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InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 13 février 2012 9 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleImmigration & asile

Le Talk : Marielle de Sarnez - Le Figaro

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00FerméeRéponse partielle

    Faut-il légaliser le mariage gay ?

  • 1:00FerméeRéponse partielle

    Faut-il réformer le régime de l'assurance chômage ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Trouvez-vous scandaleux les profits dégagés par Total en 2011 ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Pensez-vous possible le ralliement de Jean-Louis Borlot à François Baïou ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui différencie les valeurs de François Bayrou de celles de Nicolas Sarkozy ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous comprenez ce que ça veut dire cibler les plus faibles ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Marielle de SarnezFait
    « Scandaleux. Scandaleux, c'est pas le terme que j'utiliserai. En tous les cas, c'est dérangeant. »
  • 3:00Marielle de SarnezChiffre
    « Je rappelle qu'ils sont de l'ordre de 12 milliards d'euros. »
  • 4:00Marielle de SarnezPromesse
    « Je propose par exemple que peut-être demain ou après-demain, on puisse avoir 500000 ou 1 million de Français qui puissent parener un candidat. »
  • 7:00Marielle de SarnezFait
    « Il y a deux questions qui se posent à la France. Est-ce qu'on veut continuer comme ça avec Nicolas Sarkozy ou est-ce qu'on considère qu'on a perdu du temps et que maintenant il faut se mettre à reconstruire et redresser le pays en le rassemblant ? »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le talk orange le Figaro. Question Iv très réponse Mariel de Sarnez. Mariel Dearnèz bonjour.

Le principe de l'émission, on commence par quatre questions auxquelles vous répondez par oui ou par non. Première question : faut-il légaliser le mariage gay ? J'ai pas envie de répondre par oui ou par mais je suis pour une union civile égalité de droit.

Faut-il réformer le régime de l'assurance chômage ? Il est déjà assez strict en France. Ce qu'il faut surtout, c'est rendre de l'emploi, créer de l'emploi.

Trouvez-vous scandaleux les profits dégagés par Total en 2011 ? Je rappelle qu'ils sont de l'ordre de 12 milliards d'euros. C'est beaucoup d'argent, surtout quand on voit évidemment le prix de l'essence et les la problématique que ça pose pour les gens.

Scandaleux. Scandaleux, c'est pas le terme que j'utiliserai. En tous les cas, c'est dérangeant.

Pensez-vous possible le ralliment de Jean-Louis Borlot à François Baïou ? ce sera Jean-Louis Barlaot de voir ce qu'il veut faire et de dire ce en quoi il croit. Je vous invite à regarder cela.

Vous rendez compte les les responsables politiques alors que l'élection présidentielle c'est la rencontre d'un homme d'une femme, d'un candidat avec les peuples se réunissant dans une arrière-boutique pour répartir des signatures. Et moi je te donne tel département et moi je te donne tel maire. Mais enfin qu'est-ce que ça veut dire ?

Alors, en deux mots, François Baïou hier dit "Il y a un problème avec Marine Le Pen. Si jamais elle n'arrive pas à voir ses signatures et qu'elle en fasse la déclaration publique, il faut que tous les grands partis se réunissent et trouvent une solution." Trouvent une solution, je ne sais pas.

En tous les cas, ça veut dire que si elle n'a pas ses signatures, ça pose un problème au fond pour le pluralisme. Et c'est absolument incroyable de voir le Parti socialiste au fond avancer comme si la question du pluralisme n'était pas une question dans la démocratie française. Mais matériellement, on fait comment ?

Mais c'est pas de savoir comment on fait. En tous les cas, on en parle. On en parle.

Ça veut pas dire donner ses signatures. D'ailleurs, François Baou l'a dit, on ne donnera pas nos signatures. Tout ceci ne ferait absolument évidemment pas sens.

Mais de là dire que ça n'est pas un problème, que circuler, il n'y a rien à voir et qu'il y a pas une question du pluralisme dans le pays, il y aura un problème de pluralisme. Moi, je propose par exemple que peut-être demain ou après-demain, on puisse avoir 500000 ou 1 million de Français qui puissent parener un candidat. Donc on change la méthode.

