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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 5 avril 2024 12 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSécurité

François-Xavier Bellamy dénonce la "faillite généralisée que le gouvernement porte depuis sept ans"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:41OuverteRéponse directe

    L'Union Européenne pour la France, bonne ou mauvaise chose ?

  • 1:27FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'il faut d'urgence que la France revienne dans les clous européens ?

  • 2:29OuverteRéponse directe

    Le Premier ministre promet de revenir dans les clous d'ici 2027, vous le croyez ?

  • 3:48OuverteRéponse directe

    Votre parti réfléchit à voter une motion de censure au motif que la dégradation des finances publiques est trop importante. Est-ce qu'il faut aller jusque-là pour respecter ces règles européennes ?

  • 5:54RelanceRéponse directe

    Par une motion de censure, au risque d'une dissolution qui suivrait, au risque après d'une victoire du Front National ?

  • 9:02OuverteRéponse directe

    Quelle est votre positionnement sur le conflit en Ukraine ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:37Invité politiqueChiffre
    « Or, selon l'INSEE, en France, on est à 5,5%, 111%. »
  • 2:10InvitéFait
    « On a du mal à se faire entendre quand on ne tient pas ses engagements. »
  • 2:16InvitéFait
    « Et autant pendant la période du Covid, tous les États européens se sont endettés fortement pour faire face à la crise, »
  • 3:28InvitéFait
    « On voit bien à quel point on a dissuadé, découragé, fragilisé, taxé la propriété, par exemple la propriété immobilière. »
  • 3:35InvitéFait
    « Et aujourd'hui, on se retrouve devant une crise du logement énorme. »
  • 3:40InvitéFait
    « On a le pire de tous les systèmes. On a le système dans lequel l'État prend le plus d'argent du travail des Français, »
  • 4:27InvitéChiffre
    « Mais simultanément, vous avez une éducation nationale, avec 1,2 million de fonctionnaires, dont 250 000 n'est jamais devant un élève. »
  • 5:10InvitéFait
    « il doit assumer ses responsabilités. Donc s'en sûr ou pas ? Et assumer sa responsabilité, ça veut dire se sentir responsable de ce qui est en train de se passer. »
  • 5:35InvitéChiffre
    « On est déjà le pays qui a le record du monde des prélèvements obligatoires. »
  • 6:33InvitéFait
    « qu'est-ce qui fait monter le Rassemblement National aujourd'hui ? Mais c'est justement cette faillite généralisée que le gouvernement porte depuis 7 ans maintenant. »
  • 6:42InvitéFait
    « C'est depuis 2012, même, d'une certaine façon, le fait qu'on a une France qui n'a cessé de voir augmenter le poids de l'État sur la vie de la société, »
  • 9:45InvitéFait
    « L'Ukraine, aujourd'hui, elle est attaquée par la Russie. C'est le point qu'il faut rappeler toujours. »
  • 10:32InvitéFait
    « Il n'y a jamais eu de conflit ouvert entre des soldats des forces de l'OTAN et des soldats soviétiques. »
  • 11:23InvitéFait
    « Moi je le dis comme professeur j'ai vu à quel point j'ai été professeur de lycée pendant des années je vois à quel point le cannabis détruit des vies. »

Temps de parole

  • Invité71 %
  • Présentateur13 %
  • Auditeur8 %
  • François-Xavier Bellamy8 %

5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

France Inter, la radio des Européennes, Ali Badou, Mario Lourdes.

0:06
Présentateur

Les vendredis de l'Europe, France Inter, vous le savez, est en campagne jusqu'au 9 juin prochain pour faire vivre les idées, le débat sur l'Europe. Deux invités ce matin à 8h35, rendez-vous avec Valérie Ayet, elle est tête de liste de Besoins d'Europe, qui est la liste de la majorité présidentielle. Mais d'abord avec Marion Lourdes, nous recevons, par ordre alphabétique, un député européen, tête de liste pour les Républicains aux élections européennes. Intervenez, chers auditeurs, au 01 45 24 7000 ou sur l'appli France Inter. Bonjour François-Xavier Bellamy.

