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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 juillet 2023 26 min

Émeutes urbaines : "Nous lancerons une mission d’information dès la rentrée"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et François nelbuffet nous accompagne durant cette devenir sénateur et l'air du Rhône où va donc passer le Tour de France absolument ce qui va vous réjouir avec grand plaisir et président de la commission des lois vous avez remis un rapport sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie on va en parler mais d'abord l'actualité on l'a vu c'est donc ce dispositif de sécurité annoncé par géralda Manin pour les festivités du 14 juillet 45000 policiers et gendarmes chaque soir pendant plusieurs soirs pour faire face aux risques d'incident est-ce que c'est le signe que des émeutes sont à craindre il a notamment cité l'Île-de-France le nord la région lyonnaise particulièrement se surveillance à des informations de la part des services de renseignement naturellement et qu'ils sentent qu'il est possible qu'il y ait des mouvements de violence il faut donc le prévoir et l'anticiper ils ont raison de le faire il y a aucun doute là-dessus ce qui est parfaitement regrettable c'est le fait que pour une manifestation festive la fête nationale de grands événements soit obligé d'en arriver là et que la question c'est moins de savoir quel dispositif il faut mettre en place certains pour ne pas reculer devant ceux qui veulent semer la violence naturellement et de savoir effectivement comment traiter cette violence-là donc c'est aller au fond des choses tirer les consignes les conséquences de ses émeutes et de prendre les bonnes mesures c'est de ne rien mettre sur le tapis c'est la ne rien mettre sous le tapis regarder tout ce qui n'a pas fonctionné ça va être la mission que va faire la commission des lois dès la rentrée nous l'avons décidé hier en commission d'analyser les raisons de ces événements le comportement des forces de l'ordre le profil des émeutiers les raisons de leur action leur composition de façon à parfaitement identifier les choses est en capacité d'apporter des réponses vous demandez même les pouvoirs d'une commission alors effectivement nous demanderons à la rentrée les pouvoirs d'une commission d'enquête mais nous avons d'ores et déjà décidé la mise en place cette mission hier quel objectif qu'est-ce que vous en attendez précisé c'est vraiment d'aller au bout de la compréhension de ce qui s'est passé et de savoir qui a fait quoi et de savoir pourquoi on en est arrivé là car a pu voir sur les déclarations qui ont été faites ces dernières semaines il y a plusieurs facteurs bien sûr que le sujet des banlieues il y a des communes où il n'y a pas de de problèmes de banlieue il y a eu des violences où il y a eu des jeunes 30% de jeunes sont allés dans la rue détruire des bâtiments publics les symboles de la République qui l'école la mairie le tribunal voir certaines prisons il y a quelque chose qui se passe donc on a raté quelque chose probablement collectivement mais la reprise en main elle est nécessaire alors si on veut donc prise en main qui soit efficace encore faut-il tout dire et tout mettre sur la table et ne rien cacher parce que il y a que la vérité c'est l'ultra gauche c'est l'ultra droite on n'a jamais raté l'intégration on a raté l'intégration enfin stop aux déclarations de toute nature regardons la vérité en face ce qui s'est réellement passé et apportant les bonnes réponses je crois qu'on doit ça aux Français et puis on doit ça tout simplement à la tranquillité publique et la vie en société est-ce que dans votre mission d'information peut-être commission d'enquête vous vous entendrez des anciens ministres un président de la République on peut entendre tout le monde et on va entendre tout le monde moi je veux savoir précisément ce qui s'est passé je veux savoir les raisons de tout cela et les raisons de la réussite de certains points et la raison de l'échec la carte si on essaye de regarder la carte de ces événements elle est très intéressante à regarder des territoires très différents ont eu des mouvements de violence et certains qui auraient dû en avoir n'en n'ont pas eu tiens pourquoi donc il n'y a pas de ça ça vous interroge vous avez un début de réponse on sait que dans certains quartiers le trafic de stupéfiants il y a le marché on casse pas le marché et donc voilà donc on ne sait pas les mute mais qu'ailleurs ça pose pas de problème mais pourquoi un jeune je rappelle que le plus jeune dans les émeutes à 11 ans 11 ans qu'est-ce qui fait qu'un gamin de 11 ans le soir dans la rue va casser son école sa bibliothèque ou