Bonjour chez vous ! du 30 janvier 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 36 %Attaque 28 %Défensif 11 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:44OuverteRéponse directe
Quels sont les détails de la décision de l'UE sur l'Iran ?
- 2:03OuverteRéponse directe
Pourquoi la France a-t-elle finalement soutenu la liste des Gardiens de la révolution comme organisation terroriste ?
- 3:33OuverteRéponse directe
Sébastien Lecornu a utilisé un 49.3 pour le budget, est-ce que c'est une bonne méthode ?
- 4:23OuverteRéponse directe
Quels sont les chiffres des crimes et délits en hausse en 2025 ?
- 7:20OuverteRéponse directe
Que pensez-vous du ras-le-bol des policiers ?
- 8:48OuverteRéponse directe
Donald Trump menace l'Iran, est-ce qu'on est dans une escalade inéluctable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:58InvitéFait
« Les ministres des Affaires étrangères des 27 de l'Union européenne sont tombés d'accord hier à Bruxelles pour acter cette sanction après la répression sanglante des manifestations en Iran. »
- 2:26InvitéFait
« Aujourd'hui, les ministres ont convenu de désigner les gardiens de la révolution islamique comme une organisation terroriste. »
- 2:32InvitéFait
« Cela les mettra sur un pied d'égalité avec Daesh, le Hamas, le Hezbollah et Al-Qaïda. »
- 2:46InvitéChiffre
« près de 6 000 personnes ont été tuées et 11 000 manifestants gravement blessés, selon l'ONG Human Rights Activist News Agency. »
- 3:23InvitéFait
« Des sanctions qui prévoient une interdiction d'entrée dans l'Union Européenne et le gel de leurs avoirs sur le territoire des 27. »
- 4:15Locuteur non identifiéFait
« La proposition de loi prévoit ainsi de revenir sur certaines dispositions de la loi Hulot de 2017 qui interdit toute prospection d'hydrocarbures sur le territoire français, sur terre comme en mer. »
- 4:53Locuteur non identifiéFait
« En 2025, la majorité des crimes et délits enregistrés en France ont augmenté. »
- 4:57Locuteur non identifiéChiffre
« On note une hausse des violences sexuelles, plus 8%, tout comme des violences physiques, plus 5%. »
- 5:15Locuteur non identifiéChiffre
« des statistiques sur le nombre de refus d'obtempéré. Les forces de sécurité qui ont ainsi fait face à 28 200 refus lors de contrôles routiers l'an dernier, dont 6 200 qui étaient aggravés, soit une hausse de 11% sur un an. »
- 12:52Locuteur non identifiéFait
« Les sénateurs LR et centristes ont adopté hier matin une motion pour immédiatement rejeter le texte et le renvoyer aux députés pour la dernière lecture à l'Assemblée nationale. »
- 13:11Locuteur non identifiéFait
« Soyons clairs, l'histoire de ce texte est celle d'un triple fiasco et le moment me semble particulièrement important pour en faire le bilan. »
- 14:02Locuteur non identifiéFait
« la ministre du Budget hier au Sénat, elle a défendu un budget imparfait car le fruit d'un compromis, un texte utile a-t-elle ajouté ? »
- 15:06PrésentateurFait
« Moi, ce que je déplore, c'est que le Parti Socialiste ait fait jusqu'au bout monter les enchères et que le Premier ministre ait été contraint, in fine, pour obtenir une non-censure, de céder sur beaucoup de sujets. »
- 15:25PrésentateurChiffre
« le Parti Socialiste, à l'Assemblée nationale en tout cas, s'est réjoui d'avoir évité 8 milliards d'euros d'économie. »
- 15:32PrésentateurChiffre
« Au départ, on visait 4,6% du déficit par rapport aux produits intérieurs bruts. On finit à 5 et on sait que ces 5-là sont difficiles à tenir. »
- 16:43PrésentateurChiffre
« On a plus de 7,3 milliards qui sont maintenues, qui avaient été créées une fiscalité surtaxe sur l'impôt sur les sociétés. »
- 20:18Locuteur non identifiéFait
« il y a le Haut comité du financement des comptes sociaux qui a dit qu'en fait l'objectif qui était affiché de déficit pourrait très certainement ne pas être tenu sur les comptes sociaux. »
- 20:57Locuteur non identifiéChiffre
« On apprend ce matin que les prévisions de croissance pour 2025 sont à 0,9% au lieu des 0,7% estimées par le gouvernement. »
- 27:43PrésentateurChiffre
« Pour la région, ça coûte 1,3 million. Pour la métropole, ça coûte 1,9 million. Et pour le département, ça coûte quasiment 1 million. »
- 27:55PrésentateurChiffre
« L'État nous apporte 750 000 euros. »
- 32:34PrésentateurFait
« un assassinat qui s'inscrit aussi, malheureusement, dans une trop longue cohorte de drames, y compris des drames qui ont beaucoup frappé les esprits. »
- 36:40PrésentateurFait
« l'État lui-même n'a pas été irréprochable lors des dernières décennies, notamment parce qu'il a des moyens répressifs contre les nationalistes et qu'il a laissé prospérer, y compris d'ailleurs quelquefois à travers des convergences objectives qui ont été relevées, y compris dans des rapports parlementaires. Il a laissé prospérer le grand banditisme. »
- 37:57PrésentateurFait
« Historiquement, je pense que c'est écrit, je vous le répète, dans de nombreux rapports, dans de nombreux ouvrages particulièrement documentés. »
- 38:15PrésentateurFait
« Il y a eu des collusions objectives entre le milieu, le banditisme organisé, certaines officines parallèles qui ont pratiqué, y compris avec l'appui d'un certain nombre de services de l'État, notamment dans les années 80, dans les années 90, une sorte de contre-violence, un peu à l'instar de ce qu'ont pu faire légal aux Pays basques. »
- 49:10PrésentateurFait
« nous sommes aujourd'hui le seul territoire européen et notamment le seul territoire insulaire qui a la maîtrise et la gestion publique de ces ports et aéroports »
- 49:18PrésentateurChiffre
« la totalité des Corses ont accès au très haut débit, avec un taux de couverture à 100% là où la moyenne européenne est de 70% et par exemple la Sardaigne à 57% de taux de couverture de son territoire »
- 49:34PrésentateurFait
« avec la fermeture programmée d'une centrale du Vaz qui fonctionnait au fioul lourd et la montée extrêmement forte exponentielle des énergies nouvelles renouvelables »
- 50:30PrésentateurFait
« il faudra probablement encore une génération de travail »
- 55:06PrésentateurFait
« en Corse par une sorte de tour de passe-passe ça lit à la fois l'extrême droite française qui a toujours été opposée et radicalement opposée à toutes les aspirations du peuple corse allant jusqu'à demander la peine de mort pour les nationalistes »
- 1:00:31InvitéChiffre
« 40 millions d'euros vont être mobilisés 5 millions de prises en charge des cotisations MSA et 35 millions d'allègements de charges »
Temps de parole
- Présentateur86 %
- Locuteur non identifié7 %
- Locuteur non identifié 22 %
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce vendredi 20 janvier pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Il prend la parole pour la première fois depuis l'assassinat d'Alain Orson. Gilles Simeone, le président du conseil exécutif de Corse, est notre invité dans une demi-heure. Comment lutter contre la mafia ? Calait son bilan après 10 ans à la tête de la collectivité.
Pourquoi se lance-t-il à nouveau à l'assaut de la mairie de Bastia et comment voit-il la montée du Rassemblement national dans l'île ? Il répondra à nos questions depuis Ajaccio, grâce à nos confrères de France 3 Corse. Le Sénat qui a rejeté hier le budget sans même l'examiner sur le fond des sénateurs qui le jugent mauvais mais ne veulent pas retarder les débats budgétaires. Le sénateur centriste Vincent Capocanelas nous en dit plus dans quelques instants. Le budget qui est aussi à la une de nos régions. Je vous emmène en Vendée, à Moutier, les mots-faits où les plus jeunes sont initiés à la gestion du budget et de l'épargne.
Et ce, dès la quatrième, ils suivent des ateliers organisés par la Banque de France. On verra ce reportage. Et puis c'est un documentaire exceptionnel réalisé par notre journaliste Steve Jourdain qui sera diffusé demain soir sur notre antenne. Il raconte la saga des Glucksmans et révèle que le grand-père de Raphaël était un espion russe. Son réalisateur Steve Jourdain nous en dit plus dans une heure. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Quentin Calmet. Bonjour Auriane. Bonjour à tous.
À la une de ce vendredi 20 janvier, l'Iran et l'Union européenne qui placent les gardins de la révolution sur la liste des organisations terroristes. Tout à fait. Les ministres des Affaires étrangères des 27 de l'Union européenne sont tombés d'accord hier à Bruxelles pour acter cette sanction après la répression sanglante des manifestations en Iran. Les détails avec Flora Sauvage.
Longtemps réticentes par peur de rompre le dialogue avec l'Iran sur le nucléaire, la France a finalement emboîté le pas de l'Espagne et de l'Italie. Après la répression sanglante des manifestants par le régime des Mollahs, les ministres des Affaires étrangères des 27 pays de l'Union européenne sont parvenus à un accord pour inscrire les gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes. Aujourd'hui, les ministres ont convenu de désigner les gardiens de la révolution islamique comme une organisation terroriste. Cela les mettra sur un pied d'égalité avec Daesh, le Hamas, le Hezbollah et Al-Qaïda. Ceux qui recourent à la terreur doivent être traités comme des terroristes.
Depuis le début du mouvement de contestation, près de 6 000 personnes ont été tuées et 11 000 manifestants gravement blessés, selon l'ONG Human Rights Activist News Agency.
Ma conviction demeure un régime qui ne peut se maintenir au pouvoir face à sa propre population qu'au prix de la violence brute et de la terreur. Ces jours sont comptés. Cela peut prendre des semaines, mais ce régime n'a aucune légitimité pour gouverner le pays. Et lorsqu'un nombre élevé de dizaines de milliers de morts a été enregistré lors des dernières manifestations contre le régime, cela montre bien qu'évidemment, le régime des MOLA ne peut plus se maintenir au pouvoir que par la terreur à l'état pur.
Au total, ce sont quelques 21 individus et entités qui sont ciblés par ces sanctions. Des sanctions qui prévoient une interdiction d'entrée dans l'Union Européenne et le gel de leurs avoirs sur le territoire des 27.
Budget et suite est sûrement fin. Sébastien Lecornu dégagne aujourd'hui son troisième et dernier 49.3. Voilà, ce sont sans doute les dernières étapes de l'examen du projet de loi de finances 2026. Après le rejet hier via une motion du texte au Sénat, le budget devrait être totalement validé en début de semaine prochaine après l'examen de motion de censure. Et le Sénat justement qui a voté hier la reprise de l'exploitation des hydrocarbures dans les Outre-mer. La proposition de loi était défendue par le sénateur guyanais Georges Passian. Ce texte a été approuvé par 227 voix pour, 105 contre.
Non sans susciter en séance des discussions animées entre défenseurs de l'environnement et partisans du développement économique local. La proposition de loi prévoit ainsi de revenir sur certaines dispositions de la loi Hulot de 2017 qui interdit toute prospection d'hydrocarbures sur le territoire français, sur terre comme en mer. Au lendemain de la condamnation en première instance de Joël Guerriot, Sandrine Jossot écrit une lettre à Gérard Larcher. La députée Sandrine Jossot a demandé hier au président du Sénat Gérard Larcher de sortir du silence à son égard dans un courrier que vous voyez.
La députée Modem se dit peinée et surprise, je cite, face au silence de Gérard Larcher à qui elle a déjà écrit à deux reprises depuis les faits sans réponse selon elle. Les crimes et délits en hausse en 2025. Voilà, on va voir ces chiffres. Violence physique ou sexuelle, trafic de stupéfiants et de croqueries. En 2025, la majorité des crimes et délits enregistrés en France ont augmenté. On note une hausse des violences sexuelles, plus 8%, tout comme des violences physiques, plus 5%. Des hausses qui s'expliquent aussi par un changement de la société et la libération de la parole, incitant les victimes à davantage porter plainte.