0:40
Invité

Bonjour.

0:41
Présentateur

Bonjour. Et bienvenue, même question qu'on pose à toutes les têtes de liste qui nous rendent visite, l'Union Européenne pour la France, bonne ou mauvaise chose ?

0:49
Invité

Ça pourrait être une très bonne chose, ça devrait être le moyen pour les Français de maîtriser leur destin. Et aujourd'hui, on a le sentiment que dans un monde qui est de plus en plus dur et de plus en plus dangereux, les institutions européennes n'ont pas encore pris la mesure du défi et qu'elles sont pour les Français bien souvent une source de complications, de contraintes, de difficultés à continuer d'agir, de produire dans notre pays. Et donc, il faut un changement de cap en Europe. Nous, nous croyons à la nécessité de travailler ensemble en Europe pour rendre nos démocraties plus fortes, pour rendre nos pays plus souverains.

Mais aujourd'hui, il y a un immense changement à vivre pour pouvoir y parvenir.

1:27
François-Xavier Bellamy

Alors François-Xavier Bellamy, l'Union Européenne, ce sont des règles économiques strictes, héritées des accords de Maastricht, pas plus de 3% de déficit par rapport aux produits intérieurs bruts, pas plus de 60% de dettes. Or, selon l'INSEE, en France, on est à 5,5%, 111%. Est-ce qu'il faut d'urgence que la France revienne dans les clous européens ?

1:46
Invité

Le sujet n'est pas seulement la manière dont on respectera demain les engagements qu'on a pris auprès des autres pays européens. Le sujet, c'est aussi comment la France va sortir de la crise qui la touche. Parce que ces indicateurs, ils sont en réalité le symptôme d'une France qui va mal.

2:00
François-Xavier Bellamy

Mais là, on parle d'Europe et de notre appartenance à l'Europe.

2:02
Invité

Et évidemment, cette crise française fait partie du discrédit de notre pays au plan européen. On a du mal à se faire entendre quand on ne tient pas ses engagements. Et autant pendant la période du Covid, tous les États européens se sont endettés fortement pour faire face à la crise, autant en ce moment, ils sont tous en train de se désendetter. Et donc la France aujourd'hui a une trajectoire qui est très singulière en Europe et qui contribue à la rendre malheureusement très fragile dans le débat européen comme dans l'équation économique européenne.

2:29
François-Xavier Bellamy

Le Premier ministre promet de revenir dans les clous d'ici 2027, vous le croyez ?

2:33
Invité

J'aimerais pouvoir le croire. La question, c'est que faisons-nous pour cela ?

2:37
François-Xavier Bellamy

Il va le dire la semaine prochaine, normalement.

2:39
Invité

Et il y a finalement deux options très simples sur la table. La première option, c'est celle qui consiste à faire ce que le gouvernement a fait depuis longtemps, celle qui consiste à poursuivre la stratégie ou l'absence de stratégie dans laquelle la France est aujourd'hui, c'est-à-dire augmenter encore les prélèvements obligatoires, faire en sorte que l'État puisse prélever encore plus d'argent pour reponger son déficit budgétaire. Et ça, c'est évidemment impossible. C'est non, mais j'en sais rien. J'aimerais bien que ce soit non.

3:04
François-Xavier Bellamy

Le gouvernement l'écarte en tout cas.

3:05
Invité

En même temps, le Premier ministre nomme une mission avec quatre députés pour aller taxer les rentes. Alors qu'est-ce que c'est que les rentes ? J'aimerais bien qu'on m'explique. Mais les rentes, c'est peut-être en réalité ce que le gouvernement appelle les rentes. C'est peut-être ce que les Français ont épargné pendant toute leur vie, ses livrets d'épargne, ses assurances-vie, c'est peut-être la propriété privée. On sait qu'aujourd'hui, elle est très attaquée. On voit bien à quel point on a dissuadé, découragé, fragilisé, taxé la propriété, par exemple la propriété immobilière. Et aujourd'hui, on se retrouve devant une crise du logement énorme. Et c'est là, au fond, le point important.

