LAURENT JACOBELLI est face à HENRI GUAINO et DIEYNABA DIOP dans BFM GRAND SOIR !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 24 %Attaque 56 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:46OuverteÉludée
Les retraités doivent-ils faire un effort ? Ou est-ce du racket organisé ?
- 0:57RelanceRéponse directe
Henri Guénaud, vous réagissez immédiatement.
- 1:05FerméeRéponse directe
Laurent Jacobelli, le racket, ça vous va ?
- 1:27FerméeÉludée
Est-ce tabou de toucher aux retraites en France ?
- 3:47OuverteRéponse directe
Un quart des dépenses de l'État vont vers les retraites et on ne devrait pas y toucher.
- 6:44RelanceRéponse directe
J'ai plusieurs pistes pour vous : gel des pensions, suppression de l'abattement de 10%, augmenter la CSG. Vous dites non à tout ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40PrésentateurFait
« Le gouvernement veut faire 6 milliards d'économies sur les retraités pour le budget de l'an prochain. »
- 1:03Invité politiqueFait
« C'est du racket. »
- 1:37Invité politiqueFait
« On voit bien que le gouvernement a sorti la tondeuse et il désigne le mouton. Cette fois-là, le mouton, c'est le retraité. »
- 2:01Invité politiqueFait
« Parce que nous avons mal géré, nous les macronistes, parce que nous avons envoyé la France dans le mur, parce que nous sommes surendettés, que nous ne savons pas gérer le Trésor national, eh bien vous allez payer. »
- 4:29Invité politiqueFait
« La porte-parole du gouvernement rajoute qu'aucune retraite ne va baisser, mais si vous n'indexez plus les retraites... »
- 5:13Invité politiqueFait
« C'est ce qu'on appelait entre les deux guerres la politique de la déflation. »
- 7:01InvitéFait
« On fait des réformes régulièrement pour ajuster le régime des retraites à notre allongement de la durée de la vie, aux besoins de financement. »
- 7:36InvitéFait
« Le Premier ministre, qui a accepté de manger son chapeau, de détricoter une réforme des retraites qui avait été faite deux ans avant par un de ses prédécesseurs, c'est honteux. »
- 12:05PrésentateurChiffre
« Les statistiques de l'INSEE vous disent que, par exemple, pour 2026, il y aura une baisse du niveau de vie. »
- 13:12InvitéChiffre
« Le patrimoine des retraités est supérieur de 30%. »
- 16:10Invité politiqueChiffre
« En 2026, les dépenses de l'État, c'est 500 milliards de plus qu'à l'arrivée de M. Emmanuel Macron à la présidence de la République en 2017. »
- 25:48Invité politiqueChiffre
« On a demandé la taxe Zuckman qui permettait effectivement de financer un certain nombre de choses. »
- 26:14Invité politiqueFait
« Il y a des retraités qui sont prêts à faire ça aussi, vous le savez. »
- 26:24Invité politiqueFait
« À 4 000... On peut se poser la question du seuil. Mais à 2 000 euros, non. »
- 28:25Invité politiqueFait
« La question sociale, elle est explosive dans ce pays. »
- 28:47Invité politiqueFait
« Même quand on parle de l'immigration, la question de l'immigration, et notamment pour les électeurs du RN, est une question sociale, plus encore qu'identitaire. »
- 29:07Invité politiqueFait
« le Front National avait récupéré les anciens électeurs du Parti communiste, le jour où le Parti communiste avait abandonné la question migratoire. »
- 29:35Invité politiqueFait
« Arrêter la guerre en Ukraine et arrêter la guerre dans le Golfe. »
- 30:09Invité politiqueFait
« il y a un transfert de pouvoir d'achat du consommateur vers le producteur. Voilà, c'est l'histoire des chocs pétroliers. »
- 33:10Invité politiqueChiffre
« Dans les 2,20 euros dont on a parlé tout à l'heure, il y a la moitié qui va à l'État, dont deux augmentations de taxes dues à Édouard Philippe. »
- 33:57Invité politiqueChiffre
« 1560 milliards de prélèvements chaque année. 1710 de dépenses. »
- 35:08Invité politiqueFait
« Est-ce qu'on est capable d'expliquer à nos amis américains que c'est bon, ils mettent un bordel immense dans le monde entier ? »
- 36:52Invité politiquePromesse
« On peut en avoir d'autres. C'est de baisser la TVA sur les énergies, donc notamment l'essence, de 20 à 5,5%. »
- 37:00Invité politiqueChiffre
« Ça ferait un litre à 1,84. »
- 41:28Invité politiqueChiffre
« Le vrai débat, la désindexation, c'est 6 milliards. Les avantages fiscaux, 10%, c'est 6 milliards. »
- 58:00Invité politiqueChiffre
« Il n'y a que 100 000 logements sociaux construits par an. »
- 58:33Invité politiqueChiffre
« Nous devions construire 500 000 logements. On n'en a construit que 250 000. »
- 58:51Invité politiqueChiffre
« La prime rénove, 4 milliards. »
- 59:12Invité politiqueChiffre
« Un logement, c'est deux emplois. »
- 59:27Invité politiqueChiffre
« Quand je loue mon Airbnb une semaine, c'est 500 euros. Ça fait 2 000 euros par mois. Quand je le loue à quelqu'un, c'est 1 000 euros. »
- 59:46Invité politiqueChiffre
« On passait de 25 à 35. »
- 1:02:14Invité politiquePromesse
« Tous ceux qui, aujourd'hui, occupent un logement social continueront à occuper leur logement social. »
- 1:02:35Invité politiqueFait
« Une loi, elle n'est pas rétroactive. »
- 1:03:19Invité politiqueFait
« la personne de nationalité française est prioritaire. »
- 1:04:36Invité politiquePromesse
« nous allons proposer un référendum. »
- 1:05:10Invité politiqueFait
« aux Pays-Bas, qui ne sont pas une dictature aujourd'hui, au Royaume-Uni, mais ça existe. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli35 %
- Présentateur14 %
- ?14 %
- Henri Guaino12 %
- Dieynaba Diop11 %
- Invité7 %
- Invité 23 %
- Invité 32 %
≈ 41,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Ce soir en direct, tout ceci nous amène à la politique, on reparlera du carburant dans un instant. Mais comme tous les soirs,
vous
le savez, tous les débats qui agitent la campagne présidentielle, ça se passe ici sur BFM TV. On reparlera du carburant, de la colère des Français, des Français qui ne se supportent plus entre eux. On atteint des niveaux de détestation record avant la présidentielle, entre blocs. On va en parler ce soir avec Laurent Jacoveli. Bonsoir et merci d'être là, député du Rassemblement National, avec Diana Badiop. Bonsoir, député des Yvelines, porte-parole du Parti Socialiste, avec Henri Guénaud. Bonsoir, merci beaucoup d'être là. Encinq conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, Anne-Saura Dubois, Yves Tréa, Elisa Hadef. À mes côtés, d'abord, c'est le chiffre et le débat du jour.
Regardez le chiffre, 6 milliards, c'est confirmé. Le gouvernement veut faire 6 milliards d'économies sur les retraités pour le budget de l'an prochain. C'est notre premier débat, les retraités doivent-ils faire un effort ? Ou est-ce du racket organisé ? La racket, c'est le patron du PS qui a utilisé ce mot. Il y a plusieurs pistes, je préciserai les choses dans un instant. Oui Henri Guénaud, vous rajoutez tout de suite. Non, moi aussi, le racket.
Ah, le racket, ça
vous va comment
?
Oui,
ça me va, je dis ça depuis déjà très longtemps. Oui, c'est du racket.
Je sens que ce débat va vite se terminer. Laurent Jacobelli, le racket, ça vous va
?
All-Doc, ça passe
aussi. All-Doc,
Yann Abadiop ? Je suis d'accord avec mon
premier
secrétaire, c'est du racket.
Je précise que le camp présidentiel, le camp du gouvernement, sera tout à l'heure représenté par Patrick Vignal, qui le rejoindra dans un instant. Non, mais ça veut dire, Laurent Jacobelli, qu'il y a, comment dire, on ne peut pas
toucher
aux retraites et aux retraités en France. C'est tabou. Il n'y aura jamais aucun effort demandé aux retraités, ou plus jamais aucun effort demandé aux retraités. Je vais plutôt tourner les choses comme ça.
Mais
ce n
'est
pas une question de tabou. On voit bien que le gouvernement a sorti la tondeuse et il désigne le mouton. Cette fois-là, le mouton, c'est le retraité. Pourquoi les retraités ? Ces gens ont travaillé toute leur vie, parfois même 39 heures, 40 heures, avant les 35 heures. Ils ont aidé à l'élaboration de notre industrie. Ils ont assuré l'essor de notre économie, quand l'économie était florissante. Et on leur dit aujourd'hui, il y
a
rupture du deal, rupture de contrat. Finalement, tout ce qu
'on
vous avait promis, toutes les cotisations que vous avez faites, parce que nous avons mal géré, nous les macronistes, parce que nous avons envoyé la France dans le mur, parce que nous sommes surendettés, que nous ne savons pas gérer le Trésor national, eh bien vous allez payer.
Mais
pourquoi
? Mais
parce que les caisses sont vides, parce que tout le monde doit faire un effort, parce que les retraités ont envoyé... Je
vais vous dire, les premiers à faire un effort, mais ce sont les membres de ce gouvernement, c'est ce gouvernement macroniste, dans les mauvaises dépenses de l'État. Moi, je ne considère pas que la retraite est une mauvaise dépense. Quand on a bossé toute sa vie, il y a d'autres mauvaises dépenses. Mais pourquoi ce gouvernement refuse de faire l'évidence, taillé dans le gras, du fonctionnement, du millefeuille territorial, de tout ce qui ne fonctionne pas, des agences inutiles, plutôt que de pénaliser des gens qui ont bossé toute leur vie, et dont on ne
peut
pas dire qu'ils soient riches ? Alors je sais bien que pour certains riches, c'est 2000 ou 3000 euros. Mais enfin, qu'ont-ils fait de mal à part bosser toute leur vie ? Je
trouve
toujours incroyable que ce gouvernement et que la Macronie en général veuillent toujours aller faire les poches,
ou
des retraités, ou alors c
'est
les APL, c'est d'autres choses. Mais par contre, quand il s'agit de taxer les plus riches, là, il n'y a jamais personne. Et donc,
je
ne vois pas pourquoi on va demander à quelqu'un qui est à la retraite, qui a gagné le droit d'être tranquille, qui a cotisé, qui a tous ses trimestres, qui en plus, le plus souvent, aide ses enfants, ses petits-enfants, parce qu'on sait très bien qu'aujourd'hui, c'est souvent les grands-parents qui sont ceux qui permettent d'aller arrondir les fins de mois et qui payent, par exemple,
parfois
des frais d'inscription pour les enfants, etc. Pourquoi est-ce qu'on va les taxer, eux, les retraités ? Oui, c'est du racket, parce qu'il y a d'autres pistes pour justement renflouer les caisses de l'État que celles des retraités. Mais Henri Guéno,
pardon, mais c'est l'éléphant dans la pièce. Encore une fois, c'est-à-dire qu'on dépense un quart de dépenses de l'État vont vers les retraites et on ne devrait pas y toucher.
Alors,
d'abord, il y
a
la manière.
Bon,
si vous permettez,
l
'arrogance et le mépris
de
ce gouvernement et de ce ministre de l'Économie en particulier, quand même, quand le ministre de l'Économie vous dit « Oh, 2000 euros, bon, on n'est pas riches à 2000 euros, mais enfin, on n'est pas à la rue, quoi. » Vous trouvez ça supportable ? Moi, je trouve ça insupportable de mépris et d'arrogance. Ça, c'est la première chose. Et quand, ensuite, la porte-parole du gouvernement rajoute qu'aucune retraite ne va baisser, mais si vous n'indexez plus les retraites... Oui, forcément.
