Philippe Ballard : "La France Orange mécanique se met en place !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 57 %Défensif 28 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:56OuverteRéponse directe
Comment lutter contre la violence au couteau ?
- 11:14RelanceRéponse directe
Est-ce qu'on ne sanctionne pas assez ou faut-il des peines plus lourdes ?
- 11:35OuverteRéponse directe
Simon Thirera, y a-t-il une impunité pour les récidivistes ?
- 12:06RelanceRéponse partielle
La société de la solidarité va-t-elle arrêter les attaques au couteau ?
- 12:38RelanceRéponse directe
Faut-il taper plus fort ou faire des soins ?
- 12:56OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a deux sujets : la prévention et la répression ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:34Invité politiqueFait
« Quand vous baladez avec un couteau et vous le plantez dans le ventre d'une jeune fille, c'est un meurtre. »
- 1:43Invité politiqueFait
« La société a perdu. Parce que le message qu'il y a, c'est qu'en fait, tu peux planter une jeune fille là sans problème. »
- 2:33Invité politiquePromesse
« Tolérance zéro pour les criminels. »
- 6:42Invité politiquePromesse
« On peut prendre des mesures sur ces allocations familiales qui, en cas de récidive, sont supprimées à l'ombre. »
- 6:53Invité politiquePromesse
« La majorité pénale, parce que là, c'est une cour d'assises pour mineurs qu'il a jugé, on la descend à 16, voire 15 ans. »
- 15:51Invité politiqueFait
« Pourquoi on n'applique pas la loi ? »
- 16:04Invité politiqueFait
« Article L317-8 du Code de sécurité intérieure. Un couteau dans une poche sans motif légitime, 15 000 euros d'amende plus un an de prison. »
- 16:42Invité politiqueFait
« C'est la France Orange Mécanique qui se met en place à Bas-Bruy. »
- 17:10Invité politiqueFait
« Il ne peut y avoir, comme le disait ce policier, que la sanction. »
- 17:35Invité politiquePromesse
« Il faut frapper fort, très fort même maintenant. »
- 25:05Invité politiqueFait
« Un coup de nous trancher la tête, un coup de nous couper la tête. »
- 28:42Invité politiqueChiffre
« Il fait quand même 38% »
- 29:17Invité politiqueChiffre
« il a perdu 20 points »
- 30:32Invité politiqueChiffre
« Villeneuve-Saint-Georges il y a à peu près 12 à 13 000 étrangers »
- 30:34Invité politiqueChiffre
« il y a seulement 12 000 électeurs »
- 35:25Invité politiqueChiffre
« un 22% des naissances en France il y a au moins un des deux parents qui est étranger »
- 46:42Invité politiqueChiffre
« il y a 52 000 personnes qui sont atteintes du cancer du poumon chaque année »
- 46:47Invité politiqueChiffre
« plus de 30 000 qui en décèdent »
- 46:57Invité politiqueChiffre
« 9 mois à le diagnostiquer »
- 51:33Invité politiqueChiffre
« 80% environ des cancers du poumon sont quand même dus à la fumée active la plupart du temps »
- 52:11Invité politiqueFait
« à mon époque quand je faisais mes études 99% c'est des fumeurs »
- 55:05Invité politiqueChiffre
« 8000 cas effectivement en France et 5000 décès chaque année »
- 56:11Invité politiqueChiffre
« à peine 10 à 15% de cette maladie est due à des causes génétiques »
Temps de parole
- Philippe Ballard79 %
- Présentateur9 %
- Invité4 %
- Invité 23 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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La colère de cette maman, Philippe Ballard, ça fait mal au cœur d'entendre cette maman et surtout quand on revoit la photo de sa fille. Oui, on est parents, voire grands-parents, tout mon soutien à la maman, on la comprend parce que ça tourne autour de quoi ? Volontaire, pas volontaire, pardon, mais quand on se promène, on est avec un couteau en faisant partie d'une bande qui va en découdre avec une autre, pardon, mais involontaire, non, ça a du mal à passer. Donc oui, on peut espérer que le parquet va faire appel et après, il faut aller plus loin dans les raisonnements.
Moi, j'écoutais Maurice Berger, pédopsychiatre qui était chez Sonia Mabrouk la semaine dernière, mais qui disait, mais il faut entendre ce message. On a affaire à des gamins qui sont complètement déconnectés de la réalité et il disait surtout, il faut les punir dès le premier délit. Alors, je n'ai pas regardé le casier judiciaire de celui qui a été condamné, mais enfin visiblement, il ne devait pas en être à son coup d'essai. Donc dès le premier délit, il faut punir. Puis après, toute la batterie de mesure, minorité pénale à partir de 16, peut-être même 15 ans, les allocations familiales supprimées pour les familles dépaillantes.
Et en plus, ce qui est terrible, Ludovic Thoreau, dans cette affaire, c'est qu'en fait, cette jeune fille s'est interposée. C'est-à-dire que c'était une bande qui allait embêter des gamins qui avaient 7 à 12 ans. Donc vraiment, des tout petits gamins, elle, elle s'interpose, elle se prend un coup de couteau. Et c'est vrai que le parquet demandait 18 ans. Là, il y a 10 ans, enfin, la maman, elle est désespérée. On l'a entendu, on l'a réentendra d'ailleurs dans un autre exprès. — La conclusion des psys qu'ont expertisé ce jeune homme disait « mineur agressif présentant un caractère dangereux ». En effet, il était avec un couteau. Et c'est pas un meurtre.
Alors moi, je suis pas juge, loin de cela. Mais nous, au niveau de la population générale, évidemment que c'est un meurtre. Quand vous baladez avec un couteau et vous le plantez dans le ventre d'une jeune fille, c'est un meurtre. Alors c'est vrai, ils ont peut-être gagné les avocats de la partie de la défense, mais la société n'a pas gagné. La société a perdu. Parce que le message qu'il y a, c'est qu'en fait, tu peux planter une jeune fille là sans problème. Et c'est pas volontaire. Ton couteau, tu l'as trouvé par terre, sûrement. C'est un vrai scandale juridique, je le dis franchement. Et surtout, un scandale humain. Je comprends tout ce qu'il a dit à un moment-là.
Mais on pourrait tous se dire la même chose. Mais je comprends qu'il soit révolté. Et j'espère qu'au niveau ministériel, ils vont répondre à sa demande. Ça serait la moindre des choses. Et la population le dit. Moi, j'ai été frappé d'entendre... Je suis élu dans ma circonscription. J'ai fait mes voeux il y a dix jours maintenant. Les gens disent qu'on n'en peut plus, on en a marre. Si ça continue, on va se faire justice. Est-ce qu'on est arrivé là ? Et bien maintenant, non. Mais il y a un vrai risque qui existe. Il y a un vrai risque. L'État de droit est important. Merci d'avoir rappelé les faits. Je suis papa de jumeaux.
Et si mes jumeaux, ils ont sept ans, l'âge de ceux qui ont été agressés, je vais rendre hommage à la mère. J'aurais eu le même cri de détresse. Tolérance zéro pour les criminels. La justice fait ce qu'elle doit faire. Le parquet doit être saisi. Et je pense que dans ce plateau-là, on est tous d'accord pour dire de ce genre dans l'appel de cette mère en détresse. Et juste, Lémane, si je peux ajouter, mais je pense que vous seriez d'accord avec moi, rendre hommage à la mère et à Lili Bell. Et à Lili Bell. Parce que vous vous rendez compte, dans la société d'aujourd'hui, où on sait que tout le monde peut avoir un couteau, elle a eu le courage d'aller s'interposer pour défendre des enfants.
Et voilà. Et le problème, c'est que dans cette actualité terrible, ça arrive tout le temps. Et ce visage-là, on le voit aujourd'hui, il nous touche. Mais hélas, il y en aura un autre demain. Il y en aura un autre après-demain. Et ça, c'est terrible, Christelle Niaz.
Bien évidemment. Mais ça, c'est la réalité. C'est comme vous le disiez précédemment. C'est la réalité de nos territoires. C'est la réalité du quotidien des Français. Cette hyper-violence avec laquelle on ne peut plus s'opposer. Quand on s'y oppose, il n'y a pas de réponse pénale en face. Cette culture de l'excuse qui est installée, en réalité, où les gens, je ne sais pas, ils se disent, on va se faire... On est prêts à le faire. Oui, les familles en sont arrivées là. C'est l'abandon complet. Le sentiment d'abandon est profond. Donc, c'est... Aujourd'hui, parler de remettre en place des questions de sécurité, c'est pas... C'est pas une... C'est pas de détester les gens.
C'est pas comme on voudrait nous l'opposer. C'est pas... Ce n'est pas du... Ce n'est pas haïr. Ce n'est pas du racisme. Comme je le suis moi-même entendu dire. Parce que de toute façon, à partir du moment où, quand on est de l'extrême-gauche, on parle de questions de sécurité, tout de suite, on semble être quelqu'un qui ne comprend pas bien la situation. Non, bien au contraire. C'est permettre aux familles de vivre dans de bonnes conditions. Apporter des réponses pénales, sanctionnées, arrêtées avec le laxisme généralisé. C'est permettre aux familles de vivre dans de bonnes conditions. Ce qui arrive à cette jeune fille, c'est pas normal. Des enfants. À quel moment des enfants sont...