C'est ce que dit le service statistique ministériel de la Sécurité intérieure, avec pour la première fois aussi, oriane, des statistiques sur le nombre de refus d'obtempéré. Les forces de sécurité qui ont ainsi fait face à 28 200 refus lors de contrôles routiers l'an dernier, dont 6 200 qui étaient aggravés, soit une hausse de 11% sur un an. L'Académie française compte un nouveau membre. Oui, c'est l'écrivain franco-algérien Boilem Sansal qui est devenu hier un immortel en étant facilement élu à l'Académie française.
Près de trois mois après être sorti de prison en Algérie, les membres de la prestigieuse institution qui ont adoubé Boilem Sansal au premier tour avec 25 voix pour et un bulletin seulement sur les 26 votants, un bulletin blanc. C'est ce qu'a annoncé l'Académie hier. Et Christophe Glees, il est toujours détenu en Algérie. Journée de mobilisation hier. Voilà, on a vu effectivement cette mobilisation avec une cérémonie au Bataclan. On le rappelle, un jeune sportif français qui est détenu depuis maintenant sept mois. Christophe Glees qui a été arrêté en mai 2024 en Algérie. Il s'était rendu pour un reportage sur le club de football La Jeunesse Sportive de Kabylie.
L'ancienne ministre française, Ségolène Royal, ancienne candidate à l'élection présidentielle qui doit rendre visite en prison aux journalistes aujourd'hui à l'occasion de son déplacement en Algérie où elle a rencontré le président Tebboune. Merci Quentin. On va parler du budget dans quelques secondes avec vous. Vous nous raconterez la séance d'hier. On en parlait évidemment avec vous, Vincent Capocanelas. Merci beaucoup d'être notre invité, sénateur union centriste de la Seine-Saint-Denis, membre de la Commission des finances. On va revenir sur ce long marathon budgétaire qui touche à sa fin. Mais d'abord, on va regarder les unes de la presse régionale. On les a sélectionnées.
On en a pris trois. La une du Berry républicain. Pour commencer, c'est le ras-le-bol des policiers. Locaux vétustes, manque de moyens. Des manifestations sont prévues demain. La une de l'Est républicain. L'ombre du narcotrafic sur les municipales. À l'approche des élections les 15 et 22 mars prochains, les maires s'inquiètent de l'influence croissante du narcotrafic sur la vie locale, même si aucun risque avéré n'est identifié à ce stade. Et puis la dernière une, c'est celle du journal du Centre sur l'agriculture au chevet des céréaliers. C'est la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard, qui a visité deux exploitations de Nivernaise hier.
Elle a détaillé un plan d'urgence pour la profession. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Le ras-le-bol des policiers peut-être ? Que vous comprenez, que vous soutenez. Ils en appellent aussi au soutien de la population. Alors, il y a une vraie difficulté. C'est que d'abord, on est dans une société de plus en plus violente. Et on voit, vous avez l'autre une sur le narcotrafic, combien il y a des réseaux qui sont organisés. Et on a vraiment besoin que nos forces de l'ordre soient effectivement soutenues. Alors, il y a eu des efforts, des efforts en effectifs, des efforts en moyens matériels.
Mais tout ceci, finalement, peine à être au niveau de l'évolution des moyens que se donnent eux-mêmes les délinquants. Je pense, par exemple, à tout ce qui peut concerner, par exemple, les drones, toutes les nouvelles technologies, etc. Et tant pour ce qui concerne la justice, j'ai été lundi à la rentrée solennelle du tribunal judiciaire de Bobigny, par exemple, il y a des problèmes locaux. Donc, on voit bien qu'il faut continuer l'effort qui a été engagé pour doter nos policiers, nos magistrats, l'administration pénitentiaire également, de moyens de travail. Et que c'est toute la difficulté que nous connaissons aujourd'hui, c'est tout le paradoxe.
Avec une nécessité d'économie budgétaire globalement, mais remettre les moyens sur le régalien. Et c'est une priorité. – Vous irez manifester demain ? Vous serez mobilisé à leur côté ? – Moi, je ne vais pas manifester, parce que c'est très rare. – Comme ils en appellent au soutien ? – Je viens de manifester. Mais évidemment, je suis sensible à l'appel qu'ils lancent. Et je pense que dans ce budget, il y a quand même une petite inflexion encore positive. Il faut continuer dans le bon sens. – On va parler du budget dans quelques secondes, mais d'abord un mot sur l'actualité internationale. Et ça se passe en Iran. Donald Trump, qui a dit hier, espéré ne pas avoir à frapper l'Iran.
Qui menace, elle, de riposter en cas d'attaque américaine, est-ce qu'on est dans une escalade Iran-États-Unis qui devient inéluctable ? – D'abord, il y a la solidarité avec le peuple iranien, qui mène une révolte pacifique. Et on sait le climat d'oppression et d'oppression sanglante, en l'occurrence de répression sanglante. Les MOLA veulent noyer cette révolte pacifique dans un bain de sang. Et la France a pris des positions claires là-dessus. Je pense que l'Europe aussi. Et le fait de placer les gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes est aussi un signal. Après, on est dans une région qui peut à tout moment s'embraser.
Et il est évident que la diplomatie du coup de poing et du tsunami permanent de Donald Trump trouve parfois ses limites là-dessus. M. Trump avait d'ailleurs annoncé qu'il y aurait un soutien à la révolte pacifique de la population et du peuple iranien. On n'a pas vu ceci se matérialiser jusque-là. Et maintenant, on est plutôt sur un conflit géostratégique. Et on voit bien qu'avec des exercices militaires qui sont annoncés, il y a des risques là-dessus. Donc, on est comme toujours suspendu aux décisions que Donald Trump prendra. Je pense que là-dessus, il faut aussi que l'Union européenne montre sa voie.
Évidemment, exigence, notamment sur la question de l'uranium enrichi et sur la stabilité de la région. Mais aussi rappeler que nous sommes porteurs de valeurs de démocratie. Je ne crois pas à une intervention américaine qui réglerait les choses. Je pense que le changement en Iran viendra de l'intérieur. Et c'est le peuple iranien qui a la carte en main. Et l'Union européenne, hier, qui s'est mise d'accord, on l'a vu dans le journal, pour placer les gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes avec le soutien de la France. Est-ce que c'est une mesure suffisante ? Est-ce qu'il faut aller plus loin avec des sanctions économiques, notamment ?
Il y a déjà des sanctions pour la non-application des accords s'agissant de la question nucléaire. Là-dessus, symboliquement, je pense que c'est extrêmement fort et ça aura des conséquences pour les gardiens de la révolution. Il faut aller dans ce sens-là. La France a évolué et je m'en félicite là-dessus. Mais il faut condamner la répression et montrer qu'une autre voie doit être construite pour la paix, mais d'abord à la paix du peuple iranien. On va parler du budget. Vous êtes membre de la Commission des finances et c'est donc la fin du marathon budgétaire, au moins au Sénat, avant d'en venir au fond avec Quentin, de raconter ce qui s'est passé.
Un petit sentiment personnel ce matin, Vincent Capocanella. Est-ce que vous êtes soulagé d'en avoir fini avec ce budget ? Alors, ça a été un peu long. Ça a été chaotique. On a revisité parfois la procédure et le 49-3 arrive, je crois, un peu tard.
Mais trop long ? C'est-à-dire, vous pensiez budget matin, midi et soir ? Vous en aviez marre ?
Alors, évidemment, depuis le mois de septembre-octobre, on est un peu suspendu à l'évolution des débats. On a cherché quoi ? On a cherché à nouer un compromis avec l'Assemblée. On s'est rendu compte que ça n'était pas possible. Il a fallu que le Premier ministre revienne sur son engagement de ne pas passer par le 49-3. Et au fond, tout ça est quand même assez coûteux. Notre temps, finalement, importe peu. On est là pour essayer de trouver une solution. Mais malheureusement, le dialogue n'a pas pu se nouer. Et in fine, c'est un compromis qui est coûteux et que nous paierons plus tard.
Et on va en parler justement, puisque, Quentin, vous allez nous raconter, vous, la dernière étape de l'examen du budget. C'était hier au Sénat. Voilà, et on le comprend en approche du dénouement sur ce projet de loi de finances 2026. Il est temps, puisqu'on le rappelle, le texte devrait être voté depuis le 31 décembre de l'année dernière. Pour rappel, on voit la fin de ce tunnel pour ce projet de loi de finances. Depuis que le Premier ministre, et vous l'avez un peu dit, a enclenché le 49.3 à l'Assemblée nationale, plusieurs motions de censure ont été déposées par le RN et la gauche, hors PS. Elles n'ont pas été adoptées.
Le texte revenait donc, en fait, pour un dernier passage au Sénat hier. Et la majorité de la droite et du centre a acté son désaccord sur ce texte. Voilà, les sénateurs LR et centristes ont adopté hier matin une motion pour immédiatement rejeter le texte et le renvoyer aux députés pour la dernière lecture à l'Assemblée nationale. À la tribune, on a entendu les mots très durs de Jean-François Husson, le rapporteur général LR. Écoutez un extrait de son discours. Soyons clairs, l'histoire de ce texte est celle d'un triple fiasco et le moment me semble particulièrement important pour en faire le bilan.
Tout d'abord, un fiasco sur le fond, s'agissant de la politique économique, budgétaire et fiscale de notre pays. Mais également, un fiasco quant à la méthode employée par le gouvernement et enfin, mais non des moindres, un fiasco à la fois pour le crédit de la France et la crédibilité de la parole politique qui n'avait pourtant pas vraiment besoin de ça. Voilà, les sénateurs de la majorité de la droite et du centre qui ont regretté que le 49-3 n'ait pas été enclenché plus tôt. Fin décembre, sur leur ligne politique, ils ont dénoncé l'accord trouvé avec les socialistes pour un pacte de non-censure.
Alors écoutez, la ministre du Budget hier au Sénat, elle a défendu un budget imparfait car le fruit d'un compromis, un texte utile a-t-elle ajouté ? Car il permet de sortir d'un climat d'incertitude. Écoutez Amélie de Montchalin. Ne pas faire compromis, c'est accepter qu'au fond le blocage perdure, que les élections seront la seule issue, que l'instabilité politique est une solution et qu'au fond l'affaiblissement de la France dans ce monde perturbé serait là aussi un viatique. Ce que nous faisons, nous gouvernements,
c'est d'assumer au fond une copie qui n'est pas la nôtre, qui n'est celle de plus aucun parti, mais qui est celle qui va être le budget de la nation, parce qu'à un moment donné, il faut bien décider.
– Alors Vincent Capocanelas, qu'est-ce que vous pensez des arguments de la ministre ? Il fallait sortir du blocage, c'est un texte de compromis pour sortir d'une impasse politique. Qu'est-ce que vous en pensez ? – Comme on le dit communément, mieux vaut un mauvais budget que pas de budget du tout. Ça permet de sortir de l'incertitude, les acteurs économiques avaient besoin d'y voir clair, nos compatriotes aussi. Il y avait beaucoup de questionnements sur le barème de l'impôt, par exemple, sur un certain nombre de mesures fiscales.
Moi, ce que je déplore, c'est que le Parti Socialiste ait fait jusqu'au bout monter les enchères et que le Premier ministre ait été contraint, in fine, pour obtenir une non-censure, de céder sur beaucoup de sujets. Alors céder pourquoi ? Parce qu'en fait, le Parti Socialiste, à l'Assemblée nationale en tout cas, s'est réjoui d'avoir évité 8 milliards d'euros d'économie. J'observe une chose, c'est qu'au départ, on visait 4,6% du déficit par rapport aux produits intérieurs bruts. On finit à 5 et on sait que ces 5-là sont difficiles à tenir. On va y revenir. Le problème pour nous, c'est de revenir à 3% en 2029. À ce rythme-là, on aura des difficultés.
