50 ans d'Utopie ? Yann Arthus-Bertrand [ EN DIRECT ]
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Yan Artus Bertrand, bonsoir. Bonsoir. Nous vous recevons pour une chaîne internet qui s'appelle Syerview.
Nous sommes en direct. Est-ce que vous pouvez vous présenter succintement ? Yan Artus Bertand, 74 ans, photographe.
On vous savez, on vous a on vous a fait venir ce soir pour parler d'écologie, parler de votre dernier film Legacy, pour parler de perspective et de prospective et même peut-être un peu de futur. Comment est-ce que vous voyez notre futur ? J'en sais rien.
Je suis pas futurologue. Il y a des gens qui font beaucoup mieux que moi. Et c'est d'ailleurs c'est c'est drôle parce que quand on avait commencé le dans Legacy, on est les on commence par la grotte chauvon voit ces gens qui la avec des comment c'était magnifique l'histoire.
C'était magnifique. Oui. Et ces images 3D images 3D et on voit imagine ces types qui avec des avec de la graisse d'animaux, tu vois, dans la fumée dessin ces dessins qui ont 35000 ans.
C'est extraordinaire. Et ces types, ils savaient pas d'où il venaient et ils savaient pas où ils allaient. Et voilà, il vivent dans un monde assez hostile, même sauvage.
Alors que nous, on sait très bien d'où on vient et on sait très bien où on va. Et ça qui a été intéressant, ce que je voulais dire dans le film, enfin on l'a pas dit parce qu'on a dit autre chose, mais ça va toujours fasciner euh euh l'intelligence de l'homme quoi. Cette capacité incroyable qu'ils ont eu euh alors un animal qui était pas du tout doué, qui était qui avait pas de de griffe, qui avait pas une une peau solide, ben qui ont réussi à à coloniser le monde uniquement par l'entraide et l'intelligence.
Voilà. Et c'est ça l'histoire de l'égacy et aussi de commencer par cette histoire incroyable de l'homme sur la terre. Ça m'a toujours fasciné que ce qu'on a réussi à faire quoi.
Comment aujourd'hui l'homme a réussi à coloniser la terre et pratiquement supprimer tout ce qu'il y a pas tout ce qu' a plus pas humain sur la terre n'existe plus quoi. On est vraiment il y a plus que l'homme aujourd'hui. Alors l'homme sait où il va.
Alors il va où ? [rires] Mais il va vers un monde compliqué. Si on on croit ce que que dis ce que disent les scientifiques.
On va voir un il y a pas très longtemps. Il y avait un article il y a quelques jours sur le sur la météo en France par exemple. Mét France.
Oui, de météo France. C'est quand même incroyable. C'est c'est épouvantable ce qu'il raconte.
Il raconte que à la fin du siècle, si on continue comme ça, il y aura 4 à 6 degrés. Et 4 à 6 degrés de différence sur en France, bah c'est des problèmes d'alimentation, c'est des problèmes, on a même pas idée où où on va avec ça. Voilà.
Vous côtoyez souvent des puissants ou vous êtes invité souvent par des puissants ? Pas tant que ça. Pas tant que ça.
Pas tant que ça. Les politiques peut-être vous consultent. Pas vraiment.
Pas vraiment. Je je je connais beaucoup de politiques avec qui euh je parle. Non, je ne suis pas il consulte pas.
Je crois qu'on regarde mes films où on écoute les ce que les ce qu'on ce qu'on dit à la fondation. Mais je pense pas qu'on me consulte beaucoup. Non.
Les politiques avec qui vous discutez, il ils ont quel constat ? Mais je pense que l'homme politique aujourd'hui euh alors d'abord les gens que j'ai vu autour de moi qui s'intéresse le plus à l'écologie, c'est souvent des politiques femmes. Idalgo par exemple, que ce soit Valérie PCR que je connais un petit peu, je les ai vu écouter des conférences longtemps sont pianoté sur leur portable en s'intéressant vraiment à ce qui se passait et c'est pas étonnant d'ailleurs que on s que les les les grandes héroïnes de l'environnement c'est des femmes.
Et pourquoi ? Parce qu'il y a un intérêt pour l'avenir. Je sais pas, j'ai toujours été étonné.
En tout cas, ces deux femmes-là que je connais un tout petit peu s'intéressent à l'écologie et j'ai vu par exemple Valérie PCR écouter une conférence sur le changement climatique à la fondation pendant 1 heure en prenant des notes et en se concentrant. Voilà, ça m'a assez impressionné et je d'ur je je dis pour pour rigoler, je disais que pour la prochaine élection présidentielle, j'aurais bien vu un ticket PCR Sidalgo. Voilà, j'aurais bien vu ensemble.
Alors, c'est pas possible mais j'aurais bien vu deux femmes intelligentes ayant l'habitude de qui en dirigé des territoires importants capable de diriger la France. Vous votez ? Ouais, bien sûr, je vote.
C'est important de voter. J'ai toujours voté vert d'ailleurs depuis toujours. Sans doute peut-être plus par romantisque, par efficacité, mais je vote du monde.
J'ai voté du monde années 70. Donc tu vois, c'est pas d'aujourd'hui à l'époque où l'écologie n'existait pas quoi. L'écologie c'est pas c'était plus parler de jardinage quelque part.
Je me souviens dans le petit village où j'habitais, je je je voyais ma voix dans le journal. Il y avait une voix du mon c'était la mienne. 3 400 voix.
Quelle est votre votre perception des des partis écologistes en France ? C'est une querelle de clocher. C'est c'est de l'opportunisme politique.
C'est quoi ? Je les connais très peu en fin de compte parce que moi je en fin de compte ce monde politique, je me sens pas à l'aise du tout avec eux. Euh j'ai toujours voté vert, ça m'intéresse.
Euh euh le le c'était c'était Gemar ou Recard qui m'avait dit ça qu'on avait fait en interroger pour Yuman, qui disait que la méchanceté était une qualité en politique et malheureusement je pense que c'est il y a du vrai là-dedans et je vois chez les verts c'est même incroyable depuis en fin de compte je pas je l'ai dit tellement souvent mais ça m'a toujours déçu ce voilà c'est ces bagarres internes qui sont qui devraient pas avoir lieu et d'ailleurs c'est en train de changer Ça aujourd'hui il y a une espèce on c'est drôle parce que moi j'ai je parlais souvent de bienveillance de gentillesse et aujourd'hui les même les politique disent ces mots gentillesse et bienveillance peut-être que c'est voilà qu'on en a plus envie là avec le covid le le pays est pratiquement arrêté vous avec vos 75 ans, ça vous fait quoi ? Comment vous percevez ce séisme ? Est-ce que vous y alors qu'on parlait de pandémie quand même depuis longtemps et que on était au courant, je je pense qu'il faut faire le deuil du monde d'avant qui le monde d'avant ne reviendra jamais parce que ça nous a permis de réfléchir, de de voyager d'une façon différente, de communiquer les visoconférences, le la cette vision de de faire peut-être plus attention à l'autre, de se rapprocher.
Moi, j'ai eu la chance de faire un confinement chez moi à la campagne et je me suis beaucoup promené dans la forêt, énormément. Et je je peux te demander un truc en direct, c'est J'aimerais j'aim bien que tu me regardes quand je parle parce que Non non que je vois je te regarder tes trucs. C'est pas c'est ça c'est Je te dis gentiment, je pas je pas j'aime bien parler à quelqu'un.
Je t'explique là en ce moment tu es en train de parler à moi. Tu es surtout en train de parler à toute la communauté qui est qui est ploguée avec mon écran à droite. D'accord.
Et en fait, je vois notre communauté interagir en direct. Mais ce n'est pas un manque de respect. Non, c'est pas un manque de respect.
C'est que c'est bon, c'est pas grave. Et et c'est important pour nous, j'aime bien parler à toi. Voilà.
D'accord. Je me ferai un grand plaisir de te montrer sur le chat. D'accord.
On reprend. Je suis désolé. Non, mais toujours pas désolé, je te le disais avec je je bienveillance hein.
Euh et quand j'étais dans dans ma voilà, là on est bien, on se regarde dans les yeux. Quand j'étais chez je me suis beaucoup promené dehors pendant la pandémie. dans la forêt et je me suis interdit hein.
Comment c'était interdit ? Euh oui, non mais j'étais resté 1 km de chez moi mais un peu plus loin et il y avait personne dans la forêt. Et en fin de compte, j'ai pris conscience, ce qui est assez étonnant de la de la beauté de la forêt alors que moi mon métier était d'aller photographier les plus beaux endroits du monde.
Il m'apercevait que la beauté évidente, elle était à côté de chez moi tout simplement et que j'ai vécu pendant pendant 2 mois. et tous les jours dans la forêt, j'ai vu la le printemps [raclement de gorge] arriver, j'ai vu les animaux sortir et et c'était vraiment cette harmonie qu'il y avait dans la forêt était magnifique mais vraiment. Et et quand je suis rentré chez moi après quand au bureau en Boulogne, je trouvais toutes je trouvais les villes moches.
Je trouvais que les rues étaient moches, les magasins étaient moches, quoi. Cette beauté évidente, ces beauté de la vie naturelle, harmonie cette harmonie incroyable. Elle était dans la forêt autour de chez moi et c'est drôle que j'arrive à 7 74 ans pour me rendre compte que cette beauté évidente, elle était chez moi autour.
J'ai passé ma vie à le chercher, pas ailleurs mais enfin, elle était là aussi et ça m'a impressionné. Alors bien sûr je pense que la crise économique qui va qui va devant nous va être terrible, compliqué et que ça va être difficile à gérer. Voilà, je suis comme tout le monde, je fais du film, je fais de la production, tout est arrêté, on peut plus tourner, on est en train de faire un film sur les par exemple sur les 150 de la convention citoyenne et que c'est très difficile de filmer les gens avec les masques.
Donc on a dit qu'on allait qu'on allait pas continuer. Donc on attend que que parce que ce qui a ce qui est formidable la convention citoyenne et qui m'a sidéré qui m'a vachement intéressé c'est que tous ces 150 français qui ne qui ne connaissaient rien à l'écologie choisis un peu par hasard sont devenus encore plus radicaux que moi je je suis et ça m'a fasciné comme ils parlent auprès de leurs amis auprès de la les gens de leur famille comme ils sont convaincus maintenant de leur responsabilité de citoyen et de choses qu'ils ont appris pendant ces sep weekends. Et je pense qu'on devrait tous avoir cette espèce de formation sur l'environnement, l'écologie et si les politiques l'avaient, je pense que sans doute qu'il se sentirait peut-être un peu plus concernés.
Je je j'imagine. Est-ce que tu les Est-ce que vous les sentez coincés les politiques ? C'estàd qu'ils sont peut-être concernés mais ils sont coincés.
Leur marge de manœuvre est-elle aussi épaisse qu'une feuille ? Moi, j'ai une vision de c'est je passe mon temps dans toutes mes mes conférences quand j'en fais après le film. Il faut monter le film en politique et les lobby et Trump et le Brésil et les Chinois quoi.
C'est c'est toujours la faute des autres. Aujourd'hui, je pense sincèrement que l'homme politique est le reflet de de notre société. Ils ont été élus.
Il nous ressemble en fin de compte. Quand il y a la marche pour le climat, on est 50000 dans dans Paris. On est content d'être 50000.
Quand il y a l'arrivée de la coupe du monde, on est 3 millions dans la rue. Je pense quand on sera 3 millions dans la rue à à manifester contre le dérèglement climatique, bah les politiques seront avec nous. Aujourd'hui, je crois qu'on parle beaucoup d'environnement, beaucoup d'écologie, mais on n pas encore on n'est pas prêt à accepter des contraintes, on n'est pas prêt véritablement à faire des efforts.
Très peu de gens le sont parce que on vit tous de la croissance. On vit de la croissance. C'est la croissance qui euh qui paye les hôpitaux, qui paye les écoles, qui paye les fonctionnaires et on a besoin de ça pour vivre quoi.
Et donc le le discours des écolo, de vivre mieux avec moins, de dépenser moins de pétrole, bah c'est c'est le mot épouvantable que tout le monde déteste, ce mot de décroissance quoi. C'est la c'est presque un mot mal élevé qu'on a pas le droit de dire, de post-croissance. Il fall bien falloir qu'on s'y habitue obligatoirement et personne n' envie de c'est difficile mais moi le premier hein je je voilà dans ma fondation je vis avec des mé tous imbriqués un peu là-dedans c'est difficile de changer.
Euh voilà et je pense que l'homme politique est le reflet de cette angoisse. Et pourquoi l'homme politique il a été élu ? Il a été élu pour préserver l'emploi, le pouvoir d'achat, le point de croissance, le grad absolu de tout homme politique.
Et le point de croissance n'est pas bon du tout pour l'environnement. On le sait tous. Voilà.
On s'est toujours sorti d'une d'une récession par une augmentation de consommation énergétique. Là, on est dans une grosse grosse récession. H on va pas pouvoir faire comme on a fait depuis les 100 dernières années.
Vous voyez comment le peuple appréhendait la transition écologique alors que les gens ont du mal à travailler, ont du mal à s'alimenter, ont du mal à trouver du travail. Mais je te pose des questions impossibles là que personne ne connaît la réponse à ça. Ça fait un quel moment qu'on en parle et je suis pas capable de répondre à cette question.
Je sais simplement que moi mon travail c'est d'essayer de d'amener la conscience psychologique au cœur quoi. Qu' faitin que de qu'en permanence on soit qu'on réfléchisse voilà comment dans ma vie au quotidien je peux je peux donner du sens à ma vie. Et ce qui est intéressant aujourd'hui, c'est cette époque actuelle nous permet à tous donner du sens à notre vie plus facilement qu'avant.
Je pense qu'en tout cas c'est une réflexion, on peut tout savoir et donner sens à sa vie. Qu'est-ce que je peux faire pour améliorer le monde dans mes dans ma vie quotidienne et qu'on soit journaliste comme toi ou qu'on soit journaliste non que soit bon pas journaliste que soit pasiste comme toi que soit [rires] voilà ou qu'on soit photographe ou réalisateur comme moi ou qu'on soit chauffeur de taxi ou architecte ou chacun a le pouvoir de changer le monde autour de lui et ça c'est quelque chose qu'on qu'on doit accepter tout ce qu'on a on peut le faire et voilà et qu'on a tous le pouvoir de changer le monde à sa façon et c'est même un devoir et je pense que on peut tous le faire avec notre nos nos votes, ce qu'on achète, ce qu'on fait. Voilà.
Et réussir sa vie professionnel, c'est pas très difficile, mais réussir sa vie d'homme, c'est beaucoup plus compliqué. C'est difficile quand même en ce moment de réussir sa vie professionnelle. Je dépend mais Oui, bien sûr.
Bien évidemment, quand on est jeune, quand on est jeune, quand on a 20 ans, quand quand on a déjà du mal à s'alimenter, quand on se fait expulser de sa chambre d'étudiant, alors euh on vit en France. Mais en France, en France, moi je m'occupe d'un orfelina Brasille. C'est pas pas la même chose hein.
