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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 15 septembre 2026 67 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesTravail & emploiImmigration & asile

LAURENT JACOBELLI est face à HENRI GUAINO et DIEYNABA DIOP dans BFM GRAND SOIR !

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 24 %Attaque 56 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:46OuverteÉludée

    Les retraités doivent-ils faire un effort ? Ou est-ce du racket organisé ?

  • 0:57RelanceRéponse directe

    Henri Guénaud, vous réagissez immédiatement.

  • 1:05FerméeRéponse directe

    Laurent Jacobelli, le racket, ça vous va ?

  • 1:27FerméeÉludée

    Est-ce tabou de toucher aux retraites en France ?

  • 3:47OuverteRéponse directe

    Un quart des dépenses de l'État vont vers les retraites et on ne devrait pas y toucher.

  • 6:44RelanceRéponse directe

    J'ai plusieurs pistes pour vous : gel des pensions, suppression de l'abattement de 10%, augmenter la CSG. Vous dites non à tout ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40PrésentateurFait
    « Le gouvernement veut faire 6 milliards d'économies sur les retraités pour le budget de l'an prochain. »
  • 1:03Invité politiqueFait
    « C'est du racket. »
  • 1:37Invité politiqueFait
    « On voit bien que le gouvernement a sorti la tondeuse et il désigne le mouton. Cette fois-là, le mouton, c'est le retraité. »
  • 2:01Invité politiqueFait
    « Parce que nous avons mal géré, nous les macronistes, parce que nous avons envoyé la France dans le mur, parce que nous sommes surendettés, que nous ne savons pas gérer le Trésor national, eh bien vous allez payer. »
  • 4:29Invité politiqueFait
    « La porte-parole du gouvernement rajoute qu'aucune retraite ne va baisser, mais si vous n'indexez plus les retraites... »
  • 5:13Invité politiqueFait
    « C'est ce qu'on appelait entre les deux guerres la politique de la déflation. »
  • 7:01InvitéFait
    « On fait des réformes régulièrement pour ajuster le régime des retraites à notre allongement de la durée de la vie, aux besoins de financement. »
  • 7:36InvitéFait
    « Le Premier ministre, qui a accepté de manger son chapeau, de détricoter une réforme des retraites qui avait été faite deux ans avant par un de ses prédécesseurs, c'est honteux. »
  • 12:05PrésentateurChiffre
    « Les statistiques de l'INSEE vous disent que, par exemple, pour 2026, il y aura une baisse du niveau de vie. »
  • 13:12InvitéChiffre
    « Le patrimoine des retraités est supérieur de 30%. »
  • 16:10Invité politiqueChiffre
    « En 2026, les dépenses de l'État, c'est 500 milliards de plus qu'à l'arrivée de M. Emmanuel Macron à la présidence de la République en 2017. »
  • 25:48Invité politiqueChiffre
    « On a demandé la taxe Zuckman qui permettait effectivement de financer un certain nombre de choses. »
  • 26:14Invité politiqueFait
    « Il y a des retraités qui sont prêts à faire ça aussi, vous le savez. »
  • 26:24Invité politiqueFait
    « À 4 000... On peut se poser la question du seuil. Mais à 2 000 euros, non. »
  • 28:25Invité politiqueFait
    « La question sociale, elle est explosive dans ce pays. »
  • 28:47Invité politiqueFait
    « Même quand on parle de l'immigration, la question de l'immigration, et notamment pour les électeurs du RN, est une question sociale, plus encore qu'identitaire. »
  • 29:07Invité politiqueFait
    « le Front National avait récupéré les anciens électeurs du Parti communiste, le jour où le Parti communiste avait abandonné la question migratoire. »
  • 29:35Invité politiqueFait
    « Arrêter la guerre en Ukraine et arrêter la guerre dans le Golfe. »
  • 30:09Invité politiqueFait
    « il y a un transfert de pouvoir d'achat du consommateur vers le producteur. Voilà, c'est l'histoire des chocs pétroliers. »
  • 33:10Invité politiqueChiffre
    « Dans les 2,20 euros dont on a parlé tout à l'heure, il y a la moitié qui va à l'État, dont deux augmentations de taxes dues à Édouard Philippe. »
  • 33:57Invité politiqueChiffre
    « 1560 milliards de prélèvements chaque année. 1710 de dépenses. »
  • 35:08Invité politiqueFait
    « Est-ce qu'on est capable d'expliquer à nos amis américains que c'est bon, ils mettent un bordel immense dans le monde entier ? »
  • 36:52Invité politiquePromesse
    « On peut en avoir d'autres. C'est de baisser la TVA sur les énergies, donc notamment l'essence, de 20 à 5,5%. »
  • 37:00Invité politiqueChiffre
    « Ça ferait un litre à 1,84. »
  • 41:28Invité politiqueChiffre
    « Le vrai débat, la désindexation, c'est 6 milliards. Les avantages fiscaux, 10%, c'est 6 milliards. »
  • 58:00Invité politiqueChiffre
    « Il n'y a que 100 000 logements sociaux construits par an. »
  • 58:33Invité politiqueChiffre
    « Nous devions construire 500 000 logements. On n'en a construit que 250 000. »
  • 58:51Invité politiqueChiffre
    « La prime rénove, 4 milliards. »
  • 59:12Invité politiqueChiffre
    « Un logement, c'est deux emplois. »
  • 59:27Invité politiqueChiffre
    « Quand je loue mon Airbnb une semaine, c'est 500 euros. Ça fait 2 000 euros par mois. Quand je le loue à quelqu'un, c'est 1 000 euros. »
  • 59:46Invité politiqueChiffre
    « On passait de 25 à 35. »
  • 1:02:14Invité politiquePromesse
    « Tous ceux qui, aujourd'hui, occupent un logement social continueront à occuper leur logement social. »
  • 1:02:35Invité politiqueFait
    « Une loi, elle n'est pas rétroactive. »
  • 1:03:19Invité politiqueFait
    « la personne de nationalité française est prioritaire. »
  • 1:04:36Invité politiquePromesse
    « nous allons proposer un référendum. »
  • 1:05:10Invité politiqueFait
    « aux Pays-Bas, qui ne sont pas une dictature aujourd'hui, au Royaume-Uni, mais ça existe. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli35 %
  • Présentateur14 %
  • ?14 %
  • Henri Guaino12 %
  • Dieynaba Diop11 %
  • Invité7 %
  • Invité 23 %
  • Invité 32 %

≈ 41,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ce soir en direct, tout ceci nous amène à la politique, on reparlera du carburant dans un instant. Mais comme tous les soirs,

0:04
Locuteur

vous

0:04
Présentateur

le savez, tous les débats qui agitent la campagne présidentielle, ça se passe ici sur BFM TV. On reparlera du carburant, de la colère des Français, des Français qui ne se supportent plus entre eux. On atteint des niveaux de détestation record avant la présidentielle, entre blocs. On va en parler ce soir avec Laurent Jacoveli. Bonsoir et merci d'être là, député du Rassemblement National, avec Diana Badiop. Bonsoir, député des Yvelines, porte-parole du Parti Socialiste, avec Henri Guénaud. Bonsoir, merci beaucoup d'être là. Encinq conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, Anne-Saura Dubois, Yves Tréa, Elisa Hadef. À mes côtés, d'abord, c'est le chiffre et le débat du jour.

Regardez le chiffre, 6 milliards, c'est confirmé. Le gouvernement veut faire 6 milliards d'économies sur les retraités pour le budget de l'an prochain. C'est notre premier débat, les retraités doivent-ils faire un effort ? Ou est-ce du racket organisé ? La racket, c'est le patron du PS qui a utilisé ce mot. Il y a plusieurs pistes, je préciserai les choses dans un instant. Oui Henri Guénaud, vous rajoutez tout de suite. Non, moi aussi, le racket.

1:00
Locuteur

Ah, le racket, ça

1:00
Présentateur

vous va comment

1:00
Henri Guaino

?

1:01
Locuteur

Oui,

1:01
Henri Guaino

ça me va, je dis ça depuis déjà très longtemps. Oui, c'est du racket.

1:04
Présentateur

Je sens que ce débat va vite se terminer. Laurent Jacobelli, le racket, ça vous va

1:06
Locuteur

?

1:06
Présentateur

All-Doc, ça passe

1:08
Locuteur

aussi. All-Doc,

1:08
Présentateur

Yann Abadiop ? Je suis d'accord avec mon

1:10
Locuteur

premier

1:11
Dieynaba Diop

secrétaire, c'est du racket.

1:12
Présentateur

Je précise que le camp présidentiel, le camp du gouvernement, sera tout à l'heure représenté par Patrick Vignal, qui le rejoindra dans un instant. Non, mais ça veut dire, Laurent Jacobelli, qu'il y a, comment dire, on ne peut pas

1:22
Locuteur

toucher

1:24
Présentateur

aux retraites et aux retraités en France. C'est tabou. Il n'y aura jamais aucun effort demandé aux retraités, ou plus jamais aucun effort demandé aux retraités. Je vais plutôt tourner les choses comme ça.

1:33
Locuteur

Mais

1:33
Laurent Jacobelli

ce n

1:33
Locuteur

'est

1:33
Laurent Jacobelli

pas une question de tabou. On voit bien que le gouvernement a sorti la tondeuse et il désigne le mouton. Cette fois-là, le mouton, c'est le retraité. Pourquoi les retraités ? Ces gens ont travaillé toute leur vie, parfois même 39 heures, 40 heures, avant les 35 heures. Ils ont aidé à l'élaboration de notre industrie. Ils ont assuré l'essor de notre économie, quand l'économie était florissante. Et on leur dit aujourd'hui, il y

1:53
Locuteur

a

1:53
Laurent Jacobelli

rupture du deal, rupture de contrat. Finalement, tout ce qu

1:56
Locuteur

'on

1:56
Laurent Jacobelli

vous avait promis, toutes les cotisations que vous avez faites, parce que nous avons mal géré, nous les macronistes, parce que nous avons envoyé la France dans le mur, parce que nous sommes surendettés, que nous ne savons pas gérer le Trésor national, eh bien vous allez payer.

2:09
Locuteur

Mais

2:09
Présentateur

pourquoi

2:09
Locuteur

? Mais

2:09
Présentateur

parce que les caisses sont vides, parce que tout le monde doit faire un effort, parce que les retraités ont envoyé... Je

2:14
Laurent Jacobelli

vais vous dire, les premiers à faire un effort, mais ce sont les membres de ce gouvernement, c'est ce gouvernement macroniste, dans les mauvaises dépenses de l'État. Moi, je ne considère pas que la retraite est une mauvaise dépense. Quand on a bossé toute sa vie, il y a d'autres mauvaises dépenses. Mais pourquoi ce gouvernement refuse de faire l'évidence, taillé dans le gras, du fonctionnement, du millefeuille territorial, de tout ce qui ne fonctionne pas, des agences inutiles, plutôt que de pénaliser des gens qui ont bossé toute leur vie, et dont on ne

2:41
Locuteur

peut

2:41
Laurent Jacobelli

pas dire qu'ils soient riches ? Alors je sais bien que pour certains riches, c'est 2000 ou 3000 euros. Mais enfin, qu'ont-ils fait de mal à part bosser toute leur vie ? Je

2:49
Locuteur

trouve

2:51
Dieynaba Diop

toujours incroyable que ce gouvernement et que la Macronie en général veuillent toujours aller faire les poches,

2:58
Locuteur

ou

2:59
Dieynaba Diop

des retraités, ou alors c

3:01
Locuteur

'est

3:01
Dieynaba Diop

les APL, c'est d'autres choses. Mais par contre, quand il s'agit de taxer les plus riches, là, il n'y a jamais personne. Et donc,

3:09
Locuteur

je

3:10
Dieynaba Diop

ne vois pas pourquoi on va demander à quelqu'un qui est à la retraite, qui a gagné le droit d'être tranquille, qui a cotisé, qui a tous ses trimestres, qui en plus, le plus souvent, aide ses enfants, ses petits-enfants, parce qu'on sait très bien qu'aujourd'hui, c'est souvent les grands-parents qui sont ceux qui permettent d'aller arrondir les fins de mois et qui payent, par exemple,

3:33
Locuteur

parfois

3:33
Dieynaba Diop

des frais d'inscription pour les enfants, etc. Pourquoi est-ce qu'on va les taxer, eux, les retraités ? Oui, c'est du racket, parce qu'il y a d'autres pistes pour justement renflouer les caisses de l'État que celles des retraités. Mais Henri Guéno,

3:45
Présentateur

pardon, mais c'est l'éléphant dans la pièce. Encore une fois, c'est-à-dire qu'on dépense un quart de dépenses de l'État vont vers les retraites et on ne devrait pas y toucher.

3:55
Locuteur

Alors,

3:56
Henri Guaino

d'abord, il y

3:57
Locuteur

a

3:57
Henri Guaino

la manière.

3:58
Locuteur

Bon,

3:59
Henri Guaino

si vous permettez,

4:00
Locuteur

l

4:01
Henri Guaino

'arrogance et le mépris

4:03
Locuteur

de

4:03
Henri Guaino

ce gouvernement et de ce ministre de l'Économie en particulier, quand même, quand le ministre de l'Économie vous dit « Oh, 2000 euros, bon, on n'est pas riches à 2000 euros, mais enfin, on n'est pas à la rue, quoi. » Vous trouvez ça supportable ? Moi, je trouve ça insupportable de mépris et d'arrogance. Ça, c'est la première chose. Et quand, ensuite, la porte-parole du gouvernement rajoute qu'aucune retraite ne va baisser, mais si vous n'indexez plus les retraites... Oui, forcément.

4:33
Locuteur

Si ça ne tipe plus l'inflation...

4:34
Henri Guaino

Mais c'est ce foutre du monde.

4:35
Présentateur

Pardon, c'est ce que dit le Premier ministre, Sébastien Leclerc, il dit « Aucune retraite ne baissera en euros ».

4:40
Locuteur

C'est-à-dire qu'en réalité, vous aurez toujours... Donc, il

4:43
Henri Guaino

se manque du monde. Vous aurez toujours le même montant sur

4:45
Locuteur

votre pension.

4:45
Henri Guaino

Donc,

4:45
Locuteur

il

4:45
Henri Guaino

se manque du monde. Parce que ce qui compte, c'est ce qu'on peut acheter avec ses revenus. Voilà, ça s'appelle le pouvoir d'achat. Bon, donc ça, c'est inadmissible. Cette façon de traiter les gens, cette façon de parler, de présenter les choses est inadmissible. La deuxième chose, moi, je ne suis pas d'accord avec votre façon de présenter les choses. Il faut bien qu

5:03
Locuteur

'on

5:03
Henri Guaino

fasse des efforts, les caisses sont vides. Mais c'est quoi cette politique ? Cette politique, c'est celle qu'on fait depuis des décennies, qui continue à creuser les déficits. C'est-à-dire, c'est quoi ? Je vais être

5:14
Locuteur

très

5:15
Henri Guaino

caricatural,

5:16
Locuteur

mais

5:17
Henri Guaino

c'est ce qu'on appelait entre les deux guerres la politique de la déflation. C'est-à-dire qu'on pense qu'on va redresser la situation en demandant des sacrifices, et même pas des efforts, des sacrifices à tout le monde. Alors, moi, je ne

5:29
Locuteur

suis

5:29
Henri Guaino

pas plus aujourd'hui pour la hausse des impôts que pour la tronçonneuse dans les dépenses. Il y a des choses à... Il y

5:36
Locuteur

a

5:36
Henri Guaino

des gaspillages... Non, mais il y a des gaspillages... Mais les

5:39
Locuteur

gaspillages,

5:40
Henri Guaino

ce n

5:40
Locuteur

'est

5:40
Henri Guaino

pas la tronçonneuse.

5:41
Locuteur

Ni PS,

5:42
Henri Guaino

ni RN ce soir. Voilà. En tout cas, il faut trouver une autre façon de raisonner. Là, on raisonne avec l'approche qu'on parle.

5:49
Locuteur

Et je trouve que... Attends,

5:51
Henri Guaino

je voudrais juste finir pour une fois de raisonner.