Et autant on peut se réjouir que cette séquence soit temporairement mise sur pause, autant on sait que les sujets vont revenir. Les sujets financiers, c'est l'emploi des Français, ce sont les retraites de demain, et c'est la capacité pour les plus jeunes générations de pouvoir vivre dans de bonnes conditions. C'est ça qui est en jeu. Il ne faut pas être égoïste aujourd'hui et tout reporter à demain. On l'a dit, le gouvernement a décidé de négocier une non-censure avec le PS. Est-ce que le Sénat, majorité de droite et du centre, a joué vraiment son rôle dans la possibilité, la construction d'un compromis politique ?
La majorité de la droite et du centre qui est critiquée car elle aurait écrit un texte trop dur, trop radical, ce qui empêchait de faire un compromis sur la base de son texte. Qu'est-ce que vous répondez à cet argument ? Nous aurions pu nouer un compromis en commission mixte paritaire, mais nous savions que l'Assemblée nationale ne l'aurait pas approuvé. C'était toute la difficulté, c'est-à-dire que le Premier ministre était dans la ligne de mire du Parti Socialiste qui, jusqu'au bout, a fait monter les enchères. Donc nous, on aurait aimé quand même qu'il y ait moins de fiscalité pour les entreprises.
Là, aujourd'hui, on a plus de 7,3 milliards qui sont maintenues, qui avaient été créées une fiscalité surtaxe sur l'impôt sur les sociétés. Tout le monde avait juré craché en disant que ce sera pour un an seulement. C'est quand même un mauvais signal. Parce que d'ailleurs, les grandes entreprises, ça paraît facile de l'établir. Il y a des emplois à la clé. Il y a des emplois. Un quart, ça a été dit en France. Un quart d'emplois salarié en France. Il y a des emplois dans nos territoires. Et donc, voilà, on donne un mauvais signal. Les entreprises sont draguées à l'étranger.
J'ai discuté avec un patron d'entreprise il y a quelques jours qui me disait que lorsqu'il va en Chine, lorsqu'il va au Japon, lorsqu'il va en Inde, on lui dit qu'est-ce que vous souhaitez. Il faut qu'on ait ça en tête quand même. Il y a une compétition mondiale. Donc, il faut trouver le bon équilibre. Et ça ne peut pas être que par la fiscalité qu'on va résoudre nos problèmes financiers. Bien au contraire. Parce que sinon, on n'aura pas de croissance. Et donc, que dire dans ce contexte de la méthode Lecornu ? Qu'est-ce que vous en pensez ? On a entendu Jean-François Husson très critique dans l'extrait. Le Premier ministre a lui-même avoué parler d'un semi-succès, semi-échec.
Il a voulu tendre la main aux parlementaires, co-construire avec les parlementaires. Au final, il y a un 49-3. Est-ce que vous parleriez d'habileté ou est-ce que, au final, vous regrettez cette méthode Lecornu ? C'est une victoire à l'apyrus. En fait, l'année dernière, la ministre des Comptes publics parlait de budget Frankenstein. Là, c'est un patchwork. On a demandé aux différents groupes à l'Assemblée, dont on avait besoin qu'ils jouent le jeu de la non-censure, quelles étaient les mesures symboliques qu'ils souhaitaient. Et chacun a additionné ces mesures sans cohérence globale. Voilà. Donc, on a besoin de tenir jusqu'en 2027, mais il faut un vrai débat.
Comment assurer l'avenir économique du pays ? Comment assurer le pouvoir d'achat ? Comment veiller à la cohésion du pays ? Et comment s'inscrire dans une compétition mondiale qui est difficile ? On voit bien. Regardez ce qui se passe en ce moment, l'hiver, en Ukraine. On vient de parler à l'instant de l'Iran. Il y a une instabilité mondiale. Les États-Unis font défaut. On n'a plus confiance dans l'allié américain. Donc, il faut réarmer. Il faut jouer la souveraineté. Et ça suppose que notre économie reparte et que nos finances publiques soient tenues. C'est difficile. Mais je crois que repousser cet effort, ça n'est pas la bonne solution.
Et vous en avez un peu parlé, justement, Vincent Capocanella. Il y a une autre question qui se pose. Est-ce que le chiffre de 5% de déficit contenu dans ce budget est vraiment atteignable ? Oui, c'est au cœur du sujet. La France va-t-elle réussir à améliorer sa situation financière ? Il y a le coût des mesures négociées avec le PS. Il y a aussi les mesures sociales contenues dans l'objet de la sécurité sociale. Écoutez à notre micro hier la sénatrice LR Christine Lavarde. Elle est chef de file des LR sur les textes financiers.
Pas plus tard qu'hier, il y a le Haut comité du financement des comptes sociaux qui a dit qu'en fait l'objectif qui était affiché de déficit pourrait très certainement ne pas être tenu sur les comptes sociaux. Donc déjà, ça vient aggraver le déficit global. Après, sur la dépense aussi, on a des interrogations, notamment sur un certain nombre de nouvelles dépenses qui ont été lâchées aux socialistes, qui pourraient coûter plus cher que ce qui a été écrit, notamment si on regarde ce qui s'est passé dans le passé.
Qu'est-ce que vous en pensez à Vincent Capocanella ? Si le gouvernement est trop optimiste sur ces 5% pour 2026 ? Alors déjà, sur le PLFSS, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, nous, on a déploré qu'il y ait une aggravation du déficit et que beaucoup de mesures dispendieuses aient été introduites dans ce PLFSS, dans la version votée par l'Assemblée nationale. D'ailleurs, 149,3% celle-ci. Le coût de compromis financier a été colossal. Et ensuite, il y a cette alerte qu'il faut entendre du Haut comité de financement de la Sécurité sociale qui nous dit que le budget pourrait ne pas être tenu.
J'ai moins d'inquiétudes sur le budget de l'État parce que là, je pense que Bercy a l'habitude et qu'il y aura des mesures, elles ont déjà été en partie, dès le départ, mises en œuvre ces derniers jours, d'annulation de crédit. Mais ça va être difficile, c'est clair. On a heureusement tenu les 5,4% l'année dernière. Il faut tenir ces 5% et ça va être drastique en gestion. On apprend ce matin que les prévisions de croissance pour 2025 sont à 0,9% au lieu des 0,7% estimées par le gouvernement. Ça, c'est une bonne nouvelle. Ça va permettre un peu d'alléger la pression.
Oui, alors on avait déjà les prémices de ce chiffre-là et c'est plutôt le signal qu'en 2025, l'économie française dans ce climat d'incertitude a plutôt tenu. Mais enfin, on parle de quoi ? De 0,9%. C'est-à-dire que c'est très faible. Ça ne permet pas vraiment de créer des emplois. Ça ne permet pas vraiment de rehausser nos recettes. Et donc, il y a quand même une vraie difficulté. Ce qui va compter, c'est la croissance dans l'année qui vient avec beaucoup d'incertitudes géopolitiques et avec le besoin de soutenir malgré tout ceux qui créent l'emploi. Voilà. Et donc, là-dessus, le budget stabilise un peu les choses, mais les stabilise sans pouvoir nous projeter dans l'avenir.
et il faudra maintenant voir quand même des sujets qui sont un peu l'éléphant dans la pièce. L'État a fait des efforts et aura du mal. L'État régalien, contrairement à ce qu'on dit, il n'y a pas beaucoup de graisse, entre guillemets, dans les services de l'État. Quand on dit qu'il y a des économies à faire, il en reste, il y a de la productivité, mais pas tant que ça. Et ensuite, il faut s'intéresser aux dépenses sociales. C'est difficile. Ça doit se faire avec une volonté d'égalité, de dialogue social, mais il faut aussi regarder le financement des retraites et on taxe trop le travail. Donc voilà, c'est ce serpent-là qu'il faut dénouer. Un dernier mot, canton.
Oui, une question sur le budget 2027. Est-ce que les négociations ont déjà commencé ? Est-ce que ça va mieux se passer que ce budget-ci ? Parce qu'on n'a pas de raison de penser que politiquement, il y ait une meilleure négociation que celle qu'on a vue depuis six mois. Alors c'est un peu la grande inconnue. L'année dernière, à cette époque-ci, on se disait que le budget 26 serait plus simple parce qu'on serait avant les municipales et que tout le monde voudrait de la stabilité. On a vu ce qu'il en a été. Ce que je souhaite, c'est qu'avant les présidentielles, il ne faut pas le tir au pigeon. Si chacun veut faire chuter son voisin, on aura des difficultés.
Je crois qu'il faut que les écuries présidentielles laissent un peu la place à une gestion au moins trouvant un peu du compromis relativement tôt. Et la leçon, c'est quoi ? C'est qu'il faut avoir le compromis sur l'ensemble des choses dès le départ. La difficulté, c'est la méthode de Cornu pour prolonger votre question tout à l'heure, c'est qu'on a pris les sujets isolément un un, on a commencé par les retraites et puis ensuite il a fallu rajouter de la fiscalité, on a eu le débat sur la taxe Zuckman, etc. Voilà, bon, tout ceci est arrivé, mais il faut avoir un accord d'ensemble qui soit soumis à l'ensemble des groupes politiques.
C'est ça la bonne méthode et pas découvrir les choses dans la presse le matin. Vincent Capocanella, vous êtes l'ancien maire du Bourget. Vous travaillez sur les questions de l'aérien et l'actualité dans nos régions, c'est la liaison aérienne Paris-Limoges qui va rouvrir mi-février et on va justement dans le Limousin à Limoges. Bonjour François-Vincent, merci beaucoup d'être avec nous conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, président du syndicat mixte de l'aéroport de Limoges-Belgarde. Vous êtes soulagé de cette réouverture ?
Alors, on est soulagé, mais on a travaillé depuis six mois justement au montage de cette obligation de service public, une obligation de service public qui venait en rescousse en quelque sorte d'un train indigent entre Limoges et Paris. Vous savez, les Limoges ne sont pas des sous-citoyens et c'est actuellement des sous-citoyens du monde ferroviaire. Nous, il faut à peu près 3h30-4h pour aller à Paris. Ce matin, il n'y a que deux trains pour aller à Paris, il n'y en aura que deux à 18h.
C'est un vrai scandale, donc il a fallu qu'on agisse et ce pont aérien avec un aéroport qui lui, en revanche, était dynamique, a permis et j'espère donnera un souffle supplémentaire pour se rendre à la capitale, à Paris, mais également permettre des mobilités vraiment intéressantes pour un bassin de population. La Haute-Vienne, c'est 400 000 personnes. Limoges, c'est 25 000 étudiants, c'est 18 000 entreprises dans Haute-Vienne, donc c'est le Grand, une boîte du CAC 40 qui est installée sur siège socialiste ici à Limoges, donc on a vraiment besoin de l'avion pour venir en aide à un monde ferroviaire sur la ligne Limoges-Paris qui est vraiment indigent.
Restez avec nous, évidemment, François-Vincent, vous entendez, Vincent Capocanella, obligation de rouvrir la ligne aérienne pour compenser les difficultés avec le ferroviaire. Oui, je pense qu'il y a une circonstance, si je puis dire aggravant, c'est qu'il y a des travaux en ce moment sur la ligne ferroviaire, Paris-Limoges dans la journée, si je ne me trompe pas, qui rendaient encore plus nécessaire d'essayer de trouver une solution. Moi, je pense qu'il faut laisser le choix aux voyageurs et permettre que les territoires qui sont comme Limoges les enclavés puissent avoir une alternative. Donc, il y a un effort qui est fait, il faut le saluer.
Je crois que vous avez annoncé le lauréat de cette délégation de services publics il y a quelques jours à peine. Voilà, et c'est une bonne chose. Et je crois à la complémentarité et sur les territoires excentrés, l'avion a encore sa place. L'avion fait des efforts en termes de transition écologique, bien évidemment, mais c'est important de permettre que, notamment en termes de tourisme, et vous l'avez dit, M. le Président, le lien avec la capitale est important pour un chef d'entreprise, notamment, pour les cadres, pouvoir partir le matin, rentrer le soir, l'avion le permet. Est-ce que c'est compliqué financièrement, François-Vincent ?