Quand vous êtes en France, on est comme un pays, même s'il y a des gens qui ont pas les moyens, on a quand même on est quand même une chance incroyable dans ce pays avec une éducation gratuite, avec la santé gratuite. Quand vous habitez euh à Brazaville et que vous saabz dans des pays où il y a pas de travail, où il y a pas de service de santé, où il y a pas d'éducation, il y a pas de démocratie, bah vous avez qu'un rêve, c'est de vivre, d'aller rejoindre ce pays incroyable. On se on n jamais content, on se plaint tout le temps.
N'empêche qu'on vit dans un paradis pour ces gens-là et on a tendance à l'oublier. Je suis un privilégié, je le sais. Il y a des gens qui souffrent beaucoup plus que moi, mais dans mes voyages, il en vu pas mal de gens et surtout m'occupe point d'association et des gens qu'on a vraiment besoin.
On est quand même dans un pays assez protégé et même aujourd'hui euh c'est difficile de de se projeter, mais ça a toujours été difficile de se projeter qu'on a 20 ans, qu'on le monde est devant nous, qu'est-ce qu'on va faire ? Et puis aujourd'hui peut-être aussi c'est plus compliqué parce que cette pandémie peut-être nous a fait réfléchir est-ce que quel métier je vais faire quoi est-ce que je vais C'est important d'aimer ce qu'on fait c'est même primordial d'être passionné par son travail et c'est c'est c'est plus important qu'avant. Donc on va pas prendre on va pas prendre un métier où tu tout où tu n'es pas bien.
Euh en tout cas moi c'est ce que je pense c'est quand je vois moi j'ai beaucoup de jeunes qui viennent me voir je refuse jamais un jeune qui veut faire de la photo, qui vient qui veut me parler même et je leur dis mais si tu as envie de le faire-le quoi. Mais il faut que tu as envie de le faire et surtout c'est tellement important d'être de faire un métier que tu aimes, de de te sentir heureux dans ce que tu fais utile de te sentir utile. Alors j'ai pas toujours été comme ça hein.
C'est avec en vieillissant on essaie d'aller plus peut-être à l'essentiel. départ, vous étiez comment ? J'étais très con.
Très très con. J'ai été j'étais vraiment un gosse en guerre contre la J'étais vraiment un gosse en guerre contre ma famille, contre j'avais j'étais viré toutes les écoles. J'étais vraiment quelqu'un de difficile.
Je suis parti de chez moi très tôt. J'aurais pu très mal tourner. Puis bon, j'ai eu la chance.
J'ai fait un j'ai fait du cinéma, j'étais acteur quand j'avais 18 ans. Et c'est drôle parce que euh le encore aujourd'hui euh je dis souvent aux jeunes, faut pas avoir peur de sa chance. La chance, elle passe pour tout le monde.
Faut pas en avoir peur. Faut pas avoir peur de cette chance qui passe. Moi j'ai passé ma vie à attraper la chance quand elle passait.
Et je je me souviens, je voulais je c'est l'époque où j'étais fasciné par le cinéma. Je voulais faire du cinéma. J'étais au cot de Boulogne Bill en cours et euh j'ai commencé à balayer.
Après, j'ai commencé à faire les ventous, c'estàd pour empêcher que les voitures se se garent il y avait des tournages. Je suis devenu 3è assistante, amène les cafés puis après je deuxème assistant puis un jour j'ai fait un un un un test pour un film d'acteur avec des inconnus. Je me suis retrouvé à Saint-Tropé en tournant un film avec Michel Morgan.
Euh et j'étais fou de cinéma quand je me souviens quand j'avais parti de chez moi, on ne savait pas où dormir, on dormait dans les cinémas. On rentrait par les portes de sortie et on dormait dans les cinémas. C'est c'est inimaginable maintenant.
Et j'ai vu comme ça que j'ai vu Citizen Ken une vingtaine de fois. Donc j'étais très marqué par ce cinéma. Je voulais faire du cinéma.
J'avais la grosse tête. J'étais un très mauvais acteur. Donc j'ai pas j'ai fait qu'un film.
Voilà, j'en ai fait un deuxième au 16 117 par la suite et voilà et je suis tombé amoureux de la mère de mon meilleur ami qui avait 25 ans plus que moi et je suis parti alors j'avais une famille très aimante, une famille ouais des gens bien mais je me suis étais pas du tout à l'aise avec le carcan religion tu vois j'étais fou quoi. Je pense qu'il y a un âge on est on est on est voilà on a envie de tout casser. Je faisais partie de c de ces gens-là. la société qu'on nous proposait ne me plaisait pas.
Et donc j'ai eu la chance de rencontrer cette femme qui m'a beaucoup aimé et qui m'a fait confiance. J'ai créé avec elle une réserve zoologique dans l'allié. Elle avait pas beaucoup d'argent, elle avait un vieux château, une grande propriété et je voilà et pendant 10 ans, on a monté une réserve zoologique ensemble.
C'est là vraiment où j'ai découvert ma passion pour le monde animal et la nature. Donc c'est cette femme qui m'a voilà qui m'a qui m'a fait confiance. Voilà.
Vous mangez de la viande ? [rires] [souffle coupé] Je mange de moins en moins de viande. Je suis pratiquement végétarien et et je je c'est vraiment un combat c'est compliqué la la D'abord ce qui est intéressant c'est que quand tu es écolo, tu sais très bien que manger la viande c'est pas bon pour l'environnement.
On va on passer autre chose directement par Allez, on y va. Et euh et depuis l'an 2000, on en parlait tous et je me souviens d'avoir été en 2012 à Rio et d'avoir vu un film qui s'appelle Alma qui est un film qui est gratuit sur YouTube. C'est par un réalisateur formidable, un français qui a fait aussi un film Green sur les arents Outant.
Et ce film, je regarde le film et en sortant du cinéma, je je dis je deviens végétarien et d'un seul coup ça te prend et tu tu as plus envie quoi. C'est quelque chose de qui qui est naturel et tu es content d'être végétarien. Et c'est drôle parce que 2 ans après, je rencontre un de mes assistants qui était avec moi à ce moment-là qui était devenu végétarien le même jour que moi et on l' on se l'était pas dit.
Comme quoi de temps en temps il y a des films, il y a des moments dans ta vie qui sont bien faites et qui te saisissent. étudiant végétarien ou alors je suis je fais que de temps en temps des euh voilà, je quelquefois je suis pas toujours végétarien mais voilà, je mange très très peu de viande, pratiquement jamais. Et mais plus que le problème écologique, c'est la souffrance animale.
Je dois reconnaître que quand je vois les films de L2, L214, c'est quelque chose. Sébastien, bonjour. Comment on passe un bonjour à Sébastien.
Ouais. que je trouve que il faut un travail formidable et que je ne supporte plus la souffrance animale. Je dois reconnaître que derrière la viande, je vois ce qui se passe et ça me et et c'est très étonnant d'ailleurs comme comme on est peu là-dedans en fin de compte, on est bon, ça commence de plus en plus.
C'est le 214 fait un travail incroyable. C'est les images, c'est les les derniers films qu'ils ont montré là sur une porcherie. C'est les images, tu même pas envie de les regarder quoi.
Ces cochons en train de pourrir dans le purin. Tu dis même comment est-ce qu'on peut en arriver là quoi ? Voilà.
Alors, je te coupe, on va rebondir sur L214 tout de suite. On a accusé de On a accusé L214 d'être sponsorisé par des lobby qui faisaient de la fausse viande complotiste. Comment le complotiste.
Le complotiste. Donc, ils ont été accusés de d'être financé par de par des des lobby qui faisaient de la fausse viande. Vous, on vous accuse souvent d'être sponsorisé par X ou Y milliardaires, X ou Y producteur d'énergie, X ou Y personne.
Comment vous vous percevez ça ? Comment vous vous réagissez face à ça ? Bon, j'ai toujours été beaucoup attaqué quand j'ai fait la terre vue du ciel.
Je me souviens c'était un livre c'était trop populaire. On m'avait m'avait dit que c'était des des photos des cartes postales qui n'avaient aucun sens. J'ai toujours été attaqué.
Toute façon, quand tu es écolo, tu es toujours attaqué quelque part parce que tu déranges. Voilà. et L214, c'est intéressant de voir comme le point valeur actuelle a repris ces ces ces conneries de financement comme si les les boîtes de viande industrielle, la viande chimique pouvait remplacer un jour la viande.
C'est inimaginable. Alors moi je trouve que j'ai une fondation et que quand on a une fondation ben il faut la faire vivre et donc on travaille avec des messes qui sont pas toujours non qui sont toujours je pense sincères. Voilà.
Je pense qu'on peut être un banquier et être sincère. Je pense qu'on peut voilà, je ne il y a pas d'un côté les très gentils écolos puis d'un côté les très méchants capitalistes. Voilà, on essaie de travailler ensemble.
Quand même des écolos sacrés cons, hein. Non, je suis bien d'accord avec toi. Voilà.
Non, mais il y en a autant des deux côtés quoi. Je veux dire et même si je me sens plus proche de ces cons là que les autres, euh voilà. Non mais je je suis plus c'est drôle parce que un moment c'était très fort ces attaques de mes mess aujourd'hui quoi.
Je pense que c'est beaucoup moins. Je vis avec voilà mais surtout ce qui m'intéresse c'est les gens avec qui je travaille je sente de la sincérité de l'honnêteté. Voilà tout simplement.
Récemment il y a il y a une agricultrice qui était pas très contente. Ouais ouais ouais. On a lu on a lu sa prose.
Vous vous l'avez lu, c'est très bien écrit d'ailleurs et je la connais pas. Alors, j'ai essayé de la rentrer en contact avec elle. Quel c'était leur proche ?
Les reproches, c'est sur le l'agriculture intensive américaine que je reprochais en me disant "nous en France, on fait pas la même chose." Voilà. Euh surtout qu'elle avait elle a fait un papier sur un sur le teaser du film et je lui ai demandé "Est-ce qu'elle avait vu le film Moi je connais, j'aimerais qu'elle me répond qu'elle me réponde.
Non mais c'était assez étonnamment. Je ça ne j'accepte ça. Je comprends le je comprends que quand tu es paysan aujourd'hui que tu gagnes pas bien ta vie.
Il faut faut savoir que de tiers de paysans gagnent pas le SMIG. Il travaillent travaillent pas 35 he par semaine. Voilà c'est d'agriculture intensive dans lequel ils sont complètement prisonniers les rendent pas forcément heureux et je comprends leur colère.
Donc quand le le le français le le l'Arthus Bertrand, le l'écolo parisien se permet de critiquer leur travail, je comprends qu'il y a une certaine colère maintenant. 400 € de l'heure. Voilà.
Exactement. Exactement. Ça c'est je ça je l'ai entendu.
Il réentendu. Mais il faut il faut savoir aussi quand je faisais de l'hélico dans [raclement de gorge] bon, on va pas revenir là-dessus mais non mais on a le temps de quand j'ai fait la terre du ciel, c'est sûr que je ferai plus je ferai plus la même chose aujourd'hui bien évidemment. Aujourd'hui, il y a les drones et quand j'ai fait et ce qui est assez étonnant et et c'est que quand j'ai commencé ce travail de la terre vue du ciel en 92, je me souviens, je vois le je vois le le dans le journal la conférence de Rio en 92 et je me dis j'ai envie de faire un grand travail sur la terre et très inspiré par mon copain Salgado qui est un photographe voilà brésilien formidable qui a fait un travail sur la main de l'homme et je me dis je vais essayer de faire un travail sur le sur la beauté du monde.
Et donc je pars avec mon hélico. C'est un travail qui a changé ma vie quoi. Mon hélico.
J'essayais péniblement de trouver les moyens parce que j'avais pas d'argent, j'ai hypothéquis ma maison. Mais je savais que c'était aussi un un travail qui me que je faisais un travail qui qui allait devenir une œuvre. J'avais envie de faire un travail long salutaire.
Ça me Et les moments où tu sais que tu commences dans un travail et que tu sais que ce travail te dépasse un petit peu, tu dois aller au bout. J'avais une équipe géniale avec moi et pendant 8 ans on a survolé le monde en essayant de comprendre un petit peu et c'est un travail qui a changé ma vie parce que je suis parti pour faire la beauté du monde et je suis au bout d'un an 2000 j'étais devenu un activiste. J'ai rencontré j'avais j'étais passionné d'un des d'un livre qui s'appelle le World Watch Institute où chaque année il y avait un livre à cette époque il sortait aucun livre sur l'écologie.
C'est incroyable alors qu'aujourd'hui il en sort cinq par semaine. Et et donc je je me passionne pour la révolution verte, pour le pétrole, pour la pauvreté, pour le les les les engrais, tout ça me passionne. Et donc je survole le monde en essayant de raconter une histoire du monde et je rencontre des scientifiques.
Je rencontre tous les scientifiques sont inquiets déjà dans cette à ce moment-là. Et à ce moment-là, on ne parlait pas du tout de changement climatique. Le changement climatique est arrivé avec le film d'Algor.
Voilà. Et et donc je la vérité qui dérange la vérité qui dérange en 2003 2004 2005 à ce moment-là on a commencé vraiment à en parler et moi je fais la terre vue du ciel je fais mon premier livre sans dire un mot changement climatique et si je me souviens très bien quand j'ai fait l'exposition rue de médicis d'un jeune touriste allemand qui vient me voir qui me dit mais est-ce que vous avez pensé aux énergies fossiles de votre hélicoptère je dis quoi et donc il me raconte l'histoire et je et en effet voilà je découvre ça on en parlait pas alors peut-être que pourtant Kyoto existait mais voilà dans les dans les les gens que je rencontre parlait pas de changement climatique, je dois que reconnaître et c'est vraiment quand Algor est arrivé que ça a commencé, on a commencé à beaucoup en parler. C'est là-dessus, j'ai commencé avec le le qu'on a fait l'émission V du ciel sfant de on a commencé à compenser le Carbone.
Voilà quoi, on a vraiment pris ça à bras le corps et on a faisait attention. Voilà. Donc on a vu quand on a vu Legacy, il y a il y a une phrase vraiment qui m'a touché au cœur.
Merci. C'est la souffrance de ceux qui savent. Oui, exactement.
Et je pense que Greta elle a en elle ce cette souffrance de ceux qui savent. Quand on sait, on n'est plus le même. D'ailleurs, il y a un film que sort un de mes copains qui s'appelle Emmanuel Capelin qui s'appelle Quand on sait.
Et je [grognement][raclement de gorge] crois qu'on sait qu'on sait vraiment qu'on y croit, on n'est plus le même. Et c'est pas facile de savoir. C'est beaucoup plus facile de pas savoir.
C'est pour ça qu'on continue dans cette dans cette piste de croissance parce qu'on on veut pas le savoir. Et et je pense que Greta elle porte en elle Greta porte en elle cette souffrance. L'écoanxiété chez les jeunes, c'est la j'en connais pas beaucoup qu'il soi aussi en Mais vous imaginez quand vous avez 20 ans aujourd'hui et que vous regardez vous regardez le rapport du GC, vous imaginez vous avez 20 ans, vous parle de la 6e extinction.
Vous imaginez aujourd'hui quand on vous parle de que en 2070 3 milliards de gens ne pourront plus vivre l'endroit où ils vivent à cause du réchauffement climatique ? Vous imaginez de de vivre avec ça ? Alors bien sûr comme personne n'est inquiet, il sont ils le sont pas tant que ça mais qui est une colère, je le comprends tout à fait.
