Jordan Bardella : "Notre adversaire, c’est pas Éric Zemmour, c’est Emmanuel Macron"
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Il est 8h22, France Inter, Léa Salamé, Nicolas Demorand, le 7-9.
Et avec Léa Salamé, nous recevons ce matin dans le Grand Entretien le Président du Rassemblement National. Questions et réactions amis auditeurs, 01 45 24 7000, passées autrement par les réseaux sociaux ou notre application mobile. Jordan Bardella, bonjour. Bonjour. Bonjour. Et merci d'être au micro d'Inter. Merci à vous. Commençons par le contexte politique. Dans les enquêtes d'opinion, il y a un mois, Marine Le Pen était assurée d'être au second tour. Elle était parfois même donnée en tête du premier. Depuis, les choses se compliquent.
Selon un sondage Harris Interactif pour Challenge, Marine Le Pen passe en un mois, fin août, fin septembre, de 26% d'intention de vote à 18, talonnée par Éric Zemmour à 11%, derrière Emmanuel Macron à 23. Odoxa, autre institut, va dans le même sens, donnant Emmanuel Macron entre 25 et 26. Marine Le Pen, 20-21, Éric Zemmour à 10. Alors, question simple, craignez-vous, Jordan Bardella, que la surprise de cette présidentielle soit que Marine Le Pen n'atteigne pas le second tour ?
Question simple, réponse simple. Marine Le Pen est donnée au second tour de l'élection présidentielle dans tous les sondages, sans exception, depuis maintenant 5 ans. Je crois que ce second tour avec Emmanuel Macron, il aura lieu. Maintenant, pour vous répondre très clairement, il est évident qu'Éric Zemmour participe effectivement d'une division du camp national. Maintenant, j'anticipe un peu votre question. Il n'est pas candidat pour l'instant déclaré à l'élection présidentielle. Il a dit qu'il serait candidat lorsque ce sera mon intérêt. Bon, il se trouve que nous, nous ne sommes pas dans une bataille d'intérêt personnel.
Marine Le Pen est candidate à cette élection présidentielle pour servir la France et pour servir les Français. Et au vu, effectivement, de sa place au second tour de l'élection présidentielle, elle est aujourd'hui la mieux placée pour battre Emmanuel Macron et pouvoir appliquer nos idées qui sont, je crois, majoritaires dans le pays.
Sauf que la dynamique, elle est chez lui, elle n'est pas chez vous. Alors, vous ne pensez pas que les courbes vont se croiser ? Certains disent que dans un mois, Zemmour est devant Marine Le Pen.
Écoutez, on verra l'élection présidentielle, elle est dans 7 mois. Voilà, elle est dans 7 mois. Éric Zemmour, pour l'instant, ne fait pas de proposition. Éric Zemmour, il fait un constat. Il pose des mots MOTS sur les mots MAUX d'un certain nombre de phénomènes dans le pays, d'un certain nombre de Français. Maintenant, je l'écoute attentivement, je n'ai pas entendu de solution. Nous, nous proposons des solutions. Ce temps du constat, je veux dire, il est passé, nous, on le faisait il y a 30 ans. C'est ce que faisait Jean-Marie Le Pen il y a 30 ans.
Le problème, c'est qu'il pose des mots MOTS sur votre candidate également. Le 12 septembre sur France 2, il déclarait Marine Le Pen ne gagnera jamais. Vous avez eu son débat il y a 4 ans, elle est mauvaise. Elle n'a pas progressé depuis. Je pense que les Français s'en sont rendus compte. Les mots sont durs. Quand il attaque Marine Le Pen, il dit qu'elle n'est pas bonne.
Oui, mais d'abord, si on ne gagne pas une élection présidentielle en étant crédité de 46 à 48% au second tour, on ne la gagne pas non plus en étant crédité de 10% au premier tour et en ne passant pas le premier tour de cette élection présidentielle. Donc la réalité, en tout cas statistique, elle est là. Maintenant, moi je regrette qu'Éric Zemmour passe davantage de temps, si vous voulez, à taper sur Marine Le Pen qu'à critiquer, à attaquer, du moins à proposer une alternative à Emmanuel Macron. Moi, mon adversaire, ce n'est pas Éric Zemmour. Notre adversaire, c'est Emmanuel Macron. Et la question que je pose, c'est en quoi aujourd'hui, Éric Zemmour offre une alternative à Emmanuel Macron ?
