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interviewRMC· 3 septembre 2025 34 min

François Bayrou invité exceptionnel du Face à Face d'Apolline de Malherbe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il est 8h20 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Horaire exceptionnel parce que invité exceptionnel. Bonjour François Baou, vous êtes premier ministre.

Merci d'avoir répondu à à accepté de répondre à mes questions. J'ai aussi reçu de nombreux messages de français d'auditeurs dont je me ferai le porte-voie. Vous êtes premier ministre dis-je, mais sans doute pas pour longtemps.

Vous le savez, dans 5 jours, c'est fini. Alors le cette formulation euh c'est absolument le contraire de ce que je suis. Euh chacun a ses travers, ses qualités et ses défauts.

Les miens sont sûrement très nombreux, mais il y a un défaut que je n'ai pas, c'est d'être desfétiste. C'est de considérer que tout est écrit, euh que il suffit de baisser les bras. Mais là, c'est peut-être pas défétiste, c'est juste réaliste.

François, peut-être réaliste, peut-être réaliste, mais à coup sûr desfétistes. Et ça n'est pas ma manière de voir les choses. Euh ce qui se passe pour la France est très important.

On va en parler. Mais je vous ai apporté un journal d'hier, le monde d'hier, d'hier soir, le journal Le Monde avec à la une Chine. Pas la Chine, la Chine au centre d'un front antioxydant.

Et qu'y a-t-il dans ce front, dans ce rassemblement-là ? Il y a 3 milliards d'êtres humains représentés par leur gouvernement. Le pays le plus peuplé au monde, l'Inde.

Le pays le plus riche industriellement, commercialement, monétairement du monde, la Chine. Le pays le plus vaste du monde, la Russie. et tous ces pays unis sur une des valeurs et une volonté qui sont de prendre la place de ce que nous l'Occident nous nous sommes anti-Occident.

Ça rappelle ce vers célèbre de très célèbre balade de Rudiard Kipling qui dit "Est is east and West is west and the T never shall meet." Euh l'est et l'est, l'ouest et l'ouest et jamais ces deux-là ne seront contreront. Euh on est revenu à une période du monde.

Mais François Baou, en fait je vous arrête un instant parce que non non si je vais vous arrêter mais vous allez reprendre. Je vais vous arrêter pour une raison. C'est que ça fait des jours que vous dites que c'est la catastrophe.

Ça fait des jours que vous dites qu'on est comme des des petits bonhommes qui courraient sur une falaise dans les dessins animés mais en fait sans se rendre compte que le sol s'est déjà dérobé sous nos pieds. Ça fait des jours que vous êtes comme un petit garçon qui crie au loup mais qui a tellement crié au loup qu'on ne le croit plus quand le loup est là. Est-ce que vous vous rendez compte de ça ? cette manière désobligeante de présenter les choses.

Excusez-moi, excusez-moi. Vous êtes observatrice, vous êtes journaliste, vous êtes devant quelque chose qui ne s'est jamais produit depuis des décennies, peut-être depuis un siècle et vous faites des commentaires de dessins animés. Non, je dis qu'il n'est plus temps de dire que c'est la catastrophe, il est temps d'agir.

Qu'avez-vous à proposer François Baou ? Qu'a-vous à dire ce matin au socialistes, au Rassemblement national au L ? Je dis je dis d'abord aux Français parce que vous vous êtes pris dans le jeu des appareils politiques.

Si c'est votre ici de très nombreuses questions de José, d'Alin de Fred, de Christophe, de votre manière de voir les choses. Ne vous défendez pas, on n'est pas en débat l'un contre l'autre. On essaie de regarder la situation dans laquelle on se trouve et la situation de la France dans cet Occident dont je viens de dire à quel point il était euh challengé comme on dit en franglais.

C'est une manière de dire qu'il a des défis et qu'on veut il est mis au défi et qu'on veut le dominer. Dans cet Occident là, il y a l'Europe et dans l'Europe il y a la France. Et la France elle a une situation particulière. qui est une situation d'affaiblissement incroyable.

Je ne crie pas au loup, je dis les choses précises comme elles se passent. Queles sont ces choses précises ? C'est que nous nous sommes laissés entraîner et j'ai mis le sort du gouvernement en jeu pour cette raison, pour qu'on ouvre les yeux, pour qu'on voit ce qu'il en est.

