MACRON À LA TÉLÉ : LE PRÉSIDENT QUE BEAUCOUP NE VEULENT PLUS ENTENDRE !
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[Musique] française français mes chers compatriotes comme vous le savez ce vendredi 14 avril le conseil est constitutionnel a validé pour l'essentiel la loi sur nos retraites et je l'ai donc logiquement promulgué les évolutions prévues par cette loi entreront en vigueur progressivement à partir de cet automne adopter conformément à ce que prévoit notre Constitution ces changements étaient nécessaires pour garantir la retraite de chacun et pour produire plus de richesses pour notre nation [Musique] mais oui bien sûr cette réforme est une question de survie Emmanuel Macron est en train de nous dire nous n'avions pas d'autre choix que de faire peser les forts sur les plus modestes pour faire des économies alors qu'il aurait suffit d'imposer à 50% l'enrichissement exceptionnel des 500 plus grosses fortunes qui sont passées en disant de 200 milliards à mille milliards d'euros pour apporter 400 milliards d'euros sur le les économies vous l'avez deviné on décrypte ce soir l'allocution télévisée d'un Emmanuel Macron qui veut manifestement reprendre l'initiative après avoir occasionné une crise politique et peut-être une crise de régime en France en imposant sa réforme des retraites à un pays qui n'en voulait pas il y a tellement à dire alors on a prévu un plateau unique mais riche pour décortiquer cette prise de parole et toute l'actualité qui va avec j'ai à mes côtés deux intervenants Matthieu slam a essayiste et auteur de adieu la liberté aux éditions la liste et Lucas jacubo vite journaliste politique rédacteur en chef de décideur magazine c'est une édition spéciale de toujours debout vous savez bien maintenant toujours debout est une composante de notre grand projet éditorial lancé lors de cette saison 6 du média dans la perspective de devenir une télé diffusée sur les différentes plateformes numériques mais également sur les Box les télés connectées pour pas la TNT une ambition immense qui ne tient que par vous devenez abonnez payant à partir de 5 euros par mois ou donateur en allant sur soutenez point le média tv.fr [Musique] on en rigole mais dans les rues de France hier soir on en rigolait moins c'est un concert de casserole sonore qui ont accompagné le discours d'Emmanuel Macron celles et ceux qui étaient dans la rue avaient bien l'intention de manifester publiquement le refus d'écouter et d'entendre un président qui de leur point de vue est resté s'ouvre revendications légitime du peuple comme on pouvait le voir dans les rues de Paris [Musique] dans cette période où toutes les décisions qui ont été prises l'ont été contre les Françaises et les Français ou ce processus avec toutes ces décisions accumulées absolument pas démocratique ont été prises il faut que nous puissions dire aux habitants et aux habitants parisiens que nous partageons leur colère que nous pensons comme on est venu avec nos casseroles pour faire comme lui en fait exactement comme il fait avec ses discours les rares fois où il a déniès nous adressé la parole en trois mois maintenant et tout simplement pour faire une énième manif sauvage déclarait peu importe contre la réforme des retraites et pour exprimer notre mécontentement à tout le système qui a logiquement mené à cette réforme je crois que ça bouge quoi que ça change et qu'on se rassemble pour faire des actions organisées ensemble en tant que peuple qui qui prenons le pouvoir sur l'état vous allez voir ou pas vraiment un compte rendu de ce qu'il a dit où vous en foutez complètement surtout pas le savoir là je suis gavé jusqu'au trou de nez je veux même pas savoir s'il a dit je pense que le calendrier de l'intersyndical importe parce que ça reste quand même un moyen de fédérer énormément de gens et de faire sortir dans la rue on l'a vu ces trois derniers mois nous de notre côté on considère qu'il faut aussi faire des actions concrètes et directes et s'organiser ensemble ce qui est génial en fait c'est que le mouvement tient toujours et va tenir très longtemps parce que c'est que le début pour la simple raison que tout le monde commence à comprendre que il s'agit pas seulement de la réforme des retraites mais de se battre contre un système qui nous fait du chantage au salaire qui nous empêche d'avoir une vie descente parce que c'est pas normal de vendre sa force de travail pour avoir le droit de manger d'avoir un toit de se chauffer et de subvenir aux besoins des gens qu'on aime et avec qui on vit et c'est contre ce système et les gens parce qu'il faut pas oublier que c'est d'abord des gens qui font subvenir ce système parce qu'il leur permet de rester à la place où ils sont c'est-à-dire tout en haut de la chaîne et il faut les gens commencent à voir que on est bien plus nombreux que les quelques bourgeois et financiers qui nous écrasent [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] à la retour sur le plateau et premier tour de table pour vous demander messieurs si vous étiez hier soir dans la team devant la télé ou plutôt dans la team casserole casserole mais papa partait de cœur voilà mais bon pour aussi faire un peu mon travail pour pouvoir commenter ce discours mais l'envie était vraiment de d'être plutôt team casserole je dois le dire devant la télé pour travailler et écrire un article sur ce discours et pas du tout team casserole pour alors nous ici on m'a dit on était plutôt victime Judith Bernard on écoute je vais vous lire ce que vient de déclarer Emmanuel Macron vais rien il a un rapport au langage complètement psychotique ce type de croient pas un mot de ce qu'il prononce il est fou ça m'intéresse pas pour c'est beaucoup trop tard ça fait ça fait trop longtemps mais il pratique une rhétorique absolument déconnectée de la réalité il a perdu totalement le contact avec ce que c'est qu'un pays avec ce c'est qu'une société avec je sais que les travailleurs il ne sait plus rien de nous alors on veut rien savoir de lui alors on l'entend à la confiance entre Emmanuel Macron et la population semble rompue est-ce que c'est un sentiment que vous partagez c'est au-delà de ça je veux dire au fond je pense qu'il y a un immense malentendu dans dans cette allocution qui et une allocution d'une personne qui a absolument pas compris ce qui se jouait dans le pays à mon sens et qui est moi j'ai vu cette allocution si vous voulez comme le discours de manager un discours de chef d'entreprise avec des mots creux des discours creux des phrases sans rapport avec la réalité un espèce de côté motivation j'ai l'impression de lire parfois un discours LinkedIn vous savez avec un côté motivation je crois en nous je nous fais confiance etc c'était le discours d'un coach voilà LinkedIn ou un coach en développement personnel c'est à dire un discours en décalage concret complet avec la réalité et en commençant avec l'idée je comprends que cette réforme n'a pas suscité l'adhésion j'en prends ça j'en prends un etc pour ensuite aller sur une sorte de programme de 100 jours voilà comme s'il était candidats enfin bon donc déjà je crois que c'était un discours qui était totalement hors sujet quoi c'était vraiment un hors sujet total et encore une fois le discours dans d'un manager et pas du tout d'un chef d'État qui prend en compte la gravité de la situation et le sentiment que j'aime moi c'est que au fond c'est un président qui [Musique] se fiche un peu de de d'une part de de comment dire d'avoir la sentiment de la population ou quoi que ce soit qui assume le coup de force parce que finalement c'est comme ça cette réforme de retraite c'est un coup de force complet et qui finalement nous explique qu'il va falloir qu'on accepte je crois que c'est Gérald Darmanin qui a dit dans une réunion à l'Élysée ça a été rapporté en off donc voilà qui a dit que les Français l'ont un peu mauvaise avec cette réforme mais ils l'ont avalé comme si en gros voilà vous vous allez accepter on vous fait on vous a fait un seul coup on a passé outre la sentiment de 90% des actifs de ce pays enfin de l'immense majorité des français on est passé toute l'as sentiments de tous les syndicats on a passé outre le le Parlement puisqu'il y a même pas eu de vote à l'Assemblée nationale mais c'est comme ça pas autrement et c'est moi qui décide et du coup forcément c'est un c'est d'une part on est dans un dialogue de sourd c'est un dialogue de sourd entre le président et son peuple et puis quelque part c'est vraiment le fait d'assumer le fait de décrocher totalement du reste du pays et de d'assumer une le comment dire une dimension très solitaire et