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InterviewFinta! L'Aveyron par ses voix· 21 avril 2023 35 minAutoproduitMixteBudget & impôtsTravail & emploiÉconomie & entreprises

Finta! le podcast. Pionnières : Catherine André, l’épopée mondiale d’une créatrice de mode

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

le métier de styliste était tout nouveau Marie Beretta Jean-Paul Gaultier Sonia Rykiel venait juste d'arriver en tant que designer il y avait introduit le après Saint-Laurent le concept du prêt-à-porter donc mon pied puis moi je suis arrivé par le biais du de l'industrie quand même par le je pense que ce qui a fonctionné c'est que je connaissais la technique je puisque je m'étais frotté au métier à la filature puis ensuite au métier à tricoter [Musique] elles ont défricher des chemins ouverts des voix portez une voix en avait rond et parfois bien au-delà tout en tant que mince ce territoire à partir de la ruralité qui les a naturellement façonné le témoignage de ses pionnières contribue à penser le rapport à l'accomplissement des femmes à la campagne au féminisme et à l'enclavement d'hier jusqu'à aujourd'hui et si la journaliste Annick Cojean compare le parcours des femmes des courses d'obstacles la ruralité en serait-il un de plus c'est la question en creux à laquelle répondent les pionnières que j'ai invité au micro de filta après Marie-Thérèse Lacombe Daniel Puech Nicole fagegaltier Daniel Dastugue Emmanuel Gazel Sarah sengla et Josette Hart qui se sont livrés dans la première saison des pionnières je vous propose de compléter la collection aujourd'hui avec Catherine André depuis Millau où elle s'est installée Catherine André s'est fait un nom parmi les grandes maisons du luxe français on dit d'elle qu'elle est la magicienne de la maille elle site jeune Campion Marguerite Duras George Sand comme ses muses son atelier dans une ancienne megisserie à Millau et sa dernière boutique à Rodez où nous nous sommes retrouvés pour cet enregistrement souligne son attachement à cet avérance où elle a choisi de vivre pour mieux rayonner à l'international c'est en suivant son époux avait René et médecin qu'elle est arrivée à Rodez d'abord à Millau ensuite sa maison à Aguessac c'est son refuge là où elle aime s'isoler pour créer et puiser son inspiration dans les paysages Sud aveyronnais qu'elle sillonnent et qui lui rappelle l'Irlande mais c'est dans le Nord averon sur les cosses du Cantal et de l'Aubrac qu'elle entend réellement le chant de la terre avait Renaise comme toutes les pionnières de la collection de fineta je lui ai demandé de commencer par cette phrase à la manière danique Cojean je ne serai pas arrivé là si [Musique] et bien si je n'étais pas arrivé en Aveyron dans le nord Aveyron particulièrement à Rodez si je n'avais pas connu si je n'avais pas voyagé en Écosse et en Irlande si je n'aimais pas rencontré mon mari si il y en a des tas d'autres mais sont ceux qui viennent qui viennent à l'esprit là donc si on revient à la mode qui est au cœur de votre de votre métier donc vous avez créé votre marque il y a presque 30 ans maintenant 95 à Millau elles viennent d'où cette vocation de créer une entreprise et c'est pas une c'est pas c'était pas une envie c'était pas c'était pas quelque chose de prévu c'était pas un projet construit etc c'est que depuis 80 1980 je me suis trouvée parachutée dans le milieu de l'industrie et de du textile et donc de la mode et donc j'ai travaillé pendant pas loin de 20 ans pendant 15 ans en freelance auprès de de designers de quelques couturiers et en tant que je fondais des maquettes de mailles et auprès des filatures en tant que conseil my et conseils conseil couleur et fils j'ai jamais été salarié j'ai toujours été indépendante et puis je pense que c'est la naissance de mes deux garçons qui ils m'ont fait réaliser que ce que je faisais en fait ce travail de conseil que j'adorais enfin je voyais en Italie j'étais tout le temps à Paris je rencontrais une faune complètement atypique de gens c'est très particulier et puis j'ai eu mes deux garçons et là je me suis quand même que je trouvais que je faisais des choses bien je m'occupais des choses bien futiles et c'est mon mari qui non oui en fait c'est je m'étais lié d'amitié avec Claude Barthélémy qui était veronet d'origine j'avais rencontré parce que il faisait partie de mes clients mais il m'avait jamais rien acheté et puis un week-end chez lui là près de villefranche-de-pana et puis au bout d'une longue soirée de discussion au petit matin il me dit