Mais lui, il dit que voter Marine Le Pen, c'est voter Macron.
Mais ça, ce sont des éléments de langage. Oui, mais qui fonctionnent. Ce sont des éléments de langage. Marine Le Pen, elle est donnée au second tour de l'élection présidentielle, ce qui n'est le cas ni du candidat des Républicains, ni du candidat d'Éric Zemmour. Mais, je veux dire, participer d'une division du camp national et passer davantage de temps à taper sur la seule femme politique qui n'a aucune responsabilité dans la situation actuelle du pays, c'est peut-être ça le vrai suicide français.
Marion Maréchal aussi, à Budapest, où elle participait à la conférence de la droite conservatrice et identitaire avec Éric Zemmour, à l'invitation d'Orban, a déclaré qu'elle ne s'aventurerait pas à dire que le scénario du deuxième tour est joué. Elle refuse de dire si elle soutiendra sa tante Marine Le Pen ou le polémiste. Est-ce que vous lui demandez ce matin une clarification ?
Non, je ne demande une clarification à personne. Chacun fera son choix au moment venu. Je dis juste que Marine Le Pen est la mieux placée aujourd'hui pour battre Emmanuel Macron. Et vous voyez, pendant que certains étaient à Budapest en train de faire des conférences ou de rencontrer un certain nombre de personnalités politiques européennes, Marine Le Pen, elle était à Ayange, elle était sur le terrain, elle était à la rencontre des Mosellans et elle défendait notamment la priorité nationale.
C'est une mesure que nous mettrons en œuvre et qui consiste à donner, par rapport aux étrangers dans le logement à situation égale ou dans le travail à compétence égale, une priorité par la loi aux citoyens français. Parce qu'aujourd'hui, c'est instauré, notamment dans le logement social, une préférence étrangère. Je vous rappelle qu'un tiers des immigrés, aujourd'hui, 31%, occupent des logements sociaux. Et cette préférence étrangère, elle n'est plus supportable.
Donc, pendant ce temps, si vous voulez, pendant que vous vous faites le feuilleton dans les salles de rédac, parce que je conçois bien que ça fasse un peu vendre quand même, parce que si vous écrivez, dès maintenant que le match est plié d'avance, qu'on est sur un second tour, Emmanuel Macron, Marine Le Pen, je comprends bien qu'il faut feuilletonner un peu pendant quelques mois. Donc, pendant ce temps-là, nous, on propose...
C'est la faute des médias, s'ils émourent à la dynamique ?
Je ne me permettrais pas de dire cela. Mais, évidemment que ça fait vendre. Voilà, évidemment qu'il faut vendre du papier. Il y a quelques mois, on nous expliquait que Didier Raoult viendrait perturber l'élection présidentielle. Ensuite, on a dit que ça allait être le général De Villiers qui nous ferait perdre notre place au second tour. On nous a parlé de Bigard, de Francis Lalanne aux élections européennes. Donc, je suis extrêmement prudent. Oui, mais ça, on vous a parlé de ça.
Là, il y a quand même des sondages. Il y a des sondages qui sont... Et une dynamique... Je veux dire, Francis Lalanne aux élections des votes, il y a des sondages, d'accord.
Oui, il y a des sondages. Il y a un sondage à 18 à Elab et puis il y a un sondage, il y a quelques jours, donc ça, où Marine Le Pen est à 21%. Donc, on ne va pas passer la campagne présidentielle non plus à commenter les sondages tous les quatre matins. Parce que, vous voyez, pendant qu'on commente des sondages, moi, j'entendais ce matin à la radio une mère de famille qui expliquait que, compte tenu des factures délirantes du gaz aujourd'hui, qui a augmenté de 50% en un an, elle n'avait plus les moyens de se chauffer. Et qu'elle était contrainte, pardon, de mettre des pulls parce qu'elle n'avait plus les moyens d'allumer le chauffage.
Donc, vous voyez, le reste est un petit peu le calais de mes soucis, je dirais.