Je propose bah il faudra probablement changer la méthode. Je propose aussi qu'on mette de la proportionnelle. C'est en tous les cas la proposition de François Baou à l'Assemblée nationale.

On peut pas avoir deux partis PS et UMP qui concentrent absolument tous les pouvoirs dans ce pays. Les parrainages, on arrêterait avec les 500 signatures d'élus et on irait vers le peuple et on essaierait d'avoir 500000 millions. Sais pas s'il faut arrêter.

On peut garder au fond un double parrainage mais pourquoi pas en tous les cas on peut y réfléchir. On peut avoir d'un côté 500 élus. H ça fonctionne d'ailleurs peut-être qu'elle aura tout à fait ses signatures.

On verra. Bon, je trouve que 500 sur 45000 c'est bien, c'est correct. Et puis on peut tout à fait réfléchir à un système où on ouvre la possibilité aux Français 500000 un million de français de pouvoir parener un candidat.

En tous les cas, imaginez que dans ce pays, il y ait pas de problème de pluralisme. C'est ça que dit Manuel Vals, c'est évidemment se tromper. Donc l'élection serait tronquée s'il y avait pas Marine Le Pen sur la ligne de départ.

Disons qu'il y aura une forme de trouble, d'accord. euh et que probablement des Français se sentiront frustrés de ne pas se sentir présentés. Ceci vaut aussi pour le Parlement.

Alors la campagne, ça y est, sur le thème des valeurs, Nicolas SarkoZ euh a appuyé là-dessus. François Baïou a répondu c'estes valeurs contre valeur. Qu'est-ce qui différencie les valeurs de François Bairou de celle exposé par Nicolas Sarkozy la semaine dernière ? un mot humanisme humanisme humanisme considérer au fond pour l'immigration illégale l'homme est au centre du projet politique qui est le nôtre et que désigner les plus faibles comme les responsables ou les coupables de tous nos mots c'est évidemment pas seulement pas efficace pas seulement contre-productif mais ça dessine une société qui n'est pas celle que nous souhaitons.

Alors Nicolas Sarkozy dit "Moi je suis pour organiser un référendum sur le chômage par exemple. Il faut raccourcir la période d'indemnisation et obliger les chômeurs à à accepter la l'offre d'emploi." Ça voudrait dire quoi ?

Mais ça voudrait dire quoi au fond ? Que le problème ce sont les chômeurs en France mais le problème c'est qu'il y a pas d'emploi. Le problème c'est qu'il faut rendre de l'emploi.

Bah la faute à nos dirigeants et à nos responsables politiques, à ceux qui gouvernent le pays depuis des années et des années qui ont laissé la France s'apauvrir. C'est jamais de la faute des Français. Non, ben écoutez, c'est la faute des dirigeants.

En tous les cas, c'est une part de responsabilité. L'Allemagne, elle a créé des emplois depuis 10 ans. La France, elle en a perdu.

On a la même monnaie et donc il y a au fond aucune raison qu'on arrive pas d'ailleurs à relever ce défi là. C'est toute la proposition de François Bou avec son produire en France. Alors, Nicolas Sarkozi dit chômage, immigration, faut organiser des référendums.

Est-ce que d'après vous comprenez ce que ça veut dire cibler les plus faibles, les chômeurs ? les immigrer, faire flamber les passions, diviser le pays. Vous croyez que c'est ça l'urgence alors que le pays est en crise et qu'il faut le redresser ?

Alors justement, est-ce qu'il y a de pouvoir de la part de Nicolas Sarkozy de vouloir organiser des référendum sur des sujets comme le sauvage détournement des valeurs traditionnelles de la France et détournement de la Constitution, détournement de l'esprit au fond de ce qui doit présider de ce qui doit présider au rassemblement d'un pays. Aucun président de la République, prédécesseur de Nicolas Sarkozi, qu'il soit de droite ou qu'il soit de gauche, n'aurait eu ce genre d'idée. Il y a quelque chose là-dedans qui est comme une dérive que les humanistes ne peuvent pas et ne doivent pas accepter.