Il y a la question des valeurs. Qu'est-ce qu'on donne à nos enfants ?
Alors, c'est très intéressant ce que vous dites, parce que la maman est revenue justement sur la famille de ce garçon. Et on va la réentendre sur cette maman. Et parce que cette maman, elle dit, mais sa maman à ce garçon, elle savait. Elle savait qu'il avait un couteau. Donc, il y a une responsabilité du côté des familles. Écoutez donc la maman de Lili Bell sur Europe 1, toujours avec Pascal de la Tour du Pain.
Moi, je pense qu'il faut appliquer la justice que t'aies 14 ans, 15 ans ou 16 ans. Et puis, je dis aux mamans, faut fouiller dans leur cartable. Oui, c'est ça. Il y a un défaut d'autorité parentale. Mais bien sûr, la maman savait très bien que son fils avait un couteau. Vous savez ce qu'elle a dit ? Non. Comment ça, elle savait qu'elle avait un couteau ? Alors, je vous explique. Le pire de tout, c'est qu'un de ses complices a prévenu la maman 2-3 jours avant, disant que Franck avait un couteau sur lui. La maman et le papa aussi. Je ne sais pas le papa. Lui, il a parlé de la maman. Il lui a dit, est-ce que c'est normal que Franck ait un couteau ? Ça faisait un mois qu'il se promenait avec.
Elle lui a dit, bah oui, c'est pour se défendre. Moi, je suis désolée. Moi, je vois mon fils avec un couteau. Je lui prends et je le planque. Point. Je cherche même pas à comprendre. Moi, je sais que j'ai quatre enfants. Moi, j'allais au collège, je fouillais même dans les vestiaires. Et qu'après, on me dise que moi, je suis une mauvaise mère parce qu'ils n'ont pas d'intimité. Je m'en fous, moi. Moi, je préserve mes enfants. Et moi aussi, j'étais gérante d'un bar. Elle, elle explique à la maman qu'elle était en restauration et qu'elle ne pouvait pas bien gérer ses enfants. Il ne fallait pas en faire dans ces cas-là.
Ce qu'elle dit sur la fin, c'est totalement politiquement incorrect. Mais alors, comment le dire de façon politique? J'ai envie de dire, il y a des gens qui pensent ça. Il y a des gens qui pensent aussi quand même, il faut le dire, que si on n'est pas capable de gérer ses enfants, si on n'a pas de temps, on n'en fait pas deux, trois, quatre, cinq. Oui, il faut le définir moralement, si je puis dire. Non, mais c'est à chacun de soi. Non, non, mais ça, je suis entendu. On ne parle pas de loi. On ne parle pas de loi. C'est que chacun doit se dire que quand on fait un enfant, c'est une responsabilité derrière. Ce n'est pas juste faire des enfants.
Donc, peut-être se poser et se dire, est-ce que je vais avoir le temps, est-ce que je vais avoir les moyens, est-ce que je vais avoir l'autorité pour gérer deux, trois ou quatre enfants. Mais je sais que ce n'est pas correct de dire ça. Le père s'en va, acheter des cigarettes et on revient ça. C'est différent. Oui, mais enfin, c'est pas l'exemple qui était venu. Voilà, et la maman dit, moi, je suis complètement désemparée, etc. Mais ce que dit cette courageuse maman, c'est, oui, la responsabilité des parents. Et encore une fois, on peut prendre des mesures sur ces allocations familiales qui, en cas de récidive, sont supprimées à l'ombre. Vous allez punir la maman et la famille.
Voilà, c'est ce qu'on vous dit en général. C'est ça, à chaque fois, on l'entend. Donc là, on ne fait absolument plus rien. Et puis la majorité pénale, parce que là, c'est une cour d'assises pour mineurs qu'il a jugé, on la descend à 16, voire 15 ans. Et les 18 ans, dans ce cas-là, auraient peut-être été appliqués. Ludovic Thoreau. Mais si vous m'avez dit, je dis bien, il n'y a pas une certaine complicité de la maman quand elle sait que son enfant sort avec un couteau ? Excusez-moi de vous dire. Alors, elle a dit que c'est pour se défendre. Vous avez entendu ce qui a été expliqué. Là, on le sait, la plupart des gens qui ont un couteau, c'est plus pour attaquer que pour se défendre.
Ça, c'est clair, on était précis. Mais excusez-moi, si mon fils avait un couteau, je lui dirais, pourquoi tu prends un couteau ? Et là, la mère, on ne va rien lui faire, la mère. Et vous avez raison, je veux dire. C'est vraiment à la structure familiale de gérer tout ça. Il ne faut pas demander aux policiers, une éducation nationale de faire ça. C'est la structure familiale. Là, il y a eu un problème. Donc, qu'est-ce qu'on va faire ? Rien. Oui, mais ce qui est terrible, c'est à quel point aujourd'hui, les attaques au couteau se multiplient. Dans un instant, on va voir ce qui s'est passé à Lille, ce week-end.
Parce qu'à Lille, ce week-end, c'est dans le métro qu'un jeune homme de 18 ans a été poignardé. On va en parler dans un instant. Tout de suite, le CNews Info, il est signé Somaïa Labidi.
Le trafic SNCF fortement perturbé à la gare Saint-Lazare après une panne électrique. Une panne survenue ce matin aux alentours de 7h30. Après avoir été interrompu au départ ou à l'arrivée de la gare parisienne, le trafic commence à reprendre progressivement. Les marchés boursiers dans le rouge à cause des nouveaux droits de douane annoncés par Donald Trump, des droits qu'il compte imposer aux produits provenant du Canada, du Mexique ou encore de la Chine. Conséquence, la bourse de Paris plonge ce matin et le secteur automobile s'enfonce. Tokyo chute de près de 3% à l'image d'autres places asiatiques et à l'unition du peso mexicain ou encore du dollar canadien.
Et puis, Benjamin Netanyahou a un déplacement à Washington pour parler de la deuxième phase du cessez-le-feu. C'est dans ce cadre qu'il s'entretiendra dès demain avec Donald Trump dans le bureau ovale. Objectif du nouveau locataire de la Maison-Blanche, mettre la pression sur le Premier ministre israélien pour mettre fin à la guerre au Proche-Orient.
11h02 sur CNews. Merci d'être en direct avec nous. On continue à parler des attaques au couteau. Vous avez entendu la maman de Lili Bell qui s'exprimait, qui lançait un appel au garde des Sceaux pour que le parquet fasse appel de la décision qui a été rendue, 10 ans de prison contre le jeune homme. Parce qu'il avait 16 ans à l'époque des fées. Le jeune homme qui a poignardé et tué sa fille alors que le parquet en demandait 18. Mais ces attaques au couteau se multiplient. Il y a une forme d'épidémie meurtrière qui se développe de plus en plus en France. Et c'est très inquiétant parce qu'aujourd'hui, dès qu'on croise quelqu'un, on se demande si cette personne a un couteau ou pas.
Regardez ce qui s'est passé à Lille ce week-end.
C'est à l'heure de Pointe, ce samedi, qu'une altercation éclate entre usagers dans le métro de la Place de la République à Lille. À la suite de la bousculade, un jeune homme de 18 ans reçoit plusieurs coups de couteau.
En passant, j'ai vu les camions de pompiers plus le SAMU ici. Et on voyait déjà qu'il y avait une foule qui était bien regroupée devant le métro. Mais c'était assez choquant un peu. On voyait qu'il s'était bien passé quelque chose de grave.
Les faits se sont déroulés dans le centre-ville. Un quartier calme selon les habitants. C'est partout, il n'y a pas des endroits qui sont hyper protégés, même si c'est un quartier calme. Je sais qu'au centre, ça craint un peu plus. Mais voilà, j'étais un peu choquée, mais pas tant que ça, puisque malheureusement, ça arrive. L'homme est gravement blessé. Son pronostic vital est engagé au moment où il est transporté aux urgences. Le suspect a quant à lui eu le temps de poursuivre son chemin, montant dans le métro, avant d'être interpellé en périphérie lilloise. Une montée de la violence en France qui inquiète, la ville de Lille n'y échappe pas.
Moi, je trouve, de mon ressenti, c'est une ville où il y a quand même pas mal d'agressions. J'ai pu me faire agresser il y a trois ans à la grande place, donc qui est vraiment le centre de Lille.
Le suspect est déjà connu des services de police. Une enquête a été ouverte par le service local de police judiciaire de Lille.
– Cristalinias, comment on peut lutter contre ça ?
– Comment lutter ? Je parlais tout à l'heure d'en finir avec la culture du lexisme, l'impunité. Moi, je suis choquée d'entendre qu'à chaque fois, on est sur des personnes qui récidivent. Je veux dire, il y a quand même un point commun entre toutes ces personnes, c'est qu'elles n'en sont pas à leur coup d'essai. Et puis, finalement, elles ressortent, et puis il ne se passe pas grand-chose.
– Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on ne sanctionne pas assez ? Ou qu'il faut les mettre plus longtemps en prison ?