D'habitude, les gouvernements, comme vous savez, les Français disent, ils se planquent hein. Il vous avez mis votre tête en effet sur le bio pour que tout le monde se rende compte de la situation. Quand je parle de la dette, je parle de quoi ?

Je vous dis précisément les choses. Chaque année, la France crée un peu plus de richesse que l'année précédente, à peu près 50 milliards. La totalité de ces 50 milliards et plus encore, elle est versée à nos créanciers et elle part à l'étranger.

C'est-à-dire qu'il y a une hémorragie du pays, une hémorragie de tout ce que le pays produit, de tout ce que nous produisons tous ensemble qui va vers nos créanciers, ceux qui nous ont prêté et qui sont pour 60 % à l'étranger. Ce qui est très différent d'autres pays. Le Japon par exemple, une dette très importante mais ce sont les Japonais qui la détiennent d'une certaine manière, c'est en circuit fermé.

Et donc cette situation là, elle nous affaiblit durablement. Alors, il y a des gens que vous citizz des formations politiques, des appareils politiques qui disent "On veut pas le voir, c'est pas grave, ça nous intéresse. Vous voyez bien que c'est pas si grave.

Le bateau continue à flotter comme j'ai eu dit Simon, t'inquiète pas, le bateau continue à flotter. Mais mais vous vous adressez aux Français, sauf que ce sont les parlementaires qui auront le le doigt sur le bouton lundi. Mais les parlementaires peuvent faire tomber le gouvernement.

Ils en ont le pouvoir et ils prévoi de le faire. Et ils prévoient de le faire. Est-ce que ça va rendre service au pays ?

Qui sont les parlementaires qui vont euh qui menacent ou qui annoncent qu'ils vont faire tomber le gouvernement ? Tu parles d'un exploit, faire tomber le gouvernement. C'est un gouvernement qui n'a depuis le premier jour pas de majorité absolue, pas de majorité relative.

On a dû construire un budget parce qu'il y avait pas de budget. On a dûer la totalité des textes qui étaient en grande difficulté. On les a fait adopter et on dit ben voilà, on va abattre ce gouvernement.

Ils en ont le pouvoir. Alors que dites-vous ? Et j'ai et j'ai précisément voulu et j'ai précisément voulu en faisant ce geste inédit, on va dire hein, original de provoquer ce vote parce que il s'agit d'une prise de conscience.

Je leur dis, regardez ce qui se passe dans le monde, regardez ce qui se passe en France. Mais François Baou, on va pas on va pas on va parler un peu franchement. Vous avez compris que pour l'instant ça ne n'a pas pris.

Vous avez l'impression que je parle pas franchement. Si. Si.

Mais il y a un point sur lequel, sauf le respect que je vous dois, vous êtes dans le déni, c'est que les chiffres ne sont pas bons. Ça ne passe pas. Qu'avez-vous à dire ce matin aux différentes organisations politiques que vous avez commencé à rencontrer hier, que vous rencontrerez encore demain ? pour les convaincre de ne pas appuyer sur le bouton éjecte lundi.

Je dis si vous avez ce qui est votre fonction, votre vocation, si vous représentez les Français, demandez-vous où est l'intérêt national. Allez-vous quand vous avez Non, laissez-moi dire les choses. Euh cette décision qu'ils prendront, qu'ils annoncent qu'ils vont prendre, cette décisionlà, elle va semer, elle va créer l'instabilité dans notre pays.

Et que veulent les Français ? Tous les sondages le montent, ils veulent de la stabilité. Et donc si vous êtes représentant du peuple comme c'est la vocation d'un député, si vous êtes représentant du peuple, alors vous devez vous demander où est l'intérêt national.

J'ai dit une chose très simple. Ce vote là c'est un vote sur le constat de la situation du pays. Est-ce que oui ou non cette situation dans le monde comme je viens de le montrer, est-ce que cette situation elle est grave et urgente ?

La réponse, elle est grave et urgente. Et si vous connaissez quelqu'un de averti qui pense que ça n'est pas le cas, tout à l'heure, j'étais avec vos journalistes dans le couloir, tous disaient "En effet, c'est grave et urgent, mais comment vous pouvez faire ?" Alors, je vous repose la question.

