillet prochain.
Ce militant communiste libanais est l'un des plus anciens détenus de France et le plus ancien prisonnier politique d'Europe. Pourtant libérable depuis 1999, il a vu toutes ses demandes de remise en liberté échouer. À 74 ans, George Ibrahim Abdallah va enfin quitter sa pouvoir rentrer chez lui dans son village du nord Liban.
Retraçons ensemble fil d'un destin hors du commun, celui d'un homme que ni la prison, ni le temps, ni les pressions politiques n'ont réussi à faire plier. L'histoire de George Ibrahim Abdallah, c'est celle d'un engagement politique forgé dans le feu de la guerre et de l'injustice. Né en 1951 à Kobayat dans le nord du Liban, il grandit dans un pays au bord de l'implosion.
Les tensions sociales explosent. La bourgeoisie pousse à la guerre civile pour éviter tout changement et la cause palestinienne galvanise les luttes populaires dans toute la région. Face au massacre et à l'impunité, George Abdallah a choisi très tôt la résistance.
Il milite d'abord au Parti national social syrien puis rejoint la résistance palestinienne au sein du Front populaire pour la libération de la Palestine, le FPLP. En 1978, il est blessé en combattant l'invasion israélienne du sud Liban. Pour lui, il n'y a pas de doute.
Face à l'oppression, la résistance s'impose et cette résistance franchit les frontières. avec les Farles, les fractions armées révolutionnaires libanaises, il prend part à la lutte armée internationale contre les intérêts impérialiste et sioniste. Deux opérations marquent les esprits en 1982, l'exécution d'un attaché militaire américain et d'un agent du Mossade à Paris.
En 1984, George Abdallah est arrêté à Lyon officiellement pour des papiers d'identité falsifiés. Il est condamné à 4 ans de prison pour détention d'armes et d'explosifs. Mais très vite, les États-Unis et Israël s'invitent dans le dossier et refuse qu'il soit libéré.
Alors qu'il est incarcéré, les enquêteurs annoncent la découverte d'une arme qui, selon eux, aurait servi aux attentats contre les deux diplomates en 82. Une saisie pour le moins miraculeuse. Sous les répressions, la France relance la machine judiciaire.
Nouveau procès, nouvelles charges et cette fois pour complicité d'assassinat. Verdict, perpétuité pour le Libanais. Il a toujours pourtant nié euh être lié à ses assassinats sans condamner des actes de résistance contre l'oppression israélienne et américaine en pleine guerre civile libanaise.
L'ingérence des États-Unis et d'Israël dans ce dossier ne va jamais faiblir. L'affaire Abdallah devient politique et sa condamnation sans fin ou presque devient un exemple quit à piétiner le droit français au passage car George Abdallah est libérable depuis 1999 mais toutes ces demandes sont successivement bloquées annulé sabotées à chaque feu vert judiciaire l'État est intervenu les lois ont changé les audiences ont été repoussées les motifs eux se répètent conviction intacte pas de repentir menace pour la sécurité nationale. Le 19 juin dernier, nous avions tendu notre micro à maître Chalancé, l'avocat de George Abdallah, à la sortie de la cour d'appel de Paris.
Une fois encore, il avait plaidé pour la libération de son client face au procureur général et à l'avocat des États-Unis, partie civile dans l'affaire. Il dénonce l'impérialisme judiciaire qui sévit en France, ajoutant que la France obéit systématiquement aux États-Unis. On l'écoute.
Les Palestiniens et tous ceux comme Abdallah qui ont résisté à l'occupation israélienne sont des résistants. Le procureur général et les États-Unis ont indiqué qu'il devait pas sortir de prison, qu'il avait pas de repentir envers la famille de la victime, qu'il avait la même position depuis 40 ans. J'ai bien rappelé à la cour que il y avait pas de repentir dans la dans le droit français, qu'il était honteux qu'il soit encore maintenu en prison et que le parquet général s'oppose à sa libération au bout de 40 ans alors qu'on avait la preuve que monsieur Hollande en tant que président que monsieur Vals ont toujours refusé qu'il sorte et donc il y avait une tension entre l'exécutif et le judiciaire et j'ai dit au juges soit vous le libérez soit vous le condamnez à mort.