Si ça ne tipe plus l'inflation...
Mais c'est ce foutre du monde.
Pardon, c'est ce que dit le Premier ministre, Sébastien Leclerc, il dit « Aucune retraite ne baissera en euros ».
C'est-à-dire qu'en réalité, vous aurez toujours... Donc, il
se manque du monde. Vous aurez toujours le même montant sur
votre pension.
Donc,
il
se manque du monde. Parce que ce qui compte, c'est ce qu'on peut acheter avec ses revenus. Voilà, ça s'appelle le pouvoir d'achat. Bon, donc ça, c'est inadmissible. Cette façon de traiter les gens, cette façon de parler, de présenter les choses est inadmissible. La deuxième chose, moi, je ne suis pas d'accord avec votre façon de présenter les choses. Il faut bien qu
'on
fasse des efforts, les caisses sont vides. Mais c'est quoi cette politique ? Cette politique, c'est celle qu'on fait depuis des décennies, qui continue à creuser les déficits. C'est-à-dire, c'est quoi ? Je vais être
très
caricatural,
mais
c'est ce qu'on appelait entre les deux guerres la politique de la déflation. C'est-à-dire qu'on pense qu'on va redresser la situation en demandant des sacrifices, et même pas des efforts, des sacrifices à tout le monde. Alors, moi, je ne
suis
pas plus aujourd'hui pour la hausse des impôts que pour la tronçonneuse dans les dépenses. Il y a des choses à... Il y
a
des gaspillages... Non, mais il y a des gaspillages... Mais les
gaspillages,
ce n
'est
pas la tronçonneuse.
Ni PS,
ni RN ce soir. Voilà. En tout cas, il faut trouver une autre façon de raisonner. Là, on raisonne avec l'approche qu'on parle.
Et je trouve que... Attends,
je voudrais juste finir pour une fois de raisonner.
Non, mais
parce
que... Je me garderais
bien de vous couper. Parce que si on ne raisonne jamais, on n'y arrive pas. Voilà, ce n
'est
pas possible. Ces politiques-là, vous pouvez avoir des politiques d'austérité ou de rigueur quand vous sortez d'une période d'euphorie. C'est en 1976. Barr, il fait un plan de rigueur. Pourquoi ? Parce que la hausse des salaires a été telle qu'elle a dévoré une bonne partie de la valeur ajoutée et en particulier dévoré les capacités d'autofinancement des entreprises. Alors là, il faut faire un effort. Mais c'est un effort parce qu'on a beaucoup gagné. Parce
que les salaires ont monté.
Mais là, ce n
'est
pas le cas. Là, on sort d'une période où tout le monde a fait des sacrifices depuis des décennies. Les Français, ils n'en peuvent plus. La question sociale, elle est explosive. Vous ne pouvez pas vous y prendre comme ça. Et de toute façon, s'y prendre comme ça. Quand on ne sort pas d'une période d'euphorie, ça ne marche jamais.
Alors j'aurai des pistes dans
un instant. Et on entendra un défenseur de la désindexation. Yves ? Alors moi, je vais... Vous
allez défendre la
désindexation.
Non, je trouve absolument irresponsable
tous
les discours politiques que je viens d'entendre. Ah ! Irresponsable
! Mais
attendez, on a fait une réforme.
Et
ce n
'est
pas la première. On fait des réformes régulièrement pour ajuster le régime des retraites à notre allongement de la durée de la vie, aux besoins de financement. Parce qu'il n'y a plus que... Maintenant, il va bien. Il n
'y a
plus qu'un actif pour un retraité. On ne peut pas durer comme ça. Et c'est un manque de logique. Non, mais c'est pas
le même
débat.
Un manque de démagogie. C'est pas le même débat,
M.
Tréhard. C'est
exactement
le même débat.
Et l'année dernière,
le Premier ministre, qui a accepté de manger son chapeau, de détricoter une réforme des retraites qui avait été faite deux ans avant par un de ses prédécesseurs, c'est honteux. Et je trouve absolument honteux que les Français arrivent à vous écouter. M. Tréhard. Non,
non,
non,
mais
laissez, parce que moi j'ai aussi un raisonnement. Donc que vous n'avez pas, parce que malheureusement,
je trouve que c'est un peu court
ce que
vous proposez.
Mais si,
c
'est... Attendez, sincèrement...
Attendez, Yves,
allez-y, et ensuite Laurent
Jacoveline et Déna Madiop, parce que n
'importe où le monde...
Je termine.
Si aujourd'hui, alors que plus d'un quart des dépenses publiques viennent,
et
vous venez de le rappeler, des retraites, et plus d'un tiers en général avec la santé, si là-dessus, on avait travaillé, on faisait des réformes, et si des partis politiques, pour éviter la démagogie qui, elle à l'heure, avaient accepté de faire ces réformes-là, on n
'en
serait pas là aujourd'hui. Et
aujourd'hui... Attendez, M. Tréhard. Il faut que ça circule.
Il faut qu'on vous réponde, Laurent Jacoveline. M. Tréhard, c
'est
un autre débat qu'on a eu d'ailleurs mille fois sur ce plateau, vous et moi.
Et on l'aura encore
deux mille
fois d'ici la
présidentielle.
Sur la réforme des
retraites. Là, on a un débat d'équilibre des budgets. On ne nous parle pas de réforme des retraites. On nous dit simplement, en l'état actuel, pour combler les déficits, pour payer une dette galopante, on va aller prendre le pacteur. On disait hier, on va taxer la participation, ils y ont renoncé. On va taxer l'épargne, ils semblent y avoir renoncé. Où est le magot ? C'est ça qu'ils se posent comme question. Eux raisonnent, excusez-moi, du jour au lendemain,
sans vision. Non,
nous
n'avons jamais été au gouvernement. Vous
êtes responsables.
Nous n'avons jamais été au gouvernement. M. Tréhard, M. Tréhard, ne vous énervez pas. Mais qu'est-ce qui vous arrive ? C'est tellement sûr. Vous êtes dans l
'absurdité. Non mais d'abord, je ne
vais
pas vous laisser m'insulter.
Je
ne
vais
pas vous laisser dire que vous êtes intelligents et que nous avons une courte vue.
Je
crois que
si le système...
M. Tréhard, écoutez-moi. Je crois que si le système que vous défendez était si parfait que ça et si intelligent que ça, on ne serait pas en train de se dire aujourd'hui où est-ce qu'on va aller tondre les Français. Donc ça ne marche pas. Et pourquoi ça ne marche pas ? Parce que l'État, depuis 1975, est incapable d'aller chasser la mauvaise
défense. Attendez, Laurent
Jacobéli, j'ai plusieurs pistes pour vous.
C
'est-à-dire que gel des pensions, vous dites non. Non. Donc c'est-à-dire que les retraites augmenteraient moins vite que l'inflation. Vous dites non. Suppression de
l
'abattement de 10% de bénéficiaux aussi des retraités. Vous dites non. Augmenter la CSG, c'est une troisième piste, pour qu'elle rattrape celle des... Non à tout. Vous dites non à tout aussi, dit la Badiop ? C'est
-à
-dire qu'on ne touche pas. On ne touche pas aux retraités.
Mais
c'est...
20 milliards d'êtres... 20 milliards d'êtres sociaux... Pardon,
Henri Guélo, ce sont les pistes du gouvernement ?
Oui, mais... Elles sont mauvaises, mais elles existent. Mais je m'en fiche qu'elles existent. Moi, je ne comprends pas bien le débat là. C'est pas parce qu'elles existent qu'elles sont mauvaises. Attendez, Henri Guélo, je te dis
la Badiop. Non, ce que je veux dire,
c
'est que ce n
'est
pas le problème. Le problème de prendre aux uns ou de prendre aux autres et de raser tout le monde ne va pas résoudre le problème.
Le
problème est de savoir comment... D'abord, si nous produisons assez de richesses pour nous payer les retraites et la santé que nous voulons et l'éducation que nous voulons. Voilà. C'est ça le
sujet. C'est le seul sujet.
C'est le
seul sujet. Et donc là, vous n'avez
aucune solution de
ce genre. Ça, c'est un problème de fond. Ça, c'est pas un problème d'urgence. C'est pas un
problème
d'urgence. C'est ce que vous allez faire.
Il n
'y
a pas d'urgence à ce point. Ça ne veut rien dire. Rien. Alors
que parce que c'est
urgent,
vous faites n'importe quoi. Mais sinon, c'est pas grave. On fait peser ça sur les actifs. Comment ? Sinon, on fait peser ça sur les actifs.
Pourquoi le gouvernement ne fait pas des économies dans les échéances ? Je n'ai pas
entendu. Simplement, il
y
a une question de principe. Les salaires ne sont pas indexés sur l'inflation, que
je sache. Alors, les salaires...
Pardon.
C'est pas vrai. J
'achève, si vous permettez. Donc,
ne sont
pas indexés sur l'inflation. Vous êtes sur une position de principe qui est tout à fait claire. Vous dites, on ne touche pas aux retraités. Ma question, et je me fais l'avocat du diable en l
'espace, le
diable a moins de
62 ans et 9
mois. C'est jusqu'à quoi ? Le
diable va vous répondre.
Attendez, c'est jusqu'à quand cette idée, on ne touche pas aux retraités ? Parce qu'au moment où il y aura plus de retraités que d'actifs, on
sera toujours sur cette
position de principe. Je vous
dis,
moi, que j'aborde avec un poil d'inquiétude les années qui viennent en tant qu'actifs parce que
je me dis qu'à un moment, quand il y aura
plus de retraités que d'actifs,
comment on va payer ça
? Eh
bien, on va produire. Et si on ne produit pas, tout le monde va s'appauvrir. Mais c'est la seule question. Je vais vous répondre. Premièrement, vous me dites, les salaires ne sont pas indexés. D'abord, grosso modo, ils montent à peu près comme l'inflation.
Oh
là là ! Vous pensez vraiment ? Oui,
oui. Je ne pense pas.
Je pense que les
gens dans la rue, ces
prochains jours, vous diront que non.
Les statistiques de l'INSEE vous disent que, par exemple, pour 2026,
il y aura une baisse du niveau de vie. Ah oui,
clairement.
Jusqu'à présent,
si vous regardez sur
10 ans, 20 ans,
les salaires, ils augmentent. Non,
non, non. Non, pardon. Le paradoxe, pardon. Allez-y, Reguilleur. Le paradoxe,
c'est qu'avant, les retraites étaient indexées sur les salaires. Et qu'un jour, on a dit, ah non, non, ça ne va pas, ça va trop vite. Et on les a indexés sur les prix. Le résultat, regardez les projections du corps, le résultat, c'est que la baisse de la part des retraites dans la valeur ajoutée, elle va diminuer. C'est mécanique. Voilà. Donc, la richesse relative ou le pouvoir d'achat relatif des retraités va baisser. Voilà. C'est mécanique. Et c'est le fruit de cette réforme qui est passée de l'indexation sur les salaires à
l'indexation
sur les prix.
Parce que ce n'est pas du tout un avantage.
Le corps dit justement qu'aujourd'hui en France, le patrimoine des retraités est supérieur de 30%. Je voudrais que
c'est
normal.
Mais bien sûr. C'est normal. Mais bien sûr. C'est normal. Je voudrais que la normative a rendu
hommage récemment qui s'appelle Édouard Balladur.
Vous allez dans mon sens. Il n'y a pas de souci.
Il n'y
a
pas
de
souci.