C'est un tournant de la campagne. Oui, je le crois. Et est-ce qu'il y a violation de la constitution ?

Je pense que les référendums sur les grandes questions, on va dire fondamentales, par exemple le retour à l'équilibre des finances publiques, par exemple la question de la retraite, un jour peut-être la retraite par point qui est la réforme que nous proposons par exemple sur un changement évidemment des institutions. Ces référendums-là, ils ont évidemment une raison d'être, c'est de rassembler, de mobiliser un peuple autour d'un objectif commun, d'un changement qui soit bénéfique et profitable. Le référendum, c'est pas fait pour agiter des passions, diviser les Français les uns contre les autres.

Il y a une chose qui a peu été relevée la semaine dernière. Il y a eu le dîner du Conseil national des institutions juives de France. Un homme politique candidat à la présidentielle n pas allé François Baou.

Qu'est-ce que que voulait-il dire ? C'est un piège à communautarisme au communautarisme et aller au dîner du CRIF c'est comm c'est avoir on se divise pas. Le pays ne se divise pas. la nation ne se divise pas et en plus voir dans les périodes de campagne ou de précampagne tous les hommes politiques ou femmes politiques se précipit avec évidemment des arrières-pensées électoralistes.

Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas bien là-dedans. C'est indécent. Oui, c'est pas très décent en tous les cas.

D'accord. Alors François Berou stagne dans les sondages ? Non.

Entre 11 et 14 % quand même. C'est bien. C'est bien.

C'est qu'est-ce qui pourrait le faire progresser ? Qu'est-ce qui pourrait je crois les les débats que nous avons en ce moment font ce débat valeur contre valeur et je suis d'ailleurs j'ai été heureuse de voir que François Bayou avait été le premier et le seul à répondre à se saisir de ce débat là sur les valeurs que des gens d'ailleurs comme Nicolas Dupontignan ou comme Jean-Luc Mélenchon disent enfin il y a quelqu'un qui répond effectivement sur le plan des valeurs et moi je suis absolument stupéfaite du silence habissal du Parti socialiste et de François Hollande sur cette question. Alors François Holland en revanche, il a dit quelque chose et son camp a dit quelque chose aujourd'hui en disant ils veulent saisir la commission des comptes de campagne parce qu'il trouvve que Nicolas Sarkozi abuse des prenez que je je suis en train de parler de valeurou je suis en train de parler de ce qui rassemble un peuple de ce qui fait avancer un peuple et vous me dites François Hollande parle bon mais je vais revenir à tout à l'heure à ce que vous à ce que vous m'avez dit mais je voudrais que vous me répondiez vous trouvez queil abuse des moyens de l'État Nicolas Sarkozi que l'équité dans cette campagne n'est pas la règle Elle devrait être la règle.

Elle n'est pas la règle. On le voit bien pour un président sortant. Il y a toujours une espèce comme ça d'habitude à profiter de la situation en place.

Mais bon, François Hollande n'a pas à se plainre non plus de la place qui lui est faite dans les médias. Alors, on revient sur les valeurs pour une dernière question. Qu'est-ce qui pourrait faire gagner François Hollande à la présidentielle ?

François Hollande ou François François, pardon. Voilà, j'étais sûr qu'il y avait eu de votre part. Ils ont les mêmes prénoms.

Écoutez, il y a deux questions qui se posent à la France. Est-ce qu'on veut continuer comme ça avec Nicolas Sarkozy ou est-ce qu'on considère qu'on a perdu du temps et que maintenant il faut se mettre à reconstruire et redresser le pays en le rassemblant ? Ça c'est la première question.

Mon intuition c'est que les Français n'auront pas envie de continuer dans la même direction, qu'ils auront envie que le pays se ressaisisse par le haut. Et la deuxième question à partir de ce moment-là, c'est il y a deux changements. Celui classique traditionnel que propose François Hollande avec la gauche autour de lui et celui différent, on va dire plus large, plus rassembleur que propose François Bayot.

Marizes, merci. Merci à vous.