Une question tout de même pour savoir si vous balayez devant votre porte ou si vous faites des examens de conscience. Arnaud Imbert, délégué départemental des Deux-de-Sèvres, 14 ans de Front National et de Rassemblement National, dit au monde, « On nous a interdit d'aller à la manif pour tous, puis de soutenir Génération Identitaire ». Marine Le Pen dit que le grand remplacement est complotis, que l'islam est compatible avec la République. Elle ne sortira pas de Schengen, ni de la Convention européenne des droits de l'homme. C'est une gauchiste qui a grandi dans un château et hérité de la succursale Le Pen. Est-ce que, à force de...
Non, mais vous pouvez pas...
Non, mais c'est une citation, mais...
Moi, je peux vous trouver aussi un stagiaire de la maison de la radio avec qui ça s'est mal passé, qui dira que Nicolas Demorand et la Salamé n'étaient pas très sympas, donc... Non, mais là, c'est pas une sorte d'être sympa ou pas sympa. Vous voyez bien ce qu'un constat politique...
Non, mais moi, j'ai... La critique de fond, c'est « À force de vouloir banaliser votre discours, n'êtes-vous pas devenu banal ? »
Non, mais écoutez, vous nous avez reproché pendant 40 ans de parler quasi-exclusivement d'immigration. Aujourd'hui, je crois que nous avons un projet politique dont le moins qu'on puisse dire est qu'il répond à l'ensemble des problématiques des Français, des questions du pouvoir d'achat, à la question aussi essentielle de la démocratie avec la volonté d'instaurer le référendum d'initiative citoyenne, la proportionnelle aux élections. Donc, je veux dire, vous pouvez pas nous reprocher à peu près tout et le contraire de tout. Pardon, c'est pas nous qui reprochons. Qui peut douter sérieusement ?
C'est plusieurs personnes du Front National, du Rassemblement National, qui doutent de votre candidat et de sa ligne ?
Mais qui peut douter en France de la volonté de Marine Le Pen de stopper l'immigration dans notre pays et de rétablir l'autorité de l'État ? Qui peut sérieusement douter de sa volonté politique alors même que tous les sujets dont elle a parlé depuis 20 ans en première ligne et dont parlaient les générations de militants du Front National qui nous ont précédés, de tous ces sujets sur lesquels aujourd'hui une majorité de la classe politique nous rejoint ?
Quand je vois les Républicains aujourd'hui demander un moratoire sur l'immigration mais je veux dire, je m'en réjouis, je bois du petit lait parce que, encore une fois, tous ces sujets qui sont aujourd'hui majoritaires dans le pays, nous avons été les premiers à les porter et ne doutez pas de la volonté politique, en tout cas de Marine Le Pen, d'accéder à la présidence de la République parce que, encore une fois, je crois que nous avons été, nous avons contribué à mettre dans le débat public des thèmes sur lesquels aujourd'hui une majorité de Français s'accordent.
Xavier Bertrand veut un référendum sur l'immigration. Hier à ce micro, Michel Barnier annonçait aussi un référendum avec la volonté de tout remettre à plat. Un moratoire également. Marine Le Pen a donc dit hier soir vouloir un référendum, remettre à plat le droit d'asile, des critères stricts pour l'entrée et le maintien sur le territoire français, priorité nationale dans la Constitution. Pour prolonger la question de Léa, droite et extrême droite, là, et droite traditionnelle, ont les mêmes propositions, on parle pareil.
D'abord, nous ne sommes pas d'extrême droite. Moi, je rejette totalement ce qualificatif, premièrement. Deuxièmement, écoutez, je trouve ça formidable. Mais la différence entre nous et les Républicains, c'est que nous, nous n'avons pas été au pouvoir. Et que nous n'avons aucune responsabilité dans la situation du pays actuel. Nous, nous n'avons pas, entre 2007 et 2012, fait rentrer un million d'étrangers supplémentaires sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, par exemple. C'est que nous, contrairement à Mme Pécresse, nous n'avons pas, elle qui a été ministre du Budget, supprimé 12 500 postes de policiers et de gendarmes.
Nous, nous n'avons pas supprimé la double peine, c'est-à-dire la possibilité qui a été donnée dans le droit français d'expulser les délinquants et criminels étrangers. Aujourd'hui, ce sont les Français qui ont la double peine. C'est-à-dire qu'ils subissent la délinquance et la criminalité en grande partie du fait de gens qui viennent de l'étranger. Je vous rappelle que 75% des mineurs qui sont déférés devant le parquet de Paris sont des mineurs étrangers. Et en plus, nous devons les garder chez nous au frais de la princesse, au frais du contribuable.