C'est qu'on a le pire de tous les systèmes. On a le système dans lequel l'État prend le plus d'argent du travail des Français, l'État endette le plus les générations futures, et simultanément, il n'y a plus un service public qui marche.

3:48
François-Xavier Bellamy

Alors, on vous a compris, vous êtes pour les économies, ou ça ?

3:51
Invité

Mais les économies, dans ce qui fait justement l'asphyxie de nos services publics. C'est quoi ? Le grand tabou aujourd'hui, ce dont personne ne parle, selon le gouvernement, se refuse à parler, c'est la suradministration du pays. On a des fonctionnaires en première ligne, sur le terrain, qui sont trop peu nombreux, trop mal payés, qui sont courageux, mais qui sont abandonnés, par une hiérarchie qui, derrière, en réalité, suradministre la France. Regardez l'éducation nationale, on parle de la crise de l'école aujourd'hui. En manque de profs ?

En manque de professeurs, en manque de remplaçants, on voit que sur le terrain, les professeurs qui vont travailler tous les jours le font dans des conditions de plus en plus difficiles. Mais simultanément, vous avez une éducation nationale, avec 1,2 million de fonctionnaires, dont 250 000 n'est jamais devant un élève. La vraie question, c'est comment est-ce qu'on sort de la suradministration, qui paralyse l'école, qui paralyse l'hôpital, la santé, qui fait en sorte que, encore une fois, je le redis, on a un État qui n'a jamais prélevé autant de moyens, et il n'y a plus un service public qui marche correctement pour les Français à la fin. Et c'est ça qui est plus possible aujourd'hui.

4:43
François-Xavier Bellamy

Votre parti, les Républicains à l'Assemblée nationale, réfléchit à voter une motion de censure au motif que la dégradation des finances publiques est trop importante. Est-ce qu'il faut aller jusque-là pour respecter ces règles européennes ?

4:53
Invité

On a cette arme dans notre main. Pour nous, le but n'est pas de l'utiliser d'une manière politicienne, les enjeux sont trop graves. Le but n'est pas non plus de rajouter du désordre au désordre actuel. Le but, c'est de protéger les Français. Protéger les Français de cette dérive budgétaire dont le gouvernement essaye de se défausser, alors qu'il est là depuis 7 ans maintenant, il doit assumer ses responsabilités. Donc s'en sûr ou pas ? Et assumer sa responsabilité, ça veut dire se sentir responsable de ce qui est en train de se passer. On a le sentiment que dans ce gouvernement, tout le monde se défausse de sa responsabilité.

5:21
François-Xavier Bellamy

Donc s'en sûr ou pas ? Parce que le risque de la dissolution...

5:23
Invité

Et puis surtout protéger les Français. Et je crois que ça dépendra de ça. Vous savez, c'est les députés qui décideront à l'Assemblée nationale. Mais protéger les Français en fonction de ce que le gouvernement va annoncer. Si le gouvernement continue cette spirale de l'inflation fiscale, de l'inflation des charges, on est déjà le pays qui a le record du monde des prélèvements obligatoires. Si le gouvernement décide de faire un pas de plus dans cette dérive-là, alors oui, je crois qu'il faudra protéger les Français de ce risque majeur que fait peser sur la santé du pays, sur sa respiration, cette spirale de la dette et de la fiscalité dans laquelle le gouvernement nous enfonce.

5:54
François-Xavier Bellamy

Par une motion de censure, au risque d'une dissolution qui suivrait, au risque après d'une victoire du Front National, parce qu'un sondage secret dont l'Obs se fait écho, qui a été commandé par votre parti en décembre dernier, dit « S'il y a une élection législative maintenant, le Rassemblement National sera en tête ».