très autoritaire du pouvoir et c'est très inquiétant parce que qu'est-ce qui va se passer pendant 4 ans c'est à dire que ce que je finis juste là dessus mais qu'on soit de droite qu'on soit de gauche l'inquiétude devrait être qu'est-ce qui va se passer pendant 4 ans est-ce que le président va gouverner sans dialogue social pendant 4 ans parce que c'est ça qui va se passer les syndicats ne veulent plus entendre parler de dialogue tant que le texte n'est pas retiré il va continuer à gouverner avec cette impopularité qui est quasiment record enfin je veux dire voilà il y a des Français tous les soirs quasiment dans la rue la détestation ça détestation est au plus haut il y a toujours pas de majorité à l'Assemblée enfin qu'est-ce qui va se passer pendant quatre ans en fait là on est dans une crise de régime quasiment et on a l'impression que c'est pas grave coup de force vous acceptez vous obéissez alors moi pour ma part j'ai eu l'impression d'entendre un candidat en campagne comme si je chef de l'État se rendait compte qu'il avait perdu un grand nombre de Français et qu'il était désormais question de récupérer certains Lucas pour répondre à Mathieu pour répondre à votre question ou les deux les deux alors d'abord je suis d'accord avec Mathieu quand vous dites que le président c'est couper de l'opinion qui passe en force qui va avoir du mal à gouverner qu'il a un populaire au niveau de l'impopularité il est aussi un populaire que Hollande enfin mandat que Chirac en fin de mandat ou que Mitterrand ont 86 donc ouais il est populaire mais c'est pas catastrophique première année la fin c'est comme ça première année du restaurant encore 4 ans à tirer après est-ce que c'est grave d'être aussi en populaire de façon très cynique pas du tout tous ces prédécesseurs l'ont été et le but d'un président enfin lui il peut pas mais c'est que son camp soit élu et pour ça sous la Cinquième République il suffit en gros d'avoir 20-25% des voix au premier tour donc il suffit de bétonner sa base alors rigueur enfin la technique elle est claire c'est j'ai 75% de gens comme moi c'est pas grave parce que dans ces 75%, puis on aura qui font barrage qu'on ne Marine Le Pen en 2027 je pense pas que ça va marcher mais à mon avis il fonctionne encore comme ça après pour répondre à ce que vous dites et ce qui est en campagne électorale ou pas bah non il est pas en campagne électorale ce qui peut pas se représenter peut-être qu'il est dans une logique après moi le déluge moi comment j'ai interprété le truc des 100 jours de ces trois piliers à reconquérir on va dire une opinion publique qui cherche à bétonner les 20 25 % de détecteurs fidèles pour arriver au deuxième tour en 2027 et puis ensuite faire barrage après est-ce qu'il est en campagne ou pas je pense pas moi j'essaye de rentrer dans sa tête après il est complexe mais ce que j'ai l'impression c'est que quand il parle il parle pas aux Français il parle pas de programme il parle un peu pour l'histoire c'est comme si vous voulez s'inscrire dans l'histoire il faut vraiment avoir à l'esprit que en 2016 quand Emmanuel Macron a vraiment débuté sa carrière nationale son anti modèle c'était Hollande c'est à dire le mec qui concerne trop qui écoute trop qui dit un truc mais qui fait l'autre qui est flou c'est anti-modèle c'était aussi des gens comme Chirac ou Mitterrand qui était peut-être assez vieux coupables de trop écouter le peuple de reculer pour les réformes Juppé en 95 de reculer comme avec de va 86 de faire des remaniements pour rester populaire mais on a l'impression qu'il déteste ça c'est modèle je sais pas Mathieu est-ce que vous êtes d'accord avec moi c'est des gens comme Thatcher comme Reagan des gens qui sont doctrino doctrinal je sais pas comment on dit qui sont juste au bouddhistes qui disent moi j'ai décidé de faire ça même si la rue est pas contente comme un nageur j'ai des objectifs à tenir j'en dérocherai pas et à mon avis son discours c'est comme si il prenait date pour l'histoire et pour dire vous voyez moi je suis pas comme les rois fainéants Chirac Juppé etc enfin Chirac Hollande pardon je les compte pour tous et donc voilà c'est comme si lui il joue entre guillemets sa stature il joue sa place dans l'histoire et oui finalement le pape français il en a rien à faire quand je parlais de de campagne enfin Emmanuel Macron nous fait quand même des promesses de campagne qui la qui t'a mentir comme un arracheur de dents notre éducation nationale doit être l'une des meilleures d'Europe sauf qu'en 2019 l'éducation nationale a perdu 5345 postes en deux ans nous nous comment dire nous allons aussi désengorger les urgences d'ici l'année prochaine alors que Macron a quand même supprimé 17000 lits en 6 ans il s'adresse aussi à la population des des quartiers populaires des quartiers défavorisés du milieu rural des territoires d'outre-mer et leur promet des solutions concrètes tout en restant abstrait enfin on a vraiment l'impression qu'il y a un président qui est en train de nous dire je vais reconstruire tout ce que j'ai détruit c'est à dire que Emmanuel Macron est quand même l'homme qui aura alors il est pas le seul responsable François Hollande et Nicolas Sarkozy avait bien et puis même Jacques Chirac avait bien entamé le dossier mais disons qu'il est un de ceux qui ont énormément abîmé le service public c'est et d'ailleurs c'est dans sa vision néolibérale qui considère même que les services publics doivent se mettre comment dire au même niveau que que les entreprises qu'il faut mettre comment dire le service public dans le fonctionnement managérial d'une entreprise etc il a lui-même dit à plusieurs reprises d'ailleurs il faisait partie à l'époque de la commune de la commission ataique qui était exactement dans cette logique là donc c'est l'homme qui qui avec ses prédécesseurs à détruit détruit abîmes profondément les services publics et on le voit aujourd'hui enfin l'école dans une situation absolument effroyable bien pire que que c'est que que les que lors de ces prédécesseurs on va dire vous avez dit le l'hôpital également enfin bref c'est les services publics vont très très mal donc son discours n'est pas audible enfin je veux dire on comprend pas bien à moins de d'investir énormément il y a même pas d'annonce quoi il y a pas d'annonce claire de d'investissement fort etc donc tout ça c'est un peu de la poudre aux yeux à mon sens et puis il y a autre chose aussi qui est l'idée il faut apaiser je sais pas si je pense qu'on a on a eu le même sentiment c'est à dire on tourne la page de cette période comme si les français étaient prêts à tourner la page pas du tout les Français et les syndicats veulent toujours le retrait du texte donc ça c'est encore une fois du déni mais on tourne la page et on on retrouve une sorte de d'ambiance d'apaisement de de concorde nationale etc bon moi je suis très pragmatique je vois les faits et le lendemain qu'est-ce qui se passe on a donc le de Gérald Darmanin sur le RSA sur le fait que le gouvernement va avancer sur une loi qui va demander aux bénéficiaires du RSA qui sont quand même je le rappelle les plus précaires de notre pays voilà plus d'efforts et que on va pénaliser on va mettre des sanctions pour ceux qui les bénéficiaires du RSA qui ne feraient pas suffisamment d'efforts pour rechercher un travail donc est-ce que ça c'est de l'apaisement il y a eu ensuite un discours de Bruno Le Maire sur l'immigrations mais ce discours de Bruno Le Maire sur finalement faire la chasse aux étrangers qui bénéficieraient d'aide et qui ensuite donnerait de l'aide à l'étranger à leur famille ou que sais-je encore donc un discours quasi xénophobe qui est un discours qui est habituellement qu'on entend plutôt dans le dans la bouche des représentants du RN donc est-ce que ça c'est de l'apaisement et puis enfin il y a eu aussi cette annonce sur la démission le comment dire le le le ceux qui l'abandonne poste qui vaut d'émission c'est à dire que désormais ceux qui seraient coupables entre guillemets d'abandon de poste ne pourrait plus avoir droit au chômage et ça équivauterait une démission donc ça c'est un recul social des droits sociaux énormes donc on parle d'apaisement mais en fait en réalité on voit que ça va ça va continuer dans la logique d'ailleurs si vous avez dit un peu c'est à dire on va continuer logique néodybérale antisocial et ce qui doit nous inquiéter c'est que ça va encore plus à la fois abîmer le pays mais aussi faire monter la colère et je pense que c'est quelque chose que sous-estime Emmanuel Macron c'est la manière dont il va donc en fait il est en train de de jouer au pire Oman