– Plus longtemps en prison. Est-ce qu'il faut faire des soins ? Je ne sais pas, à un moment donné, quel est le sujet ? On a des personnes qui ne vont pas en prison, qui ne sont pas suivies, qui ne sont pas sanctionnées pour ce qu'elles font. Donc, clairement, il y a une impunité qui s'installe.
– Simon Thirera, est-ce qu'il y a une impunité pour vous ? – Il y a une impunité des récidivistes. Et il y a eu, à l'époque, les peines planchées de Nicolas Sarkozy, il y a eu des comporations immédiates. Malgré tout ça, les récidivistes ne sont pas suivis pénalement, éducativement ou psychologiquement, puisqu'il y en a qui ont des problèmes psychologiques graves. Et il y a cette société du soin, c'est ça qu'on doit reconstruire, de la solidarité, de la fraternité. Et du coup, moi, je suis… – C'est-à-dire quoi ? Excusez-moi, j'ai l'impression que vous enchaînez des mots. Enfin, société de la solidarité, on n'est pas chez Miss France.
Honnêtement, c'est bien beau ce que vous dites, et on ne peut être que d'accord, mais ce n'est pas ça qui va arrêter les attaques au couteau, la société de la solidarité, de l'amour et vive la paix dans le monde. – Oui, ce n'est pas un discours de Miss France, parce que je parlais déjà, on parle de personnes en récidive. – Oui, mais justement… – Comment les gens qui sont… – Non, mais vous parlez de société, d'amour, de machin… – Non, moi, je parle… – Ça suffit, quoi, maintenant, il faut taper. – Non, bien sûr, le suspect, il a été attrapé, il va être jugé, condamné pour ses faits.
Mais derrière, si on continue comme ça, sans suivi psychologique, éducatif, psychologique ou psychiatrique, je pense qu'on va continuer à avoir les mêmes feux. – Christal, il y a peut-être deux sujets,
parce qu'il y en a quand même… Je ne sais pas si on a relevé que c'est particulièrement choquant, on parle d'enfants, au-delà de mineurs, on n'est plus même pas sur des adolescents, on rabaisse encore l'âge du niveau d'hyperviolence. Donc peut-être qu'il y a un moment donné, quand on est sur des ados, il y a une notion des travaux d'intérêt généreux qui ne sont absolument jamais suivis, pour peu qu'on les mette en place ou qu'on les applique.
– Mais est-ce que vous pensez que ça, honnêtement, est-ce que vous pensez que chez quelqu'un qui a poignardé un gamin, est-ce que vous pensez qu'un travail d'intérêt général, ça va changer quelque chose ? – Mais je me pose la question en amont, en amont. – Est-ce que vous pensez que dire au mec, vous allez balayer pendant 10 jours la rue, tout à coup, ça va l'empêcher ?
– En amont, à quel moment un enfant devient un ado hyper violent et comment on fait pour éviter ? Moi, je me demande si pour des… parce que là, on va vers la case prison à la fin, est-ce qu'en prison, de toute façon, ils ne vont pas apprendre plus ? En fait, je veux dire, c'est ça ma question.
– Alors, juste Ludovic, je vous en parle dans un instant, parce que je voudrais qu'on voit ce qui se fait à Paris, parce qu'à Paris, alors, qu'est-ce qu'on fait contre les couteaux ? En fait, on distribue des tracts. Voilà, alors ça, c'est la grande idée de la maire de Paris qui a décidé de faire un plan couteau. Non, non, mais ne soyez pas dégoûtés que ça ne va plus. Non, mais voilà. Donc, on distribue, on dit, oh là là, c'est pas bien d'avoir un couteau. Regardez, forcément, ça fait polémique.
Si ce n'est pas encore fait, vous devriez bientôt recevoir ce prospectus. La ville de Paris les distribue aux abords des écoles pour prévenir du danger des armes blanches. Sur ce dépliant stop couteau, des recommandations comme parler à un adulte de confiance ou composer le 17, le 18 ou le 112 en cas d'urgence. Mais aussi un rappel de la loi.
Toute personne trouvée en possession d'un couteau hors de son domicile s'expose à un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende.
Lutter contre la banalisation des armes blanches chez les adolescents, c'est l'objectif de ce plan couteau. Faisant partie d'un plan plus large initié en mai 2021, l'annonce de cette campagne arrive, hasard du calendrier, trois jours après la mort d'Elias. Un adolescent de 14 ans tué par armes blanches dans le 14e arrondissement de Paris. Une campagne qui pour beaucoup d'agents de police est un constat d'impuissance. Encore une fois, nous allons penser certainement à pouvoir contrôler et arrêter ces crimes avec une hotline, avec un numéro vert ou alors avec des flyers. Non, je crois que nous, Alliance Police Nationale, on est clair, net et précis sur ce sujet. Il faut un choc d'autorité.
Il faut absolument que les infractions soient punies et réprimées. C'est aussi simple que ça. Sur l'année scolaire 2023-2024, 74 agressions à l'arme blanche ont été recensées dans les collèges, 38 dans les lycées et 18 dans les écoles primaires. Contactés pour s'exprimer sur leur campagne, la mairie de Paris n'a pas donné suite à notre demande.
Bon, on est sauvés. L'Une Victoron, on est sauvés. Il y a des flyers qui disent « Attention, là, un couteau, ça coupe, le feu, ça brûle et l'eau, ça mouille », comme disaient certains. Donc voilà, on est sauvés. C'est pas le plan couteau, c'est le plan bisounours. Il ne faut pas arriver. Maintenant, il faut rappeler quand même qu'il y a 120 menaces au couteau par jour en France. 120. Mais pourquoi on n'applique pas la loi ? Je vais juste vous lire le texte. Article L317-8 du Code de sécurité intérieure. Un couteau dans une poche sans motif légitime, 15 000 euros d'amende plus un an de prison. On le sait que les lois existent.
Mais oui, mais à un moment, on les a les lois, on a juste à les appliquer. Et personne ne les applique. Quand on trouve un jeune avec un couteau, c'est un motif légitime, il va faire pour un barbecue, couper les saucisses. Et excusez-moi de vous dire ça aussi bruyamment, mais ça révolte tout le monde, ça révolte tout le citoyen. Mais regardez les agressions par arme blanche recensées. On l'a vu dans le sujet, mais on va regarder le panneau. Dans l'année scolaire 2023-2024, et c'est effrayant, il y en a eu 74, dans les collèges, vous vous rendez compte ? 74 agressions à l'arme blanche, 38 dans les lycées, 18 dans les écoles primaires.
Mais c'est ce chiffre qui est presque, c'est le plus bas, mais c'est presque le plus fou. 18 agressions au couteau dans des écoles primaires. C'est la France Orange Mécanique qui se met en place à Bas-Bruy, puisque vous montriez des images de Lille, mais vous auriez pu montrer la semaine dernière, avec les caméras de vidéosurveillance, il y a eu une agression similaire à Lyon. Quelqu'un qui se fait bousculer, il sort son couteau, et il plante un coup de couteau dans le cou. Je ne sais pas si vous avez eu ces images, mais c'est le même scénario. Alors, il y a la prévention, d'accord, tout le monde est pour faire de la prévention.
Mais enfin, quand on a un personnage à Lille, il était connu des services de police. La prévention, ça ne marche pas. Il ne peut y avoir, comme le disait ce policier, que la sanction. Oui, sanction, sanction, sanction. On ne peut s'en sortir que comme ça, parce qu'effectivement, vous avez rappelé les textes de loi, on trouve quelqu'un, avec un couteau dans sa poche, un an de prison, après, il faut être concret, ça se passe à quel moment, de quelle façon on va arrêter quelqu'un ? C'est quoi ? C'est la police ? C'est la gendarmerie ? Qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont le ramener au poste, en garde à vue, et puis il sera déféré quand ? Dans un an ? Dans deux ans ? Dans trois ans ?
C'est tout ça qu'il faut revoir. Il faut frapper fort, très fort même maintenant. Allez, Villeneuve-Saint-Georges, avec l'élection hier de Christelle Nias, qui est avec nous, maire Les Républicains de Villeneuve-Saint-Georges. Merci en tout cas d'être chez nous, d'être sur ce plateau. D'ailleurs, Philippe Ballard, vous qui êtes du RN, vous auriez appelé à voter pour Christelle Nias ? Ah ben, Jordan Bardella a appelé à faire barrage à Louis-Boyard et à la France insoumise. Donc ça veut dire à voter pour Christelle Nias ? Ça veut dire ça, faire barrage ? Si on n'appelle pas à voter pour Louis-Boyard, alors oui, il y avait trois bulletins, vous le direz.
Je pense que le message était assez clair, alors c'est une bonne nouvelle pour 19th-Georges, un peu moins pour nous à l'Assemblée, parce que du coup, on garde Louis-Boyard par ricochet. Je pense qu'il y a beaucoup de feu rouge qui s'allument pour la France insoumise, parce que là, il fait le même score que Manon Aubry aux Européennes, d'accord ? Et on a regardé les chiffres des législatives, c'est pas loin, c'était en juin dernier, où il fait au premier tour sur la commune, je ne parle pas de la circonscription, il fait 56%, et là, il a fait 39%. 38,75%. Ouais, 38,75%. Et au deuxième tour, dans la ville, il fait, alors que c'était une triangulaire, il fait 61%.