Donc, voyez bien qu'il y a un gage de sincérité chez nous qu'il n'y a peut-être pas chez eux et que les Républicains parlent généralement comme nous lorsqu'ils sont aux responsabilités, mais gouvernent bien souvent comme le Parti Socialiste lorsqu'ils sont au pouvoir.
C'est une information qui vient de tomber, information européenne. La France réduit de 50% les visas accordés à l'Algérie et au Maroc. Décision de l'Elysée gouvernement, elle dircit donc les conditions d'octroi des visas à l'égard du Maroc, de l'Algérie, mais aussi de la Tunisie. Vous félicitez Emmanuel Macron.
Oui, encore une fois, on jugera sur pièce, on jugera le résultat. Moi, je me souviens qu'il y a quelques mois, Emmanuel Macron avait promis en le cadre de sa campagne présidentielle 100% d'exécution des OQTF, c'est-à-dire des obligations de quitter le territoire français. L'an dernier, le nombre d'expulsions de gens qui n'ont rien à faire dans notre pays et qui sont en situation illégale, c'est 12%. C'était le Covid l'année dernière, vous le savez bien.
Je ne remets pas en cause ce que vous dites, mais c'était le Covid.
Et pourquoi d'ailleurs des taux s'y fait ? Parce que le simple fait pour des clandestins qui bénéficiaient d'une obligation de quitter le territoire français, qui refusaient de se soustraire à un test PCR, suffisait à rester sur notre territoire. Donc vous voyez bien que c'est le grand n'importe quoi aujourd'hui en matière d'immigration et qu'avec ce référendum, nous voulons permettre aux Français de reprendre le contrôle. Parce que la vérité, c'est qu'il y a beaucoup de Français qui ne reconnaissent plus le pays dans lequel ils ont grandi, qu'ils ont le sentiment d'être dans des territoires qui leur est parfois étrangers dans un certain nombre de quartiers.
Et nous voulons redonner au peuple français la maîtrise de son destin et la possibilité de dire qu'on ne peut plus accueillir l'équivalent de la ville de Lyon chaque année de manière légale, sans les clandestins, dans notre pays, dans notre territoire. Et je crois que nous sommes les seuls qui seront en capacité de mettre un coup d'arrêt à cette politique migratoire qui est encore une fois imposée aux Français contre leur volonté.
Vous en disiez un mot à l'instant, les prix du gaz flambent. On a appris hier la hausse de 12,6% du tarif réglementé du gaz au 1er octobre. Ça fait 59% d'augmentation depuis le début de l'année. Le gouvernement a annoncé que près de 6 millions de ménages modestes bénéficieraient d'un chèque énergie exceptionnel de 100 euros en décembre. Bruno Le Maire ce matin dit que cette hausse des prix de l'énergie va probablement durer quelques mois. Donc ce chèque est suffisant. Que faut-il faire de plus selon vous, Jordan Bardella ?
Il faut d'abord prendre la mesure du problème. Je vous rappelle que lorsque, puisqu'on parle de matières premières de dépenses contraintes, lorsque nos concitoyens font un plein d'essence qui est en moyenne de 60 euros, il y a 36 euros de taxes. Donc la première des possibilités pour rendre du pouvoir d'achat à nos concitoyens, à nos compatriotes, qui contrairement à ce que pensent les Verts, ont besoin de leur voiture pour aller travailler, c'est d'abaisser les taxes et d'arrêter le matraquage fiscal sur ces matières premières. Et nous proposons notamment de supprimer la TVA sur les taxes sur l'énergie.
Il faut bien savoir qu'on paye des taxes sur les taxes et que nos concitoyens paient aujourd'hui de la TVA sur les taxes sur l'énergie. Donc pour rendre du pouvoir d'achat aux Français, nous supprimons ces taxes sur les taxes, c'est vrai sur le gaz, mais c'est aussi vrai sur l'essence. Enfin je veux dire, comment boucler les fins de mois et l'inquiétude première aujourd'hui de nos concitoyens qui se lèvent le matin et forcer de constater que le pouvoir d'achat aurait été l'un des échecs d'Emmanuel Macron.
Jean-Luc Mélenchon propose lui un traitement de choc en urgence, c'est le blocage des prix du gaz, le parti communiste veut renationaliser EDF, vous n'allez pas jusque là ?