et de et de et de susciter la colère dans le pays qui est déjà à un niveau quand même parce que vous faisiez la référence à assez prédécesseurs qui est un populaire mais il y avait pas ce degré de colère dans le pays un degré de colère équivalent c'était les gilets jaunes et encore on peut même considérer que sous les gilets jaunes c'était pas en tout cas du point de vue du pays entier à ce degré de colère donc là en fait c'est très dangereux ce qu'il est en train de faire je trouve que c'est très dangereux vous voyez sourire qui me faisait penser à la période actuelle pour ce qu'on vu au SS 117 le premier épisode ou à la fin il y a un travailleur dans l'usine de poulet qui dit au 1617 en fait je sais pas si vous êtes super con ou très très intelligent et là quand on regarde entre guillemets le service après-vente du discours d'Emmanuel Macron en fait on n'arrive pas à savoir si le gouvernement est stupide ou s'il est très très intelligent en tout cas très très cynique c'est à dire qu'il se dit la constante en fait d'un gouvernement impopulaire dans un pays en crise on va chercher des boucs émissaires je me demande est-ce que c'est vraiment au hasard que le lendemain sur toutes les chaînes info on s'en prend aux allocataires du RSA on s'en prend aux Arabes qui vont français pour les renvoyer au bled il y a peut-être quelque part et puis ça revient aussi avec une partie du discours du Président hier qui parla de ceux qui travaillent puisqu'ils qui se rendent compte qu'ils ont rien etc donc je me dis il y a peut-être une une opération communication c'est pas du tout complotiste mais il faut savoir que les gouvernants quand ils ont leurs éléments de langage ils se basent beaucoup sur des sondages qui sont faits par le SIG le service d'information du gouvernement peut-être que le SIG a fait remonter que dans l'opinion ce qui cristallisait le plus c'était entre guillemets sans prendre aux assistés et que pour retrouver la martingale peut-être que c'est rentable de s'en prendre aux assistés donc la stratégie c'est briser une nation unie contre son président c'est c'est monter les uns contre les autres ce qu'on peut grand chose pour essayer de repasser en 2020 parce que je pense que vous avez raison et c'est particulièrement cynique comme stratégie mais c'est détourner la colère qui s'exprime et en effet vers des bouquets mystères et encore une fois essayez de d'une part détourner cette colère et puis ensuite de réimposer des thèmes très clairement qui parle aussi un électorat conservateur voire d'extrême droite d'ailleurs parce que je pense qu'il y a aussi cette logique là derrière et je sais pas si on en reparlera mais cette espèce de jeu dangereux avec l'extrême droite que je joue le gouvernement c'est quand même très inquiétant et l'idée aussi de dire bah pour tourner la page de la séquence des retraites on va aussi réimposer des thèmes qui sont des classiques médiatique et en plus on sait que ça va intéresser les médias et que ça va créer de la polémique etc et ces thèmes là c'est quoi c'est l'immigration le comment dire le les bénéficiaires de RSA donc dire en gros les pauvres finalement qui profitent du système les assistés sur l'identité nationale etc et alors là je vais dire un truc on va pas croire que je suis rédacteur en chef de décideurs magazine mais parce que c'est quelque chose de très à gauche ce que je veux dire mais c'est vrai que objectivement et toutes les statistiques électorales le montrent il existe un bloc bourgeois blog bourgeois c'est les 20% de gens qui ont les plus revenus et les personnes les plus âgées et les propriétaires eux ils ont tendance à se surmobiliser dans les élections ils ont tendance à voter en masse et à peu près pour le même candidat quand on regarde les résultats la dernière présidentielle dans certaines villes j'habite à Neuilly-sur-Seine Macron fait pratiquement 50% dès le premier tour a fait 16 il a fait deux fois son score mais c'est aussi parce que le vote Zemmour est très lié à la pratique religieuse et une ville avec beaucoup de pratiquants que ce soit des juifs ou des chrétiens mais en tout cas ce qui est sûr c'est qu'il y a un blog bourgeois le mobilisé ça permet d'avoir à peu près 20% et donc ce que je disais tout à l'heure d'accéder au deuxième tour d'une élection par contre il faut pas que les plus pauvres soigner et donc comment faire on les désunis et donc on parle d'ici là on parle d'identité nationale on parle de fraude allocations sociales et puis voilà oui le gaz de la macronie là il est bien rodé puisque avant Gérald Darmanin dans cette allocution Emmanuel Macron disait nous redoublerons aussi des forts pour ramener vers le travail le plus de bénéficiaires du revenu de solidarité active alors le chef de l'État réinterprète à sa manière l'immense défiance qui s'est construite ces dernières semaines entre les Français lui écoutons comment ils résument les événements récents nés de son passage en force cette réforme est-elle acceptée à l'évidence non et malgré les mois de concertation un consensus n'a pas pu être trouvé et je le regrette nous devons en tirer tous les enseignements j'ai entendu dans les manifestations une opposition à sa réforme des retraites mais aussi une volonté de retrouver du sens dans son travail dans améliorer les conditions d'avoir des carrières qui permettent de progresser dans la vie plus généralement c'est une colère qui s'est exprimée colère face à un travail qui pour trop de Français ne permet plus de bien vivre face à des prix qui montent qu'il s'agisse du plein des courses de la cantine car malgré une mobilisation de l'État inédite en Europe l'augmentation des prix pèse sur nos vies quotidiennes cette colère c'est aussi une colère parce que certains ont le sentiment de faire leur part mais sans être récompensé de leurs efforts ni en aide ni en service public efficace c'est toute cette colère que de très nombreux Français ont exprimé en manifestants et pour l'immense majorité dans le calme et le respect de nos institutions personne et surtout pas moi ne peut rester sourd à cette revendication de justice sociale et de rénovation de notre vie démocratique en particulier par notre jeunesse la réponse ne peut être ni dans l'immobilisme ni dans l'extrémisme face à ses colères à ce sentiment de déclassement d'abandon nous devons agir ensemble au-delà des clivages comme j'ai toujours cherché à le faire au service d'un CAP clair celui de notre indépendance et de la justice alors j'étais tenté d'enchaîner par un autre magnéto mais j'ai vu des petites réactions Matthieu ça m'a voulu en dire quelque chose non mais c'est quand même assez frappant cette cette incroyable alors je sais pas si c'est une hypocrisie absolue ou une espèce de comment dire de enfin de comment dire de jeux total avec la réalité c'est assez effrayant parce que entendre Emmanuel Macron nous dire que lui c'est combien la justice sociale c'est important lui c'est combien la question du travail des conditions de travail c'est important alors qu'on parle de quand même de l'homme qui a détruit je sais pas mais en tout cas qui est abîmé mais le droit du travail avec lors de son premier mandat mais de manière absolument terrible qui a facilité des licenciements dans les entreprises qui a enlevé des droits aux salariés c'est lui qui a enlevé quatre critères de pénibilité pour les travailleurs enfin c'est Emmanuel Macron a profondément abîmé le rapport des Français avec le travail c'est vraiment celui qui a favorisé les entreprises le capital au détriment des travailleurs c'est quand même celui qui a dit face aux éboueurs là récemment qui ont essayé de lui expliquer et ça représentants que travailler deux ans de plus pour des travailleurs précaires qui ont des conditions de travail dures dont la santé est mise en danger par par leur métier que travailler deux ans de plus ça allait pas être possible et que face à ces gens là il a fait la source d'oreille et qu'il n'a absolument pas écouté leur revendication alors écoutez ce président là nous faire le couplet de des conditions de travail et puis de la justice sociale en plus bon là il y a quand même une sorte de alors je disais au départ hypocrisie joue avec la réalité mais en tout cas de provocation et ça et ça je dois dire que de ce point de vue il est quand même assez bonne acteur mais encore une fois le juste pour finir par rapport à son intervention sa stratégie c'est de dire j'ai entendu votre colère et de dire et votre colère c'est pas à ce texte là c'est autre chose etc de qui décède de réinterpréter la couleur des Français pour que ça aille dans son