Il n
'y a
pas de
souci. de la désindexation. Il y en a. Il était tout à
l
'heure sur notre plateau.
C
'est l'ancien ministre de l'économie, Bruno Le Maire.
Un champion. Les
seules
décisions immédiates
qui
sont à la hauteur de la gravité de la situation. C'est la désindexation des pensions de retraite. Je propose un point. Ça vous rapporte 3 à 4 milliards d'euros. Je rappelle juste la désindexation des retraits. Je vous l'ai parfaitement dit tout à l'heure.
Les
salaires ne sont pas indexés. Donc
les
gens qui bossent qui ont un salaire, désolé, eux, ils font comment ? Les rémunérations des fonctionnaires, elles sont gelées.
Elles
ne sont pas indexées. Donc voilà pourquoi il me paraît juste et équilibré aujourd'hui de demander la désindexation de un point des pensions de retraite.
1
% de la badiope. 1%. Et ça ne va faire que pour une année ? C'est inacceptable. 1
%
? Ce n
'est
pas une question que c'est inacceptable. Par visiblement, si. Ce n
'est
pas une question que c'est inacceptable.
Mon
problème, c'est que justement, je trouve qu'on ne prend pas le sujet comme il faut.
C
'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous nous dites que parce que la politique qui est celle d'Emmanuel Macron depuis 10 ans est allée dans le mur, que ceux qui étaient les Mozart de la finance ont été dans l'incapacité de tenir justement les objectifs qui étaient les leurs, eh bien, on essaie d'aller trouver
qui
on va aller, on va aller faire les poches de qui. Ah bah tiens, les retraités. La dernière fois,
c
'était moins 5 euros pour les APL. Une autre fois,
c
'était justement, on va geler. Les fonctionnaires,
ça
fait combien d'années que leur indice, il est gelé ? Ça fait combien d'années que justement, leur pouvoir d'achat a diminué ? Il y a encore quelques années quand
vous étiez... plein la figure, mais pas les retraités. Non
mais...
Tout le monde voit son
pouvoir
d'achat baisser. Est
-ce qu'à 2 000 euros, un retraité... Ah non,
non,
mais la question du seuil,
évidemment... Non mais on va reposer la question du seuil.
Mais sincèrement, est
-ce
qu'il faut toujours aller faire les poches de celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie, qui ont déjà, qui continuent justement de contribuer via la CSG, etc., quand d'un autre côté, il y a des gens qui font des profits, qu'il y a des dividendes, etc., et eux... Mais là-dessus, vous n
'allez
pas vous entendre. Là-dessus, vous n
'allez
pas
vous entendre avec les Rassemblements
nationaux.
On va
les inquiéter. Là-dessus, vous n'allez pas
vous entendre. Non mais moi, je n'ai pas besoin d'être d'accord avec le Front national. Le
problème que nous avons aujourd'hui... Moi, je veux bien qu'on parle de la réforme des retraites. Le problème
que nous avons aujourd
'hui... Monsieur Tréard, je vais finir une phrase. Je vous sens très nerveuse. Non,
non,
non. Si. Vous n'êtes pas comme à votre
habitude.
Non, c'est faux. Le problème, aujourd'hui, c'est que chaque année, on pond des budgets en déséquilibre, que la pression fiscale augmente contrairement au discours officiel, que les dépenses de l'État continuent d'augmenter. Aujourd'hui, en 2026, les dépenses de l'État, c'est 500 milliards de plus qu'à l'arrivée de M. Emmanuel Macron à la présidence de la République en 2017. Quelqu'un peut m'expliquer ce qui va mieux aujourd'hui qu'en 2017
?
En tout cas, pas l'éducation, pas la santé, pas la sécurité. Donc, clairement, il y a un problème dans l'argent. Donc, il est mal dépensé. D'abord, faisons des économies. Les Français sont des... Je termine ma
phrase. C'est le
budget.
Faisons des économies. Vous allez
pas faire des réformes de structure
maintenant. Faisons des économies.
Le millefeuille territorial dans ma région,
en France... La seule réforme de structure
c'est les retraites, vous l'avez
vousillé.
M. Treyard,
vous l'avez vousillé. M. Treyard,
personne ne comprend rien. Ben si,
moi je
comprends.
Ben si, les
Français... Allez-y, Laurent Jacobéli,
et après
j'ai deux questions. On a réuni trois régions pour en faire une grande, le Grand Est. Les frais de fonctionnement ont augmenté de 27%. Ça c'est François Holle. C'est les Français... Oui d'accord, c'est les socialistes. Mais les socialistes, LR et centristes ont fait la même politique. Vous avez promis 2 milliards d'économies. Oui, ben c'est 2 milliards en plus. Donc, allons les chercher. Aujourd'hui, il y a 20 milliards pour les aides sociales non contributives aux étrangers. Ben créons un délai avant de leur payer ces indemnités. 20 milliards. Il y a aujourd'hui, et même M. Le Maire le reconnaît, une possibilité de renégocier le budget européen. Il y a 5 milliards à les trouver.
Faisons ces économies de fonctionnement avant de
mettre des Français dans la
précarité.
Comment voulez-vous mettre sur la table ces réformes-là dont vous parlez à moins de 8 mois de l
'élection présidentielle
alors qu'il y a ce budget à faire dans l'urgence ? C'est-à
-dire
que tout ce dont vous parlez là, ça ne fonctionnera pas. Vous
n'arriverez pas à
trouver une majorité à l'Assemblée pour faire ce que vous êtes en train de dire.
Mais vous n'en
trouverez pas non plus pour faire ce qu'est en train de dire le gouvernement.
Mais
alors
justement, je précise encore les pistes. Votre patron, patron du Parti Socialiste, Olivier Faure, qui est candidat lui aussi à la primaire, enfin candidat à la primaire et donc à la présidentielle, dit, les retraités, on n'y touche pas, mais peut-être y a-t-il une marge pour les plus aisés au-delà de 4 000 euros. Est-ce que là,
il
y
a
la même position de principe
? C'est-à-dire que
même au-delà de 4 000 euros, on
n'y touche pas, Henri Guéno ? Non, mais je ne
veux
pas y toucher, pas puisque je veux toucher au salaire des fonctionnaires ou au salaire en général. D'ailleurs, je vais vous rassurer, moi je suis pour l'indexation des salaires. Sur l'inflation. Hein ? Sur l'inflation. Mais c
'est cohérent. Oui, sur l'inflation. Pour le coup, c'est cohérent. Sur l'inflation.
Et alors, ce n
'est
pas un truc de gauche, je préfère prévenir
d'abord les critiques.
L'indexation, ce
n'est pas une idée de
gauche. L'indexation,
elle
a été défendue en France par Maurice Allais qui n
'était
pas un homme de gauche. Elle a été défendue aux Etats-Unis par Milton Friedman, le type le plus honni de tout ce que la gauche du monde peut compter comme antilibéraux. Donc, ça n'a rien à voir. Le sujet, c'est que quand vous n'indexez pas et quand ça ne
se
fait pas tout seul, eh bien, en fait, c'est une sorte d'escroquerie.
C
'est-à-dire que vous embauchez des gens sur un pouvoir d'achat et ensuite, ils se retrouvent avec un pouvoir d'achat amputé. C'est-à-dire, en réalité, un salaire amputé. Bon, dans une société libérale et salariale, le salaire, il ne baisse pas quand... C'est vraiment en dernier en sort.
Ah ben si, parce que ça
dépend de la politique du gouvernement.
Je suis désolé. S'il y a une
politique qui est complètement démentielle et
irréfléchie... C'est pas démentiel, ça. C'est pas démentiel. Le risque
économique, normalement, il ne porte pas sur le salarié, sauf quand tout s'effondre. Voilà, quand on a une récession, une dépression, etc. Mais c'est faire porter le risque sur les salariés ou sur les malades quand on veut dérembourser.
Pourquoi ? Alors, là, je m'inscris en faux
sur l'augmentation des dépenses. Mais, par exemple, les dépenses de santé, eh bien oui, elles augmentent. Elles augmentent à cause du vieillissement,
elles
augmentent à cause
de la réapparition et de la généralisation des maladies
infectieuses. Elles augmentent parce que la malbouffe a créé aussi, a multiplié les cancers, etc. Donc, elles augmentent naturellement et la population a augmenté. Les dépenses de l'État, elles ont augmenté. On me dit, il
y a
un million de fonctionnaires en plus depuis 1997. Donc, ça fait 28% d'augmentation. Très bien. Là-dessus, vous avez 18% d'augmentation de la population et 10% d'augmentation qui viennent du fait qu'on a baissé de 10% le temps de travail. 10 plus 18, ça fait 28. Donc, voilà. Pour vous, il n
'y a
pas de scandale là ? Il n
'y
a pas de scandale. Il y a toujours une marge, il y a toujours des gisements d'économie. Ça se fait au cas par cas. Ça se fait en gérant tous les jours, au mieux. Mais ce n
'est
pas avec une tronçonneuse, ce n
'est
pas avec un rabot. Mais personne ne parle de tronçonneuse. Non, mais moi, j'en parle. On parle de
rigueur dans la gestion. Rigueur dans la gestion,
oui, mais pensez qu'on
va trouver et mettre une règle d'or. Mettre une règle d'or. Non, mais ça, c'est la première chose. Non, c'est pas la première chose. On
mélange tout. Si vous permettez. Non, non, mais si on mélange tout, on ne
va
pas s'y retrouver. Là, il y a un budget qui doit être étudié. Ce budget interdit maintenant toute réforme de structure, de règle d'or, tout ça. Qu'est-ce qu'on fait pour ce budget pour qu'il passe alors que Mme Le Pen, quand il date à l'élection présidentielle, a dit qu'a priori, elle ne le sanctionnerait pas. Mais alors justement,
attendez, il faut
préciser.
Il faut préciser. Tous
les discours qui consistent à dire qu'il faudrait faire ci, il faudrait faire ça, réformer ça.
C
'est hors sujet parce que ce n
'est
pas pour le budget.
Oui, mais attendez,
Yves. Alors justement, on va préciser les choses. Marine Le Pen, effectivement, ce week-end, avait l'air d'être plutôt, comment dire... Accommodante. Accommodante. Merci pour le terme vis-à-vis de ce budget qui arrive. Imaginons que le gouvernement s'obstine et aille effectivement vers un effort réclamé aux retraités. Qu'est-ce que vous faites
? Là, c'est l'ignore rouge.
Là, c'est censure.
Je vais vous répondre. Marine Le Pen, elle a dit quoi ce week-end ? Elle a dit on espère arriver au pouvoir à partir de mai 2027 et pour nous, ce sera beaucoup plus simple de faire un budget corrigé qui ressemblera à notre programme que de repartir d'une feuille blanche, faire six mois d'études de budget et préparer en même temps le budget de
l
'année d'après. Pour le coup, ce serait techniquement compliqué pour tenir...
Donc,
mieux
vaut voter un budget à
l
'automne maintenant ?
Qui
soit pas inacceptable en sachant que ce sera provisoire et que toutes les cartes seront rebattues après l'élection de la présidente ou du président de la République prochain
?
Mais il y
a
des lignes rouges. Si ce budget engendre des dépenses ou des impôts supplémentaires pour les années qui viennent, c'est-à-dire que nous
engagent... Que vous avez vu au
précédent budget. Nous
ne le ferons pas.
Et si jamais les impôts augmentent... Ben oui. Est-ce qu
'ils
ont voté ? Ou si on touche au pouvoir d'achat des Français, ce sont deux lignes rouges. Donc, on ne s'interdit rien...
Sans
seuil.
Il
n
'est
pas question de seuil.