C'est à vous de voir maintenant. À la sortie de l'audience ce matin, l'avocat du militant a une fois de plus rappelé les années d'acharnement pour empêcher cette décision finale de libération. Maître Chalancé a déclaré "Le parquet s'est allié aux États-Unis à la dernière audience pour dire qu'il ne pouvait pas être libéré.
Donc c'est une grande joie qu'il retourne à Beyrout. C'est le plus ancien prisonnier politique d'Europe depuis le début. Ce procès est monté.
L'avocat a également exprimé ses inquiétudes quant à la sécurité de son client une fois de retour au Liban, évoquant clairement le risque qu'il soit pris pour cible par l'armée israélienne. On l'écoute. C'est une grande joie pour euh pour lui évidemment qu'il le sait pas encore mais enfin je l'ai fait dire qu'il retourne à Beouh et si les Israéliens le tuent à Beouh l'assassine comme il est possible qu'il le fasse.
En tout cas, il mourra libre à Beou en tant que résistant puisqu'il est considéré comme un résistant par l'ensemble du peuple libanais. George Ibrahim Abdallah, c'est l'histoire d'un acharnement d'État mais aussi d'une résistance inflexible. Malgré cet acharnement politico-judiciaire et des années d'emprisonnement injuste, George Ibrahim Abdallah ne s'est jamais renié.
En prison, il continue à défendre la cause des peuples opprimés. Il signe des textes collectifs, mène des grèves de la fin, affiche sa solidarité avec les prisonniers politiques en Turquie, en Palestine ou encore au Liban. En février dernier, le député LFI Éric Cocrel avait été rendre visite à George Abdallah dans sa cellule comme lui permet son statut de parlementaire.
L'élu a fait état d'un homme toujours fidèle à ses convictions communistes révolutionnaires. Derrière les barreaux, son militantisme n'a jamais faibli. Au contraire, il reste plus que jamais ancré dans les luttes.
On écoute Éric Cocrel. Je sors à l'instant de la prison de l'Almen avec Sylvie Ferrer, député de Tarbe, France Insoumise également où on a été donc rendre visite à George Ibrahim Abdallah qui est en prison depuis et bien 41 ans. C'est le plus ancien prisonnier politique en Europe et un des plus anciens du monde.
George Ibrahim Abdallah devrait être libéré depuis 1999. euh puisqu'il avait été condamné pour une complicité dans un acte criminel qu'il a d'ailleurs toujours récusé. Euh et cette complicité théoriquement évidemment aurait dû l'amener à être libéré depuis longtemps.
Au lieu de ça, ça fait 41 ans que l'État français continue à le maintenir en prison. C'est juste absolument inentendable. Pour mémoire, le plus ancien prisonnier polici le plus célèbre au monde qui était Mandela a été prisonnier pendant 28 ans dans le pays de la parteille. ici George Ibrahim Abdallah ça fait 41 ans.
Il a aussi une vision de la situation au proche et au Moyen-Orient et du rôle absolument essentiel euh de la Palestine, la résistance palestinienne qui est, j'allais dire très très vive, très au fait de l'actualité et donc l'écouter est aussi quelque chose qui nous a été utile. Voilà. Et enfin euh il a dit au combien les mobilisations en France étaient utile à la fois pour demander sa libération mais c'est pas tellement là-dessus qu'il s' pesantiter.
On a beaucoup de mal à faire parler de lui mais surtout justement la situation proche-rient et la situation palestinienne. À l'annonce de la libération imminente de George Abdallah, la France insoumise a déclaré dans un communiqué que la France honore enfin ses engagements internationaux relatifs aux peines dites perpétuelles et découlant du droit européen des droits de l'homme. Alors que le mouvement proalestinien continue de subir une répression politique et judiciaire intense, notamment en France, que le génocide se poursuit à Gaza, que la colonisation israélienne du territoire palestinien occupée s'accélère dans l'indifférent général, la libération de George Ibrahim Abdallah demeure une victoire éclatante du mouvement anticolonial au cœur de la bête impérialiste.
De son côté, le parti communiste français déclare sur X saluer cette décision fruit d'un combat acharné pour la justice et le droit. Pour le parti Révolution permanente, très engagé dans la défense des droits de George Ibrahim Abdallah, je cite "Cette décision est une victoire énorme pour le mouvement de solidarité avec la Palestine et contre la répression brutale des soutiens de la Palestine. Elle est le fruit d'une campagne menée sans relâche depuis les années 2000 pour la libération du prisonnier politique libanais. mais aussi de la colère qui s'exprime par le bas à l'international contre le génocide en Palestine depuis 1 an et demi.