5:55
Locuteur

Non, mais

5:55
Henri Guaino

parce

5:56
Locuteur

que... Je me garderais

5:56
Henri Guaino

bien de vous couper. Parce que si on ne raisonne jamais, on n'y arrive pas. Voilà, ce n

6:01
Locuteur

'est

6:01
Henri Guaino

pas possible. Ces politiques-là, vous pouvez avoir des politiques d'austérité ou de rigueur quand vous sortez d'une période d'euphorie. C'est en 1976. Barr, il fait un plan de rigueur. Pourquoi ? Parce que la hausse des salaires a été telle qu'elle a dévoré une bonne partie de la valeur ajoutée et en particulier dévoré les capacités d'autofinancement des entreprises. Alors là, il faut faire un effort. Mais c'est un effort parce qu'on a beaucoup gagné. Parce

6:24
Locuteur

que les salaires ont monté.

6:26
Henri Guaino

Mais là, ce n

6:27
Locuteur

'est

6:27
Henri Guaino

pas le cas. Là, on sort d'une période où tout le monde a fait des sacrifices depuis des décennies. Les Français, ils n'en peuvent plus. La question sociale, elle est explosive. Vous ne pouvez pas vous y prendre comme ça. Et de toute façon, s'y prendre comme ça. Quand on ne sort pas d'une période d'euphorie, ça ne marche jamais.

6:44
Locuteur

Alors j'aurai des pistes dans

6:44
Présentateur

un instant. Et on entendra un défenseur de la désindexation. Yves ? Alors moi, je vais... Vous

6:49
Locuteur

allez défendre la

6:50
Présentateur

désindexation.

6:50
Invité

Non, je trouve absolument irresponsable

6:54
Locuteur

tous

6:54
Invité

les discours politiques que je viens d'entendre. Ah ! Irresponsable

6:58
Locuteur

! Mais

6:59
Invité

attendez, on a fait une réforme.

7:01
Locuteur

Et

7:01
Invité

ce n

7:02
Locuteur

'est

7:02
Invité

pas la première. On fait des réformes régulièrement pour ajuster le régime des retraites à notre allongement de la durée de la vie, aux besoins de financement. Parce qu'il n'y a plus que... Maintenant, il va bien. Il n

7:12
Locuteur

'y a

7:12
Invité

plus qu'un actif pour un retraité. On ne peut pas durer comme ça. Et c'est un manque de logique. Non, mais c'est pas

7:20
Locuteur

le même

7:20
Laurent Jacobelli

débat.

7:20
Invité

Un manque de démagogie. C'est pas le même débat,

7:22
Locuteur

M.

7:23
Invité

Tréhard. C'est

7:23
Locuteur

exactement

7:24
Invité

le même débat.

7:25
Locuteur

Et l'année dernière,

7:26
Invité

le Premier ministre, qui a accepté de manger son chapeau, de détricoter une réforme des retraites qui avait été faite deux ans avant par un de ses prédécesseurs, c'est honteux. Et je trouve absolument honteux que les Français arrivent à vous écouter. M. Tréhard. Non,

7:48
Locuteur

non,

7:48
Invité

non,

7:49
Locuteur

mais

7:49
Invité

laissez, parce que moi j'ai aussi un raisonnement. Donc que vous n'avez pas, parce que malheureusement,

7:53
Locuteur

je trouve que c'est un peu court

7:55
Invité

ce que

7:55
Locuteur

vous proposez.

7:56
Invité

Mais si,

7:56
Locuteur

c

7:56
Invité

'est... Attendez, sincèrement...

7:58
Locuteur

Attendez, Yves,

7:59
Invité

allez-y, et ensuite Laurent

8:00
Locuteur

Jacoveline et Déna Madiop, parce que n

8:02
Invité

'importe où le monde...

8:02
Locuteur

Je termine.

8:03
Invité

Si aujourd'hui, alors que plus d'un quart des dépenses publiques viennent,

8:08
Locuteur

et

8:08
Invité

vous venez de le rappeler, des retraites, et plus d'un tiers en général avec la santé, si là-dessus, on avait travaillé, on faisait des réformes, et si des partis politiques, pour éviter la démagogie qui, elle à l'heure, avaient accepté de faire ces réformes-là, on n

8:27
Locuteur

'en

8:27
Invité

serait pas là aujourd'hui. Et

8:29
Locuteur

aujourd'hui... Attendez, M. Tréhard. Il faut que ça circule.

8:33
Laurent Jacobelli

Il faut qu'on vous réponde, Laurent Jacoveline. M. Tréhard, c

8:35
Locuteur

'est

8:35
Laurent Jacobelli

un autre débat qu'on a eu d'ailleurs mille fois sur ce plateau, vous et moi.

8:38
Locuteur

Et on l'aura encore

8:39
Présentateur

deux mille

8:39
Locuteur

fois d'ici la

8:40
Présentateur

présidentielle.

8:40
Locuteur

Sur la réforme des

8:41
Laurent Jacobelli

retraites. Là, on a un débat d'équilibre des budgets. On ne nous parle pas de réforme des retraites. On nous dit simplement, en l'état actuel, pour combler les déficits, pour payer une dette galopante, on va aller prendre le pacteur. On disait hier, on va taxer la participation, ils y ont renoncé. On va taxer l'épargne, ils semblent y avoir renoncé. Où est le magot ? C'est ça qu'ils se posent comme question. Eux raisonnent, excusez-moi, du jour au lendemain,

9:06
Locuteur

sans vision. Non,

9:08
Laurent Jacobelli

nous

9:08
Locuteur

n'avons jamais été au gouvernement. Vous

9:09
Laurent Jacobelli

êtes responsables.

9:10
Locuteur

Nous n'avons jamais été au gouvernement. M. Tréhard, M. Tréhard, ne vous énervez pas. Mais qu'est-ce qui vous arrive ? C'est tellement sûr. Vous êtes dans l

9:19
Laurent Jacobelli

'absurdité. Non mais d'abord, je ne

9:21
Locuteur

vais

9:21
Laurent Jacobelli

pas vous laisser m'insulter.

9:23
Locuteur

Je

9:23
Laurent Jacobelli

ne

9:23
Locuteur

vais

9:23
Laurent Jacobelli

pas vous laisser dire que vous êtes intelligents et que nous avons une courte vue.

9:27
Locuteur

Je

9:27
Laurent Jacobelli

crois que

9:28
Locuteur

si le système...

9:29
Laurent Jacobelli

M. Tréhard, écoutez-moi. Je crois que si le système que vous défendez était si parfait que ça et si intelligent que ça, on ne serait pas en train de se dire aujourd'hui où est-ce qu'on va aller tondre les Français. Donc ça ne marche pas. Et pourquoi ça ne marche pas ? Parce que l'État, depuis 1975, est incapable d'aller chasser la mauvaise

9:49
Locuteur

défense. Attendez, Laurent

9:49
Présentateur

Jacobéli, j'ai plusieurs pistes pour vous.

9:51
Locuteur

C

9:51
Présentateur

'est-à-dire que gel des pensions, vous dites non. Non. Donc c'est-à-dire que les retraites augmenteraient moins vite que l'inflation. Vous dites non. Suppression de

9:57
Locuteur

l

9:57
Présentateur

'abattement de 10% de bénéficiaux aussi des retraités. Vous dites non. Augmenter la CSG, c'est une troisième piste, pour qu'elle rattrape celle des... Non à tout. Vous dites non à tout aussi, dit la Badiop ? C'est

10:05
Locuteur

-à

10:05
Présentateur

-dire qu'on ne touche pas. On ne touche pas aux retraités.

10:07
Locuteur

Mais

10:08
Dieynaba Diop

c'est...

10:08
Locuteur

20 milliards d'êtres... 20 milliards d'êtres sociaux... Pardon,

10:12
Présentateur

Henri Guélo, ce sont les pistes du gouvernement ?

10:13
Locuteur

Oui, mais... Elles sont mauvaises, mais elles existent. Mais je m'en fiche qu'elles existent. Moi, je ne comprends pas bien le débat là. C'est pas parce qu'elles existent qu'elles sont mauvaises. Attendez, Henri Guélo, je te dis

10:20
Henri Guaino

la Badiop. Non, ce que je veux dire,

10:22
Locuteur

c

10:22
Henri Guaino

'est que ce n

10:22
Locuteur

'est

10:22
Henri Guaino

pas le problème. Le problème de prendre aux uns ou de prendre aux autres et de raser tout le monde ne va pas résoudre le problème.

10:29
Locuteur

Le

10:29
Henri Guaino

problème est de savoir comment... D'abord, si nous produisons assez de richesses pour nous payer les retraites et la santé que nous voulons et l'éducation que nous voulons. Voilà. C'est ça le

10:38
Locuteur

sujet. C'est le seul sujet.

10:39
Henri Guaino

C'est le

10:40
Locuteur

seul sujet. Et donc là, vous n'avez

10:41
Henri Guaino

aucune solution de

10:42
Locuteur

ce genre. Ça, c'est un problème de fond. Ça, c'est pas un problème d'urgence. C'est pas un

10:46
Henri Guaino

problème

10:47
Locuteur

d'urgence. C'est ce que vous allez faire.

10:49
Henri Guaino

Il n

10:49
Locuteur

'y

10:49
Henri Guaino

a pas d'urgence à ce point. Ça ne veut rien dire. Rien. Alors

10:53
Locuteur

que parce que c'est

10:53
Henri Guaino

urgent,

10:54
Invité

vous faites n'importe quoi. Mais sinon, c'est pas grave. On fait peser ça sur les actifs. Comment ? Sinon, on fait peser ça sur les actifs.

10:59
Locuteur

Pourquoi le gouvernement ne fait pas des économies dans les échéances ? Je n'ai pas

11:01
Invité

entendu. Simplement, il

11:02
Locuteur

y

11:02
Invité

a une question de principe. Les salaires ne sont pas indexés sur l'inflation, que

11:06
Henri Guaino

je sache. Alors, les salaires...

11:07
Invité

Pardon.

11:08
Locuteur

C'est pas vrai. J

11:08
Invité

'achève, si vous permettez. Donc,

11:09
Locuteur

ne sont

11:10
Invité

pas indexés sur l'inflation. Vous êtes sur une position de principe qui est tout à fait claire. Vous dites, on ne touche pas aux retraités. Ma question, et je me fais l'avocat du diable en l

11:19
Locuteur

'espace, le

11:20
Invité

diable a moins de

11:21
Locuteur

62 ans et 9

11:22
Invité

mois. C'est jusqu'à quoi ? Le

11:26
Locuteur

diable va vous répondre.

11:27
Invité

Attendez, c'est jusqu'à quand cette idée, on ne touche pas aux retraités ? Parce qu'au moment où il y aura plus de retraités que d'actifs, on

11:32
Locuteur

sera toujours sur cette

11:33
Invité

position de principe. Je vous

11:34
Locuteur

dis,

11:35
Invité

moi, que j'aborde avec un poil d'inquiétude les années qui viennent en tant qu'actifs parce que

11:39
Locuteur

je me dis qu'à un moment, quand il y aura

11:41
Invité

plus de retraités que d'actifs,

11:44
Henri Guaino

comment on va payer ça

11:45
Locuteur

? Eh

11:45
Henri Guaino

bien, on va produire. Et si on ne produit pas, tout le monde va s'appauvrir. Mais c'est la seule question. Je vais vous répondre. Premièrement, vous me dites, les salaires ne sont pas indexés. D'abord, grosso modo, ils montent à peu près comme l'inflation.

11:58
Locuteur

Oh

11:58
Invité

là là ! Vous pensez vraiment ? Oui,

11:59
Locuteur

oui. Je ne pense pas.

12:01
Invité

Je pense que les

12:02
Locuteur

gens dans la rue, ces

12:04
Invité

prochains jours, vous diront que non.

12:05
Présentateur

Les statistiques de l'INSEE vous disent que, par exemple, pour 2026,

12:07
Locuteur

il y aura une baisse du niveau de vie. Ah oui,

12:08
Présentateur

clairement.

12:09
Locuteur

Jusqu'à présent,

12:10
Henri Guaino

si vous regardez sur

12:11
Locuteur

10 ans, 20 ans,

12:12
Henri Guaino

les salaires, ils augmentent. Non,

12:14
Locuteur

non, non. Non, pardon. Le paradoxe, pardon. Allez-y, Reguilleur. Le paradoxe,

12:20
Henri Guaino

c'est qu'avant, les retraites étaient indexées sur les salaires. Et qu'un jour, on a dit, ah non, non, ça ne va pas, ça va trop vite. Et on les a indexés sur les prix. Le résultat, regardez les projections du corps, le résultat, c'est que la baisse de la part des retraites dans la valeur ajoutée, elle va diminuer. C'est mécanique. Voilà. Donc, la richesse relative ou le pouvoir d'achat relatif des retraités va baisser. Voilà. C'est mécanique. Et c'est le fruit de cette réforme qui est passée de l'indexation sur les salaires à

12:54
Locuteur

l'indexation

12:56
Henri Guaino

sur les prix.

12:57
Locuteur

Parce que ce n'est pas du tout un avantage.

12:59
Invité

Le corps dit justement qu'aujourd'hui en France, le patrimoine des retraités est supérieur de 30%. Je voudrais que

13:05
Locuteur

c'est

13:05
Invité

normal.

13:06
Locuteur

Mais bien sûr. C'est normal. Mais bien sûr. C'est normal. Je voudrais que la normative a rendu

13:11
Invité

hommage récemment qui s'appelle Édouard Balladur.

13:13
Locuteur

Vous allez dans mon sens. Il n'y a pas de souci.

13:15
Invité

Il n'y

13:16
Locuteur

a

13:16
Invité

pas

13:16
Locuteur

de

13:16
Présentateur

souci.

13:17
Locuteur

Il n

13:18
Présentateur

'y a

13:18
Locuteur

pas de

13:18
Présentateur

souci. de la désindexation. Il y en a. Il était tout à

13:22
Locuteur

l

13:22
Présentateur

'heure sur notre plateau.

13:22
Locuteur

C

13:22
Présentateur

'est l'ancien ministre de l'économie, Bruno Le Maire.

13:25
Invité

Un champion. Les

13:26
Locuteur

seules

13:26
Invité

décisions immédiates

13:28
Locuteur

qui

13:28
Invité

sont à la hauteur de la gravité de la situation. C'est la désindexation des pensions de retraite. Je propose un point. Ça vous rapporte 3 à 4 milliards d'euros. Je rappelle juste la désindexation des retraits. Je vous l'ai parfaitement dit tout à l'heure.

13:41
Locuteur

Les

13:42
Invité

salaires ne sont pas indexés. Donc

13:44
Locuteur

les

13:44
Invité

gens qui bossent qui ont un salaire, désolé, eux, ils font comment ? Les rémunérations des fonctionnaires, elles sont gelées.

13:52
Locuteur

Elles

13:52
Invité

ne sont pas indexées. Donc voilà pourquoi il me paraît juste et équilibré aujourd'hui de demander la désindexation de un point des pensions de retraite.

14:00
Locuteur

1

14:01
Présentateur

% de la badiope. 1%. Et ça ne va faire que pour une année ? C'est inacceptable. 1

14:07
Locuteur

%

14:07
Dieynaba Diop

? Ce n

14:07
Locuteur

'est

14:07
Dieynaba Diop

pas une question que c'est inacceptable. Par visiblement, si. Ce n

14:10
Locuteur

'est

14:10
Dieynaba Diop

pas une question que c'est inacceptable.

14:12
Locuteur

Mon

14:12
Dieynaba Diop

problème, c'est que justement, je trouve qu'on ne prend pas le sujet comme il faut.

14:18
Locuteur

C

14:19
Dieynaba Diop

'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous nous dites que parce que la politique qui est celle d'Emmanuel Macron depuis 10 ans est allée dans le mur, que ceux qui étaient les Mozart de la finance ont été dans l'incapacité de tenir justement les objectifs qui étaient les leurs, eh bien, on essaie d'aller trouver

14:41
Locuteur

qui

14:42
Dieynaba Diop

on va aller, on va aller faire les poches de qui. Ah bah tiens, les retraités. La dernière fois,

14:46
Locuteur

c

14:46
Dieynaba Diop

'était moins 5 euros pour les APL. Une autre fois,

14:50
Locuteur

c

14:50
Dieynaba Diop

'était justement, on va geler. Les fonctionnaires,

14:52
Locuteur

ça

14:52
Dieynaba Diop

fait combien d'années que leur indice, il est gelé ? Ça fait combien d'années que justement, leur pouvoir d'achat a diminué ? Il y a encore quelques années quand

15:02
Locuteur

vous étiez... plein la figure, mais pas les retraités. Non

15:04
Dieynaba Diop

mais...