incendie la voiture de du père son copain ça a pas de sens est-ce que ça commence aussi au quinquennat de Nicolas Sarkozy et les effectifs de policiers et de gendarmes ont diminué elle parle aussi de ça bien sûr qu'on va regarder ça mais il y a plusieurs facteurs il y a sans doute le fait que moins de présence policière au sein des au sein des territoires à compter mais on a un problème d'éducation on a un problème de respect on a un problème de que les jeunes comprennent que ben voilà on a un bien commun on le partage on vit en société et tous ces sujets là ils sont ils sont fondamentaux mais regardez la ville de Lyon par exemple sur ces événements quand on dit la police n'était pas sur place mais on croit savoir que la police municipale de Lyon n'est pas intervenu dans une imaginable et en même temps on se dit mais pourquoi des fois du maire qui n'a pas souhaité engager sa police municipale mais on est aussi service de la population et on est complémentaires de la police nationale on fait pas le même travail mais on est complémentaire donc dans ces situations là on joue collectif dans une situation générale moi quand j'étais mère ma police municipale elle était elle était sur place c'était sur le terrain elle était mobilisée elle faisait ce qu'elle avait à faire mais elle était en complément de ce que faisait la police nationale c'est ça je pense que oui je pense que les policiers doit être renforcés je viens de voir ce matin que sur la commune de Vénissieux les policiers municipaux étaient en grève parce qu'il demandait à être armé et que la mère refuse moi j'ai une police municipale m'entraînante qui n'était pas armée et un jour ils sont venus me voir en disant il faut nous en met pas ce qu'on a un risque pour nous je l'ai fait dans les conditions bien particulières mais je l'ai fait il faut penser que c'est un système qui doit se mettre en place mais au-delà de ça lEducation la responsabilité des parents on parle beaucoup en ce moment de de la suspension des allocations familiales des choses comme ça il faut faire moi je suis partisan non pas d'une suppression mais d'un système de suspension avec une forme de mise sous tutelle on l'appelle comme on veut pour sensibiliser les parents ne pas punir les enfants naturellement parce qu'il y a c'est pour eux que c'est fait on est bien d'accord mais il y a un moment il faut rappeler la règle vous savez c'est une question de fond d'éducation si on ne fait pas ça on y arrivera jamais Emmanuel Macron choisit de ne pas prendre la parole demain à l'occasion du 14 juillet vous le regrettez on a c'est assez étonnant parce qu'une fois on prend la parole une fois on prend pas la parole moi je trouve que la parole présidentielle au moment de la fête nationale elle est utile elle est nécessaire donc de ce point de vue là je regarde à condition d'avoir quelque chose à dire naturellement si c'est une réunion qu'on a pour un propos qui ne dit rien de nouveau et c'est pas très intéressant mais sur les choses qui se préparent mais je trouve que il y a des moments forts dans la République il y a des moments qui sont incarnés et la fête nationale c'est l'occasion aussi pour le président de la République de s'adresser à la nation j'aurais préféré sur le principe en tous les cas que ça se passe comme ça on arrive au terme des 100 jours et parmi les textes qui étaient engagés il y a la loi immigration qui finalement ne sera pas présentée au mois de juillet comme ça avait été évoqué est-ce que ça veut dire que les discussions avec les républicains ont échoué non ça veut dire qu'elle se continue bon chacun sait ici que le texte sur l'immigration j'emporte une grande partie il faut avancer il faut discuter elles ont besoin de reprendre la main avec le gouvernement la discussion va s'ouvre est ouverte en réalité le Sénat a voté et la commission des lois voté un texte qui est existant qui est une base de travail intéressante la majorité sénatoriale a des positions il faut penser à ça le texte bien sûr est-ce que Céline rouge vous êtes prêt à aller revoir pour trouver un compromis avec le gouvernement notamment sur la question des métiers en tension il y en a une sur laquelle nous sommes très ferme c'est la question des métiers en tension elle a régularisation de personnes en situation irrégulière même si les critères sont assouplis parce pas obligé du socle nous disait qu'il était prêt à assouplir les chrétiens je pense que je pense qu'au-delà de tout on n'a pas besoin d'un texte législatif pour ça il existe un dispositif qui s'appelle l'admission exceptionnelle au séjour dans le pouvoir est confié au préfet qui se traite par voie de circulaire et Monsieur dupe peut