6:09
Invité

Bon, la dissolution, ce sera la décision du président de la République. C'est lui... Ça suit généralement une motion de censure ? Non, non, pas du tout. Une motion de censure n'implique pas du tout une dissolution. Ça, c'est le choix du président de la République d'aller chercher une majorité qui puisse prendre le bon cap. Et ça, pour le coup, avec une motion de censure, on a les moyens de faire en sorte qu'il y soit contraint. Mais... Et puis ensuite, vous savez, qu'est-ce qui fait monter le Rassemblement National aujourd'hui ? Mais c'est justement cette faillite généralisée que le gouvernement porte depuis 7 ans maintenant.

C'est depuis 2012, même, d'une certaine façon, le fait qu'on a une France qui n'a cessé de voir augmenter le poids de l'État sur la vie de la société, sur l'économie du pays, qui n'a jamais prélevé autant de la richesse que les Français sont capables de produire tous les jours par leur travail. Parce qu'à la fin, on parle de ça, on parle du travail des Français. Et simultanément, des Français qui s'appauvrissent et qui sont en train de vivre concrètement la réalité de l'appauvrissement du pays et de son décrochage économique. C'est ça qui fait monter le Rassemblement National. Et nous, notre responsabilité, c'est d'offrir une alternative.

Parce que quand j'entends le Rassemblement National, en réalité, je vois que sur ces sujets-là en particulier, il prolonge toutes les illusions de la gauche. Le Rassemblement National, lui aussi, propose de créer des nouvelles taxes. Le Rassemblement National refuse de faire en sorte que le travail soit mieux rémunéré. Refuse de faire en sorte qu'on incite plus les Français qui le pourraient à retourner travailler. Refuse de toucher à toutes les pannes de notre modèle social qu'il faudrait pourtant réparer. Et donc, je vois bien à quel point notre responsabilité à nous, la droite française, c'est d'incarner paisiblement une réponse sereine, solide, sérieuse.

Ça fait des années qu'on propose des mesures d'économie pour libérer la France et pour libérer les Français. Aujourd'hui, il est urgent d'agir enfin.

7:49
Présentateur

Vous parlez de fiscalité, François-Xavier Bellamy. Pourtant, ça n'entre pas dans les attributions de l'Union Européenne, la fiscalité directe qui concerne les personnes ou qui concerne les entreprises. Mais c'était juste une précision philo-standard.

8:01
Invité

Bonjour, Marie-Laura. Pardon, vous me faites une objection. Ça a évidemment un impact européen parce que quand vous parlez à des artisans, des commerçants, des chefs d'entreprise...

8:07
Présentateur

Ce n'est pas dans les attributions ni des euro-députés,

8:09
Invité

ni de l'Union Européenne. Non, mais notre travail à nous, c'est ce que nous proposons d'ailleurs avec les Républicains, c'est de faire en sorte que la France puisse retrouver un équilibre en Europe sur le plan de la fiscalité. Parce que si vous chargez le travail excessivement en France et que ce n'est pas le cas dans d'autres pays européens, vous créez un désavantage compétitif qui fragilise aujourd'hui l'économie du pays.

8:24
Présentateur

Bonjour, Marie-Laura. Pardon de vous avoir interrompu. Vous aviez une question pour notre invité, François-Xavier Bellamy.

8:29
Auditeur

Oui, bonjour France Inter, bonjour M. Bellamy. Je voulais d'abord vous démontrer mon admiration, M. Bellamy, pour votre persévérance et votre constance dans vos propos. Et c'est vraiment rare aujourd'hui dans le monde politique. Donc ça, c'est mon premier point. Merci infiniment.

8:48
Présentateur

Ce n'est pas une question, mais un compliment.

8:50
Auditeur

C'est un compliment parce que je suis François-Xavier depuis longtemps. Et une question ? Ma question était la suivante. Et là, j'ai vraiment besoin d'une réponse claire sans langue de bois, si je puis m'exprimer ainsi. J'aimerais connaître votre positionnement sur le conflit en Ukraine. Et dans le sens où j'étais au doc de Paris, j'ai écouté le général Gomart. Est-ce que vous êtes pour un positionnement type Macron où on va tous en guerre en Ukraine et on sacrifie nos enfants et accessoirement notre économie ?