15:04
Locuteur

Tout le monde voit son

15:05
Invité

pouvoir

15:06
Locuteur

d'achat baisser. Est

15:07
Invité

-ce qu'à 2 000 euros, un retraité... Ah non,

15:10
Locuteur

non,

15:10
Invité

mais la question du seuil,

15:11
Locuteur

évidemment... Non mais on va reposer la question du seuil.

15:14
Dieynaba Diop

Mais sincèrement, est

15:15
Locuteur

-ce

15:15
Dieynaba Diop

qu'il faut toujours aller faire les poches de celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie, qui ont déjà, qui continuent justement de contribuer via la CSG, etc., quand d'un autre côté, il y a des gens qui font des profits, qu'il y a des dividendes, etc., et eux... Mais là-dessus, vous n

15:35
Locuteur

'allez

15:35
Dieynaba Diop

pas vous entendre. Là-dessus, vous n

15:36
Locuteur

'allez

15:36
Dieynaba Diop

pas

15:36
Locuteur

vous entendre avec les Rassemblements

15:37
Dieynaba Diop

nationaux.

15:38
Locuteur

On va

15:38
Dieynaba Diop

les inquiéter. Là-dessus, vous n'allez pas

15:39
Locuteur

vous entendre. Non mais moi, je n'ai pas besoin d'être d'accord avec le Front national. Le

15:44
Laurent Jacobelli

problème que nous avons aujourd'hui... Moi, je veux bien qu'on parle de la réforme des retraites. Le problème

15:48
Locuteur

que nous avons aujourd

15:49
Laurent Jacobelli

'hui... Monsieur Tréard, je vais finir une phrase. Je vous sens très nerveuse. Non,

15:52
Locuteur

non,

15:53
Laurent Jacobelli

non. Si. Vous n'êtes pas comme à votre

15:55
Locuteur

habitude.

15:56
Laurent Jacobelli

Non, c'est faux. Le problème, aujourd'hui, c'est que chaque année, on pond des budgets en déséquilibre, que la pression fiscale augmente contrairement au discours officiel, que les dépenses de l'État continuent d'augmenter. Aujourd'hui, en 2026, les dépenses de l'État, c'est 500 milliards de plus qu'à l'arrivée de M. Emmanuel Macron à la présidence de la République en 2017. Quelqu'un peut m'expliquer ce qui va mieux aujourd'hui qu'en 2017

16:20
Locuteur

?

16:20
Laurent Jacobelli

En tout cas, pas l'éducation, pas la santé, pas la sécurité. Donc, clairement, il y a un problème dans l'argent. Donc, il est mal dépensé. D'abord, faisons des économies. Les Français sont des... Je termine ma

16:31
Locuteur

phrase. C'est le

16:31
Laurent Jacobelli

budget.

16:32
Locuteur

Faisons des économies. Vous allez

16:33
Laurent Jacobelli

pas faire des réformes de structure

16:34
Locuteur

maintenant. Faisons des économies.

16:36
Laurent Jacobelli

Le millefeuille territorial dans ma région,

16:38
Locuteur

en France... La seule réforme de structure

16:39
Invité

c'est les retraites, vous l'avez

16:41
Locuteur

vousillé.

16:41
Invité

M. Treyard,

16:42
Locuteur

vous l'avez vousillé. M. Treyard,

16:45
Laurent Jacobelli

personne ne comprend rien. Ben si,

16:46
Locuteur

moi je

16:47
Laurent Jacobelli

comprends.

16:47
Locuteur

Ben si, les

16:48
Laurent Jacobelli

Français... Allez-y, Laurent Jacobéli,

16:49
Locuteur

et après

16:50
Laurent Jacobelli

j'ai deux questions. On a réuni trois régions pour en faire une grande, le Grand Est. Les frais de fonctionnement ont augmenté de 27%. Ça c'est François Holle. C'est les Français... Oui d'accord, c'est les socialistes. Mais les socialistes, LR et centristes ont fait la même politique. Vous avez promis 2 milliards d'économies. Oui, ben c'est 2 milliards en plus. Donc, allons les chercher. Aujourd'hui, il y a 20 milliards pour les aides sociales non contributives aux étrangers. Ben créons un délai avant de leur payer ces indemnités. 20 milliards. Il y a aujourd'hui, et même M. Le Maire le reconnaît, une possibilité de renégocier le budget européen. Il y a 5 milliards à les trouver.

Faisons ces économies de fonctionnement avant de

17:25
Locuteur

mettre des Français dans la

17:26
Laurent Jacobelli

précarité.

17:27
Présentateur

Comment voulez-vous mettre sur la table ces réformes-là dont vous parlez à moins de 8 mois de l

17:33
Locuteur

'élection présidentielle

17:34
Présentateur

alors qu'il y a ce budget à faire dans l'urgence ? C'est-à

17:39
Locuteur

-dire

17:39
Présentateur

que tout ce dont vous parlez là, ça ne fonctionnera pas. Vous

17:42
Locuteur

n'arriverez pas à

17:42
Présentateur

trouver une majorité à l'Assemblée pour faire ce que vous êtes en train de dire.

17:46
Locuteur

Mais vous n'en

17:46
Laurent Jacobelli

trouverez pas non plus pour faire ce qu'est en train de dire le gouvernement.

17:49
Locuteur

Mais

17:49
Laurent Jacobelli

alors

17:49
Présentateur

justement, je précise encore les pistes. Votre patron, patron du Parti Socialiste, Olivier Faure, qui est candidat lui aussi à la primaire, enfin candidat à la primaire et donc à la présidentielle, dit, les retraités, on n'y touche pas, mais peut-être y a-t-il une marge pour les plus aisés au-delà de 4 000 euros. Est-ce que là,

18:07
Locuteur

il

18:08
Présentateur

y

18:08
Locuteur

a

18:08
Présentateur

la même position de principe

18:09
Locuteur

? C'est-à-dire que

18:10
Présentateur

même au-delà de 4 000 euros, on

18:12
Henri Guaino

n'y touche pas, Henri Guéno ? Non, mais je ne

18:13
Locuteur

veux

18:13
Henri Guaino

pas y toucher, pas puisque je veux toucher au salaire des fonctionnaires ou au salaire en général. D'ailleurs, je vais vous rassurer, moi je suis pour l'indexation des salaires. Sur l'inflation. Hein ? Sur l'inflation. Mais c

18:24
Locuteur

'est cohérent. Oui, sur l'inflation. Pour le coup, c'est cohérent. Sur l'inflation.

18:26
Henri Guaino

Et alors, ce n

18:26
Locuteur

'est

18:26
Henri Guaino

pas un truc de gauche, je préfère prévenir

18:29
Locuteur

d'abord les critiques.

18:33
Henri Guaino

L'indexation, ce

18:33
Locuteur

n'est pas une idée de

18:34
Henri Guaino

gauche. L'indexation,

18:35
Locuteur

elle

18:35
Henri Guaino

a été défendue en France par Maurice Allais qui n

18:37
Locuteur

'était

18:37
Henri Guaino

pas un homme de gauche. Elle a été défendue aux Etats-Unis par Milton Friedman, le type le plus honni de tout ce que la gauche du monde peut compter comme antilibéraux. Donc, ça n'a rien à voir. Le sujet, c'est que quand vous n'indexez pas et quand ça ne

18:51
Locuteur

se

18:51
Henri Guaino

fait pas tout seul, eh bien, en fait, c'est une sorte d'escroquerie.

18:56
Locuteur

C

18:56
Henri Guaino

'est-à-dire que vous embauchez des gens sur un pouvoir d'achat et ensuite, ils se retrouvent avec un pouvoir d'achat amputé. C'est-à-dire, en réalité, un salaire amputé. Bon, dans une société libérale et salariale, le salaire, il ne baisse pas quand... C'est vraiment en dernier en sort.

19:14
Locuteur

Ah ben si, parce que ça

19:14
Invité

dépend de la politique du gouvernement.

19:16
Locuteur

Je suis désolé. S'il y a une

19:17
Invité

politique qui est complètement démentielle et

19:19
Locuteur

irréfléchie... C'est pas démentiel, ça. C'est pas démentiel. Le risque

19:23
Henri Guaino

économique, normalement, il ne porte pas sur le salarié, sauf quand tout s'effondre. Voilà, quand on a une récession, une dépression, etc. Mais c'est faire porter le risque sur les salariés ou sur les malades quand on veut dérembourser.

19:35
Locuteur

Pourquoi ? Alors, là, je m'inscris en faux

19:38
Henri Guaino

sur l'augmentation des dépenses. Mais, par exemple, les dépenses de santé, eh bien oui, elles augmentent. Elles augmentent à cause du vieillissement,

19:44
Locuteur

elles

19:44
Henri Guaino

augmentent à cause

19:45
Locuteur

de la réapparition et de la généralisation des maladies

19:47
Henri Guaino

infectieuses. Elles augmentent parce que la malbouffe a créé aussi, a multiplié les cancers, etc. Donc, elles augmentent naturellement et la population a augmenté. Les dépenses de l'État, elles ont augmenté. On me dit, il

19:58
Locuteur

y a

19:58
Henri Guaino

un million de fonctionnaires en plus depuis 1997. Donc, ça fait 28% d'augmentation. Très bien. Là-dessus, vous avez 18% d'augmentation de la population et 10% d'augmentation qui viennent du fait qu'on a baissé de 10% le temps de travail. 10 plus 18, ça fait 28. Donc, voilà. Pour vous, il n

20:13
Locuteur

'y a

20:13
Henri Guaino

pas de scandale là ? Il n

20:14
Locuteur

'y

20:14
Henri Guaino

a pas de scandale. Il y a toujours une marge, il y a toujours des gisements d'économie. Ça se fait au cas par cas. Ça se fait en gérant tous les jours, au mieux. Mais ce n

20:25
Locuteur

'est

20:25
Henri Guaino

pas avec une tronçonneuse, ce n

20:28
Locuteur

'est

20:28
Henri Guaino

pas avec un rabot. Mais personne ne parle de tronçonneuse. Non, mais moi, j'en parle. On parle de

20:31
Locuteur

rigueur dans la gestion. Rigueur dans la gestion,

20:35
Henri Guaino

oui, mais pensez qu'on

20:37
Locuteur

va trouver et mettre une règle d'or. Mettre une règle d'or. Non, mais ça, c'est la première chose. Non, c'est pas la première chose. On

20:44
Invité

mélange tout. Si vous permettez. Non, non, mais si on mélange tout, on ne

20:48
Locuteur

va

20:48
Invité

pas s'y retrouver. Là, il y a un budget qui doit être étudié. Ce budget interdit maintenant toute réforme de structure, de règle d'or, tout ça. Qu'est-ce qu'on fait pour ce budget pour qu'il passe alors que Mme Le Pen, quand il date à l'élection présidentielle, a dit qu'a priori, elle ne le sanctionnerait pas. Mais alors justement,

21:10
Locuteur

attendez, il faut

21:10
Invité

préciser.

21:11
Locuteur

Il faut préciser. Tous

21:15
Invité

les discours qui consistent à dire qu'il faudrait faire ci, il faudrait faire ça, réformer ça.

21:21
Locuteur

C

21:21
Invité

'est hors sujet parce que ce n

21:22
Locuteur

'est

21:22
Invité

pas pour le budget.

21:23
Locuteur

Oui, mais attendez,

21:24
Présentateur

Yves. Alors justement, on va préciser les choses. Marine Le Pen, effectivement, ce week-end, avait l'air d'être plutôt, comment dire... Accommodante. Accommodante. Merci pour le terme vis-à-vis de ce budget qui arrive. Imaginons que le gouvernement s'obstine et aille effectivement vers un effort réclamé aux retraités. Qu'est-ce que vous faites

21:40
Locuteur

? Là, c'est l'ignore rouge.

21:43
Présentateur

Là, c'est censure.

21:44
Laurent Jacobelli

Je vais vous répondre. Marine Le Pen, elle a dit quoi ce week-end ? Elle a dit on espère arriver au pouvoir à partir de mai 2027 et pour nous, ce sera beaucoup plus simple de faire un budget corrigé qui ressemblera à notre programme que de repartir d'une feuille blanche, faire six mois d'études de budget et préparer en même temps le budget de

22:01
Locuteur

l

22:01
Laurent Jacobelli

'année d'après. Pour le coup, ce serait techniquement compliqué pour tenir...

22:05
Locuteur

Donc,

22:05
Laurent Jacobelli

mieux

22:05
Présentateur

vaut voter un budget à

22:06
Locuteur

l

22:06
Présentateur

'automne maintenant ?

22:07
Locuteur

Qui

22:07
Laurent Jacobelli

soit pas inacceptable en sachant que ce sera provisoire et que toutes les cartes seront rebattues après l'élection de la présidente ou du président de la République prochain

22:15
Locuteur

?

22:15
Laurent Jacobelli

Mais il y

22:15
Locuteur

a

22:15
Laurent Jacobelli

des lignes rouges. Si ce budget engendre des dépenses ou des impôts supplémentaires pour les années qui viennent, c'est-à-dire que nous

22:23
Locuteur

engagent... Que vous avez vu au

22:24
Invité

précédent budget. Nous

22:25
Locuteur

ne le ferons pas.

22:26
Laurent Jacobelli

Et si jamais les impôts augmentent... Ben oui. Est-ce qu

22:30
Locuteur

'ils

22:30
Laurent Jacobelli

ont voté ? Ou si on touche au pouvoir d'achat des Français, ce sont deux lignes rouges. Donc, on ne s'interdit rien...

22:36
Locuteur

Sans

22:37
Laurent Jacobelli

seuil.

22:37
Locuteur

Il

22:38
Invité

n

22:38
Locuteur

'est

22:38
Invité

pas question de seuil.

22:39
Locuteur

Si à partir d

22:40
Invité

'un certain montant de retraite, il y a des indexations, quel que soit le seuil,

22:44
Locuteur

vous censurez.

22:44
Henri Guaino

C'est un principe, oui. Oui, voilà, c'est un principe. Aujourd

22:48
Locuteur

'hui...

22:48
Invité

Même pour les retraités les plus aisés, vous censurez.

22:51
Locuteur

Mais

22:51
Laurent Jacobelli

c

22:51
Locuteur

'est

22:51
Laurent Jacobelli

quoi les retraités Nous partons du principe... Justement, c'est un seuil à fixer.

22:55
Locuteur

Nous

22:55
Laurent Jacobelli

partons du principe que s'il n'y a pas d'abord une recherche d'économie dans le budget de l'État et il y a des économies à trouver, même sans faire de grandes réformes, il y a vraiment des dépenses somptuaires, on peut

23:03
Locuteur

en citer. Et vous les connaissez comme moi. C'est vrai

23:06
Henri Guaino

dans toute organisation. Absolument. C'est là d'être particulièrement grande.

23:09
Locuteur

Là, c'est un peu grand et puis c'est notre argent. Mais vous en faites que ça nous concerne. Mais si vous

23:12
Henri Guaino

en faites... Attendez, je vous

23:13
Locuteur

en

23:13
Henri Guaino

faites une seconde. Si vous en faites quelque part, vous serez obligés de les remettre ailleurs parce que les besoins, ils sont énormes. Oui, mais il

23:19
Locuteur

y

23:19
Henri Guaino

a de l'argent par... On

23:20
Locuteur

peut en parler. Il faut faire des économies et des agences régionales

23:23
Laurent Jacobelli

de santé. Mais OK. Donc nous,

23:25
Locuteur

il

23:25
Laurent Jacobelli

y a des lignes rouges qu'on ne peut pas accepter. Si ces lignes rouges ne sont pas dépassées, que le budget est un budget moyen, sans odeur, sans saveur et sans conséquences et qu'on peut le changer en mai prochain,

23:39
Locuteur

pas

23:39
Laurent Jacobelli

de raison qu'on s'oppose. Donc voilà.

