Convention égalité Gérard Collomb
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bien chers camarades quelques mots simplement pour préciser les conditions dans lesqueles nous allons revenir au pouvoir lorsque nous sommes arrivés au pouvoir en 1980 il y avait une situation économique qui était dé connaissait l'inflation connaissait le chômage mais il y avait un certain nombre de réserves financières c'est dans un tout autre contexte que nous allons arriver au pouvoir si l'on regarde la situation des différents pays européens on se rend compte qu'aujourd'hui notre pays et peut-être le pays qui demain va se trouver attaqué par les marchés financiers en effet quand on regarde l'étendue de notre dette l'étendue de nos déficits annuels on s'aperçoit que nous sommes sans doute le prochain pays sur la liste si on regarde par exemple comparaison entre la France et l'Italie l'Italie a une dette plus élevée que la nôtre mais un déficit primaire qui est moins important c'est-à-dire que chaque année aujourd'hui elle est moins obligée d'emprunter pour boucler ses comptes publics et ses comptes sociaux nous à partir du mois d'octobre chers camarades nous vivons à crédit et donc chaque année il nous faut emprunter un peu plus nous avons atteint un stade où notre dette fait 3% du PIB il doit y avoir un certain nombre d'élus locaux dans la salle il savent que à un niveau de dette la dette s'autoalimente qu'en plus les taux d'intérêt deviennent plus importants et donc on narrive plus à maîtriser la machine c'est dans ces circonstances là que nous allons arriver au pouvoir C cela doit bien évidemment conditionner la façon dont nous allons présenter notre projet si nous sommes in capable de pouvoir nous donner des priorités et que nous disons dans notre programme que nous allons tout faire si notre projet se présente comme une succession de mesures qui toutes apparaîtrai seraiit présenté comme plus prioritaire les unes que les autres personne ne nous croira alors Ordonn sont nos priorités pour moi il en est de une sur le plan économique une autre sur le plan social d'un point de vue économique ce qui aujourd'hui est tout à fait fondamental c'est d'empêcher que notre compétitivité continue à se dégradé comme elle le fait aujourd'hui parce que mes chers camarades nous disons souvent c'est la faute à l'euro trop cher c'est la faute au pays émergents mais notre pays voisin l'Allemagne a les mêmes conditions que nous et par exemple commerce extérieur de l'Allemagne est bénéficiaire y compris par rapport au pays émergents qui aujourd'hui nous font si peur alors cela veut dire qu'il va falloir faire un effort fort pour redresser notre appareil économique pour faire en sorte qu'on se repositionne non plus sur des produits moyens comme on les fait aujourd'hui qui effectivement entre en concurrence avec tous les pays moyens produits par les pays des tiersmondes mais qu'on monte en technologie qu'on monte en qualité cela veut dire un effort considérable sur notre université et notre recherche je termine c'est-à-dire aussi la nécessité de faire en sorte que cette recherche soit une recherche au service de l'économie deuxème point sur le plan social pour moi il y a un problème aujourd'hui dans notre pays qui conditionne tous les autres c'est les 10 millions de personnes qui vivent dans des quartiers qui sont des quartiers ghtoïés c'est là où il faut mettre la priorité et on parle par exemple d'effort sur l'éducation mais quand on est un gamin qui vit dans un de ces quartiers gettosés où dans la classe il reste un quelquefois deux Européens et que tous les autres sont d'origine immigré quelquefois appartenant à 10 nationalité alors on peut bien faire ce que l'on veut du point de vue de l'école on ne résoudra rien il faut nous attaquer de manière profonde prioritaire à une nouvelle mixité de notre société il faut rebattre les cartes de notre société ça doit être notre priorité principal ramener dans les cœurs de ville qui aujourd'hui sont en voie de gentrification un certain nombre de couches sociales populaires R lieu de manière à pouvoir y faire venir un certain nombre de couches moyennes c'est seulement dans cette condition là qu'on retrouvera un vouloir vivre ensemble que l'on reconstruira le lien social à l'intérieur de notre pays oui affichons quelques orientations prioritaires montrons notre crédibilité économique et alors nous retrouverons la confiance des Français merci
Francisque Collomb