sens et pour ensuite prévoir son programme etc mais dans à aucun moment de ce discours il aborde le sujet fondamental qui est la question démocratique et ça rejoint encore ce que je disais au début c'est à dire comment on va faire pendant quatre ans à coup de 49,3 de mépris du Parlement etc ça va pas être tenable et moi je pense encore une fois que la seule solution viable à la crise actuelle bon c'est soit le référendum pour ce texte mais voilà soit une dissolution de l'Assemblée pour pour clarifier les choses politiquesment mais là tel que tel que dans la situation dans laquelle on est avec une absence totale de de prise de décision ou quoi que ce soit et bien on se retrouve avec la crise démocratique qui va être beaucoup plus présente demain et ça je vois pas comment enfin il dit essayer de renouer le lien etc mais le lien est irréparable enfin il est totalement rompu il est il est rompu et c'est irréparable et c'est non seulement le lien avec les Français mais c'est le lien avec les parlementaires avec les oppositions avec les corps intermédiaires donc en fait le pays et avec le pays et donc juste pour finir c'est vraiment le problème fondamental derrière tout ce qu'on peut dire sur ce discours sur son hypocrisie quoi que ce soit c'est qu'en fait là on se retrouve avec un homme seul face au peuple face aux corps intermédiaires et même face au Parlement face à tout ce qui fait la vie de la démocratie et et ça je vois pas comment ça va durer quatre ans encore oui pour pour les auditeurs je vais expliquer un petit truc politique qui connaissent peut-être pas mais c'est vraiment le baba de la personne qui s'engage en politique il faut récompenser ces fidèles il faut leur donner des signes d'affection Nicolas Sarkozy était très fort pour ça Nicolas Sarkozy quand il était dans tempête et que des gens allaient sur les plateaux pour dire non il est très bien ben il appelait il envoyait des chocolats etc Emmanuel Macron aujourd'hui parce que Mathieu vous parliez d'un lien coupé avec les parlementaires et c'est tout à fait vrai il y a beaucoup de parlementaires qui peuvent être libéraux très macronistes dans l'arbre et qui se sont engagés de bonne foi et qu'on travaillait comme des dingues à l'Assemblée ils ont déposé des amendements ils ont consulté finalement ils ont pas été écoutés il y a eu 49-3 et ces gens là auraient préféré perdre le vote plutôt qu'avoir le sentiment d'être inutile et je pense qu'il y a beaucoup de députés de sa majorité effectivement et ça je le dis parce que j'ai des discussions avec certains il y a vraiment quelque chose qui s'est coupé avec ceux qui rentrent 9.3 et à mon avis c'est ce qui va rendre le pays le plus gouvernable pour lui c'est pas le fait d'avoir une opposition virulente c'est pas grave d'avoir une opposition virulente quand on a un blog derrière le chef mais c'est que là le bloc commence un peu à s'étioler je trouve et il y a pas de il y a pas de solution de repli alors dissoudre pourquoi pas mais je pense que ça va rendre le pire encore plus en gouvernable parce que je sais pas qui aurait une majorité et comment construire une majorité mais juste pour ajouter un point très rapidement mais au fond en fait on la crise politique qu'on vit actuellement et bien Rosanvallon était hier donc l'historien a été hier sur quotidien il avait dit une chose très juste il a dit que bon on vivait la plus grave crise depuis la crise algérienne ce qui est quand même de son point de vue en tout cas ça veut dire quelque chose mais il a dit quelque chose c'est qu'au fond Emmanuel Macron avait respecté la lettre de la Constitution mais il avait bafoué l'esprit de la démocratie et je pense que le le sujet fondamental derrière le fait des questions institutionnelles et son rapport complètement distendu avec le Parlement avec les corps intermédiaires et avec le les Français eux-mêmes c'est ce qu'on appelle dit c'est qu'en plus d'avoir un rapport détruit avec ses propres parlementaires il a détruit aussi tous les rapports avec les corps intermédiaires et franchement pour que Laurent Berger vous fasse la gueule faut quand même y aller dans quoi vous avez raison je veux dire que lamberger en vienne à dire on vit une trial démocrate montant qui a toujours été le plus réformiste des syndicalistes il faut y aller mais du coup la question en fait centrale et je pense que c'est celle là qui va falloir que notamment à gauche on se pose et que beaucoup à gauche s'opposaient déjà c'est qu'au fond en fait on arrive au bout de la 5e République parce qu'en fait moi je pense que le Conseil constitutionnel je pense aurait pu tout à fait censurer cette cette réforme il a décidé d'en valider l'essentiel il y avait beaucoup d'arguments en faveur de l'Ascension mais au fond le problème plus fondamental encore c'est les c'est la Constitution qui n'est plus du tout adapté à notre époque on voit en fait qu'une personne très autoritaire comme Manuel Macron parce que quoi qu'on en pense c'est comme quelqu'un qui a une vision très autoritaire des choses moi je pense et qui est comme vous le disiez d'ailleurs jusqu'au-boutiste et bien en fait il utilise tous les outils de la Constitution le 49 3 le vote bloqué le 47 il réduit au maximum tous les débats au Parlement donc il utilise tous les outils de la Constitution pour gouverner de manière de la manière la plus solitaire possible et je crois même que c'est même le parce qu'on dit souvent la France un régime semi-parlementaire ou semi-présidentiel mais en fait pas du tout enfin moi j'ai toujours pensé qu'on était dans un régime ultra présidentiel je rappelle quand même que en France le président n'est pas responsable devant le Parlement et à côté de ça le président peut dissoudre l'Assemblée donc en fait on est dans un tel déséquilibre entre les représentants du peuple à l'Assemblée et le président de la République que pour moi en fait on voit la dimension autoritaire de la Cinquième République et qui pour moi n'est plus du tout du tout adapté à l'époque je rappelle comme la cinquième elle naît de la crise algérienne elle n'est d'une guerre coloniale quand même enfin je veux dire les gens ont oublié ça quoi donc je pense que il faut en finir avec l'idée même de président de la République moi je défends cette idée là d'ailleurs mais en tout cas il faut finir avec l'idée président de la République et puis je vais en finir avec cette cinquième République que Macron je pense à définitivement discréditer alors lui je pense que pour Macron lui il est absolument pas autoritaire et d'ailleurs il veut renouer le dialogue avait ce qu'on appelle les partenaires sociaux mais sans trop faire des formes non plus je vous propose de regarder un petit extrait de son discours face à la situation que je viens de décrire aux colères que je viens de rappeler nous devons agir de manière encore plus vigoureuse c'est pourquoi j'ai proposé de recevoir les organisations patronales et syndicales dès demain matin pour celles qui sont prêtes et la porte sera toujours ouverte et cela afin d'ouvrir sans aucune limite sans aucun tabou une série de négociations sur des sujets essentiels améliorer les revenus des salariés faire progresser les carrières mieux partager la richesse améliorer les conditions de travail trouver des solutions à l'usure professionnelle accroître l'emploi des seniors et aider aux reconversions ce nouveau pacte de la vie au travail sera construit dans les semaines et les mois qui viennent par le dialogue social et les accords très concrets au niveau national mais aussi au plus près du terrain que les organisations syndicales et patronales seront trouvées vous avez remarqué qu'il parle quand même des organisations syndicales qui sont prétend bien sûr alors même que la grosse syndicale centrale syndicale à la moins éloignée de la macronie c'est-à-dire la CFDT a demandé un délai de décence est-ce qu'il y a pas encore là une forme de brutalité une manière de négocier ce qu'on a choisi de négocier avec ses propres conditions on parlait tout à l'heure des travers de la Cinquième République c'est cette tirade qu'on a entendu ça en air parce que en réalité dans quel pays du monde à part la Russie je sais que Poutine est coutumier du fait c'est pas au président de dire je reçois les syndicats en principe c'est le ministre du Travail c'est le premier ministre et donc là on a vraiment effectivement un gym qui va être ultra autoritaire avec le président qui est vu comme le le dernier recours la porte de sortie le roi qui parle à ses enfants et c'est vrai que c'est assez infantilisant et ces illusions c'est pardon ses allusions