enfin Catherine arrête de faire ce que tu fais monte arrête de vendre des dessins fait la collection Chatou pour tu as tout ce qu'il faut pour faire ta collection et avec Jean-Luc mon mari on me demande mais c'est peut-être un peu compliqué qu'est-ce comment il faut faire c'est pas du tout et simple mais un filateur fabricant qui va t'aider pour ta première collection tu paieras pas les frais de développement tu prends un tout petit stand au salon du prêt-à-porter et si tu vends 500 pièces ça veut dire que tu es une place sur le marché donc c'est ce qu'on a fait ce que j'ai fait une collection et on a vendu plus de 500 pièces on a vendu 1000 pièces donc ça y est gros succès voilà sauf qu'on savait pas du tout ce que c'était qu'une latte de crédit puisqu'on avait quand même une grosse commande de japonais que mon mari avait pris sur un dans une cabine téléphonique sur un bordel d'autoroute moi c'était pas du tout je me voyais pas du tout à la tête d'une entreprise donc je me reposais complètement sur les épaules de mon mari qui avait son cabinet de pédopsychiatre qui venait il venait jeter un coup d'œil il venait il vérifiait et regarder la compta quand même et en bon aveyronnais il est quand même perplus de mon sens on a tout de suite aujourd'hui à l'export comme on a eu cette grosse commande de japonais on a cherché comment faire un salon au Japon et on a eu notre première clientèle surtout japonaise en fait finalement placez toujours l'essentiel de votre activité l'export plus avec nos boutiques maintenant puisque avec nos quatre boutiques on est voilà c'est à peu près l'équivalent de ce qu'on fait l'export la mode vous vous destiniez pas initialement en sortie d'études en tout cas j'ai pas fait d'être du tout comment vous avez appris j'ai appris sur le tas enfin j'ai fait une année de beaux-arts pour parce qu'à ce moment là bon ça me trottait un peu dans la tête de faire quelque chose de de ma vie parce que j'ai jamais eu aucune ambition j'ai j'ai je suis partie de l'être parce que j'avais envie de parler yangs étrangères et peut-être pour voyager mais voilà comme ça juste pour le plaisir de la langue mais c'est tout ça il va plus loin quoi et quand je suis arrivé à Rodez je me suis dit là ma petite il faut que tu fasses quelque chose parce qu'en fait avant Rodez mon mari et moi en habitait à dans le Gard et donc il y avait toute une population de de d'artiste de peintre écrivain anglo-saxon américain anglais etc qui me commentait des pubs parce qu'à l'époque je tricotais à la main j'avais tricoté pour des amis et puis ensuite quand je suis bon moi je vais peut-être essayer de gagner quelques sous tricotant des pulls et ça ça marche très très bien donc j'ai fait pas mal de de salon comme ça artigano avec mes pulls tricotées mains et donc c'est arrivé à Rodez où là j'ai pas eu j'ai plus du tout ce miroir de gens qui me renvoyaient le le l'image d'une artiste un petit peu mais bon d'une créatrice et puis bon j'étais aussi j'étais beaucoup plus dans l'ombre de mon mari qui était qui était médecin à l'époque sur Rodez c'était à ce moment là que je suis parti sur Paris avec mon book de photos de tous les pulls que j'avais fait depuis quelques années et j'ai pris des rendez-vous dans tous les bureaux de style politique imaginable sur Paris j'ai fait chou blanc bien sûr sauf à mon dernier rendez-vous j'avais rendez-vous avec promo style à 6h du soir avant votre vie avec une styliste qui était partie en weekend bien sûr à la vie oubliée le rendez-vous que une parfaite inconnue mais j'ai trouvé quelqu'un qui va pour la pour le faire court qui m'a orienté vers Rosanna Orlandi qui à l'époque dans les années 80 est dirigée le bureau de style de la filature de son père près de Milan et le bureau de style Orlandi c'était le numéro de style donc qui présentait les collections de fil mais qui était vraiment le pôle d'attraction de toutes les marques italiennes de haute couture et de et de prêt-à-porter donc je suis allée voir cette cette dame qui est à l'époque la papesse de la mode et de la maille et c'est là que j'ai tout appris qu'on a pris en stage un stage qui s'est prolongé sur 8 ans enfin qu'ensuite ça n'était plus un stage je venais je venais l'aider sur les collections sur quelques jours plus plusieurs jours par mois on m'a prise pour la collaboratrice de Rosanna parce que je n'étais pas du tout et j'ai eu des tas de contact sur Paris de mes sons prêt-à-porter etc et voilà c'est là que tout a commencé ce qui est intéressant dans votre parcours je trouve c'est