23:40
Locuteur

On est ouvert

23:41
Laurent Jacobelli

à tout.

23:41
Présentateur

Même avec un déficit de 5, 6%

23:44
Locuteur

? Non, mais on sera vigilant là-dessus, bien sûr. On sera vigilant

23:46
Laurent Jacobelli

là-dessus parce que le déficit d'aujourd'hui, c'est les impôts de demain. Il faut pas mentir. Et nous, on ne veut pas...

23:52
Locuteur

Vous avez à travers... Juste une chose. Vous voyez

23:53
Invité

les économies, vous, là,

23:54
Locuteur

déjà,

23:54
Invité

tout de suite, sur... Le 7 octobre. Oui.

23:56
Laurent Jacobelli

Marine Le Pen présentera... Ah oui,

23:58
Invité

125 milliards ! Mais vous savez, ce chiffre... Ça, c'est curieux.

24:01
Locuteur

Non, non, c'est pas curieux. Je vais

24:02
Laurent Jacobelli

vous expliquer. Le ministère des Finances et de

24:05
Locuteur

l

24:05
Laurent Jacobelli

'économie a demandé une étude à une de ses antichambres qui a dit que pour pouvoir payer notre dette sans endetter de nouveau de manière dangereuse notre pays, il faudrait, sur le budget actuel, trouver 125 milliards d'économies par an. Nous, on s'est fixé cet objectif et je vais vous le dire, on les a trouvés. Pas la première année, hein. Il faut le temps... En année 3, 4. Voilà.

24:27
Locuteur

C'est plutôt dans les 3, 4.

24:28
Laurent Jacobelli

Exactement. Ce serait

24:29
Locuteur

25 milliards

24:31
Présentateur

la première année

24:31
Locuteur

de

24:32
Présentateur

l'économie. Attendez, juste une précision. Dina Baddia, c'est la même position au PS sur la censure ?

24:37
Dieynaba Diop

Non. Nous,

24:38
Locuteur

on

24:38
Dieynaba Diop

n'a pas la même position. Soyons très clairs.

24:40
Locuteur

Et

24:40
Dieynaba Diop

bien,

24:41
Locuteur

effectivement,

24:41
Dieynaba Diop

il y a des demandes qui vont être faites. Je pense qu'il faut expliquer aux Françaises et aux Français la situation qui va être celle de ce budget. Vous êtes en année présidentielle. Vous avez, ne serait-ce que dans le bloc central, pléthore de candidats. il n'y a aucun chemin où Sébastien Lecornu est en capacité de venir discuter comme il l'a fait l'année dernière avec le Parti socialiste, avec les écologistes, avec les communistes. parce qu'en fait, il n'aura

25:06
Locuteur

aucune

25:08
Dieynaba Diop

majorité

25:09
Locuteur

à

25:10
Dieynaba Diop

l'Assemblée qui lui permettra de négocier quoi que ce soit.

25:13
Locuteur

Personne ne lui pense cadeau.

25:13
Dieynaba Diop

Mais vous pensez

25:14
Locuteur

vraiment que

25:15
Dieynaba Diop

Gabriel Attal ou les troupes de Bruno Retailleau ou même celles de Laurent Wauquiez vont lui faire des cadeaux alors qu

25:20
Locuteur

'ils

25:20
Dieynaba Diop

sont en pleine course présidentielle ?

25:24
Locuteur

Sauf que je ne reprends pas l

25:25
Présentateur

'argument de la range à Kobéli. Si tout le monde espère arriver au pouvoir, on aurait peut-être mis à avoir un budget, même mauvais, plutôt que... Mais

25:30
Locuteur

je ne crois pas

25:30
Dieynaba Diop

que

25:30
Laurent Jacobelli

le PS pense arriver au pouvoir.

25:32
Dieynaba Diop

Ce n

25:32
Locuteur

'est

25:32
Dieynaba Diop

pas le sujet. Moi, ce que je dis, c'est que simplement... Vous ne répondez pas oui ? Mais ce n

25:37
Locuteur

'est

25:37
Dieynaba Diop

pas le sujet. Moi, vous savez, aujourd'hui, ce n

25:39
Locuteur

'est

25:39
Dieynaba Diop

pas mon problème.

25:40
Locuteur

Vous ne demandez pas le retour de

25:41
Invité

l'impôt sur la fortune, par exemple ?

25:43
Dieynaba Diop

Mais le retour de l'impôt sur la fortune, nous, on n'a même pas demandé le retour de l'impôt sur la fortune. On a demandé la taxe Zuckman qui permettait effectivement de financer un certain nombre de choses. Elle

25:54
Locuteur

va revenir à l'actualité.

25:55
Dieynaba Diop

Oui, bien sûr, elle va revenir à l'actualité. Le problème qu'on a,

25:57
Locuteur

c'est que... Ça va faire du bien à l'économie

25:58
Dieynaba Diop

française. Non, mais c'est celles et ceux qui prétendent défendre les Françaises et les Français. Ah ben non, il ne

26:04
Locuteur

faut

26:04
Dieynaba Diop

pas y toucher. Alors que vous avez, justement, dans les très riches, qui ont dit, moi, je suis prêt à contribuer beaucoup plus pour, justement, financer la transition écologiste, nos dépenses de santé. Il y a des retraités qui sont prêts à faire ça aussi, vous le savez. Oui, mais moi...

26:17
Locuteur

On en trouve un qui dit, moi, je suis prêt à contribuer davantage. Mais moi, c'est pour ça qu'on parle socialiste, on vous dit... Ça existe pas beaucoup.

26:24
Dieynaba Diop

À 4 000... On peut se poser la question du seuil. Mais à 2 000 euros, non. Parce qu'on sait très

26:29
Locuteur

bien qu'à 2 000 euros... Moi, je dis qu'il faut se

26:31
Dieynaba Diop

poser la question, qu'on ne

26:32
Locuteur

peut

26:32
Dieynaba Diop

pas

26:32
Locuteur

s'en faire. Olivier Faure

26:32
Dieynaba Diop

a dit 4 000, mais l'orange à comédie ne

26:34
Locuteur

veut

26:34
Dieynaba Diop

pas...

26:34
Locuteur

Il ne faut pas s

26:35
Dieynaba Diop

'interdire de discuter là-dessus. Mais moi, je le dis très clairement, il n'y

26:39
Locuteur

a

26:39
Dieynaba Diop

aucun chemin où Sébastien Lecorn est en capacité de faire de la négociation. Nous, on va faire des propositions. On dira effectivement ce qui, pour nous, n'est pas acceptable. En l'État, lorsque vous démarrez déjà avec... Je commence par...

26:53
Locuteur

Les 6 milliards sur les retraités. Les 6 milliards

26:54
Dieynaba Diop

sur les retraités. Je pense que le chemin va être très compliqué

26:57
Locuteur

pour avoir... C'est pas gagné pour le budget, c'est pas gagné pour le gouvernement. Et j

27:02
Dieynaba Diop

'assume le fait de censurer

27:03
Présentateur

si ça ne

27:04
Locuteur

va

27:04
Présentateur

pas dans

27:04
Locuteur

notre source.

27:04
Présentateur

Vous le savez, tous les soirs, on débat ici. On prend tous les débats qui agitent la présidentielle. Dans un instant, on parlera du logement et de la priorité nationale. Oui. Parce que vous avez écouté tout à l'heure la chronique d'Amélie Rosy qui est revenue là-dessus. On en parlera ensemble de cette priorité nationale que vous souhaitez. Mais d'abord, les carburants. Et à propos de pouvoir d'achat, regardez cette carte. On a pris 5 stations parmi les plus chères de France ce soir. Et on parle là du prix du litre de diesel. On est sur 1 litre de diesel. 2,76€ du côté de Mougins dans les Alpes-Maritimes. 2,80€ à Sossayne dans le Haut-Rhin. 2,80€ aussi à Paris. 2,75€ dans la Manche à Gouvet.

Et Trélasé, on est à 2,99€.

27:44
Locuteur

3€ quoi. C'est bon.

27:45
Présentateur

Ah bah non, 2,99€. Prix psychologique, Yves Tréhars, 2,99€. Évidemment, c'est dans les stations les plus chères. Les moyennes, j'allais les rappeler. Mais je

27:53
Locuteur

ne

27:53
Présentateur

les ai pas sous les yeux. On est à 2,11€, me semble-t-il, pour le 100,95€. Et 2,30€ pour le gasoil. Voilà les moyennes. J'ai bon ou

28:01
Locuteur

pas

28:01
Présentateur

? Oui, chapeau. Je me le

28:02
Locuteur

fais.

28:03
Présentateur

Merci, Lisa Adair. Bonsoir, à demain. Non,

28:05
Locuteur

je plaisante.

28:06
Présentateur

Henri Guénaud, la question que tout le monde se pose depuis quelques jours sur les plateaux, et on va la poser ce soir aussi. Est-ce que tout ça est un carburant pour la colère ? Et un carburant pour la colère qu'on a déjà connue, c'est-à-dire les

28:19
Locuteur

Gilets jaunes, c'est-à

28:19
Henri Guaino

-dire 2019 ? Je ne

28:20
Locuteur

sais

28:20
Henri Guaino

pas si ce sera les Gilets jaunes, les bonnets rouges. La colère, elle est là. La question sociale, elle est explosive dans ce pays. Et ça fait longtemps qu'elle est explosive et que son caractère explosif s'aggrave. Bon, c'est complètement en dehors des débats politiques.

28:36
Locuteur

Il

28:36
Henri Guaino

n

28:36
Locuteur

'y

28:36
Henri Guaino

a pas... Alors, certains en parlent. C'est vrai que

28:40
Locuteur

Mme

28:41
Henri Guaino

Le Pen s'est positionnée aussi sur la question sociale, mais au fond, tout le monde laisse ça de côté. Elle est majeure. Même quand on parle de l'immigration, la question de l'immigration, et notamment pour les électeurs du RN, est une question sociale, plus encore qu'identitaire. Même si la question identitaire est très présente. D'ailleurs, pour ça que le Front National avait récupéré les anciens électeurs du Parti communiste, le jour où le Parti communiste avait abandonné la question migratoire. Donc, la colère, elle est là, elle monte.

C'est pour ça que toute politique qui veut aller taper le pouvoir d'achat des fonctionnaires, le pouvoir d'achat des retraités, le pouvoir d'achat des salariés, d'ailleurs,

29:18
Locuteur

ou

29:18
Henri Guaino

d'une autre, est une politique folle dans la situation dans laquelle se trouve le pays, l'économie et la société. Donc, il faut laisser ça de côté. C'est vrai que là, ça ne fait qu'attiser les choses. Mais sauf que là, on n'est plus dans... Ce n

29:30
Locuteur

'est

29:30
Henri Guaino

pas la décision du gouvernement. Là, c'est la seule chose qu'il faut faire vraiment, qui peut vraiment changer les choses. Arrêter la guerre en Ukraine et arrêter la guerre dans le Golfe. Oui, mais est

29:39
Locuteur

-ce

29:39
Henri Guaino

qu'on a seulement tenté quelque chose ? Non. Alors, voilà, et la conséquence... Vous

29:44
Locuteur

croyez qu'on a les moyens, rigueur de le faire ? On n'a pas

29:46
Henri Guaino

essayé, on ne

29:47
Locuteur

peut

29:47
Henri Guaino

pas se rationner

29:47
Locuteur

les moyens. Je ne pense pas qu'au Moyen-Orient, si vous

29:48
Invité

voulez, entre l

29:49
Locuteur

'Iran et les États-Unis, l'Europe

29:51
Invité

puisse faire

29:51
Locuteur

beaucoup

29:52
Henri Guaino

de choses. Et pourquoi elle n'essaierait pas ? Pourquoi elle n

29:54
Locuteur

'a

29:54
Henri Guaino

pas essayé

29:54
Locuteur

? Elle a essayé, elle essaie ? Non,

29:56
Henri Guaino

elle n

29:56
Locuteur

'a

29:56
Henri Guaino

pas essayé, elle est restée silencieuse, en fait. Bon,

29:58
Locuteur

voilà,

29:58
Henri Guaino

et bon, c'est la seule chose, en fait. Ça peut ne pas marcher, mais c'est la seule chose. Vous savez, quand vous avez besoin d'un produit, vous êtes consommateur d'un produit dont vous avez absolument besoin, et que le prix de ce produit augmente, il y

30:09
Locuteur

a

30:09
Henri Guaino

un transfert de pouvoir d'achat du consommateur vers le producteur. Voilà, c'est l'histoire des chocs pétroliers. Et vous ne pouvez pas l'empêcher. Voilà, donc ça, c'est une ponction sur le pouvoir d'achat global de la nation. Mais là, il est très difficile de trouver une réponse, mais c'est sûr que ça attise encore la colère. Les gens n'en peuvent plus.

30:27
Locuteur

Mais c'est très

30:27
Invité

intéressant, parce que, effectivement, vous voyez beaucoup de causes exogènes,

30:32
Locuteur

et c

30:32
Invité

'est

30:32
Locuteur

vrai.

30:33
Invité

C'est évidemment la guerre en Iran, plus d'ailleurs sur le pétrole que la guerre en Ukraine,

30:39
Locuteur

qui

30:39
Invité

a fait

30:40
Locuteur

augmenter, bien sûr. Elle enlève des capacités de production, ça

30:43
Henri Guaino

continue.

30:44
Invité

Je veux quand même me faire l'avocat du diable de la France et de l'Europe. Non,

30:49
Locuteur

non,

30:49
Invité

mais sincèrement, avec nos petits moyens, alors qu'on n

30:51
Locuteur

'a

30:51
Invité

pas d'armée, il faut le dire. On a une Europe qui n

30:55
Locuteur

'est

30:55
Invité

pas nécessairement très unie. Là, au moins, ils ont essayé de parler d'une seule voix, et sur l'Ukraine, ça ne s'est pas fait en un jour, et sur le Moyen-Orient, non pas pour s'engager au Moyen-Orient, mais pour être en deuxième rideau, et pour essayer d'éviter qu'il y ait une rupture totale des approvisionnements et de la circulation, effectivement, du pétrole. Donc,

31:17
Locuteur

c

31:17
Invité

'est vrai, c'est vrai,

31:18
Locuteur

mais celui

31:19
Invité

qui est le responsable de ça, il faut le dire, et c'est pour ça que ceux qui le défendent en France ou ailleurs, d'ailleurs, sont quand même assez grotesques, c'est Donald Trump. Évidemment que

31:28
Locuteur

c'est lui qui

31:29
Invité

est à

31:30
Locuteur

l'origine de ce désir. On va

31:31
Présentateur

continuer

31:31
Invité

à parler... Je parle pour le Moyen-Orient. Oui,

31:33
Locuteur

oui, on va

31:34
Présentateur

parler... Oui, évidemment, là, Poutine est premier responsable. On va parler de carburant,

31:38
Locuteur

on

31:38
Présentateur

va parler des Gilets jaunes. Je remercie simplement Régionneau d'avoir été avec nous ce soir. Merci beaucoup d'avoir été là. Et on va accueillir Patrick Vignal. On va plus calme. À cette part. Pas

31:48
Locuteur

sûr, pas sûr. Oui, non, je suis pas sûr non plus. Patrick Vignal qui nous rejoint.