on va dire paternaliste on les a eu tout au long du discours notamment la fin je vous fais confiance c'est le roi qui fait confiance à ses enfants alors là c'est pas la preuve que Emmanuel Macron autoritaire c'est le régime en lui-même qui est comme ça parce que tous les présidents de la République utilisent les mêmes artifices pareil dire je veux que notre école soit la meilleure je veux que nos services soient des angoisses comme un roi dans sa tour d'ivoire qui dit je veux je souhaite en fait comme ça c'est bureau alors oui ça c'est un travers non pas des manuels Macron mais de la Cinquième République après la question c'est ok on arrête la Cinquième République pour faire quoi pour faire un régime parlementaire un régime parlementaire c'est quoi c'est un régime dans lequel il y a des coalitions c'est à dire qu'on a des parties qui font des accords entre eux qui acceptent de faire de comptes des concessions de se parler de discuter de pas avoir raison tout le temps et aujourd'hui la société est tellement malade et c'est le corollaire d'une société malade que les partis politiques eux-mêmes sont malades et sont jusqu'au-boutistes ce qui fait que dans un régime parlementaire normal comme par exemple l'Allemagne on aurait pu avoir une coalition entre trois pécologie les Verts Emmanuel Macron est-ce qu'aujourd'hui on peut avoir un contrat de gouvernement entre Sandrine Rousseau et Gérald Darmanin non j'avais déjà j'avais déjà dit la dernière fois mais je le redis tu sais vraiment très important pour tous les gens qui réclament un régime parlementaire en France actuellement c'est pas possible parce que la classe politique n'est pas mature et c'est con parce que je pense que la population est je pense que je peux ce que vous estimez c'est la capacité par exemple de la gauche à s'unir je pense qu'on a vu avec la nupeste alors on en pense qu'on veut on a vu que il y avait une possibilité pour des mouvements qui n'ont pas forcément la même sensibilité qui sont plus ou moins radicaux ou plus ou moins modérés enfin voilà à s'unir sur un programme finalement progressiste de gauche commun et je pense que ça c'est je dis encore une fois c'est en gestation mais ce qu'a tenté de faire Mélenchon avec les différents mouvements de gauche c'est je pense historiquement très important parce que ça donne la voix la voix à suivre si je parle de mon point de vue aux forces progressiste c'est à dire l'idée qu'il faut s'allier pour faire pour mener une politique qui soit majoritaire parce que finalement vous avez raison la question c'est la majorité moi je pense que on peut tout à fait se passer de tous les artifices de toutes les la dimension autoritaire de la Cinquième République et d'en garder ce qu'il y a de mieux c'est à dire comme vous l'avez dit d'ailleurs le débat la possibilité du compromis et puis aussi la capacité quand même de gouverner avec avec une majorité et ça je pense que si vous voulez ça dépend aussi beaucoup de la responsabilité des différents partis que ce soit de droite ou de gauche d'ailleurs de s'unir et de créer des majorités à travers un programme clair et ça je pense que en tout cas ce qu'a fait ce qu'a fait la nups je pense que ça nous donne une bonne indication maintenant il y a un autre problème dans l'équation et je voudrais juste répondre sur la nuque j'ai fini juste sur un point désolé parce que je pense que c'est aussi je pense qu'on comprend pas bien ce qui se passe si on voit pas aussi cet aspect là du problème finalement on vit pas seulement une crise institutionnelle on vit quelque chose de plus profond je pense qu'on vit une crise de l'État droit on vit une crise démocratique et aussi presque une crise de notre rapport au droit humain au droit de l'homme à la dimension autoritaire de de du pouvoir et il y a l'effritement des droits et je pense que c'est pas un hasard si on voit le gouvernement tout d'un coup s'acharner sur une association aussi essentiel historiquement aussi fondamental que la Ligue des droits de l'homme que la NDH qui s'en prend traditionnellement la DH chez l'extrême droite pourquoi parce que pour l'extrême droite les droits de l'homme c'est l'ennemi irréductible les droits de l'homme c'est ce qui empêche la politique de se déployer pour l'extrême droite les droits de l'homme sont un frein dans les politiques qu'il faut mener que ce soit d'un point de vue migratoire d'un point de vue sécuritaire ou que sais-je encore et ce que fait le gouvernement en s'attaquant à la Ligue des droits de l'homme en prenant des mesures insensées comme la dissolution d'un mouvement écologique comme écologiste comme les soulèvements de la terre c'est quand même très très grave alors ça avait été précédé déjà par d'autres dissolutions avant et puis la loi séparatise voilà et la loi séparatiste qui pour moi est une loi extrêmement liberticide et on voit en fait la pente qui est en train de prendre ce gouvernement c'est-à-dire qu'il y a une pente autoritaire alors évidemment on n'est pas en dictature ou quoi que ce soit c'est pas ce que je dis mais voilà autoritaire sur la nuque c'est sur sur les droits de l'homme c'est c'est lié en fait vous allez voir je vais essayer de rattraper un peu le temps de parole quand même et de répondre point par point parce que tout était intéressant je suis tout à fait d'accord avec vous Mathieu la nuque c'est un super bon exemple mais de ce qu'il faut pas faire pour avoir le pouvoir en réalité vous l'avez dit le but de la politique c'est d'avoir la majorité et là on a l'impression que la nuque ça a plutôt tendance à se radicaliser et ça se voit dans le résultat des derniers législatives quand on regarde et ça c'est très intéressant la cartographie des députés Nuxe et on a 30% qui sont élus en Île-de-France elle affi c'est 40%. on y trouve des vers ils sont 23 députés si vous prenez les 23 députés dans les zones rurales il y en a que deux il y a Marie pochon qui est dans la Drôme et il y en a une qui est en Loire-Atlantique tous les autres ils sont dans les centres-villes de Lyon de Strasbourg de Paris de Bordeaux deux tours ils sont plutôt dans les eaux urbaines donc aujourd'hui la nuque est rassemble la gauche mais quelle gauche est rassemble à gauche urbaine c'est à dire en gros les jeunes des centres villes ce qu'on appelle les bobos qui votaient peut-être Macron en 2017 et quand on est chanté et les quartiers populaires en revanche c'est plus complexe Mélenchon a couché aussi les classes populaires à toucher les ouvriers et à toucher aussi la jeunesse donc ça il faut quand même le dire oui mais chez les ouvriers moins dans la jeunesse et chez les classes moyennes c'était Marine Le Pen qui était vraiment en avance et ce qu'il faut avoir à l'idée et désolé d'être écru dans une élection présidentielle pour gagner faut avoir les voix des boomer des déclassements moyennes et là-dessus la gauche était vraiment en retard notamment Jean-Luc Mélenchon encore plus d'ailleurs que en 2017 et donc je pense que si la Nuxe ou la gauche unie veut va voir le pouvoir il faut vraiment qu'elle s'adresse à cette population là la classe moyenne elle est les gens qui habitent dans des pavillons qui je crois qu'on la famille de deux enfants avec un chien etc et eux ces gens là ce qui les intéresse c'est le pouvoir d'achat c'est parfois des questions identitaires il faut pas avoir peur de les traiter et c'est pas l'écriture inclus enfin je schématise mais c'est vrai c'est pas l'écriture inclusive ou ou parler des jours heureux avec avec des mots creux donc voilà ça pour la nutrition des minorités et des combats progressistes historiques de la culture par exemple il faut expliquer en quoi la LDH elle va être efficace à tout le monde et elle va permettre de garantir les droits de tout le monde ce qui est le cas oui mais là par exemple la nuque c'est la pas la je trouve la pas assez expliqué ils avaient une très belle occasion par exemple malade avec le mouvement social oui non mais justement [Musique] et par exemple il y avait une occasion unique dans la réforme des retraites de comment de se réconcilier avec toutes ces classes populaires qui étaient présentes dans les cortèges dans les sous-préfectures mais quand on regarde les sondages dans ces dans ces zones là qui tirent les marrons du feu c'est pour l'instant Marine Le Pen alors qu'elle est restée muette sur la réforme des retraites donc je pense que cette montée du rassemblement national et le fait que la gauche est puissante mais marginalisée sur certains points du territoire ça devrait vraiment la faire réagir et pour l'instant elle le fait pas et juste pour la