Est-ce qu'il y a un risque d'une liaison à perte que la collectivité viendrait compenser ? Vous savez, comme l'a dit le sénateur, en tout cas, un aéroport, et celui de Limoges, comme les aéroports de la même strade, c'est financé à 100% par des budgets des collectivités. L'État nous donne 0€ pour financer un aéroport. Pour l'OSP, on attendait un geste de l'État supplémentaire. L'État est présent, mais n'est pas à la hauteur. Effectivement, 90% du coût de cet OSP va être payé par la région, par le département de la Haute-Vienne et par la métropole de Limoges. Ça veut dire qu'il y a un énorme investissement, parce que nous aussi, on a des budgets très contraints.
L'argent public ne coule pas ni à la région, ni au département, ni à la métropole. Donc, on fait un investissement sur l'avenir et on pense qu'au moins, pendant quasiment deux ans jusqu'à une ligne polte satisfaisante, on a besoin d'investir, d'investir sur l'avenir. Et comme disait le sénateur, oui, l'avion reste encore pour les terrains, les territoires comme Limoges, vraiment quelque chose qui va rendre service, un vrai service public aérien pour l'ensemble de la population et pas que les chefs d'entreprise, les étudiants et les touristes. Limoges, c'est la capitale du luxe, c'est la capitale de la porcelaine et de la chaussure. Donc, ça va relancer certainement notre économie.
Tout le monde l'attend. Tout le monde l'attend, cette OSP. L'OSP, c'est l'obligation de service public. Juste un petit mot pour qu'on comprenne François-Vincent. Ça veut dire que pour la région, ça coûte combien ? Pour la région, ça coûte 1,3 million. Pour la métropole, ça coûte 1,9 million. Et pour le département, ça coûte quasiment 1 million. Le syndicat que je représente, c'est 950 000 euros, donc quasiment 1 million. L'État nous apporte 750 000 euros. Donc, on est aux alentours de 6 millions d'euros pour faire le tour du budget de cette OSP. Et moi, je l'ai voulu vraiment, cette OSP, avec la compagnie Volotea. On peut le dire.
Je rappelle, Volotea, c'est la première compagnie intérieure française. C'est la première compagnie intérieure française. Ça dénote bien de tout l'engagement ou plutôt le non-engagement de l'État depuis 15 ans, 20 ans dans le service aérien français. Et puis, je souhaite, moi, surtout avoir des billets à l'échelle d'une seconde classe pour aller à Paris entre 45 et 55 euros pour donner, justement, un élan populaire. Vincent Capocanella, ça représente quand même un coût important pour la collectivité. Oui, mais pour garder l'emploi dans nos régions, c'est majeur.
Je crois qu'il y a aussi une autre ligne qui est Limoges-Lyon, si je ne me trompe pas, qui doit être exploité par Chalaire, je crois. Et ça contribue au rayonnement du territoire. Et comme le président l'a rappelé, il y a des sièges sociaux importants dans cette région-là. Il faut maintenir l'emploi. J'avais fait une mission, il y a des années, ça dans le Cantal, par exemple. Voilà, il y a des entreprises en matière d'infrastructures qui sont leaders dans le monde entier. S'il n'y a plus de la liaison avec Paris, ces entreprises ne peuvent pas garder leur cadre sur place. Donc, c'est majeur.
Alors, après, il y a un coût pour la collectivité, mais en même temps, il faut voir l'effet induit en termes économiques. Voilà, il faut la complémentarité train-avion. Et puis, finalement, on verra, parce que là, cette ligne, elle repart alors qu'elle avait été arrêtée. Elle repart notamment parce qu'il y a des travaux sur le train, donc il faut bien trouver une solution à ce moment-là. On est bien content de retrouver l'avion. Et puis, on verra, après, est-ce que l'OTA a rempli ces avions ? Ce sont plutôt des grands avions, je crois, à peu près 150 places, si je ne me trompe pas. Et donc, voilà, la vérité, c'est bien sûr que les avions qui étaient jusque-là.
Par les voyageurs, on verra le nombre.
François-Vincent, ça a été rouvert pour un peu plus d'un an, je crois. Vous espérez que ça perdure ?
Alors, déjà, comme le dit M. le Sénateur, ça a été ouvert sur 14 mois. C'est rare qu'une OSP soit aussi courte. La transition, ça se fera avec les lignes Polt, les nouvelles lignes sur le Limoges-Paris-Entrain qui vont arriver le 1er avril 2027. Ce n'est pas un jeu de mots. Donc, ces 14 mois, c'est court. On espère justement avoir des clauses de revoyure pendant ces 14 mois parce que si ça ne marche pas, eh bien, on l'arrêtera, très clairement. Et si jamais ça marche, eh bien, peut-être que la ligne perdurera sur des années supplémentaires derrière parce qu'il faut vraiment se dire qu'on n'est pas des sous-citoyens à Limoges.
On a besoin de mobilité et l'avion vraiment nous apporte cette possibilité-là pour nous dégager d'un train qui est en régénération à la fois sur les voies, dans les voitures, mais qui ne rend pas un service suffisant à nos concitoyens. Voilà. On en a un peu marre ici à Limoges de ne pas jouer le jeu de l'avion et l'avion va vraiment nous apporter ce coup d'aile supplémentaire pour nous développer. Merci beaucoup. Merci François-Vincent d'avoir été avec nous depuis Limoges et merci Vincent Capocanella d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. Quentin, on se retrouve dans 20 minutes ? Voilà, on fera un petit tour d'horizon des unes à propos des élections municipales.
On verra beaucoup de sujets de sécurité ce matin à la une. Et c'est dans 20 minutes, mais d'abord, on va aller à Ajaccio où Gilles Simeone, le président du conseil exécutif de Corse est l'invité de notre entretien. Bonjour Gilles Simeone, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce matin. vous êtes le président du conseil exécutif de la Corse, candidat à la mairie de Bastia. Vous êtes avec nous depuis Ajaccio dans les locaux de France 3 Corse via STL qu'on remercie pour avoir permis la réalisation de cet entretien en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vessereudon du groupe EBRAS à les journaux régionaux de l'Est de la France. Bonjour Fabrice.
Bonjour Ariane, bonjour Gilles Simeone. Gilles Simeone, on va évidemment parler des municipales de votre bilan à la tête de la collectivité, mais d'abord, le 12 janvier dernier, l'ancien dirigeant nationaliste Alain Orson était abattu aux obsèques de sa mère. Est-ce que pour vous cet assassinat, c'est la marque d'une emprise mafieuse toujours plus forte dans l'île ?
Un assassinat dramatique, bien sûr, commis dans des circonstances qui ont légitimement choqué, puisque vous l'avez rappelé, Alain Orson a été assassiné au moment où il assistait avec sa famille aux obsèques de sa mère et un assassinat qui s'inscrit aussi, malheureusement, dans une trop longue cohorte de drames, y compris des drames qui ont beaucoup frappé les esprits. Je pense notamment au décès tragique d'un jeune homme à Ajaccio ou à l'assassinat d'une jeune fille, toute jeune fille de 18 ans qui a véritablement choqué et traumatisé en Corse.
Donc, oui, c'est fait, même s'ils sont de nature différente et auxquelles il faut ajouter de multiples exactions, comme par exemple des destructions d'outils de travail à répétition, ces faits dessinent malheureusement la trame de pratiques mafieuses qui existent en Corse et contre lesquelles, bien sûr, il faut s'élever avec sérénité mais également avec détermination.
C'est ce que fait le peuple corse, c'est ce que font également les institutions de la Corse puisque je vous rappelle que la collectivité de Corse, en termes d'un cycle de travail qui a associé l'ensemble des acteurs de la société civile a voté une délabération à l'unanimité dans laquelle nous avons décidé de mettre en place plus d'une trentaine de mesures dans tous les domaines pour réaffirmer notre volonté de construire une société corse libre, apaisée et démocratique. – Gilles Séméoni, le politique et l'avocat que vous êtes, on le rappelle, dénonce une pression mafieuse, vous venez de le redire d'ailleurs, sur la société corse. À qui faites-vous référence ?
– Je crois qu'il y a un phénomène qui est historique et ancien de présence d'une forme de criminalité organisée qui s'est aggravée lors des dernières décennies et a fortiori lors des dernières années. Donc je crois qu'il revient à l'État dans le cadre de l'exercice de ses compétences régaliennes de mobiliser les services de police, de justice, dans le respect bien sûr de l'état de droit, des libertés individuelles et des textes applicables, mais avec une politique pénale qui soit claire, lisible, inscrite dans la durée.
En ce qui concerne les Corses, la société corse et les institutions de la Corse, je pense que nous avons fait la démonstration que nous sommes engagés dans un travail qui est un travail de construction patiente d'une société véritablement démocratique et un travail aussi d'opposition citoyenne à toutes les logiques d'emprise mafieuse. – Mais est-ce que vous craignez, Gilles Simon, que cet assassinat ouvre un nouveau cycle de violence dans l'île ? – Écoutez, je n'ai pas d'éléments sur ce que pourrait entraîner cet assassinat ou d'autres types d'affaires.
Ce qui est certain, c'est que malheureusement, nous vivons aujourd'hui au rythme de faits qui sont des faits graves, y compris des assassinats. Et donc, je crois qu'il faut une réponse qui soit une réponse multiple, à la fois une réponse policière, judiciaire, bien sûr, je l'ai dit, mais également une réponse sociale. Ça passe aussi par des choix qui sont clairs, notamment en matière de sécurisation des marchés publics, de lutte contre le trafic de stupéfiants, également, par exemple, de choix économiques forts.
Il est évident que les logiques de spéculation, de pression foncière, viennent alimenter des logiques de surprofit dans lesquelles les réseaux mafieux et de criminalité organisée peuvent prospérer. Donc, c'est véritablement un combat global et un combat dans lequel nous sommes engagés, je le répète, avec détermination. Mais est-ce que vous avez suffisamment les moyens de le mener, ce combat ? Pourquoi vous n'arrivez pas à enrayer cette dérive ? C'est quoi ? C'est un manque de moyens dans la police, dans la justice et autre chose ? Écoutez, je pense que cette situation, malheureusement, n'a pas commencé hier ou avant-hier. Elle puise aussi à des raisons historiques.
Je rappelle aussi quand même que l'État lui-même n'a pas été irréprochable lors des dernières décennies, notamment parce qu'il a des moyens répressifs contre les nationalistes et qu'il a laissé prospérer, y compris d'ailleurs quelquefois à travers des convergences objectives qui ont été relevées, y compris dans des rapports parlementaires. Il a laissé prospérer le grand banditisme. Ça, c'est l'histoire, l'histoire contemporaine, l'histoire également plus récente. Maintenant, il y a eu un certain nombre d'annonces qui ont été faites, y compris par les ministres de la justice et de l'Intérieur successifs. On va voir si l'État a la volonté d'exercer véritablement ses compétences régaliennes.
Il faut qu'ils le fassent, je vous le dis, à nouveau avec force dans le respect des libertés individuelles parce que la Corse a également trop connu, y compris, c'est-à-dire des décennies, des dérives, des dérives de juridiction d'exception, des dérives de police parallèle. Et donc, il y a un véritable travail à faire pour reconstruire la relation de confiance entre l'institution judiciaire et plus globalement l'État et la société corse. – Mais qu'est-ce que vous sous-entendez, Gilles Siman ? Ça veut dire que l'État a volontairement laissé faire ? – Historiquement, je pense que c'est écrit, je vous le répète, dans de nombreux rapports, dans de nombreux ouvrages particulièrement documentés.
Il y a eu des collusions objectives entre le milieu, le banditisme organisé, certaines officines parallèles qui ont pratiqué, y compris avec l'appui d'un certain nombre de services de l'État, notamment dans les années 80, dans les années 90, une sorte de contre-violence, un peu à l'instar de ce qu'ont pu faire légal aux Pays basques. Donc, ça fait partie d'une histoire dramatique de la Corse, une histoire d'ailleurs qu'il faut réinscrire, y compris dans les discussions politiques actuelles, si on veut véritablement prendre l'exacte dimension de ce qui se joue en Corse. – Est-ce que vous avez eu une discussion avec le gouvernement depuis l'assassinat d'Anna Orson ?