Non, il faut partir du moment où 60% du prix de l'essence sont des taxes, il faut baisser les taxes et il y a des dizaines d'économies à faire dans les mauvaises dépenses de l'État. Charles Prats, un magistrat qui a sorti un livre qui s'appelle Le cartel des fraudes dont je crois il sort le deuxième tome ces prochains jours nous explique qu'il y a jusqu'à 50 milliards d'euros de fraude sociale dans notre pays donc de l'argent à aller chercher dans les mauvaises dépenses de l'État il y en a et évidemment que l'immigration représente aussi un coût considérable pour la collectivité à l'heure où nous avons 6 millions de chômeurs et 10 millions de pauvres.
Alors on va au standard justement où Sylvain nous attend bonjour, bienvenue
Bonjour et merci pour vos émissions merci de prendre mon appel
Je vous en prie
Donc voilà en ce moment il y a des gros problèmes de recrutement dans beaucoup de secteurs d'activité que ce soit le service à la personne la restauration l'hôtellerie l'agroalimentaire et j'en passe dans beaucoup de ces secteurs-là si on n'avait pas déjà des personnes issues d'immigration pour faire tourner les entreprises moi je vois c'est le cas en Vendée où j'habite dans les abattoirs de volaille c'est essentiellement des personnes qui sont issues d'immigration et si elles n'étaient pas là les abattoirs fermeraient donc voilà on tape encore sur les immigrés mais n'empêche qu'il y a tout un tas de secteurs d'activité que les français ne veulent plus faire donc qu'est-ce qu'ils comptent faire Bardella et le Front National pour améliorer tout ça ils comptent doubler les salaires ils comptent faire quoi d'abord on a besoin de ces personnes
merci Sylvain pour cette question Jordan Bardella
vous répond alors merci Sylvain merci de votre élégance et de votre politesse dans la manière de formuler la question moi j'entends souvent cet argument et qui explique que sans les immigrés en réalité on ne pourrait pas occuper un certain nombre de travail bon déjà cette vision qui consiste à faire venir des gens de l'étranger pour faire entre guillemets le sale boulot moi cette vision je comprends bien oui oui mais je comprends bien cette vision pseudo-humaniste qui consiste à expliquer soit disant une vision humaniste qui consiste à faire venir des gens de l'étranger pour faire le travail que les français ne voudraient pas faire l'INSEE nous dit que le taux de chômage pour un étranger est quasiment pratiquement deux fois supérieur à celui d'un français voilà la réalité c'est qu'il y a 10 millions de chômeurs dans notre pays
est-ce qu'il y a des jobs que les français ne veulent plus faire mais il faut peut-être
se poser la question et se poser la question d'abord des salaires et donc c'est vrai que l'immigration a été utilisée par les grandes boîtes pendant un certain nombre de temps pour faire peser à la baisse sur les salaires donc je veux dire si on veut à un moment donné revaloriser les salaires il faut aussi arrêter l'immigration je veux dire elle est là la réalité donc moi je préfère revaloriser
on l'a refait si on veut revaloriser les salaires il faut arrêter l'immigration
non mais je dis juste que l'immigration est utilisée vous pouvez revaloriser
les salaires oui mais tant qu'on aura
la possibilité de faire venir des gens de les régulariser et de les utiliser pour entre guillemets faire des métiers qui seraient considérés comme dévalorisés et dévalorisants et que les français ne voudraient pas faire alors c'est un cycle sans fin et moi je préfère faire le choix de revaloriser les métiers manuels de revaloriser les filières professionnelles et de faire en sorte qu'on arrête d'exporter dans notre pays tous nos bacs plus 10 parce que la vérité c'est que quand vous êtes un jeune qui finit ses études et bien vous êtes tenté de partir à l'étranger parce que la France n'offre pas suffisamment de débouchés donc moi je déplore qu'on importe effectivement dans notre pays que des bacs moins 5 et qu'on exporte tous nos bacs plus 10 Lise est au standard bonjour et bienvenue
vous n'êtes pas là Lise que se passe-t-il ? alors la question de Pascal dans le droit fil de celle de Sylvain à l'instant que pensez-vous Jordan Bardella de la situation au Royaume-Uni pénurie manque de main d'oeuvre pour le coup Pierre Aski disait qu'un certain nombre de visas ont été remis dans le circuit pour attirer de la main d'oeuvre et notamment des chauffeurs routiers donc que pensez-vous de la situation au Royaume-Uni vous qui prônez ce que vous prônez sur l'immigration voilà ce que nous dit Pascal