31:52
Présentateur

Conseiller politique de Gabriel Attal et ancien député Renaissance. Moi, j'ai une question, Laurent Jacobédi, pour vous. Qu'est-ce que vous dites à ceux qui nous regardent et qui pourraient s'interroger sur qu'est

32:01
Locuteur

-ce

32:01
Présentateur

qu'on fait, est-ce qu'il faut aller manifester, etc. Est-ce que vous leur dites, allez-y, emparez-vous des ronds-points, c'est maintenant, il faut faire ça avant la présidentielle,

32:09
Locuteur

au

32:09
Présentateur

contraire, canaliser toute cette colère que vous pouvez avoir vers les urnes. Qu'est-ce que vous leur dites ? D'abord, je leur

32:14
Laurent Jacobelli

dis, je vous comprends. Voilà. Parce que quand on doit payer pour aller travailler, parce qu'aujourd'hui, certains dépensent plus en essence que ce qu'ils gagnent net à la fin pour aller bosser, c'est un problème. Quand les prix flambent et qu

32:26
Locuteur

'on

32:26
Laurent Jacobelli

est obligé de faire du choix, le choix entre le plein de la voiture et le plein du frigo, on est dans une situation et quand le gouvernement ne vous entend pas quand vous criez, il faut bien que vous agissiez. Donc je vous comprends, mais je ne vous conseille pas. On n'allait pas sur les ronds-points ? En tout cas, ils font exactement ce qu'ils veulent, du moment qu

32:43
Locuteur

'il

32:43
Laurent Jacobelli

n

32:43
Locuteur

'y a

32:43
Laurent Jacobelli

pas de violence. En revanche, il y a dans quelques mois l'élection présidentielle, où on va pouvoir dire au revoir à toute cette équipe, cette équipe qui reste sourde au problème du pouvoir d'achat des Français, cette équipe qui est quand même, disons-le, avec Édouard Philippe, à l'origine de la surtaxation de l'essence, car on parlait effectivement des facteurs exogènes comme les guerres, il y

33:05
Locuteur

a

33:05
Laurent Jacobelli

des facteurs endogènes. Dans les 2,20 euros dont on a parlé tout à l'heure,

33:10
Locuteur

il

33:10
Laurent Jacobelli

y a la moitié qui va à l'État, dont deux augmentations de taxes dues à Édouard Philippe. Donc ça aussi, ça crée la colère. Donc ce gouvernement qui refuse de baisser la TVA, qui ne comprend pas comment marche l'économie, parce que des Français qui consomment moins, ce sont des entreprises qui vendent moins, et donc qui produisent moins, et donc c'est moins de richesse pour la France. On parlait tout à l'heure avec M. Tréhard de manière passionnée et vive des cotisations sociales. –

33:33
Locuteur

Toujours,

33:33
Laurent Jacobelli

virile mais correcte. – Toujours. Pour les retraites, évidemment, ça va baisser les cotisations sociales.

33:38
Locuteur

– Mais ce que vous dites

33:38
Présentateur

à Patrick Vignal, c'est que c

33:39
Locuteur

'est

33:39
Présentateur

de sa faute

33:40
Locuteur

? –

33:40
Laurent Jacobelli

Personnellement, je ne le crois pas, parce qu'il a souvent un regard distancié avec l'action du gouvernement, mais c'est la faute de ses amis…

33:46
Locuteur

– Je ne sais pas si

33:46
Laurent Jacobelli

vous arrive M. Colbelli ce soir. – Je suis honnête, mais c'est la faute de ses amis du gouvernement qui ont laissé pourrir la situation, qui l'ont aggravée et qui aujourd'hui refusent de la corriger. – Patrick Vignal. – 1560 milliards de prélèvements chaque année. 1710 de dépenses. L'épargne,

34:03
Locuteur

c

34:03
Laurent Jacobelli

'est plus de 6500 milliards.

34:06
Locuteur

Je

34:07
Laurent Jacobelli

vais être dur ce soir. Moi, je sens que ça va péter. Vous vous rappelez, je suis venu chez vous pendant les Gilets jaunes. On ne peut pas trouver 300 millions, même si la faute des carburants, ce n

34:16
Locuteur

'est

34:16
Laurent Jacobelli

pas notre faute. Le pouvoir d'achat, c'est Donald Trump. – Attendez, les 300 millions pour faire quoi ?

34:19
Locuteur

–

34:20
Laurent Jacobelli

Parce que pour aider les 77% des gens qui ont des voitures, chez moi, si vous n'avez pas de voiture, vous n'allez pas travailler. Donc moi, je suis désolé. – Et vous,

34:27
Locuteur

c

34:27
Laurent Jacobelli

'est dans les rots ? – Je vais vous dire très franchement, moi,

34:30
Locuteur

je suis

34:30
Laurent Jacobelli

inquiet.

34:31
Locuteur

Moi, je suis très

34:31
Laurent Jacobelli

inquiet, parce

34:32
Locuteur

que

34:33
Laurent Jacobelli

les Gilets jaunes, ce qu'on a connu avec vous, c'était des gens qui avaient envie. Vous savez, j'ai un souvenir d'une mamie, chaque fois, ça m'aime 88 ans, elle traversait un rond-point, elle m

34:42
Locuteur

'a

34:42
Laurent Jacobelli

dit, mais si je me fais écraser, ce n

34:43
Locuteur

'est

34:43
Laurent Jacobelli

pas grave. Parce que je fais les poubelles de chez Lidl, parce que j'ai 600 euros de retraite. Pour ces gens, il faut se battre. Sauf que le problème des Gilets jaunes, c'est que ça finira comment à l'arrivée ? Ça finira avec des black box, ça finira avec une politisation. Et on fait quoi ? On met nos CRS dans la rue, on brûle des préfectures. Donc moi, je pense qu'aujourd'hui, oui, il faut amener une réponse.

35:05
Locuteur

Je

35:05
Laurent Jacobelli

veux bien qu'on dise qu'il faudra électrifier, mais il faut qu'on trouve un moyen. Est-ce qu'on est capable d'expliquer à nos amis américains que c'est bon, ils mettent un bordel immense dans le monde entier ? J'ai cru comprendre que Donald Trump avait demandé déjà à l'Ukraine et à la Russie de ne plus bombarder des trucs. Je ne

35:20
Locuteur

sais

35:20
Laurent Jacobelli

pas, il sera si elle se fera. Mais je pense que, Maxime, on ne peut

35:24
Locuteur

pas se payer

35:25
Laurent Jacobelli

la crise des Gilets

35:27
Locuteur

jaunes. Ça veut dire que

35:28
Présentateur

vous, Patrick Vignal, conseiller politique de Gabriel Attal, vous dites à Sébastien Lecornu, qui est donc du même camp que vous, c'est le moment de ne

35:35
Locuteur

pas

35:35
Présentateur

déconner et il faut trouver de l'argent pour

35:37
Locuteur

aider ces gens-là. Je connais

35:38
Laurent Jacobelli

Sébastien Lecornu,

35:39
Locuteur

c

35:39
Laurent Jacobelli

'est quelqu'un de très habile. Je pense que pour certains, ceux qui en ont vraiment, vraiment, vraiment besoin, il faudra les accompagner.

35:47
Locuteur

Ça veut

35:47
Présentateur

dire des aides ciblées. Ça veut dire que ce n

35:48
Locuteur

'est

35:48
Présentateur

pas ce que réclament, par

35:50
Locuteur

exemple, Laurent Jacobinier et le Rennes, c'est ce qui se passe actuellement. Oui, mais Maxime, le problème, les aides qu'on a faites.

35:55
Laurent Jacobelli

Moi,

35:55
Locuteur

je

35:55
Laurent Jacobelli

n

35:55
Locuteur

'ai

35:55
Laurent Jacobelli

pas honte, je n'ai pas besoin d'un chèque énergie. J'ai les moyens, je veux participer à l'effort national. Je pense qu'il faut les cibler. Et vous savez, qui on veut les cibler ? Avec les préfectures. Il

36:04
Locuteur

y a

36:04
Laurent Jacobelli

la marque, tout se décide à Paris. Il faut que les préfets puissent décider de dire, par exemple, voilà, je vais aider telle personne et telle entreprise. Je suis venu avec un Uber, là. Le gars, il travaille, il fait deux boulots. D'ailleurs, il aimerait tourner au social, mais il m

36:17
Locuteur

'a

36:17
Laurent Jacobelli

dit, je m'appelle Adèle Kader. Ah, ça va être compliqué si le Rennes

36:20
Locuteur

arrive au pouvoir. Ah, ça, c'est le débat qui suit. C'est dans une seconde.

36:22
Laurent Jacobelli

M. Jacobelli.

36:23
Locuteur

Et donc, lui, le

36:24
Laurent Jacobelli

gars,

36:25
Locuteur

il fait deux boulots.

36:26
Laurent Jacobelli

Deux boulots, il fait. Il me dit, moi, je ne pourrais jamais... J'habite, alors je n'en ai pas trop, dans le 91.

36:31
Locuteur

Oui, dans le sol. Il

36:33
Laurent Jacobelli

fait deux boulots, le mec. D'accord ? Et lui, à la fin du mois, c'est 80 euros par semaine de plus d'essence. Mon infirmière, qui vient soigner ma famille, c'est 200 euros de plus par mois. Et j

36:46
Locuteur

'espère qu'on parlera des retraites. Que propose M. Attal ?

36:49
Laurent Jacobelli

Parce que nous, notre proposition, elle est très claire. On peut en avoir d'autres. C'est de baisser la TVA sur les énergies, donc notamment l'essence, de 20 à 5,5%. Pourquoi ? Parce qu'effectivement, ça donnerait un peu de pouvoir d'achat aux Français. Ça ferait un litre à 1,84. Ce n

37:02
Locuteur

'est

37:02
Laurent Jacobelli

pas Hollywood, mais c'est toujours mieux. Et ça leur permettrait de continuer à consommer un peu. Et donc, à maintenir à peu près notre économie. Sinon, c'est le grand effondrement. Je pense que M. Jacobelli,

37:10
Locuteur

il

37:10
Laurent Jacobelli

faut remettre tout à plat. Tout à plat, il n'y

37:13
Locuteur

a

37:13
Laurent Jacobelli

plus rien qui

37:13
Locuteur

va. Non, mais là,

37:13
Invité

on parle du budget.

37:14
Locuteur

Vous avez raison. Non, mais attendez. Mais, frère,

37:16
Laurent Jacobelli

je vous ai écouté. Le budget, il sera voté. Plus ou moins Marine Le Pen

37:19
Locuteur

a dit qu'elle le voterait.

37:21
Laurent Jacobelli

Ah, écoutez.

37:21
Locuteur

Moi, j'ai compris que... Rendez-vous dans quelques

37:23
Laurent Jacobelli

semaines.

37:23
Locuteur

En

37:23
Laurent Jacobelli

fait, vous savez le problème, en fait. Et c'est le choix des oppositions. Je n

37:27
Locuteur

'ai

37:27
Laurent Jacobelli

pas de problème. Moi, j'ai rarement été dans l'opposition dans ma vie. Sauf que dans une opposition, on rase gratuit. Moi, je veux bien. Mais comment vous faites tous les deux la retraite à 62 ans ? Vous, pareil. Alors

37:38
Locuteur

qu'aujourd'hui... Mais c

37:38
Dieynaba Diop

'est 67 ans. Ah,

37:39
Locuteur

pardon. La natalité... Vous ne battez pas. Je suis désolé. La natalité, c

37:43
Laurent Jacobelli

'était... Aujourd'hui, on ferait une réforme des retraites. L'allongement de la vie est supérieur. Ça va coûter 6 milliards de plus avec les retraités qui vivent mieux. Et tant mieux. Comme ça, ils font du sport, ils consomment et ils vivent. Ils le méritent. Et vous avez une natalité qui va être à 1,4. Comment financer ces retraites ? Vous ne

37:59
Locuteur

voulez

37:59
Laurent Jacobelli

pas

37:59
Locuteur

nous répondre sur la baisse du coût de l'essence, c'est fait.

38:02
Invité

Adressez-vous à monsieur.

38:03
Locuteur

Et lui,

38:03
Laurent Jacobelli

il nous propose

38:05
Locuteur

de passer de 20 à 7%. Mais ne parlez pas pour moi. Ne parlez pas pour moi. Et vous

38:09
Laurent Jacobelli

n'avez pas répondu à ma question

38:10
Locuteur

sur la baisse du coût

38:11
Laurent Jacobelli

de l'essence. Mais on va changer le système. Ce n

38:13
Locuteur

'est

38:13
Laurent Jacobelli

pas possible.

38:13
Locuteur

Non, mais

38:13
Laurent Jacobelli

ça,

38:13
Locuteur

c'est trop... Ça veut dire quoi, attendez ? Ça veut dire quoi, ça ? Mais ça veut dire que... Mais vous êtes avec monsieur Attal. Vous n'avez rien changé du tout.

38:19
Laurent Jacobelli

J

38:19
Locuteur

'ai

38:19
Laurent Jacobelli

été élu en 2012. Comment faisaient les ministères Hollande gagner ? On disait au vert 3 ministères. PRG, 1 ministère par an, 5 millions. Vous enlevez 10 ministères, c'est 50 millions d'économies. Et ça, c'est d'autres partout.

38:33
Locuteur

Les agences,

38:34
Laurent Jacobelli

tout.

38:35
Locuteur

Maxime,

38:35
Présentateur

dépensons

38:36
Locuteur

pas, c'est pas cher. Attendez, là, le

38:37
Présentateur

gouvernement, rien que pour l'urgence de budget, il cherche 30

38:40
Laurent Jacobelli

milliards.

38:40
Locuteur

C'est pas que vous gosse 50

38:41
Laurent Jacobelli

millions.

38:41
Locuteur

Mais moi, je

38:41
Laurent Jacobelli

n

38:42
Locuteur

'ai

38:42
Laurent Jacobelli

pas dit le contraire. C

38:43
Locuteur

'est les

38:43
Laurent Jacobelli

retraites qu'il faut changer. Les retraites, si vous

38:45
Locuteur

faites

38:46
Laurent Jacobelli

1 million à l'ADM, 1 million.

38:49
Locuteur

Non,

38:49
Laurent Jacobelli

mais il faut changer tout. Les retraites, ça ne veut pas tenir.

38:53
Présentateur

Je note qu'au-delà, ça veut dire qu'au-delà des aides ciblées dont vous parliez, il n'y a pas d'autre...

38:57
Locuteur

Il y a l

38:58
Laurent Jacobelli

'urgence, mais après, il faut changer

38:59
Locuteur

le système. On

39:00
Présentateur

était sur le carburant. Le carburant, le problème... Il faut qu'on parle de la détestation entre Français dans une seconde.

39:05
Locuteur

En deux secondes.

39:06
Invité

Quand vous voyez les tarifs que vous avez, alors c'est vrai que c'est le haut de la fourchette. Ah oui, oui, c'est le haut de

39:12
Locuteur

la fourchette. Il va falloir que

39:13
Invité

le gouvernement, je pense que les aides ciblées dont M. Vignal parlait, il a raison d'ailleurs, parce que ça ne sert à rien d'arroser tout le monde, mais je pense que ça ne va pas suffire à terme.

39:24
Locuteur

Et

39:24
Invité

dans un

39:24
Locuteur

terme très proche,

39:25
Invité

ça ne va pas suffire. Donc il va falloir probablement une révision de l'échelle fiscale qui pèse sur le carburant. Et le certificat, notamment d'économie d'énergie, ne

39:36
Locuteur

rentre

39:37
Invité

pas, alors certes, dans le budget de l'État, mais il va falloir un geste pour les consommateurs et

39:42
Locuteur

ceux qui

39:43
Invité

sont les premiers

39:43
Présentateur

concernés. Je précise une toute petite chose. J'ai eu ma très chère mère au téléphone ce week-end. Il me disait... C'est intéressant les mamans, elles ont toujours... Elle me disait, je ne peux pas prendre ma voiture pour aller faire mes courses. Pourquoi

39:54
Locuteur

?

39:54
Présentateur

Parce qu'il n

39:55
Locuteur

'y

39:55
Présentateur

a plus d'essence dans les

39:56
Locuteur

stations autour de chez moi. Il n'y avait

39:58
Présentateur

plus d'essence. Début de pénurie. Il y a un peu moins de 10%, me semble-t-il, de stations où il manque un carburant. Effectivement, c'était

40:06
Locuteur

le casse

40:06
Présentateur

-les. Je refais... Attendez,

40:07
Locuteur

il

40:07
Présentateur

faut qu'on

40:08
Locuteur

avance un petit peu. 17

40:08
Laurent Jacobelli

milliards, la crise des Gilets jaunes. Vous vous

40:10
Présentateur

rappelez ? C'est ce que le gouvernement...

