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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 7 avril 2026 25 min

Joshua Zarka : « Nous n’avons jamais demandé à l’Europe de participer à cette guerre »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et l'invité de l'entretien ce matin, c'est Joshua Zarka. Bonjour, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes l'ambassadeur d'Israël en France.

Nous sommes ensemble pendant 20 minutes pour cet entretien en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest-France, bonjour Stéphane Bonjour Auriane, Monsieur l'Ambassadeur, bonjour Joshua Zarka Donald Trump affirme hier soir que l'Iran tout entier pourrait être éliminé ce soir Est-ce que ce matin Israël dit la même chose ? Est-ce que vous préparez une opération d'envergure ? L'Iran tout entier, bien sûr que non.

C'est un pays qui est grand comme la France et comme l'Allemagne ensemble. Mais ce que je pense que voulait dire le président américain, je ne parle pas pour lui, bien bien sûr je parle pour Bruxel, et que nous comptons investir beaucoup plus que ce qui était déjà investi jusqu'à présent dans les opérations militaires, c'est-à-dire attaquer des infrastructures qui serait à double usage, non seulement militaire mais qui pourrait être aussi utilisé à des fins militaires qui ne sont pas seulement obligatoirement militaires comme par exemple des usines de production de missiles que nous avons attaquées, les bases, les des casernes, etc. Donc des infrastructures civiles ?

Des infrastructures qui pourraient avoir une double nature. Vous savez que dans les guerres, malheureusement, il y a des infrastructures qui sont purement militaires et des infrastructures qui sont utilisées par les militaires à des fins militaires mais qui pourraient qu'être dans le quotidien sont des infrastructures civiles cela pourrait être retaqué aussi mais dès cette nuit est ce qu'israël se prépare à une Une opération d'envergure dès cette nuit. Vous savez, cette opération, nous l'avons préparée depuis très longtemps.

Cette guerre, c'est une guerre que nous nous préparons malheureusement depuis très longtemps. Quand je m'occupais encore de ce dossier au ministère des Affaires étrangères israélien, nous savions qu'éventuellement, malheureusement, nous aurions à rentrer dans une confrontation militaire avec l'Iran parce qu'il était clair que ceux-ci n'avaient aucune intention de vivre en paix et à nos côtés. C'est pas vraiment d'un côté, ils sont à 1200 Et donc il y a une opération d'envergure importante parce que c'est un ennemi terrible, il faut comprendre.

C'est un ennemi qui a développé les capacités de nous détruire, qui a l'intention de nous détruire et qui ne bouge pas de cette intention. On essaye, vous voyez que le président américain essaye de négocier avec eux la fin de leur programme nucléaire militaire et les réponses qu'il répond, qu'il reçoit à chaque fois sont les mêmes réponses que la communauté internationale recevait depuis l'an 2002. L'année où les négociations diplomatiques ont commencé avec les Iraniens pour qu'ils cessent leur programme militaire nucléaire, oui c'est ça.

Et donc c'est toujours la même réponse non, un non catégorique. Malheureusement oui je pense que nous allons rentrer dans une phase qui pourrait être beaucoup plus importante que la phase que nous avons vécu jusqu'à présent. Une une phase beaucoup plus importante, ça veut dire quoi quand le président des Etats-Unis dit qu'il est en capacité de détruire l'Iran en quatre heures dès cette nuit ?

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il va utiliser de nouvelles armes ? Non franchement je ne sais pas.

Je ne veux pas dire n'importe quoi, je ne sais pas ce que ça veut dire. Non mais ça veut dire qu'Israël se prépare à une escalade dans le conflit et que l'escalade est proche dans les prochaines heures. Nous je pense que le Premier ministre a dit d'une façon très claire, le Premier ministre, le chef d'état-major l'ont dit d'une façon très claire, nous essayons d avoir des déclarations qui sont claires et qui se suivent l'une après les autres.

Et le Premier ministre a dit d'une façon très claire, effectivement nous pourrions rentrer dans une phase qui serait plus importante que ce que nous avons vécu jusqu'à présent, que ce que les Iraniens ont vécu jusqu'à présent, que le régime iranien a vécu jusqu'à présent. – À ce stade, est-ce qu'une invasion terrestre de l'Iran par les Américains vous paraît encore envisageable ? – Je ne veux pas dire n'importe quoi, je ne sais pas. – Vous disiez jeudi la semaine dernière au micro d'RMC qu'il Il faudrait attendre encore deux à trois semaines de guerre avant la fin du conflit.