que la mode paraît être un univers difficile à pénétrer et que vous avez fait votre bonhomme de chemin alors en saisissant les opportunités les rencontres comme oui alors j'ai fait j'ai fait le chemin bon la mode c'est maintenant c'est les podium c'est le c'est être une star c'est voilà mais à l'époque on s'était ça aussi un petit peu mais le métier de styliste était tout nouveau Anne-Marie Beretta Jean-Paul Gaultier Sonia Rykiel venait juste d'arriver en tant que designer il y avait introduit introduire introduit après Saint-Laurent le l'idée du le concept du prêt-à-porter donc vos pieds puis moi je suis arrivé par le biais du de l'industrie quand même par le défilé dessus et je pense que ce qui a fonctionné c'est que j'avais en plus d'un certain talent à manipuler la couleur et une expertise en maille je connaissais la technique je puisque je m'étais frotté au métier à la filature puis ensuite au métier à tricoter à quel moment est-ce que vous choisissez la maille tout de suite tout de suite puisque j'ai très vite tricoté ma grand-mère m'avait appris à tricoter quand j'étais enfant mais ensuite j'ai jamais vraiment tricoté parce que je trouvais ça très très ennuyeux et je n'arrivais jamais à terminer un pull au grand dam de ma grand-mère et puis ça a démarré quand j'ai fait mon premier voyage en Irlande avec une avec une amie pourquoi on a choisi l'Irlande je me souviens pas mais et là vraiment je suis tombée amoureuse de cette de ce pays à taille humaine et j'ai découvert toute la tradition textile en fait les tweets les mailles à rangs et donc j'avais l'intention d'écrire mon journal de voyage parce que c'était mon premier voyage seul en fait ce n'est qu'une amie de je me suis mise en tête de tricoter mon journal de voyage au journal de voyage c'était un panneau de maille qui est devenu une énorme écharpe que je tricotais avec des morceaux de des chutes de films des usines de Twin que je m'étais bout à bout je nouais donc alors je les nouais avec une certaine architecture de de couleur et ce qui me fascinait enfin c'était un peu comme l'écriture automatique en fait ce qui me fascinait c'est que ensuite quand ils étaient tricotés du fait du nœud du tricot il y avait des harmonies de couleurs complètement différentes donc il y avait d'abord la suite de couleur que je faisais avec des noeuds avec des sections de fil plus ou moins grandes ensuite la mise en place qui était encore quelque chose différent parce qu'on voyait toutes les toutes les couleurs comme ça s'annonce les et ensuite le tricot qui devenait quelque chose de complètement différent je faisais du jersey je faisais pas de maille fantasy ni quoi que ce soit et rien que ça je trouvais ça fascinant et genre je tricotais un petit bout tous les soirs donc c'est vraiment cette tradition irlandaise qui vous a plongé de tricoter une histoire là c'était pas une histoire c'était des filles enfin si c'était mon histoire à moi et à germer l'idée de plutôt que de faire des pulls unis ou des pulls avec des rayures qui c'est tout le monde qui était toujours un travail un peu un peu mécanique et monotone c'était comment faire un pull qui raconte une histoire et à l'époque une de mes meilleures amies et c'est un accident elle est restée tu restais allongé avec un corset pendant des mois et pour la consoler avec trois autres amis où il a tricoter un pull à 16 mains et qu'on a ensuite assemblée donc il y avait une personne qui faisait le dos une autre voilà et ça a donné un espèce de pull paysage en plus bon c'était vraiment à l'époque stylée la fan des années 70 c'était plein pendant c'était plus le paysage j'avais pu voir en Irlande de toute l'histoire en fait des que chaque point a une signification c'est comme un mot c'est comme les pubs que les femmes de pêcheurs tricotent alors leurs pécheurs de Marie il a une signification il et ça permet aussi de les reconnaître en cas de drame et en cas de naufrage c'est-à-dire qu'on reconnaissait mon quand les corps n'était plus identifiable on reconnaît le pêcheur grâce à son pull et quand vous dites que chaque point a une c'est difficile c'est-à-dire que chaque point un symbole c'est comme sur les tapis traditionnels marocain iranien etc dans tout travail textile chaque motif à une signification liée souvent à la nature blé le sapin de le chardon et donc là on parle de vous comme la magicienne de la maille oui je sais pas trop ce que ça veut dire je oui je vis des instants de magie mais c'est presque pas moi qui l'ai créé c'est que c'est vrai que chaque pièce de