40:12
Locuteur

Est-ce qu'on a tout réglé

40:12
Laurent Jacobelli

? Ben non. Alors là, on ne

40:14
Locuteur

peut

40:14
Laurent Jacobelli

pas trouver un peu d'argent pour ceux qui méritent. Mais dites-le

40:17
Locuteur

à l'heure. Mais j'adore, écoutez, M. Vignal, on a l'impression qu'il est dans l'opposition. J'ai la badiop

40:22
Présentateur

pour répondre à Patrick Vignal et ensuite la

40:25
Locuteur

décastation. Il faudra trouver

40:26
Dieynaba Diop

quelque chose. Très bien, il faut trouver quelque chose. Mais sincèrement, aujourd'hui, ceux qui sont dans votre majorité et qui sont dans la majorité sont aux abonnés absents lorsqu'il s'agit de trouver une solution. Enfin, je vous le dis très nettement. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il n'y a pas une seule proposition qui fonctionne pour aider celles et ceux qui sont effectivement des travailleurs pauvres, des gens qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture et qui, aujourd'hui, n'ont pas de mobilité en dehors.

Dans la ruralité, quand vous devez de toute façon faire le dernier kilomètre parce que la première gare se trouve au moins à un quart d'heure en voiture, quand votre plein d'essence, il a doublé, comment vous faites ? – Chère madame,

41:08
Laurent Jacobelli

le problème, c

41:08
Dieynaba Diop

'est qu

41:09
Laurent Jacobelli

'on

41:09
Dieynaba Diop

ne

41:09
Locuteur

peut pas parler… – C'est bien d'avoir des

41:10
Dieynaba Diop

vœux pieux, mais ça

41:11
Locuteur

fait juste 10 ans qu'ils sont en place et qu'ils n'ont rien fait.

41:14
Laurent Jacobelli

– Tout le monde est focalisé pour les présidentielles. Aujourd'hui,

41:17
Locuteur

vous… – Non, là, c'est pas pour les présidentielles, c'est sur le carburant. – Attendez, j'ai écouté

41:19
Laurent Jacobelli

Olivier Faure qui a dit « on ne touchera pas aux retraites ». Pourquoi ? D'abord, les retraités, c

41:23
Locuteur

'est

41:23
Laurent Jacobelli

ceux qui votent le plus, sauf qu'en fait, de vrais débats. C'est pour ça, quand je parle, qu'il faut mettre tout à plat. Le vrai débat, la désindexation, c'est 6 milliards. Les avantages fiscaux, 10%, c'est 6 milliards. C'est là qu'il faut les chercher, je suis désolé. Mais si on dit aux

41:37
Locuteur

retraités… – Ah, pas de l'essence, là. – Non, on parle plus d'essence, on parle des retraités. – Mais c'est pareil, il faut trouver de l'argent. – Oui, mais c'est intéressant

41:42
Présentateur

que vous défendiez justement le

41:43
Locuteur

fait d'aller chercher. – Donc vous financez, on a non taxé les retraités. – Non, je ne vais pas taxer les retraités. –

41:49
Laurent Jacobelli

Donc,

41:50
Locuteur

monsieur Vignal… – On fait

41:51
Laurent Jacobelli

dégraisser l'État, madame. –

41:53
Locuteur

Donc vous

41:54
Dieynaba Diop

êtes

41:54
Locuteur

d'accord ? – On ne travaillera plus longtemps.

41:56
Laurent Jacobelli

–

41:56
Locuteur

On ne

41:56
Laurent Jacobelli

travaillera

41:57
Locuteur

plus longtemps. – Laurent

41:58
Présentateur

Jacobi, d'un mot vraiment, pourquoi on avance ?

42:00
Locuteur

–

42:00
Laurent Jacobelli

Vraiment un mot. Pourquoi il y

42:00
Locuteur

a

42:00
Laurent Jacobelli

de la colère ? Ce n

42:01
Locuteur

'est

42:01
Laurent Jacobelli

pas seulement à cause du prix de l'essence. Parce que depuis des années, on dit aux Français, si vous utilisez votre voiture, vous êtes des pollueurs, ce n

42:08
Locuteur

'est

42:08
Laurent Jacobelli

pas bien. Mais en même temps, on ferme les petites gares dans le milieu rural. On leur dit, on va tout centraliser dans les grandes villes. Vous aurez des hôpitaux géants, des écoles géantes, des administrations géantes. Mais il n

42:19
Locuteur

'y aura

42:19
Laurent Jacobelli

plus rien dans le monde rural. Mais en même temps, ils ne peuvent plus prendre leur voiture pour accéder à ces services publics. Et donc, ils se trouvent pris en tenaille. On a évacué la vie des villages, que ce soit la vie économique, la vie administrative, la vie éducative. Ils se retrouvent avec une voiture diesel, parce que c'était moins cher à l'époque qu'à 15 ans. Et on leur dit, tu vas acheter une voiture électrique à 40 000 euros. Tu vas faire ton plein à

42:40
Locuteur

3 euros le litre. Mais surtout,

42:42
Dieynaba Diop

ne

42:43
Laurent Jacobelli

te plains pas. Eh bien, les Français, au bout d'un moment,

42:45
Locuteur

ils ont l'impression d'avoir été les

42:47
Laurent Jacobelli

prisions du

42:48
Locuteur

discours

42:48
Laurent Jacobelli

officiel d'Emmanuel Macron et de ses prédécesseurs.

42:50
Présentateur

Lise Adem, on parle de colère, notamment autour de ce prix du carburant. Il y

42:54
Locuteur

a

42:54
Présentateur

de la colère, il

42:54
Locuteur

y

42:54
Présentateur

a de la détestation. C'est ce que l'on retrouve dans cette grande enquête, notamment pour le Cevipov, qui a été publié par Le Monde. Plus de 13 000 personnes interrogées. Et ce qui saute aux yeux, c'est la détestation des Français entre eux. C'est-à-dire qu'entre blocs, on se déteste.

43:08
Invité

Entre partisans, entre sympathisants de chaque parti, la question était très simple. Au-delà du programme qu'ils défendent, quelle note donnez-vous aux sympathisants d'autres familles politiques ? Et regardez, ça va de 0 à 10. 0, c'est l'antipathie absolue. Et 10, c'est la sympathie maximale. Sachez donc que les sympathisants de la France Insoumise sont les plus mal notés par les sympathisants des autres partis. La moitié les rejette totalement. Pas plus de 1 sur 10. Antipathie absolue, on y est. Les électeurs du Rassemblement national sont aussi mal vus par ceux du camp adverse, mais un peu moins. Ils sont 35% à avoir la même note médiocre de 0 ou 1 sur 10.

Pour le camp macroniste, écologiste, socialiste et républicain, il y a aussi de la haine, mais beaucoup moins, entre 27% et 17% de notes autour de 0 sur 10. Mais il manque le premier parti de France, l'abstention. 55% de personnes sont antipathiques à l'égard des abstentionnistes. Plus d'un sympathisant sur deux. Est-ce qu'on sait qui déteste qui ? Et oui, entre le Rassemblement national et la France Insoumise,

44:07
Locuteur

l'antipathie est

44:08
Invité

mutuelle, voire réciproque. 90% des électeurs insoumis méprisent les électeurs du Rassemblement national. Et vous le voyez, 87% de ceux qui soutiennent Marine Le Pen méprisent ceux qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon. Et information qui va peut-être vous paraître anecdotique, mais qui veut dire beaucoup de choses, la palme des électeurs qui ressentent le plus d'antipathie, le plus d'antipathie à l'égard des autres, est attribuée aux électeurs des Républicains. Ils notent moins sévèrement, mais ils notent mal tout le monde. Voilà.

44:36
Locuteur

C'est général.

44:38
Présentateur

90% des électeurs insoumis ont de l'antipathie, donc pour les électeurs du RN. 87% des électeurs du RN ont de l'antipathie, très fort, pour les Mélenchonistes. Qu'est-ce que ça donne, Laurent Jacobelli, au moment de l'élection ? Après l'élection, si un des deux camps l'emporte

44:55
Laurent Jacobelli

? D'abord, je suis un optimiste, donc j'espère que le biais de la question induit le biais de la réponse.

45:00
Locuteur

C

45:00
Laurent Jacobelli

'est-à-dire qu'en tant que militant, avec des idées, il n'aime pas l'autre en tant que militant, mais probablement pas en tant que personne.

45:07
Locuteur

En tant que

45:07
Laurent Jacobelli

personne,

45:08
Locuteur

oui.

45:08
Laurent Jacobelli

Je l'espère en tout cas. C'est le vœu que j'aimais. Moi, je crois qu'on est dans une société évidemment fracturée. Une société qui est en perte de croissance, une société qui est en perte de repères, qui est

45:18
Locuteur

en

45:18
Laurent Jacobelli

perte de sa culture, de son identité. Une société qui a peur, qui a peur à cause de la question sécuritaire. C'est une société qui va mal. Et donc, quand on va mal, on a tendance, et c'est triste, à se méfier de son environnement et

45:30
Locuteur

de ceux qui sont autour. Mais est-ce que vous n'avez pas une part de responsabilité

45:32
Laurent Jacobelli

? C'est-à

45:33
Locuteur

-dire

45:33
Laurent Jacobelli

vous,

45:33
Locuteur

ORN ? Non, pas plus ORN. C'est-à-dire les insommiers, etc.

45:36
Présentateur

Non,

45:36
Locuteur

mais

45:36
Présentateur

tous...

45:37
Locuteur

Je précise

45:39
Présentateur

ma question. Je précise ma question depuis la rentrée. Moi, ça m'a sauté aux yeux depuis la rentrée. C'est

45:44
Locuteur

-à

45:44
Présentateur

-dire qu'on est revenu, je crois, le 24 août. Et tous les soirs, on a des débats politiques. Et quand on vous met... Alors, pas ce soir, pour le coup. Mais généralement, quand on vous met en face, par exemple, d'un insoumis, c'est-à-dire qu'il faut attendre à peu près 30 secondes avant que d'un côté traite l'autre de fachos, que l'autre côté traite l'autre d'antisémites, et ça se passe comme ça pendant une demi-heure. Est-ce que forcément, ça ne déteint pas sur le... Il y

46:07
Locuteur

a,

46:07
Laurent Jacobelli

je crois, et vous allez dire que

46:09
Locuteur

je

46:09
Laurent Jacobelli

suis de mauvaise foi, mais je le pense sincèrement, une exception à l'EFI qui a fait de la violence, de la provocation, une forme de communication politique. Pourquoi le débat se passe bien ? On est à peu près d'accord sur rien. Mais vous n'êtes pas en reste, M. Jacobi. Mais on se parle normalement. À l'Assemblée nationale, par exemple, c'est terrifiant. Donc,

46:29
Locuteur

je crois qu'il y a une forme... Je ne peux pas vous laisser dire

46:31
Laurent Jacobelli

ça, M.

46:32
Locuteur

Jacobi.

46:32
Laurent Jacobelli

Je sais que vous allez défendre les insoumis, mais il

46:35
Locuteur

y a

46:35
Laurent Jacobelli

une

46:35
Locuteur

forme

46:35
Laurent Jacobelli

de violence théorisée par Jean-Luc Mélenchon qui crée ce climat. Quand Jean-Luc Mélenchon, ou en tout cas des gens qui se sont de son parti, ce n

46:43
Locuteur

'est

46:43
Laurent Jacobelli

pas lui qui l'a dit, je dois le dire, c'est un maire de banlieue parisienne. Quand il a dit, si nous n'avons pas le résultat que nous voulons par les urnes,

46:54
Locuteur

nous

46:54
Laurent Jacobelli

irons dans la rue, c'est grave. Quand M. Quatennens disait qu'il fallait marcher sur Matignon,

47:01
Locuteur

c

47:02
Laurent Jacobelli

'est grave. Ça légitime, en fait, une forme de violence politique. Et peut-être que c'est ça qu'on ressent, même si très honnêtement... Donc vous

47:09
Locuteur

n'avez

47:10
Présentateur

aucune responsabilité, je

47:11
Locuteur

vous ai parlé de la manière. Je prends un peu de

47:12
Laurent Jacobelli

distance quand même avec ce

47:13
Locuteur

sondage.

47:14
Présentateur

Aucune responsabilité, Laurent Jacobi.

47:16
Dieynaba Diop

Je trouve ça incroyable, quand même. Quand on voit le nombre de propos

47:20
Locuteur

violents

47:21
Dieynaba Diop

de vos sympathisants, notamment sur les réseaux sociaux, lorsque vous,

47:25
Locuteur

vous

47:25
Dieynaba Diop

exprimez aussi, certains de vos camarades à l'Assemblée nationale, vous traînez des propos qui sont absolument ignomineux pendant des débats, et vous, vous dites que vous n'avez aucune

47:35
Locuteur

responsabilité. Non, mais bien sûr,

47:36
Laurent Jacobelli

on peut ne pas être d'accord avec vous, mais ce ne sont pas des propos

47:39
Locuteur

ignomineux.

47:40
Laurent Jacobelli

Quand vous dites... J

47:41
Locuteur

'ai les mêmes

47:41
Laurent Jacobelli

réseaux sociaux que vous. Je me fais autant, probablement, insulter que vous, et par des gens, notamment, de la majorité. Pour autant, je ne pense pas que ce soit M. Vignal qui les commande. Non,

47:51
Locuteur

mais

47:51
Laurent Jacobelli

sincèrement,

47:52
Dieynaba Diop

vous ne pouvez pas dire que vous n'avez aucune responsabilité lorsque vous avez fait... Ben, je le dis. Permettez-moi de ne pas être d'accord. Lorsque vous avez, dans votre famille politique, été celles et ceux qui ont fait, par exemple, de l'étranger le problème, quand vous êtes celles et ceux qui montaient les Françaises et les Français...

48:13
Locuteur

Mais c'est faux. Les incontrètes. Non, ce n'est pas faux. Ce n'est pas faux. Quand chez vous, vous exprimez la haine du riche. C'est aussi la haine de certains. Non, mais elle n'a rien à voir. Ben, si elle n'a rien à voir.

48:21
Laurent Jacobelli

Ce qui marche

48:22
Locuteur

aujourd'hui, c'est la

48:23
Laurent Jacobelli

radicalité. Oui. Depuis quelques temps, la radicalité... Vous

48:27
Locuteur

en êtes un

48:27
Laurent Jacobelli

peu responsable. Mais pourquoi

48:28
Locuteur

?

48:28
Laurent Jacobelli

Attendez, attendez.

48:29
Locuteur

Mais oui, parce que... Mais oui, parce que... Mais oui, et tous, attendez qu'ils n'ont pas le jeu dans la vie politique de cette... Attendez, Patrick

48:34
Laurent Jacobelli

Vignal, Patrick Vignal,

48:35
Locuteur

Patrick Vignal.

48:36
Laurent Jacobelli

Vous

48:36
Locuteur

faites venir à

48:36
Laurent Jacobelli

3h30,

48:36
Locuteur

je

48:36
Laurent Jacobelli

suis en train de dormir, allez, c'est

48:38
Locuteur

mon avis. Mais non, Patrick Vignal. Je

48:39
Laurent Jacobelli

crois pas. Vous êtes

48:41
Présentateur

plus en forme que jamais, Patrick Vignal.

48:43
Locuteur

C'est vrai. Je crois qu'on va l

48:44
Présentateur

'épargner,

48:45
Locuteur

la

48:45
Présentateur

responsabilité

48:46
Locuteur

est énorme.

48:47
Laurent Jacobelli

La radicalité fonctionne. Et moi, je dis franchement, et j'assume mes propos, aujourd'hui, le Rassemblement National se nourrit de la France insoumise, pas du PS. Et la France insoumise

48:58
Locuteur

aussi... Mais Emmanuel Macron...

49:00
Laurent Jacobelli

Attendez, attendez. Se sert aussi.

49:02
Locuteur

Il n'y a pas eu un

49:02
Laurent Jacobelli

débat public ? Mais bien sûr qu'on a une responsabilité.

49:05
Locuteur

Attendez, allez-y, Patrick Vignal. Mais moi,

49:06
Laurent Jacobelli

j'ai pas de soucis. On est sûr qu'on a une responsabilité. On a une dette, même s'il

49:10
Locuteur

y a

49:10
Laurent Jacobelli

500 milliards de quoi

49:12
Locuteur

qu

49:12
Laurent Jacobelli

'il en coûte. On n'a pas parlé au corps intermédiaire. Il n'y a pas de soucis avec ça,

49:17
Locuteur

Maxime Vitek.

49:17
Laurent Jacobelli

Moi, oui.