Est-ce que vous renoncez à supprimer les deux jours fériers ? J'ai dit le jour où j'ai annoncé cette mesure, alors les jours fériers euh précisons les chiffres, c'est 10 % de l'effort qu'il faut faire. Si on trouve, je l'ai dit hier soir, j'ai reçu des formations politiques, par exemple les Républicains qui disent "Nous avons possiblement des réponses qui permettent de faire autrement pour trouver ces cet effort que les deux jours fériers." Très bien, je l'ai dit dès le premier jour, je suis prêt à examiner.

Vous continuez à les examiner ou vous dites ce matin, je renonce à supprimer les deux jours fériers. Je renonce dès l'instant que nous aurons trouvé et c'est ça tout le but du travail que nous devrions conduire à propos du 8 milliards d'économie ailleurs. 4 4 milliards c'est 4000 millions d'euros hein.

Non non mais ça on a commencé à comprendre mais ça veut dire que vous dites je suis OK mais j'attends qu'il me fasse une proposition sur les 4 milliards dans le ils m'ont dit et ils sont pas les seuls. Laurent Voquier sera à ce micro demain matin. levoqué précisément, il était là, il a dit pour nous, nous reconnaissons l'importance de l'effort.

Nous neons pas la gravité de la situation. C'est très important. Voilà une formation politique importante, majeure qui qui fait qui fait qui est représenté au gouvernement et qui dit mais il a dit, je cite que vous étiez prêt à un bouger.

Est-ce que ce matin vous nous dites je je renonce à à supprimer ces deux jours fériers ? Je ne dirai pas les choses qui paraîtraient ne pas tenir compte de la situation. Je suis prêt, on peut pas le dire mieux, je suis prêt dès l'instant que nous aurons trouvé et je pense que c'est possible.

J'avais dit moi-même, on peut avoir un jour, on peut faire autrement, on peut euh Pourquoi je choisis les jours fériers ? On m'avait proposé autre chose qui était de passer de 35 he de travail par semaine à 36 he de travail par semaine. On me dit pourquoi ne l'ai-je pas fait ?

Parce que 35 he c'est le seuil de déclenchement des heures supplémentaires et il y a des salariés, des familles françaises pour qui ce cette rémunération supplémentaire qui entraîne une heure suprait du salaire si ça devenait des heures régulières. Exactement. Et donc j'ai dit il y a peut-être autre chose.

Il y a il y a il y a les jours fériers et je suis tout à fait ouvert ce matin mais vous ne dites pas je l'ai je suis tout à fait prêt. Je l'ai dit à ce que nous examinions ensemble c'était mon idée initiale. On retourne à la case départ François on en est toujours prenez pas l'air catastrophe.

Ne prenez pas l'air journalistiquement catastrophe. Je le je le prends parce que je sais que l'heure tourne que vous n'avez plus que 5 jours et que vous en êtes encore ce matin à me dire "Je suis ouvert à la discussion". Mais c'est pas je suis ouvert à la discussion.

Je dis ce qui est en jeu lundi, c'est de savoir si oui ou non nous pouvons nous accorder entre parlementaires, les parlementaires vis-à-vis du gouvernement sur l'ampleur du désastre. Bah je je sais j'essaie de ne pas employer des mots qui soient des mots déplacés. Je dis pas désastre.

Je dis que toutes les forces politiques du pays qui ont figuré au gouvernement depuis 50 ans ont participer au creusement de ce déficit qui a entraîné une dette qui est tellement immense que elle pompe, elle aspire tous les jours tout ce toutes les richesses nouvelles que créent les Français. Ça vous ça vous heurte pas ? Vous dites pas qu'il a quelque chose de très grave.

En effet, un budget comme ça dans une famille ou dans une entreprise, ça ne passe pas. Je crois que là-dessus tout le monde est d'accord, mais simplement eux vous disent eux vous disent si vous faites un geste éventuellement on ira. Le geste n'est toujours pas vraiment 100 % là de malheer arrêtons-nous une seconde, on a le temps dans votre émission. venez de dire une chose absolument suffoquante, essentielle.

Vous dites "Moi qui une maman, s'il y avait un budget comme ça à la maison, ça ne passerait pas." Mais le budget comme ça à la maison, le budget comme ça dans les entreprises, c'est ce que un certain nombre de forces politiques considèrent comme normal. On va continuer comme ça.