devient unique dès l'instant où il est porté par telle ou telle personne parce que le vêtement c'est pas ça n'est pas rien c'est c'est bourré de sens c'est notre deuxième enveloppe et ça parle donc j'aime j'adore rencontrer les clientes dans mes boutiques leur parler voir comment elle se soit appropriée le vêtements comment elle le customise comment elle le porte avec d'autres avec d'autres marques comment elle le coordonne avec un pull qui a 10 ans parce que c'est ça aussi ce que j'ai découvert au Japon avec au contact de mes clients japonaises elle garde mes pulls comme leur kimono dans la sarmoire et ensuite quand elle ne peuvent plus les porter quand elle est venu le temps de la transmission et du don elle en font cadeau à leur fille ou alors petite fille ça c'est une volonté aussi de votre part d'avoir des une ligne intemporelle de transgresser les saisons je suis je suis quand même pas mal imprégnée des détendes puisque je fais partie du Comité français de la couleur donc qu'est-ce que vous y faites dans ce on est là-bas une une gamme de couleurs qui sera universelle qui va qui va servir à qui va voyager dans les salons qui va être voilà qui va être et donc vous ne servir les libéraux de style bien sûr qui regroupe designers comme moi mais ça peut être des gens de la communication des architectes des gens vraiment de tout or donc vous vous avez ce lien avec la couleur de la saison mais après vous vous donnez complètement la liberté de sortir des autres pays mais en fait pendant notre rencontre au travail le vêtement étant un objet de communication avant chaque collection il y a une histoire il faut construire une histoire une espèce de scénario pour avoir pour qu'une un type de femme se dessine et donc s'il y a histoire il y a gamme de couleurs aussi il y a un vocabulaire graphique aussi particulier bien attaché à cette histoire tout doit se tout doit s'abriter tout doit il y a tout avoir un sens même si on laisse aussi au fil de l'élaboration de la collection le hasard faire mettre un peu désormais tout ça vous est-ce que au scénario ce sont ceux des voyages toute cette quand même un petit peu mais là cet hiver c'est les aurores boréales enfin les pays scandinaves et nordiques d'où les d'où les vitrines qui sont axées sur les explorateurs polaires l'été précédent c'était tout simplement c'était Jacques Henri Lartigue les photos de Jack Henri Darty et la personnalité la joie de vivre le bonheur de vivre qui se dégage des des photos de cet homme c'était ah oui alors ça c'est né un petit peu d'une histoire avec une cliente belge et elle a acheté un château en Écosse sur une île et donc ça fait quand même quelques années de faire quatre ans quatre ou cinq ans et quand je l'ai rencontré elle m'avait la première heure que j'ai rencontrée elle m'a dit il faut absolument que vous veniez faire les photos dans mon château etc et donc moi qui suis amoureuse de des angles sexuels de l'Écosse de l'Iran donc que cette île qui était complètement presque la plus lointaine des îles hybrides j'ai commencé à complètement en berger à rêver de ça donc j'ai fait une collection sur ce rêve sur la restauration de ce château avec la découverte des blasons etc et puis encore avant encore avant c'était le covid donc là ça a été une collection très très particulière c'est fait juste avec une ma première assistante on était tout seul à travailler dans mon bureau et là on s'est axé sur David Hockney ah oui parce que j'avais vu il y a pas longtemps c'est un film plus vieux que ça mais un film d'un Italien [Musique] avec une comédienne que j'adore qui est tinder Swinton et c'était une histoire de piscine en fait au début j'ai voulu faire un une collection un petit peu sur cette décalage entre ce que portait-il da swington dans cette île italienne au large de la Sardaigne je crois ou de la Sicile je sais plus et puis ensuite avec le titre du film je suis venue à David Hockney et comme par hasard quand je j'habite à guessac et quand je tous les jours quand je vais au bureau il y a une petite route qui de l'autre côté du Tarn il y a une petite route qui serpente dans les dans les cerisiers et c'est vraiment pas dans les mêmes couleurs parce que les couleurs du tableau sont beaucoup plus fortes mais ça me fait penser un tableau je sais plus qui s'intitule face une petite route qui serpente avec deux trois palmiers des petites maisons voilà donc voilà c'est tout un tas de associations d'idées de comme je suis beaucoup en voiture je conduis beaucoup je me déplace beaucoup donc c'est à