LDH une petite anecdote je me souviens très bien en 2014 quand le RN u c'est première ville il y avait Steve Briois qui avait gagné une embaumont un des premiers trucs qu'il avait fait c'était de fermer le local de la Ligue des droits de l'homme et aillon aussi je crois dans la droite ligne de paradoxe c'est encore une fois quand on regarde les sondages le les gens qui sont le plus contre le gouvernement c'est l'extrême droite et ce que déteste le plus le socle macroniste c'est l'extrême droite et c'est comme si le gouvernement allait utiliser des méthodes d'extrême droite pour mieux combattre l'extrême droite sauf que on fait jamais mieux que la copie et là pour le coup je pense que on peut la légitime grâce auquel il gagne en fait c'est ces élections alors sur la question la crise démocratique alors Emmanuel Macron ne pouvait pas éluder cette question voir la crise de régime dans laquelle nous sommes plongés mais il l'a fait de manière assez particulière on l'écoute vais l'ordre républicain et démocratique signifie également que nous devons lutter contre le sentiment persistant que voter ne serait plus décidé je proposais à cet égard en lien avec la présidente de l'Assemblée nationale le président du Sénat le président du Conseil économique social et environnemental des grandes pistes pour que le fonctionnement nos institutions gagne en efficacité mais aussi en participation citoyenne comme nous venons d'ailleurs de le faire avec la convention citoyenne sur la fin de vie je pense qu'on est plutôt d'accord il le joue encore le coup du pompier pyromane pourquoi n'a-t-il pas appelé à une convention citoyenne sur les retraites ou un référendum voilà cette présentation des choses est à double tranchant mais je pense qu'il aurait été sûr de le perdre et en gros un homme politique qui fait un référendum quand il est sûr de le gagner même si parfois une vision tronquête de la réalité mais là il fait un référendum sur n'importe quoi il perd si il dit qu'est-ce qu'on fait un référendum pour que tous les bébés chiens puissent trouver un maître il est tellement populaire que même si les gens n'aiment pas les bébés chiens abandonnés il va perdre le référendum donc mais après alors je trouve que c'est assez c'est assez culotté de tenir ce type de propos parce que quand on a fait passer une loi qui nous fait travailler deux ans de plus moi personnellement je pense que c'est plutôt une bonne chose mais quand on l'a fait passer aux 49-3 évidemment ça questionne sur la démocratie et quand on est vraiment libéral comme je pense qu'il est ou comme je pense que je le suis on préfère perdre sur un vote que avoir nos idées qui passent en force quoi alors j'aurais été tenté de vous poser la question comment on peut être pour deux ans de plus mais du coup c'est un autre débat donc je vais donner la parole à Mathis un point là rapidement et après je suis vous répondre Nadia mais je trouve que c'est très intéressant si vous avez dit parce que je suis d'accord avec vous je ne comprends pas ce qui se passe en fait en France il y a eu une tradition du libéralisme politique d'une droite libérale républicaine alors c'est pas mon camp politique mais Macron aurait dû en mettre le successeur à la base moi je rappelle une chose c'est que un des grands intellectuels français qui étaient d'une droite libérale républicaine et raymaron les gens n'oublient c'était opposé à de Gaulle parce qu'il trouvait de Gaulle trop autoritaire et parce qu'il était inquiet à justice je pense de la possible dérive autoritaire de De Gaulle sur un certain nombre de sujets et évidemment sur des sujets institutionnels et sur potentiellement des dangers qui seraient d'ordre démocratiques et il y a on a toujours eu cette tradition finalement de d'une droite libérale républicaine qui était soucieuse des libertés publiques et de et des et du respect de l'État droit et des institutions globalement voilà il y avait même des intellectuels comme Jean-François Revel comme ou comme d'autres d'ailleurs et même aux Figaro il y avait des plumes au Figaro il y a quelques décennies ça a bien changé qui s'inquiétait de de ces sujets là et aujourd'hui ce que je remarque c'est que la droite libérale s'extrémise se met dans le camp de la répression de l'ordre à tout prix du mépris des institutions et ça ça donne des inquiéter parce que finalement on moi je crois que le je crois que la comment dire le la différence droite gauche elle est fondamentalement notre pays et que la droite à sa place dans les pays et que il y a eu même un Jacques Chirac par exemple représenté bon on peut critique beaucoup de choses chez lui et voilà mais il représentait quand même une droite républicaine qui avait à la fois un sens historique de ce que veut dire la République et aussi des limites un pas franchir et et je remarque que ça c'est en train de disparaître et que finalement ce qui passe ce qui se passe c'est que ce gouvernement est peut-être représentatif d'une d'une radicalisation et d'une extrémisation de du centre et de la droite dans le pays et juste en un mot pardon je réponds juste sur la ce qu'il a dit dans son interview c'est finalement on parle de son interview sur la crise démocratique et bah moi il a dit quelque chose qui m'a effrayé un moment donné dans son discours il a dit dans notre pays nous ne sommes pas assez efficaces il y a trop de il y a trop de lois on passe trop par la loi il y a trop de bureaucraties etc et pour moi ça c'est quasiment du Trump c'est à dire une sorte de décisionisme très autoritaire qui consiste à dire il y a trop de règles institutionnelles il y a trop de de il y a trop de règles dans le cadre de notre État de droit dire ne pas passer par la loi ça veut dire par décret ou ordonnances donc c'est à dire on passe pas par le Parlement dire il y a trop de trop de l'administration donc quand ils aient trop de bureau il y a de la démocratie aujourd'hui du tout le fait que il y a plus de respect de l'État de droit des principes fondamentaux des corps intermédiaires etc c'est qu'elle n'est pas assez efficace qu'il faut être plus efficace et donc potentiellement être encore plus autoritaire et ça c'est du Trump je rappelle que c'est c'était une des logiques fondamentales de Trump ce qu'on appelle le décisionisme c'est-à-dire la démocratie c'est bien mais ça va deux minutes pour être efficace il faut aussi de l'autorité et je trouve que ça ça aussi ça donne des inquiéter c'est la phrase désolé on passe trop par la loi et passer d'efficacité moi je crois il y a une dimension très grande qui souffle froid quand même que l'État droit et le socle qu'il y a des règles qu'il faut respecter qu'il ne faut pas les transgresser et en même temps il faut s'en passer tout paradoxe à dire sur le libéralisme un truc à dire sur la bureaucratie le libéralisme en fait le cœur de la pensée libérale c'est déjà de considérer tous les êtres humains comme des adultes et donc il faut pas brider leur liberté c'est des le libéralisme est considéré que un être humain il est par nature cohérent et qu'il fallait le choix les plus cohérents et donc par exemple les considérés comme des enfants en disant je vous fais confiance braves gens c'est totalement libéral sur la bureaucratie un vrai libéral effectivement est totalement contre toute forme de bureaucratie parce que le libéral quelque part il connaît l'histoire et l'histoire c'est quoi c'est que un régime politique un état une civilisation qui en déclin qu'est-ce qui a fait elle invente des règles et créer de la bureaucratie et c'est ça qui accélère son déclin prendre plusieurs exemples dans l'histoire mais quand vous prenez le vampire romain donc l'Empire romain tardif la dynastie Théodosienne donc quatrième cinquième siècle il y avait une pression fiscale de malade il y avait des lois pour tout à tel point que la population préférait entre guillemets à être administrés par les barbares qui faisaient pas de bureaucratie quatre administrés par l’empire qu'il est accès et qui en plus ne les protégeait pas la Chine à la fin de l'époque des mandarins c'était pareil il y avait des lois partout mais l'État était totalement dysfonctionnel l'Empire byzantin sur la fin c'était pareil l'URSS c'était pareil à chaque fois qu'il y a un gym est trop bureaucratique ça prouve qu'il est en déclin et donc c'est vrai que le libéralisme a tendance à vouloir effectivement sabrer dans la bureaucratie au nom de l'efficacité et alors là pour le coup moi je suis totalement d'accord avec le président le truc c'est que tous les hommes politiques de droite en France qui se réclament de la bureaucratie s'en