Vous rajoutez à ça la législative qui s'est déroulée il y a 15 jours en Isère, où là, c'était une circonscription à LFI, acquise en juin 2024, et là, ils l'ont perdue avec 35% des voix. Ah, vraiment, tant mieux, un gros signe à l'eau.
Louis Boyard a pris la parole hier soir, après son élection, il a expliqué que, bien sûr, c'est pas sa faute, c'est la faute de tout le monde, alors il s'en est pris à CNews, bien évidemment, de toute façon, on a l'habitude et on s'en fout, pour être clair, il s'en est pris aux ministres, il s'en est pris au gouvernement, il s'en est pris aux socialistes, il s'en est pris aux communes, oui, au RN, c'est normal, bref, il s'en est pris, on va écouter un extrait de ce qu'il a dit, juste après les avoir perdus. On avait tout le monde contre nous, et malgré tout, regardez-nous, on est là, fort, fier, digne, solidaire. Je le dis aussi, où étaient nos camarades ? Où étaient les écologistes ?
Où étaient les communistes ? Où étaient les socialistes ? Où étaient-ils quand on a imploré la fusion ? Ils n'étaient pas là. Où étaient-ils quand on a eu besoin d'avoir du soutien, quand on a qualifié notre liste de communautaristes ? Ils n'étaient pas là. Où étaient-ils quand on avait besoin de leur voix aujourd'hui pour battre l'extrême droite ? Ils n'étaient pas là. Alors ce soir, je le dis, on va continuer. On va continuer le combat. Et c'est pour ça que je veux porter un message d'espoir. Ce soir, la France, elle nous regarde. Je sais que les opprimés nous regardent. Et je sais que, comme nous, ils se disent qu'ils ont envie de gagner la bataille de 2026.
Alors si j'ai un message pour les opprimés, faites comme nous. Assumez qui vous êtes. Rassemblez le peuple. Assumez d'être une gauche de rupture. Alors oui, certes, on a fait mieux. On n'a pas gagné. Oui, demain matin, ce ne sera pas un matin à la fête. Mais on va se donner le droit. L'espoir de lutter, de lutter, de lutter et de recommencer. Merci à vous. Résistance ! Christelle Lias, c'est qui les opprimés à qui s'adresse Louis-Boyard ?
Je me pose la question. Techniquement, c'est à peu près 35 000 habitants du 9 Saint-Georges. Nous sommes tous. Non, non, je trouve que c'est quand même un propos qui est assez insupportable et assez inaudible. La réalité, c'est qu'il y avait quand même des candidats légitimes, même si je ne partage pas les opinions des membres de sa liste. Tous, on a quand même des hommes et des femmes qui sont issus du terrain.
Mais est-ce que c'était une liste communautariste comme on aurait pu l'entendre ?
Communautariste ? Je pense que c'est le choix que lui a fait dans son choix de rassemblement et où il a sciemment utilisé des visages, des personnalités qu'il a mis de côté parce qu'il y avait des candidats issus du terrain qui étaient candidats et que s'il avait un réel intérêt pour les habitants de ma ville et pour les personnes qu'il prétend défendre, eh bien, s'il voulait les pousser pour défendre des idées, il aurait poussé ces candidats issus du terrain. Alors, je pense...
Pardon, mais je n'ai pas compris la réponse à ma question. Est-ce que c'était une liste communautariste ?
Une liste qui avait vocation à utiliser le fait communautaire. Ça, c'est clair. Ça, c'est l'objectif.
Et alors, pour être très clair et pour dire les mots, ça veut dire quoi ?
Il a surfé sur le fait communautaire. C'est une liste qui s'adresse
aux musulmans en particulier pour être très clair, pour dire les choses.
Ce n'est pas une liste qui s'adresse aux musulmans, c'est une liste qui utilise le fait religieux. Il sait clairement ce qu'il a essayé de faire sur cette élection, comme il le fait à chaque fois. Il a besoin d'agiter des red flags à chaque fois. Donc, moi, je suis devenue tantôt une extrémiste. Mais à quel moment je deviens une extrémiste quand on entend des propos comme les siens qui ont vocation à fracturer notre société ? Enfin, je veux dire, quand on parle d'opprimé, de qui parle-t-on ? Quand on s'arroge le droit d'être un objecteur de conscience et de dire qui a le droit de penser telle ou telle chose ? Enfin, je veux dire, ceux qui fracturent notre société, on l'a.
C'est ce type de discours.
Moi, ce qui m'a beaucoup choqué, ça a été l'ambiance sur place pendant cette élection. J'ai suivi Jordan Florentin de Frontières sur son compte Twitter. Il est allé, il a passé du temps. Il sera en direct avec nous dans un instant. Il a passé du temps sur place. Et j'ai trouvé qu'il y avait une tension assez incroyable. À un moment donné, même dans un de ses reportages, on menace de lui arracher la tête rien que ça en le traitant de sale français de merde. Voilà. Je vous propose de regarder cet extrait. Vous m'insultez là, monsieur ? Oui, elle ne filme pas, toi. Non, non, mais pardon, vous ne m'insultez pas comme ça, monsieur. Vous ne nous menacez pas et vous ne menacez pas notre équipe.
Vous n'avez pas à m'insulter comme ça, monsieur. Vous n'avez pas à m'insulter comme ça, monsieur. Vous ne savez pas le tour. Je te l'éclate, ta truc. Non, mais monsieur, d'accord ? Est-ce que je suis clair ? Non, non, c'est vous qui a arrêté. Vous ne venez pas ici nous menacer. Écoute-moi bien, l'autre. Oui, je vous écoute. Toi, tu m'as interviewé. Oui, je vous ai interviewé. Je lui ai dit qui tu étais. Oui, c'était pas en tout cas. Je vous ai dit frontière pour un reportage, oui. Oui, mais je vous ai dit... Vous êtes qui, là ? Frontière ? Le média frontière. Extrême droite, b***. C'est-à-dire extrême droite. Ça veut dire quoi, extrême droite, monsieur ? Monsieur, vous ne nous insultez pas.
Je me vire tout. Non, mais vous assumez vos propos, monsieur. J'assume, moi. Alors, c'est quoi, extrême droite ? Tu ne me filmes pas. Donnez-moi un argument. Tu m'enlèves. Donnez-moi un argument. Non, mais vous ne venez pas nous insulter dans la rue, monsieur. Vous ne venez pas nous insulter dans la rue. C'est très bien. La prochaine fois, je vous late tous les deux. Vous nous latez ? Là, vous êtes venu nous assulter, monsieur, alors que nous n'étions même pas en train de vous filmer. Nous n'étions même pas en train de vous filmer. Par rapport à l'autre fois. Et monsieur, ça veut dire quoi, extrême droite ? Donnez-moi un argument. C'est quoi, l'extrême droite, monsieur ?
J'ai pris vos merdes, là. Voilà. Jordan Florentin, bonjour. Merci d'être avec nous. Reporteur à Frontières, vous avez passé du temps à Villeneuve-Saint-Georges. Il y a plusieurs séquences que vous avez mises en ligne sur votre compte Twitter et sur le site de Frontières. Et visiblement, c'était très tendu, l'ambiance sur place. Oui, oui, oui. C'était extrêmement tendu. D'ailleurs, ça fait froid dans le dos. Quand on revoit ces images, ça reste sur le moment. On ne se rend pas compte. Nous, on est simplement en train de faire notre travail avec notre légitimité de journaliste et on ne se rend pas compte, en fait, que la violence, elle est telle et ça a été d'une gravité sans précédent.
C'est-à-dire que nous, on est simplement venus poser des questions claires, non pas à Lou Bayard. Il ne voulait pas nous répondre. Vous voyez, à chaque fois, c'est le même discours d'extrême droite, d'extrême droite. Même Christelle Niasme, qui est là sur votre plateau, a été accusée d'être d'extrême droite, d'être dangereuse. Méfiez-vous, ça se trouve, elle est armée. C'est vraiment des choses comme ça qu'on entend dans la tête de Lou Bayard. Et on est venus demander aux habitants en première chose s'ils connaissaient Lou Bayard puisqu'il n'a eu une adresse électorale que depuis le mois de décembre à Villeneuve-Saint-Georges.
Résultat, la moitié des personnes, même plus trois quarts des personnes qu'on interrogeait, nous disaient ne pas le connaître. Et ensuite, on leur demandait simplement s'ils jugeaient normal qu'il y ait sur la liste de Lou Bayard un homme, Mohamed Benyatlev, qui a été au sujet des négociations avec le Parti socialiste, qui soutient le ramasse. Et ça n'a pas été le seul. On a eu d'autres soutiens de personnalités qui étaient là présentes à la soirée électorale, qui étaient là en soutien à Lou Bayard, qui affirmaient face caméra soutenir le ramasse. Quand même un groupe terroriste reconnu par toutes les instances internationales.