Vous êtes toujours sur ce calendrier-là ? – Autant que je sache, oui. Pour terminer toutes les cibles militaires, il faut être très clair.

Les cibles militaires que l'armée a définies et que le gouvernement a approuvées, il nous faudrait encore...

Aujourd'hui j'imagine que c'est une discussion de de votre côté, du côté d'Israël, les objectifs de guerre sont très clairs, mais ils sont aussi clairs du point de vue des Américains. C'est cette guerre et ce qui serait même pour les vôtres. Il y a une différence de style entre les deux dirigeants.

Mais les mêmes effectifs ? Aucun Mais cette guerre, comme vous le voyez, est une guerre conjointe. Toutes les opérations sont des opérations conjointes.

Les cibles sont des cibles conjointes qui ont été définies ensemble par les deux gouvernements, par les deux chefs d'état Ce n'est pas vraiment chef d'État, c'est notre chef d'État-major et le chef du Saint-Cône. Tout est défini ensemble, tout est géré ensemble. C'est une guerre qui est gérée complètement de façon conjointe.

Et donc oui, il y a une différence de style, c'est vrai. Je pense que le style du président américain est assez spécial, surtout en Europe. C'est surtout au niveau diplomatique qu'il y a une différence de style.

Vous êtes un diplomate, quand Donald Trump dit « je le cite, pardon pour la vulgarité. Ouvrez ce putain de détroit, espèce de taré où vous vivrez un enfer ». Est-ce qu'un chef d'État peut s'exprimer ainsi ?

Il est temps que des chefs d'État s'expriment de façon claire et ne fassent pas toujours essayer de faire un équilibre sur les différents points et de ne pas dire les choses d'une façon claire. Le gros problème, je peux vous dire que quand on regarde l'histoire des crises… – Il y a une manière où on peut dire les choses de façon claire sans c'est Encore une fois, il y a une différence de style. Ce n'est pas le style de mon Premier ministre.

Ce n'est pas le style que moi j'adopte en venant ici. Mais vous savez, les grandes crises diplomatiques et les grandes guerres ont été souvent causées à cause du fait que les dirigeants n'étaient pas suffisamment clairs. Ils disaient oui mais il y avait un espèce d'équilibre qui était fait entre deux différents messages et ça au lieu de...

Généralement c'était fait par craint d'amener la guerre. Et généralement, c'est ce qui a finalement amené la guerre. L'exemple le plus parfait de cela est la guerre avec Saddam Hussein.

Vous trouvez que Donald Trump est clair dans sa communication sur le conflit je pense qu'il faut suivre si vous suivez toutes les déclarations de Donald Trump je pense qu'il est clair mais quand il dit par exemple que l'état islamique a été vaincu en 4 semaines comment vous interprétez ça ? Est-ce qu'il est en train de préparer le retrait des Etats-Unis du conflit ? Le but n'a jamais été d'envahir l'Iran et de prendre le contrôle de l'Iran.

Je pense que ça, ça a été très très clair, ça a été défini de façon très claire de notre côté et par les Américains aussi, n'a jamais été, nous n'avons jamais eu l'intention d'envahir l'Iran et de prendre le contrôle de l'Iran. Bien au contraire, ce que nous voulions faire, et c'était le troisième but de cette guerre, je vais le répéter sur tous les plateaux je le répète encore une fois ici le troisième but c'était d'affaiblir le régime suffisamment afin que le peuple iranien puisse prendre le contrôle de sa décision là quand on est juste où est parce qu'il estime que le job est fait que Est-ce que l'Iran est suffisamment affaibli ? Est-ce que vous craignez qu'il se retire du conflit ?

L'Iran a toujours, au niveau militaire, l'Iran a toujours été un pays qui était d'un côté avec des capacités balistiques énormes et qui développait des des capacités nucléaires très importantes, mais d'un autre côté qu'il y avait une armée très faible à cause du fait que c'était un pays qui est sous sanction depuis 50 ans pratiquement et qu'elle n'a pas pu acheter de nouveaux systèmes, que ce soit américains, russes, européens, etc., depuis les années 70-80 du siècle dernier. Et donc c'est un pays qui avait une armée très faible.

Et aujourd'hui, cette armée, qui était déjà très faible, est anéantie complètement. Alors oui, au niveau militaire...

Il y a un ultimatum, M. l'ambassadeur, il y a un ultimatum de Donald Trump qui a été repoussé à ce soir 20h. Est-ce qu'Israël croit vraiment à un accord, voire à une reddition de l'Iran C'est une bonne question.

Je pense qu'il est important de faire tout ce qui est possible pour trouver une solution diplomatique. Il y a encore une solution diplomatique à cette guerre – Alors là, vous me posez la question, personnellement, je ne pense pas que les irénaires sont capables, même si le régime qui est en place aujourd'hui n'est plus le même régime qu'il y avait auparavant. C'est déjà un nouveau régime.

On peut rentrer, on peut développer la question, si vous Mais c'est déjà un nouveau régime. Mais ce régime, aujourd'hui, réagit de la même façon pour l'instant...

Et on va parler du régime. Est-ce qu'Israël est prêt à une solution diplomatique ? C'est important que je le dise quand même.

Je pense que les Iraniens ne sont pas capables aujourd'hui, le régime iranien n'est pas capables aujourd'hui de dire oui à une solution diplomatique. Pour différentes raisons. Est-ce que l'Israël, ces décisions seront prises par le Premier ministre et par le président américain d'une façon conjointe et la décision qui sera prise sera est bien sûr adoptée par le gouvernement israélien.

Est-ce qu'Israël pourrait poursuivre cette guerre si les Etats-Unis l'arrêtent ? Est-ce que vous pourriez continuer seul ? Je pense que ce n'est pas sur les cartes, ce n'est pas dans les cartes, ce n'est pas une option.

Ce n'est pas une C'est-à-dire le jour où Trump arrête, Israël arrête ? Je pense que comme nous l'avons commencé d'une façon conjointe, comme de la menant d'une façon conjointe, cette guerre se terminera d'une façon conjointe exactement comme elle a été menée jusqu'à présent. Juste pour revenir sur le but de guerre d'Israël, vous avez, Israël hier, revendiqué des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique d'Iran.

Quel est aujourd'hui votre but de guerre ? Est-ce que, comme Donald Trump, vous voulez que l'Iran retourne à l'âge de guerre ? Non, bien sûr parce qu'il y a un peuple – Un peuple iranien magnifique, un peuple iranien avec lequel nous pouvons vivre en paix et nous avons l'intention de vivre en paix.

Non, ce n'est pas ramener l'Iran à l'âge de pierre, c'est des expressions, encore une fois il y a une différence de style, je ne rentre pas dans cela. Mais par contre, vous savez qu'entre 60 et 70 % de l'économie iranienne est entre les mains des gardiens de la Révolution. Donc les grandes infrastructures sont entièrement entre les mains des gardiens de la Révolution.

Nous savons aujourd'hui que les gardiens de la révolution ont une place importante dans la prise de décision de ce nouveau régime qui se met en place alors affaiblir les gardiens de la révolution est un but très important et donc attaquer les différentes infrastructures qui sont en trois des mains qui sont gérés par les gardiens de la révolution qui leur donne justement ce financement dont ils ont besoin est très important. En même temps, vous avez le président du Conseil européen Antonio Costa qui disait hier que cibler des infrastructures civiles est un crime de guerre. Il l'a rappelé en fait en disant que c'était inadmissible et qu'il fallait que ça s'arrête.

On entend Donald Trump qui lui a dit que ça ne l'inquiète pas ? – Non, il est important quand même de réagir à ce genre de déclaration. Des guerres sont des choses très difficiles.

Un continent qui a vécu depuis 80 ans sous la protection d'un pays qui a mené ses guerres à sa place n'a pas énormément de choses à dire quand on parle de la survie du peuple juif. Mais pardon, il y a un droit international ? Il y a des règles internationales.

Bien sûr qu'il y a un droit international. C'est-à-dire que le droit international...

Israël peut faire si le droit international ? Non, non, pas du tout. J'ai négocié des traités justement sur le droit dans mon passé.

Les infrastructures civiles qui sont utilisées par des militaires à des fins militaires sont des cibles totalement légitimes. Alors, des déclarations comme celle – Ce n'est pas l'avis d'Antonio Costa, et c'est quand même le président du Conseil européen. – Ça ne veut pas dire que c'est vrai. – Donald Trump, ça ne l'inquiète pas, Benjamin Detaillou, ça ne l'inquiète pas ? – Non, d'abord on n'a jamais demandé à l'Europe de participer à ces guerres, nous de notre côté, de Secondo, n'oublions pas que l'Europe n'a pas une très grande histoire quant à la protection du peuple juif contre un danger existentiel. – Mais ça ne l'empêche pas de vouloir faire respecter le droit international Le droit international est respecté, justement.

Une cible qui a une double nature, c'est écrit noir sur blanc, une cible qui est une double nature, qui peut être utilisée par les militaires à des fins militaire, est une cible légitime. Sur le régime, vous avez tué l'Aiatola Ramenei mais vous ne pouvez pas pour le moment faire tomber le régime. Est-ce que vous comptez sur un soulèvement du peuple – Le peuple iranien pour renverser le régime.

Et dans le même temps, on le voit, le peuple est exténué par la guerre. Le régime est toujours aussi féroce. Est-ce que sur ce but de guerre-là, faire tomber le régime, vous avez échoué – Alors, nous avons choisi les mots d'une façon assez claire.

Le but n'est pas de faire tomber le régime et de l'affaiblir suffisamment afin que le peuple iranien puisse le prendre en main. – Et vous pensez vraiment qu'il affaiblit Je pense qu'il est affaibli énormément, effectivement. Je pense qu'il est énormément affaibli.

Est-ce que nous sommes arrivés au point de rupture, au point où il tombe, il tombe dès que les Iraniens sortent, le peuple iranien sera dans la rue ? Je ne peux pas vous dire, mais ce que je peux vous dire, c'est que nous n'avons pas vu jusqu'à présent, nous qui suivons la diplomatie et l'histoire diplomatique internationale, nous n'avons pas vu les révolutions venir quand elles arrivées. Nous les avons vues seulement après coup.

Et je pense que nous pourrions nous trouver dans des situations semblables. Un mot, puisque hier Donald Trump a raconté largement l'opération de sauvetage des deux pilotes américains. Est-ce qu'Israël a participé à cette opération de sauvetage ?

Il a été publié que deux unités israéliennes, deux unités d'élite ont participé à ce sauvetage. On va parler du Liban Stéphane. Oui au Liban il y a eu au Liban en fait des deux attaques contre une ambulance et des secouristes dans la région de Tire.

En 24 heures, le gouvernement libanais dénonce ces prises à partie. Comment est-ce que vous réagissez par rapport à ça ? Je vais répondre d'abord à la question en général de nos relations avec le Liban, ensuite rentrer dans les détails.

Vous savez, nous avons cette guerre avec le Liban, heureusement, nous ne l'avons pas demandé encore une fois. C'est une guerre...

Nous avons envoyé des messages avant que le Hezbollah décide de tirer au gouvernement libanais, au Hezbollah directement ou indirectement. Ne rentrez pas dans cette guerre. Ne nous tirez pas.

Nous serons obligés de réagir de façon très très forte. Et malheureusement, d'abord, le gouvernement libanais n'a pas désarmé, n'a pas fait le minimum nécessaire pour désarmer l'ESBOLA. Il n'a pas fait le minimum nécessaire...

L'armée libanaise n'est pas en état Non mais d'accord, mais elle aurait pu demander notre aide par exemple. Elle aurait pu demander l'aide de la France, elle aurait pu demander l'aide de la communauté internationale. Venez à notre aide pour désarmer le Hezbollah parce que nous ne sommes pas incapables de le faire.

Non, ce qu'a décidé de faire le gouvernement et les balais, ce Non, ce que décédait par contre le fait de faire le gouvernement libanais, c'est d'annoncer qu'ils avaient réussi à désarmer complètement le Hezbollah au sud du Litanie. Alors aujourd'hui, la plus grande partie des missiles, vous savez qu'il y a des milliers de missiles qui tombent aujourd'hui régulièrement sur le nord de mon pays, des milliers et des milliers de missiles. Avant de venir ici, je regardais, j'imagine que mon téléphone sonne dans la poche, j'imagine que c'est encore des sirènes qui tombent sur le nord du pays, des missiles qui tombent sur le nord du pays, des missiles qui tombent sur le nord du pays. – Mais jusqu'à quand vous allez continuer à attaquer ? – Jusqu'à que le Hezbollah arrête de tirer sur Israël, c'est très simple. – Armand, est-ce que là aussi votre but de guerre qui est d'éradiquer le Hezbollah, ce n'est pas un fond tueux ? – Non, on n'est pas d'éradiquer le Hezbollah, ce n'est pas d'éradiquer le Hezbollah, c'est de déradiquer les capacités militaires du Hezbollah, il y a une grande différence.

Le Hezbollah pourrait être, je ne sais pas, éventuellement, une organisation politique. Notre but est de ne pas permettre au Hezbollah de continuer d'être une force militaire qui est la force militaire la plus importante aujourd'hui au Liban. – Mais est-ce que là aussi, ce n'est pas un vœu pieux ?

Le Hezbollah, il remplace ses... – Non, mais vous savez que c'est le vœu du peuple libanais.

C'est le vœu du gouvernement libanais. Mais nous allons le faire jusqu'à que le Hezbollah décide d'arrêter de tirer sur Au prix de milliers de déplacés libanais ? Au prix de ce qu'il faut, malheureusement.

Encore une fois, est-ce que vous imaginez que nous allons permettre à une organisation terroriste qui est gérée par l'Iran de nous tirer des milliers de missiles sur notre population et d'attendre que la communauté internationale mette de l'ordre dans tout ça. Peut-être que la France prendra les choses en main et décidera de mettre de l'ordre dans tout ça. Vous l'entendez, le message d'Emmanuel Macron sur le Liban.

Je l'entends. Israël l'entend, l'écoute ? Je l'entends, nous l'entendons.

Vous ne l'écoutez pas. Non, il est très difficile quand la France a décidé de prendre certaines positions par rapport à Israël dans les deux dernières années, en tout cas depuis que je suis là, et Et nous avons, moi personnellement, j'ai prévenu et j'ai prévenu aussi les équipes de M. Macron, du président Macron, en disant que vous allez perdre votre influence.

Vous ne pouvez pas avoir une position qui est toujours critique envers Israël et et espérer de maintenir une influence par rapport à ce qu'il...

Vous trouvez que la France, elle est toujours critique envers Israël ? Oui. En grande partie, les positions du gouvernement français, ces deux dernières années, ont été en plus grande partie.

Il a quand même beaucoup soutenu Israël, Emmanuel Macron ? Ces deux dernières années ? Vous toujours critique, vous dites ?

Pas toujours, mais en grande partie. Le problème, c'est qu'au Liban, au nom de l'efficacité que vous revendiquez dans la guerre contre le Hezbollah et pour éradiquer ses capacités militaires, il y a aussi des frappes sur des villages en haut-dessus du Liban qui ne sont sans lien avec le Hezbollah en fait. Toutes les frappes...

D'abord, dans une guerre, il peut y avoir des erreurs et chaque erreur est appris et vérifiée. Vous avez fait des erreurs au Liban ? Israël a fait des erreurs au Liban.

Je sais qu'il y a eu des erreurs qui ont été faites et quand les erreurs ont été faites, nous nous sommes excusés, nous l'avons dit de façon très claire, une erreur a été faite et il y a par exemple des choses qui sont encore en train d'être vérifiées pour lesquelles nous n'avons pas encore de réponse. Par exemple le fait d'avoir ciblé des casques bleus, des Français la semaine dernière ? J'y arrive justement, c'est de ça que je parlais.

Mais toutes les cibles sur lesquelles on a tiré étaient des cibles qui sont liées au Hezbollah. Il y a une prise de décision très longue quand nous faisons une guerre autour de chaque cible qui est choisie. Il peut y avoir des erreurs.

Les casques bleus ne sont pas liés au Hezbollah. Mais là, on rentre maintenant à la question. Si vous parlez des casques bleus français, ils n'ont pas été ciblés.

Il y a eu un incident, plusieurs incidents, pas seulement un. Il y a eu trois incidents que nous sommes encore en train d'étudier. Le gouvernement français a demandé d'abord des explications à ce sujet qu'ils recevront dès que je les aurai.

Et ensuite, je peux vous dire que si effectivement, les événements ont eu lieu comme ils ont eu lieu, comme ils sont décrits par les casques bleus, c'est inacceptable. Il y aura des sanctions ? C'est inacceptable.

L'armée choisira de réagir comme elle le choisira par rapport aux soldats. Mais n'oublions pas que c'est une guerre, mais je peux vous dire d'une façon très claire, si ça a eu lieu de la façon dont c'est décrit, c'est totalement inacceptable. relation entre Israël et la France ?

Difficile. Difficile ? Mais est-ce que vous dites aujourd'hui que la France est quand même encore un pays ami, allié d'Israël ?

Je pense que la France, le peuple français, le pays de la France, Oui, je peux vous dire que je reçois des messages, des formes étonnantes de soutien, que ce soit au peuple israélien ou au peuple juif. Mais...

Pas Emmanuel Macron Mais aujourd'hui, vous savez, il y a une longue liste de décisions qui ont été prises, de déclarations qui ont été faites, qui ont créé des tensions qui sont très difficiles à gérer aujourd'hui. Juste me surprend, est-ce qu'il y a une longue liste ou est-ce que clairement ce que vous ne pardonnez pas à Emmanuel Macron, c'est d'avoir reconnu l'étape à la présidente ? Non, pas du tout.

Vous savez, nous étions rentrés sur...

J'ai œuvré pendant assez longtemps pour essayer de ramener ces relations à un bon niveau où j'espérais pouvoir continuer à développer les relations parce qu'en fin de compte, je suis là pour que les relations bilatérales soient les meilleures possibles. Et malheureusement, une décision qui a été prise dernièrement a rejeté des relations très en arrière. Et d'une façon, je peux vous dire aujourd'hui, malheureusement...

Mais c'est quoi cette décision ? C'est de reconnaître l'État palestinien ? Non, non.

Le refus de permettre le revitaillement américain arrivée en Israël. De ne pas survoler la France. Mais bien sûr !

Alors, c'est une position...

Non mais vous savez, nous sommes...

Un pays qui se dit un pays ami. Il faut comprendre. Un gouvernement qui se dit un gouvernement ami qui d'abord empêche nos industries comprennent à quel point les industries de défense israélien sont importants pour la défense d'états d'israël d'abord empêchent disons la la vitalité commerciale de ces...

Essayer d'empêcher la vitalité commerciale de ces industries en les empêchant de participer aux différents salons. Ensuite, appel au boycott quand nous étions dans une guerre existentielle et maintenant quand nous sommes vraiment dans une guerre avec un ennemi qui veut notre destruction, qui le dit de façon très claire, au lieu de permettre le survol d'équipement américain du territoire français pour permettre le ravitaillement de notre armée contre cette guerre. C'est seulement le survol, pas plus Là, c'est le moment où nous sommes arrivés à un niveau de crise qui est très difficile à gérer.

Un mot, monsieur l'ambassadeur, parce que le temps file juste dans les prochains jours. L'Assemblée nationale va examiner la proposition de l'autre. Caroline Yadon, c'est une députée renaissances qui visent à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme.

Qu'est-ce que vous pensez de ce texte ? – D'abord, c'est un événement franco-français, donc ce n'est pas à moi, en tant qu'ambassadeur d'Israël, à avoir une position à ce sujet. vous, vous allez me poser des questions.

Alors j'ai étudié ce texte. Je crois comprendre que ce n'est pas un texte qui est défini pour empêcher une critique du gouvernement israélien, qui est défini. L'homo – C'est ce que disent ces détracteurs, que ça pourrait museler les critiques d'Israël en anglais. – Oui, je sais, le mot Israël n'apparaît pas dans ce texte.