Alors là et je serais sans doute moi aussi plus en colère. C'est drôle parce qu'il y a pas très longtemps, j'étais dans une conférence avec Nicolas H. On était Nicolas, il parle formidablement d'écologie, il sait parler quoi.
Il a il avait amené un souffle et après on tend le micro et euh et on me dit "Qu'est-ce que tu veux dire ?" J' arrivais, j'ai du mal et j'ai dit pardon. Et là, il y a eu vraiment un moment de silence et j'avais dit le mot juste.
Et l'autre jour, j'ai montré les gassis à ma vieille tante qui a 92 ans. Elle a rien dit et elle m'a dit "Est-ce qu'ils vont nous pardonner ? fort.
Alors, on a on avait choisi au départ un titre qui était quand les jeunes se vengeront et et on l'a changé ensemble et et il y a une question en internet sur mon écran à droite, je vais je vais je vais te la lire. C'est le titre c'est 50 ans d'utopie mais c'est 50 ans du passé ou c'est 50 ans à venir ? Ben c'est une bonne question.
C'est bien sûr 50 ans à venir. Je pense qu'il y a un nouveau monde à inventer et que est-ce qu'on va avoir la volonté ? Est-ce qu'on va avoir le courage de le faire ?
C'est Algor qui dit est-ce que est-ce que est-ce qu'il savaient est-ce qu'ils ont été assez courageux pour tout changer ou est-ce qu'ils savaient qu'ils ont laissé faire les choses ? Voilà. Qu'est-ce que les jeunes nous diront ?
C'est tout est là quoi. Tout est là. On écoute un petit peu Sensimilia et dans dans une de ses chansons, il dit "Heureux les simples d'esprit, aujourd'hui j'ai compris comment Yan Artus Bertrand il fait pour être heureux quand il voit des catastrophes partout, quand il survole des des élevages avec des Comment on fait pour être heureux C'est euh d'ailleurs comment je fais pour être heureux ?
D'abord c'est un devoir d'essayer d'être heureux sur terre hein. C'est on on doit tous essayer. Ça c'est pas facile parce qu'on on est rattrapé par la ville les emmerdes au quotidien.
Euh et et c'est vrai quand tu as des petits enfants euh quand tu comme moi, tu es passionné d'environnement, d'écologie, c'est lourd tout ça en fin de compte. Ça travaille la nuit. cette moi je et et d'avoir fait ce film Legacy m'a beaucoup euh euh je savais pas comment m'en sortir de la fin du film, tu vois.
Et à la fin du film, j'essayé d'être honnête, de dire vraiment ce que je ressentais. Euh est-ce que je suis heureux ? Ouais, je je suis pas heureux d'en parler.
En tout cas, je suis pas heureux de dire ça. Non, je suis pas heureux de le dire. Mais maintenant euh c'est les c'est drôle parce que le bonheur c'est des moments euh privilégiés dans ta vie.
Et et quand j'étais au Kenya par exemple, j'ai passé 3 ans avec ma femme là-bas. J'étais amoureux. J'avais de j'avais les les ces deux petits garçons qui emmené avec moi dont tu as habite tout à l'heure Baptiste, mon fils.
J'avais et et là je pense que j'étais vraiment heureux à ce moment-là parce que je vivais la vie que j'avais rêvé d'avoir, de vivre au milieu des animaux, de que ma famille soit avec toutes ces familles d'animaux. On connaissait les animaux, une espèce d'harmonie incroyable, ce qui est unique au Kenya. Et ça euh c'est une quelque chose que quel je cours après, c'est de retrouver cette harmonie avec les animaux sauvages qui n'ont pas peur de toi.
Quand par exemple, tu es tu sors de ta construit, tu construis ta maison en bois et tu as les éléphants qui passent devant ta maison qui n'ont pas peur. Tu as des des hippopotames en bas qui n'ont pas peur alors que ici chez moi Rambouillet, dès que je sors, je vois des biches au loin, elles sont terrorisées par moi. Le renard part en courant quoi. cette harmonie naturelle avec l'homme a complètement disparu et et j'étais heureux là-bas.
J'étais heureux parce que d'abord je faisais ce que je je rêvait de faire. Qu'est-ce qu'il y a de plus extraordinaire que de Il faut dire aussi que j'étais j'étais un cancre hein et que en France à cette époque-là, [grognement] j'avais décidé de passer une thèse, un doctorat sur le comportement des lions et j'avais appris qu'on pouvait passer un doctorat sans avoir aucun au zéro diplôme. Alors, tu ne peux pas tu peux pas enseigner mais enfin, j'avais un directeur de thè s'appelle Pierre Fer qui était un ami qui avait accepté que moi je le fasse en photo que ma femme écrivait et je faisais un espèce de doctorat quoi. un grand on l'a pas soutenu donc on n pas été au bout mais on a travaillé pendant 3 ans sur une une étude entre les lions du Massaimara et les lions du Seringetti et à ce moment-là j'ai été heureux véritablement et je l'ai pas j'ai pas profité de ce moment.
Il y a des moments où tu es heureux euh et tu le sais pas. C'est dire tu es bien, tu fais ce que tu as toujours rêvé de faire, tu as tu as tout le kit de de l'aventurier, tu vois là, tu vis au milieu des animaux. Il y a tu avais et en fin de compte des moments malheureux, tu t'en souviens toujours, mais les moments de réel bonheur, je pense qu'on en profite pas assez.
On n'est pas là et c'est vraiment une quelque chose que je que je regrette. Et maintenant d'ailleurs, c'est drôle parce qu'il y a des moments où j'écoutais l'autre jour mon fils, mon dernier fils qui voulait du piano et et je lisais le journal, il composait et il chantait. Je me dis mais c'est peut-être ça le bonheur quoi à ce moment-là quoi.
Tu es là écouter ton fils qui fait du piano et et c'est des moments faut profiter des moments de bonheur. Là est-ce que je suis heureux ? J'essaye.
En tout cas voilà, je vais prendre une question internet tout de suite. Vas-y, vas-y. Qui est un petit peu piquante puis après on va revenir sur notre conversation.
Yan Artus Bertrand, l'étard du consensuel politiquement correct. Que pensent-il des énergies en dehors du boboisme écologiste ? Du quoi ?
Du boboïsme écologiste. Sa version de l'énergie nucléaire par exemple qui est la vraie seule alternative d'énergie de masse sans dégagement de CO2 face au pétrole alors que 0.1 % des énergies vertes polluent. par exemple les panneaux solaires, les batteries électriques.
Oui, ça c'est un truc, tu vois, que je vais essayer de je voudrais développer dans une émission de télévision parce que aujourd'hui on est un peu perdu dans la voiture électrique, les éoliennes, l'hydrogène, green washing. Voilà. Non, c'est pas ça.
C'est que on est on sait pas très bien et qu'il y a toujours des pour et des contes. Tu as une voiture électrique ou les batteries ça pollue. Là, construire une voiture électrique coûte plus cher que mais plus de CO2 qu'une voiture normale.
Voà, j'aimerais savoir la vérité. Et donc en permanence, tu as le alors sur le nucléaire par exemple, moi j'étais très très antinucléaire très longtemps et je pense qu'aujourd'hui l'énergie nucléaire est une voilà est c'est une des solutions pour avoir une énergie elle est pas propre. Elle est pas propre mais elle est beaucoup moins que que des énergies fossiles.
Maintenant j'ai été à Chernobyl trois fois je sais ce que c'est qu'un dans le danger nucléaire. Il y a des il y a des déchets mais je pense que les déchets sont beaucoup moins dangereux pour moi aujourd'hui que les pesticides qu'on met par tonne dans les champs tous les jours. Voilà donc c'est pas une réponse très très juste certainement mais certainement que le nucléaire et d'ailleurs je je il y a sur Netflix un un sujet sur Bill Gates dans la tête de Bill Gates et la le dernier épisode c'est sur justement les petites centrales nucléaires.
Je sais pas qu où est la vérité qui qu'il est en train de développer en disant que voilà c'est la ça serait la solution de lutter contre gement climatique. Les anglais sont en train de plancher d'ailleurs sur les microréacteurs. C'est c'est difficile de et ça voilà j'aimerais bien faire une émission de télévision tu vois on on est en train d'essayer de on va le proposer à France Télévision comment euh le nucléaire voilà quel est parce que paraît-il c'est très difficile de démonteler une centrale.
C'est ça coûte très très cher. Donc on les laisse on abandonne ça sur place. Soit quel est le on sait pas très bien enfin quand il y a toujours un peu de secret autour du nucléaire et ça ser j'aimerais bien que ça soit décodé un petit peu ça.
Voilà. Ils savent pas les démonteler par contre savent faire des sarcophages. Exact. [rires] Non mais tu vois alors les éoliennes il y a des il y a des il y a du béton tout.
Personne ne veut personne ne veut avoir des éoliennes chez lui. Les oiseaux maintenant, moi je moi je trouve des éoliennes soit très beau des éoliennes bien sûr pas dans mon jardin si tu veux mais pourquoi pas d'ailleurs à la limite si c'est utile. Voilà même chose pour les panneaux solaires.
Il y a toujours des tu sais on on narrive pas à avoir un vrai consensus. J'aimerais bien qu'on décrypte ça, qu'on sache la vérité. Voilà.
J'aimerais bien en tout cas travailler là-dessus. On va parler on va sauter encore du du cocalan. Les modes d'action des écologistes, c'est bien les modes d'action des écologistes.
Par exemple, quand on va s'enchaîner à une station de charbon, quand on Ouais, mais je je bien sûr, c'est bien. Je pense que chacun le fait à sa façon, d'une façon différente. Voilà.
Bien moi je suis euh jamais je ne critiquerai les associations écologistes que ça soit les gens de Greenpeace ou gens de Nicolas Hul tout ça c'est c'est bien que ça existe bien évidemment on le fait d'une façon différente. Je vais [raclement de gorge] me faire l'avocat du diable. Vas-y.
Quand on voit certains militants aller caillasser des bouchées. Ouais c'est c'est pas normal. C'est ridicule.
C'est ridicule. Non. Ben bon mais il y a toujours des excès.
Voilà. Non, je pense que c'est pas juste tout simplement. C'est ridicule.
C'est quoi la meilleure action pour protéger la terre ? C'est de mieux consommer, de mieux voter. Non, mais d'abord, c'est déjà de prendre conscience.
C'est c'est c'est protéger la terre, ça veut rien dire. Protéger le biotope c'est d'essayer de conserver la vie telle qu'elle est sur la terre. Voilà. d'essayer.
On faut pas pas oublier quand même que quand tu entends Jokovici qui te dit ou d'autres scientifiques hein qui disent que voilà le climat qu'on a eu pendant 20000 ans [grognement] il est parti il reviendra jamais. C'est c'est c'est terrible d'entendre ça de savoir ce climat sur lequel on s'est installé qui qui est sur lequel notre civilisation s'est bâtie. Comment est-ce qu'on peut aujourd'hui accepter ?
Et ce qui est terrible c'est que on continue comme avant. C'est-à-dire qu'on sait ce qu'on doit faire mais on fait le contraire. Comme le fumeur quand j'ai quand comment comme le fumeur.
Oui, un petit peu. Quand j'ai fait le film home, on consommait 90 millions de barils de pétrole par jour. Aujourd'hui, on en consomme 100 millions.
Donc on on fait c'est un peu incohérent. Et toutes les énergies renouvelables qu'on a, il y en a énormément. se sont additionné aux énergies fossiles, ell se sont pas soustraites.
Donc il y a un problème. Voilà, on est dans un on est on est dans l'incohérence totale. Question internet et et je vais finir sur le l'accord de Paris.
Ce que je dis dans le film qui est assez quand même flagrant d'abord, c'est que dans l'accord de Paris, il y a pas le mot énergie fossile, il y a pas le mot pétrole, il y a pas le mot gaz, il y a pas le mot charbon. Sinon, les pays producteurs ne signaient pas. Tu dis c'est pas possible.
Et euh et on doit euh pour l'accord de Paris en 2050, chaque français devrait émettre 2 tonnes euh de voilà de CO2 de carbone par an. Aujourd'hui, on a environ 12 tonnes. 12 quoi.
C'est avec ce qu'on importe et on voilà et on a rien fait depuis les 5 ans qu'on vient de signer. Alors tout le monde dit "Ouais ouais. Alors Trump c'est un salot, il a pas il a il veut sortir.
Mais nous qu'est-ce qu'on a fait nous ? Qu'est-ce que j'ai fait moi en fin de compte ? Ça qui est intéressant, c'est ce que je fais moi.
C'est pas ce que fait l'autre. Et et c'est c'est ça que j'avais envie de dire aujourd'hui, c'est faut arrêter de penser que c'est toujours l'autre qui va faire pour toi. Voilà.
Et qu'est-ce quelle est ma responsabilité ? Qu'est-ce que moi je peux faire ? Je suis loin d'être parfait mais de reconnaître que j'ai pas bien fait, c'est important.
Question internet. Le capitalisme est-il compatible avec la décroissance ? Quelle alternative lui semble envisageable ?
Mais tellement compliqué comme question. On vit le capitalisme, on vit tous du capitalisme ici. Voilà.
Qu'est-ce qui voilà, on le sait tous. Donc c'est le capitalisme qui fait vivre qui fait vivre le monde en fin de compte. Changer un nouveau système, j'en sais rien.
Je c'est c'est des questions compliquées ça, tu vois. Moi je je Tu es pas venu pour pousser un cad hein, ça c'est sûr. Non mais je j'ai pas la réponse.
Faut il y a des gens bien plus intelligents que moi qui peuvent lui répondre à tout ça. Et d'ailleurs personne n'a la réponse bien sûr le fond. Même les plus grands économistes qui ont eu le prix Nobel sont bien trompés là-dessus.
Ça c'est une certitude pour développer le le la conscience écologiste. Mise à part regarder vos films, euh il y a des gens à suivre. Quel quels sont vos philosophes ?
Quels sont vos auteurs ? Quels sont vos d'abord maîtres à penser ? Il y a il y a un grand tissu associatif formidable en France. et des millions de gens qui s'engagent qui dans le bénévolat font des choses formidables et aujourd'hui les l'écologie est forcément humaniste.
Je crois que c'est une écologie qui s'occupe des autres parce qu'en fin de compte d'avoir cette conscience amoureuse de la vie tout tout simplement ça ça concerne les animaux, les pompes, ça concerne aussi les gens. Et sans doute que le le les écolos ont peut-être oublié ça que d'abord d'aimer d'être écolo, c'est bien sûr d'aimer les animaux, d'aimer les armes, mais c'est aussi d'aimer les gens quoi quelque part. Et euh il y a tellement de gens qui font des choses formidables, des gens qui s'engagent et ben c'est gens-là qu'il faut suivre.
Il y en a on a toujours autour de soi, tu as des gens qui font des choses pour les autres. C'est vachement important. Et c'est c'est moi je suis en grande admiration devant tous ces gens qui d'une façon bénévole sont été interrogés chez toi de passer devant une caméra qui font des choses tous les jours au quotidien sans en parler.