On va aggraver encore un peu les choses. On va on a nous avons prévu de baisser de plusieurs dizaines de milliards le l'emprunt que nous devons faire cette année. Ils disent non, il faut il faut emprunter à nouveau 30 milliards de plus.

Mais vous avez pas envie que ça marche en fait. C'est vous avez pas envie de rester lundi. Mais pourquoi vous pouvez parce que si vous vouliez rester, vous feriez des gestes.

Là vous savez que ça passe pas. Excusez-moi, je je ne prenez pas mal ce que je vais dire. Euh il y a deux manières de faire du journalisme.

Euh je donne pas de leçon mais je suis en face de vous. Je je n'ai pas peur des leçons. J'ai simplement je obtenir des réponses.

Je dis mais ça n'est pas le la manière dont vous présentez les choses. C'est une manière pour faire du sensationnel. Non, vous faites de la pédagogie, vous faites de la pédagogie et c'est formidable de faire de la pédagogie mais il n'est plus temps de faire de la pédagogie.

Et bien vous vous trompez absolument. jusqu'à lundi, il est absolument temps de la prise de conscience. Le problème, c'est que là, vous vous adressez au Français et je le comprends parfaitement et je crois d'ailleurs que les Français ont davantage compris sans doute que les politiques la gravité dont vous parlez.

Mais quand je dis il n'est plus temps, c'est que cette pédagogie là, vous avez passé l'été à l'affaire. Vous l'avez d'ailleurs parfois fait de manière très directe sur votre chaîne YouTube. Le problème c'est que le moment dans lequel on est là, les 5 jours qui vous séparent du vote, c'est un moment politique parce que ceux qui détiennent la clé, sauf si vous nous dites "On fait un référendum ou on refait des élections, dans ce cas-là, c'est en effet les Français qui détiendront la clé.

Entre-temps, ce sont les élus qui la détiennent et c'est eux qui lundi devront être convaincus de vous garder. Et donc Oui. Donc après avoir fait le constat dans votre bouche, dans votre phrase le plus accablant, le plus le plus le défi le plus important qu'on puisse dire, je suis moi ma mission, ma tâche de faire que chaque minute d'ici lundi, chaque temps d'antenne que je trouverai, nous prenions ensemble la mesure de ce qui va se passer Si la décision est que le gouvernement tombe parce que si c'était le gouvernement qui tombe pour aller dans le même sens pour trouver un effort du même ordre pour dire non vous avez raison mais nous allons relever le défi d'une autre manière.

Bon la vie d'un gouvernement c'est pas si important. Posons des questions précises sur les de jours fériers, sur la ME, sur la taxe sur les plus riches. Sur les deux jours fériers, on a bien compris.

Vous ne dites pas ce matin, je supprime la suppression des de jours fériers. Je suis ouvert, dites-vous, à en discuter. Je suis ouvert à ce que nous trouvions une organisation qui permette d'obtenir les mêmes buts sans avoir les inconvénients à supposer que ces inconvénients soient majeurs comme un certain nombre de gens le pensent ou le disent.

Très bien. Quelles sont les pistes ? Quelles sont les pistes ?

Ben c'est les 4 milliards qu'ont promis les formations politiques pour dire "Mais nous est dans le camp DLR, la réponse sera ici même demain matin." Maintenant sur la question de l'AME, c'est une des questions que vous pose le RN et selon les informations de la rédaction de BFM Business, le gouvernement a donc adressé ce mardi hier pour avis au conseil de la Caisse nationale de l'assurance maladie. Ça a été confirmé sur BFM TV hier soir par le patron de la Caisse nationale d'assurance maladie. deux projets de décret qu'on a pu consulter qui durcissent les conditions d'accès à l'AME et qui réduisent la liste des soins auxquels on a droit, notamment je pense par exemple à la question des prothèses auditives ou des lunettes.

Ça c'est un signal que vous envoyez aussi au RN. Est-ce que vous assumez ces deux décrets ? Non, c'est un bah j'assume les décrets que je signe ou que le gouvernement signe.

C'est une mesure de bon sens. Euh lorsque vous demandez des efforts aux Français, il est pas possible que le sentiment que les Français éprouvent, c'est que eux doivent faire des efforts. Et les étrangers, puisque aide médicale euh d'État, c'est destiné aux étrangers, pas possible que tout le monde n'y soit pas associé.

Par exemple, il y avait dans la liste des soins de la balnéothérapie. Bah c'est pas normal, c'est pas raisonnable que le que le pays comment dirais-je avec libéralité et sûrement générosité ne prennent pas soin de l'équilibre que les Français ressentent, que les Français qui se sentent eux-mêmes appelés à un effort disent "Mais c'est pas possible que d'autres qui sont les étrangers que nous accueillons et que et que nous aidons, pas possible qu'il soi pas associé à cet effort. le Rassemblant national.

Vous les avez vu hier, vous leur avez dit que vous aviez fait ces deux décrets là. Il ils savent bien que je le que je le fais. Nous avons évoqué cette question souvent, pas seulement avec eux, mais il y a des forces politiques dans le gouvernement.

Enfin, vous avouerez que le timing, le fait d'avoir fait ces décrets hier, vous ne vous ne pouvez pas tenir les deux rôles à la fois. Vous dites comment ? Mais vous ne bougez pas.

Vous nous avez promis d'y bouger et vous ne bougez pas. Et puis oui, mais vous n'avez pas dit jusqu'à présent que vous vouliez travailler forcément directement avec le RN. Mais j'ai parlé avec toutes les forces politiques représentées au Parlement, à la différence de tout le monde, mon affirmation, c'est que les députés sont tous égaux en dignité et tous égaux en responsabilité.

Font-ils d'ailleurs partie de l'arc républicain ? C'est ce que dit Nicolas Sarkozy dans une interview au Figaro ce matin. Alors, la République, c'est très compliqué.

La République, c'est deux choses. La première, c'est un certain nombre de règles. La démocratie, on est élu.

Ça c'est la République et tous ceux qui sont élus font partie de l'ensemble républicain. Et puis la République c'est un ensemble de valeurs qui sont liberté, égalité, fraternité et il y a et fraternité n'est pas le mot le plus mince dans tout ça. Et de ce point de vue- là, ceux qui se présentent qui sont situés à l'extrême droite ou à l'extrême gauche de l'échise pour ceux qui nous écoute sur RMC que vous mettez la main droite et la main gauche des deux côtés comme si ça encerclait désignant ainsi l'extrême droite et l'extrême gauche pour vous ça veut dire que RN et LFI ne font pas partie de la républque et de ce point de vue vue des valeurs de la République à ce moment-là il y a comme vous le savez des débats tels que nous avons dû conduire des campagnes électorales les uns contre les autres précis précisément sur le sujet des valeurs.

On vient de parler des LR, on vient de parler d'URN. Emmanuel Macron vous a semble-t-il demandé hier de travailler davantage avec le Parti socialiste. On vient de parler de l'AME.

La réaction ce matin de l'ancien ministre de la santé, Aurélien Rousseau, aujourd'hui député socialiste. Il dit "J'ai les boules." Oui, vous voyez bien le la cadrature du cercle.

Exactement. Euh et donc le cette idée que en France, on est capable d'ignorer complètement la responsabilité qu'on a, le moment qu'on est en train de vivre, la gravité des choses simplement parce que chacun veut imposer son point de vue. Le RN dit il faut regarder la situation des étrangers.

Et de notre côté, le Parti socialiste dit euh il faut absolument euh dépenser plus et créer Vous connaissez ces deux grands courants, ceux qui disent faut faire payer les étrangers, ceux qui disent faut faire payer les riches. Et ces deux grands courants se trompent sur plusieurs choses et notamment sur le fait que chaque fois que vous augmentez les impôts dans le pays qui a déjà les impôts les plus élevés au monde et notamment chaque fois que vous augmentez les impôts des entreprises, à ce moment-là, vous portez atteinte au dynamisme du pays, aux choses les plus essentielles. Non, à la demande du Parti socialiste d'augmenter la fiscalité des dividendes.

C'est non, c'est pas les dividendes. Sur les dividendes, on peut avoir des sujets mais on peut on peut avoir des zones de rencontre si c'est modéré, si c'est sérieux, mais l'idée de créer 27 milliards d'impôts plus 5, ça fait près de 32 milliards d'impôts qui reposeront pour l'essentiel sur les entreprises et sur les investisseurs. Si vous lisez la presse économique ce matin, vous en avez il y a des il y a il y a des des réflexions sur ce sujet et des et des réactions hostiles sur ce sujet partout.

Vous ne pouvez pas déséquilibrer un pays en touchant à sa force de production quand c'est un pays dont le problème principal est qui produit pas assez. Sur quoi ? Je reprends la phrase d'Emmanuel Macron qui vous a demandé, je cite, de travailler avec le Parti socialiste.

Vous les recevrez demain. Sur quoi êtes-vous prêt à discuter avec eux ? Je suis prêt à discuter avec eux surtout, y compris sur le travail.

Je vous rappelle que j'ai lancé avec le conclave comme on disait à l'époque une le conclave a conclu à une réflexion sur la pénibilité. Le conclave a conclu à une amélioration de la situation des femmes devant la retraite parce que des femmes qui ont à traversé les maternités, vous savez bien que du point de vue de la carrière professionnelle, ça présente un certain nombre de difficultés et le conclave que j'avais lancé est arrivé à un accord ou à un presque accord, on va dire un presque accord que disons que ce presque accord accord est pour moi un accord en tout cas une incitation à traduire cet accord dans la loi que sur la pénibilité que sur la situation des femmes devant la retraite oui nous pouvons avancer et il y a bien d'autres sujets notamment sur le travail sur le travail sur lesquels nous pouvons avancer il demande de diviser parties socialiste le bien notamment donc ça veut dire une réduction du déficit qui ne serait plus que de 21,7 milliards plutôt que 44 milliards. Vous voyez bien làdessus, pouvez-vous être d'accord ?

Ça n'est pas diviser l'effort, c'est décidé qu'on va de nouveau emprunter 20 et quelques milliards supplémentairirees. Et dans la situation du pays, je moi je demande que la les responsables politiques mesurent le degré de déstabilisation dans lequel nous sommes. Et je n'ai pas l'intention de dire que pour trouver des accords d'appareil, ah ben il suffirait de surcharger encore le sac à dos plein de fontes qu'on qu'on met sur le dos des jeunes français.

Mais êtes-vous prêt à tendre la main au Parti socialiste ? C'està-dire qu'est-ce que vous leur dites ce matin ? Je tends la main à toutes les forces politiques et à tous les représentants du peuple qui sont parlementaires en disant "Nous avons à construire l'avenir ensemble.

Si vous êtes prêt à participer à cette construction de l'avenir, quant à moi, j'y suis prêt. Le gouvernement y est prêt, le président de la République y est prêt. La question est de savoir si on partage un accord.

Vous voyez bien que la démarche que j'ai choisie, c'est une démarche dont il faut pas faire sauter la première étape, c'est est-ce que nous sommes d'accord pour dire la gravité des choses ? Vous regrettez pas d'avoir peut-être mis la charue avant les bœ, c'est-à-dire d'avoir demandé d'abord la confiance et eux ont le sentiment que du coup la discussion de toute façon ne se fera pas. C'est exactement comme si vous me disiez en réalité lorsque vous avez un patient et qui a des médecins il faut commencer par l'ordonnance avant de faire le diagnostic.

Vous voyez bien que ça serait absurde quand on a une situation de santé devant laquelle il faut que la médecine intervienne en tout cas tous ceux qui et bien il faut qu'on s'accorde sur le diagnostic d'abord. Pensez-vous encore qu'il soit possible que les socialistes ne votent pas contre vous lundi ? Je ne je pense que c'est possible.

Je pense que ça dépend d'eux. Je pense que ça dépend du contact qu'ils ont avec les Français. Mais je sais que toutes les forces politiques, si elles étaient devant la situation les yeux ouverts, ben elle dirait "Écoutez, on se met d'accord sur le constat et on va ensemble négocier après la totalité des décisions qu'on doit prendre déjà dans l'idée que vous n'êtes plus là." Olivier Fort, il a dit hier, j'ai dit à mes camarades, si l'un d'entre vous a son téléphone qui sonne et que c'est le président de la République, il décroche.

Et s'il lui propose d'être premier ministre, il répond oui. Ça veut dire qu'ils sont déjà dans la prêt. Pour eux, c'est déjà fini.