– Non, je n'ai pas eu de discussions avec le gouvernement depuis l'assassinat d'Anna Orson.
Nous avons eu des discussions politiques depuis de nombreuses années et je dois dire aussi, vous savez, que lorsque les nationalistes ont accédé aux responsabilités en 2015, il y a eu un immense espoir au sein de la société corse, notamment un espoir d'un véritable dialogue avec l'État et d'une solution politique et je suis persuadé que le fait que cette solution politique ne soit pas encore intervenue jusqu'à aujourd'hui et que l'État et les gouvernements successifs aient pendant plus de dix ans différé le moment de construire et de mettre en œuvre cette solution politique, a participé également à fragiliser la logique de paix publique et la logique de démocratie qui étaient des logiques qui avaient une force et une puissance extrêmes et qui se sont étiolées parce qu'il y a eu une forme de désenchantement, de déception et qu'aujourd'hui il faut en quelque sorte redonner une perspective et je crois qu'en redonnant y compris cette perspective politique, économique, sociale en étant dans une logique de développement et une dynamique de confiance on fera reculer de façon mécanique les logiques mortifères et les logiques mafieuses.
Et justement Gilles Simian vous avez été élu il y a dix ans à la tête de la collectivité sur le projet d'autonomie de la Corse le processus parlementaire n'est toujours pas enclenché est-ce que vous avez perdu cette bataille ?
Non, on n'a pas perdu la bataille et nous continuons à la mener c'est une bataille démocratique ce que je peux regretter je vous l'ai dit et je vous le répète c'est qu'il est fallu plus de dix ans d'attente de combat d'explications inlassables d'élections gagnées et gagnées chaque fois de façon plus forte et plus significative pour que l'on accepte d'ouvrir une perspective de l'ouvrir mais pas encore de la concrétiser et donc oui véritablement je considère qu'il y a du côté de l'État des gouvernements successifs une carence dans la prise en compte du fait démocratique dans la prise en compte du suffrage universel et ça a contribué oui à faire reculer l'espoir et à renforcer y compris de façon artificielle les logiques d'inquiétude et de difficulté maintenant vous savez on a normalement un rendez-vous constitutionnel au mois d'avril juste après les municipales puisque le Parlement d'abord le Sénat ensuite l'Assemblée nationale doivent voter de façon séparée ensuite à travers un congrès sur un projet de révision constitutionnelle organisant un statut d'autonomie je rappelle que ce projet d'écriture a fait l'objet d'un vote quasi unanime de l'Assemblée de Corse qu'il vient concrétiser un travail de plusieurs années et je pense et j'espère que la représentation nationale sera à l'écoute et ne manquera pas cette occasion d'ouvrir une perspective qui soit à la fois une perspective de dialogue de confiance retrouvée d'avancée institutionnelle dans le sens de l'autonomie qui est le droit commun dans beaucoup de régions et de territoires insulaires d'Europe et également de développement économique social avec un lien entre la Corse et l'État entre la Corse et la République qui soit repensée refondée certainement revivifiée mais dans le respect des aspirations du peuple corse juge Gilles Simeone est-ce que vous avez la garantie de la part du gouvernement qu'en avril ce texte sera inscrit à l'ordre du jour du Parlement et comment peut-il aller au bout dans un Parlement aussi divisé dans le contexte politique actuel ?
Alors deux réponses complémentaires oui nous avons la garantie de la part du Premier ministre et du gouvernement que ce texte sera inscrit à l'ordre du jour des travaux du Sénat ça a été confirmé également par le président Larcher et tout récemment par les sénateurs Paris et Panout les sénateurs de la Corse donc on va être dans ce processus deuxièmement nous n'avons pas de garantie bien sûr sur le vote des députés et des sénateurs la représentation nationale est souveraine il fait partie de mon travail de mes responsabilités de mes objectifs de nos objectifs puisque nous sommes une très large majorité à vouloir que ce texte aboutisse il fait partie donc de notre travail de nos responsabilités de nos objectifs de convaincre les députés les sénateurs et surtout de leur expliquer que l'autonomie bien sûr c'est un pas important y compris par rapport à la tradition constitutionnelle française et par rapport aussi à la culture de l'État et plus généralement la culture dominante en France qui est largement une culture jacobine mais je crois que les enjeux de l'heure le combat historique qui a été mené en Corse la réalité objective y compris la nécessité de prendre en compte la dimension insulaire de la Corse converge pour faire que ce rendez-vous soit un rendez-vous réussi et je reste persuadé que les parlementaires et les sénateurs seront allés dans le sens de l'autonomie de la Corse en tout cas nous nous efforcerons de les en convaincre Gilles Séméoni pour la pleine compréhension du sujet par les téléspectateurs des autres départements et régions françaises qui nous regardent qu'espérez-vous comme autonomie pour la Corse jusqu'où allait-il dans l'autonomie alors d'abord rappeler que l'autonomie est une forme de droit commun pour tous les territoires insulaires de l'Union Européenne et notamment les territoires insulaires de Méditerranée l'autonomie que nous souhaitons a été définie elle a été définie à travers un travail parlementaire de fond qui a été mené par l'Assemblée de Corse elle a été définie à travers des délibérations cadres et notamment une délibération du 5 juillet 2023 votée à une très large majorité par rapport à laquelle nous avons accepté d'évoluer pour prendre en compte les demandes du gouvernement donc très clairement nous souhaitons un statut d'autonomie qui permette à l'État de continuer à conserver bien sûr les compétences régaliennes et leurs exercices et qui dans le cadre d'un processus de dévolution progressif permettent à la collectivité de Corse autonome d'exercer un pouvoir et des compétences de nature législative dans des domaines qui seront définis par la loi organique et notamment par exemple dans des domaines extrêmement sensibles liés au transport liés au développement économique liés à la nécessité de lutter contre la spéculation foncière immobilière qui fait des ravages en Corse et qui d'ailleurs alimente y compris les logiques mafieuses et privent les Corses et notamment les jeunes et les personnes qui sont en situation de précarité ou qui sont dans des classes moyennes de l'accès à la propriété donc tout cela va se discuter avec le Parlement et se construira de façon progressive à travers un scénario qui est un scénario étapiste qui s'inscrit sur plusieurs années mais Gilles Simeone vous regardez le coup d'envoi à travers la révision constitutionnelle et vous regardez évidemment avec attention la situation internationale quand vous voyez par exemple les velléités de Donald Trump au Groenland est-ce que vous vous dites toujours que l'autonomie c'est la meilleure des solutions pour la Corse étant donné son placement stratégique en Méditerranée ?
Alors oui bien sûr nous regardons avec attention et souvent avec inquiétude les évolutions internationales dans un monde en plein fracas en plein tumulte où on voit bien que les logiques de prévalence des grands intérêts de grandes puissances souvent engagées dans des logiques bellicistes et bien font craindre le pire donc bien évidemment l'autonomie ça ne doit pas être l'aventure la Corse a toujours eu une place stratégique en Méditerranée c'est aussi je crois un avantage pour la France y compris pour sa présence dans cette ère stratégique que de savoir que la Corse est là mais cela est tout à fait compatible en notre sens avec un statut d'autonomie simplement il faut l'inscrire dans une relation repensée avec l'État avec l'Union Européenne et dire aussi c'est en tout cas notre conviction que la Corse par son histoire par sa culture par son insularité a vocation aussi à être un trait d'union en Méditerranée bien évidemment entre l'ensemble des régions de l'arc latin mais également dans les relations entre la rive nord et la rive sud il y a des enjeux géostratégiques qui évoluent et ces enjeux géostratégiques doivent nous conduire à réactualiser notre vision de l'autonomie mais certainement pas à y renoncer Gilles Simon disant que vous êtes à la tête de la collectivité territoriale quel est votre bilan votre ancien allié désormais opposant nationaliste Jean-Christophe Angéline décrit je le cite un bilan effroyable avec une dette de plus d'un milliard d'euros et un investissement en Berne qu'est-ce que vous lui répondez ?
Jean-Christophe Angéline est un nationaliste qui effectivement a fait le choix à Bastia et ailleurs pour les municipales et probablement pour les territoriales de s'allier avec des gens qui historiquement ont été totalement opposés à notre famille politique c'est son choix le plus clair donc il reprend un certain nombre d'arguments qu'il partage d'ailleurs avec d'autres opposants et j'ai envie de dire que semble-t-il la seule chose qui les unit c'est en effet cette volonté de remettre en cause ce qui a été fait depuis dix ans et même depuis des décennies notamment par les nationalistes donc j'en prends acte je le regrette bien sûr ceci étant bon on ne peut pas dresser le bilan aujourd'hui de ce qui a été fait depuis dix ans devant vous nous n'en avons pas le temps mais je crois que bien sûr nous aurions aimé faire mieux et plus vite nous avons fait dans un contexte de contraintes dans un contexte de limitation des moyens juridiques et budgétaires qui sont les nôtres mais nous avons fait beaucoup notamment et par exemple en termes d'infrastructures infrastructures routières chemin de fer maîtrise des ports et aéroports nous sommes aujourd'hui le seul territoire européen et notamment le seul territoire insulaire qui a la maîtrise et la gestion publique de ces ports et aéroports grâce à un combat démocratique qui a été mené nous avons beaucoup avancé par exemple sur le numérique où aujourd'hui la totalité des Corses ont accès au très haut débit avec un taux de couverture à 100% là où la moyenne européenne est de 70% et par exemple la Sardaigne à 57% de taux de couverture de son territoire nous sommes allés vers la transition écologique énergétique et la construction de notre autonomie énergétique avec la fermeture programmée d'une centrale du Vaz qui fonctionnait au fioul lourd et la montée extrêmement forte exponentielle des énergies nouvelles renouvelables nous avons investi massivement dans l'éducation dans la formation dans le soutien à l'intérieur de l'île donc beaucoup a été fait simplement nous sommes aussi confrontés à une situation globale qui évolue à un monde qui est de plus en plus difficile un contexte budgétaire y compris en France et en Europe que vous connaissez et donc oui il y a aujourd'hui la volonté d'aller plus vite d'aller plus loin de mieux faire et c'est ce que nous allons continuer à poursuivre dans les années à venir vous savez construire un pays puisque c'est notre objectif en tout cas construire une Corse développée moderne démocratique respirante avec une économie qui crée de la richesse avec des logiques de péréquation et de solidarité entre les citoyens et les territoires c'est une oeuvre de longue haleine il faudra probablement encore une génération de travail et c'est la raison pour laquelle parmi les enjeux stratégiques que nous avons identifiés il y a aussi celui de la transmission qui est en train de s'organiser vers des garçons des filles qui sont plus jeunes que nous qui voient aussi le monde avec souvent un regard différent avec leur propre expérience leur propre vision leur propre compétence et moi je suis optimiste malgré les difficultés malgré les contraintes malgré les risques je crois que la Corse va inventer son présent et son avenir et le construire dans la démocratie c'est en tout cas l'objectif de fond auquel je souhaite continuer à contribuer de toutes mes forces une question de Fabrice sur les municipales puisqu'on le rappelle vous êtes candidat à la mairie de Bastia et oui c'est la prochaine échéance électorale vous êtes candidat comme le disait Orian à la mairie de Bastia est-ce que le risque pour votre mouvement de perdre Bastia était si grand que vous deviez abandonner votre poste de président de l'exécutif d'abord il faut attendre bien sûr le résultat des élections municipales à Bastia comme ailleurs c'est le peuple qui va parler mais plusieurs catégories de raisons m'ont conduit à ce choix la première c'est effectivement que cette élection municipale de Bastia a été identifiée y compris par nos adversaires et opposants coalisée pour la circonstance uniquement avec la volonté d'abord de conquérir Bastia et ensuite sans doute de conquérir la Corse en gros c'était la critique de ce que nous avons fait et à Bastia et ailleurs et donc vous savez moi ce combat je ne souhaitais pas le mener par procuration et je voulais en être partie prenante c'est le premier point deuxième point je crois que à Bastia en Corse et dans la France tout entière ces élections municipales arrivent à un moment charnière où il s'agit aussi de répondre à des défis défis en termes de logement défis en termes de cohésion sociale et sociétale rejet aussi d'un certain nombre de solutions démagogiques qui sont notamment amenées par des courants extrémistes je crois qu'il faut être sur le terrain et pour réinventer la politique redonner confiance aux citoyens et je l'espère la réenchanter il faut aussi à mon avis pleinement investir l'échelon de proximité troisième enjeu et un enjeu par rapport à notre combat global on n'a pas évoqué tout à l'heure la révision constitutionnelle en avril on entendait bien une petite musique notamment à Paris et chez les adversaires de la révision constitutionnelle et de l'autonomie de dire on est en fin de mandature il faut attendre deux, trois ans nous nous pensons qu'il ne faut pas attendre et cette légitimité qui sera issue des scrutins municipaux elle aura aussi vocation à dire quelque chose des attentes des Corses au plan global au-delà de l'élection municipale qui reste une élection de proximité où il faut porter des projets le quatrième et dernier enjeu c'est celui de la transmission je vous l'ai dit moi ça fait dix ans que je suis président du conseil exécutif je me suis consacré de toutes mes forces à cette fonction qui est une fonction lourde exaltante que j'ai été fier et honoré d'exercer maintenant nous sommes une équipe nous préparons les années et les échéances à venir il reste encore beaucoup de travail et une partie importante de ce travail sera accomplie par d'autres que moi et par d'autres que nous et cette transmission nous l'organisons et nous l'organisons en demandant aussi à chaque fois aux Corses de le valider ou pas à travers leur vote et le suffrage universel c'est la démocratie et c'est sain que cela se passe comme ça un dernier mot Jean-Simon puisque vous évoquez la montée des extrêmes la montée du rassemblement national de reconquête en Corse qui faisait des scores plutôt faibles aux élections hors présidentielles là ils ont fait des scores importants aux européennes aux législatives ils vous menacent aux municipales est-ce que vous avez une part de responsabilité dans cette montée des extrêmes alliée à un nationalisme plus identitaire est-ce que c'est le fruit des espoirs que vous avez déçu ?