Et moi je me moi j'ai ma vieille tante qui a 102 ans euh qui besoin de retraite que j'adore qui est une bonne sœur formidable 102 ans lisant la croix tous les jours, décryptant la croix tous les jours, le journal La Croix très intelligente et et je vais la quand je vais la voir il y a pas très longtemps, je vais la voir dans sa maison de retraite. C'est pas rigolo les maisons de retraite hein. Il y a des a ça sent le pipi, il y a des tas de couches dans les couloirs.
Tu entends les gens les gens hurler quand Alzheimer. Il y a pas que ça mais quand même quand tu montes l'escalier, c'est pas voilà et et je vais la voir et j'ouvre la porte et elle m'a accueill un grand sourire. Je lui dis "Mais comment tu fais dès que je viens pour avoir ce si grand sourire ?" Et elle me répond tac au tac tout de suite mais Yan c'est pas difficile, je pense pas à moi, je pense aux autres. [grognement] Et si tu veux, c'est quelque chose.
Moi, j'ai pas j'ai pas été j'ai j'étais pas du tout comme ça très longtemps. Aujourd'hui, euh j'essaie bah de de regarder beaucoup plus les autres que de me regarder le nombril. Et euh ça a changé ma perception même de l'écologie.
Euh j'ai beaucoup plus de bienveillance euh contre même les gens qui font des choses que je n'aime pas. J'accepte. Et c'est comme ça, je pense qu'il faut aimer les gens avec qui ne qui ne t'aiment pas.
C'est complètement con ce que je dis, mais quelque part, il faut savoir aimer les gens qui ne t'aiment pas. et et savoir aimer les gens qui sont pas exactement comme toi parce qu'ils ont pas la connaissance, parce que ils sont pas fait comme toi en fin de compte d'avoir fait le film Human, on l' on l'a bien montré et c'est quelque chose et c'est pour ça que je finis le film sur l'amour et sur la bienveillance. Je pense que c'est ça qui nous fera changer les qui l'espoir quoi parce qu'on est tout on est tous avec cette espèce d'empathie, cet amour incroyable pour tes parents.
Regarde les les enfants et après on perd ce côté d'envie des autres. Voilà d'aimer d'aimer d'aimer et d'être aimé quoi. Ça va ensemble tout ça.
On va sauter encore du Calan. C'est difficile de sauter du Calan avec toi. Pourquoi ?
Parce que c'est c'est chargé quand même. C'est Mais ouais mais c'est mouvant d'en parler. Moi maintenant tu vois.
Bon, compliqué là. [rires] Après ton film, il y avait des pubs que pour les bagnoles. Je te [rires] C'est vrai hein, le green washing.
Est-ce que tu as pas l'intention est-ce que tu as pas l'impression de temps en temps d'être instrumentalisé euh par une industrie qui utilise Dian Artus Bertrand comme une marque pour se dédouiner de de choses comme ça ? Je me fais l'avocat du diable. Oui, d'accord.
Bien sûr, tu as raison. D'abord euh la publicité dans le dans le film Legacy, moi j'avais demandé qu' qu'on l'enlève, tu vois. J'avais dit est-ce qu'on pourrait pas ?
Mais c'est une chaîne commerciale. Fallait accepter à partir moment où j'ai voilà donc je l'ai accepté. Je sais pas le gars qui qui dirige une une usine de bagnole qui a 50000 mecs à payer tous les jours, qui doit vendre des bagnoles.
Voilà son son rôle, son devoir d'essayer de protéger de l'emploi de l'emploi des gens. Donc ce n'est pas du green washing. On est je je suis plus là-dedans, je suis plus dans ce côté voilà le méchant capitaliste et le gentil ouvrier, c'est autre chose.
Non, mais bien sûr qu'il y a de la du cynisme et du scepticisme. C'est beaucoup de gens d'accord, faut l'accepter mais il y a pas que ça. En terme de d'investissement responsable, euh est-ce que toi de ton côté quand tu produis des films, tu te demandes des banques par exemple qui n'ont pas d'investissement dans les hydrocarbures ou qui ne vont pas faire de déforestation en Amazonie ou qui n'ont pas d'action dans l'huile de palme ou qui s'amusent pas à taper avec des pelleteuses sur les autant ?
Nous on a comme on a eu moi j'ai fait un projet comme partenaire qui était la BNP. Voilà. Donc on a longtemps été en conflit et on se bagarre et d'ailleurs dans la fondation Col Planet, on est toujours on dénonce ces choses-là, on dénonce.
Donc c'est pas parce qu'on a des partenaires qu'on va pas dire mais je pense qu'aujourd'hui il y a une véritable conscience de beaucoup de gens. Je pense que les banques françaises sont de loin sont pas les pires. Voilà. bah tu vois que tu tu lèves les sourcils.
Euh mais euh ce que ce qu'on ce qu'on dit dans le film est très juste, c'est qu'aujourd'hui le le pétrole c'est le sang de l'économie. Donc toutes les banques dépendent du pétrole, c'est évident parce que c'est le plus gros business du monde. Les banques dépendent du pétrole et peut-être aussi un peu des pauvres. [rires] Euh quand on on parle d'écologie, souvent on nous objecte ou là là les cmer verts, la dictature verte euh vous rendez pas compte, vous imposez, vous voulez nous imposer, on va perdre nos libertés avec l'écologie.
Tu préfères perdre tes libertés et arriver à vivre un peu plus ? Non mais tu vois les questions que tu me poses, qu'est-ce qu' veux que je réponde à ça Je t'ai dit, tu es pas venu pour un CAD, hein. Il y a une il y a une époque où on était beaucoup plus attaqué que qu'aujourd'hui.
Je me l'époque l'époque d'Allègre par exemple il y a pas si longtemps qui déignait le Oui. Le le climat scepticisme. Encore aujourd'hui, il y a très peu de gens qui nient le qui qui quoi que après mon film, j'ai comme reçu une trentaine de mails qui me qui montrent que le le rechainement climatique a toujours existé.
C'est dans le dans l'air du temps que l'homme n'est pas responsable. Blab bla. Il y a toujours des gens qui te répondent ça comme il y a des gens aussi qui te disent que l'homme que la terre n'a pas été faite en 4 milliards d'années mais qu'elle a été faite en 9 jours.
C'est des créationnistes. Je reçois des mails encore là-dessus encore aujourd'hui. Donc voilà, donc dès que tu fais un film sur l'environnement, tu parles d'une tu parles d'une longue époque, voilà, il y a une tendance, il y a une presse actuelle, c'est vrai, il y a des une presse de droite qui est souvent pas très maline là-dessus et qui est ce qui qui attaque Greta par exemple, elle est elle est manipulée.
Voilà, il y a des lobby derrière, on sait bien que c'est ridicule tout ça. Tu parles de Laurent Alexandre là ? Non non mais non, je parle de personne.
Trop facile. Quand quand quand on voit une une je dirais, je vais pas dire une gamine mais une adolescente s'en prendre plein la tête. Oui, mais tu sais la py à la limite de la psychiatriser ou toi toi le le je vais te manqu de respect mais le vieil ours qui a bourlingué qui a vu le le la merde ça te fait quoi de de voir d'abord j'ai d'abord je n'ai pas vu la merde quand tu survoles quand même une j'ai vu un monde d'une beauté incroyable d'abord quand on survole le monde le monde est toujours aussi beau il faut des gens me disent toujours.
Oui, bien sûr, tu vois des déforestations, mais tu vois aussi des des énormes forêts. Bien sûr, tu vois, en fin de compte, c'est les photos les photos satellites qui te montrent vraiment ce qui sont en train de se passer. Quand tuvoles la terre, c'est toujours une œuvre d'art, hein.
Faut faut il faut le dire, le la la mer plein de plastique, tu ne la vois pas. Les plages sont toujours aussi belles. Voilà, il faut bien sûr, tu vas tu vas dans des endroits quelquefois avec des ouragans tremblementaires, mais en gros, la terre est toujours une une œuvre d'art incroyable.
Chez qui était quoi la question déjà ? quand Greta se fait charger. Oui, Greta.
Alors, Greta elle a cette elle a ce elle a euh elle a pris conscience, elle elle a cette maladie qui lui il y a pas d'un côté euh voilà, elle est Asperger, donc si tu veux, elle est il y a pas de milieu, il y a le bon et le mauvais. Euh je je moi j'en connais quelques-uns à Spergurer et je le je le sais ça. Et donc elle il y a le bien, il y a la banalité du bien et la bé du bien.
Elle a choisi le bien et donc le mal elle le supporte pas et comme le mal et ben c'est le suicide collectif de l'humanité toute toute sa force, toute son énergie, elle elle le met au service d'essayer de sauver le monde comme elle comme elle peut le faire une fille de 16 ans. Et moi ce qui m'a vachement impressionné, c'est que euh quand on a sorti ce film Woman euh qui est un mon dernier film qui est euh qui est euh qui va d'ailleurs être le Journée de la femme sur la 5, qui est un film que j'adore. On a fait 2000 interviews dans le monde et j'allais le présenter à New York.
Tu sais quand tu fais un film et ben tu vas euh de jours à Montréal, une journée à Rio quoi. C'est ridicule. À New York ou Nations- Unies.
Oui. Non non à New York. Non pas Nations Unies.
Il y avait une première du film qui avait été organisée comme font les distributeurs quand tu fais un film. tu es distributeur dans le monde entier quand il disent des premières et tu avales et tu y vas et tu fais des photos sur un tapis rouge quoi. Des le grand classique et [rires] et je je vais à New York présenter le film et je l'avais pris euh un petit bouquin sur les discours de de Greta et en arrivant à New York, je me dis mais elle a raison quoi.
Et et à 73 ans c'est l'année dernière, je m'aperçois que je ne dois pas et en avion à New York présenter un film 2 jours. On peut le faire en vidéoconférence, c'était avant le et elle avait entièrement raison. Comme quoi euh et j'ai dit à ma voisine Anastasia Mikova qui est ma courisatrice, c'est la dernière fois je prends l'avion.
Elle me dit mais comment tu vas faire ? Moi de bord j'ai 74 ans, j'ai pris l'avion tellement je suis le premier. Si vraiment il y a un qui doit arrêter moi le premier.
Comme quoi cette fille elle m'a elle m'a voilà, elle m'a transpercé le cœur par son discours, par son honnêteté et elle avait raison. Et elle a raison. Alors après, on s'est foutu de ma gueule parce que bon voilà, c'est pas grave.
Ouais, c'est pas grave. On s'en fout. Le président d'Air France de l'époque Yan Artus Bertrand découvre quand il prend l'avion, il pollue.
Ouais, peut-être que je l'avais je je je croyais qu'on pensait que c'était suffisant compenser le carbone d'une façon nous on compense le carbone de façon solidaire et ce qu'on fait avec la fondation c'est bien puisqu'on donne on permet à des des gens qui n'ont pas d'énergie de faire de l'énergie avec des réservoirs de biogaz avec de la merde d'animaux et des déchets agricoles. arrive à compenser le carbone et à des familles indiennes de l'énergie, ce qui empêque la déforestation qui permet aux enfants d'aller à l'école. On on en fait des milliers et je suis très fier de ce programme.
Voilà. Ben, je vais te lire un commentaire qu'il y a sur notre chat. Ah oui, qui dit "Le jour où ces boomers comprendront que le seul discours audible de leur part, c'est des plates excuses.
Ils auront fait un grand pas." Mais je je Ils ont raison. Il a raison.
Il a raison mais on ne savait pas. Voilà, il a raison. que je vous dise d'autres.
Oui, bien sûr. Mais et je je vous présente mes plats excuses. Et ça c'est ça sert à quoi ?
Ouais. Maintenant ce qu'il faut c'est qu'on change tous, toi moi ensemble. Celui qui m'a envoyé ce ce Bien sûr, il a raison entièrement.
Raphaël. Raphaël. Mais Raphaël quand tu as raison.
Quand Camille Étienne est devant le MDEF. Ouais. Ouais.
Il dit il dit "Bon alors les gars, il va falloir moins travailler" et que tout le monde rigole dans la salle et que la nana censée être modératrice lui dit "Bon écoute, ici tu es au MDF." Ah oui, mais c'est mais elle était très courageuse, beaucoup d'admiration pour elle. Voilà. et Camille que je connais un petit peu et on a besoin on a besoin d'elle.
Voilà. Mais il y a espèce de cynisme, scepticisme, tu vois, qui est dans ce milieu d'affaires. C'est tellement plus facile de se moquer d'elle que dire "Elle a raison, qu'est-ce que je vais changer ?" Tellement plus facile de dire "Bah, c'est on va continuer comme avant." Est-ce que c'est plus facile de de pas y croire hein.
Quand tu crois pas, tu continues la vie au quotidien, tu manges de la viande, prends ta bagnole, tu prends l'avion, c'est facile puisque tu as pas conscience. Mais qu' jour où ta conscience, c'est plus pareil. C'est c'est difficile de le faire.
Est-ce qu'on va être obligé de passer par un événement en France difficile pour que les gens prennent réellement conscience genre une grosse clinique ? Pens des questions mais je ne suis pas un futurologue. Moi je vis au présent.
Je crois que nous tous ici toi comme moi, notre le métier qu'on fait a le devoir d'informer et c'est comme ça que ça changera. C'est tout. tout simplement, on a c'est une mission qu'on doit avoir et on doit tous être capable de faire quelque chose.
Et je répète qu'on soit boulanger, qu'on soit on a tout, on peut tous changer notre façon de vivre. À nous d'y réfléchir et c'est et c'est compliqué. C'est compliqué.
Je reviens sur le Covid qui est peut-être une réaction de la terre face à la mondialisation galopante. Euh, tu es prêt à sacrifier ta dose de vaccin pour un jeune ? Mais bien sûr.
Attends, moi j'ai fait ma vie à 74 ans, c'est bon. Ah oui, complètement. Ah ben moi, complètement.
Ah ben ça va, j'ai j'ai assez j'ai vécu. C'est c'est normal de mourir à mon âge. Ça va.
Ah non mais complètement alors là ça ça m'emmerderait. Mais complètement bien sûr et heureusement. Et je pense qu'on n pas les seuls et qu'on est beaucoup dans mon cas.
Vous êtes beaucoup dans votre cas. Ouais je pense qu'on serait capable. Bien sûr.
Bien évidemment, quand on paralyse toute l'économie pour au départ une bande de vieux H c'est quoi ? C'est quoi ? C'est protéger un socle électoral.
Non mais non mais là ça non mais non mais non je pense que un gouvernement ne veut pas se permettre de sacrifier. D'abord je pense pas que sacrifier des vieux parce que il y a quand même des jeunes qui sont malades aussi. Je connais pas très bien tout ça des jeunes jeunes malades et on voit bien aujourd'hui comme le virus bouge, l'inquiétude qu'il y a et on n'est pas sorti de l'emmerde et des emmerdes c'est évident donc je je fais aucune je fais aucune projection là-dessus non je pense que c'est normal de protéger nos vieux bien évidemment parce qu'on les aime.
Quelle quelle quelle analyse euh quelle analyse Yan Artus Bertrand il a sur Mais je je ne suis je enfin attends je vais faire une question simple. Je suis beaucoup plus con que tu crois. Tu crois tu crois toujours que je vais Bah, on n pas encore remarqué.