ce moment-là et à partir de là du moment où vous avez l'idée ou vous croisez des idées comment est-ce que vous travaillez alors [Musique] avec David c'était facile on a élaboré une gamme de couleurs vraiment directement inspirée de ces tableaux des beaucoup de nuances turquoise la cause et piscine on a commencé à travailler des dessins de mailles des jacquards et des imprimés puisqu'on était au fait pas mal d'imprimés aussi basé sur les reflets de reflets d'eau de piscine donc ça c'est avec vos assistantes votre premier cercle d'assistant deux accidents toute la logistique de la collection et puis une assistante qui est avec moi depuis le début en fait et qui s'est mise à la maille petit à petit qui elle s'occupe plus particulièrement des des failles donc vous dessinez ensemble les premiers modèles où il fallait modèle viennent après les formes viennent après c'est avant tout parce qu'en fait on part du fil jusqu'au produit fini donc les priorités c'est élaborer la gamme de couleurs pour pouvoir choisir nos fils en même temps en parallèle mais bon c'est relativement simple puisque on fasse était plus compliqué au moment du covid parce qu'il est pas de salon donc on s'est fait envoyer des collections par les utilisateur mais comme j'ai quand même pas mal de contraintes ça va je prends toujours des fils qui se qui peuvent se laver facilement la couleur tient et puis c'est prendre au maximum des couleurs naturelles donc c'est des 100% coton il y a le trafa c'est des mélanges viscose polyamides et donc la gamme de couleur pour pouvoir commander toutes les couleurs de façon à pouvoir faire nos coloriages décider des couleurs et ensuite recommander parce qu'il y a bien sûr il y a du déchet on fait une première dame de couleur très très vite il faut mettre en place les jacquards et faire les coloriages là il y a des couleurs qui s'éliminent et ensuite on passe aux commandes pour en vue de fabriquer les modèles en fait tous bousculent un petit peu parce qu'on doit tant qu'on prévoit les mailles et les imprimer sur des bases de coton voile de coton pour une vérité il faut aussi construise le construise la collection et qu'on pense au modèle donc même si on a quand même une bonne proportion de de pièces qui sont permanents un t-shirt reste un t-shirt on va pas changer grand chose peut-être l'encolure ou les manches etc il y a quand même un bon pourcentage de modèles nouveaux et donc là il faut les lancer il faut commencer à les mettre au point en même temps que tout ce travail de mise au point de maille se fait donc la modéliste commence à travailler en fait quasiment en même temps que nous venge on lui donne quand même des idées de nouvelles bases de pull de pantalon de manteau de veste etc ensuite une fois que toutes les mailles sont [Musique] des dessins de mailles et d'imprimer son prêt on envoie les imprimer donc en Italie faire atteindre sur des affaires imprimer sur des ce qu'on appelle les pièces donc une pièce et 50 mètres de tissu et là par contre on va chez nos sites tricoteurs qui sont en France pour étudier les coloriages et là on passe une image de deux journées et on revient avec 10 8 parfois plus de coloriage on se pose au studio au filtrer on fait refaire et une fois que tout ça est arrêté que tout ça s'indrique que les familles de couleurs parce que dans une gamme de couleurs en fait on a on a en général trois histoires de couleurs on va avoir des froids des chaux et puis des neutres schématiquement c'est ça donc on fait en sorte que toutes ces coloriages de mailles rentrent dans ces cases là et ensuite si on a bien commandé le fil à temps pour tricoter donc une pièce dans chaque dans chaque jacquard ou chaque maille on lance la fabrication des premiers modèles de la collection et là c'est des va-et-vient incessant entre le studio et le fabricant qui lui a fabriqué il va tricoter il va fabriquer il a confectionner le modèle donc ça revient au studio il y a des modifications où il y en a pas parfois la maille correspond pas du tout à ce qu'on veut faire en termes de modèles donc il faut la refaire il faut rajouter un fil il faut d'alléger ou d'aller le dire les fabricants ils sont appuis un petit peu à Roanne et plus récemment en Belgique donc la collection il y a une réunion commerciale au sein de l'entreprise et on lance ce qu'on appelle les SMS et saezmann s'imposs c'est les répétitions pour nos différents agents et showroom ça veut dire qu'on multiplie cette collection donc ça veut dire en général 80 modèles et accessoires compris par avec un