Si à partir d
'un certain montant de retraite, il y a des indexations, quel que soit le seuil,
vous censurez.
C'est un principe, oui. Oui, voilà, c'est un principe. Aujourd
'hui...
Même pour les retraités les plus aisés, vous censurez.
Mais
c
'est
quoi les retraités Nous partons du principe... Justement, c'est un seuil à fixer.
Nous
partons du principe que s'il n'y a pas d'abord une recherche d'économie dans le budget de l'État et il y a des économies à trouver, même sans faire de grandes réformes, il y a vraiment des dépenses somptuaires, on peut
en citer. Et vous les connaissez comme moi. C'est vrai
dans toute organisation. Absolument. C'est là d'être particulièrement grande.
Là, c'est un peu grand et puis c'est notre argent. Mais vous en faites que ça nous concerne. Mais si vous
en faites... Attendez, je vous
en
faites une seconde. Si vous en faites quelque part, vous serez obligés de les remettre ailleurs parce que les besoins, ils sont énormes. Oui, mais il
y
a de l'argent par... On
peut en parler. Il faut faire des économies et des agences régionales
de santé. Mais OK. Donc nous,
il
y a des lignes rouges qu'on ne peut pas accepter. Si ces lignes rouges ne sont pas dépassées, que le budget est un budget moyen, sans odeur, sans saveur et sans conséquences et qu'on peut le changer en mai prochain,
pas
de raison qu'on s'oppose. Donc voilà.
On est ouvert
à tout.
Même avec un déficit de 5, 6%
? Non, mais on sera vigilant là-dessus, bien sûr. On sera vigilant
là-dessus parce que le déficit d'aujourd'hui, c'est les impôts de demain. Il faut pas mentir. Et nous, on ne veut pas...
Vous avez à travers... Juste une chose. Vous voyez
les économies, vous, là,
déjà,
tout de suite, sur... Le 7 octobre. Oui.
Marine Le Pen présentera... Ah oui,
125 milliards ! Mais vous savez, ce chiffre... Ça, c'est curieux.
Non, non, c'est pas curieux. Je vais
vous expliquer. Le ministère des Finances et de
l
'économie a demandé une étude à une de ses antichambres qui a dit que pour pouvoir payer notre dette sans endetter de nouveau de manière dangereuse notre pays, il faudrait, sur le budget actuel, trouver 125 milliards d'économies par an. Nous, on s'est fixé cet objectif et je vais vous le dire, on les a trouvés. Pas la première année, hein. Il faut le temps... En année 3, 4. Voilà.
C'est plutôt dans les 3, 4.
Exactement. Ce serait
25 milliards
la première année
de
l'économie. Attendez, juste une précision. Dina Baddia, c'est la même position au PS sur la censure ?
Non. Nous,
on
n'a pas la même position. Soyons très clairs.
Et
bien,
effectivement,
il y a des demandes qui vont être faites. Je pense qu'il faut expliquer aux Françaises et aux Français la situation qui va être celle de ce budget. Vous êtes en année présidentielle. Vous avez, ne serait-ce que dans le bloc central, pléthore de candidats. il n'y a aucun chemin où Sébastien Lecornu est en capacité de venir discuter comme il l'a fait l'année dernière avec le Parti socialiste, avec les écologistes, avec les communistes. parce qu'en fait, il n'aura
aucune
majorité
à
l'Assemblée qui lui permettra de négocier quoi que ce soit.
Personne ne lui pense cadeau.
Mais vous pensez
vraiment que
Gabriel Attal ou les troupes de Bruno Retailleau ou même celles de Laurent Wauquiez vont lui faire des cadeaux alors qu
'ils
sont en pleine course présidentielle ?
Sauf que je ne reprends pas l
'argument de la range à Kobéli. Si tout le monde espère arriver au pouvoir, on aurait peut-être mis à avoir un budget, même mauvais, plutôt que... Mais
je ne crois pas
que
le PS pense arriver au pouvoir.
Ce n
'est
pas le sujet. Moi, ce que je dis, c'est que simplement... Vous ne répondez pas oui ? Mais ce n
'est
pas le sujet. Moi, vous savez, aujourd'hui, ce n
'est
pas mon problème.
Vous ne demandez pas le retour de
l'impôt sur la fortune, par exemple ?
Mais le retour de l'impôt sur la fortune, nous, on n'a même pas demandé le retour de l'impôt sur la fortune. On a demandé la taxe Zuckman qui permettait effectivement de financer un certain nombre de choses. Elle
va revenir à l'actualité.
Oui, bien sûr, elle va revenir à l'actualité. Le problème qu'on a,
c'est que... Ça va faire du bien à l'économie
française. Non, mais c'est celles et ceux qui prétendent défendre les Françaises et les Français. Ah ben non, il ne
faut
pas y toucher. Alors que vous avez, justement, dans les très riches, qui ont dit, moi, je suis prêt à contribuer beaucoup plus pour, justement, financer la transition écologiste, nos dépenses de santé. Il y a des retraités qui sont prêts à faire ça aussi, vous le savez. Oui, mais moi...
On en trouve un qui dit, moi, je suis prêt à contribuer davantage. Mais moi, c'est pour ça qu'on parle socialiste, on vous dit... Ça existe pas beaucoup.
À 4 000... On peut se poser la question du seuil. Mais à 2 000 euros, non. Parce qu'on sait très
bien qu'à 2 000 euros... Moi, je dis qu'il faut se
poser la question, qu'on ne
peut
pas
s'en faire. Olivier Faure
a dit 4 000, mais l'orange à comédie ne
veut
pas...
Il ne faut pas s
'interdire de discuter là-dessus. Mais moi, je le dis très clairement, il n'y
a
aucun chemin où Sébastien Lecorn est en capacité de faire de la négociation. Nous, on va faire des propositions. On dira effectivement ce qui, pour nous, n'est pas acceptable. En l'État, lorsque vous démarrez déjà avec... Je commence par...
Les 6 milliards sur les retraités. Les 6 milliards
sur les retraités. Je pense que le chemin va être très compliqué
pour avoir... C'est pas gagné pour le budget, c'est pas gagné pour le gouvernement. Et j
'assume le fait de censurer
si ça ne
va
pas dans
notre source.
Vous le savez, tous les soirs, on débat ici. On prend tous les débats qui agitent la présidentielle. Dans un instant, on parlera du logement et de la priorité nationale. Oui. Parce que vous avez écouté tout à l'heure la chronique d'Amélie Rosy qui est revenue là-dessus. On en parlera ensemble de cette priorité nationale que vous souhaitez. Mais d'abord, les carburants. Et à propos de pouvoir d'achat, regardez cette carte. On a pris 5 stations parmi les plus chères de France ce soir. Et on parle là du prix du litre de diesel. On est sur 1 litre de diesel. 2,76€ du côté de Mougins dans les Alpes-Maritimes. 2,80€ à Sossayne dans le Haut-Rhin. 2,80€ aussi à Paris. 2,75€ dans la Manche à Gouvet.
Et Trélasé, on est à 2,99€.
3€ quoi. C'est bon.
Ah bah non, 2,99€. Prix psychologique, Yves Tréhars, 2,99€. Évidemment, c'est dans les stations les plus chères. Les moyennes, j'allais les rappeler. Mais je
ne
les ai pas sous les yeux. On est à 2,11€, me semble-t-il, pour le 100,95€. Et 2,30€ pour le gasoil. Voilà les moyennes. J'ai bon ou
pas
? Oui, chapeau. Je me le
fais.
Merci, Lisa Adair. Bonsoir, à demain. Non,
je plaisante.
Henri Guénaud, la question que tout le monde se pose depuis quelques jours sur les plateaux, et on va la poser ce soir aussi. Est-ce que tout ça est un carburant pour la colère ? Et un carburant pour la colère qu'on a déjà connue, c'est-à-dire les
Gilets jaunes, c'est-à
-dire 2019 ? Je ne
sais
pas si ce sera les Gilets jaunes, les bonnets rouges. La colère, elle est là. La question sociale, elle est explosive dans ce pays. Et ça fait longtemps qu'elle est explosive et que son caractère explosif s'aggrave. Bon, c'est complètement en dehors des débats politiques.
Il
n
'y
a pas... Alors, certains en parlent. C'est vrai que
Mme
Le Pen s'est positionnée aussi sur la question sociale, mais au fond, tout le monde laisse ça de côté. Elle est majeure. Même quand on parle de l'immigration, la question de l'immigration, et notamment pour les électeurs du RN, est une question sociale, plus encore qu'identitaire. Même si la question identitaire est très présente. D'ailleurs, pour ça que le Front National avait récupéré les anciens électeurs du Parti communiste, le jour où le Parti communiste avait abandonné la question migratoire. Donc, la colère, elle est là, elle monte.
C'est pour ça que toute politique qui veut aller taper le pouvoir d'achat des fonctionnaires, le pouvoir d'achat des retraités, le pouvoir d'achat des salariés, d'ailleurs,
ou
d'une autre, est une politique folle dans la situation dans laquelle se trouve le pays, l'économie et la société. Donc, il faut laisser ça de côté. C'est vrai que là, ça ne fait qu'attiser les choses. Mais sauf que là, on n'est plus dans... Ce n
'est
pas la décision du gouvernement. Là, c'est la seule chose qu'il faut faire vraiment, qui peut vraiment changer les choses. Arrêter la guerre en Ukraine et arrêter la guerre dans le Golfe. Oui, mais est
-ce
qu'on a seulement tenté quelque chose ? Non. Alors, voilà, et la conséquence... Vous
croyez qu'on a les moyens, rigueur de le faire ? On n'a pas
essayé, on ne
peut
pas se rationner
les moyens. Je ne pense pas qu'au Moyen-Orient, si vous
voulez, entre l
'Iran et les États-Unis, l'Europe
puisse faire
beaucoup
de choses. Et pourquoi elle n'essaierait pas ? Pourquoi elle n
'a
pas essayé
? Elle a essayé, elle essaie ? Non,
elle n
'a
pas essayé, elle est restée silencieuse, en fait. Bon,
voilà,
et bon, c'est la seule chose, en fait. Ça peut ne pas marcher, mais c'est la seule chose. Vous savez, quand vous avez besoin d'un produit, vous êtes consommateur d'un produit dont vous avez absolument besoin, et que le prix de ce produit augmente, il y
a
un transfert de pouvoir d'achat du consommateur vers le producteur. Voilà, c'est l'histoire des chocs pétroliers. Et vous ne pouvez pas l'empêcher. Voilà, donc ça, c'est une ponction sur le pouvoir d'achat global de la nation. Mais là, il est très difficile de trouver une réponse, mais c'est sûr que ça attise encore la colère. Les gens n'en peuvent plus.
Mais c'est très
intéressant, parce que, effectivement, vous voyez beaucoup de causes exogènes,
et c
'est
vrai.
C'est évidemment la guerre en Iran, plus d'ailleurs sur le pétrole que la guerre en Ukraine,
qui
a fait
augmenter, bien sûr. Elle enlève des capacités de production, ça
continue.
