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AutreLe Média (sur YouTube)· 28 septembre 2020 7 minActualité / polémiqueJusticeSécurité

MORT DE MAHAMADOU FOFANA, SA SOEUR TEMOIGNE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Fatouma FofanaFait
    « La police nous a annoncé le décès de mon frère le lundi 14 septembre. L’IGPN est venue nous annoncer le décès en nous expliquant que mon frère est mort suite à une noyade. »
  • 0:30Fatouma FofanaFait
    « Il y a eu une course poursuite. Sur place on a vu des témoins qui ont vu courir mon frère. Les témoins ont dit que mon frère n’avait pas sauté, qu’ils en étaient sûrs de ça. »
  • 0:45Fatouma FofanaFait
    « Le procureur a annoncé qu’il n’y avait aucune caméra qui pouvait voir l’intervention, voir la mort de mon frère. »
  • 1:00Fatouma FofanaFait
    « Le corps de mon frère présente des lésions au niveau du crâne, des lésions au niveau de l’épaule, des enfoncements au niveau de son crâne, ça laisse penser en tout cas que mon frère s’est fait taper. »
  • 1:15Fatouma FofanaFait
    « Le médecin légiste n’a rien noté sur le rapport d’autopsie par rapport aux lésions que mon frère a pu avoir. »
  • 1:30Fatouma FofanaFait
    « Mon frère avait deux enfants en bas âge. Une fille âgé de même pas deux ans, qui va avoir bientôt deux ans, et un fils de six mois. »
  • 1:45Fatouma FofanaFait
    « On pense que le procureur de Versailles couvre les policiers, l’IGPN couvre aussi les policiers. »
  • 2:00Fatouma FofanaFait
    « Il me semble que le travail de l’IGPN c’est de trouver la vérité, d’être juste. »
  • 2:15Fatouma FofanaFait
    « Nous sommes nés en France, nous avons grandi en France, nos ancêtres se sont battus, ont combattu pour la France. »
  • 2:30Fatouma FofanaFait
    « C’est pas la police qui va décider de tuer un être humain de sang froid. »
  • 2:45Fatouma FofanaFait
    « Nous, nous attendons la vérité. On attend juste la vérité sur la mort de mon frère, sur les blessures au niveau du crâne, au niveau du haut du crâne. »
  • 3:00Fatouma FofanaFait
    « On veut qu’il y ait une contre-autopsie parce que mon frère a dû souffrir vu l’état de son corps. »
  • 3:15Fatouma FofanaFait
    « Il faut que la France, que la Justice se rende compte qu’il y a des policiers, qu’il y a beaucoup de policiers qui se font justice eux mêmes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour, je m’appelle Fatouma Fofana la soeur Mahamadou Fofana retrouvé mort le 13 septembre 2020 au port de Marly. La police nous a annoncé le décès de mon frère le lundi 14 septembre. L’IGPN est venue nous annoncer le décès en nous expliquant que mon frère est mort suite à une noyade.

A l’annonce du décès de mon frère, toute la famille est choquée, c’est le choc, on se demande ce qu’il s’est passé, comment il a pu mourir, ce sont les questions qu’on se pose. Il était en famille ce jour là et on ne s’attendait vraiment pas à ce qu’on nous annonce une nouvelle pareille. On vit très très mal les choses qui suivent parce que la police, dès le lendemain, va parler, va s’exprimer auprès du Parisien en disant, en parlant de mon frère comme un voleur, comme un délinquant et sans parler de la personne qu’il était.

C’était le choc pour nous, ni parler des circonstances de la mort de mon frère juste en disant qu’il s’est noyé alors qu’il y a eu une course poursuite. Sur place on a vu des témoins qui ont vu courir mon frère. Les témoins ont dit que mon frère n’avait pas sauté, qu’ils en étaient sûrs de ça.

Il y a au moins quatre caméras de surveillance à cet endroit qui auraient pu voir la scène. Le procureur a annoncé qu’il n’y avait aucune caméra qui pouvait voir l’intervention, voir la mort de mon frère. La première version est racontée comme ça, mon frère a couru, a eu peur, a pris la fuite et a sauté d’une passerelle et s’est jeté dans l’eau.

Un policier lui a porté secours. Tout ça est complètement fou parce qu’on a vu le corps, et le corps de mon frère présente des lésions au niveau du crâne, des lésions au niveau de l’épaule, des enfoncements au niveau de son crâne, ça laisse penser en tout cas que mon frère s’est fait taper. Surtout on a pensé ça parce que le médecin légiste n’a rien noté sur le rapport d’autopsie par rapport aux lésions que mon frère a pu avoir.

Ce sont des lésions récentes il y a encore du sang sur le corps de mon frère, donc on ne comprend pas pourquoi ces lésions n’ont pas été décrites. Qu’est ce qu’ils cachent ? C’est la question que nous on se pose aujourd’hui.

Pourquoi nous avoir menti ? Pourquoi nous avoir empêché de voir le corps pendant plusieurs jours ? Toutes ces questions là on se les est posées.

Mon frère avait deux enfants en bas âge. Une fille âgé de même pas deux ans, qui va avoir bientôt deux ans, et un fils de six mois qui étaient très attachés à leur père. Mon frère avait trouvé une crèche pour ses deux enfants et il était très content de nous l’annoncer ce mois-ci.

C’est un coup de massue. Le lundi, le jour où on apprend sa mort c’est le jour où il devait aller donner les documents pour la crèche de ses enfants. Il s’occupait vraiment de ses enfants, c’est ça qu’il faut retenir.

C’était une personne généreuse qui faisait attention même à ses voisins, tout le monde peut en témoigner. Ce n’est pas le délinquant qui est décrit dans les journaux pour faire oublier sa mort. Pour faire oublier qu’il y a eu violence policière.

On pense que le procureur de Versailles couvre les policiers, l’IGPN couvre aussi les policiers. Il me semble que le travail de l’IGPN c’est de trouver la vérité, d’être juste. Nous vivons en France depuis toujours.

Nous sommes nés en France, nous avons grandi en France, nos ancêtres se sont battus, ont combattu pour la France. On voit aussi des commentaires sur les réseaux sociaux de certaines personnes je pense racistes mais pas toutes les personnes bien sûr mais je répondrai juste à ces personnes là, j’aimerais juste leur dire que nous sommes, cette terre appartient à tout le monde et chacun de nous a le droit de vivre et c’est pas la police qui va décider de tuer un être humain de sang froid. Nous, nous attendons la vérité.

On attend juste la vérité sur la mort de mon frère, sur les blessures au niveau du crâne, au niveau du haut du crâne. On veut savoir ce qu’il s’est passé. On veut qu’il y ait une contre-autopsie parce que mon frère a dû souffrir vu l’état de son corps, mon frère a dû vraiment souffrir avant de mourir.

C’est ce qu’il nous fait mal. Nous on va continuer à se battre tant que la vérité n’éclatera pas. Nous n’arrêterons pas de nous battre.

Il faut que la France, que la Justice se rende compte qu’il y a des policiers, qu’il y a beaucoup de policiers qui se font justice eux mêmes. Nous ce qu’on veut c’est que tout ça ça s’arrête, que ça soit pour mon frère ou pour d’autres on veut qu’eux aussi soient jugés pour leurs actes comme tout citoyen.