Nous avons reçu Tom Martin, militant pour la libération de la Palestine et de George Abdallah, ex-membre de Palestine vaincra ce matin dans notre contre matinale. Il fait part de sa satisfaction mais aussi d'une certaine part d'inquiétude tant que le prisonnier n'est pas de retour au Liban. Je vous propose de l'écouter.
On a aussi accueilli cette nouvelle avec responsabilité parce que sa libération effective est annoncée pour le 25 juillet et on sera pleinement serein que quand il pourra fouler au pied euh la terre de son pays, le Liban, tant on sait euh à la fois les États-Unis et la France ont tout mis en œuvre depuis le premier jour de son arrestation pour le maintenir en détention. On va en parler juste après de la géopolitique dans ce dossier. Mais ce que vous venez de dire, si je traduis, ça veut dire que vous êtes pas vraiment serein.
Vous attendez vraiment le 25 juillet pour être sûr de sa libération. Oui, on attend le 25 juillet, mais d'ici là, on pense que ce qui est déterminant, c'est de souligner que le combat pour la libération de George Abdallah, il va devoir continuer en soutien à la Palestine, en soutien aux prisonniers et aux prisonniers politiques palestiniens parce que c'est pour ces causes là qu'il a été maintenu en détention pendant plus de 40 ans. Évidemment, cette libération ne contente pas tout le monde à commencer par le camp des réactionnaires.
Cet après-midi, le ministre Bruno Rotaillot s'est fendu d'un tweet. Il est colère colère. Je le cite sur X.
Les élus LFI qui se réjouissent de la libération du terroriste Ibrahim Abdallah passe un nouveau cap dans l'indignité. Vous noterez qu'il a habilement retiré George du prénom de notre ami. Certains esprits taquin diraient que ce n'est pas par hasard mais poursuivons l'approche du ministre.
Il écrit ensuite en le faisant passer pour un prisonnier politique, il méprise les victimes et leurs familles et continuent de se complaire dans une incroyable inversion des valeurs où le bourreau devient victime. Grand maître autoproclamé dans l'art de dénoncer les bourreaux, Bruno Rotaillot fait preuve d'une étonnante cécité dès qu'il s'agit de dénoncer les crimes d'Israël. Par ailleurs, on ne peut qu'être consterné par une telle réaction d'un ministre en poste face à une décision de justice et à 25 ans de détention arbitraire dans un pays qui se prétend démocratique.
Néplaise à Rota. Dans quelques jours, George Ibrahim Abdallah sera un homme libre. Il pourra enfin décrocher les drapeaux, les cartes et les portraits qui ornent les murs sinistres de sa cellule. ces symboles de lutte accrochés comme des fenêtres ouvertes sur le monde extérieur et bientôt il sera enfin autorisé à poser le pied sur sa terre natale.
Ce moment ne marque évidemment pas la fin d'une lutte. Au contraire, c'est le retour d'un symbole, celui de la résistance, de la fidélité aux convictions et de la dignité jamais renier. aussi le retour d'une voix qu'on a tenté de faire terre pendant toutes ces années et cette voix je vous propose de la réécouter dans cette vidéo extraite d'un documentaire et partagé par l'eurodéputé Rima Hassan.
Le texte est écrit et récité par George Abdallah. L'ANBA de 1948 est le vécu quotidien de tout un peuple de ces entrailles surgissent aussi des longs cortèges des fidines et les enfants de l'intifada est la Palestine de tous les jours. Camarade Jadis Bengour comme tous les criminels réactionnaires des années 40 disaient à ceux qu'il avertissaient de la révolution palestinienne les causes aussi vieillissent avec le temps et finissent à leur tour par mourir et disparaître.
Cependant, plus de 6 décennies plus tard, la Palestine est toujours aussi vivante que résistante. Après 40 ans de détention, George Abdallah est donc enfin libre. Mais ce retour à la liberté n'est pas un retour au calme.
Il retrouve un pays meurtri, un Liban toujours sous les bombes dans une région où les trêves sont fragiles et les dominations intactes. Le 15 juillet, Israël a rompu unilatéralement le cesser le feu en relançant ses frappes sur l'est et le sud du territoire. Officiellement, l'armée israélienne vise le Hzbolla reprochant aux autorités libanaises de ne pas l'avoir désarmé comme prévu.