Ça tombe bien. [rires] Macron, pour toi, c'est quoi ? C'est une question conne ça.
Non, je pense que c'est un question euh Non, non, non. Je pense que c'est un quelqu'un de brillant euh qui essaie de faire le maximum avec ce qu'il est, sans une culture très écolo malheureusement. Et ça lui manque, c'est dommage parce que il aurait pu sur les pesticides par exemple, il aurait pu être devenir un espèce de quelqu'un qui qui a cour sur la chasse.
Il a pas été assez courageux mais mais je pense qu'il fait le job. Euh voilà, je pense qu'il fait le maximum et qu'ils essayent un maximum de de sauver des vies, de faire tenir le pays à bout de bras et j'aimerais pas être à sa place. Voilà.
Donc voilà. Donc c'est tout ce que je dis. Je n'ai absolument aucune animosité contre lui.
Et alors le problème qu'on a en France, c'est qu'on a pas confiance dans les gens qui nous dirigent. Moi, j'ai assez confiance. Parce que tu es vieux.
Ouais, peut-être. Peut-être que je suis vieux. Mais mais Oui, tu as raison.
Euh j'ai Oui, je pense que voilà, il y a il y a pas de malhonnêteté. Il y a là-dedans, il y a simplement l'envie de Je crois que le poste où il est quand même, j'espère que l'ego, l'ego est parti quoi, qu'il a pris conscience de de sa responsabilité et ce qu'il doit faire. Euh qu'il essaie de faire le maximum.
Voilà, je suis pas je suis pas dans voilà, on on va repartir sur l'écologie. Euh dans Legacy, au départ personne t'a invité. Au départ personne t'a invité pour Legacy.
Tu as eu du mal à diffuser ton film ? Non mais c'està dire que je je je veux ce que ce que moi je aujourd'hui j'essaie de dire la vérité, de regarder la vérité en face sans avoir peur et sans chaque fois se cacher derrière des espoirs parce qu'en permanence oui mais la conscience est là. Oui mais il y a l'hydrogène.
Oui mais il y a la tech. Oui, mais alors on va y aller, il y a les smart city, on est dans un espèce de monde où on s'est euh on s'autoperçoade, on est piqué au génie humain, on est certain qu'on va s'en sortir. Donc on continue comme avant.
Et donc ce côté un peu Pablo Serving, tu vois, collapsologue, parce que Pablo Serving, il a cette qualité incroyable, c'est qu'il est tellement charmant, tellement charmeur qu'il te parle, il est il est pas charmeur, il est doux. Oui, voilà, il est doux, il te dit des choses épouvantables sur la fin du monde et tu sors de là avec la pêche quoi. C'est quand même ça.
Oui, mais quand même, tu vois. Alors que moi, bon, j'ai peut-être je sais j'ai pas ce charme qu'il a formidable. Et euh moi, je parle de la fin du monde, quoi.
Je veux dire, c'est à la fin du film, tu vois bien ce que je dis. Et c'est pas marrant à dire ça, tu veux ? Et et qui a envie d'entendre ça ?
Quelle chaîne a envie de Et il y a qu'une chaîne qui l'a accepté. J'ai fait, je me suis France Télévision TF1 euh c'est la 6 qui m'a dit "Ouais, génial, vas-y, on y va." Et ils m'ont vraiment fait une vraie, alors c'est une chaîne commerciale qui m'ont fait confiance et ce qui était très étonnant que j'ai trouvé chez M6, c'est qu'il y avait cette envie euh de faire un film important, tu vois, qui sentait que et ils m'ont laissé une complète liberté.
Je dois [grognement] reconnaître que je suis pas très facile et que personne voilà, c'est difficile de me faire changer d'avis, mais euh voilà, ils m'ont fait changer d'avis sur une chose euh et je le dis à moment qu' y avait c ces ces ces élevages de veau énormes, j'avais j'avais envie de dire c'est une éternelle choa et en fin de compte, il m'a dit "Tu peux pas dire ça et je me bon je ça va faire un un problème." Mais et il y a un livre formidable en Angleterre qui s'appelle l'Éternel Triblinka sur les abattoirs, fait d'ailleurs par un un historien juif et donc je l'ai enlevé mais sur le sur tout le film, il ils m'ont laissé faire dire ce que je voulais et voilà, ils l'ont assumé et c'est pas souvent en télévision qu'on te laisse assumer comme ça jusqu'au bout parce que tu as des auditeurs. Voilà.
Donc je mais je je savais que je de toute façon quand tu euh on c'est un film qui était très long, on a dépenser beaucoup plus d'argent qu'on a on y croyait ce film. Oh c'est un film qui a coûté 5 600000 € ce qui est déjà beaucoup pour un film d'archive. Euh et on avait un messen qui était oméga.
J'avais peur de et ils m'ont laissé faire complètement le film. Et euh bien sûr il y a M6 qui a financé un petit peu et euh mais surtout c'est un film on s'en sortait pas parce que je les histoires que je racontais fonctionnait pas et c'est voilà et quand Franck Courchamp qui est arrivé qui était un scientifique formidable a commencé à écrire l'histoire ensemble euh voilà tout s'est débloqué puis il y avait des des tonnes d'archives il fallait qu'on alors c'est a un film aussi qu'on a fait à l'économie faut savoir que home ça coûtait 20 fois plus cher 20 fois plus cher. Donc on a utilisé tous les archives qu'on avait.
On a on a envoyé des drones dans le monde entier. On a on a téléphoné à des dronesques. On fait les images pour nous.
Les images de de des sables bitmuneux, les images de de de forêt au Brésil brûlé, les forts les images de de d'usine de de de carrière de charbon en Pologne, les images de d'usine de cochon en Chine ont été tournées par des locaux. Ouais, c'est une nouvelle façon de travailler aussi aujourd'hui. C'est difficile de demander à des locaux chinois d'aller euh filmer des des élevages de cochons ou demander à des Américains de survoler des des usines à vaches.
Il y a beaucoup de d'ONG chinoises écolo. Euh en en en Chine, il y a le pire et le meilleur. Ils ont ils ont vécu des choses terribles et et alors c'est un pays qui n'est pas démocratique mais quand même avec une vraie liberté de de paroles sur des sur différentes choses.
On peut pas tout critiquer mais en tout cas voilà, on a beaucoup travaillé avec des ONG chinoises et et américaines et brésiliennes. Voilà, il y a toujours des il y a beaucoup d'images aussi qui que les images de des des usines de veau qui sont absolument invraisemblables parce que ce que les gens savent pas et moi c'est quand tu veux de quand tu veux devenir végétarien c'est que tu dis quand tu commences à creuser là-dedans, tu dis il faut devenir végan parce que par exemple moi tu dis on mange plus de viande, on va manger du fromage. Alors le fromage bien sûr, il est fait par des paysans qui font le fromage chez eux avec leur laitière, c'est génial.
Mais quand tu vois sur des des fermes gigantes de milliers de vaches comme il y a beaucoup aux États-Unis, il y en a pas en France encore, mais c'est quandme une tendance quand même parce que le prix du lait est tellement bas qu'il faut en avoir beaucoup pour gagner de l'argent. C'est une honte ça. Comment est-ce qu'en France on n'est pas capable de payer le travail correctement des paysans ?
Mais c'est une honte. Aujourd'hui, le prix du lait, il est payé je je c'était les chiffres pendant le Covid c'était les chiffres c'était 0,30 0,30 € payé litre alors que ça leur revient 0,40. Tu as des paysans qui suicident toutes les semaines.
C'est c'est honteux comme on n'est pas capable. Il faut acheter d'ailleurs le il y a une association qui s'appelle c'est qui le patron ? Voilà qui vend qui vend du lait, le fromage au bon prix.
Et qu'est-ce que c'est que d'être vache la aujourd'hui ? une Holstein, une vache, une vache, une race française, une vache canadienne qui n'existait pas en France dans les années 50 hein. La vache Holstein est arrivée en France, c'est une vache qui a été construite pour faire pour faire du lait avec un pi gigantesque.
Le reste, il y a pas de muscle, rien d'autre. Donc ces vaches, elles vont vivre 4 5 ans, 3 4 ans, je sais pas exactement. Elles doivent faire un veau tous les ans.
C'est un petit veau mâle, il va partir à l'abattoir. Un petit veau femelle, il va être élevé pour ces fameux cases cases qu'on voit dans le film. tu dis mais c'est pas normal, il y a un truc qui va pas et cette vache, elle va vit 3 4 ans 5 ans et après elle partira à l'abattoire parce queelle des problèmes de pile fait trop de lait, elle doit elle doit être rentabile.
Donc il y a un système où les les les paysans sont prisonniers de la rentabilité, c'est pas normal quoi. Pas qu'une vache pive jusqu'à une dizaine d'années. Il y en a sûrement des gens qui le font.
Il sûrent des gens qui m'écoutent, faut dire "Mais moi mes vaches." Oui, sûrement. Mais en général la viande que vous mangez chez les McDo, c'est de la vache laitière les trois/4 tr 3/4 du temps ou euh et et tu dis voilà euh tu es végétarien tu devrais être végan quoi quelque part et tu te dis merde quoi.
C'est et tu n'es pas végan. Voilà. Et comment quand quand on fait un film qu'on le tien, comment on décide de le de la conclusion et comment on décide de finir face cam ?
C'était c'était Oui. Alors là, c'est c'est bah c'est un long chemin un long chemin d'essayer des fins de de parce que quand tu fais des films écolos, la fin tour des catastrophes évidemment tu parles d'avenir donc il fallait qu'on revienne à l'humain et ce film Human que j'ai fait que je conseille à beaucoup de gens de regarder qui est gratuit sur YouTube qui fait 3h un/4 qui est un film très long. Euh je peux raconter un peu l'histoire ?
On a le temps. Tu as le temps. Vas-y.
On a le temps. Alors tu un petit coup à boire. H ouais, je veux bien un petit coup d'eau.
Non, je veux bien un petit coup de flotte. Euh ce que ce que Non, mais c'est bon, c'est bon, t'embêtes pas, on peut attendre 2 secondes. Un jour, je suis tombé en panne d'hélico euh euh sur le Paris, je je faisais le Paris-Dakar.
Imaginez, tu vois, à l'époque où Paris- Dakar n'était pas ce qu'il ce qu'il était aujourd'hui. Et en reconnaissance, on est tombé en panne avec Thierry Thierry Sabine dans un petit village. Feu Thierry Sabine Feu Sabine.
Voilà. Euh et je suis tombé dans un tout petit village où je suis resté 3 jours avec des gens qui m'ont raconté leur vie pendant 3 jours. Euh tout ce qu'ils m'ont dit, je le savais déjà.
Je savais que par exemple dans un quand on vit en Afrique et tu as pas de bras mais tu fais beaucoup d'enfants pour avoir de l'énergie. L'énergie que tu as, c'est d'abord tes enfants. Je savais que euh la météo, tu la regardes parce que si tu es si tu ne peux pas cultiver, c'est ce qu'on appelle les agricultures de subsistance.
Ils sont près d'un milliard dans le monde. Euh bah que c'est une mauvaise météo, tu peux pas faire pousser tes récoltes et donc tu vas mourir de faim. Tu vas crever de faim.
Tu savais que quand tu es malade, quand tu es malade et que la malie te fait peur parce que quand tu es malade, tu peux pas travailler, pas travailler, tes enfants auront faim. Tout ça, je le savais. Mais quand quelqu'un te le dit en te regardant dans dans les yeux droit droit et ça transperce le cœur et tu t' tu seul coup tu deviens moins con. tout ce que tu savais, c'est c'est pas là, c'est là tout ça.
Et donc, j'ai décidé de faire ce travail qui s'appelait 6 milliards d'autres dont Baptiste que tu as vu tout à l'heure mon fils avait commencé à travailler à travailler. Il sont j'ai pris je me suis dit dans mon travail il manque la parole de l'homme. Euh parler d'écologie c'est bien mais faut aussi parler de des gens quoi.
C'est la seule façon de parler d'écologie d'écologie humaniste. Et donc on avait envoyé une des jeunes petites caméra qui sont partis qui ont fait 6000 interview en demandant un questionnaire qu'ils avaient fait ensemble. Ils avaient vraiment tu vois c'est tous des jeunes qui j'avais dirigé plus ou moins le truc.
J'avais gagné pas mal d'argent avec le succès de la terre vue du ciel qui c'est quoi pas mal ? Comment c'est combien ? Oh ben je je pas te parler de moi j'ai gagné quand tu vends 4 millions de livres, tu gagnes de l'argent.
Tu vois, tu calcules 4 millions de livres, 5 % [raclement de gorge] de droits d'auteur, 50 % qui vont aux impôts, 50 % que tu donnes à ta fondation, il te reste quand même beaucoup d'argent. Et donc ça me permet de financer, d'avoir financé de financer un un ce projet qui s'appelait 6 milliards d'autres qui était un nom qui a été inventé par eux, par ces jeunes-là. Euh voilà, ils sont partis partis autour du monde et tout ce on a fait une grande exposition au Grand Palais qui a été un énorme succès et je qui était très addictif où tu écoutais les gens parler de de leur famille de euh de de la vie quoi.
Qu'est-ce que c'estvec que le bonheur ? Est-ce quel est le sens de la vie ? Et les gens parlaient très très bien et il y avait 25 heures de vidéo et les gens il y a des gens qui venaient 3 jours pour écouter les 25 heures de vidéos.
Et un jour, j'ai voulu mélanger dans ce film Human justement la beauté du monde et la beauté de ces ces paroles de ces gens. C'est un film que j'adore. Euh je sais pas pourquoi je disais ça d'aille je mais en fait je sais pas de pour d'où on est venu.
Mais en tout cas voilà et tu es tombé en panne dans hélicoptère. Oui oui. Donc j'ai j'ai donc je pourquoi comment j'ai fait ce film Human et en fin de compte quand fini le film Legacy, la monteuse Yenne avec que je suis très proche m'a dit Yan il faut que tu il faut que tu fasses à la caméra et il faut comme c'est ton film c'est toi qui parle la seule façon tout ce que tu vas dire en voix off c'est ce n'est pas écoutable si tu le dis si si tu le dis face à la caméra tu vas amener l'émotion et ça passera beaucoup mieux que tu dis sur des images de catastrophe et elle avait raison et en même temps, j'ai commencé commencé à faire des essais et j'ai très inspiré par le film de Netflix sur Ratenb qui est le gars qui fait l'émission Wild Life qui a fait un film sur sa vie et qui est à la caméra face à la caméra tout le temps et un moment je me suis dit ben il faut y aller quoi, faut y aller.
Et c'est beaucoup plus compliqué que tu crois de parler face à la caméra et de de parler de tes petits enfants, de parler de de la vie autour de toi qui disparaît. Et c'est quelque chose qui m'a qui était pas facile à faire. Mais je on a on s'est bien on s'est aperçu puis on a mis les images de de de Human de ces de ces gens qu'on avait filmé autour du monde qui ont voilà parler d'humanité quoi, parler de de l'essentiel.
Je vais te poser deux questions très personnelles. Tu es pas obligé d'y répondre. Ouais, ça c'est sympa de dire ça.