On euh faisons pas de mystère. Olivier Fortmé premier ministre. Vous le savez euh il l'a dit et tout le monde le dit.

Il peut l'être euh quand quand quand Emmanuel Macron dit euh on va il faut bosser avec les les socialistes. Le premier ministre c'est celui qui est choisi par le président de la République. C'est ça les institutions et c'est très important.

Et donc la question c'est avec quelle majorité ? parce que si j'ai bien compris, alors c'est de la politique politicienne et vous savez que en ce moment c'est pas ce que j'ai envie de faire mais bon, sacrifions une seconde à ce sujet. Olivier Ford dit "Je vais constituer un gouvernement sans LI." Fort bien.

Je pense en effet que l'alliance du PS avec LFI est un problème pour le pays et pour le PS. On va constituer un gouvernement sans LFI. Et pendant tout le weekend précédent aux universités de Lfi, tout le monde scandait, tout le monde tout le monde déteste le PS.

Donc c'est pas très c'est pas très amical, c'est pas très cohérent pour le pays. Et puis il va censurer, il va abattre. Donc vous êtes en train de dire ça marchera pas mieux que moi.

Laissez-moi finir juste en deux phrases la démonstration. euh il va euh euh abattre ou il veut abattre le gouvernement qui est soutenu par ce qu'on appelle le bloc central euh de LR jusque euh euh au aux formations du centre et du centre gauche. Est-ce que c'est le bon moyen de trouver une majorité ?

Est-ce qu'il est logique, cohérent de dire "Je vais abattre votre gouvernement et après vous me soutiendrez ?" Je suis pas sûr que ça marche parce qu'il y a un minimum de logique dans la vie. Et donc euh la démarche d'Olivier Fort dont il fait pas mystère, il veut devenir premier ministre.

Cette démarche-là, elle me paraît euh comment dire risquée, hein. C'est peut-être le moins qu'on puisse dire pas très cohérente et pas très logique. C'est une des raisons pour lesquelles la réflexion sur euh une abstention lundi prochain devrait être à l'ord du jour si on veut constituer un gouvernement.

Vous espérez qu'il s'abstiennent de voter contre vous. Euh François Baou, si toutefois non, je veux corriger votre formule. Ma disposition d'esprit ce n'est pas être dans les marchandages d'appareil de parti.

C'est bizarre parce que c'est le réflexe naturel. Ça n'est pas ce que je pense. Je pense que nous sommes à un moment historique et que dans les moments historiques, c'est avec les Français. et en s'adressant à ce qu'ils ont de plus précieux, c'est-à-dire le souci de leurs enfants, le souci de leur avenir, qu'on fait bouger les chose.

Si toutefois vous n'obtienez pas la confiance lundi et que vous êtes contraint de démissionner, pensez-vous que la seule solution soit la dissolution ? Parce que vous venez d'en faire la démonstration, il n'y a pas de majorité. La dissolution est un risque, on l'a vécu il y a 1 an.

On a vécu il y a un an dont le président de la République attendait une clarification et ce qu'on a eu c'est à peu près le contraire. Est-ce qu'il est logique et cohérent d'imaginer qu'une prochaine dissolution apporterait plus de clarté ? Je ne le crois pas.

C'est la décision du président de la République. Mais nous comme citoyens français, est-ce que nous avons envie de nous enfoncer dans le chaos ou est-ce que nous avons envie de dire "Écoutez force politique, vous êtes gentil, on apprécie vos jeux, vos personnalités, mais le moment où nous sommes, c'est le moment de vous asseoir autour de la table tout ensemble et de faire avancer les choses." C'est ça que les Français pensent au fond d'eux-mêmes et c'est eux qui ont raison.

François Bairou, pendant ce temps-là, il y a eu à Marseille cinq personnes qui ont été poignardées. Il y a eu une rve partie dans les corbières, un mot sur Marseille. Cinq personnes donc poignardées, grièvement blessé hier.

L'auteur a été abattu par la police, un Tunisien connu des des services de renseignement et de justice. Il avait eu une première condamnation en première instance mais qui n'était pas, je cite, définitive puisqu'il avait fait appel. Une procédure judiciaire était également en cours depuis le mois d'août pour des propos antisémites devant la mosquée de 7.