Et vraiment, ça fait froid dans le dos et on a été menacés deux fois de morts. Un coup de nous trancher la tête, un coup de nous couper la tête. Et ces personnes, à chaque fois, systématiquement, elles soutenaient Lou Bayard. Donc voilà. Et vraiment, pour faire simple, ce qui s'est passé hier soir, vous parliez tout à l'heure du communautarisme, ce qui s'est passé hier, c'est qu'en fait, c'est la défaite du nouveau front communautaire face au nouveau front populaire. En fait, il y a cette gauche en train de se diviser avec d'un côté les Verts, le PS, qui n'ont pas voulu soutenir Lou Bayard, qui sont retirés, mais qui en réalité auraient pu fusionner avec lui.
Ils n'ont pas voulu fusionner grâce aux révélations de frontières. On a joué aussi notre part dans ce travail de terrain qu'a mené Christelle Nias, mais qui a aussi été aidé, je crois, par les révélations qu'on a pu faire sur la liste de Lou Bayard. Vous avez quand même deux délinquants, Adel Médour, Ricardo Bonheur, qui ont été interpellés plusieurs fois par la police pour des faits de... Il y a quand même Adel Médour qui est rentré dans une école avec une arme. Et c'est ce type de profil que Lou Bayard est allé chercher pour mettre sur sa liste. On a Fadoa Sadat qui porte un keffier.
Tous les jours pendant la campagne, elle portait ce keffier, avec marqué en arabe dessus « Jérusalem est à nous ». Et quand on lui pose la question, elle ne veut pas nous répondre. Ça veut dire quoi « Jérusalem est à nous ? » Est-ce que ça veut dire qu'il faut rayer Israël de la carte ? Vous voyez, vous avez toute cette... Je ne sais pas si c'est une liste qui utilise le fait communautaire, mais en tout cas, oui, on est allé piocher dans tout ce qui est incarné aujourd'hui, les réseaux les plus radicalisés, les plus violents, les plus extrémistes de Villeneuve-Saint-Georges en espérant que ces gens-là allaient voter.
Le résultat, c'est qu'hier soir, j'ai un homme qui est venu directement vers nous pour nous dire « Vous savez, moi je suis musulman et je soutiens Christelle Niasme parce que M. Boyard il nous fait peur. Je suis transformé pas en positif et pourtant je suis gauche, je suis quelqu'un de tolérant mais Lou Boyard, ça n'est pas ma gauche. Moi je suis fils d'ouvrier et je préfère François Ruffin à Lou Boyard. » En fait, ça illustre non seulement que la droite, même en étant divisée, parce que M. Godin aurait très bien pu se retirer également en répondant au Front Républicain C'est l'ancien maire.
L'ancien maire que Valérie Pécresse, Bruno Rotaio, a appelé de leur vœu à un Front Républicain autour de Christelle Niasse, eh bien, chapeau vraiment à la nouvelle maire, Mme la maire qui a été élue même avec une division à droite. Ça veut dire qu'il y a eu un vrai sursaut sur la ville de Villeneuve-Saint-Georges. On les a vus, nous les habitants qui nous disaient avoir peur de Lou Boyard et ça veut dire qu'à gauche ça va être très compliqué pour eux de se reconstruire. Ça veut dire que la France Insoumise n'est pas capable de gagner seule.
Ça, c'est un enseignement à retenir pour les prochaines municipales et qu'ils ne peuvent pas gagner seuls mais ils ne pourront pas gagner ensemble parce que le PS ne veut plus d'eux. Sauf que ça va être compliqué aussi pour le PS puisque pour les législatives ils auront besoin de la France Insoumise puisque sans eux ils n'auraient pas été élus députés.
Donc vous voyez en fait ça a montré toutes les fractures qu'il y avait à gauche et à droite mais on peut être soulagé effectivement qu'il y a eu un fonds républicain qui avant était contre le RN aujourd'hui est contre la France Insoumise parce que je crois que cette élétion elle a montré une chose c'est que la violence était de leur côté que l'antisémitisme était de leur côté que l'utilisation, le clientélisme des banlieues, des quartiers était de leur côté alors que ces gens, ces vrais gens populaires ils ont fait confiance à Cristal Nias. Reste avec nous un instant Jordan Florentin, Cristal Nias est-ce qu'il y a un risque de radicalisation de certains justement dans votre ville ?
Est-ce qu'il y a un risque
de radicalisation de nos populations ? Oui, de certains membres de la population poussés par les Insoumis parce que c'est ça c'est ce qu'on cherchait à faire les Insoumis ils cherchent à radicaliser visiblement Est-ce qu'il y a un risque chez vous ?
Vous êtes conscient ? Non, en fait la France Insoumise et le candidat Louis Bayer surfent clairement sur des sujets les faits communautaires existants le risque de radicalisation ils l'utilisent en réalité parce qu'il est déjà présent dans nos sociétés nos populations si elles se radicalisent c'est pour différentes raisons
Mais sur l'ambiance dans votre ville puisque désormais c'est votre ville est-ce que vous êtes confiante ou vous vous dites à un moment donné à un moment donné ça peut basculer mal basculer ?
Oui, non, non je suis très rassurée parce que sur mon territoire la réalité c'est comme ça a été dit
Il fait quand même 38% excusez-moi il fait quand même 38% c'est pas neutre 38%
c'est vrai mais la réalité c'est que des hommes de gauche de tous bords politiques ont soutenu cette candidature qui est la candidature du réel c'est une candidature que j'ai portée et c'est aujourd'hui ce qu'on veut sur ma ville on veut de l'apaisement on ne veut plus avoir cette image déplorable qui est portée par la France Insoumise et qui stigmatise l'ensemble des villes nevois
Ludovic Thoreau ça vous fait agir ce que vous entendez Qu'est-ce que vous nous faites du bien Christelle Non mais je suis très sérieux quand je dis ça par rapport aux mairies enfin des gens qui ont de l'humanité qui ont de l'expérience prennent la ville ça veut dire simplement que lui Louis Boyard qui dit qu'il n'a pas perdu il a perdu 20 points et ça veut dire que maintenant ça vient d'éclater c'est-à-dire que les électeurs de gauche les classiques communistes socialistes verts ils n'ont pas voté pour lui Oui d'accord mais je vous trouve très optimiste Ludovic Thoreau excusez-moi n'oubliez pas qu'il a fait 38% 38% ça veut dire presque 4 personnes sur 10 qui adhèrent à ces thèses Excusez-moi oui d'accord mais 4 sur 10 c'est beaucoup et qu'est-ce que ça peut donner dans l'avenir ces gens qui sont là avec un discours qui est radicalisé excusez-moi qui est un discours haineux qui est un discours qui est parfois avec des rôles antisémites chez certains voilà qu'est-ce que ça va donner Mais ça va donner le plus terrible ils se servent à la population et aussi des communautés religieuses ça c'est clair mais les extrémistes je ne parle pas des communautés religieuses ça je parle des extrémistes mais là la leçon qu'il faut retenir c'est que Christelle lui a mis une banane excusez-moi de lui dire ça c'est qu'il était parti gagnant et ils n'auront jamais le problème du LFI c'est qu'ils n'auront pas d'élus locaux même aux prochaines municipales et quand tu n'as pas d'élus local et bien tu n'as pas de parti J.
Jordan Florentin un dernier mot puisque vous êtes toujours avec nous parce que vous cette ville vous avez été au quotidien dans la ville vous avez rencontré les gens vous avez passé du temps là-bas est-ce que ce risque de radicalisation il existe pour vous dans cette ville ?