Alors tu vois tu vois voyez comment il fait le mec là ? Tu as posé une question et donc si tu réponds pas, tu as l'air d'un tu enfin bon un mec d'un con [grognement] prétentieux qui veut pas répondre aux questions, pas directement. Non, je parle à la caméra directement parce que vas-y.
Est-ce que tu es croyant ? Là, je peux répondre alors très bassivement. Je ne suis pas croyant mais par contre je crois au bien et au mal.
Voilà, je donc c'est un peu la même chose et et je pense que les valeurs qui qui sont portées dans toutes les religions au départ du bien ou des mal du mal voilà font partie de de du c'est comme comme ça qu'une civilisation marche quoi. En étant en allant plutôt vers le bien et en ce moment nous vivons dans espèce de banalité du mal. On accepte le mal autour de nous et voilà il faut faudrait pas l'accepter.
Est-ce que tu as fait une psychothérapie ? Non, j'ai j'ai j'ai une femme qui est euh qui est psychothérapeute et qui m'a toujours dit que je devrais en faire une, mais euh je non, j'ai pas très envie. Pourquoi ?
Je j'ai l'impression de de me de me connaître. Euh, je sais pas, je je pas envie. Voilà.
Ça fait pas peur. Ça me fait pas peur. Non, non.
Si si je te dis le mot résilience, ça te fait penser à quoi ? Moi, je vais te le dire. À quoi ça me fait penser ?
Ça me fait penser [soupir] aux femmes Yezidi que j'ai interrogé que nous avons interrogé sur Woman et qui explique ce qu'elles ont vécu. Ce qu'elles ont vécu quand elles ont été vendues violé des enfants violés qu'ils en elles en parlent avec résilience. cette espèce de force incroyable qu' les femmes pour supporter cette douleur et de continuer à vivre.
Quand tu vas chez le docteur Mebé au Congo, ces femmes qui sont violées avec des coups de couteau et qu'elle te raconte ça et qu'après tu les vois dans le film, moi on l'a pas mis dans le film mais Anastasia en train de danser, de rigoler entre ell après ce qu'elles ont vécu. C'est ça la résilience. Peut-être que c'est pas le bon mot, mais en tout cas la résilience c'est ça pour moi.
Ce courage incroyable. qu'on les femmes après ces milliers de générations de violence, d'accepter de la douleur, de vivre avec beaucoup d'admiration. Question internet, je prends la première qui vient.
Pourquoi certains n'ont pas de chance ? Alors pourquoi pourquoi ? Pourquoi ?
On a pourquoi certains n'ont pas de chance ? Je pense que alors tu vois par exemple sur euh quand j'ai fait human, ce qui m'a beaucoup impressionné c'est les parents d'enfants handicapés. C'est lourd hein comme interview aujourd'hui.
Et je pense que ça c'est pas de chance. En même temps, il y a des des des l'amour incroyable de C'est une chance. C'est peut-être peut-être peut-être peut-être mais oui, tu as raison.
C'est c'est c'est pas ce que ce que je voulais dire, je regrette. Mais cet en tu perds une liberté quoi. Tu perds une liberté.
Et dans le film Woman, cette femme qui parle de son enfant autiste, elle me dit il me regarde jamais, il ne m'embrasse pas, il a jamais un geste tendresse vers moi et pourtant je l'aime, tu vois. Et voilà, je pense que d'avoir un enfant handicapé et dans je me souviens de d'un d'un père qui parlait de son enfant autiste euh quand il allait une fête de Noël, on lui reprochait, on dit "Quand un enfant comme ça, on sort pas dehors avec lui, on va pas au restaurant." Et il disait un truc terrible, terrible, terrible.
Il disait "Un moment, "J'attends la mort. [soupir][grognement] C'est pas moi qui le dit, c'est lui. Comment tu veux comment tu vois ta propre fin de vie ?
Ah, j'ai j'ai j'ai une je l'ai beaucoup raconté cette histoire, mais je désole de la raconter. Encore une fois, j'ai quand on était à Madagascar et qu'on avait fait on a photographié sur Human, on a fait des interviews de Human, il y a une femme dans ces interviews qui sont toujours des questions pose toujours les mêmes. interview qui dure 1 heure 2h et on a parlé avec une femme qui s'est agric de subsistance toujours pareil des gens extrêmement pauvres ça pas lire pas écrire on est là avec enfin avec nos caméras on s'installe et on demande à ces gens de raconter leur vie et en fin de compte ils ont jamais parlé devant une caméra ils savent ils comprennent même pas où ce qu'on va faire des images mais en même temps on est là on leur parle on est on passe des moments avec eux et une question qu'on pose aux gens quel est votre plus grand rêve Et cette femme plus grand rêve, elle commence à parler de la la mort de ses enfant parce que quand tu fais beaucoup d'enfants, tu as beaucoup d'enfants qui meurent donc elle parle voudrait que mes enfants vivent.
Elle avait un bébé qui était malade. Elle veut l'éducation pour ses enfants parce que partout où tu vas, les mères leur principal objectif c'est que leurs enfants réussissent leur vie et soient meilleur que ça c'est vraiment incroyable. l'espèce de volonté incroyable des femmes que que leurs enfants vivent une meilleure vie qu'elle et on lui dit mais non mais quelque chose de plus fort quel est ton plus grand rêve ?
Alors elle elle réfléchit réfléchit elle parle avec sa copine dans le dialecte malgache que je sais pas si elle parlait je sais même pas ce qu'elle parlait enfin je entends rigoler elle me regarde droit dans les yeux et elle me dit un truc à laquelle je pense tous les jours. J'aimerais mourir avec le sourire ça veut dire quoi ? C'est formidable.
L'intelligence, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on va tous mourir, c'est écrit, qu'il faut accepter sa mort, ce qui est pas facile, mais qu'il faut régler ses avoir vu la vie qu'on qu'on a envie d'avoir quoi. pas d'être fier de sa vie, ça veut rien dire, mais de d'être content la vie qu'on a eu, d'accepter ses erreurs, racepter ce qu'on a fait pas bien, de de le de de demander pardon, j'en sais rien, mais en tout cas de d'accepter la vie qu'on a eu et dire merci à la vie.
Et ça, c'est vachement important et j'y pense tous les jours. Et d'ailleurs la fin d'human, c'est quelqu'un qui dit "J'aimerais que mes derniers mots soient merci, merci à la vie. Bon, on change un peu de sujet parce que ça commence à devenir un peu lourd.
Euh mais tu sais de parler de l'amour, de parler, c'est c'est essentiel. Qu'est-ce qu'il y a de plus important que ça en fin de compte ? C'est plus alors question qui n'est pas une question internet qui est une question de mon ami sur la gauche que je balance. [rires] Comment en tant qu'homme tu fais un film sur les femmes ?
Quelle place tu as par rapport à une femme qui pourrait le faire ? Alors, comment tu te lais comment tu leur laisses la place et le choix que tu coupes pour le documentaire ? Alors tiens, mais tu veux pas la lire ta question ?
Alors, je vais te répondre à je vais te répondre à toi parce toi qui a posé la question. J'ai pas non, je r c'est toi que je réponds je dit. [grognement] Alors, c'est très simple, je décide de faire un film sur les femmes et je m'aperçois que je peux pas faire un film les femmes tout seul.
Voilà. Donc je demande à Anastasia Mikova avec qui j'ai beaucoup travaillé de faire le réaliser le film avec moi. Elle choisit son équipe avec moi et je m'aperçois très vite que je suis pas exclu du film, c'est pas le mot, mais que c'est un film fait par des femmes et que je je dirais pas fermer ma gueule, c'est pas le mot, mais que je dois laisser la liberté à ces femmes de faire le film qu'elles ont envie.
C'est pas toujours facile que je suis quelqu'un d'assez autoritaire. Et en fin de compte, je crois que le film est très bon parce qu'il a été fait par des femmes. Par exemple, tu vois, à un moment euh elle me dit "Faut parler des règles." Bon, moi je Oui, pourquoi pas ?
Mais je vous pose un peu la question et je m'aperçois que toutes les femmes avec qui on parle te parlent quand les règles arrivent de l'importance que ça a dans leur vie. Et moi, j'ai absent pas compris ça. Les femmes qui saignent tous les mois, c'est la douleur, c'est compliqué, c'est voilà. et il fallait que des femmes parlent de ça.
Par exemple, la naissance de la sexualité. Quand tu es une jeune adolescente, que les hommes te regardent d'une façon différente. Comment est-ce que ça change toi ?
Moi, je je suis incapable de comprendre ça. Bé et on était il y avait une équipe de 18 personnes, on a travaillé quand même pendant 2 ans. Euh j'avais on était deux mecs, on avait pas le pouvoir et j'ai à un moment j'ai senti que j'avais que je devais laisser les choses que le film allait être bon parce que c'est des femmes qui le faisaient.
Donc ça pas du tout été difficile pour moi parce que j'ai bien compris que le film serait meilleur si je laissais les les femmes faire le film. Voilà, j'espère qu'on sera on va être au César bientôt. J'espère que voilà qu'on va y aller.
Euh et c'est un film formidable mais je me dis pas que je me suis sentiu exclu du film, c'est pas vrai. Mais j'ai j'ai compris qu'à un moment il fallait que je laisse laisse le pouvoir euh aux femmes de l'équipe. Voilà.
Bon, je te dis pas que j'ai pas décidé de beaucoup de choses. J'ai sûrement été beaucoup plus euh j'ai sûrement été beaucoup plus euh autoritaire que je le dis maintenant, mais j'ai j'ai quand même voilà, j'étais j'avais compris c'était c'était c'était c'était normal qu'il fallait que je laisse le pouvoir. Voilà.
Mais c'est un film, je peux te dire que d'abord c'est un film où je me suis senti femme pendant 2 ans. Parce que quand tu fais 2000 interviews de femmes qu'elles te racontent leur vie, voilà de leur enfance, les la la maternité, la la qu'est-ce que tu as entendu de choses formidables, quelle intelligence, quel bon sens. Mais je me suis vraiment senti un mec con, tu vois, devant l'intelligence de toutes ces femmes.
Je dois reconnaître. Et certainement, je dis pas avec fierté que j'ai certainement pas assez respecté les femmes de ma vie, tu vois. Et aujourd'hui, que ça soit de ma mère, que ce soit mes sœurs ou ma femme, je les vois différemment, complètement, mais j'ai vécu pendant 2 ans de l'intimité des femmes et ça m'a rendu moins con.
Et il y a du chemin à faire, je veux dire, c'est [rires] je Tu pars de loin, c'est ça ? Oui, je pars de très loin. Moi, je voudrais qu'on parle de la moralisation de la vie politique.
Ouais. Qu'est-ce que tu peux m'en dire ? C'est [grognement] encore un bullshit, un un un effet de Non, pas du tout, pas du tout.
Mais tu vois quand je voyais l'histoire là du procès baladure dernièrement, tu vois sur le Pakistan, je me suis dit comment sur Karachi Karachi comment il faut 18 ans ou 20 ans pour faire un procès alors qu'un mec qui volait une mobylette euh il va être jugé dans les 6 mois. Là, je pense qu'il y a quelque chose qui va pas. On attend que tout le monde Je sais pas, je tu vois voilà je je pense que l'homme politique dev enfin bon c'est une espèce de rêve tu sais.
H je je moi j'attends les grandes âmes les grands hommes, tu vois, les gandies, les grandes femmes les grandes femmes quoi. Ouou les grandes femmes bien sûr. Bien sûr, on parle des grands hommes bien sûr.
Et on peut parler des grandes femmes écolo parce que toutes les héros de l'environnement en parlant de Carlson, Vanonashiva, c'est tous des femmes. Toutes les héros de l'environnement sont des femmes jusqu'à Greta aujourd'hui. Donc voilà.
Donc je mais si tu veux je je en ayant un manque de confiance dans nos hommes politiques euh terrible euh voilà qu'on a pas envie de suivre et voilà d'oralisation d'homme politique bien sûr mais je je connais pas assez bien ce monde là je ne je je vois ça de très loin voilà je crois voilà mais cette histoire de karachi m'a ça m'a quelque chose de pas normal quoi. Voilà. Et quand tu vois des hommes politiques qui étaient condamnés, qui sont réélus, voilà le le maire de Levalois, tu dis "Mais attends, merde, c'est pas possible quoi.
Comment est-ce qu'on peut ?" J'ai rien contre ce type mais voilà que tu sois un homme d'affaires et ça pas mais quand tu es un homme politique et que tu que c'est l'argent des électeurs, ben voilà, tu tu dois pas voler un centime quoi, tu vois. Et si tu es préqué à faire ça, tu ne dois plus jamais faire de politique de ta vie.
Et pourtant, on ils refont de la politique et ils sont réélus. Donc voilà euh ça s'appelle de la subordnation de vote. Ça s'appelle Je sais pas.
Est-ce que tu peux m'expliquer m'expliquer ce qu'est l'affaire du siècle ? Oui. Euh je je Oui, c'est ce ce procès euh qu'on a fait au l'homme politique sur euh condamnation qui n' je dois reconnaître que je me suis assez éloigné de ça parce que j'ai pas j'ai pas cette certain cette certainement cette cette haine cette cette envie de vengeance que j'ai pour ma génération.
Voilà, que peut-être des jeunes peuvent avoir et qu'ils ont qu'ils doivent avoir. Peut-être que j'en fais partie. Et en même temps euh je suis l'État, je suis les entreprises, je suis le citoyen.
En moi, il y a tout ça. L'État c'est moi. Si euh on va en parler si tu veux.
Moi, je suis très euh concerné par le fait que mon pays est le troisème vendeur d'armes au au monde et ça je l'accepte pas, tu vois, de penser qu'aujourd'hui Yen, le Yémen, voilà, voilà le pays, on vend des armes à l'Arabie Saoudite qui vont bombarder le Yémen ou le Yémen ou un autre pays. Aujourd'hui, dans les guerres d'aujourd'hui, il faut savoir que 80 % de civils sont tués. Sur les 80 %, il y a 30 % d'enfants.
Comment mon pays que le pays des droits de l'homme, le pays des ONG, pays de la générosité, on est encore le troisème vendeur d'armes au monde. Ça je ne l'accepte pas. Pourquoi ?
Parce qu'on pourquoi ? Parce qu'on a besoin d'acheter ce [ __ ] de pétrole qui est le seul de notre économie et si on n pas ce pétrole, l'économie s'arrête, notre pays s'arrête. Donc, on a besoin de cet argent.
Donc, on est prêt à faire n'importe quoi pour avoir ce pétrole. Mais je ne j'imagine le type qui qui fabrique des missiles euh voilà dans une usine d'ailleurs on ne peut pas rentrer. J'ai une copine qui a fait un film qui s'appelle Mon pays le 3è V mon pays vend des armes.
Impossible de rentrer dans une usine d'armement c'est strictement impossible. Et j'imagine le mec qui fabrique toute la journée des des missiles et qui le soir rentre chez lui, discute avec ses enfants quoi. Je me dis mais voilà tu vois et je je j'ai rien à lui dire tu vois c'est pas moi de le juger.
Est-ce que tu as suivi le mouvement des gilets jaunes en France ? Ouais ouais bien sûr. Est-ce que tu as suivi euh les mutilations des gilets jaunes ?