Non je ne le pense pas je pense qu'il faut répondre aux attentes des Corses aux inquiétudes des Corses je continue de penser que ces réponses ne passent pas par des projets d'exclusion nous nos valeurs elles sont claires ce sont des valeurs de solidarité entre les femmes les hommes entre les peuples des valeurs de générosité des valeurs de fraternité ceci étant effectivement en Corse comme ailleurs en France en Europe et même dans le monde il y a eu une montée d'une certaine forme d'extrême droite réactionnaire l'élément singulier vous l'avez dit c'est qu'en Corse par une sorte de tour de passe-passe ça lit à la fois l'extrême droite française qui a toujours été opposée et radicalement opposée à toutes les aspirations du peuple corse allant jusqu'à demander la peine de mort pour les nationalistes cette extrême droite aujourd'hui elle s'appuie en Corse avec une extrême droite corse identitaire qui fin d'oublier que très majoritairement et depuis le début le mouvement nationaliste a été enraciné dans une logique progressiste alors la logique progressiste ça ne veut pas dire la complaisance avec l'islamisme au contraire nous combattons l'islamisme nous combattons le communautarisme nous combattons également toutes les logiques d'exclusion nous voulons construire une société qui soit une société de générosité de solidarité avec des valeurs qui sont des valeurs historiques du peuple corse qui est un peuple qui a toujours su intégrer celles et ceux qui ont regagné les rivages de l'île mais pour intégrer il faut avoir un projet politique il faut créer de la richesse il faut avoir une langue et une culture qui sont à partager et ça c'est le historiquement c'est le mouvement nationaliste qui le porte nous continuerons à le porter et nous continuerons à le porter avec l'ensemble des forces de progrès qui veulent faire de la Corse une terre de démocratie Merci beaucoup Gilles Simeone Merci d'avoir été l'invité de cet entretien président du conseil exécutif de la Corse pré-candidat au municipal à Bastia et un grand merci aussi à toutes les équipes de France 3 Corse via Stel qui ont permis la réalisation de cet entretien Merci beaucoup Fabrice Merci la une de l'Est républicain longue du narcotrafic sur les municipales et puis Avec une interview d'Amine Kessassi depuis Marseille dans le cadre de ce sujet municipal et ce narcotrafic qui est une vraie préoccupation pour nos maires en France Et on en parle tout de suite on développe tout ça tout de suite c'est dans la revue de presse régionale
A de voir les unes de la presse régionale on va reparler budget la page budgétaire
s'achève au Parlement on va voir comment les plus jeunes sont initiés à la gestion du budget à l'épargne ou encore à la prévention des arnaques je vous emmène je vous emmène à Moutier les Mouffets c'est en Vendée là-bas 140 élèves de 4e ont suivi des ateliers organisés par la Banque de France on regarde ce reportage de nos partenaires de TV Vendée il est signé Cyril Guillet
je vous parle d'épargner je vois si ce mot vous parle c'est une première
dans ce collège une journée entièrement consacrée à l'éducation économique budgétaire et financière
c'est un sujet qu'on voulait aborder avec vous aujourd'hui pour vous sensibiliser à ce qu'est une arnaque financière et comment on va s'y prendre pour essayer de les déjouer c'est important d'en parler relativement tôt pour sensibiliser les jeunes à ce qu'est l'argent pour qu'à un moment donné quand ils ont leur premier salaire ou leur premier pécule ils puissent savoir comment le gérer
en collaboration avec la Banque de France et le service comptable du collège il paraît essentiel aux organisateurs de cette journée de sensibiliser ses élèves au monde qui les attend
ils vont travailler très tôt pour certains dans leur job étudiant l'été ceux qui habitent près de la côte ils travaillent très jeunes donc ils vont toucher leur premier salaire ils vont être confrontés à ça et depuis ce matin on voit un vrai intérêt ils ont posé des questions à la fin des séances déjà des ateliers qu'ils ont déjà fait donc oui oui complètement on sent que ça les intéresse
ça peut m'aider à éviter de me faire arnaquer ou bien faire mes dépenses avec le salaire que j'aurai plus tard donc je trouve ça bien d'avoir ce genre de journée
et justement animé par un représentant de la Banque de France un atelier était dédié aux arnaques
aujourd'hui c'est très facile de cliquer sur un mauvais lien et de se retrouver avec des grosses difficultés derrière c'est pour ça que c'est important sur ces publics-là qui la plupart sont dotés de téléphone de les sensibiliser de ne surtout pas cliquer sur ces liens qui apparaissent dans des messages qui paraissent vraiment douteux
parmi les 5 ateliers proposés aux élèves différentes thématiques sont abordées comme le budget l'épargne l'assurance ou bien encore le crédit l'occasion aussi d'appréhender tout le vocabulaire qui va avec
j'ai demandé tout à l'heure qui pense avoir un livret d'épargne il y a 3 élèves qui ont levé la main j'ai dit qui a déjà entendu dire de ces parents que vous avez vous un compte ils ont tous levé la main
à l'issue de la journée un quiz permettra de valider leurs acquis et de décrocher leur passeport de l'éducation financière
et Quentin on regarde les unes de la presse régionale on commence avec la mobilisation des pompiers hier à Lille oui voilà c'est à lire dans la voie du nord ils étaient 600 à manifester hier pour réclamer des moyens ils ont obtenu 50 embauches au terme d'une matinée sous tension dit le journal on voit sur la photo qu'ils sont sur et bien la rocade ils ont bloqué le périphérique il y a même eu en rien des charges et des bousculades assez violentes autour des locaux du SDIS le service départemental d'incendie et de secours du nord dans le journal le président du SDIS on le voit à droite qui dit ne pas approuver les méthodes employées il aurait été préférable d'attendre l'issue de ces échanges avant d'engager un mouvement social d'ampleur et de la colère des pompiers on passe à l'inquiétude des céréaliers autre profession dans le coeur d'un cyclone c'est-à-dire dans le journal du centre le journal de Nevers Annie Gennevard au chevet des céréaliers la ministre de l'agriculture a détaillé un plan d'urgence pour la profession parce qu'on parle beaucoup des éleveurs mais peu des difficultés de cette filière des grandes cultures 40 millions d'euros vont être mobilisés 5 millions de prises en charge des cotisations MSA et 35 millions d'allègements de charges la ministre qui a aussi évoqué dans le journal on voit la double page la future loi d'urgence agricole cette loi ne promet pas le grand soir dit-elle mais elle doit permettre des mesures d'urgence sur l'accès à l'eau la prédation en clair le danger lié au loup également sur les moyens de production elle a promis d'écrire cette loi avec les agriculteurs et Quentin vous nous avez parlé de la colère des pompiers des agriculteurs il y a également la colère des policiers pour en parler on va aller dans l'allié bonjour Mathieu Perrineau merci beaucoup d'être avec nous Mathieu vous êtes responsable de l'agence de Vichy à la rédaction du journal La Montagne Mathieu à la une de La Montagne ce matin le malaise chez les policiers un profond malaise dans la police d'ailleurs pour dénoncer les difficultés de la profession le syndicat majoritaire Alliance Police Nationale appelle à une grande mobilisation citoyenne samedi un peu partout en France alors ce malaise il n'est pas nouveau mais c'est de pire en pire en tout cas c'est ce qu'ont confié trois policiers qui se sont confiés à mon collègue Alexandre Charrier d'abord il y a Julien 37 ans déjà usé par ce métier il a décidé de jeter l'éponge et de rejoindre la police nationale alors il explique que financièrement il n'y perdra pas il espère moins de violence au quotidien et surtout de retrouver du sens à son travail il y a David aussi un policier du Loiret rongé mentalement et physiquement après des années de management toxique ce sont ses termes alors il a choisi de se mettre en disponibilité et de se reconvertir aujourd'hui il est cadre dans une entreprise privée il est chargé de la sécurité il est bien plus heureux enfin il y a Luc qui part à la retraite après 37 ans de service lui il a tout connu et il dénonce en vrac la réduction des effectifs la politique du chiffre le matériel obsolète le mépris managérial pour lui la police paie encore le choc des années Sarkozy il y a 20 ans 12 000 postes de policiers avaient été supprimés 12 000 c'est justement le nombre de postes d'enquêteurs qu'il faudrait créer selon Franck Nicolle il est représentant de l'association nationale de la police judiciaire lui explique que certains policiers ont parfois entre 300 et 400 dossiers sur les bras et ce stock il est géré à coups de classement sans suite ce malaise c'est Luc il résume finalement assez bien pour lui l'iceberg on l'a percuté il y a quelques années déjà on continue de couler et on n'est pas loin de toucher le fond et Mathieu ce sentiment de malaise est-ce qu'il correspond vraiment à la réalité alors Sébastien Rocher il est directeur de recherche au CNRS il a mené en 2024 une enquête sur les relations police-population et pour lui non ça n'est pas si simple que ça il estime que la stratégie du syndicat Alliance c'est justement la dramatisation mais que les slogans ne sont pas forcément ancrés dans la réalité factuellement il explique par exemple que le risque d'être tué en service pour un policier a été divisé par 5 entre le mandat de Valéry Giscard d'Estaing et celui d'Emmanuel Macron il a aussi interrogé un grand nombre de policiers pour lui l'idée que tout va mal n'est pas dominante dans la profession alors il ne nie pas un malaise mais qu'il met plutôt sur le compte d'une culture de l'isonnement il appelle ça une mentalité d'assiégé qui serait née d'une certaine défiance notamment vis-à-vis de la population et de la justice enfin pour lui la conception du métier qui domine au sein de la police actuellement c'est celle de la confrontation avec les délinquants et pas celle de la protection de la population et c'est justement là que le bas blesse et la réalité est plus mitigée mais les problèmes Mathieu sont tout de même réels au sein de la police ouais concrètement la police elle est confrontée à de nombreux problèmes notamment des soucis défectifs dans les grandes villes comme dans les plus petites pour parler du Bourbonnet où je me trouve de l'allié à Moulins c'est la préfecture quand un poste est ouvert il y a peu de candidatures c'est plus facile à Vichy où je me trouve le dynamisme n'est pas le même Clermont-Ferrand et l'attractivité de Clermont-Ferrand joue aussi et puis il n'y a pas que les problèmes de recrutement il y a aussi l'usure les arrêts maladies les burn-out une situation difficile pour les policiers comme pour les victimes évidemment et c'est pour ça que la délégation bourbonnaise du syndicat Alliance appelle elle aussi à une grande mobilisation citoyenne samedi à Clermont-Ferrand Merci beaucoup merci Mathieu et la une de la montagne alliée on la remonte c'est le ras-le-bol des policiers merci Mathieu Perrineau d'avoir été avec nous depuis Vichy et Quentin on le voit ces sujets de sécurité ils sont au cœur de la campagne des municipales Oui avec cette question récurrente dans le débat et qui revient régulièrement faut-il armer la police municipale c'est la question à la une de Presse Océan le journal de Loire Atlantique à Nantes le syndicat FO qui veut convaincre la municipalité par une grève d'équiper les policiers municipaux d'armes létales quant à Bordeaux et bien la mairie a franchi le pas c'est ce que raconte le titre ce matin Et les titres du groupe Ebra les journaux de l'Est de la France font leur une sur le narcotrafic quel poids sur les municipales ?