prennent à la bureaucratie un Pompidou il disait déjà il faut arrêter d'emmerder les Français mais tout le monde crée des strates administratives pendant cet esprit donc pour être efficace toujours c'est pour ça qu'on recouvre 49-3 49-3 et puis on passe par le Parlement non non je parle pas dans l'exercice du pouvoir je parle dans l'organisation de l'administration plus il y a de strates plus il y a de pâte à graisser plus il y a de tes corruptions d'une hypotisme et moins il y a d'efficacité ça c'est vrai mais on peut tout à fait avoir une démocratie qui n'est pas bureaucratique la Suisse c'est une démocratie c'est pas bureaucratique si vous allez au Pays-Bas il n'y a pas de problème de bureaucratie en tout cas beaucoup moins qu'en France on va dire que c'est une dictature d'extrême droite c'est juste que c'est un pays qui est irrigué depuis le 18e siècle par le libéralisme et pour moi c'est un modèle donc on continue avec le discours d'Emmanuel Macron ou plutôt les éléments de langage des manuels Macron qui vont être repris par les membres du gouvernement je vous propose d'écouter on l'a évoqué tout à l'heure Bruno Le Maire c'était ce matin sur BFM TV vous leur faites quand même un peu des petits clins d'oeil en tout cas au RN hier cette grande fermeté promise sur l'immigration et ce matin Gabriel Attal le ministre des contes publics qui revient sur l'idée d'intensifier la traque de ceux qui bénéficient d'aide sociale ou fiscale et notamment en vérifiant qu'il ne passe pas trop de temps à l'étranger plus de temps à l'étranger que sur le territoire merci qui va traverser travailler dit-il avec les compagnies aériennes pour tracer les allées et venus de ceux qui bénéficient d'aide avec une autre mesure forte et mon argent c'est l'argent du contribuable il a aucune envie de voir que des personnes peuvent en bénéficier leur envoyer au Maghreb ou ailleurs alors qu'ils n'y ont pas droit c'est pas fait pour ça le modèle social le modèle social est fait pour protéger les plus modestes pour protéger contre les accidents de la vie tous nos compatriotes certainement pas pour envoyer de l'argent de manière illégale à l'étranger on l'a dit tout à l'heure il y a une volonté de reconstruire l'unité nationale en faisant flotter un petit parfum de xénophobie Gérald Darmanin sur lcly a essayé a aussi parlé de questions migratoires comme à son habitude m'a entonné un petit couplet sur les profiteurs qui touchent le RSA on écoute pour ceux qui ne souhaitent pas retravailler et qui touchent des minima sociaux notamment ceux qui touche le RSA s'ils sont dans un parcours d'insertion s'il montre de l'effort il faut les aider bien évidemment mais s'il ne souhaite pas reprendre le chemin du travail il est normal et hier le président de la République l'a évoqué que nous ayons des sanctions envéreux parce que celui qui va bosser le matin la dame qui élève seule ses enfants elle comprend pas pourquoi elle elle voit l'augmentation des prix elle voit son salaire qu'il n'augmente pas elle va devoir faire deux ans de plus grâce à la réforme que nous avons mis en place et elle voit que son voisin ou sa voisine sans aller travailler mais il y a une sorte d'injustice vous l'avez dit tout à l'heure monsieur il s'agit vraiment de trouver des boucs émissaires et des coupables donc là ce sont les petits fraudeurs les bénéficiaires du RSA et donc pour chlore cette discussion je voudrais qu'on regarde un extrait d'une prise de parole de Pierre Rosan wallon historien et sociologue vous l'avez évoqué totalement Matias Lama qu'on pourrait considérer comme un social libéral proche du logiciel macroniste en gros et qui se montre de plus en plus dur avec la pratique du pouvoir par le chef de l'État on écoute on oublie trop cela aujourd'hui c'est qu'il y a un esprit de la démocratie un esprit des institutions la lettre est respectée mais l'esprit est bafoué vous êtes en colère oui je suis en colère parce que ce que je vois en tant qu'historien c'est que je pense que nous sommes en train de traverser depuis la fin du conflit algérien la crise démocratique la plus grave que la France est connue Alain Duhamel a dit la même chose ce weekend 68 justement c'était tranché qu'a fait le pouvoir les manifestations commencent le 6 mai et à la fin juin il y a une dissolution de l'Assemblée donc ça c'est une façon de trancher et de Gaulle lui-même après à tenter de réinventer les institutions il a échoué et il a démissionné donc je crois que l'épisode 68 montre au contraire qu'il y a eu de la part des institutions le sens de ce que voulait dire gérer une crise et qu'ils ont bien géré cette crise sur ce sujet si je demande s'il y a une dérive autoritaire le mot dérive autoritaire elle n'est pas c'est pas une dérive autoritaire en ce sens où il y a simplement plus de policiers dans les rues etc c'est une dérive autoritaire par suscité si je puis dire par aveuglement sur ce qui est véritablement l'adhésion démocratique et donc autorité là veut dire simplement gouvernement d'en haut vous savez la définition romaine de l'autorité c'est la capacité de se faire d'accepter de faire accepter des décisions sans violence et sans coercition et puis surtout sans argumentation à non plus finir donc quelqu'un qui a de l'autorité c'est celui-ci c'est celui dont la parole a suffisamment de vérité a suffisamment de force pour qu'il ne soit pas obligé d'envoyer sa police et qu'il soit pas obligé de raconter des histoires et c'est cela Emmanuel Macron est un personnage qui n'est pas romain quand il est en train de vous dire qu'il est autoritaire mais il n'a pas d'autorité Emmanuel Macron c'est des mots qui sont forts et qui traduisent un malaise grandissant alors mais du coup quels sont les solutions vous voulez peut-être commenter cette prise de parole mon Dieu on retourne en 1995 il y avait la réforme des retraites avec le projet Juppé à l'époque à gauche il y avait vraiment des tensions et des débats parce que certains étaient pour certains étaient contre il y avait Pierre Bourdieu qui était encore en vie qui avait fait une tribune avec plein d'intellectuels où il disait il faut pas négocier il faut pas négocier avec Juppé et vous aviez Pierre Rosanvallon qui lui était dans la revue Esprit au regard je sais plus qui s'était engagé en faveur de la réforme en étant de gauche il était pote avec Nicole nota qui dirigea la CFDT à l'époque et c'était du macronisme avant l'heure c'est à dire qu'ils aient il faut libéraliser le marché du travail il faut rallonger l'âge de la retraite et donc il faudrait il y avait des gens qui étaient vraiment de gauche vraiment socio-démocrate de gauche qui soutenait la réforme d'Alain Juppé qui était quand même plus hard que la réforme de de Macron et aujourd'hui vous voyez que vous avez des sociaux-démocrates Bontin comme Pierre rozanvallon qui se détache de entre guillemets de la macronie dont le cœur du réacteur c'est censé être cette gauche sociale démocrate donc en tout à l'heure je disais que il est en train de perdre ses fidèles ben ouais il perd toute son aile social démocratique qui lui restait notamment des gens comme Pierre en wallon et ça devrait l'inquiéter le président j'ajouterai un point c'est que moi je pense que Pierre Rosan wallon fait une erreur dans son analyse c'est qu'il dit en gros bon c'est de la cécité c'est de le c'est de l'aveuglement cette dérive autoritaire etc et je pense que il ne voit pas que au fond le macronisme dès le départ et autoritaire moi c'est mon hypothèse c'est l'hypothèse d'autres personnes comme par exemple Barbara stigler qui a aussi développé cette idée mais dès le départ il y a dans le macronisme cette idée que cette vision managériale de la politique qui consiste à dire la politique c'est une affaire de c'est des réformes comptables marchandes on fait des calculs on prend des décisions et ça se discute pas il y a c'est aussi cette idée que la démocratie ces règles ce qu'on disait un peu c'est à dire les règles de l'État de droit le le liberté publique et la manière dont elles sont encadrée ça peut être un frein à la décision politique parce que l'important c'est l'efficacité et je pense que dès le début du macronisme il y a cette vision autoritaire de la politique et d'ailleurs depuis le premier mandat il y a eu des dérivés autoritaires insensés et j'ai l'impression qu'on oublie un peu ça on oublie on est on oublie le comment dire le les états d'urgence anti-terroriste on oublie la manière dont des mesures d'état d'urgence ont été mis dans le droit commun on oublie la loi sécurité globale on qui était une loi extrêmement sécuritaire enfin je