Comment Décathlon, Kiabi, Okaïdi sont en train de tuer la filière du recyclage des habits.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Chiffre
« 3 centimes d'euros sur chaque jupe, chaque soutiengorge qui est acheté pour que derrière ça soit recyclé. »
- 0:45Chiffre
« Ça représente en effet un budget annuel de 130 millions d'euros. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Marie-Christine, on est là au relais de l'étoile et avec derrière toutes les habits qui vont partir chez ding fring. Mais ici où il y a 11 emplois 2000 dans le pays, c'est le risque de mettre la clé sous la porte. Bien sûr, on vient de passer au relais de l'étoile qui est à côté, tu vois, je fais le lien entre les 110 ouvriers du relais qui trient les habits et qui craignent d'être licencié cet été.
Et challenge l'écho, l'abdomadaire challenge a publié cette semaine son classement des 500 plus grandes fortunes de France. Toutes les entreprises qui vendent des habits dans le pays, elles collectent 3 centimes d'euros sur chaque jupe, chaque soutiengorge qui est acheté pour que derrière ça soit recyclé, pour que ça soit réutilisé ou exporté. C'estàdire ceux qui sont au conseil d'administration, c'est Kabiabi, c'est Decathlon, c'est Kaidi, c'est toutes les grandes marques.
C'est à eux de répartir ça et ils décisent de pas donner au relais mais de le garder pour eux. Bien sûr. Franchement, ils sont malins quand même hein.
Ils arrivent à payer et à recevoir l'argent en même temps. 3 centimes qui sont collectés par l'écorganisme. Donc ça ça représente en effet un budget annuel de 130 millions d'euros.
Et aujourd'hui sur ces 130 millions d'euros, l'ensemble des acteurs n'a touché que 33 millions d'euros. Sur les 3 centimes, il y en a que un/art qui va au relais et aux autres associations. Voilà, c'est ça.
Aujourd'hui, ce quart là ne suffit pas. Ça fait 42 ans que le relais existe. On va pas mettre une entreprise de 42 ans par terre pour quelqu'un qui ne veut pas subvenir à notre activité.
C'est notre emploi, c'est l'emploi de tout le monde. Il faut y penser quoi. Surtout dans l' secteur, il y a plus rien.
On aime ce qu'on fait donc on veut rester justement dans notre emploi, le garder. Toi, tu pars pas en vacances cet été là ? Ah non, il y a pas de danger.
Non, là si on a pas de salaire au mois d'oût, on a des petits salaires, faut qu'on arrive à nourrir no notre famille, c'est tout. Après, ils ont l'argent, ils ont qu'à payer. Voilà, c'est tout ce qu'on demande nous, garder notre travail et pouvoir nourrir nos gosses.
À vous, votre manière de lutter, c'est de dire "On va plus aller chercher les habits dans les grands bacs là, les grands conteners." Ça y est, ça commence, ça déborde. On va aller déposer les habits sur le parking de Décathlon.
On va les enquiququiner pendant tout l'été, quoi. Bah oui, s'il faut faire ça, bah on fera. Bon après moi si vous prenez des ronds-points et vous distribuez des habits sur les aires d'autoroute hein, c'est une option hein.
Donc vous avez mis des tonnes d'habits là-bas sur le parking sur le parking de4 tonnes. Voilà le résultat. Résultat d'une filière en colère.
Et vous êtes prêtes à recommencer ça ? Ah bien sûr ça c'est sûr hein. C'est sûr.
Décathlon qui habille tout ça appartient à qui ? Famille Mulier qui sont cette année au 8e rang des fortunes françaises avec 25 mliards900 millions d'euros. Tu vois, ce sont eux qui refusent de donner des miettes, un petit pourcent qui normalement est là pour servir le social et pour servir l'environnemental et il trouve le moyen même ces miettes là de les garder pour eux.
Voilà où on en est. Donc évidemment nous ce qu'on réclame c'est pas ces miettes là mais c'est un vrai partage et qu'on y en est d'abord pour le travail dans notre société et que eux là ils arrêtent de se gaver. Yeah.
François Ruffin