49:19
Locuteur

Oui, mais arrêtez la démagogie. Attendez, arrêtez la démagogie. Arrêtez la démagogie. On

49:23
Laurent Jacobelli

ne

49:23
Locuteur

vous

49:23
Laurent Jacobelli

parle pas si j

49:24
Locuteur

'ai

49:24
Laurent Jacobelli

une responsabilité.

49:25
Locuteur

J'avais eu une responsabilité. Mais aujourd'hui... Mais pas vous, personnellement. Mais aujourd'hui,

49:28
Invité

c

49:29
Locuteur

'est là... Si

49:29
Invité

la politique qui avait été conduite...

49:32
Locuteur

Il faut revenir

49:32
Invité

à 2017. La promesse, c'était justement de réconcilier les

49:36
Locuteur

Français

49:36
Invité

avec eux-mêmes et de faire barrage

49:38
Locuteur

au

49:39
Invité

Rassemblement

49:39
Locuteur

National. Si je ne m'abuse. Attendez, je termine. J'avoue qu'on a n'est pas lourd. Ce qui s'est passé... De faire en

49:44
Présentateur

sorte que les Français n'aient plus de raison de voter pour le Rassemblement National, c'était le discours du lourd de

49:48
Locuteur

dernier Macron. C'est la première

49:49
Invité

année de M. Macron. Où il a fait des réformes très importantes. On a oublié. Il a supprimé la moitié de l'impôt sur la fortune. Il a réformé le Code du travail. Il n

49:59
Locuteur

'y

49:59
Invité

a pas eu une manifestation. Tout s'est passé magnifiquement. Bien, dans le pays. Et qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a eu l'erreur de l'affaire Benalla dans un premier temps. Et puis après, il y a eu les Gilets jaunes.

50:11
Locuteur

Et à partir de là, ça

50:12
Invité

a dérapé. Parce que vous n'avez pas su appréhender les choses telles qu'elles devaient être. Et qu'est-ce qui s'est passé ? Ce sont les radicaux,

50:22
Locuteur

et

50:22
Invité

à droite et à gauche, qui ont pris le pays. Et qui ont pris le pays en tenaille. Et qui, aujourd'hui, sont les seuls à pouvoir... Anne-Sorah Dubois.

50:34
Présentateur

Ce

50:35
Invité

qui est un peu désolant et un peu étonnant, c'est qu'il y a des renvois de responsabilités systématiques. Et on le voit sur ce plateau ce soir encore. Alors que la réalité, que vous ne voulez pas entendre, c'est que tous les partis politiques, aujourd'hui, sont détestés par les Français. Tous, autant que vous êtes.

A force d'avoir brandi dans le débat public des mots systématiquement, comme front, anti, tout sauf, combien de fois on l'a entendu, considérer que les compromis sont des compromissions, combien de fois ça s'est produit à l'Assemblée nationale, je donne une main tendue, ça veut dire que je ne me respecte pas, ça veut dire que j'ai jeté aux orties mes électeurs, ça veut dire que j'ai trahi ma cause. On n'entend que ça dans le débat public depuis quoi ? Pas six mois, pas un an, depuis quatre ans, et même davantage encore. Et donc, contempler votre créature, et là où on devrait entendre, je rêve

51:21
Locuteur

encore, je rêve

51:23
Invité

encore, mais dû à une concorde nationale, une situation d'adette qui est gravissime, une natalité désastreuse, un basculement démographique terrible, un pouvoir d'achat fracassé, on pourrait se dire, mon Dieu, on va essayer de trouver des solutions ensemble. Et là encore, ça n'est jamais, c'est de ma faute, vous êtes plus détestés que moi. Mais

51:40
Locuteur

vous demandez des réponses vraiment courtes, s'il vous

51:41
Présentateur

plaît. Sinon,

51:42
Locuteur

on

51:42
Présentateur

ne parlera pas de logement, Laurent Jacobelli. 87

51:44
Locuteur

% des Français ne parlent plus à la parole politique. Mais oui, je vous ai

51:47
Invité

touché

51:48
Locuteur

avec ça. Je vous ai tous fait court. On

51:49
Invité

a tous

51:50
Locuteur

fait court. Laurent Jacobelli. Merci de reconnaître, parce qu'il y a une chose qui est vraie, c'est qu'on ne sortira pas de ce

51:55
Laurent Jacobelli

pays sans une forme de concorde nationale. Voilà, parce

51:58
Locuteur

qu'il y a des réformes

51:58
Laurent Jacobelli

à prendre, c'est pour ça qu'il faut redonner confiance. Vous

52:01
Locuteur

n'êtes pas sur la

52:01
Laurent Jacobelli

bonne droite.

52:02
Locuteur

Pas seulement

52:02
Laurent Jacobelli

aux partis politiques, mais... Vous n'êtes pas

52:04
Locuteur

celles et ceux qui vont pas avoir la concorde nationale. Mais je

52:06
Laurent Jacobelli

continue, pas seulement aux partis politiques, mais il faut que les Français sachent que quand ils votent, il y a un résultat et que leur vote est pris en compte. Il y a aujourd'hui une forme de mépris du vote par des outils constitutionnels, par un refus du référendum, un refus de la voix du peuple, qui fait qu'il y a effectivement un jugement critique vis-à-vis des politiques et une défiance dans leurs paroles qui peut se manifester par ce que vous dites. Nous, ce qu

52:28
Locuteur

'on

52:28
Laurent Jacobelli

veut faire... Vous savez, la dernière fois que

52:29
Locuteur

je

52:29
Laurent Jacobelli

suis allée aux législatives, notre slogan, c'était pour un gouvernement d'union nationale. Pourquoi ? Parce que tous ceux qui veulent

52:36
Locuteur

redresser le pays... Pourquoi ? Tous ceux

52:38
Laurent Jacobelli

qui

52:39
Locuteur

veulent redresser le pays

52:39
Laurent Jacobelli

sont

52:40
Locuteur

les bienvenus. Mais

52:41
Laurent Jacobelli

on est aujourd'hui dans

52:42
Locuteur

des

52:42
Laurent Jacobelli

histoires cliniques.

52:44
Locuteur

C'est l'union avec vous, monsieur

52:45
Laurent Jacobelli

Jacobi. Mais

52:45
Locuteur

surtout,

52:45
Laurent Jacobelli

la parole du peuple n'est plus écoutée.

52:47
Locuteur

Il faut le mettre au cœur de la position.

52:48
Présentateur

Autre débat ce soir. À l'un des débats de la campagne, il faut qu'on en parle. Marine Le Pen, pro de la priorité nationale pour le logement social, les Français prioritaires pour obtenir un HLM. Dans les mots de Marine Le Pen, ça donne ça.

53:00
Locuteur

La

53:00
Invité

première mesure sociale qu'ils prendront sera un droit nouveau

53:04
Locuteur

pour

53:05
Invité

tous les Français.

53:06
Locuteur

Nous

53:07
Invité

allons garantir à tous les Français, comme cela se pratique dans tous les pays du monde, un droit naturel et juste. Avec nous, les Français, quelle que soit leur couleur de peau ou leur religion, leur origine ou leur résidence, quelle que soit leur région ou leur condition sociale, seront prioritaires.

53:29
Présentateur

Laurent Jacobi dit « lubique, xénophobe », c'est ce que vous répond la présidente des bailleurs sociaux.

53:33
Laurent Jacobelli

Oui, mais qui est une ancienne élue PS. Écolo même. Écologiste. Oui, pardon. Excusez-moi de

53:37
Locuteur

vous.

53:37
Laurent Jacobelli

Madame la ministre Emmanuel Ecosse. Excusez-moi de vous.

53:39
Locuteur

Mais c'est notre

53:39
Laurent Jacobelli

famille, je vous le confirme. Saluté.

53:44
Locuteur

Simplement,

53:44
Laurent Jacobelli

il n'y

53:44
Locuteur

a

53:44
Laurent Jacobelli

à peu près qu'en France que ça choque de dire que ceux qui ont cotisé, qui ont payé des impôts, qui ont épargné, pour qu'il y ait du logement social, ont une forme de priorité à l'accès de ce logement social. Je pèse mes mots. Donc, priorité, ça ne

54:00
Locuteur

veut

54:00
Laurent Jacobelli

pas dire exclusivité. Il se trouve aujourd'hui que les chiffres sont très clairs.

54:04
Locuteur

Il

54:05
Laurent Jacobelli

y a une surreprésentation des personnes venant de l'étranger dans le logement social. Mais pour des raisons souvent objectives, parce qu'ils ont des travaux plus durs, qui payent moins bien, qu'il y a parfois plus d'enfants, etc. Aujourd'hui, ce sont les chiffres. Ils sont très clairs. Je reprends les chiffres de BFM.

54:21
Présentateur

15 à 16 % de personnes nées à l'étranger qui sont locataires d

54:24
Locuteur

'un logement social. Et 88 % sont français.

54:26
Laurent Jacobelli

Oui, quand même. Merci. Sauf que 8 % d'étrangers occupent 16 % des logements sociaux, ce qui veut dire qu

54:32
Locuteur

'il

54:32
Laurent Jacobelli

y

54:32
Locuteur

a

54:32
Laurent Jacobelli

un rapport de 1 à 2. Et si on prend la seule statistique qu'on a qui est un peu faussée, qui sont les immigrés. Alors les immigrés, attention, c'est les gens nés à l'étranger. Certains peuvent être devenus... Mais c

54:45
Locuteur

'est

54:45
Laurent Jacobelli

la seule statistique fiable que l'on ait de l'INSEE. Elle nous dit quoi ? Elle nous dit que 11 % des non-immigrés, c'est

54:52
Locuteur

-à

54:52
Laurent Jacobelli

-dire les Français, qui sont nés en France, on va dire, on va faire simple, ont un logement social. 70 % sont éligibles. Mais 35 % des immigrés ont un logement social. Donc oui, il

55:03
Locuteur

y

55:03
Laurent Jacobelli

a une surreprésentation, aujourd'hui, factuellement, des étrangers. Donc nous,

55:07
Locuteur

on

55:07
Laurent Jacobelli

veut changer la donne

55:08
Locuteur

et faire la priorité nationale.

55:10
Présentateur

Jélène Badiop pour répondre à Laurent Jacobéli.

55:12
Locuteur

Non

55:12
Dieynaba Diop

mais je trouve ça juste démentiel ce que vous dites. Parce que déjà, en fait, vous n'avez pas de solution. Ce que vous faites, c'est que vous parlez à votre électorat, comme d'habitude, en prenant en fait une mesure qui est une marotte de Jean-Marie Le Pen depuis très

55:27
Locuteur

très longtemps. 75 % des Français sont d'accord avec ça. Non, non, non. Si, si, pas que notre électorat, y compris à gauche

55:31
Dieynaba Diop

d'ailleurs. Absolument pas. Ben si. Absolument pas. Si, si. Je vais vous dire une bonne chose.

55:35
Locuteur

C

55:35
Dieynaba Diop

'est que, un, d'abord, toutes les personnes qui sont dans les logements de sanctions, c'est parce qu'ils y ont droit. Mais

55:39
Locuteur

j'ai pas dit l'inverse. Vous

55:40
Dieynaba Diop

commencez, 16 %, 16 %, et vous parlez de sur-représentation.

55:44
Locuteur

Ah oui, 8 % ou

55:45
Laurent Jacobelli

16 %,

55:45
Locuteur

donc il y a un facteur

55:46
Dieynaba Diop

de 2. Oui,

55:46
Locuteur

mais non, parce qu

55:46
Dieynaba Diop

'en

55:46
Locuteur

fait,

55:46
Dieynaba Diop

ce que vous faites, c'est que, comme d'habitude, vous déformez les chiffres. Ah

55:49
Locuteur

ben non.

55:49
Dieynaba Diop

C'est-à-dire que vous avez 84 % des personnes qui sont aujourd'hui dans un logement social qui sont françaises

55:55
Locuteur

et françaises.

55:56
Laurent Jacobelli

87. Donc il

55:57
Locuteur

y

55:57
Laurent Jacobelli

a sous-représentation, puisqu'ils sont 94 % de

55:59
Locuteur

la France. Non, absolument

56:00
Dieynaba Diop

pas. Ah bon ? Absolument pas, il n

56:01
Locuteur

'y a

56:01
Dieynaba Diop

pas sous-représentation. Ben si, madame. Et puis, non,

56:03
Locuteur

non, non, absolument pas.

56:04
Dieynaba Diop

Donc

56:05
Locuteur

comment vous faites ? Donc ça veut dire que celles

56:07
Dieynaba Diop

et ceux qui travaillent dans notre pays, qui cotisent, qui sont dans des situations régulières, auraient moins le droit d'être dans un logement social. Donc qu'est-ce que vous faites des éboueurs ? Qu'est-ce que vous faites des aides-soignantes qui travaillent dans nos EHPAD ? Qu'est-ce que vous faites de celles et ceux qui font tourner notre économie ? Et donc ce que vous dites, c'est que vous allez faire une discrimination sur des critères qui ne sont pas des critères objectifs et

56:31
Locuteur

sociaux. Ah

56:31
Dieynaba Diop

aussi, la nationalité, c'est objectif. Non, pour moi, la nationalité, ce n'est pas un critère qui, quand vous parlez de concours national, excusez-moi, vous êtes juste sur vos lubies xénophobes. Et ça

56:42
Locuteur

n'a rien à des xénophobes, madame. Si c'est

56:43
Dieynaba Diop

xénophobe, à partir du moment où vous faites une distinction, et

56:47
Locuteur

puis c'est

56:48
Dieynaba Diop

déjà

56:48
Locuteur

le cas, vous avez

56:49
Dieynaba Diop

déjà des discriminations.

56:50
Locuteur

La réponse de Laurent Jacobi et ensuite de Patrick Vignac.

56:53
Dieynaba Diop

Non,

56:53
Locuteur

c

56:53
Dieynaba Diop

'est pas possible de

56:54
Locuteur

dire des choses comme

56:55
Dieynaba Diop

ça.

56:55
Locuteur

C'est pas possible de

56:56
Dieynaba Diop

dire des

56:56
Locuteur

choses

56:56
Laurent Jacobelli

comme

56:56
Locuteur

ça.

56:56
Laurent Jacobelli

Vous connaissez Léon Blum

56:57
Locuteur

?

56:58
Laurent Jacobelli

Oui, je connais Léon

56:59
Locuteur

Blum.

56:59
Laurent Jacobelli

Vous diriez que Léon Blum est un xénophobe raciste ?

57:01
Locuteur

Et

57:02
Dieynaba Diop

donc, quel est le rapport ?

57:03
Locuteur

Parce que là, j'ai peur de

57:04
Laurent Jacobelli

la chute. Léon Blum, en 1930, a proposé avec son groupe socialiste à l'Assemblée nationale, et il a signé une loi pour la préférence française qui interdisait d'employer des étrangers dans les entreprises françaises. Mais

57:15
Locuteur

dans quel

57:15
Laurent Jacobelli

contexte ? Et donner la

57:16
Locuteur

priorité aux Français. En fait, vous mélangez tout. Donc aujourd'hui, madame... Vous mélangez tout. On n'est absolument pas dans le même contexte.

57:50
Laurent Jacobelli

Aujourd

57:51
Locuteur

'hui, il y a...

57:52
Laurent Jacobelli

Immigrants légaux qui arrivent chaque année en France. Sur ces 500 000, il y

57:56
Locuteur

en

57:56
Laurent Jacobelli

a 10% qui viennent pour travailler. La plupart seront éligibles au logement social. Il n'y a que 100 000 logements sociaux construits par an. Donc oui,

58:04
Locuteur

on a un problème. C'est

58:04
Laurent Jacobelli

250 000. Sociaux. Non, sociaux, c'est pas 250 000. Mais vous

58:08
Locuteur

n'allez pas résoudre la crise du logement social ? Il y a d'autres choses à faire. Là-dessus, vous avez raison. M. Jacoby, vous étiez où quand on a voté

58:15
Dieynaba Diop

pour le S.N.U.

58:17
Locuteur

et supprimer la zéro artificialisation ?