Bien sûr non mais en fait il faut rappeler que la ville de 35 000 habitants Villeneuve-Saint-Georges il y a à peu près 12 à 13 000 étrangers et il y a seulement 12 000 électeurs il y a d'un côté ceux qui ont été séduits par le discours de Lou Boyard qui effectivement ne leur a parlé il a fait sa campagne sur Gaza et la Palestine au détriment des sujets locaux là où a insisté Christelle Niasme qui elle connaît très très bien son terrain qui vit depuis des années et qui a été adjoint au maire enfin qui connaît les problématiques locales on n'a pas entendu Lou Boyard dessus j'ai vu un homme de gauche qui m'a dit je ne comprends pas il ne fait que parler du RN il est venu là pour faire une campagne anti-RN donc oui il y a ce risque effectivement de radicalisation ce qui est un véritable challenge pour Christelle qui a été élue hier c'est qu'elle a 6 mois 6 mois au plus un an pour faire ses preuves parce qu'il y a une nouvelle élection dans un an et en fait la réalité de l'autre enseignement c'est que tout est question de démographie et de chiffres il y a certainement en 2026 des grandes banlieues notamment aux régions parisaines qui vont être gagnées par la France insoumise parce que ça va être une question de chiffres ça va être une question de démographie là c'est la dernière victoire avant le vrai risque de Christelle de Christelle Niasme qui doit vraiment en un an rassurer sa population faire ce qui est demandé c'est-à-dire sur le taux de pauvreté le taux de chômage l'insécurité la délinquance on a un homme de gauche encore une fois qui nous disait Philippe Daudin j'aime pas trop mais n'empêche il a eu un bilan la ville est plus propre la ville est plus sécurisée donc c'est là-dessus que Christelle Niasme va devoir vraiment travailler sur les mois à venir et bien sûr qu'il y a un risque de radicalisation ils ne vont chercher que ces électeurs-là mais ce qui va être vraiment important de suivre ça va être quel va être le positionnement du PS qui est en fait dans un étau entre d'un côté le PS a besoin d'Alefi pour gagner aux législatives de l'autre côté je pense qu'il y a encore des républicains je pense à François Hollande je pense à Bernard Cazeneuve je pense à Raphaël Blutzmann qui ne veulent pas de cette France insoumise totalement islamisée totalement antisémite et qui fait peur qui fait vraiment peur aller voir le dernier reportage de Frontières les habitants les personnes âgées notamment de Villeneuve-Saint-Georges sont terrifiés par une candidature de Loubalia et je pense que ça va peser dans la campagne et qui sont largement mobilisés hier par crainte de Loubalia merci beaucoup Jordan Florentin et bravo également d'aller sur le terrain comme ça parce qu'on le voit à chaque fois avec vos reportages franchement c'est super bien et j'adore et Christelle Niasme a noté tout ce qu'elle devait faire elle a pris des notes donc voilà merci Jordan Christelle Niasme un mot encore sur ce risque qui existe quand même de radicalisation
mais il est partout en réalité c'est pas spécial c'est pas spécial
on l'a vu excusez-moi on l'a vu dans les reportages dans les images et dans le discours qui était très dur enfin allez excusez-moi aller à Villeneuve-Saint-Georges avec tout le respect qu'on peut avoir pour Villeneuve-Saint-Georges et faire campagne sur Israël et sur la Palestine mais ça c'est pas tous ces discours génériques de la France oui mais c'est impossible c'est impossible les gens ont besoin de proximité
il a perdu trois quarts de son électorat donc la réalité c'est que ça ne prend plus particulièrement quand on est sur une élection municipale les municipales c'est le rassemblement de l'ensemble des gens qui veulent vivre correctement sur leur territoire donc il n'est même plus question d'idéologie nationale sur laquelle il a voulu surfer pour se faire élire et qui sont proprement intolérables c'est pour ça que de très à droite jusqu'à très à gauche il a été profondément rejeté cette candidature
alors les insoumis justement c'est intéressant on va écouter Jean-Luc Mélenchon hier Jean-Luc Mélenchon qui était hier à Toulouse et qui a reconnu qu'il y avait un grand emplacement jusque là c'était une honte de prononcer ces mots-là etc là cette fois il a reconnu qu'il y avait un grand remplacement en France mais pour lui c'est une bonne chose écoutez donc Jean-Luc Mélenchon devant les étudiants à Toulouse oui monsieur Zemmour il y a un grand remplacement oui monsieur Bayrou il y a un grand ce remplacement c'est celui d'une génération qui vient après l'autre et qui ne ressemblera jamais à la précédente vous autres qui avez eu la chance de vous mélanger de vous découvrir de vous entendre chanter parler cuisiner jouer de la musique vous savez l'importance de ce mélange l'importance de cette créolisation qui crée du neuf car non le futur n'est pas voué être le passé toujours recommencé et il y en a assez de passer son temps à faire l'apologie de la tradition j'ai même entendu des gens me dire nous sommes les dépositaires d'une tradition et nous devons la défendre mais ah oui bah allez-y allez-y essayez de lire un texte du 16e siècle dans la langue de l'époque vous ne comprendrez pas deux mots qu'est-ce que vous nous racontez mais qu'est-ce qu'il raconte lui surtout Philippe Ballard mais c'est surréaliste ce discours ça me rend fou d'avoir un discours comme ça oui non non mais c'est c'est le mépris c'est le mépris de tout ce qu'on est c'est-à-dire tournez la page sur ce que vous êtes tournez la page sur votre histoire tournez la page sur votre culture oubliez tout et c'est craché sur tout ça c'est honteux quoi et sur votre identité bien sûr c'est ça il parle de la ruralité moi je suis élu d'une circonscription entièrement rurale non la ruralité c'est pas du tout ce qu'il dit après mais ça rejoint deux choses l'immigration et puis la démographie puisqu'on en parlait avec le journaliste de Frontières effectivement c'est l'éternelle question est-ce que c'est la démographie qui fait l'histoire ou l'histoire qui fait la démographie c'est plutôt la démographie qui fait l'histoire et on sait que il y a un chiffre qui est sorti un 22% des naissances en France il y a au moins un des deux parents qui est étranger et je voudrais revenir brièvement sur ce que disait le journaliste de Frontières parce qu'il parlait ce témoignage d'un musulman qui a voté pour vous madame il faut combattre il ne faut pas se tromper de combat il faut combattre l'islamisme mais il ne faut pas combattre des musulmans c'est pas une histoire de couleur de peau ou de religion parce que vous avez des musulmans qui ont voté pour vous et il y en a qui votent également pour nous et ils sont de plus en plus nombreux c'est même Théra quand vous entendez Jean-Luc Mélenchon qui parle du grand remplacement et qui dit c'est formidable le grand remplacement arrêtez de parler du passé arrêtez de parler de la tradition quand même il dit arrêtez en gros de nous emmerder en parlant sans arrêt de la tradition mais ça fait peur la France ça s'est nourrie de plusieurs traditions comme j'ai déjà rappelé à plusieurs reprises dans mon livre c'est du métissage des mélanges depuis les francs depuis la France depuis la nouvelle France et la France de 2025 n'est pas celle des années 80 donc n'oublions pas le passé n'oublions pas notre histoire n'oublions pas nos racines c'est ce que je viens de dire c'est ce que vous avez du moyen encore moins non parce que l'histoire de France on apprend à l'école et on a appris Napoléon on a appris le général de Gaulle on a appris François Mitterrand on a appris malheureusement Emmanuel Macron maintenant mais et du coup j'ai oublié c'est du l'oublié c'est ça c'est pas un problème ça y sera mais ce n'est pas un problème ce que je veux dire c'est que non mais c'est important la tradition enfin on va pas jeter là j'ai l'impression d'entendre Mélenchon qui jette le bébé avec l'eau du bain c'est à dire oublions tout oublions ce qui nous a fait oublions ce qu'on a construit pour parler de l'avenir et l'avenir c'est pas le passé c'est pas nos racines mais enfin un arbre il tient debout qui est avec ses racines excusez-moi vous avez raison et c'est pour ça que j'oublie pas l'esclavage j'oublie pas la colonisation j'oublie pas tout ça non mais j'oublie pas l'esclavage excusez-moi mais qu'est-ce que ça vient faire au milieu bah il y a du mauvais et du bon dans la tradition française et ça c'est important de le souligner il faut le rater d'accord mais c'est pas la tradition française l'esclavage c'est pas la tradition française c'est l'histoire de la France c'est pas la même chose et l'histoire de la France ça fait partie de notre culture franchement excusez-moi le premier mot qui vous vient quand je vous parle de l'histoire de la tradition française vous me citez l'esclavage excusez-moi il y a aussi Saint-Denis et les rois de France il y a Saint-Denis et les rois de France Bruno Victorot oui oui enfin Mélenchon vous le voyez d'ailleurs quand il parle il y a plein de haine il y a plein de choses évidemment que la France a une histoire et on va la garder il serait prêt quoi il faut brûler les livres d'histoire il y a plus d'histoire on part à zéro excusez-moi on a une tradition on s'est construit grâce au passé et on essaie de prendre des leçons pour pas avoir un avenir mauvais il dit qu'oublier mais c'est un cas du passé et il faut le remettre en place ça veut dire il connait l'histoire ah oui ça je suis d'accord c'est de l'autodérision il faut pas parler du passé et mon gars t'as pas été ministre dans le temps il faut pas en parler il faut pas c'est encore pire que s'il était sincère parce que là il est dans la manipulation totale et complète et il faut le dénoncer matin, midi et soir et même la nuit des fois on le fait à l'Assemblée allez autre question justement l'Assemblée est-ce que François Bayrou va échapper à la censure Elodie Huchard bonjour merci d'être avec nous est-ce qu'il a une chance de pouvoir y échapper ce Premier ministre ?
alors au moment où on se parle il a encore une chance effectivement d'y échapper il y a deux groupes évidemment où on se demande un petit peu quelle sera leur position d'abord le parti socialiste vous avez vu les socialistes négocier avec le gouvernement il faut reconnaître qu'ils ont obtenu un certain nombre de gages eux d'ailleurs le reconnaissent bien volontiers ils ont notamment voté ils ont fait supprimer un article qui devait restreindre l'aide médicale d'Etat ils ont obtenu des postes en plus dans l'hôpital du budget en plus pour la justice ils ont évité la suppression d'un certain nombre de fonctionnaires ils ont ce fameux chantier des retraites qui va être ouvert avec les partenaires sociaux donc du côté des socialistes on reconnaît qu'il y a eu des avancées en revanche le groupe du parti socialiste ne digère pas le mot de submersion donc on a une partie du groupe si on schématise un peu qui estime que quand on négocie avec le gouvernement et qu'on obtient des avancées pour ses électeurs et pour les français il faut aller au bout et donc ne pas voter la censure une autre partie du groupe qui ne digérant pas ce mot de submersion se dit qu'il faut censurer la décision des socialistes on pourrait la connaître très tard ils ont réfléchi ils ont échangé ensemble tout le week-end encore ce début de semaine mais nous dit-on ils donneront leur position soit mardi soir soit carrément au dernier moment c'est le suspense François Bayrou verra ce qu'il advient de son gouvernement et puis le deuxième groupe qui pose question c'est le rassemblement national puisqu'il y aura une réunion en début d'après-midi normalement dans la foulée peut-être aux alentours de 15h nous dit-on on saura ce que fait le rassemblement national Jean-Philippe Tanguy qui disait très justement qu'il y a eu des avancées en fait le parti socialiste et le rassemblement national sur un certain nombre de choses avaient les mêmes lignes rouges donc on attend évidemment ces deux groupes ça semble mieux engagé pour François Bayrou honnêtement que pour Michel Barnier mais on voit bien quand même la volonté de faire durer le suspense jusqu'au bout évidemment des deux parties dont je viens de vous citer Merci beaucoup
Elodie Huchard, Philippe Allard vous votez l'ascension ou pas vous à titre personnel qu'est-ce que vous feriez ? Moi je suis très partagé 50-50 Vous faites du Macron quoi En même temps Sortez de ce corps et surtout on va écouter Non mais votre avis à vous après vous respecterez bien évidemment la ligne qui sera donnée par Marine Le Pen et Jordan Bardella mais vous à titre personnel ce budget est mauvais voilà 51ème budget de faillite il n'y a aucune réforme structurelle après il y a l'autre côté c'est qu'il faudrait peut-être donner un budget à la France un jour quand même ne serait-ce que pour le barème de l'IRPP l'impôt sur le revenu Donc à titre personnel vous faites quoi ?