non mais moi qu'on soit extrêmement clair d'abord je ne fais pas d'ingérence dans les affaires intérieures du Royaume-Uni si vous pouvez commenter non mais d'accord mais enfin je veux dire si les Britanniques sont mécontents de leur gouvernement et mécontents des choix politiques qui ont été faits alors à ce moment-là ils changeront de gouvernement aux prochaines élections et je vous rappelle s'agissant du Brexit que le Brexit a été voté par référendum donc nous ce que nous souhaitons faire c'est offrir aux Français la possibilité de trancher sur l'immigration parce que l'immigration n'a pas seulement un impact économique ça a aussi un impact culturel ça a aussi un impact civilisationnel et c'est vrai qu'il y a je l'ai dit et je l'affirme des gens qui viennent dans notre pays pour le changer donc si les Français veulent continuer d'accueillir des centaines de milliers de personnes chaque année alors à ce moment-là si Marine Le Pen est élue président de la République ils voteront non à ce référendum et nous continuerons d'accueillir l'équivalent de la ville de Lyon chaque année mais encore une fois nous voulons que les Français puissent se saisir de cette question et qu'ils puissent être consultés par référendum je vous rappelle que le dernier référendum a été organisé en 2005 c'est-à-dire il y a bien trop longtemps dans notre pays
Un mot sur les élections allemandes qui ont eu lieu ce week-end l'AFD le parti proche de vos idées a perdu 2 points il n'est plus qu'à 10% comment vous expliquez la contre-performance de l'AFD
Moi ce que je note dans le résultat des élections en Allemagne Emmanuel Macron est souvent passionné par le modèle allemand c'est qu'en réalité le modèle proportionnel allemand a permis contrairement à ce qu'on nous explique en France ce modèle viendrait je dirais apporter de l'instabilité gouvernementale que Mme Merkel a pu tenir 18 ans avec ce modèle ce qui fait donc taire les accusations les procès en instabilité du modèle proportionnel je note que encore une fois à partir du moment où vous faites 10% vous avez entre 80 et 90 députés et moi c'est ça la leçon la véritable leçon que je retire c'est que la France est peut-être le seul pays en Europe avec la Grande-Bretagne qui a une forme de proportionnel puisque c'est un scrutin majoritaire à un tour à ne pas avoir de modèle proportionnel et de faire en sorte
j'entends ce que vous dites sur la proportionnelle jusqu'à un parti comme le nôtre
qui fait 11 millions de voix à la France il n'a que 5 députés à l'Assemblée nationale
c'est un point que vous développez et certains vous donnent raison d'ailleurs sur la proportionnelle Emmanuel Macron voulait le faire il ne l'a pas fait
encore une promesse non tenue
Jordan Bardella sur la contre-performance de l'AFD
c'est le peuple allemand qui vote donc vous voyez je veux dire dont acte les allemands se sont exprimés mais je pense que c'est une leçon de démocratie que nous devrions retenir voilà et qu'Emmanuel Macron s'était engagé vous faites bien de le souligner à instaurer la proportionnelle en France il ne l'a pas fait or on ne peut pas si vous voulez déplorer le désintérêt des français pour les urnes on ne peut pas déplorer que des français descendent dans les rues parce qu'ils ont le sentiment de ne plus être entendus au parlement et dans les assemblées démocratiques si on ne met pas en cause notre système actuel qui verrouille totalement les institutions
une question rapide de Nicolas sur l'application de France Inter que pense Zemmour de votre prénom Jordan manifestement
il pense que je dois le changer vous savez moi je suis très fier du parcours de ma famille qui est arrivée en France et vous voyez ma mère elle est née en Italie et elle a pris la nationalité française pour pouvoir rentrer dans la fonction publique et pour pouvoir se mettre au service de l'état donc moi vous voyez je n'attaquerai jamais des personnes je n'attaquerai jamais des trajectoires personnelles je pense qu'on peut être opposé philosophiquement à l'immigration comme nous le sommes et s'en prendre je dirais politiquement à ce phénomène sans désigner ou sans pointer du doigt des personnes parce qu'il n'aurait peut-être pas le bon prénom
le prénom le prénom n'est pas un facteur d'intégration comme dit l'assimilation comme dit Eric Zemmour
je pense que Ronan disait la nation est un plébiscite de tous les jours je pense que le prénom est évidemment lorsque vous faites le choix de donner un prénom français c'est évidemment une marque d'attache que vous avez à la patrie qui vous accueille mais si on se met comme le souhaite Eric Zemmour à bannir les Kevin et les Jordan y compris du coup j'en déduis les prénoms régionaux alors je crois qu'on rentre dans une logique
donc on peut bannir les Mohamed mais pas les Kevin et les Jordan
je ne dis pas cela mais je dis attention avec ce genre de réflexe je dis que le pays est énormément divisé aujourd'hui et que venir ajouter de la division à la division ne viendrait pas forcément renforcer l'unité de la nation je rappelle juste que ce qui peut arriver de pire à une nation et ce qui peut arriver de pire à un pays est probablement son implosion de l'intérieur et que en tout cas c'est une ligne de conduite qu'a toujours respecté Marine Le Pen nous souhaitons rétablir l'autorité de l'Etat rétablir la paix civile dans l'unité du pays et non pas dans sa division
et la peine de mort ?