veux dire avec des choses très très graves on oublie qu'il y avait une loi casseur pendant les gilets jaunes qui proposait au préfet d'interdire préventivement de manifester sans faire appel à la justice sans décision de justice ça a été retoqué heureusement par conséquationnel voilà récemment encore il y a une loi qui a autorisé les policiers à utiliser des drones il y a eu la gestion du covid qui quoi qu'on en pense a été extrêmement autoritaire et attentatoire au principe de l'État de droit donc ce que je veux dire par là c'est que le oui la cinquième oui la cinquième oui la dérive sur cette réforme des retraites mais je crois que il y a dans le macronisme dans cette extrême centre managériale une dimension autoritaire fondamentale et je pense que ça il faut pas l'oublier parce que ce qu'on vit aujourd'hui c'est pas une nouveauté c'est une sorte de d'aboutissement d'un long processus qui de délitement de la démocratie de notre État de droit et de nos et finalement de nos principes républicains après Matthieu il y avait un mot dans la Genèse qui aurait pu alerter ce qui craignait une dérive autoritaire le mot start-up quand on parle d'une start-up et quand on dit que le modèle c'est la Silicon Valley mais excusez-moi la Silicone Valley c'est l'endroit le plus autoritaire du monde quand vous prenez une startup vous avez le président donc le SIO qui est idolâtrer dans la presse qui de la trait par ses salariés qui fait semblant d'être cool mais qui a le droit de vider mort sur chacun qui promet et ça c'est un lexique managérial l'idée d'entreprise libérée où chacun est soi-disant libre de ses choix de ses initiatives etc mais en fait et ça je sais plus quel était l'auteur qui avait fait ça sur l'entreprise il libérer ça me revenir Isaac get is Agathe qui permet d'entreprise avec le président qui a tous les droits qui fait croire assez salariés qui sont libres qui peuvent s'administrer entre eux mais en fait l'idée sous-jacente c'est de [ __ ] tous les corps intermédiaires de l'entreprise c'est-à-dire les cadres c'est à dire le contrôle de gestion c'est à dire la communication de tout contrôler finalement si on est un état start-up et si on promet un état start-up principe un esprit un peu alerté aurait pu s'en rendre compte moi je m'en suis personnellement je m'en suis rendu compte tout de suite et ça m'allait très bien mais là je me dis que je pensais que ça s'arrêterait à temps et que finalement les comment dire les corps constitués serait assez fort pour brider ses petites tentatives autoritaires et puis malheureusement on a l'impression que que c'est pas le cas et c'est ce que vous disiez Mathieu tout à l'heure c'est que on légitimement une certaine violence mais aujourd'hui il y a des gens qui vont se dire mais en fait ça Marine Le Pen à côté ça va être une centriste rassuante entre Mélenchon qui bug avec des casseroles et puis un gouvernement qui fait des lois pour interdire les manifestations à une open a posé avec ses chats elle va paraître modéré et du reste et puis c'est normalise aussi cette vision autoritaire elle a la sagesse de pas faire de surenchère parce que quand Darmanin ou où le maire vont faire leur kickets sur les aides sociales sur les immigrés sur l'islam etc à la base dire mais en fait Sarkozy a fait pareil et il a rien réglé de concret et donc qu'est-ce qu'on fait les gens qui étaient mécontents ils ont plus voté Sarkozy ils ont voté pour moi donc là on va dire merci vous nous amenez des voix parce que en vrai vous allez jamais m'empêcher les flux d'argent de partir vous allez jamais du jour au lendemain faire exécuter toutes les EQF donc moi je dis rien et puis les électeurs viendront vers moi c'est ça le plus inquiétant de la séquence c'est que en vrai on va avoir Marine Le Pen qui va être élu en 2027 et moi je pense que non seulement tout ce qu'il faut pour gagner en 2027 non plus ça va être élu par beaucoup de voix qui venaient de la gauche avant et en plus de ça moi je me souviens très bien qu'en 2001 il y avait plein de manifestations quand Marine Le Pen avait été élu mais je pense qu'en 2027 rien n'est fait il y aura pas beaucoup de manifestations c'est encore un autre débat on va conclure c'est toujours debout avec une polémique vous l'avez peut-être vu passer ça s'est passé cet après-midi elle a éclaté suite à une sorte de moment captée par Le Figaro ou alors de mise en scène qui montre Emmanuel Macron se rend en train de déambuler dans Paris en plein concert de casserole et de faire une rencontre un peu spéciale [Musique] [Musique] [Musique] [Applaudissements] alors piéger ou pas mais en gros certains observateurs de l'extrême droite indiquent que les personnes qui poussent la chansonnette avec le chef de l'État sont liés à l'application quanto qui agrège des chansons populaires mais aussi des refrains propres à l'extrême droite voire au troisième règle car les fondateurs de canto qui bénéficient de subventions publiques surrélie à l'extrême droite selon une enquête de Libé piégée ou pas notre bien-aimé président d'après vous moi on verra moi je pense qu'il est potentiellement il a été piégé mais il a été piéger non seulement par l'extrême droite mais aussi par lui-même et et par sa logique en fait il essayait de faire un coup un petit coup de com voilà de dire je vais marcher dans la rue et puis je vais essayer de sympathiser avec des jeunes on va chanter ensemble et ça a montré que finalement mais vous regardez je suis pas détesté puisque je suis dans la rue alors j'ai regardé corps c'est normal mais je suis dans la rue de manière plutôt ouvert voilà je fais une sorte de bain de foule etc et en plus de ça vous rendez compte je suis avec la genèse de ce pays il est forte vive et puis on chante ensemble etc et bah ce qui est terrible pour lui et finalement ça montre à quel point il est dans un déni total sur parce qu'évidemment que non Emmanuel Macron n'est plus capable de faire ça aujourd'hui tellement il est détesté mais que bah il se fait avoir et il se retrouve dans une polémique là où il essayait de faire un coup de com donc je pense que ça en dit beaucoup aussi sur sur son déni et puis son sa vision purement on va faire de la comète etc mais à mon avis je pense qu'il va falloir qu'il change quand même d'équipe de com parce que honnêtement c'est pas le premier revers et que il y a quand même là un problème j'ai envie de dire presque voilà quoi qu'est-ce que font ces équipes de com pour pour faire autant d'erreurs j'avais lu dans le Canard Enchaîné que le responsable de communication ça c'est un peu tapé sur les doigts parce qu'il était en télétravail assez souvent et peut-être que c'est à cause de ça qu'il y a ça qu'il a été piégé notre président ou pas bah oui je peux alors je veux bien que il faut qu'il faille choper des voies d'extrême droite mais au point d'aller chanter des chants avec des gens qui font des applis je sais pas pour des gens du Troisième Reich je pense qu'il serait pas arrivé jusque là oui il a été piégé ça arrive c'est pas grave quoi c'est pas grave c'est moins sûr surtout en ce moment-là je pense qu'il doit être content d'un truc cet été il était allé soi-disant dans son berceau familial là de des Pyrénées et laver chanter des champs de berger avec un béret basque et en fait on voyait qui connaissait pas les paroles et que il est récitait mais avec à chaque fois un mot ou deux mots de retard il était enfin c'était aussi ridicule que Chirac en 98 quand ils connaissait pas la composition des joueurs de l'équipe de France et là je pense qu'il devait être content parce qu'entre temps il a pris les paroles et là il a pu les réciter donc à mon avis il était surtout attiré par le fait de montrer qu'ils connaissent les paroles et c'est peut-être pour ça qu'il allait chanter merci Lucas jakubo vis journaliste politique et rédacteur en chef de décideurs magazine et merci beaucoup Matthieu Slama ici c'était auteur de adieu la liberté aux éditions de la cité CETA c'est vous le savez maintenant toujours debout on l'a dit je le redis est une composante de notre grand projet et tutoriel lancé cette saison 6 on a besoin de vous de venez abonnez payant à partir de 5 euros par mois ou donateurs en allant sur soutenez le média TV point et faire c'est maintenant à vous de jouer ils ont des milliards mais nous sommes des millions cinq euros par mois pour soutenir la première chaîne de télévision réellement indépendante et engagée du pays rendez-vous sur soutenez le média tv.fr et moi je vous remercie pour votre attention et vous souhaite au nom de toute l'équipe une très bonne soirée
Emmanuel Macron