Je pense que si quelqu'un par exemple appelait à la destruction de l'État d'Arménie ou d – D'Azerbaïdjan, ce texte de loi aurait le même effet. Est-ce que je peux vous dire à ceci, c'est que les plus grandes critiques de la politique du gouvernement israélien sont en Israël On ne peut pas dire que critiquer l'État d'Israël est de l'antisémitisme. Mais appeler à la destruction de l'État d'Israël, qui est le seul État du peuple juif, est là, je pense, c'est là une forme d'antisémitisme très claire et que nous voyons, malheureusement, dans les issues qu'il y a à vous. – Un mot sur un texte qui a été voté par le Parlement israélien, c'était lundi dernier.

Une loi qui instaure la peine de mort pour les – Les terroristes palestiniens, est-ce que condamner les gens sur une logique ethnique, c'est digne d'un état de droit ? – Vous savez, d'abord ça a été adopté, alors je ne vais pas… Ce que je veux vous dire à ce sujet, la peine de mort existe en Israël depuis la création de l'Etat. La peine de mort, il y a eu une fois seulement où cette peine de mort, deux fois où elle était mise en œuvre.

Une fois pour Eichmann et la deuxième fois pour Demaniouk. Demaniouk ensuite parce qu'il y a automatiquement un appel qui est fait quand il y a le pays d'amour qui a été adopté. Il a été libéré à cause de certains doutes au sujet du document qui avait été présenté.

La peine de mort pour les terroristes existe aussi, de depuis la création de l'État d'Israël. – Mais là, c'est un texte qui vise les Palestiniens. – Oui, je sais, mais ça ne veut pas dire que ça va être mis en œuvre.

Je peux vous dire, je vais peut-être me faire taper sur le doigt… – Vous votez le roi qui ne va pas être mis en œuvre ? – Non, ce n'est pas une question de ne pas être mise en œuvre, c'est qu'il y a la Cour – C'est la Cour suprême qui peut décider. Et la Cour suprême a prouvé plus d'une fois, d'abord elle n'a pas pris la décision au sujet de la nature de cette loi, est-elle acceptable ou pas ?

Elle s'attend encore à voir. Ensuite même si cette loi est inscrutable, la Cour suprême aurait le dernier mot. Je pense que la Cour suprême a prouvé son indépendance totale du système politique israélien.

Mais vous espérez qu'elle ne soit pas appliquée cette loi ce n'est pas à moi d'espérer je vous ai posé la question je vous dis exactement je pense que certains mais vous reconnaissez que c'est une loi Dominique de Villepin il parle de logique d'apartheid Dominique de Villepin je ne veux pas répondre à des déclarations parce que monsieur de à une position qui est anti-israélienne, a développé...

Il essaie de se positionner un peu juste un tout petit peu à droite de M. Mélenchon en espérant que M. Mélenchon ne va pas voir réussir.

Alors il a un discours qui est semi-antisémique carrément. – Mais juste, est-ce que cette loi c'est acceptable dans un état de droit ? – Encore une fois, ce n'est pas à moi en tant qu'ambassadeur d'Israël de vous donner ma position personnelle.

Ce que je peux vous dire, c'est que cette loi doit d'abord passer la critique, disons, doit d'abord passer la Cour suprême et ensuite la mise en œuvre passera aussi par l'approbation de la Un dernier mot parce que le temps file. Est-ce que l'opinion publique israélienne a soutien les actions de Benyamin Netanyahou ? On voit il y a des manifestations anti-guerre en Israël avec parfois des violences.

On a vu ces images qui ont choqué, c'est celle de l'ex-diplomate Ajed plus de 80 ans, Colette Avital qui a été molestée. Est-ce que vous les condamnez ces images ? Je connais Colette, c'est une collègue que je connais depuis très longtemps, quelqu'un de très apprécié par le haut ministère et par beaucoup.

Alors bien sûr, l'avoir comme ça a molesté est quelque chose d'inacceptable. Ce que je peux vous dire, c'est que cette guerre a un soutien énorme parce que malheureusement, aujourd'hui nous sommes dans une situation où le public israélien a le sentiment que cette guerre est. Nous avons été imposés par un régime qui veut notre destruction totale.

Merci, monsieur l'ambassadeur. Merci, Georges Azarka d'avoir été notre invité ce matin.

Joshua Zarka : « Nous n’avons jamais demandé à l’Europe de participer à cette guerre » — Gérard Israel · Pourquijevote