Je vais écouter les débats Je vais écouter D'accord Mais là si vous devez faire vous à titre personnel vous devez voter maintenant Je vais faire 50-50 Mais arrêtez le 55 ans Si si mais c'est la réalité Après un ami vous faites quelque chose Non mais on va écouter à la fois Marine Le Pen Jordan Bardella dans le groupe on va en discuter et après je ne sais pas par contre si la réponse sera donnée la façon dont elle sera communiquée est-ce que c'est dès ce soir mais franchement ce budget est mauvais Juste entre nous personne ne regarde entre nous Votre avis On ne dira rien On n'a personne Personne ne regarde Si ce gouvernement n'est pas censuré ça veut dire qu'en septembre Mais oui mais vous ne répondez pas ça ne va pas Vous ne répondez pas Et votre avis c'est quoi ?
Vous avez un avis Philippe Ballard ? Oui mais on va en discuter Je suis 50-50 Je penche plutôt à un côté Mais quel côté vous penchez ?
A l'heure actuelle 50-50 plutôt pour la censure mais on va écouter les débats Très bien Oui j'y arrive Philippe Ballard vous restez avec nous Ludovic Torossi parce que vous êtes médecin et ça m'intéresse Limane aussi Christiane Diaz je vous remercie Merci d'avoir été avec nous encore félicitations pour avoir été élu maire de Villeneuve-Saint-Georges hier et dans un instant on va changer totalement de sujet on va recevoir Pascal Bataille vous le connaissez bien animateur sur C8 qui se bat contre un cancer et qui vient nous en parler cancer du poumon on lui a enlevé le lobe inférieur du poumon droit il y a quelques jours il vient nous raconter son combat il vient nous expliquer pourquoi il a accepté d'en parler c'est dans un instant après la pub et le CNU's Info à tout de suite en direct carglace.fr il a pris son rendez-vous en 3 minutes et surtout il a choisi le lieu qu'il l'arrangeait que vous soyez en ville ou comme ici à la montagne carglace vient partout pour faire réparer votre impact ou remplacer votre vitrage le service à domicile carglace c'est vraiment où vous voulez et c'est gratuit en plus en ce moment carglace vous offre vos balais d'essuie-glace alors prenez rendez-vous sur carglace.fr et n'oubliez pas tapez bien .fr carglace.fr
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11h37 sur CNews merci d'être en direct avec nous bonjour Pascal Bataille bonjour merci de m'inviter merci d'être avec nous Pascal vous venez nous parler de votre combat contre le cancer un combat que vous avez révélé le 6 décembre dernier dans une vidéo tout d'abord pourquoi avoir décidé d'en parler à ce moment là alors surtout pas pour parler de moi en fait et pour me faire plaindre mais pour essayer de me servir de ce qui m'arrive pour faire passer un certain nombre de messages à la fois sur le cancer sur la prévention de ce cancer et notamment du cancer du poumon qui est aujourd'hui pas assez dépisté précocement il y a des nouveaux des nouveaux tests pilotes qui sont qui vont dans ce sens on en parlera peut-être et qui me semblait très intéressant et sur lesquels je voulais effectivement inciter les gens à se pencher et puis faire un petit peu de judo comme je dis avec cette maladie puisque vous le savez je suis très engagé dans la lutte contre la maladie de Charcot la SLA je suis ambassadeur de l'Arsla et les progrès qu'on a fait sur le traitement du cancer du poumon dont je suis atteint je rêve qu'on fasse les mêmes sur la SLA c'est possible c'est juste une histoire d'argent c'est juste une histoire de dons pour la recherche parce qu'il y a des tas de gens extrêmement calés qui sont en train de chercher jour après jour des solutions à cette maladie qui est aujourd'hui incurable qui est mortelle vous le savez à échéance 3 à 5 ans on en parlera avec Charles Vitry c'est ça qui m'a poussé à témoigner sur mon petit cas personnel qui n'est pas intéressant en soi oui enfin en même temps c'est assez symbolique vous le savez bien que les personnalités connues quand elles parlent de ce qui leur arrive c'est toujours un symbole fort vous en avez parlé le 6 décembre dernier aujourd'hui comment vous allez ?
alors je vais aussi bien que possible merci j'ai été opéré il y a 3 semaines après un traitement à l'automne et jusqu'en décembre j'étais opéré on m'a enlevé un lobe on devait m'en enlever 2 ils en ont sauvé un donc c'est déjà une très bonne nouvelle comme vous le voyez je me porte bien je fais de la rééducation pour récupérer mon souffle et ma capacité pulmonaire etc mais je dois dire que que ce soit le traitement d'immunothérapie ou de chimiothérapie que j'ai très très bien supporté ou l'opération qui s'est merveilleusement passée pour l'instant j'ai une chance folle dans mon malheur entre guillemets dans ce qui m'arrive dans cette mésaventure et c'est aussi l'idée de témoigner de ça que ça peut bien se passer que ça se passe de mieux en mieux pas assez malheureusement il y a 52 000 personnes qui sont atteintes du cancer du poumon chaque année il y en a encore plus de 30 000 qui en décèdent donc c'est beaucoup trop et le dépistage précoce pourrait permettre des gros progrès ce qui n'a pas été le cas pour vous parce que ça a mis du temps enfin vous avez mis du temps 9 mois 9 mois à le diagnostiquer quand on apprend ça déjà quand on vous l'annonce comment on réagit ?
alors je suis un mauvais exemple parce que moi j'ai toujours pensé je ne sais pas si ça vous est arrivé à tous de vous imaginer un jour malade peut-être que vous l'avez été d'ailleurs et on a tous des proches on se dit qu'est-ce que moi je vais ressentir le jour où on va me dire et j'ai toujours été persuadé que j'allais m'écrouler que j'allais m'effondrer au moins un moment que j'allais imaginer le pire et en fait quand on me l'a dit j'ai été empli d'une sorte de calme et de sérénité totale je ne sais pas pourquoi et j'en suis qu'à moitié responsable c'est comme ça que mon cerveau et mon organisme ont réagi j'ai eu toute confiance dans ce que m'ont dit les médecins qui ne m'ont pas fait de pronostic d'ailleurs mais qui m'ont dit ça se soigne de mieux en mieux on sait faire il y a des protocoles etc et on fera de notre mieux et je suis parti dans l'idée que moi j'allais m'en sortir voilà c'est à dire à aucun moment vous vous dites ça peut être fatal si bien sûr bien sûr tous les jours je me le dis aujourd'hui encore ?