Je veux quand même me faire l'avocat du diable de la France et de l'Europe. Non,
non,
mais sincèrement, avec nos petits moyens, alors qu'on n
'a
pas d'armée, il faut le dire. On a une Europe qui n
'est
pas nécessairement très unie. Là, au moins, ils ont essayé de parler d'une seule voix, et sur l'Ukraine, ça ne s'est pas fait en un jour, et sur le Moyen-Orient, non pas pour s'engager au Moyen-Orient, mais pour être en deuxième rideau, et pour essayer d'éviter qu'il y ait une rupture totale des approvisionnements et de la circulation, effectivement, du pétrole. Donc,
c
'est vrai, c'est vrai,
mais celui
qui est le responsable de ça, il faut le dire, et c'est pour ça que ceux qui le défendent en France ou ailleurs, d'ailleurs, sont quand même assez grotesques, c'est Donald Trump. Évidemment que
c'est lui qui
est à
l'origine de ce désir. On va
continuer
à parler... Je parle pour le Moyen-Orient. Oui,
oui, on va
parler... Oui, évidemment, là, Poutine est premier responsable. On va parler de carburant,
on
va parler des Gilets jaunes. Je remercie simplement Régionneau d'avoir été avec nous ce soir. Merci beaucoup d'avoir été là. Et on va accueillir Patrick Vignal. On va plus calme. À cette part. Pas
sûr, pas sûr. Oui, non, je suis pas sûr non plus. Patrick Vignal qui nous rejoint.
Conseiller politique de Gabriel Attal et ancien député Renaissance. Moi, j'ai une question, Laurent Jacobédi, pour vous. Qu'est-ce que vous dites à ceux qui nous regardent et qui pourraient s'interroger sur qu'est
-ce
qu'on fait, est-ce qu'il faut aller manifester, etc. Est-ce que vous leur dites, allez-y, emparez-vous des ronds-points, c'est maintenant, il faut faire ça avant la présidentielle,
au
contraire, canaliser toute cette colère que vous pouvez avoir vers les urnes. Qu'est-ce que vous leur dites ? D'abord, je leur
dis, je vous comprends. Voilà. Parce que quand on doit payer pour aller travailler, parce qu'aujourd'hui, certains dépensent plus en essence que ce qu'ils gagnent net à la fin pour aller bosser, c'est un problème. Quand les prix flambent et qu
'on
est obligé de faire du choix, le choix entre le plein de la voiture et le plein du frigo, on est dans une situation et quand le gouvernement ne vous entend pas quand vous criez, il faut bien que vous agissiez. Donc je vous comprends, mais je ne vous conseille pas. On n'allait pas sur les ronds-points ? En tout cas, ils font exactement ce qu'ils veulent, du moment qu
'il
n
'y a
pas de violence. En revanche, il y a dans quelques mois l'élection présidentielle, où on va pouvoir dire au revoir à toute cette équipe, cette équipe qui reste sourde au problème du pouvoir d'achat des Français, cette équipe qui est quand même, disons-le, avec Édouard Philippe, à l'origine de la surtaxation de l'essence, car on parlait effectivement des facteurs exogènes comme les guerres, il y
a
des facteurs endogènes. Dans les 2,20 euros dont on a parlé tout à l'heure,
il
y a la moitié qui va à l'État, dont deux augmentations de taxes dues à Édouard Philippe. Donc ça aussi, ça crée la colère. Donc ce gouvernement qui refuse de baisser la TVA, qui ne comprend pas comment marche l'économie, parce que des Français qui consomment moins, ce sont des entreprises qui vendent moins, et donc qui produisent moins, et donc c'est moins de richesse pour la France. On parlait tout à l'heure avec M. Tréhard de manière passionnée et vive des cotisations sociales. –
Toujours,
virile mais correcte. – Toujours. Pour les retraites, évidemment, ça va baisser les cotisations sociales.
– Mais ce que vous dites
à Patrick Vignal, c'est que c
'est
de sa faute
? –
Personnellement, je ne le crois pas, parce qu'il a souvent un regard distancié avec l'action du gouvernement, mais c'est la faute de ses amis…
– Je ne sais pas si
vous arrive M. Colbelli ce soir. – Je suis honnête, mais c'est la faute de ses amis du gouvernement qui ont laissé pourrir la situation, qui l'ont aggravée et qui aujourd'hui refusent de la corriger. – Patrick Vignal. – 1560 milliards de prélèvements chaque année. 1710 de dépenses. L'épargne,
c
'est plus de 6500 milliards.
Je
vais être dur ce soir. Moi, je sens que ça va péter. Vous vous rappelez, je suis venu chez vous pendant les Gilets jaunes. On ne peut pas trouver 300 millions, même si la faute des carburants, ce n
'est
pas notre faute. Le pouvoir d'achat, c'est Donald Trump. – Attendez, les 300 millions pour faire quoi ?
–
Parce que pour aider les 77% des gens qui ont des voitures, chez moi, si vous n'avez pas de voiture, vous n'allez pas travailler. Donc moi, je suis désolé. – Et vous,
c
'est dans les rots ? – Je vais vous dire très franchement, moi,
je suis
inquiet.
Moi, je suis très
inquiet, parce
que
les Gilets jaunes, ce qu'on a connu avec vous, c'était des gens qui avaient envie. Vous savez, j'ai un souvenir d'une mamie, chaque fois, ça m'aime 88 ans, elle traversait un rond-point, elle m
'a
dit, mais si je me fais écraser, ce n
'est
pas grave. Parce que je fais les poubelles de chez Lidl, parce que j'ai 600 euros de retraite. Pour ces gens, il faut se battre. Sauf que le problème des Gilets jaunes, c'est que ça finira comment à l'arrivée ? Ça finira avec des black box, ça finira avec une politisation. Et on fait quoi ? On met nos CRS dans la rue, on brûle des préfectures. Donc moi, je pense qu'aujourd'hui, oui, il faut amener une réponse.
Je
veux bien qu'on dise qu'il faudra électrifier, mais il faut qu'on trouve un moyen. Est-ce qu'on est capable d'expliquer à nos amis américains que c'est bon, ils mettent un bordel immense dans le monde entier ? J'ai cru comprendre que Donald Trump avait demandé déjà à l'Ukraine et à la Russie de ne plus bombarder des trucs. Je ne
sais
pas, il sera si elle se fera. Mais je pense que, Maxime, on ne peut
pas se payer
la crise des Gilets
jaunes. Ça veut dire que
vous, Patrick Vignal, conseiller politique de Gabriel Attal, vous dites à Sébastien Lecornu, qui est donc du même camp que vous, c'est le moment de ne
pas
déconner et il faut trouver de l'argent pour
aider ces gens-là. Je connais
Sébastien Lecornu,
c
'est quelqu'un de très habile. Je pense que pour certains, ceux qui en ont vraiment, vraiment, vraiment besoin, il faudra les accompagner.
Ça veut
dire des aides ciblées. Ça veut dire que ce n
'est
pas ce que réclament, par
exemple, Laurent Jacobinier et le Rennes, c'est ce qui se passe actuellement. Oui, mais Maxime, le problème, les aides qu'on a faites.
Moi,
je
n
'ai
pas honte, je n'ai pas besoin d'un chèque énergie. J'ai les moyens, je veux participer à l'effort national. Je pense qu'il faut les cibler. Et vous savez, qui on veut les cibler ? Avec les préfectures. Il
y a
la marque, tout se décide à Paris. Il faut que les préfets puissent décider de dire, par exemple, voilà, je vais aider telle personne et telle entreprise. Je suis venu avec un Uber, là. Le gars, il travaille, il fait deux boulots. D'ailleurs, il aimerait tourner au social, mais il m
'a
dit, je m'appelle Adèle Kader. Ah, ça va être compliqué si le Rennes
arrive au pouvoir. Ah, ça, c'est le débat qui suit. C'est dans une seconde.
M. Jacobelli.
Et donc, lui, le
gars,
il fait deux boulots.
Deux boulots, il fait. Il me dit, moi, je ne pourrais jamais... J'habite, alors je n'en ai pas trop, dans le 91.
Oui, dans le sol. Il
fait deux boulots, le mec. D'accord ? Et lui, à la fin du mois, c'est 80 euros par semaine de plus d'essence. Mon infirmière, qui vient soigner ma famille, c'est 200 euros de plus par mois. Et j
'espère qu'on parlera des retraites. Que propose M. Attal ?
Parce que nous, notre proposition, elle est très claire. On peut en avoir d'autres. C'est de baisser la TVA sur les énergies, donc notamment l'essence, de 20 à 5,5%. Pourquoi ? Parce qu'effectivement, ça donnerait un peu de pouvoir d'achat aux Français. Ça ferait un litre à 1,84. Ce n
'est
pas Hollywood, mais c'est toujours mieux. Et ça leur permettrait de continuer à consommer un peu. Et donc, à maintenir à peu près notre économie. Sinon, c'est le grand effondrement. Je pense que M. Jacobelli,
il
faut remettre tout à plat. Tout à plat, il n'y
a
plus rien qui
va. Non, mais là,
on parle du budget.
Vous avez raison. Non, mais attendez. Mais, frère,
je vous ai écouté. Le budget, il sera voté. Plus ou moins Marine Le Pen
a dit qu'elle le voterait.
Ah, écoutez.
Moi, j'ai compris que... Rendez-vous dans quelques
semaines.
En
fait, vous savez le problème, en fait. Et c'est le choix des oppositions. Je n
'ai
pas de problème. Moi, j'ai rarement été dans l'opposition dans ma vie. Sauf que dans une opposition, on rase gratuit. Moi, je veux bien. Mais comment vous faites tous les deux la retraite à 62 ans ? Vous, pareil. Alors
qu'aujourd'hui... Mais c
'est 67 ans. Ah,
pardon. La natalité... Vous ne battez pas. Je suis désolé. La natalité, c
'était... Aujourd'hui, on ferait une réforme des retraites. L'allongement de la vie est supérieur. Ça va coûter 6 milliards de plus avec les retraités qui vivent mieux. Et tant mieux. Comme ça, ils font du sport, ils consomment et ils vivent. Ils le méritent. Et vous avez une natalité qui va être à 1,4. Comment financer ces retraites ? Vous ne
voulez
pas
nous répondre sur la baisse du coût de l'essence, c'est fait.
Adressez-vous à monsieur.
Et lui,
il nous propose
de passer de 20 à 7%. Mais ne parlez pas pour moi. Ne parlez pas pour moi. Et vous
n'avez pas répondu à ma question
sur la baisse du coût
de l'essence. Mais on va changer le système. Ce n
'est
pas possible.
Non, mais
ça,
c'est trop... Ça veut dire quoi, attendez ? Ça veut dire quoi, ça ? Mais ça veut dire que... Mais vous êtes avec monsieur Attal. Vous n'avez rien changé du tout.
J
'ai
été élu en 2012. Comment faisaient les ministères Hollande gagner ? On disait au vert 3 ministères. PRG, 1 ministère par an, 5 millions. Vous enlevez 10 ministères, c'est 50 millions d'économies. Et ça, c'est d'autres partout.
Les agences,
tout.
Maxime,
dépensons
pas, c'est pas cher. Attendez, là, le
gouvernement, rien que pour l'urgence de budget, il cherche 30
milliards.
C'est pas que vous gosse 50
millions.
Mais moi, je
n
'ai
pas dit le contraire. C
'est les
retraites qu'il faut changer. Les retraites, si vous
faites
1 million à l'ADM, 1 million.
Non,
mais il faut changer tout. Les retraites, ça ne veut pas tenir.
Je note qu'au-delà, ça veut dire qu'au-delà des aides ciblées dont vous parliez, il n'y a pas d'autre...
Il y a l
'urgence, mais après, il faut changer
le système. On
était sur le carburant. Le carburant, le problème... Il faut qu'on parle de la détestation entre Français dans une seconde.
En deux secondes.
Quand vous voyez les tarifs que vous avez, alors c'est vrai que c'est le haut de la fourchette. Ah oui, oui, c'est le haut de
la fourchette. Il va falloir que
le gouvernement, je pense que les aides ciblées dont M. Vignal parlait, il a raison d'ailleurs, parce que ça ne sert à rien d'arroser tout le monde, mais je pense que ça ne va pas suffire à terme.