parfaitement à son initiative prendre une circulaire que les préfets appliqueront on peut discuter ensemble des critères il y a pas de difficulté là-dessus mais nous n'avons pas besoin de texte législatif et je crois que si on fonctionne comme ça on a réglé 80% du problème puisque le reste du texte à mon avis on devrait aboutir nous en avons besoin cette nuit à l'Assemblée nationale les députés ont donné leur feu vert à une composition d'érections 3000 places de prison supplémentaires d'ici à 2027 c'est dans le texte justice parce que j'imagine que vous sentez ça veut dire qu'un accord va être possible sur ce texte oui j'espère bien justice je pense qu'on va aboutir à un accord et c'est absolument nécessaire on va pas redire tout ce qui se passe dans ce texte là mais sur le les lieux privatifs de liberté ça fait très longtemps que je peine sur la diversification de ceci il faut bien sûr des maisons pour les crimes ça pose pas de problème pour les délinquants il y a des moments où il faut la surpopulation carcérale n'est pas acceptable donc il faut de la place il ne faut pas renoncer à l'incarcération il faut des lieux de semi liberté il faut des lieux plus adaptés encore pour les mineurs dans la problématique qui se posent à nous quel est l'objectif c'est l'efficacité de la peine la peine doit être exécutée rapidement pour qu'elle ait un sens et si on doit priver quelqu'un de sa liberté il faut que en fonction de ce qu'il est et y compris de l'infraction commise on est des lieux qui soient adaptés connaissez pas utile d'aller mettre en détention provisoires dans un grand centre pénitentiaire un gamin ou un une personne qui a un prix modélinquant sur les gouvernement c'est parfois sur les collectivités qui ne jouent pas le jeu alors ça c'est une autre affaire c'est vrai que les collectivités rechignent à avoir un équipement pénitentiaire il faut travailler là-dessus je sais que c'est difficile j'ai les vécu sur mon territoire comme beaucoup d'autres mais il faut quand même avancer donc après peut-être faut-il qu'à un moment ou un autre le gouvernement elle est moyen entre guillemets d'imposer quelque chose parce que c'est l'intérêt national qui doit l'emporter et puis aussi des dogmes qu'il faut savoir donc il faut savoir sortir le lieu d'implantation faut être au Président on peut aussi imaginer que ce soit un peu à l'extérieur d'un centre-ville enfin tout de même c'est pas dramatique il y a un intérêt supérieur pour la nation donc à un moment il faut il faut avancer je crois qu'il faut être très clair là-dessus vous avez remis hier votre rapport après trois référendum indépendance quel avenir institutionnel pour l'archipel c'est la question sur laquelle vous avez travaillé on va voir les points de ce rapport avec Audrey [Musique] bonjour Audrey bonjour et Audrey françois-noëlle buffet a donc remis hier son rapport sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie on va en parler mais d'abord on va peut-être reposer les bases avec vous pour qu'on comprenne bien de quoi on parle oui la Nouvelle-Calédonie c'est un archipel français situé à l'est de l'Australie ancienne colonie c'est maintenant une collectivité d'outre-mer à statut particulier je vous explique pourquoi dans les années 80 la Nouvelle-Calédonie connaît de violents affrontements entre les indépendantistes et les loyalistes ceux qui soutiennent le maintien de l'archipel dans la République ça se termine par un drame celui d'Ouvéa et la mort de 19 Kanaks et deux gendarmes alors on signe les accords de Matignon ou Dino en 88 accord mise à jour avec les accords de nouvelles N en 1998 en résumé on met en place des institutions censées être temporaires on transfère des compétences de l'État aux collectivité et surtout l'objectif c'est que la population soit consultée par référendum sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie ces choses faites à trois reprises entre 2018 et 2021 à chaque fois le nom à l'indépendance l'emporte vous le voyez on vous a donné les chiffres mais il faut souligner que pour le troisième scrutin où on a un nom à 96,50% des voix il y a eu un appel au boycot des indépendantistes et en fait les suffrages exprimés ne sont que de 40% voilà pourquoi le chiffre est si élevé et depuis ces trois référendum et bien rien les discussions étaient bloquées depuis deux ans alors que le référendum devait ouvrir une nouvelle page pour la Nouvelle-Calédonie pour qu'elle puisse déterminer sa place dans la République je vous proposais d'écouter un son avant d'en venir une interview avant d'en venir à votre rapport c'est l'interview d'Élisabeth borne la première ministre après une tentative de reprise des négociations les échanges ont été incomplets en raison de l'absence d'une partie des forces politiques le processus que nous avons engagé aujourd'hui ne peut aboutir que si toutes les forces politiques calédoniennes y contribuent et François Noël buffet dans votre rapport vous faites donc des propositions quelles sont-elles Audrey alors vous appelez à une reprise de dialogue équilibrée où l'État joue le rôle d'arbitre car il y a pu avoir des incompréhensions qui ont bloqué les discussions avec des absences notamment l'idée d'un référendum de projet dont ce sont sentis exclus les indépendantistes et cette idée a été abandonnée vous le soulignez dans le rapport vous soulignez aussi l'absence de Sonia bacquesse la secrétaire d'État auprès du ministre de l'intérieur des décisions gouvernementales c'est important parce qu'elle fait partie des loyalistes et ça aurait pu être perçu comme un signe mais l'élément primordial ça concerne les inscriptions sur les listes électorales depuis les accords de Nouméa le droit de vote est réservé aux personnes inscrites avant 1998 cela devait permettre une meilleure représentation de la population canacte plus en plus minoritaire notamment au moment des référendum sauf que 1998 c'était il y a 25 ans ça exclut toute une partie de la population or l'année prochaine il y a des élections provinciales vous appelez donc dans votre vos rapports à revoir les règles avant cette échéance il en est de la démocratie tout simplement et puis j'ai une question un autre point de votre rapport vous soulignez les fragilités du système institutionnel que vous avez relevé au moment des auditions quelles sont-elles ces fragilités [Rires] c'est un sujet très important qui vu de métropole paraît lointain et pourtant il est essentiel pour les habitants de Nouvelle-Calédonie et il est essentiel pour la France les trois référendum ont lieu à la suite des accords de Matignon et de Nouméa et donc la Nouvelle-Calédonie a fait le choix de rester dans la République je crois qu'aujourd'hui c'est partager par tout le monde la question est quel niveau d'autonomie au sein de la République et quelle organisation et quelle nouvelle organisation tout le monde est prêt à parler et je dois dire que le travail qu'a fait le Sénat l'année dernière avec une mission nous sommes allés avec Philippe Bas et Jean-Pierre Sueur pendant une grosse semaine on a auditionné beaucoup de monde on a permis de renouer le dialogue jeudi on a permis parce que je crois sincèrement et finalement de remettre en jeu la discussion qui doit s'installer entre la nouvelle Kennedy enfin c'est représentants et le gouvernement première chose deuxième chose oui il y a plusieurs sujets vous les avez évoqué le corps électoral est un sujet majeur je rappelle qu'il y a trois corps il y a trois dispositifs en Nouvelle-Calédonie mais pour les élections provinciales qui ont lieu en principe en 2024 il faut évoluer c'est un sujet de débat et de discussion j'imagine que la discussion a redémarré et on devrait aboutir à un accord mais il y a aussi d'autres aspects d'organisation des institutions locales notamment du rôle des provinces notamment du rôle des communes que l'on veut renforcer puisque c'est elle qui finalement au quotidien font vivre tout le monde et ils y arrivent et ils fonctionnent très très bien et puis c'est la perspective qu'il faut donner à ce territoire la Nouvelle-Calédonie c'est des usines de nickel c'est une vraie richesse un lieu merveilleux et c'est une communauté une vie hors ce territoire perd des habitants maintenant depuis plusieurs années et sont issus économiques est en train de se déliter il faut donc redonner de la perspective et ce que l'on a dit c'est que même si l'autodétermination qui reste un principe qu'on constitutionnel pardon article 53 de la Constitution n'est pas à remettre en cause mais personne ne le remet en cause il est nécessaire qu'il se mette d'accord pour un projet qui s'inscrivent dans la durée pour donner de la de la visibilité à la fois aux dirigeants Calédonie mais aussi au moment d'économique qui reviennent sur place à la population qui reprend confiance et à ce salut commun que de dire ça mais à ce destin commun qu'ils doivent avoir ensemble et c'est de la confiance d'abord entre les uns et les autres c'est aussi comme il les disent du respect de l'humilité c'est ce que dit la coutume entre eux et on doit pouvoir avancer pour que ça marche il faut que l'accord il soit local et qu'il soit d'accord entre eux et ensuite le gouvernement j'allais dire donnera son accord facilitera les choses et nous parlementaires on fera le travail pour que la Nouvelle-Calédonie retrouve cette perspective vraiment c'est loin de la métropole mais c'est la France ce sont nos concitoyens et dans un domaine où la situation dans l'adopacifique est importante c'est aussi l'intérêt de pays c'est aussi l'intérêt de la France mais c'est aussi l'intérêt de nos concitoyens qu'il trouve ce cette capacité à vivre ensemble qu'ils font d'ailleurs au quotidien et les jeunes générations elles ont envie aussi après ces événements dramatiques avec une Nouvelle-Calédonie de tourner la page et de vivre les choses importantes il y a des actions qui ont été menées sur le timer qui sont passionnantes on n'a pas le temps de parler de tout le rapport mais j'espère que le voyage du président de la République va permettre justement voyage du chef de l'État fin juillet et dans votre rapport vous appelez un geste de décolonisation de la part du chef de l'État qu'est-ce que ça veut dire et qu'est-ce que pourrait être ça on parle singulièrement de décolonisation culturelle c'est-à-dire d'une évolution des esprits je le disais l'autodétermination est constitutionnel il le décideront quand il le voudront un moment ou un autre mais la décolonisation des esprits c'est le fait que indépendantiste et loyalistes et bien ce respectent dans ce qu'ils sont mais ils le font déjà en réalité mais le dis-je publiquement et que publiquement les choses soient faites il y a du il y a déjà eu des signes forts la poignée de main et cette statue sur la place de Nouméa les deux drapeaux qui ont été hissés sur la place de Nouméa Alicia qui d'ailleurs de notre collègue Pierre Frugier il faut le rappeler voilà c'est ça la décolonisation culturelle le président de la République a remis l'acte de possession que la France avait la Nouvelle-Calédonie il y a quelques années à Nouméa mais peut-être qu'il faut le faire un autre geste pour montrer que chacun se respecte et qu'ils ont un avenir commun et que c'était eux le construire se déplace en Nouvelle-Calédonie peut-être fera-t-il des propositions mais on pense que c'est utile à ce que les les choses continuent d'évoluer positivement le dialogue a redémarré depuis un an on doit maintenant être dans le concret si on veut que ces élections édules en 2024 merci directeur de la publication de Lyon Mag bonjour Alexis merci d'être là on va parler d'un dossier qui inquiète dans la région lyonnaise c'est la présence d'une pollution au Père fluorée oui c'est un sujet qui a pas encore de portée nationale mais qui selon moi mérite une mise en lumière vous l'avez dit les habitants du sud-ouest de l'agglomération lyonnaise on leur lot d'inquiétude récente que ça soit à cause d'un projet téléphérique ou d'une fusion de commune mais puis un an et demi beaucoup s'interrogent sur l'ampleur de la pollution au perfluoré alors ici la préfecture multiplie les analyses avec la DDPP et les résultats sont sans appel les œufs de poulailler de particulier de 12 communes sont contaminées par ces polluants éternels ce qui veut dire que les seules le sont également probablement à cause des industries voisines à François Noël buffet vous avez été le maire d'Oullins qui est l'une des villes qui est directement concernée par ses perles la population attend évidemment des réponses au plus vite des réponses sanitaires mais aussi légales et justement la loi d'encadrement des péfastes comme on ce qu'on appelle aussi a été repoussé deux ans ce qu'on prend pas trop le temps avant d'agir concrètement selon vous c'est un sujet important qui concerne la partie sud de la métropole le lion et les communes les dernières mesures qui ont été faites sur inquiétantes quand même puisqu'on est au delà des tolérances qui sont faites par les par les spécialistes il y a des interdictions d'ailleurs qui ont été prises par la préfecture il faut qu'elle soit confortée et il faut être très très ferme là-dessus le principe de précaution est essentiel on prend pas de risques mais on parle des œufs pour des œufs bien sûr mais on parle il y a des sujets de pour la grossesse pour les femmes qui sont enceintes pour les enfants enfin il y a beaucoup de sujets importants de santé publique donc là il faut être très ferme on discute pas et en revanche le texte il faut le faire avancer le plus vite possible on ne peut pas attendre c'est vrai que c'est un sujet qui pour l'instant est resté extrêmement local mais qui a une qui est un sujet finalement national parce que il est pas dit que ça n'existe pas ailleurs les origines des pollutions de cette nature sont essentiellement industrielles d'ailleurs et elles sont identifié il faut aussi que le monde industriel fasse des efforts c'est les rejets d'eau dans le fleuve dans la circonstance les rejets plutôt de oui nous dans le fleuve donc là il faut être très très ferme et si on doit avancer le texte il faut que le gouvernement le prenne en main tout de suite on est capable de se réunir la semaine prochaine pour reconstruire les bâtiments détruits à l'occasion des émeutes on doit bien être capable quand même de se retrouver rapidement pour traiter les problèmes sur des publics aussi important que cela en tous les cas je crois sincèrement puisque on voulait évoquer il y a un besoin d'informations publiques encore plus important me semble-t-il ça reste encore un sujet confidentiel j'ai des localement même s'il y a les mers sont au courant agissent bien évidemment mais ça mériterait une information me semble-t-il encore plus large [Musique] français était lyonnais c'est à la Une de Lyon Mag merci beaucoup Alexandrie d'avoir été avec nous on va dire un mot avant de se quitter pour sonner le buffet de cette interview ce matin dans Le Figaro de Laurent Wauquiez qui appelle Emmanuel Macron une forme d'union sacrée pas de quoi mais il souhaite surmonter temporairement les divisions et se mettre d'accord sur des grands textes c'est ce qu'il faut faire c'est ce que je pense la situation est-elle politique j'entends la fragmentation du pays j'allais dire la communautarisation du pays quel que soit la nature de la communauté d'ailleurs est-elle que on ne sait plus où est le destinational donc il y a besoin de le reconstruire et sur les sujets majeurs qui sont les sujets migratoires les sujets de sécurité et quelques autres grands sujets qu'on évoque plus suffisamment l'enjeu économique tout ce qui touche à la souveraineté de la France on a réussi à le faire programmation militaire nécessite que l'on ait des accords entre Jean responsable et républicain oui il le faut alors il faut avoir un discours clair là une fois de plus c'est comme pour la mission sur les émeutes c'est un discours de vérité parce que nous le devons à nous-mêmes c'est une chose mais nous le devons français à cette clarté s'ils veulent retrouver confiance dans le monde politique et dans le destin de notre pays il faut a perdu du mot qu'on est cet accord transparent clair et précis tous les républicains sont prêts à cet accord ecoutez je pense que tout son responsables en tous les cas pour ceux qui ont qui ont majoritairement la conscience de l'intérêt général sont bien sûr en capacité de d'être en accord avec ça je le crois sincèrement un Premier ministre issu de vos rang aussi ça veut dire d'abord un discours de transparence et de vérité ça c'est le point de base ensuite faut-il un Premier ministre qui dépendent de nous qui souhaitent chez nous ou en tous les cas proche mettons nous d'abord d'accord sur ce que l'on veut faire et sur le programme ensuite la personnalité qui incarnera le mieux et bien on verra mais ça peut être dans le Figaro et le Premier ministre se trouvait une ça peut être lui bien sûr ça peut être d'autres je veux pas fermer la porte mais ça peut être lui mais surtout c'est d'abord la discussion de fond il ne peut pas y avoir d'accord d'alcove pour des raisons X ou Y personnel le pas personnel c'est d'abord sur des sujets de fonds d'ailleurs les Français ne comprendraient pas qui dit qu'il n'y ait pas d'abord une discussion sur le fond et ils auraient bien raison de ne pas le comprendre et moi je soutiens le fait qu'il faut une discussion sur le fond et sur quel texte les sujets qu'on vient d'évoquer qui sont les sujets essentiels les migrations des huiles essentielles mais c'est pas le seul non plus on vient de l'avoir sur les forces armées on doit la voir sur la sécurité mais on doit la voir sur la souveraineté alimentaire on doit l'avoir sur le développement économique c'est tout ces sujets là sur l'éducation si on a un sur lequel il faut au-delà des autres sur lequel il faut avancer c'est le sujet de l'éducation ce que nous venons de vivre ne peut pas continuer comme ça qu'est-ce qui fait destin collectif qu'est-ce qui fait qu'on ait envie d'avoir ensemble le souhait de vivre ensemble et de développer notre pays et d'avancer quoi c'est ça moi je veux qu'on pose la question à quelqu'un le matin en lui disant c'est quoi d'être français c'est quoi le destinational pour vous c'est quoi le partage merci beaucoup d'avoir été notre invité pour cette dernière émission de la saison de bonnes vacances à vous aussi on vous retrouve évidemment on vous retrouve à la rentrée merci d'avoir été notre invité dans 20 minutes dans le club des territoires on reparlera du dispositif de sécurité annoncé par Gérald Darmanin pour sécuriser les festivités du 14 juillet on en parle tout de suite avec notre invité c'est la ministre Agnès Firmin le Bodo qui nous rejoint