Cet individu de nationalité tunisienne, il a 35 ans. Il avait une carte de séjour qui devait se terminer en 2032. Voilà ce qu'a affirmé le ministre de l'intérieur sur place hier, condamné donc une première fois poursuivi avec une carte de séjour considérée comme dangereux avec des troubles psychiatriques.

Qu'attendons-nous ? Et ben, il fallait le renvoyer. Euh euh évidemment pour ça, vous savez comme moi qu'une carte de séjour on peut pas la suspendre.

Éidment et si la justice peut parfaitement la suspendre, mais allons un peu plus loin, vous vous dites propos antisém, c'est pire que ça. Euh cette cet individu-là, il menaçait sa famille. Sa femme a dit "J'avais peur qu'il me tue." Alors, des gens qui sont atteints de troubles psychiatriques dans la société, il y en a beaucoup.

Euh et et c'est très important de le mesurer. Et quand ils se livrent à des exactions et qu'ils sont étrangers et bien il faut les renvoyer dans leur pays. Il aurait dû être envoyé mais il avait fait appel.

Donc la condamnation n'était pas définitive. Pourant c'est ben euh c'est ça le c'est un état de droit et cet état de droit il est protecteur pour un très grand nombre de Français et pour ceux qui sont en dehors de de la raison et du et du fait qu'on vive et ensemble. Cela c'est il se réfugie derrière place en France, il n'avait plus sa place en France.

Quelqu'un qui ne respecte pas la loi et qui est dangereux pour ses semblables n'a pas sa place en France. Encore faut-il que son pays l'accepte. Et c'est ça la difficulté devant laquelle nous sommes.

Il y a une chose qui m'a frappé François Bairou, c'est quand j'ai échangé avec le maire de la commune de des Corbières où a eu lieu cette rvepartie. Il dit la moitié des voitures de ces participants à la rve sont immatriculées en Espagne ou en Italie. Pourquoi ?

Parce que l'Espagne et l'Italie, ils ont durci leur loi. Est-ce qu'on n'est pas sur la RIV partie comme sur tout le reste les dindons de la farce ? Ben, on est les dindons de la farce si on n'a pas le sérieux et la volonté de faire respecter nos lois, les autres ne le font pas.

Donc euh d'une certaine manière, ça accorde des facilités à ceux qui veulent pas respecter la loi. Mais le devoir, la responsabilité d'un gouvernement, quelle que soit son orientation, c'est de faire respecter la loi et que ceux qui ne sont pas des de notre pays et qui de surcroix ne respectent pas la loi, cela il est capital qu'on les reconduise à la frontière et que le pays d'où ils viennent les accepte. Et c'était exactement le bras de fer dans lequel nous sommes avec l'Algérie par exemple.

François Baou, encore premier ministre, vous serez candidat à au municipal à vous le verrez quand je parlerai au Palois. Il se trouve que c'est une ville que j'aime beaucoup comme vous savez pour laquelle j'essaie de faire le maximum comme vous le savez mais je ne parle pas à mes concitoyens par l'intermédiaire de médias nationaux. Donc il a le national, le local mais ça pourrait être en tout cas la la suite de vos aventures si je puis me permettre François Bou.

Ça si vous croyez que les aventures sont finies, vous vous trompez beaucoup de ce point de vue- là parce que la une vie d'homme c'est de l'engagement et l'engagement il prend plusieurs formes mais en tout cas il ne s'arrête jamais à mes yeux. Enfin, le le job de Premier ministre en lui-même, il a sans doute une fin lundi quand même. Euh peut-être vous vous vous dites ça parce que mais ça supposerait que j'accepte un verdict contre lequel je me bats tous les jours à chaque minute parce que ce qui est en jeu c'est pas mon sort, c'est pas le sort du gouvernement, c'est secondaire.

Ce qui est en jeu, c'est le sort du pays et c'est ce qu'il ne faut jamais perdre de vue dans les débats que nous avons. Merci François Bairou d'avoir répondu à mes questions ce matin. François Bairou, premier ministre.

Donc bien sûr je vous laisse euh partir pour ce conseil des ministres qui pourrait être votre dernier conseil des ministres, mais on a bien compris que vous alliez vous battre jusqu'au bout. Il est 8h53 sur RMC et BFM