Et
dans un
terme très proche,
ça ne va pas suffire. Donc il va falloir probablement une révision de l'échelle fiscale qui pèse sur le carburant. Et le certificat, notamment d'économie d'énergie, ne
rentre
pas, alors certes, dans le budget de l'État, mais il va falloir un geste pour les consommateurs et
ceux qui
sont les premiers
concernés. Je précise une toute petite chose. J'ai eu ma très chère mère au téléphone ce week-end. Il me disait... C'est intéressant les mamans, elles ont toujours... Elle me disait, je ne peux pas prendre ma voiture pour aller faire mes courses. Pourquoi
?
Parce qu'il n
'y
a plus d'essence dans les
stations autour de chez moi. Il n'y avait
plus d'essence. Début de pénurie. Il y a un peu moins de 10%, me semble-t-il, de stations où il manque un carburant. Effectivement, c'était
le casse
-les. Je refais... Attendez,
il
faut qu'on
avance un petit peu. 17
milliards, la crise des Gilets jaunes. Vous vous
rappelez ? C'est ce que le gouvernement...
Est-ce qu'on a tout réglé
? Ben non. Alors là, on ne
peut
pas trouver un peu d'argent pour ceux qui méritent. Mais dites-le
à l'heure. Mais j'adore, écoutez, M. Vignal, on a l'impression qu'il est dans l'opposition. J'ai la badiop
pour répondre à Patrick Vignal et ensuite la
décastation. Il faudra trouver
quelque chose. Très bien, il faut trouver quelque chose. Mais sincèrement, aujourd'hui, ceux qui sont dans votre majorité et qui sont dans la majorité sont aux abonnés absents lorsqu'il s'agit de trouver une solution. Enfin, je vous le dis très nettement. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il n'y a pas une seule proposition qui fonctionne pour aider celles et ceux qui sont effectivement des travailleurs pauvres, des gens qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture et qui, aujourd'hui, n'ont pas de mobilité en dehors.
Dans la ruralité, quand vous devez de toute façon faire le dernier kilomètre parce que la première gare se trouve au moins à un quart d'heure en voiture, quand votre plein d'essence, il a doublé, comment vous faites ? – Chère madame,
le problème, c
'est qu
'on
ne
peut pas parler… – C'est bien d'avoir des
vœux pieux, mais ça
fait juste 10 ans qu'ils sont en place et qu'ils n'ont rien fait.
– Tout le monde est focalisé pour les présidentielles. Aujourd'hui,
vous… – Non, là, c'est pas pour les présidentielles, c'est sur le carburant. – Attendez, j'ai écouté
Olivier Faure qui a dit « on ne touchera pas aux retraites ». Pourquoi ? D'abord, les retraités, c
'est
ceux qui votent le plus, sauf qu'en fait, de vrais débats. C'est pour ça, quand je parle, qu'il faut mettre tout à plat. Le vrai débat, la désindexation, c'est 6 milliards. Les avantages fiscaux, 10%, c'est 6 milliards. C'est là qu'il faut les chercher, je suis désolé. Mais si on dit aux
retraités… – Ah, pas de l'essence, là. – Non, on parle plus d'essence, on parle des retraités. – Mais c'est pareil, il faut trouver de l'argent. – Oui, mais c'est intéressant
que vous défendiez justement le
fait d'aller chercher. – Donc vous financez, on a non taxé les retraités. – Non, je ne vais pas taxer les retraités. –
Donc,
monsieur Vignal… – On fait
dégraisser l'État, madame. –
Donc vous
êtes
d'accord ? – On ne travaillera plus longtemps.
–
On ne
travaillera
plus longtemps. – Laurent
Jacobi, d'un mot vraiment, pourquoi on avance ?
–
Vraiment un mot. Pourquoi il y
a
de la colère ? Ce n
'est
pas seulement à cause du prix de l'essence. Parce que depuis des années, on dit aux Français, si vous utilisez votre voiture, vous êtes des pollueurs, ce n
'est
pas bien. Mais en même temps, on ferme les petites gares dans le milieu rural. On leur dit, on va tout centraliser dans les grandes villes. Vous aurez des hôpitaux géants, des écoles géantes, des administrations géantes. Mais il n
'y aura
plus rien dans le monde rural. Mais en même temps, ils ne peuvent plus prendre leur voiture pour accéder à ces services publics. Et donc, ils se trouvent pris en tenaille. On a évacué la vie des villages, que ce soit la vie économique, la vie administrative, la vie éducative. Ils se retrouvent avec une voiture diesel, parce que c'était moins cher à l'époque qu'à 15 ans. Et on leur dit, tu vas acheter une voiture électrique à 40 000 euros. Tu vas faire ton plein à
3 euros le litre. Mais surtout,
ne
te plains pas. Eh bien, les Français, au bout d'un moment,
ils ont l'impression d'avoir été les
prisions du
discours
officiel d'Emmanuel Macron et de ses prédécesseurs.
Lise Adem, on parle de colère, notamment autour de ce prix du carburant. Il y
a
de la colère, il
y
a de la détestation. C'est ce que l'on retrouve dans cette grande enquête, notamment pour le Cevipov, qui a été publié par Le Monde. Plus de 13 000 personnes interrogées. Et ce qui saute aux yeux, c'est la détestation des Français entre eux. C'est-à-dire qu'entre blocs, on se déteste.
Entre partisans, entre sympathisants de chaque parti, la question était très simple. Au-delà du programme qu'ils défendent, quelle note donnez-vous aux sympathisants d'autres familles politiques ? Et regardez, ça va de 0 à 10. 0, c'est l'antipathie absolue. Et 10, c'est la sympathie maximale. Sachez donc que les sympathisants de la France Insoumise sont les plus mal notés par les sympathisants des autres partis. La moitié les rejette totalement. Pas plus de 1 sur 10. Antipathie absolue, on y est. Les électeurs du Rassemblement national sont aussi mal vus par ceux du camp adverse, mais un peu moins. Ils sont 35% à avoir la même note médiocre de 0 ou 1 sur 10.
Pour le camp macroniste, écologiste, socialiste et républicain, il y a aussi de la haine, mais beaucoup moins, entre 27% et 17% de notes autour de 0 sur 10. Mais il manque le premier parti de France, l'abstention. 55% de personnes sont antipathiques à l'égard des abstentionnistes. Plus d'un sympathisant sur deux. Est-ce qu'on sait qui déteste qui ? Et oui, entre le Rassemblement national et la France Insoumise,
l'antipathie est
mutuelle, voire réciproque. 90% des électeurs insoumis méprisent les électeurs du Rassemblement national. Et vous le voyez, 87% de ceux qui soutiennent Marine Le Pen méprisent ceux qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon. Et information qui va peut-être vous paraître anecdotique, mais qui veut dire beaucoup de choses, la palme des électeurs qui ressentent le plus d'antipathie, le plus d'antipathie à l'égard des autres, est attribuée aux électeurs des Républicains. Ils notent moins sévèrement, mais ils notent mal tout le monde. Voilà.
C'est général.
90% des électeurs insoumis ont de l'antipathie, donc pour les électeurs du RN. 87% des électeurs du RN ont de l'antipathie, très fort, pour les Mélenchonistes. Qu'est-ce que ça donne, Laurent Jacobelli, au moment de l'élection ? Après l'élection, si un des deux camps l'emporte
? D'abord, je suis un optimiste, donc j'espère que le biais de la question induit le biais de la réponse.
C
'est-à-dire qu'en tant que militant, avec des idées, il n'aime pas l'autre en tant que militant, mais probablement pas en tant que personne.
En tant que
personne,
oui.
Je l'espère en tout cas. C'est le vœu que j'aimais. Moi, je crois qu'on est dans une société évidemment fracturée. Une société qui est en perte de croissance, une société qui est en perte de repères, qui est
en
perte de sa culture, de son identité. Une société qui a peur, qui a peur à cause de la question sécuritaire. C'est une société qui va mal. Et donc, quand on va mal, on a tendance, et c'est triste, à se méfier de son environnement et
de ceux qui sont autour. Mais est-ce que vous n'avez pas une part de responsabilité
? C'est-à
-dire
vous,
ORN ? Non, pas plus ORN. C'est-à-dire les insommiers, etc.
Non,
mais
tous...
Je précise
ma question. Je précise ma question depuis la rentrée. Moi, ça m'a sauté aux yeux depuis la rentrée. C'est
-à
-dire qu'on est revenu, je crois, le 24 août. Et tous les soirs, on a des débats politiques. Et quand on vous met... Alors, pas ce soir, pour le coup. Mais généralement, quand on vous met en face, par exemple, d'un insoumis, c'est-à-dire qu'il faut attendre à peu près 30 secondes avant que d'un côté traite l'autre de fachos, que l'autre côté traite l'autre d'antisémites, et ça se passe comme ça pendant une demi-heure. Est-ce que forcément, ça ne déteint pas sur le... Il y
a,
je crois, et vous allez dire que
je
suis de mauvaise foi, mais je le pense sincèrement, une exception à l'EFI qui a fait de la violence, de la provocation, une forme de communication politique. Pourquoi le débat se passe bien ? On est à peu près d'accord sur rien. Mais vous n'êtes pas en reste, M. Jacobi. Mais on se parle normalement. À l'Assemblée nationale, par exemple, c'est terrifiant. Donc,
je crois qu'il y a une forme... Je ne peux pas vous laisser dire
ça, M.
Jacobi.
Je sais que vous allez défendre les insoumis, mais il
y a
une
forme
de violence théorisée par Jean-Luc Mélenchon qui crée ce climat. Quand Jean-Luc Mélenchon, ou en tout cas des gens qui se sont de son parti, ce n
'est
pas lui qui l'a dit, je dois le dire, c'est un maire de banlieue parisienne. Quand il a dit, si nous n'avons pas le résultat que nous voulons par les urnes,
nous
irons dans la rue, c'est grave. Quand M. Quatennens disait qu'il fallait marcher sur Matignon,
c
'est grave. Ça légitime, en fait, une forme de violence politique. Et peut-être que c'est ça qu'on ressent, même si très honnêtement... Donc vous
n'avez
aucune responsabilité, je
vous ai parlé de la manière. Je prends un peu de
distance quand même avec ce
sondage.
Aucune responsabilité, Laurent Jacobi.
Je trouve ça incroyable, quand même. Quand on voit le nombre de propos
violents
de vos sympathisants, notamment sur les réseaux sociaux, lorsque vous,
vous
exprimez aussi, certains de vos camarades à l'Assemblée nationale, vous traînez des propos qui sont absolument ignomineux pendant des débats, et vous, vous dites que vous n'avez aucune
responsabilité. Non, mais bien sûr,
on peut ne pas être d'accord avec vous, mais ce ne sont pas des propos
ignomineux.
Quand vous dites... J
'ai les mêmes
réseaux sociaux que vous. Je me fais autant, probablement, insulter que vous, et par des gens, notamment, de la majorité. Pour autant, je ne pense pas que ce soit M. Vignal qui les commande. Non,
mais
sincèrement,
vous ne pouvez pas dire que vous n'avez aucune responsabilité lorsque vous avez fait... Ben, je le dis. Permettez-moi de ne pas être d'accord. Lorsque vous avez, dans votre famille politique, été celles et ceux qui ont fait, par exemple, de l'étranger le problème, quand vous êtes celles et ceux qui montaient les Françaises et les Français...
Mais c'est faux. Les incontrètes. Non, ce n'est pas faux. Ce n'est pas faux. Quand chez vous, vous exprimez la haine du riche. C'est aussi la haine de certains. Non, mais elle n'a rien à voir. Ben, si elle n'a rien à voir.