C'est la question à lire par exemple dans le Républicain Lorrain ce matin le journal de Metz Y a-t-il ainsi en France une influence des réseaux mafieux sur les élus ?
Dans le titre on lit qu'aucun risque n'est pour l'instant identifié le sénateur du Rhône Étienne Blanc co-auteur en 2024 avec Jérôme Durin du rapport sur le narcotrafic qui avait donné la loi sur le narcotrafic il témoigne dans le journal ce que veulent les narcotrafiquants c'est ne pas être gênés dans leur commerce or le maire peut faire partie de ceux qui gênent Et dans ce contexte Jean-Luc Moudin c'est le maire sortant de droite à Toulouse candidat à sa réélection il fait une proposition pour mieux exploiter les images de vidéosurveillance Voilà on l'a lu dans La Dépêche ce matin Jean-Luc Moudin qui veut une vidéosurveillance assistée par l'intelligence artificielle pas de reconnaissance faciale c'est interdit par la loi en revanche l'IA peut être utilisé pour relire des images et pour retrouver ainsi une scène en particulier en cas de vol par exemple le candidat à sa réélection qui veut aussi augmenter le nombre de caméras dans la ville rose elles sont 710 aujourd'hui litons ainsi dans le titre et alors qu'ils vont rajouter 1380 cela coûterait quand même la modique somme de 40 millions d'euros Autre région autre bord politique c'est la liste des insoumis qui promet des transports gratuits à Brest en 2032 La liste présente ses priorités dans le journal breton le télégramme ce matin avec cette idée pour les transports donc la gratuité d'ici 2032 la liste insoumise qui veut également diminuer la pression sur le logement à Brest avec 4 leviers la construction la rénovation la préemption de biens privés pour en faire du logement social voire la réquisition si besoin La Provence entame une nouvelle série sur les municipales premiers dossiers ce matin sur la jeunesse Un enjeu capital dit le journal de Marseille focus sur les jeunes de la petite enfance aux nouveaux électeurs avec dans les pages intérieures ce rappel des compétences des mères pour l'enfance c'est ici sur la page de droite il gère les écoles maternelles primaires les cantines le périscolaire ou encore la petite enfance à lire dans le journal ce témoignage de deux copines on a besoin de plus de parcs partout pour s'amuser Merci Quentin merci beaucoup pour cette actualité régionale municipale on va continuer à en parler puisque vous le disiez le narcotrafic fait ce matin la une de la presse régionale il s'invite dans la campagne électorale et on va écouter l'une des figures de cette lutte contre le narcotrafic c'est à Marseille Amine Kessassi qui est désormais candidat sur la liste du maire sortant Benoît Payan le narcotrafic fait partie d'une longue série de mesures dans un point sécuritaire et moi je pense que ça doit être un point de pleine part que la question du narcotrafic doit être la réponse numéro une dans les programmes que les candidats proposent dans les élections municipales d'ailleurs je porterai après les élections municipales une association nationale l'association nationale des maires de France qui agissent contre le narcotrafic parce qu'il est important de coordonner cette action à différentes villes il est important aussi de soutenir des maires de petites communes des maires qui se sentent aussi très seules face au narcotrafic qui voient les réseaux arriver dans leurs petites communes dans les zones rurales et qui ne savent pas comment réagir et on va en parler et on va en parler avec vous bonjour Arnaud Bénédetti merci beaucoup d'être là directeur de la nouvelle revue politique bonjour Béangère Bont merci également d'être avec nous Béangère journaliste politique auteur de plusieurs biographies dont Gabriel Attal l'ange exterminateur c'est votre dernier livre on le voit on l'a vu ce matin dans la presse régionale on a entendu Amine Kessassi la question du narcotrafic qui s'invite désormais dans la campagne des municipales et ça c'est inédit Arnaud oui parce que c'est un phénomène qui aujourd'hui s'est développé sur une grande partie du territoire en la matière donc ça concerne en effet beaucoup de villes des villes moyennes et c'est ce qui fait finalement la singularité de ce que nous vivons aujourd'hui ensuite la réalité c'est que la proximité si vous voulez des élections présidentielles fait que ces élections municipales seront pour une partie dans un certain nombre de leurs enjeux fortement nationalisés et la question de la lutte contre le narcotrafic c'est quand même d'abord une réponse étatique qui doit être apportée mais ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui ça marque vraisemblablement une évolution et ça veut dire que les habitants des villes moyennes sont particulièrement sensibles à ce sujet parce que ça les touche dans un certain nombre de quartiers parce que ça crée les conditions d'une insécurité qui devient quasiment existentielle sur un certain nombre de territoires qui devient un sujet d'ordre public et de tranquillité publique aussi parce qu'il ne faut pas oublier quand même que les maires ont aussi des pouvoirs de police Elle est particulière cette campagne des municipales elle est particulière notamment pour cette région-là
elle est particulière pour le fait qu'une présidentielle se présente juste derrière et quand on remonte les livres d'histoire ça ne s'est pas arrivé depuis 2001 et c'est évidemment on a toujours évidemment rappelé et on a raison de le faire que ce sont des enjeux locaux
c'est les reports de voix qui vont s'opérer entre la droite l'extrême droite ou à gauche et le sujet LFI vont forcément avoir des conséquences sur l'élection de l'année prochaine sur les éventuels primaires dans chacun des appareils etc.
Donc c'est très particulier pour ça quant au sujet du narcotrafic de la sécurité etc. c'est vrai qu'il s'impose et y compris dans des zones périurbaines ce qui est nouveau des villages des zones où on n'en parlait pas avant le débat il sera de savoir quelles réponses les uns
les autres y apportent et là le droit de gauche ressurgit il y a un débat à Nantes sur la question d'armer la police municipale ou pas il y a des enjeux économiques il y a des enjeux de services publics qui sont aussi c'est vrai que même à gauche il n'y a plus tant ça a un peu évolué sur ces questions de sécurité et notamment d'un moment de la police municipale il n'y a plus tant de maires que ça à gauche qui n'ont pas armé leur police municipale non mais c'est vrai mais le débat précisément est aussi sans doute que la gauche les différents partis de gauche essaieront aussi tout en ils ont bien compris qu'aujourd'hui on ne peut pas écarter ce sujet comme ça mais il peut se traiter encore une fois économiquement socialement avec une autorité évidemment solide puisque vous parlez de la gauche on va parler d'une figure de la gauche c'est Raphaël Glucksmann et c'est un documentaire exceptionnel que vous pourrez voir demain soir sur notre antenne à 21h les Glucksmann une histoire de famille il est réalisé par notre journaliste Steve Jourdin qui nous rejoint dans quelques secondes mais d'abord on va regarder un extrait de ce documentaire le début le moment où Steve parle à Raphaël Glucksmann de son grand-père qui était un espion russe on regarde la réaction de Raphaël Glucksmann
est-ce que vous savez qui est Réouven Guidoni ? je suppose que c'est
c'est mon grand-père Réouven non Guidoni c'est qui c'est qui je sais pas si Raphaël Glucksmann semble hésiter il n'est pas seul tous les services de contre-espionnage se sont cassés les dents sur la véritable identité de son grand-père je sais qu'il était agent en fait j'aimerais bien m'asseoir avec lui et écouter son histoire et bonjour Steve vous nous avez rejoint journaliste, historien, réalisateur de ce documentaire Les Glucksmann une histoire de famille demain soir à 21h sur notre antenne on voit Steve la réaction de Raphaël Glucksmann l'interrogation la perplexité quand vous lui parlez du nom d'agent de son grand-père vous comment déjà vous avez découvert le passé du grand-père de Raphaël Glucksmann ?
c'est une rencontre assez incroyable c'est un historien allemand qui avait bossé sur beaucoup de figures de mai 68 donc André Glucksmann il y avait Danny Cohn-Bendit et il y avait Pierre Goldman notamment et alors je ne sais pas pourquoi lui avait décidé de bosser sur ces figures c'est un allemand qui avait bossé à l'université de Munich et il avait fait une thèse sur les parents du coup de Raphaël Glucksmann et du père du coup d'André et du grand-père de Raphaël il avait fait ses travaux qui s'étaient terminés en 2015 l'année où André Glucksmann meurt il meurt le jour des attentats du Bataclan il veut à ce moment-là révéler cette histoire à André Glucksmann sauf qu'André Glucksmann est mort et du coup il n'y a pas eu cette transmission d'informations de l'historien à André Glucksmann et donc à Raphaël Glucksmann donc moi j'ai réuni un peu tout ce beau monde et ensuite on a aussi beaucoup épluché les archives du contre-espionnage britannique où se trouvait finalement toute cette histoire du grand-père on a découvert pas mal de choses et qu'on révèle dans ce documentaire
et juste parce que c'est vrai qu'on voit c'est le début du documentaire la réaction assez hallucinante de Raphaël Glucksmann ça veut dire que vous-même en préparant ce documentaire vous ne lui avez rien dit cette séquence elle est brute ?
pour être tout à fait transparent j'avais pris un café avec lui juste avant en lui disant on a des informations il faut voilà je voulais déjà voir ce qu'il savait il ne savait rien ou presque rien c'est-à-dire qu'il savait effectivement qu'il y avait un agent soviétique dans la famille mais il ne savait pas vraiment il ne connaissait pas les détails pas les contours ni le nom d'agent ni le contexte de sa naissance ni le contexte de sa mort etc.
donc je lui ai proposé de faire ces révélations s'il m'accordait cette interview à l'occasion de laquelle je lui révélerais certaines choses bon il n'y avait pas de choses compromettantes donc il ne se mettait pas tellement à risque mais il a joué le jeu et d'où cette séquence avec Raphaël Glucksmann mais il a joué le jeu il a accepté cette interview et on a fait ces révélations à cette occasion
Comment il a réagi du coup en apprenant le passé de son grand-père ?