Est-ce que tu as suivi les mutilations chez les gilets jaunes ? fait qu'il se prennent des balles dans la tête, qui se prent des balles dans les yeux, qui se prennent des balles dans les parties génitales. Le fait le fait qu'il se fasse matraquer, gazer, coffré, foutu en tôle, condamné et que Balcani passe moins de temps en confinement que en tôle.
En tô com en confinement. Ouais. Euh d'abord quand tu quand tu Alors ce qui m'a beaucoup choqué sur le sur les gilets jaunes, c'est espèce de haine qu'il y avait contre le les policiers contre le et je Ouais je et je pense que bien sûr et je pense que le pauvre CRS qui est en face c'est un gilet jaune quelque part c'est un pauvre qui tape sur un pauvre.
Voilà, je pense qu'il y a deux personnes l'un en face de l'autre et quand je me souviens d'entendre, tu te souviens, il y avait eu un suicide et il y a des gens qui criait "Suicidez-vous, débarrassez-nous". Horrible. Ça m'a assez choqué et il y a un moment où la haine te rend con, tu rends tu tu fais n'importe quoi, tu vois.
Tu n'es plus tu es plus un mec normal, tu es prêt à tuer, tu es prêt à taper des deux côtés. Voilà, c'est j'ai pas de j'ai pas de jugement à faire ça. Je pense que peut-être que moi qui a fait mes 68, moi qui aussi qui était aussi dans la violence, j'aurais peut-être fait la même chose.
Donc ta cassé du condé. Ouais, mais j'aurais vous voyez que pas de loin, c'était un peu le petit bourgeois en lançant des pavés de loin avec des bagnoles qui brûlaient. C'était quand même moins violent qu'aujourd'hui.
Beaucoup moins violent même si on avait envie de tout casser. Et c'est normal d'avoir envie de tout casser, je pense quand tu as 18 ans. Tu as envie de casser le système, c'est humain.
Mais les gilets jaunes, moi j'ai interrogé j'ai fait des femmes de gilets jaunes dans mon dans mon dans [grognement] dans mon film et quand elle te raconte qu'une une femme de qui gagne 1200 € par mois, voilà, qui a deux enfants euh être soignant 1200 c'est déjà beaucoup. Voilà 1000 soignantes qui touche que le mari ne paye pas sa pension. Et bien, on en a interrogé qui m'ont c'est des interviews qui m'ont fendu le cœur véritablement et je comprends cette colère.
Il y a une il y a une répartition des richesses qui n'est pas juste et moi je suis un privilégié, je le dis et le redit donc mais j'en ai vraiment conscience et c'est pas normal. C'est pas normal. Voilà.
Ga Girot, ça te fait penser à quoi ? un ami que j'adore, quelqu'un de bien, un virtuos au piano. Voilà, c'est un type qui est formidable et euh ce type qui est jésuite, qui euh qui est brillant, qui a été un qui a été un trader, qui est capable aujourd'hui de d'être un homme d'église, moi je suis pas croyant mais je suis en admiration devant ça et qui donne 100 € par qui garde 100 € par mois. son salaire est donné à la communauté.
Beaucoup d'admiration, d'intelligence, on devait c'est drôle parce qu'on avait un on avait un projet de faire un livre ensemble tous les deux [rires] cit une idée d'un éditeur pu je me suis dit je vais pas être au niveau du tout tu vois je vais être je vais pas être au niveau. Donc je vois quand j'ai décliné en me disant bah attends quand tu fais un bouquin avec un mec qui est si malin si intelligent tu dis non ça va pas marcher. Donc je l'ai pas fait.
On a fait une interview de lui. Oui je l'ai vu. C'est pour ça c'est peut-être pour ça que je suis là aussi aujourd'hui tu sais.
Pourquoi ? Parce que je trouvais que tes interviews sont longues, tu prends le temps d'écouter les gens et puis en fin de compte ce que j'avais pas ressenti, c'était assez d'empathie envers les gens que tu interview quelque part. Tu tu aimes bien les gens que tuinterview parce faut pas le dire, faut pas le dire.
Non mais c'est important de tu de tu sais parler aux gens quoi. Tu sais voilà, tu te je C'est comme ça que je le ressens. J'avais un peu peur en arrivant.
Bah écoute, tu as pas été dans la cave donc ça va parce queavant avant on tournait dans une cave mais la communauté nous a un peu aidé pour sortir de notre cave. Ça y est, je rougis. Non, le plus jussif avec l'interview de Galgiro, c'est on a une question qu'on pose un petit peu d'une façon piquante qui est-ce que vous avez un ami imaginaire pour faire référence si vous êtes croyant ou pas croyant ?
Et quand en face on a un jésuite qui a fait une thèse ou un doctorat sur théologie Oui. Sur le la théologie et les l'écologie. Voilà.
Oui oui oui bien sûr. C'est difficile à comprendre. Ah c'est c'est il faut mâcher.
Tu l'as entendu ? Non mais il est brillantissime. Il est brillantissime.
Ou qu'il y a d'autre de brillantissime encore en France ? Bah, c'est peut-être la sœur Marie Jo qui est une bonne sœur qui reçoit des réfugiés tous les jours que que je connais bien qui est dans le sous-sol de son église de la porte de Chapelle parce que les réfugiés quand ils arrivent en France, ils connaissent la sœur Marieot parce que ça ça se passe et quand ils arrivent, ils vont directement la voir pour avoir des des vêtements, pour avoir de l'argent, pour qu'on l'aide. Et voilà, ça c'est des gens que qui parlent pas la télé, qu' personne ne connaît, qui font un travail incroyable.
C'est c'est cela que j'admire et il y en a beaucoup, je peux te dire ça. Cédou bah Cédricou c'est j'ai j'ai je je il a il a il a cette côté naïf, utopiste, courageux. Voilà, on a c'est c'est des gens qui sauvent nos âmes, ces gens-là qui sont importants, hein, les gens de SOS Méditerrané. et je suis en grande admiration devant ces gens.
J'essaie d'aider comme je peux. Qu'est-ce que tu peux dire aux gens qui sont pas contents par exemple du travail de Cédricou avec les réfugiés, par exemple avec le travail de SOS Méditerranée pour protéger le des vies en Méditerranée ? Quand quand ils disent voilà ces gens-là sont des importateurs de terroristes, des importateurs de misère, des complices, des passeurs.
Qu'est-ce qu'on peut leur dire à ces gens-là ? [soupir] [grognement] D'abord, il faut leur dire que quoi qu'ils pensent, la grande crise migratoire n'a pas encore commencé. On est au début de quelque chose qui va être beaucoup plus important qu'on croit. [grognement] On l'a dit tout à l'heure, mais quand tu vis dans un pays, ce qu'il faut savoir, c'est qu'il a énormément changé de choses.
Il se trouve que je j'ai beaucoup de de jeunes que je connais euh qui vivent dans les pays africains et tous les gosses, ils ont WhatsApp aujourd'hui, ils savent, ils ont internet. Donc le gosse adolescent qui vit à Disaba, qui vit à Bamo, il sait très bien comme on vit, il sait ce qui se passe ici. Et donc ce paradis qu'il n'a pas chez lui puisque je répète, il a pas de travail, il a pas de démocratie, il a pas de sa santé, pas d'éducation, il a qu'une envie, c'est de venir chez toi.
Et donc tous ces jeunes ne parlent que d'une chose toute la journée, comment on va partir ailleurs ? Comment on va réussir à parler aux copains com ils sont là-bas ? Et quand tu vois un mec qui balaye dans la rue un black, souvent euh il faut imaginer d'où il vient le type hein.
Faut imaginer ce qu'il fait. Souvent c'est des maliens dans la famille a payé le voyage. Il envoie une partie de son salaire à sa famille qui l'attend là-bas.
Et je le regarde d'une façon moi avec respect ce type là, tu vois, qui vient ici nous nous aider à vivre mieux pour que sa famille vive d'une façon meilleure chez eux. Et le fait de j'ai la chance d'avoir voyagé, d'avoir rencontré beaucoup de gens, ça a développé peut-être chez moi, peut-être que c'est une chance, tu vois. Je fais toujours partie d'une famille.
Ma mère déjà faisait de la de l'éducation euh de la Tracato qui faisait de la tu vois de la comment elle s'apprenait à lire au réfugiés déjà dans les années des années 70. Donc j'ai été levé un peu là-dedans et puis moi euh les plus belles années de ma vie, je les ai passé en Afrique quoi. C'est des gens que j'aime.
Et cette souffrance que tu vis dans ce pays-là, tu peux pas la refuser. Il faut que tu l'acceptes. Tu peux pas refuser quelqu'un qui vient qui a risqué sa vie, qui risquit sa vie.
Des milliers de morts chaque année qui méditer, je suis désolé. Bon, vas-y, je vais faire le con pendant Vasy, fais le con. Vas-y. [grognement] En c'est drôle qu'en vieillissant, je je suis de plus en plus sensible.
Je sais pas pourquoi. Pourquoi je me mets à pleurer là-dessus ? C'est un peu con.
Les migrants climatiques. Alors, les migrants climatiques, a quelqu'un qui t'a dit le migrant climatique. Alors, on parle de de millions de millions, hein, ça ce que dit les Nations Unies.
Mais aujourd'hui, c'est beaucoup plus des migrants qui fuient la guerre. Tous les des Syriens de Soudan, tu vois, gens qui peuvent vivre chez eux puis surtout des des migrants économiques. Je répète aujourd'hui, il y a la la l'information passe tellement bien, tu vois, de comment nous, on se rend pas compte comment on vit ici.
Quand tu vas quand tu vis à Brazaville, tu vas dans l'hôpitaux, il y a pas de médicament, il y a pas de pensement et ça n'existe pas. C'est tu vois, il y a il y a pas d'assurance sociale, tu vois. C'est on on et et tu vis dans un pays, on te dit ben on t'appelle c'est génial en France.
Dis donc tu viens en France, tu tu es tu es réfugié, tu tu as 400 parce que en réfugié touche s'il est accepté, il touche 400 € par mois. 400 € par mois c'est c'est gigantesque quand tu vis à Bamaco. Donc voilà, il y a une espèce de d'envie et et mais il faut savoir que depuis le début de l'humanité, c'est la ronde infernale, c'est normal d'aller avec ta famille où tu vas vivre mieux.
C'est l'histoire du monde. Voilà. Quand quand il y aura avec 8 milliards 8 milliards de personnes, c'est plus compliqué que quand il y en a qu' avait quelques quelques millions.
Mais voilà, c'est c'est normal que les que les gens viennent chez nous. Question d'Internet, un avis sur la chasse, c'est mieux ou c'est pire que l'élevage ? Alors euh moi j'ai été chasseur quand j'étais quand j'ai 20 ans, quelques années, pas longtemps.
La plume à poil. Oh, c'est compliqué. Mais j'ai [grognement] pas beaucoup parlé de ça.
Mais c'est vrai que j'ai je quand je suis rêvé dans ces quand j'avais 20 ans, l'en cit une réserve de chasse. Et donc, il y a des gens qui venaient qui payaient pour chasser et moi mon rôle c'était souvent de d'aller ramasser les animaux qui étaient morts, qui avaient été blessés, qui avaient pas été dans la forêt. Donc, on cherchait les animaux.
Et un jour, j'ai trouvé un sanglier qui avait pris une balle dans les qui avait les deux pattes coupées, qui avait une qui avait eu la mâchoire arrachée et qui un animal qui aurait dû peser 100 kg, qui devait en pè 20, tu vois et qui était pè d'animal comme ça. Et j'ai plus jamais touché un fusil de ma vie et je l'ai c'est moi qui l'ai tué avec un couteau suisse tout petit couteau suisse. et ça te vois et mais en même temps voilà on vit dans un moi je vis dans la forêt de Rambouillet et j'essaie d'endroit où j'habite j'aimerais pouvoir interdire la chasse à l'endroit où je vis quo faire une espèce de un moratoire ou quelques années on va d'arrêter les le la chasse parce que je pense que de voir une biche ou un ser à côté de toi dans un dans la forêt c'est un cadeau formidable Et ça a beaucoup plus de valeur de voir un animal mort.
Cet animal, il va faire plaisir à beaucoup de gens. Et d'ailleurs, j'ai même un projet avec la on a pas parlé de ma fondation GL planète parce que j'aimerais qu'on en parle parce que c'est important. J'aimerais essayer de mettre c'est une idée complètement folle de mettre dans le bois de Boulogne des sers et des biches.
Voilà et j'adorais avoir des entourer 3 4 hectares de mettre des animaux et après d'ouvrir les barrières que les animaux puissent sortir. Ça existe dans les parcs en Angleterre, ça existe dans un parc au Danemark où tuas tuas un bois très proche de la ville. des cres et des biches que tu approches très près et ça sera un cadeau formidable pour les Parisiens d'avoir une forêt avec des animaux sauvages à l'intérieur.
Alors bien sûr ça serait compliqué pour les bagnoles, bien sûr compliqué pour les forestiers mais ça vaut le coup d'essayer parce qu'on vit dans un monde où l'animal sauvage dérange et gêne. Donc moins il y en a et les animaux les grands servidés par exemple les dans la forêt de Rambouillet mais personne n'en veut. Les paysans n'en veulent pas puisque bien sûr tu fais des maïs en bord de dur de forêt.
Les chasseurs aimerairaient bien en tirer un peu plus. Les assureurs font la guerre contre les les grands gibers parce qu'il y a beaucoup beaucoup d'accidents avec les serres et les sangliers. Beaucoup.
Et puis il y a aussi les gens qui font pouser les tous les forestiers parce que bien sûr quand tu plantes des arbres les seres vont se faire les bois dessus. Les chevills on fait donc voilà ces pauvres animaux personne n'en veut. Et pourtant, je pense que l'animal sauvage, il faut apprendre faut apprendre à vivre avec lui.
C'est beaucoup plus compliqué de vivre avec des loups, avec des ours, on connaît le problème. Mais des ces biches, je pense qu'on pourrait avoir une densité bien plus supérieure au ces de biches, quoi que disent les forestiers. Voilà.
Et j'aimerais qu'il des et c'est ce côté un peu kénia que j'ai vécu où les animaux sauvages n'ont pas peur de toi. Quel panard de voir une antilope à 20 m qui te regarde et qui brute tranquillement. J'adorerais voir des ces et des biches et j'adorerais que tous les enfants de France puissent voir des animaux libres comme ça.
Ça c'est un cadeau, c'est très important. Donc j'aime pas beaucoup la chasse. Maintenant soit la chasse à cours par exemple, je suis contre la chasse à cours mais c'est une chasse traditionnelle depuis longtemps blabla avec la tradition.
Il y a des gens qui connaissent beaucoup les animaux. La chasse à cour dérange la forêt énormément et c'est la façon dont c'est fait c'est pas terrible mais ils prennent très peu d'animaux. La chasse à tire tire beaucoup moi dans ma région par exemple.
Je suis pas pour la chasse à tire la chasse à cour loin de là. Mais la chasse à cour dans la forête d'embouillet prennent ils ont 22 animaux chaque année. C'est un folklore barbare.