Ce qui marche
aujourd'hui, c'est la
radicalité. Oui. Depuis quelques temps, la radicalité... Vous
en êtes un
peu responsable. Mais pourquoi
?
Attendez, attendez.
Mais oui, parce que... Mais oui, parce que... Mais oui, et tous, attendez qu'ils n'ont pas le jeu dans la vie politique de cette... Attendez, Patrick
Vignal, Patrick Vignal,
Patrick Vignal.
Vous
faites venir à
3h30,
je
suis en train de dormir, allez, c'est
mon avis. Mais non, Patrick Vignal. Je
crois pas. Vous êtes
plus en forme que jamais, Patrick Vignal.
C'est vrai. Je crois qu'on va l
'épargner,
la
responsabilité
est énorme.
La radicalité fonctionne. Et moi, je dis franchement, et j'assume mes propos, aujourd'hui, le Rassemblement National se nourrit de la France insoumise, pas du PS. Et la France insoumise
aussi... Mais Emmanuel Macron...
Attendez, attendez. Se sert aussi.
Il n'y a pas eu un
débat public ? Mais bien sûr qu'on a une responsabilité.
Attendez, allez-y, Patrick Vignal. Mais moi,
j'ai pas de soucis. On est sûr qu'on a une responsabilité. On a une dette, même s'il
y a
500 milliards de quoi
qu
'il en coûte. On n'a pas parlé au corps intermédiaire. Il n'y a pas de soucis avec ça,
Maxime Vitek.
Moi, oui.
Oui, mais arrêtez la démagogie. Attendez, arrêtez la démagogie. Arrêtez la démagogie. On
ne
vous
parle pas si j
'ai
une responsabilité.
J'avais eu une responsabilité. Mais aujourd'hui... Mais pas vous, personnellement. Mais aujourd'hui,
c
'est là... Si
la politique qui avait été conduite...
Il faut revenir
à 2017. La promesse, c'était justement de réconcilier les
Français
avec eux-mêmes et de faire barrage
au
Rassemblement
National. Si je ne m'abuse. Attendez, je termine. J'avoue qu'on a n'est pas lourd. Ce qui s'est passé... De faire en
sorte que les Français n'aient plus de raison de voter pour le Rassemblement National, c'était le discours du lourd de
dernier Macron. C'est la première
année de M. Macron. Où il a fait des réformes très importantes. On a oublié. Il a supprimé la moitié de l'impôt sur la fortune. Il a réformé le Code du travail. Il n
'y
a pas eu une manifestation. Tout s'est passé magnifiquement. Bien, dans le pays. Et qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a eu l'erreur de l'affaire Benalla dans un premier temps. Et puis après, il y a eu les Gilets jaunes.
Et à partir de là, ça
a dérapé. Parce que vous n'avez pas su appréhender les choses telles qu'elles devaient être. Et qu'est-ce qui s'est passé ? Ce sont les radicaux,
et
à droite et à gauche, qui ont pris le pays. Et qui ont pris le pays en tenaille. Et qui, aujourd'hui, sont les seuls à pouvoir... Anne-Sorah Dubois.
Ce
qui est un peu désolant et un peu étonnant, c'est qu'il y a des renvois de responsabilités systématiques. Et on le voit sur ce plateau ce soir encore. Alors que la réalité, que vous ne voulez pas entendre, c'est que tous les partis politiques, aujourd'hui, sont détestés par les Français. Tous, autant que vous êtes.
A force d'avoir brandi dans le débat public des mots systématiquement, comme front, anti, tout sauf, combien de fois on l'a entendu, considérer que les compromis sont des compromissions, combien de fois ça s'est produit à l'Assemblée nationale, je donne une main tendue, ça veut dire que je ne me respecte pas, ça veut dire que j'ai jeté aux orties mes électeurs, ça veut dire que j'ai trahi ma cause. On n'entend que ça dans le débat public depuis quoi ? Pas six mois, pas un an, depuis quatre ans, et même davantage encore. Et donc, contempler votre créature, et là où on devrait entendre, je rêve
encore, je rêve
encore, mais dû à une concorde nationale, une situation d'adette qui est gravissime, une natalité désastreuse, un basculement démographique terrible, un pouvoir d'achat fracassé, on pourrait se dire, mon Dieu, on va essayer de trouver des solutions ensemble. Et là encore, ça n'est jamais, c'est de ma faute, vous êtes plus détestés que moi. Mais
vous demandez des réponses vraiment courtes, s'il vous
plaît. Sinon,
on
ne parlera pas de logement, Laurent Jacobelli. 87
% des Français ne parlent plus à la parole politique. Mais oui, je vous ai
touché
avec ça. Je vous ai tous fait court. On
a tous
fait court. Laurent Jacobelli. Merci de reconnaître, parce qu'il y a une chose qui est vraie, c'est qu'on ne sortira pas de ce
pays sans une forme de concorde nationale. Voilà, parce
qu'il y a des réformes
à prendre, c'est pour ça qu'il faut redonner confiance. Vous
n'êtes pas sur la
bonne droite.
Pas seulement
aux partis politiques, mais... Vous n'êtes pas
celles et ceux qui vont pas avoir la concorde nationale. Mais je
continue, pas seulement aux partis politiques, mais il faut que les Français sachent que quand ils votent, il y a un résultat et que leur vote est pris en compte. Il y a aujourd'hui une forme de mépris du vote par des outils constitutionnels, par un refus du référendum, un refus de la voix du peuple, qui fait qu'il y a effectivement un jugement critique vis-à-vis des politiques et une défiance dans leurs paroles qui peut se manifester par ce que vous dites. Nous, ce qu
'on
veut faire... Vous savez, la dernière fois que
je
suis allée aux législatives, notre slogan, c'était pour un gouvernement d'union nationale. Pourquoi ? Parce que tous ceux qui veulent
redresser le pays... Pourquoi ? Tous ceux
qui
veulent redresser le pays
sont
les bienvenus. Mais
on est aujourd'hui dans
des
histoires cliniques.
C'est l'union avec vous, monsieur
Jacobi. Mais
surtout,
la parole du peuple n'est plus écoutée.
Il faut le mettre au cœur de la position.
Autre débat ce soir. À l'un des débats de la campagne, il faut qu'on en parle. Marine Le Pen, pro de la priorité nationale pour le logement social, les Français prioritaires pour obtenir un HLM. Dans les mots de Marine Le Pen, ça donne ça.
La
première mesure sociale qu'ils prendront sera un droit nouveau
pour
tous les Français.
Nous
allons garantir à tous les Français, comme cela se pratique dans tous les pays du monde, un droit naturel et juste. Avec nous, les Français, quelle que soit leur couleur de peau ou leur religion, leur origine ou leur résidence, quelle que soit leur région ou leur condition sociale, seront prioritaires.
Laurent Jacobi dit « lubique, xénophobe », c'est ce que vous répond la présidente des bailleurs sociaux.
Oui, mais qui est une ancienne élue PS. Écolo même. Écologiste. Oui, pardon. Excusez-moi de
vous.
Madame la ministre Emmanuel Ecosse. Excusez-moi de vous.
Mais c'est notre
famille, je vous le confirme. Saluté.
Simplement,
il n'y
a
à peu près qu'en France que ça choque de dire que ceux qui ont cotisé, qui ont payé des impôts, qui ont épargné, pour qu'il y ait du logement social, ont une forme de priorité à l'accès de ce logement social. Je pèse mes mots. Donc, priorité, ça ne
veut
pas dire exclusivité. Il se trouve aujourd'hui que les chiffres sont très clairs.
Il
y a une surreprésentation des personnes venant de l'étranger dans le logement social. Mais pour des raisons souvent objectives, parce qu'ils ont des travaux plus durs, qui payent moins bien, qu'il y a parfois plus d'enfants, etc. Aujourd'hui, ce sont les chiffres. Ils sont très clairs. Je reprends les chiffres de BFM.
15 à 16 % de personnes nées à l'étranger qui sont locataires d
'un logement social. Et 88 % sont français.
Oui, quand même. Merci. Sauf que 8 % d'étrangers occupent 16 % des logements sociaux, ce qui veut dire qu
'il
y
a
un rapport de 1 à 2. Et si on prend la seule statistique qu'on a qui est un peu faussée, qui sont les immigrés. Alors les immigrés, attention, c'est les gens nés à l'étranger. Certains peuvent être devenus... Mais c
'est
la seule statistique fiable que l'on ait de l'INSEE. Elle nous dit quoi ? Elle nous dit que 11 % des non-immigrés, c'est
-à
-dire les Français, qui sont nés en France, on va dire, on va faire simple, ont un logement social. 70 % sont éligibles. Mais 35 % des immigrés ont un logement social. Donc oui, il
y
a une surreprésentation, aujourd'hui, factuellement, des étrangers. Donc nous,
on
veut changer la donne
et faire la priorité nationale.
Jélène Badiop pour répondre à Laurent Jacobéli.
Non
mais je trouve ça juste démentiel ce que vous dites. Parce que déjà, en fait, vous n'avez pas de solution. Ce que vous faites, c'est que vous parlez à votre électorat, comme d'habitude, en prenant en fait une mesure qui est une marotte de Jean-Marie Le Pen depuis très
très longtemps. 75 % des Français sont d'accord avec ça. Non, non, non. Si, si, pas que notre électorat, y compris à gauche
d'ailleurs. Absolument pas. Ben si. Absolument pas. Si, si. Je vais vous dire une bonne chose.
C
'est que, un, d'abord, toutes les personnes qui sont dans les logements de sanctions, c'est parce qu'ils y ont droit. Mais
j'ai pas dit l'inverse. Vous
commencez, 16 %, 16 %, et vous parlez de sur-représentation.
Ah oui, 8 % ou
16 %,
donc il y a un facteur
de 2. Oui,
mais non, parce qu
'en
fait,
ce que vous faites, c'est que, comme d'habitude, vous déformez les chiffres. Ah
ben non.
C'est-à-dire que vous avez 84 % des personnes qui sont aujourd'hui dans un logement social qui sont françaises
et françaises.
87. Donc il
y
a sous-représentation, puisqu'ils sont 94 % de
la France. Non, absolument
pas. Ah bon ? Absolument pas, il n
'y a
pas sous-représentation. Ben si, madame. Et puis, non,
non, non, absolument pas.
Donc
comment vous faites ? Donc ça veut dire que celles
et ceux qui travaillent dans notre pays, qui cotisent, qui sont dans des situations régulières, auraient moins le droit d'être dans un logement social. Donc qu'est-ce que vous faites des éboueurs ? Qu'est-ce que vous faites des aides-soignantes qui travaillent dans nos EHPAD ? Qu'est-ce que vous faites de celles et ceux qui font tourner notre économie ? Et donc ce que vous dites, c'est que vous allez faire une discrimination sur des critères qui ne sont pas des critères objectifs et
sociaux. Ah
aussi, la nationalité, c'est objectif. Non, pour moi, la nationalité, ce n'est pas un critère qui, quand vous parlez de concours national, excusez-moi, vous êtes juste sur vos lubies xénophobes. Et ça
n'a rien à des xénophobes, madame. Si c'est
xénophobe, à partir du moment où vous faites une distinction, et
puis c'est
déjà
le cas, vous avez
déjà des discriminations.
La réponse de Laurent Jacobi et ensuite de Patrick Vignac.
Non,
c
'est pas possible de
dire des choses comme
ça.
C'est pas possible de
dire des
choses
comme
ça.
Vous connaissez Léon Blum
?
Oui, je connais Léon
Blum.
Vous diriez que Léon Blum est un xénophobe raciste ?
Et
donc, quel est le rapport ?