moi je suis opposé à la peine de mort je suis favorable à la perpétuité réelle maintenant c'est vrai que des sondages avaient fait état qu'une majorité de français souhaitait rétablir la peine de mort en France c'est vrai que la suppression de la peine de mort a effondré totalement l'échelle des peines et que en tout cas en la matière nous mettrons en oeuvre dans le projet politique que nous portons le référendum d'initiative citoyenne donc si certains de nos concitoyens s'être soucis à dire d'une problématique sociétale et bien ils auront la liberté de le faire
très rapidement au standard Nicolas
oui bonjour on vous écoute je suis médecin je travaille énormément en unité Covid un peu moins en ce moment puisqu'il y a moins de Covid et je voulais vous interpeller sur une idée de longue date du Front National sur l'aide médicale d'Etat et sa suppression je voulais simplement vous dire quand même que cette aide médicale d'Etat coûte très peu d'argent à la France et protège les français puisque grâce à cette aide on soigne des personnes par exemple dans le Covid et donc on empêche la propagation de certaines épidémies le Covid la tuberculose mais également le SIDA et donc la supprimer c'est finalement mettre en danger notre population et mettre en danger les français
merci Nicolas pour cette intervention Jordan Bardella vous répond
alors bonjour docteur alors je suis sensible à votre argument maintenant comprenez bien que le message qui est envoyé c'est à dire le financement et la prise en charge par l'Etat et donc de manière gratuite pour les étrangers de toute la palette de soins gratuite toute la palette de soins sans exception à l'heure où un français sur trois n'a plus les moyens de se soigner correctement et il renonce manque de moyens pose un problème de justice sociale donc nous mettrons fin à cette injustice sociale parce que encore une fois notre pays est extrêmement attractif aujourd'hui et évidemment que l'aide sociale l'aide médicale d'Etat y contribue c'est un milliard d'euros et je crois que en temps de crise un milliard d'euros compte beaucoup dans le budget dans le budget de l'Etat donc évidemment qu'il ne s'agit pas lorsque vous avez un citoyen qui est en train de mourir ou qui est blessé sur le bord de la route évidemment qu'on ne regarde pas sa nationalité évidemment qu'il sera pris en charge mais si vous voulez le signal qui consiste à dire toute la palette de soins gratuite offerte à tout le monde sans condition de nationalité pose un véritable problème de justice sociale
énormément de questions sur le chiffre que vous avez donné 31% des logements sociaux occupés par des étrangers ce n'est pas ce chiffre
que j'ai donné monsieur Demand permettez-moi de le préciser je vous dis que un tiers des immigrés immigrés au sens de l'INSEE occupe aujourd'hui un HLM c'est 31% d'où sort le chiffre demandent les auditeurs de l'INSEE vous pouvez vérifier j'imagine que je serai fact-checké au long en large en travers donc vous pourrez vérifier ce chiffre qui me semble-t-il vient de l'INSEE
merci Jordan président du rassemblement national merci d'avoir été à notre micro ce matin
France Inter
Jordan Bardella