58:20
Dieynaba Diop

Vous étiez où quand on a voté

58:21
Locuteur

pour l'enjeu ? Attends, dénavateur, s'il vous plaît, s'il vous plaît. Vous étiez où pour le vrai acte au zéro ? Moi, je voudrais... Au carabois. M. Jacoby, moi, j'ai regardé deux

58:27
Laurent Jacobelli

fois... J'ai regardé deux fois le discours de Marine Le Pen sur le logement, parce que ça m'intéresse. Nous devions construire 500 000 logements. On n'en a construit que 250 000. Donc nous, on a aussi une pierre à main dans notre jardin.

58:40
Locuteur

Moi, aujourd

58:41
Laurent Jacobelli

'hui, quand je vous vois... Ça marche bien, ça. Quand je vous vois, je suis désolé, je vois, il faut construire du logement. La prime rénove, 4 milliards. Moi, j'en ai profité, puisqu'il m'arrive quand je ne dors pas, de rénover des appartements pour mettre des gens qui ont besoin d'y habiter. Vous allez passer de 4 milliards à un prêt à taux zéro. On sait très bien qu'aujourd'hui, les gens prennent le pouvoir d'achat. Donc déjà, vous allez... Je vais dire à mes copains artisans qui me regardent ce soir qu'avec nous, il y avait du boulot. Un logement, c'est deux emplois. Deuxième point, vous allez voter contre le Airbnb. Il pourrit la ville de Montpellier,

59:18
Locuteur

qui empêche les gens à Biarritz

59:20
Laurent Jacobelli

de

59:21
Locuteur

pouvoir... Parce

59:21
Laurent Jacobelli

que les Français, je peux les comprendre. Quand je loue mon Airbnb une semaine, c'est 500 euros. Ça fait 2 000 euros par mois. Quand je le loue à quelqu'un, c'est 1 000 euros. Donc mes étudiants,

59:31
Locuteur

ils

59:31
Laurent Jacobelli

ne

59:31
Locuteur

se

59:31
Laurent Jacobelli

logent pas. Ou alors, il y a des journalistes qui m'ont écrit, où ils sont avec deux enfants, et les parents dorment dans le canapé. Troisième point, la loi SRU. Nous avons une part de responsabilité. Et la gauche

59:42
Présentateur

l

59:43
Locuteur

'a fait.

59:43
Présentateur

C'est la loi qui impose la construction de

59:44
Locuteur

l

59:44
Présentateur

'ordre social.

59:44
Locuteur

On a fait des gâteaux de pauvres et des gâteaux de riches.

59:46
Laurent Jacobelli

On passait de 25 à 35. Je veux bien, vous voyez que je suis consensuel, dans certaines communes qui ont 3 000 habitants chez moi, d'arriver avec des grands ensembles et de faire

59:56
Locuteur

avec une personne d'un coup,

59:57
Laurent Jacobelli

ça peut être compliqué. Donc tout cela, M. Lacobédi, et vous m'expliquez, M. Lacobédi, que vous allez relancer l'économie.

1:00:03
Locuteur

Vous allez voir ce soir, je vais

1:00:05
Laurent Jacobelli

finir. Vous savez, moi je suis conscient, quand je suis arrivé en 2012, il y

1:00:08
Locuteur

en

1:00:08
Laurent Jacobelli

avait deux députés. Il y avait Collard et la nièce de Marine Le Pen. En 2017,

1:00:12
Locuteur

vous étiez 15.

1:00:14
Laurent Jacobelli

Oui, Marion, que je mets bien d'ailleurs au passage, qui était sympathique, mais

1:00:17
Locuteur

je n'avais pas les mêmes avis.

1:00:19
Laurent Jacobelli

En 2017, vous étiez 15, vous êtes 123. La responsabilité à la Macronie, aux Républicains et au PS. C'est notre faute à tous. Donc je n

1:00:27
Locuteur

'ai

1:00:27
Laurent Jacobelli

pas de souci avec ça. Mais expliquez-moi, comment vous

1:00:29
Locuteur

allez relancer l'économie ? Attendez, il faut revenir quand même sur la priorité nationale. Moi, je n'ai pas de questions à vous poser là-dessus. Oui, je sais, je sais, je sais, je sais. Contre tout un plateau. Mais ce n'est pas Ficc Vignal. Non, non, non, non.

1:00:40
Laurent Jacobelli

Gentiment, mais vous êtes contre gentiment. Juste, ce n

1:00:43
Locuteur

'est

1:00:43
Laurent Jacobelli

pas le seul élément dans notre politique de logement. Vous le prenez parce qu'il n

1:00:47
Locuteur

'est

1:00:47
Laurent Jacobelli

probablement pas très consensuel avec la gauche et que ça crée un débat. Mais

1:00:50
Présentateur

Patrick Vignal,

1:00:51
Locuteur

on a mis l'autre

1:00:51
Présentateur

sur la table. Exactement,

1:00:52
Laurent Jacobelli

mais moi, j'ai beaucoup de maires avec lesquels je discute, mais comme vous, qui nous disent, on est pris en tenaille. Il y a deux injonctions contradictoires. Il y a la zéro artificialisation nette, la loi ZAN, qui nous empêche, grosso modo, de construire sur des nouveaux terrains. Et en même temps, comme dirait l'autre, on doit construire du logement social. Et ils nous disent, c'est complètement impossible. On ne peut pas le faire. Et donc, qu'est-ce qui se passe ? Vous avez les communes riches qui disent, je vais payer une amende, je m'en fous, je n'aurai pas de logement social. Et les communes pauvres qui n'ont pas le choix.

Et donc, vous participez, et je sais que ce n'était pas l'objectif, mais c'est le résultat, à la ghettoïsation du logement social en ayant voulu faire l'inverse.

1:01:33
Locuteur

Alors nous,

1:01:34
Laurent Jacobelli

qu'est-ce qu'on dit ? SNU ZAN, on arrête. Voilà,

1:01:38
Locuteur

ça relancera le bâtiment, ça relancera le logement. J'ai quand même plusieurs questions assez concrètes. Je peux le dire une fois. Attendez, attendez, s'il vous plaît,

1:01:47
Présentateur

s'il vous plaît,

1:01:48
Locuteur

s

1:01:48
Présentateur

'il

1:01:48
Locuteur

vous

1:01:48
Présentateur

plaît, j'ai quand même, sur la mesure qui est annoncée par Marine Le Pen, qui dit bien qu'elle propose de garantir à tous les Français, à tous les

1:01:55
Locuteur

Français, un

1:01:59
Présentateur

droit au logement social, s'il rentre

1:02:03
Locuteur

dans les critères,

1:02:04
Présentateur

évidemment. Concrètement, qui n'aurait plus accès à ces logements ?

1:02:10
Locuteur

Qui,

1:02:11
Présentateur

aujourd'hui, y a accès et qui n'y aurait plus accès demain ?

1:02:14
Laurent Jacobelli

Alors, tous ceux qui, aujourd'hui, occupent un logement social continueront à occuper

1:02:19
Locuteur

leur logement social. Vous n'expulsez personne

1:02:21
Laurent Jacobelli

? Personne n'est expulsé de son logement. Excusez

1:02:24
Locuteur

-moi, M. Alizio a dit

1:02:25
Laurent Jacobelli

le contraire. Sur votre plateau,

1:02:27
Locuteur

il a dit à

1:02:27
Laurent Jacobelli

la fin du bail... Ah, écoutez, je l'ai écouté.

1:02:29
Locuteur

À la fin du bail, on les

1:02:30
Laurent Jacobelli

exclut. Non, attendez.

1:02:31
Locuteur

Je m'en soutiens. Allez-y, Laurent Jacoboli.

1:02:35
Laurent Jacobelli

Une loi, elle n'est pas rétroactive. Donc, quand vous avez occupé votre logement, au moment où vous l'occupez... Attendez, je termine. Après, vous me direz que vous n'êtes pas d'accord. Vous avez signé, vous étiez légalement, vous remplissiez les critères. Il

1:02:48
Locuteur

n

1:02:48
Laurent Jacobelli

'y a aucune raison que vous ayez à supporter un changement de loi. Il n

1:02:51
Locuteur

'y a

1:02:51
Laurent Jacobelli

pas une police de la... Absolument pas.

1:02:54
Locuteur

Un

1:02:54
Laurent Jacobelli

nouvel logement est proposé.

1:02:57
Locuteur

On

1:02:57
Laurent Jacobelli

regarde tous les dossiers. Si une personne en situation régulière ou étrangère qui occupe un travail, qui remplit les critères, est seule candidate,

1:03:05
Locuteur

elle

1:03:06
Laurent Jacobelli

peut avoir le logement. En revanche, s'il y a deux dossiers

1:03:10
Locuteur

équivalents, l

1:03:12
Laurent Jacobelli

'un porté par une personne de nationalité française,

1:03:16
Locuteur

l

1:03:16
Laurent Jacobelli

'autre porté par une personne de nationalité étrangère, la personne de nationalité française est prioritaire. Excusez-moi, qu'il y ait un petit avantage à être français en France n'est pas quelque

1:03:29
Locuteur

chose... Je reprends votre exemple, Laurent

1:03:31
Présentateur

Jacobelli. Vous dites, imaginons un logement mis à la location, un logement achève mis à la location, s'il n'y a qu'une seule personne, locataire, candidat, et qu'il est étranger, il aura le logement. Ça n'arrive jamais.

1:03:43
Locuteur

Ça n'arrive jamais. Vous avez des centaines de personnes. Ça n

1:03:46
Présentateur

'arrive jamais.

1:03:47
Laurent Jacobelli

Eh bien,

1:03:48
Locuteur

donc... Ce n'est jamais le

1:03:49
Dieynaba Diop

cas.

1:03:49
Laurent Jacobelli

Mais une fois encore, tout se place dans une politique globale. Vous

1:03:53
Locuteur

avez bien compris que nous allons réduire

1:03:55
Laurent Jacobelli

l'immigration. Vous

1:03:57
Locuteur

avez bien

1:03:58
Laurent Jacobelli

compris que nous allons faire en sorte que les Français aient le droit à l'accès à la propriété. Et donc, un Français qui occupera un logement social, qui paiera un loyer, au bout d'un certain nombre d'années, il pourra acquérir son logement, les loyers précédemment payés... –

1:04:13
Locuteur

Et j'ai une autre question. – Ce qui est déjà le bruit, hein. – Attendez, et

1:04:15
Présentateur

j'ai une

1:04:16
Locuteur

autre question. – Ça marche pas très bien, il n

1:04:17
Laurent Jacobelli

'y

1:04:17
Locuteur

en

1:04:17
Laurent Jacobelli

a que 12 000 par an. Ce qui veut bien

1:04:18
Locuteur

dire que le système a grippé.

1:04:20
Présentateur

–

1:04:20
Locuteur

Laurent Jacobéli,

1:04:20
Présentateur

j'ai une autre question. Laurent Fabius, ancien président du Conseil constitutionnel, en étant 2024, dit ceci. Je me bornerai à dire, puisque c'est constant, que la préférence nationale appliquée de façon systématique est contraire à la Constitution.

1:04:33
Locuteur

–

1:04:33
Présentateur

Exactement. – C'est pour ça...

1:04:35
Laurent Jacobelli

– Que vous avez la changé. – Que nous allons proposer un référendum. –

1:04:38
Locuteur

C

1:04:38
Laurent Jacobelli

'est pour ça qu'il ne

1:04:38
Locuteur

faut

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Laurent Jacobelli

pas s'inquiéter, ce sera une décision des Français sur notre projet de loi immigration, dans lequel la priorité nationale sera intégrée, pour le logement notamment.

1:04:48
Locuteur

–

1:04:48
Laurent Jacobelli

Vous

1:04:48
Invité

passerez par l'article 11 ?

1:04:49
Locuteur

–

1:04:49
Laurent Jacobelli

Et donc, vous êtes tellement prévisible. Et donc, évidemment, la Constitution sera changée, puisque la voie du peuple est supérieure au Conseil

1:04:57
Locuteur

constitutionnel.

1:04:57
Présentateur

– Vous êtes d'accord pour dire qu'aujourd'hui, c'est contraire à notre Constitution ?

1:05:00
Locuteur

– Voilà. – Aujourd'hui ? –

1:05:01
Laurent Jacobelli

C

1:05:01
Locuteur

'est contraire aux

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Présentateur

règles européennes

1:05:03
Laurent Jacobelli

? – C'est pour ça que nous proposons ce référendum.

1:05:05
Locuteur

– Mais vous le faites comme on se référendum.

1:05:06
Laurent Jacobelli

–

1:05:06
Locuteur

Mais

1:05:06
Laurent Jacobelli

une fois encore. –

1:05:07
Locuteur

Non, vous ne vous répondez pas, là. –

1:05:08
Laurent Jacobelli

Je vais vous répondre, mais une fois encore, aux Pays-Bas, qui ne sont pas une dictature aujourd'hui, au Royaume-Uni, mais ça existe. Le problème, c'est qu'on est les seuls où la nationalité française ne crée

1:05:19
Locuteur

aucun avantage par rapport aux étrangers. – Sauf que le sujet a le béni. – Même en matière de soi, c'est quand même fou. – Mais

1:05:26
Laurent Jacobelli

d'ailleurs, il

1:05:26
Locuteur

y

1:05:26
Laurent Jacobelli

a préférence nationale ou priorité nationale, parce qu'il n

1:05:28
Locuteur

'y

1:05:28
Laurent Jacobelli

a que les Français qui ont le droit de vote, il n

1:05:30
Locuteur

'y

1:05:30
Laurent Jacobelli

a qu'eux qui peuvent entrer dans l'administration, il n

1:05:33
Locuteur

'y

1:05:33
Laurent Jacobelli

a qu'eux qui peuvent exercer

1:05:34
Locuteur

un certain nombre de métiers. – Ce n'est pas complètement fou. – Parce que la vraie question,

1:05:38
Invité

c'est ça.

1:05:38
Locuteur

– Comme le général de Gaulle,

1:05:40
Laurent Jacobelli

comme quand le général de

1:05:41
Locuteur

Gaulle a changé

1:05:41
Laurent Jacobelli

la constitution

1:05:41
Locuteur

avec l'article

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Dieynaba Diop

11. – Mais comme toujours, en fait, ce sont des mesures pour reprendre vos fondamentaux xénophobes.

1:05:49
Locuteur

– Je suis désolée. – Vous avez que ça à dire. – Oui,

1:05:50
Dieynaba Diop

je le dis,

1:05:51
Locuteur

parce que pour moi, c'est

1:05:52
Dieynaba Diop

contraire

1:05:54
Locuteur

au contraire

1:05:54
Dieynaba Diop

au

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Locuteur

contraire au contraire. – M. Jaco Béby, non, 30% des médecins

1:05:58
Dieynaba Diop

à Montpellier, 30

1:05:59
Locuteur

% des médecins sans de l'immigration, s'il vous plaît. – S'il vous plaît, des gens qui participent à notre vie, à

1:06:08
Dieynaba Diop

notre économie, vous allez les mettre au banc de la société.

1:06:10
Locuteur

–

1:06:10
Dieynaba Diop

Nous voulons, nous voulons,

1:06:12
Locuteur

nous voulons. –

1:06:12
Dieynaba Diop

C'est votre projet.

1:06:14
Locuteur

– Nous voulons, moi,

1:06:15
Laurent Jacobelli

madame,

1:06:17
Dieynaba Diop

j

1:06:17
Laurent Jacobelli

'en ai marre de recevoir dans ma permanence des Français qui sont à la rue parce que le logement social...

1:06:22
Locuteur

– Et moi, j'en ai dit, alors qu

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Dieynaba Diop

'ils participent à notre économie et qu'ils sont pleinement intégrés pour

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Locuteur

construire

1:06:30
Dieynaba Diop

le

1:06:31
Locuteur

logement

1:06:31
Dieynaba Diop

du monde. – Je défend la fondamentale nationale,

1:06:33
Locuteur

monsieur le logement du

1:06:34
Dieynaba Diop

logement.

1:06:35
Locuteur

– Merci d

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Présentateur

'avoir été en direct avec nous ce soir sur ce plateau pour ce débat correct, toujours, malgré

1:06:41
Locuteur

tout, évidemment.

1:06:43
Présentateur

Merci à toutes et à tous. Dans un instant, Alain Bauer avec nous, à tout de suite.