9:23
Présentateur

Ça allait un peu vite en besogne. Mais rapidement, Marie-Laura, parce que l'heure tourne.

9:26
Auditeur

Ou alors, est-ce qu'on est plus sur un positionnement type Dominique de Jitpan où on est là pour essayer de trouver un consensus ? Et voilà, on est plutôt pour la paix et on va dans ce sens-là.

9:38
Présentateur

Merci Marie-Laura. Réponse François-Xavier Bellamy. Clarifiez votre position donc sur l'Ukraine.

9:44
Invité

L'Ukraine, aujourd'hui, elle est attaquée par la Russie. C'est le point qu'il faut rappeler toujours. Bien sûr qu'on doit défendre la paix, mais il ne peut pas y avoir de paix durable sur le continent européen si on laisse Vladimir Poutine faire la preuve que le droit international, que des frontières internationalement reconnues peuvent être défiées, peuvent être changées par la violence.

10:03
Présentateur

Elle a sa place dans l'Union européenne ? Elle a sa place dans l'OTAN dont on fête les 75 ans ?

10:05
Invité

Maintenant, le sujet, juste pour répondre à la question qui était posée à l'instant par Marie, le vrai sujet, c'est de faire en sorte de soutenir concrètement le combat de l'Ukraine. Aujourd'hui, elle ne demande pas qu'on lui envoie des soldats français. Je crois que cette proposition était en fait une pure spéculation pour alimenter le débat. Je crois que l'Ukraine n'a pas besoin de fausses promesses. Elle n'a pas besoin de promesses qui par ailleurs mettent en danger le continent européen même pendant la guerre froide où le conflit entre l'URSS et le monde occidental était beaucoup plus fort.

Il n'y a jamais eu de conflit ouvert entre des soldats des forces de l'OTAN et des soldats soviétiques. On ne va pas se mettre à jouer à ce jeu-là dans un moment où la grammaire nucléaire ou l'équation nucléaire changent complètement le rapport entre les forces. Ce que l'Ukraine demande, c'est qu'on lui apporte concrètement les moyens de mener ce combat pour pouvoir être en position de force pour négocier un jour si elle le veut quand elle le voudra pour pouvoir faire en sorte que cette paix revienne en effet.

On le souhaite à l'Ukraine mais on lui souhaite de retrouver dans cette paix sa souveraineté, sa liberté et c'est la condition je crois aussi pour la sécurité du continent européen tout entier.

11:06
Présentateur

Dernière question, l'Allemagne vient de dépénaliser la consommation de cannabis on en parlait avec Dominique Seau et Thomas Porchet elle est le troisième pays européen à le faire. Est-ce que c'est quelque chose que vous regardez de près et qui pourrait être une voie pour la France ?

11:20
Invité

Bien sûr que non, c'est très inquiétant. Bien sûr que non. Bien sûr que non. Moi je le dis comme professeur j'ai vu à quel point j'ai été professeur de lycée pendant des années je vois à quel point le cannabis détruit des vies. Le cannabis, je ne parle pas évidemment de... On ne parle pas que du cannabis. Et en réalité la porte ouverte au cannabis c'est aussi bien sûr on l'a vu dans tous les endroits où cela a été testé le fait que d'autres drogues bien plus dures viennent prendre le marché.

Aujourd'hui on a besoin d'une vraie réponse européenne déconcertée contre la drogue et contre l'inflation de la consommation de stupéfiants dans nos pays et ça c'est le projet que nous portons avec les républicains. Je crois que le choix de l'Allemagne de ce point de vue-là est évidemment un très très mauvais signal.

12:00
Présentateur

Merci François-Xavier Bellamy d'avoir été l'invité d'Inter et bonne campagne.