oui parce que je suis le problème de ces maladies qui sont assez vicieuses c'est qu'on n'en sort jamais totalement vous le savez bien il y a des problèmes de récidive etc mais je ne veux pas c'est pas que je sois dans le déni du tout je sais qu'à cette épée de Damoclès que je peux mourir un jour de ce cancer du poumon ou d'une récidive mais je ne me mets pas du tout dans cet état d'esprit et je me mets dans l'état d'esprit de combattre de me dire que je vais m'en sortir par le haut et que je veux essayer de témoigner aussi aux gens qui vivent ça beaucoup plus seuls que je ne l'ai vécu moi j'ai eu la chance d'être merveilleusement entouré par mes proches ma famille mes enfants mais des tas d'amis et toute la bienveillance des gens effectivement sur les réseaux sociaux et c'est formidable mais j'ai fait mon traitement de chimiothérapie d'immunothérapie avec des gens à côté de moi qui vivaient ça qui rentraient seuls après la séance après des heures d'injection seuls chez eux à devoir se faire la bouffe tout seul à devoir affronter les angoisses le stress etc et je crois que vous avez voulu le faire avec eux d'ailleurs ce traitement vous avez refusé d'être mis à part oui dans une salle à part en tant que personnalité on a la possibilité d'être mis à part et je crois que vous avez refusé vous avez dit je veux être avec eux bien sûr bien sûr parce que d'abord il n'y a pas de honte à avoir un cancer donc je n'avais pas à me cacher de ça et j'avais pas non plus à être privilégié à avoir un traitement particulier et puis j'avais envie de comprendre aussi comment les autres vivaient ça et ça m'a permis d'échanger avec certains d'entre eux et d'être soutenu aussi par certains il y a des tas de gens qui vivent ça avec un moral d'acier avec une résilience formidable donc oui mais j'ai vu à quel point on peut être seul et ça aussi je pense qu'il y a le dépistage précoce il faut arrêter les médecins généralistes de prescrire des radios qui ne servent à rien il y a maintenant la solution des scanners à faible dose qui permettent au contraire de voir des tumeurs très vite et très tôt et puis il y a l'accompagnement des malades une fois qu'ils sont malades et effectivement sortir si vous connaissez quelqu'un dans votre entourage proche ou moins proche qui a un cancer pensez à lui passer un petit coup de fil de temps en temps parce que la solitude c'est ce qu'il y a de pire dans ces moments-là le docteur Ludovic Thoreau réagira à ce que vous dites dans un instant mais une des questions qu'on doit se poser quand même alors on pense sans doute à la mort enfin j'imagine on pense à la mort et on se dit je vais vaincre mais on doit penser aux autres et sans doute à sa famille à ses proches en se disant comment eux vont réagir enfin je sais que moi je me dis ce serait peut-être ma première réaction aussi c'est de me dire j'ai pas envie de leur faire vivre des souffrances j'ai pas envie d'être un poids pour eux j'ai pas envie de tout ça Vous avez tout à fait raison Jean-Marc et en fait on se doit aussi d'être fort pour les proches je me suis rendu compte à posteriori parce qu'évidemment ils ont eu l'intelligence la bienveillance de ne pas le montrer mais qu'ils avaient été beaucoup plus inquiets pour moi que moi-même pendant toute la phase de traitement notamment et jusqu'à la sortie de l'opération et effectivement le fait d'être fort de leur montrer un bon moral une joie de vivre une envie d'être là et avec eux je pense que c'était aussi quelque chose que je me devais que je leur devais parce que c'était un peu la contrepartie de la façon dont eux m'ont soutenu leur montrer que ça allait aller ça allait se bien se passer Et juste alors question sans doute bête excusez-moi mais voilà je vous pose des questions basiques cancer du poumon c'est forcément parce qu'on est fumeur non pas forcément mais je pense le docteur pourra le dire mieux que moi mais il paraît que 80% environ des cancers du poumon sont quand même dus à la fumée active la plupart du temps vous êtes fumeur vous-même j'ai été fumeur mais j'avais arrêté il y a 23 ans alors on m'avait dit normalement vous en êtes sorti mais manifestement non docteur Thoreau il y a plein de choses à dire un rompre l'isolement ça c'est primordial et le fait que vous témoignez aujourd'hui c'est aussi pour rompre ce parce que des fois quelqu'un qui a un cancer se replie sur lui-même et quand vous n'avez pas autour de vous une structure familiale ou des gens comme vous qui témoignent en disant tout simplement on peut en guérir parce qu'on en guérit de plus en plus vous parliez de l'immunothérapie qui a été un truc extraordinaire et qui guérit de plus en plus de cancers ça c'est évident maintenant le cancer du poumon c'est vrai à mon époque quand je faisais mes études 99% c'est des fumeurs ça veut dire qu'on a maintenant 20% des gens qui ont un cancer du poumon qui sont dus à autre chose que le tabac et là on parlait de la pollution et tout ce qui va avec on est très loin de trouver encore toutes ces choses qui font des cancers mais votre témoignage il est super l'isolement le courage et surtout le fait qu'aujourd'hui les médecins travaillent beaucoup et on découvre mais là encore on découvre grâce au privé pas trop au public et là on en parlera peut-être un autre jour mais c'est vrai qu'il n'y a plus de recherche du tout du public c'est que le privé qui gère ça et l'immunothérapie il faut qu'on garde les molécules en France parce que le jour où on enlèvera certains cancers n'ont pas possibilité d'avoir le traitement immunothérapique parce qu'on ne nous le vend pas et ça c'est une vraie problématique mais en même temps Pascal Bataille et je voudrais que Ludovic réagisse là-dessus vous disiez moi on a mis 9 mois pour découvrir ce que c'était mais pourquoi ?
parce que ça a été compliqué à découvrir ou parce qu'on n'a pas fait les bons examens ? parce qu'on n'a pas fait les bons examens mais je n'en veux absolument pas aux médecins généralistes puis aux pneumologues qui m'ont suivi au début il y avait des mauvaises pistes et effectivement le problème c'est que si vous ne faites pas tout de suite enfin très vite l'examen qui va permettre vraiment d'y voir c'est-à-dire ce fameux scanner à faible dose mais c'est long excusez-moi oui c'est long mais parce qu'il y a eu aussi un peu de déni ou en tout cas de négligence de ma part on a pensé d'abord à la Covid on a pensé à des allergies on a pensé à du reflux gastrique etc.
qui aurait provoqué des irritations on m'a fait faire quand même une radio à mi-chemin la radio on n'a rien vu donc on s'est voilà et on s'est éloigné du diagnostic du cancer docteur Thoreau le problème c'est que la radio de poumon ne va pas être un critère de non-cancer ça c'est clair quand on voit une image c'est qu'elle est déjà costaud et il faut la voir avant et la voir avant c'est vrai qu'on va chercher d'autres choses qu'un cancer du poumon c'est évident mais maintenant il y a des marqueurs il y a des marqueurs du cancer bon vous étiez quand même à risque parce que vous avez dû fumer beaucoup on aurait pu s'orienter vers ça et voilà il faut culpabiliser personne dans cette chaîne là je pense qu'il faut donner aussi les moyens à la médecine de faire tout ça parce qu'aujourd'hui on a un système de santé qui ne marche pas d'accord pour avoir un pneumologue il faut je ne sais pas combien de rendez-vous alors vous voilà c'est la problématique d'aujourd'hui qu'on n'a pas vraiment accès à tout cela alors que les progrès sont là alors qu'on a les progrès on a tout pour le faire et on risque d'être freiné pour des questions totalement budgétaires et décisionnelles au niveau du ministère de la santé Pascal Bataille vous parlez vous osez briser un tabou parce que pour certains le cancer c'est un tabou et on a tous en tête Charles Bietry qui a parlé il y a quelques temps on revoit une des images là Charles Bietry qui était face à la maladie de Charcot c'était dans 7 à 8 et l'interview était bouleversante Audrey Crespo-Mara qui l'a interrogé avec une voix qui avait été reconstituée parce qu'il ne peut plus parler et c'est vrai que j'étais surpris aussi parce que en préparant l'émission vous avez dit je vais à tout prix parler de la maladie de Charcot il y a moi il y a moi et mon cancer du poumon mais je veux à tout prix qu'on parle de la maladie de Charcot dont souffre Charles Bietry oui bien sûr dont souffre Charles et malheureusement bien sûr d'autres personnes 8000 cas effectivement en France et 5000 décès chaque année c'est beaucoup alors Charles est à un stade très très avancé et il plaide et c'est un très très important et ce projet de loi il faut un jour quand même qu'il soit voté que nos parlementaires soient un petit peu sérieux pour l'aide à la fin de vie vous êtes en faveur ?
oui je pense qu'il faut pouvoir sur ces cas très précis dont on sait qu'effectivement de toute façon il n'y a pas d'autre issue que le décès il faut laisser les personnes choisir du moment où elles en ont assez de souffrir et d'être enfermé comme ça dans leur corps de cette maladie qui est impitoyable qui est la plus cruelle au monde d'après l'OMS voilà mais alors évidemment que le combat pour la fin de vie il est essentiel il est très important et des personnes comme Charles ou Olivier Goua etc.
le portent merveilleusement mais il y a aussi le débat sur et la question avant tout je dirais du fait de trouver des solutions alors il y a des petits progrès sur des formes génétiques de la maladie qui sont malheureusement les plus rares à peine 10 à 15% de cette maladie est due à des causes génétiques mais sur ces aspects-là on fait des petits progrès et même des progrès peut-être importants on va le savoir dans quelques mois maintenant sur les autres formes dont on ignore quasiment les causes et bien il y a possibilité de trouver avec l'intelligence artificielle avec les échanges de plus en plus importants entre les pays entre les chercheurs etc.
mais tout ça c'est juste une question d'art dernière petite question Pascal qu'est-ce qui vous fait tenir aujourd'hui ? Mon amour de la vie mon plaisir d'être avec vous mon plaisir de mes proches j'aime la vie il y a une jolie phrase que mon ami Lorraine qui est atteinte de la maladie de Charcot a mis comme nom de son compte Instagram c'est la vie est belle SLA c'est un jeu de mots sur SLA scléronatéral-inotrophique voilà la vie est belle il faut rajouter de la vie au jour quand on n'est pas sûr de rajouter des jours à la vie on pense à vous Pascal bon courage et bon courage à tous ceux qui sont malades aussi qui nous regardent et qui se battent en ce moment contre des maladies dans la vie
c'est un jeu de mots c'est un jeu de mots
Philippe Ballard