Parce que là, j'ai peur de
la chute. Léon Blum, en 1930, a proposé avec son groupe socialiste à l'Assemblée nationale, et il a signé une loi pour la préférence française qui interdisait d'employer des étrangers dans les entreprises françaises. Mais
dans quel
contexte ? Et donner la
priorité aux Français. En fait, vous mélangez tout. Donc aujourd'hui, madame... Vous mélangez tout. On n'est absolument pas dans le même contexte.
Aujourd
'hui, il y a...
Immigrants légaux qui arrivent chaque année en France. Sur ces 500 000, il y
en
a 10% qui viennent pour travailler. La plupart seront éligibles au logement social. Il n'y a que 100 000 logements sociaux construits par an. Donc oui,
on a un problème. C'est
250 000. Sociaux. Non, sociaux, c'est pas 250 000. Mais vous
n'allez pas résoudre la crise du logement social ? Il y a d'autres choses à faire. Là-dessus, vous avez raison. M. Jacoby, vous étiez où quand on a voté
pour le S.N.U.
et supprimer la zéro artificialisation ?
Vous étiez où quand on a voté
pour l'enjeu ? Attends, dénavateur, s'il vous plaît, s'il vous plaît. Vous étiez où pour le vrai acte au zéro ? Moi, je voudrais... Au carabois. M. Jacoby, moi, j'ai regardé deux
fois... J'ai regardé deux fois le discours de Marine Le Pen sur le logement, parce que ça m'intéresse. Nous devions construire 500 000 logements. On n'en a construit que 250 000. Donc nous, on a aussi une pierre à main dans notre jardin.
Moi, aujourd
'hui, quand je vous vois... Ça marche bien, ça. Quand je vous vois, je suis désolé, je vois, il faut construire du logement. La prime rénove, 4 milliards. Moi, j'en ai profité, puisqu'il m'arrive quand je ne dors pas, de rénover des appartements pour mettre des gens qui ont besoin d'y habiter. Vous allez passer de 4 milliards à un prêt à taux zéro. On sait très bien qu'aujourd'hui, les gens prennent le pouvoir d'achat. Donc déjà, vous allez... Je vais dire à mes copains artisans qui me regardent ce soir qu'avec nous, il y avait du boulot. Un logement, c'est deux emplois. Deuxième point, vous allez voter contre le Airbnb. Il pourrit la ville de Montpellier,
qui empêche les gens à Biarritz
de
pouvoir... Parce
que les Français, je peux les comprendre. Quand je loue mon Airbnb une semaine, c'est 500 euros. Ça fait 2 000 euros par mois. Quand je le loue à quelqu'un, c'est 1 000 euros. Donc mes étudiants,
ils
ne
se
logent pas. Ou alors, il y a des journalistes qui m'ont écrit, où ils sont avec deux enfants, et les parents dorment dans le canapé. Troisième point, la loi SRU. Nous avons une part de responsabilité. Et la gauche
l
'a fait.
C'est la loi qui impose la construction de
l
'ordre social.
On a fait des gâteaux de pauvres et des gâteaux de riches.
On passait de 25 à 35. Je veux bien, vous voyez que je suis consensuel, dans certaines communes qui ont 3 000 habitants chez moi, d'arriver avec des grands ensembles et de faire
avec une personne d'un coup,
ça peut être compliqué. Donc tout cela, M. Lacobédi, et vous m'expliquez, M. Lacobédi, que vous allez relancer l'économie.
Vous allez voir ce soir, je vais
finir. Vous savez, moi je suis conscient, quand je suis arrivé en 2012, il y
en
avait deux députés. Il y avait Collard et la nièce de Marine Le Pen. En 2017,
vous étiez 15.
Oui, Marion, que je mets bien d'ailleurs au passage, qui était sympathique, mais
je n'avais pas les mêmes avis.
En 2017, vous étiez 15, vous êtes 123. La responsabilité à la Macronie, aux Républicains et au PS. C'est notre faute à tous. Donc je n
'ai
pas de souci avec ça. Mais expliquez-moi, comment vous
allez relancer l'économie ? Attendez, il faut revenir quand même sur la priorité nationale. Moi, je n'ai pas de questions à vous poser là-dessus. Oui, je sais, je sais, je sais, je sais. Contre tout un plateau. Mais ce n'est pas Ficc Vignal. Non, non, non, non.
Gentiment, mais vous êtes contre gentiment. Juste, ce n
'est
pas le seul élément dans notre politique de logement. Vous le prenez parce qu'il n
'est
probablement pas très consensuel avec la gauche et que ça crée un débat. Mais
Patrick Vignal,
on a mis l'autre
sur la table. Exactement,
mais moi, j'ai beaucoup de maires avec lesquels je discute, mais comme vous, qui nous disent, on est pris en tenaille. Il y a deux injonctions contradictoires. Il y a la zéro artificialisation nette, la loi ZAN, qui nous empêche, grosso modo, de construire sur des nouveaux terrains. Et en même temps, comme dirait l'autre, on doit construire du logement social. Et ils nous disent, c'est complètement impossible. On ne peut pas le faire. Et donc, qu'est-ce qui se passe ? Vous avez les communes riches qui disent, je vais payer une amende, je m'en fous, je n'aurai pas de logement social. Et les communes pauvres qui n'ont pas le choix.
Et donc, vous participez, et je sais que ce n'était pas l'objectif, mais c'est le résultat, à la ghettoïsation du logement social en ayant voulu faire l'inverse.
Alors nous,
qu'est-ce qu'on dit ? SNU ZAN, on arrête. Voilà,
ça relancera le bâtiment, ça relancera le logement. J'ai quand même plusieurs questions assez concrètes. Je peux le dire une fois. Attendez, attendez, s'il vous plaît,
s'il vous plaît,
s
'il
vous
plaît, j'ai quand même, sur la mesure qui est annoncée par Marine Le Pen, qui dit bien qu'elle propose de garantir à tous les Français, à tous les
Français, un
droit au logement social, s'il rentre
dans les critères,
évidemment. Concrètement, qui n'aurait plus accès à ces logements ?
Qui,
aujourd'hui, y a accès et qui n'y aurait plus accès demain ?
Alors, tous ceux qui, aujourd'hui, occupent un logement social continueront à occuper
leur logement social. Vous n'expulsez personne
? Personne n'est expulsé de son logement. Excusez
-moi, M. Alizio a dit
le contraire. Sur votre plateau,
il a dit à
la fin du bail... Ah, écoutez, je l'ai écouté.
À la fin du bail, on les
exclut. Non, attendez.
Je m'en soutiens. Allez-y, Laurent Jacoboli.
Une loi, elle n'est pas rétroactive. Donc, quand vous avez occupé votre logement, au moment où vous l'occupez... Attendez, je termine. Après, vous me direz que vous n'êtes pas d'accord. Vous avez signé, vous étiez légalement, vous remplissiez les critères. Il
n
'y a aucune raison que vous ayez à supporter un changement de loi. Il n
'y a
pas une police de la... Absolument pas.
Un
nouvel logement est proposé.
On
regarde tous les dossiers. Si une personne en situation régulière ou étrangère qui occupe un travail, qui remplit les critères, est seule candidate,
elle
peut avoir le logement. En revanche, s'il y a deux dossiers
équivalents, l
'un porté par une personne de nationalité française,
l
'autre porté par une personne de nationalité étrangère, la personne de nationalité française est prioritaire. Excusez-moi, qu'il y ait un petit avantage à être français en France n'est pas quelque
chose... Je reprends votre exemple, Laurent
Jacobelli. Vous dites, imaginons un logement mis à la location, un logement achève mis à la location, s'il n'y a qu'une seule personne, locataire, candidat, et qu'il est étranger, il aura le logement. Ça n'arrive jamais.
Ça n'arrive jamais. Vous avez des centaines de personnes. Ça n
'arrive jamais.
Eh bien,
donc... Ce n'est jamais le
cas.
Mais une fois encore, tout se place dans une politique globale. Vous
avez bien compris que nous allons réduire
l'immigration. Vous
avez bien
compris que nous allons faire en sorte que les Français aient le droit à l'accès à la propriété. Et donc, un Français qui occupera un logement social, qui paiera un loyer, au bout d'un certain nombre d'années, il pourra acquérir son logement, les loyers précédemment payés... –
Et j'ai une autre question. – Ce qui est déjà le bruit, hein. – Attendez, et
j'ai une
autre question. – Ça marche pas très bien, il n
'y
en
a que 12 000 par an. Ce qui veut bien
dire que le système a grippé.
–
Laurent Jacobéli,
j'ai une autre question. Laurent Fabius, ancien président du Conseil constitutionnel, en étant 2024, dit ceci. Je me bornerai à dire, puisque c'est constant, que la préférence nationale appliquée de façon systématique est contraire à la Constitution.
–
Exactement. – C'est pour ça...
– Que vous avez la changé. – Que nous allons proposer un référendum. –
C
'est pour ça qu'il ne
faut
pas s'inquiéter, ce sera une décision des Français sur notre projet de loi immigration, dans lequel la priorité nationale sera intégrée, pour le logement notamment.
–
Vous
passerez par l'article 11 ?
–
Et donc, vous êtes tellement prévisible. Et donc, évidemment, la Constitution sera changée, puisque la voie du peuple est supérieure au Conseil
constitutionnel.
– Vous êtes d'accord pour dire qu'aujourd'hui, c'est contraire à notre Constitution ?
– Voilà. – Aujourd'hui ? –
C
'est contraire aux
règles européennes
? – C'est pour ça que nous proposons ce référendum.
– Mais vous le faites comme on se référendum.
–
Mais
une fois encore. –
Non, vous ne vous répondez pas, là. –
Je vais vous répondre, mais une fois encore, aux Pays-Bas, qui ne sont pas une dictature aujourd'hui, au Royaume-Uni, mais ça existe. Le problème, c'est qu'on est les seuls où la nationalité française ne crée
aucun avantage par rapport aux étrangers. – Sauf que le sujet a le béni. – Même en matière de soi, c'est quand même fou. – Mais
d'ailleurs, il
y
a préférence nationale ou priorité nationale, parce qu'il n
'y
a que les Français qui ont le droit de vote, il n
'y
a qu'eux qui peuvent entrer dans l'administration, il n
'y
a qu'eux qui peuvent exercer
un certain nombre de métiers. – Ce n'est pas complètement fou. – Parce que la vraie question,
c'est ça.
– Comme le général de Gaulle,
comme quand le général de
Gaulle a changé
la constitution
avec l'article
11. – Mais comme toujours, en fait, ce sont des mesures pour reprendre vos fondamentaux xénophobes.
– Je suis désolée. – Vous avez que ça à dire. – Oui,
je le dis,
parce que pour moi, c'est
contraire
au contraire
au
contraire au contraire. – M. Jaco Béby, non, 30% des médecins
à Montpellier, 30
% des médecins sans de l'immigration, s'il vous plaît. – S'il vous plaît, des gens qui participent à notre vie, à
notre économie, vous allez les mettre au banc de la société.
–
Nous voulons, nous voulons,
nous voulons. –
C'est votre projet.
– Nous voulons, moi,
madame,
j
'en ai marre de recevoir dans ma permanence des Français qui sont à la rue parce que le logement social...
– Et moi, j'en ai dit, alors qu
'ils participent à notre économie et qu'ils sont pleinement intégrés pour
construire
le
logement
du monde. – Je défend la fondamentale nationale,
monsieur le logement du
logement.
– Merci d
'avoir été en direct avec nous ce soir sur ce plateau pour ce débat correct, toujours, malgré
tout, évidemment.
Merci à toutes et à tous. Dans un instant, Alain Bauer avec nous, à tout de suite.
Laurent Jacobelli