Ouais mais peut-être d'accord mais c'est pas mon cheval. Ils massacrent la bouche des chevaux. Ils savent pas sauter je Non, je crois pas tous enfin non enfin et tu v te attends chasse à cour laisse-moi finir chasse à cours pas chass à cour mais ils ne ils ne prennent que 22 animaux par an ils ont le droit d'en prendre en point de moins.
Chasse à tir ils enent 300 chass à tire il tire il tire les femelles alors chass à cour ne tire que les mâles. Alors maintenant je suis contre la chass à tire la chass à cour ça dérange la forêt. Mais c'est je pense que s'il y a encore des animaux sauvages dans la forêt c'est gr ça sa cour parce que ces gens ont protégé leur gibier voilà il une tradition qui fait que ils ont protégé le les animaux ils ont voilà qui pour garder leur truc mais je suis complètement contre je suis contre la corriida pas rentrer là-dedans.
Je compte la corid c'est une tradition archaïque et barbare ou c'est les racines de la France ? C'est un peu des deux je pense que mais c'est c'est plus dans l'air du temps. Mais tu sais par rapport au aux milliards d'animaux qui sont tués chaque année dans les abattoirs, est-ce que voilà est-ce que c'est on est on déteste la chass à cour mais dans ce cas-là on devrait enf bon je je vais pas rentrer là-dedans.
C'est on tu vois très bien ce que je veux dire. Je je ne suis pas un défenseur chasse cour mais je reconnais qu'il y a une certaine éthique et tradition dans cette chasse qui n'est pas du tout la mienne mais il y a un certain respect de l'animal qui s'en doute pas c'est le chasseur à tir voilà la lali est-ce que tu as envie de parler d'un sujet avec nous non je vrais parler de la fondation Gloplanè vas-y vas-y voilà qui est qui est dirigée par des gens voilà c'est c'est un peu une utopie tu vois de d'avoir créé à Paris un endroit un petit château que nous a prêté la ville de Paris avec 3 hectares où on est là pour parler d'une écologie humaniste, où on est capable de parler du changement climatique, de parler de de parler de de de la cuisine responsable, de de de mettre des films qui passent régulièrement sur l'écologie, de faire un escape game sur le carbone, de de de parler des réfugiés parce qu'on a fait venir des bateaux. Bon, les réfugiés, tu as bien compris que c'était quelque chose qui m'a qui me passionnait. qu'on a fait venir des bateaux.
Donc c'est un endroit très plein d'utopie où on parle de j'aimerais de que je règne la gentillesse, la bienveillance, on reçoit beaucoup de gens qui viennent. C'est gratuit, ouvert à tous où tout le monde peut venir parler d'écologie, parler. Il y a des des conférences avec Pablo Serving, Mathie, Mathieu Ricard, Mohamed Youous.
Donc voilà, c'est un endroit très utopique où on peut on peut parler d'une du monde de demain. Voilà, on distribue les fameux posters qu'on a fait dans toutes les écoles de France sur les ODD qui sont distribués partout avec une équipe géniale. Je suis qu'un président de loin parce que c'est eux qui travaillent et j'ai beaucoup d'admiration et de tendresse pour les gens qui qui travaillent à la fondation et je les embrasse et j'ai il y a 350 bénévoles tout te rencontres qui viennent appelle-moi l'adresse.
C'est dans le bois de Boulogne. de Carrefour de Longchamp Carrefour Voilà Fondation GPANT il y a et on aimerait cette cet endroit on aimerait beaucoup le pouvoir le de multiplier à travers la France tu vois d'avoir des comme ça voir des endroits où les gens puissent venir et les gens viennent en famille piquenniquer euh parler d'écologie d'environnement et par exemple toi Mathieu Richard est venu on a fait une méditation avec 1000 personnes et il se passait quelque chose de magique tu vois et c'était assez C'est formidable. Moi, j'adore cet endroit et merci à la ville de Paris de nous avoir prêté cet endroit.
Je voudrais qu'on reparle de la convention citoyenne et du fait que l'État a été condamné pour ce par pour son inaction. C'est c'est pas la convention citoyenne qui l' condamné. Ça c'est l'affaire du siècle.
Je pardon. Je voudrais qu'on reparle de la convention citoyenne et de sa capacité à avoir un impact. Alors, j'ai on va passer on va montrer le livre qui vient de sortir qui a fait qui [raclement de gorge] a fait c'est livre qui moi je pas enlever ma photo parce que c'est pas moi qui écrit le livre fait par les gens de ma fondation.
Voilà et c'est un j'ai été on est en train de faire un film sur eux en ce moment et c'est 150 personnes qui ont été choisies au hasard par random. C'est drôle d'ailleurs. Tu sais que con Bendit a été choisi par hasard et quelqu'un qui l'appelle qui dit bonjour voilà vous êtes monsieur con Bendit.
Oui, c'est incroyable. [rires][souffle coupé] Donc donc c'est choisi qui beaucoup de connaissaient rien à l'écologie et sont sortis de là passionnés tu vois et surtout ce qui m'a impressionné c'est la la le d'être devenu citoyen de savoir qu'ils avaient une responsabilité qu'ils étaient là pour changer quelque chose et ça ils l'ont pris à bras le corps. Et quand par exemple, ils disent de rouler à 120 km sur les autoroutes alors que tu vis en province, tu vois, c'est de ou 110 km/h, tu vois, ils avaient, c'était impossible à accepter mais c'est eux-mêmes qui l'ont demandé.
Et c'est c'est des gens c'est des gens normaux, c'est le français moyen, tu vois. Et j'étais fasciné par le euh et je me souviens, moi j'assistais à la fin où tout le monde est tombé en pleur d'émotion d'avoir fait quelque chose ces propositions de Cyril Dion, Mathilde Di Merc enfin et tous ces gens qui étaient là en pleurant en s'embrassant. C'était super impressionnant.
Ils avaient senti qu'ils avaient fait quelque chose d'important dans leur vie et ça c'est magique tu vois d'avoir donné la possibilité à ces gens. Et c'est drôle parce que des gens après maintenant se sont engagés en politique, tu vois. Il y en a qui sont qui vont devenir maire, il y en a ça a déclenché quelque chose et cette convention citoyenne c'est formidable.
Et d'ailleurs je te bravo à Macron de d'avoir fait parce que pas il faut quand même se dire que c'est quand même lui qui a décidé de le faire. Bravo surtout à Cyril Lion et Mathil Dimer d'avoir convaincu Macron. Bien sûr c'était compliqué pour lui mais au moins il l'a fait.
Voilà il y a pas il y a pas que du mauvais hein chez les hommes politiques. Il y a des cop ils prennent des décisions bien sûr. Après il a été extrêmement maladroit quand il a parlé des amis chez du reste mais c'est une connerie.
On dit tous des conneries dans la vie he et là il a été il a déconné. Question d'internet quitte de son influence à l'étranger. Est-ce que est-ce que Yan Artus Bertrand il est influent à l'étranger ?
Est-ce qu'on l'écoute ? Alors, je vais te dire euh d'abord euh quand tu as la chance de faire des films comme moi et que tes films sont distribués à l'étranger, un film comme Home par exemple, par chance hein, parce que on a avec Luc Besson, on a on a vraiment trouvé parce que le cinéma c'est quand même un truc d'argent quoi. Tu es des producteurs qui ont qui font un film et après le film sort, il y a les droits et donc le film sont jamais libre de droit, tu vois.
Et là, on avec Luc Besson, j'ai convaincu Luc de trouver un Messen pour payer Home et ce qui fait que le film a été une histoire incroyable. Home a été vu par après 600 millions de personnes dans le monde. Euh et que par exemple quand tu passes en prime time sur la télévision chinoise, tu as 2500 millions00 de personnes qui voient ton film.
À tel point qu'en Chine, il y a une association qui s'appelle Home. Ils ont fait des DVD puisque comme c'est libre de droit, ils le font. Et les DVD, il les présentaient.
Alors, je sais plus si ça marche encore beaucoup. Moi, j'ai été en un en Chine a quelques années. Il m'avait il avait tous un groupement d'associations.
Des milliers de gens ont le DVD de home chez eux et allaiit le présenter dans les écoles, allit le présenter dans les mariages, dans la rue. Extraordinaire quoi. Donc je dois pas avoir une grande Mais quand tu fais des films et que tu es vu par des par des millions de personnes, tu as une responsabilité de faire les choses bien.
Dire. Je me souviens quand j'avais été au César, j'avais remis un prix et j'avais dit, j'avais un petit discours écolo en mettant un prix, un silence de mort. Tu vois vraiment qu'est-ce qui nous fait chier il y a ça 10 ans et je leur avais dit voilà vous vous êtes vu, vous êtes vu par des millions de personnes, vous avez une responsabilité de parler d'écologie et d'environnement.
Je pense que le cinéma te permet d'avoir de d'envoyer des messages comme ça à travers le monde et voilà et que aujourd'hui le cinéma est en train de le faire. J'étais hier avec le CNC, tu vois, où il me demandait de réfléchir. Ils ont ils travaillent avec Jeanco afin que maintenant il va avoir une quand tu vas voir les aides du CNC, donc pour faire ton cinéma, tu pouras respecter certaines règles écologiques et c'est vachement bien.
On arrive à la à la fin de notre interview. Ouf ! Ouf ! [rires] Tu veux continuer encore ?
Non mais je je c'est avec plaisir de parler avec vous. C'est je les gens vont en avoir marre. Est-ce que Non, c'est pas vrai parce que la ils sont tous bien actifs, ils sont très contents d'ailleurs.
D'accord. Est-ce que tu as trois livres ? Ça marche toujours quand tu parles d'amour.
Tu sais, je pense que on a tous en nous cette envie de d'avoir un monde meilleur, tu vois, et de de partager et de d'imaginer un monde, tu vois, de de avec un happy end, tu vois. Moi, j'aime bien le j'aime bien le cinéma quand ça finit bien, tu vois. Et et là, on peut y mettre on est sur une route où il y a mauvaise fin, on a tous envie d'avoir une une fin heureuse et et donc ensemble euh de tous imaginer qu'on peut y arriver ensemble euh ça me plaît parce qu'on va pas y arriver tout seul.
C'est pas toi qui va y arriver et moi tout seul. On va tous y arriver ensemble. Et je pense qu'on a tous des enfants, on a tous des gens qu'on aime et on a tous envie d'avoir un monde meilleur demain.
Et cette ce discours de fin du monde annoncé, c'est quelque part insupportable et on peut tous se battre contre ça. Est-ce que tu as trois livres et trois documentaires à conseiller à notre communauté ? Alors euh il y a un livre qui s'appelle La supplication qui est un des livres que je préfère qui était écrit par le prix Nobel euh russe de littérature, je vous dirais je veux pas même pas prononcer son nom parce que elle a un pronom imprononçable euh Aovic quelque chose.
Je suis très mauvais dans les noms et c'est un livre formidable sur faut dire le nom. Vas-y cherche sur internet took sur l'ordinateur Nobel laication. Voilà, il se sûrement des gens qui vont on demande à la communauté d'aller chercher.
S'il vous plaît les gars et c'est une c'est peut-être pour moi la une des plus grande encore une femme encore qui a écrit un livre s'appelle cercueil de plombs sur la la guerre la guerre d'Afghanistan qui a écrit des livres sur les femmes et la guerre. C'est vraiment une le prix Nobel quand même donc c'est une femme extraordinaire que j'avais rencontré en en où est-ce qu'elle vit déjà ? J'ai un trou, c'est pas grave, dans une étabe.
Formidable, un pays dictateur, dites-moi un pays avec un dictateur. Bah de quelle année ? Quoi ?
Maintenant, en ce moment là, maintenant euh un des trois pays. Bah, vas-y. Alors, non, on a l' on a vraiment l'air de con devant des milliers centaines de milliers.
Je dire Yanukovic mais non non mais c'est bon, elle comment s'appelle ce vit, elle vit à Biélorussie. Biélorussie. Voilà, elle vit en Biélorussie.
Et euh et c'est et c'est J'ai une histoire extraordinaire à raconter. Alors, on a le nom si tu veux. Vas-y.
Zvet, attends. Zvetlana Alexier Alexevic. Voilà.
Voilà. Tu vois que le nom est pas facile à dire. Et et donc c'est un livre, elle a c'est une femme extraordinaire.
J'ai lu lu lu son bouquin et elle a écrit beaucoup de livres. Et un jour, je suis invité à Minsk faire une projection de Elle a eu le prix Nobel et quand j'arrive à l'aéroport, c'est elle qui m'a créé un bouquet de fleurs. Là, je savais pas que c'est elle qui m'avait et tout l'argent du prix Nobel, elle fait venir des gens des gens qu'elle aime dans son pays pour par pour parler de de de démocratie et de liberté.
Et donc, on a fait deux projections de human formidable. Donc ça voilà, ça c'est un auteur formidable, la supplication c'est un des livres mes préférés. Après je dis bon, j'ai beaucoup beaucoup de livres sur l'écologie en vivant en ce moment.
Euh il y a toi tu le collapse de collapse qui un film sur le qui qui raconte. Je suis très mauvais. Je je je tous [rires] jeis fatigué ce soir.
Mais quoi qu'il a soit collapse qui est un bouquin formidable sur le l'île de pâqu toi comment les civilisations décident de vivre ou pas. Les bouquins de Jeanco bien sûr. Et il y a un un auteur que j'aime beaucoup de Morrison qui est le retour qui est un auteur américain, un livre que je lis régulièrement en roman parce que je lis très très peu de romans en fin de compte.
J'ai beaucoup de d'essais. Voilà. Euh qu'est-ce que je suis en train de lire en ce moment ?
Je suis en train de lire qu'est-ce que je suis en train de lire ? Je suis en train de lire un bouquin sur John Mur qui est un le gars qui a fondé le Sara Club aux États-Unis parce qu'il faut savoir qu'aux États-Unis les grandes réserves, les premières réserves euh nationales ont été créées aux États-Unis et il y a un bouquin formidable. J'aurais pu être j'aurais pu être milliardaire et je suis devenu vagabond.
C'est je suis en train de lire ce livre qui est passionnant. Voilà, je lis énormément de livres sur l'écologie et on est il en paraît tellement voilà peut-être peut-être ça ça c'est pas un mauvais bouquin aussi. Voilà.
Est-ce que tu as Est-ce que tu as un conseil pour les jeunes générations ? Mais ça c'est des questions conc que tu me racontes mon ch c'est alors c'est c'est une question qu'on pose oui mais qu'est-ce que ça veut dire c'est un conseil fénération moi je pense que c'est va au bout de tes rêves et saisis ta chance tu as envie de faire quelque chose essaye. Vénération c'est d'essayer d'essayer d'essayer.
Tu vas peut-être pas y arriver mais essaye. C'est tellement important. Voilà. et et va au bout de tes rêves et et ne passe pas à côté de ta chance.
Si tu as la chance est là, tu laisses hésiter. Il va prendre des risques, peut-être te casser la gueule mais euh tu peux y arriver. Et surtout si tu essayes pas euh si tu essayes pas toute ta vie, tu dis "Merde, j'aurais dû essayer." Voilà, tu as une envie, va au bout va au bout de tes rêves.
Ça c'est vraiment quelque chose. Moi ça a marché avec moi. Donc peut-être ça peut marcher pour vous aussi.
Artus Bertrand, merci. [musique]
Xavier Bertrand