Non sans une bonne dose de cynisme habituel, le ministre israélien de la défense a déclaré que ces bombardements constituaient, je cite, un message clair adressé au Esboll et au gouvernement libanais qui est, je cite, responsable du respect de l'accord de cesser le feu. Un accord pourtant violé à plusieurs reprises par Israël elle-même qui n'a tout bonnement jamais retiré ses troupes du Liban comme elle s'y était pourtant engagée. Plusieurs positions militaires israéliennes restent déployées dans le sud du pays.
Cette asymétrie dans l'application de la trêve traduit bien une réalité connue. Israël pose les règles mais ne s'y soumet jamais. Le bilan humain est lourd.
Depuis l'entrée en vigueur du Cessu en novembre dernier, au moins 275 personnes ont été tuées par l'armée israélienne selon le bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU. Dans ce contexte explosif, le retour de George Abdallah prend une dimension symbolique forte. Il ne rentre pas dans un Liban en paix mais dans un pays à nouveau sous tension, toujours soumis aux logiques coloniales d'ingérence, d'occupation et de domination militaire. lui qui avait pris les armes face aux invasions israéliennes et à l'impérialisme occidental dans les années 70-80 retrouve un paysage géopolitique tristement familier.
Ce retour n'est pas la fin d'une histoire mais le rappelle qu'aucune peine de prison, si longue soit-elle, ne peut étouffer une conviction sincère. George Abdallah ne revient pas comme une figure figée dans le passé, mais comme une mémoire vivante, un repère pour celles et ceux qui aujourd'hui encore refuse de plier. Mais dans une région où l'engagement se paie souvent de sa vie, la liberté retrouvée de George Ibrahim Abdallah pourrait bien faire de lui une cible.
Son retour n'est pas sans risque. Il est celui d'un homme libre dans une région où la menace israélienne plane toujours. Dans un Liban régulièrement frappé par les raides, George Ibrahim Abdallah reste une cible identifiée, un symbole que certains à Telélav Aviv notamment n'ont jamais cessé de vouloir faire terre par tous les moyens.
On continue avec le reste de l'actualité. En France, les annonces fracassantes du Premier ministre sur le budget 2026 continuent de susciter de vives réactions au sein de la classe politique. Une copie perfectible selon les uns des appels à censurer le gouvernement chez les autres.
Le budget pour 2026 présenté par François Baou ce mardi divise budget. J'imagine mal que les oppositions le votent. Ce qui voudra dire qu'il y aura 493 et qu'il y aura inévitablement de censure.
Est-ce que ce plan est parfait ? Non. Et bien précisément, ce plan doit être corrigé et amélioré.
Emmanuel Macron a lui soutenu la stratégie de son premier ministre. Il a même qualifié ce nouveau plan de solide. Et moi ce que j'attends de toutes les forces politiques, c'est qu'elle propose d'autres idées.
Nous sommes un des pays qui a le plus de dépenses publiques en Europe, le pays qui taxe le plus de l'OCDE. Et donc, si d'autres ont des idées plus intelligentes pour accroître l'activité et pour baisser les économies, le premier ministre, il les recevra. Objectif réaliser 43,8 milliards d'euros d'économie pour sortir du déficit.
Le gouvernement lui souhaite proposer au salarié de renoncer à leur 5e semaine de congé payé et être rémunéré à la place. Une idée inacceptable pour les syndicats. Dans l'actualité internationale maintenant en Syrie, après 4 jours d'affrontement meurtrier, un fragile apaisement semble se dessiner.
Après 4 jours de violence et plus de 370 morts en Syrie, le président Ahmedara appelle à la désescalade. Nous promettant de faire rendre des comptes aux auteurs d'exaction contre notre peuple de russe. La loi et la justice protègent les droits de tous sans aucune exception.
Stefna. Uncelle feu a été conclu avec la minorité de russe de Sueda au sud du pays. Les forces armées du gouvernement se sont également retiré ce jeudi matin.
Dans cette région, les relations entre les tribus bedouines sunnites et les druses sont compliquées depuis des décennies. Le président intérimaire syrien accuse Israël d'allumer l'attention dans le pays après une frappe qui a touché le cœur de Damas. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap.
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Très bonne soirée sur le média. [Musique] Bonjour.