timing de livraison pour pouvoir ensuite parce que les toutes cigarettes répétitions reviennent à Millau pour être vérifié validé et dictée et renvoyer aux différents agents qui vont les présenter en showroom au salon donc là tout ce processus c'est l'équivalent de six mois c'est ça maintenant parce que la poulie vert par exemple on a commencé en juillet par le salon des filateurs je vais attendre début septembre pour pouvoir faire les premiers essais donc on commence vraiment on entame un petit peu au juillet on brosse le scénario etc et on arrête la collection fin novembre pour faire les prises de vue il y a parce qu'il y a les prises de vue aussi début décembre et pour le la pression du logbook qui nous est livré fin décembre début janvier début janvier et pour des vêtements qu'on retrouve en boutique ou à la vente retrouver en boutique les toutes premières pièces fin juillet dans nos boutiques est-ce que vous à un moment dans votre parcours vous avez ressenti une difficulté eu à faire à des obstacles parce que vous étiez une femme obstacle pas vraiment mais la première fois que je suis allée au Japon oui alors tant que j'étais avec les premières fois j'étais avec un avec une interprète femme quand j'ai eu affaire à des grosses sociétés japonaises des gros groupes japonais des chuchas dirigés par des hommes ou avec et que j'étais avec mon époux mais pas pas quand j'étais seule professionnellement non et même question par rapport à au choix d'être un Aveyron d'être loin de Paris loin du cœur du réacteur est-ce que ça a pu être un obstacle pour vos Napster au contraire je crois si dans la mesure où je tant que je peux voyager donc c'est pas c'est pas c'est pas un obstacle contraire c'est un c'est un luxe de pouvoir travailler en Provence franchement ça m'inspire de moi un mois de moins en moins de créateurs qui qui que j'aime que j'aime bien que que vous êtes bien Driss van hotten ça reste quelqu'un que j'admire beaucoup même si quelques saisons ça a beaucoup changé il s'est mis à qui c'était pour moi un vrai créateur quoi il a été technique c'était il y a c'est un avantage c'était un inventeur comme tout le monde j'ai adoré j'ai admiré j'admire et Chanel Saint-Laurent tous les tous les grands la couture Balenciaga Dior et ensuite bon Sonia Rykiel ça reste une grande dame elle a une très belle histoire après il y en a des tailles et il y a beaucoup de designers japonais de maison comme cabanes de Souka et des Italiens aussi bien sûr non non il y en a quand même beaucoup il reste beaucoup et j'avais peut-être une question qui n'avait presque pas une elle est pas formulée telle qu'elle mais votre travail me donne vraiment l'impression dont vous parlez de vous comme une créatrice une designers j'ai l'impression que vous êtes aussi un artisan une artisan je sais pas trop le mot une créatrice parce qu'on crée rien on crée rien personne ne crée rien personne on interprète Catherine voudrait vous amener sur la dernière question du podcast qui est une question également rituel donc on commence et on finit par deux questions inamovibles et donc celle qui conclut le podcast c'est en quoi est-ce que vous croyez en quoi ah oui j'attendais la suite j'attends ma suite il y en a pas c'est vous qui écrivez beaucoup de choses est-ce que je vais dire en premier je crois en la vie je crois amour l'amitié j'ai l'impression oui donc c'est simple la communion avec les gens merci beaucoup je suis désolé mais non il y a pas de merci beaucoup d'avoir pris ce temps là votre parcours [Musique] vous êtes arrivés au bout de ce nouvel épisode de la saison 3 de filmsta j'espère qu'il vous a plu et que cette conversation avec Catherine André ouvre votre chambre des possibles comme il a ouvert le mien vous pouvez prolonger le plaisir en découvrant ou redécouvrant toutes les femmes pionnières de la première saison sur www.fintapodcast.fr ou sur votre appli de podcast préféré il suffit de remonter un tout petit peu le temps fin podcast écrire réalisé et produit par moi-même Lola cross il est mixé par Mathieu Viguier du studio cute si vous appréciez finita et que vous souhaitez soutenir mon travail indépendant parlez-en autour de vous c'est le meilleur soutien que vous puissiez apporter au podcast vous pouvez suivre toute son actualité sur www.fintapodcast.fr sur les réseaux sociaux avec filta point le podcast et aussi vous abonner à la newsletter pour recevoir tous les nouveaux épisodes directement dans votre boîte mail à très bientôt

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