Beaucoup d'étonnement beaucoup d'émotions aussi enfin il vous le dira peut-être mieux que moi mais c'est toujours c'est toujours difficile et Bérangère peut en témoigner c'est-à-dire que quand un politique qui se dévoile et qui dévoile son histoire de famille c'est toujours un peu sensible on n'aime pas trop se dévoiler on aime bien contrôler sa communication on n'est pas dans voilà il y a aussi des enjeux puisqu'il y a des enjeux politiques il y a une élection qui arrive donc c'est toujours un peu compliqué donc il était mieux en même temps je pense qu'il ne voulait pas trop en montrer et voilà enfin vous lui poserez la question
Bérangère vous effectivement vous avez travaillé sur plusieurs biographies le père d'Edouard Philippe c'est un sujet le père de Gabriel Attal c'est un sujet et moi j'ai eu la chance de voir le film pour pouvoir venir en débattre ce matin je trouve ça vraiment très réussi et très éclairant c'est assez c'est très savoureux
de retracer de retraverser toute cette période avec les pardon les papilles que Steve citait mais vraiment c'est intéressant le marxisme le maoïsme observer comment la gauche a évolué et comment au final Glucksmann Raphaël va se retrouver par moments tiraillés avec la petite voix de sa maman et de son papa qui vont lui dire ne cède pas ne cède pas mais par ailleurs il donne le sentiment d'avoir quand même un peu déjà avancé là dessus et donc c'est très éclairant sur le personnage aujourd'hui et c'est très éclairant sur l'histoire
et effectivement sur la saga Glucksmann et à travers elle sur l'histoire de la gauche des gauches Arnaud c'est une histoire compliquée c'est pas une histoire simple mais de toute façon si vous voulez l'histoire des gauches a toujours été une histoire en tension d'ailleurs l'histoire des droites aussi mais cette histoire des gauches encore plus parce que si vous voulez il y a toute une génération et c'est la génération de ce qu'on a appelé d'ailleurs les nouveaux philosophes au sortir des années 60 et au milieu des années 70 qui avait été forgé dans un logiciel qui était un logiciel d'extrême gauche en l'occurrence alors avec toutes les nuances possibles liées à la galaxie d'extrême gauche et qui en est sorti progressivement au début des années 70 c'est le cas de Glucksmann c'est le cas aussi de Bernard-Henri Lévy dont il ne faut pas oublier voire même d'Allah Finkielkraut aujourd'hui donc alors ce qui est très surprenant c'est que cette génération là qui quand même je veux dire à lui Camus n'ait pas été déniaisé j'allais dire idéologiquement et politiquement avant parce que si vous voulez en fait la gauche reproduit moi ce qui me frappe dans l'histoire de la gauche c'est qu'elle reproduit des schémas qui finalement ne changent pas fondamentalement avec le temps il y a toujours encore une fois cette tension entre une gauche qui se veut une gauche humaniste libérale pleinement inscrite dans le logiciel des démocraties libérales et puis une gauche qui est une gauche qui est une gauche de rupture qui est parfois une gauche extrémiste et si vous voulez ce qu'on avait connu finalement juste après la seconde guerre mondiale avec notamment le parti communiste et les partis de gauche de gouvernement la SFIO etc etc c'est un schéma que l'on va reconnaître ensuite dans les années 60 et dans les années 70 et j'ai envie de dire qu'on est en train de le reconnaître aujourd'hui aussi d'une certaine manière où dans l'histoire politique de la gauche vous avez toujours aujourd'hui cette opposition mais ce qui est toujours frappant c'est que finalement la gauche n'arrive pas fondamentalement à faire totalement son aggiornamento et ça c'est quand même un vrai sujet ce qui explique d'ailleurs les difficultés aujourd'hui de la gauche mais c'est vrai que du côté de Glucksmann ensuite après ils deviennent arroniens d'une certaine manière Glucksmann et Bernard-Henri Lévy
son directeur de thèse c'est Raymond Arron le directeur de thèse d'André Glucksmann c'est Raymond Arron et André Glucksmann en fait c'est lui qui va d'une certaine manière faire l'agenda dont vous parlez c'est-à-dire vraiment moderniser cette gauche empreinte encore de marxisme et d'admiration pour l'Union soviétique c'est lui qui va briser cette chaîne dont vous parlez
je suis d'accord mais pour moi ça reste une énigme parce qu'encore une fois il y a Camus avant et Camus dans le débat entre Camus et Sartre il y a un vrai sujet en l'occurrence Camus est l'homme qui d'une certaine manière explique que la gauche doit regarder le réel en face elle doit être lucide elle ne doit pas se laisser prendre par des illusions lyriques et que ce débat-là est très structurant et ce débat-là finalement il n'est pas dépassé par une génération qui arrive après Camus et ça c'est quand même une vraie question que l'on peut se poser ce qu'on comprend du film dans le film c'est précisément qu'André Glucksmann à un moment quand même a ce rôle très clair avec Bernard-Henri Lévy avec les fameux papys et vous interrogez plusieurs personnalités dans ce film Steve on va écouter Daniel Cohn-Bendit justement qui vous a accordé un entretien notre génération on a un problème on était contre le colonialisme on était contre l'impérialisme on était contre le mal pour le bien ok on a soutenu le FLN algérien
on a soutenu le Vietcong on a soutenu Castro on a soutenu après Nicaragua tous ces mouvements de libération nationale ont terminé en totalitarisme tous ces mouvements tout ce pourquoi on s'est battu
ça s'est terminé en totalitarisme mais Steve c'est vrai qu'on a beaucoup parlé de votre documentaire comme celui où on apprenait que le grand-père de Raphaël Glucksmann est un espion russe mais ces documentaires à travers la saga des Glucksmann on le disait c'est aussi toute la saga et toute l'histoire de la gauche qu'on raconte que vous racontez
c'est ce que disait Arnaud il y a un côté bilan de génération aussi c'est ce que dit Cohn-Mendit c'est-à-dire que on s'est trompé sur beaucoup de choses il le reconnaît avec sa verve qu'on connaît c'est le bilan d'une gauche qui s'est beaucoup trompée et qui a aussi eu quelques succès et surtout j'aimerais insister sur André Glucksmann André Glucksmann certains de ses textes aujourd'hui sont impossibles à lire un bitable vraiment sur les années 70 c'est pas possible la cuisinière et le mangeur d'hommes c'est vraiment les livres qui ont structuré toute la pensée des droits de l'homme des années 70-80 mais il a eu certaines intuitions notamment sur Poutine dès les années 90 c'est lui qui va prendre à bras-le-corps le combat pour la Tchétchénie contre Poutine il a cette intuition que presque personne n'a à ce moment-là dans les années 90 au début des années 2000 que Poutine est une menace pour l'ensemble de la région et aussi pour l'Europe et ensuite il y a cette erreur de la guerre en Irak qui vont soutenir André Glucksmann va soutenir la guerre en Irak et là aussi il va y avoir la reconnaissance d'une erreur cette intervention en Irak était une erreur il se met dans la roue de ce qu'on appelle à l'époque les nouveaux conservateurs en France à l'imitation de ce qui se passe aux Etats-Unis et il aura l'honneur ou en tout cas la grandeur d'âme de reconnaître qu'il s'est trompé et beaucoup vont reconnaître qu'ils se sont trompés à ce moment-là
Arnaud Oui alors c'est vrai c'est toujours intéressant de voir l'évolution vous avez raison de parler des néoconservateurs parce qu'après je dirais est-ce que ces gens-là sont encore à gauche une question que se posent beaucoup de gens à gauche se posent parce que in fine c'est vrai que c'est-à-dire qu'ils ont été tellement forgés par leurs erreurs qu'in fine ils ne veulent pas les reproduire donc c'est un mécanisme psychologique et finalement en ne voulant pas reproduire des erreurs on peut à nouveau recommettre des erreurs et c'est bien le sujet je veux dire auquel ils sont confrontés et en cela ils ne sont pas arroniens parce que Aron avait une conception de la politique où il dit d'ailleurs c'est dans le spectateur engagé dans le dialogue avec Volta et Messica il dit il ne faut jamais mélanger la politique et la morale il faut penser la politique avec des arguments qui sont exclusivement rationnels parce qu'à partir du moment où vous mélangez la politique avec la morale vous allez introduire des biais qui vous empêchent de voir le réel et ça c'est la grande force de la pensée d'Aaron qui est d'ailleurs parfois à mon avis très mal comprise encore aujourd'hui y compris par des libéraux c'est toujours de regarder le réel tel qu'il est et non pas tel qu'on voudrait l'être et ça c'est une position qui me paraît notamment sur le plan politique absolument essentielle mais c'est le problème des intellectuels très souvent c'est pas propre je veux dire à Glucksmann ou à Bernard-Henri Lévy ou à d'autres que de faire ce mélange là c'est aussi leur rôle de le faire d'une certaine manière mais ça permet pas toujours d'appréhender la réalité telle qu'elle est l'intuition d'André Glucksmann sur Poutine ce qui est savoureux ou terrible c'est que le film le raconte très bien il vient finalement il en vient finalement à soutenir Nicolas Sarkozy pour s'apercevoir dès que Nicolas Sarkozy est à l'Élysée qu'en fait Nicolas Sarkozy lui-même devient proche de Poutine et la politique est terrible pour ça parce qu'ensuite quand vous êtes le petit-fils ça vous rend très prudent très humble aussi
très humble parce que le réel on a beau essayer de l'observer l'histoire vous rattrape il y a une certaine naïveté à la fois chez André et peut-être aussi un peu chez Raphaël Glucksmann sur les choses de la politique la manière comment se fabrique en fait la politique André Glucksmann est quelqu'un il a beaucoup de on peut le reprocher beaucoup de choses mais il avait cette naïveté ou cette capacité à se lancer dans des combats sans trop réfléchir être militant pour des causes la Tchétchénie qui parlait de la Tchétchénie dans les années 90 en France ils n'étaient pas sans à faire des manifestations pour la Tchétchénie il y allait il allait coller des timbres il recevait des militants tchétchènes géorgiens chez lui donc il y avait ce côté militant vraiment comme s'il avait encore 20 ans il y avait une vraie naïveté qu'on peut peut-être retrouver chez Raphaël Glucksmann aujourd'hui dans les choses de la politique
ce qui est très intéressant aussi c'est de mesurer à quel point la culture politique de nos hommes politiques d'aujourd'hui quand ils en ont pardon mais compte merci merci de le préciser pardon mais le travail que j'ai fait avec Gabriel Attal est d'ailleurs qui est très différent de celui que j'ai fait sur Edouard Philippe Edouard Philippe me racontait des guerres puniques me racontait comme ça pardon mais Gabriel Attal il n'est pas dans la catégorie de ceux qui en ont c'est ça si si Edouard Philippe s'en doutait un peu plus qu'à Gabriel Attal qui me racontait des séries Netflix j'adore Netflix mais et le quand je parlais
des tiraillements de Raphaël Glucksmann nourri de toute cette histoire chez Attal il y en a aussi mais ils ne sont pas du tout du même ordre il y a effectivement une histoire de filiation il y a un papa
qui était un homme visiblement très flamboyant joueur de poker qui brûle la vie par tous les bouts et qu'il a envie de rendre fier là où il est mais pas pour des raisons idéologiques sans aucun fondement idéologique c'est complètement différent et un dernier mot aussi parce que ce documentaire c'est aussi une histoire de transmission évidemment
oui de transmission de transmission d'une mémoire d'un combat militant d'un homme politique Raphaël Glucksmann qui a baigné dans tout ce qu'on disait tout à l'heure c'est à dire des dîners où vous avez beaucoup d'intellectuels et Raphaël Glucksmann le petit Raphaël Glucksmann qui jouait au foot à côté mais vous avez des dissidents des réfugiés du génocide du Rwanda voilà il a baigné dans tout ça ça a infusé c'est quelque chose d'inconscient c'est un logiciel politique inconscient et qui n'a pas dû être et c'est-tu que
c'est Vélité Actuelle ?
vous voulez me parler de Raphaël Glucksmann candidat oui peut-être alors ça je ne sais pas mais c'est vrai que c'est le premier de la famille qui vraiment franchit le Rubicon et décide de se présenter au suffrage des Français
merci beaucoup merci Steve votre documentaire il est à voir absolument demain soir à 21h sur notre antenne les Glucksmann une histoire de famille et une autre idée de sortie mais en plus du documentaire de Steve ça n'exclut pas c'est Angoulême qui est la capitale de la BD et le traditionnel festival international a été annulé il aurait dû s'ouvrir hier mais il est remplacé par un grand off de 100 événements tous gratuits un peu partout dans la ville à la cathédrale la chambre de commerce librairie théâtre musée alors il n'y aura probablement pas 200 000 visiteurs comme les éditions précédentes c'est ce que reconnaissent les artistes mais Angoulême aura quand même son week-end plein de bulles merci beaucoup merci Bérangère merci Arnaud merci Steve demain soir 21h sur Public Sénat bon week-end à lundi Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat