Plus de 220 000 jeunes en dépression - Entretien avec Louis Boyard sur les résultats de son enquête
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 55 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Chiffre
« 75 % disent que leur santé mentale est mauvaise voire très mauvaise »
- Chiffre
« 99 % de ces jeunes qui se disent épuisés en rentrant des cours »
- Chiffre
« 87 % juge leur emplat du temps chargé ou surchargé »
- Chiffre
« 22 % n'ont qu'une demi-heure pour déjeuner »
- Promesse
« cette pétition sur le repas 1 € c'est aussi un message qu'on envoie aux étudiants »
Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour et bienvenue sur le plateau de l'insoumission.fr aujourd'hui j'ai le plaisir et l'honneur d'accueillir le député insoumis du vol de Marne Louis Boyard bonjour Louis tu as récemment lancé une vaste consultation inédite en son genre auprès des collégiens et des lycéens en 48h 220000 collégiens et lycéens ont répondu ce qui en fait du coup la plus grande consultation jamais réalisée sur la jeunesse scolarisée et les statistiques on les a vu à travers un article de l'insoumission et à travers ton intervention mardi en question orale du gouvernement elles sont tout simplement édifiantes et elles montrent une une grave souffrance dans la jeunesse est-ce que tu peux revenir pour nous sur comment tu es venu cette idée de lancer cette grande consultation en fait ce mouvement c'est un mouvement numérique qui a émergé au début de l'année scolaire où il y avait les collégiens et les lcéen qui se plaignaient de des emplois du temps et des conséquences de ces emplois du temps sur leur vie de collégien et de lycéen avec tout ce qui était la pression scolaire la question de la santé mentale ce mouvement numérique il a fait émerger une pétition qui a atteint 300000 signatures sur la question d'une réorgan des emplois du temps entre 8h et 13h la ministre elle a dit qu'elle prendrait le sujet en main le problème c'est qu' elle a mis la thématique sous le tapis et en gros on avait plein de collégiens et de lycéen qui s'exprimaient par centaines de milliers sur la question du mal-être scolaire et qui avait pas de débouché politique et donc du coup nous on s'est dit comme c'est une question euh dont toute la classe politique peut se saisir on va apporter des faits et donc du coup on a lancé une grande consultation et on a été nous-même étonné de l'ampleur qui a pris cette grande consultation je m'attendais à avoir 10000 20000 réponses je me suis retrouvé à avoir 220000 réponses et en fait ça a témoigné de de la volonté de la part des collégiens et des lycéens de faire en sorte que les choses changent et donc cette grande consultation euh c'est pas une idée que j'ai eu moi cette grande consultation c'est la continuité d'un mouvement numérique euh qui se mène principalement sur TikTok et qui est mené par les collégiens et les lycéens j'ajouterai que c'est quand même intéressant comme comme forme de mouvement on a plutôt l'habitude d'avoir les formes de mouvement traditionnels avec des manifestations des blocages de lycée des pétitions là on se retrouve vraiment à avoir des collégiens et des lycéens qui n'ont pas le temps d'organiser une mob ation sociale dans la rue ou dans les lycées et donc du coup il l'organise sur Internet et le débouché politique qu'on a voulu proposer c'était cette question au gouvernement et en terme d'organisation c'est donc comme tu l'as dit un nouveau mode opératoire assez assez incroyable et au niveau des enseignements de cette consultation est-ce que tu peux revenir pour nous sur quels sont voilà les principaux enseignements que tu tires des conclusions des résultats de l'enquête on a reçu 220000 réponses ce qui est quand même plutôt représentatif c'est l'une des plus grandes enquêtes qui a jamais été mené sur la jeunesse scolarisée on a plusieurs statistiques on a 75 % des jeunes qui jugent leur santé mentale mauvaise voire très mauvaiseut faut se rendre compte qu'on parle d'une population de 5,6 millions de jeunes donc sur 5,6 millions de jeunes 75 % disent que leur santé mentale est mauvaise voire très mauvaise pour des adolescent c'est ultra inquiétant comme statistique on a 99 % de ces jeunes qui se disent épuisés en rentrant des cours on a la moitié de ces 5,6 millions de jeunes qui dorment que 6h par nuit et on a 80 20 % de ces jeunes qui se disent angoissés le mot est important faut mesurer ce que c'est qu'une angoisse qui se disent angoissé par parcours sup et par le contrôle continu et il y a aussi des statistiques sur le le temps qu'il mettent pour pouvoir rentrer à l'école en bus ou ou ou en ROR et en fait qu'est-ce que ça dit ça dit qu'en fait non seulement ils ont plus le temps de vivre pour eux-mêmes mais ça dit qu'en plus la vie qu'ils mènent dans l'éducation nationale c'est une vie qui leur convient pas qu' les fait se sentir mal et c'est ça que révèle ces statistiques elle révèle à la fois un grand je de santé publique parce qu'on peut pas se permettre d'avoir un tel malêtre dans la jeunesse scolarisée et elle révèle aussi une défaillance de l'organisation du système de l'éducation nationale qui est pas adapté à la génération 2000 c'est ça la réalité faut faut regarder à quoi ressemblait une voiture il y a 50 ans à quoi ressemble une voiture aujourd'hui à quoi ressemblait une cuisine il y a 50 ans et à quoi ressemble une cuisine aujourd'hui regardez à quoi ressemble une salle de classe il y a 50 ans et à quoi ressemble une salle de classe aujourd'hui ça n'a pas changé toute la société a évolué sauf l'éducation nationale et c'est le fait que ce ne soit pas adapté qu'on a eu des réformes qui ont été menées par Macron et je reviendrai après sur ce sujet-là qui fait que aujourd'hui on a ce mal-être et cette situation qui est explosive et tu as cité parcours sup avec le chiffre édifiant donc de 81 % des lycéens qui sont angoissés tout simplement par ce système absurde cruel qu'on a déjà décrypté à l'insoumission est-ce que tu peux revenir pour nous sur comment ça fonctionne parcours sup pour qu'on comprenne bien justement comment ce système fait peser une angoisse permanente sur chaque jeune quelles sont les conséquences concrètes de ce système sur nos jeunes enfin je veux être assez franc avec les collégiens et avec les lycéens la situation dans laquelle on est les statistiques sur les 75 % de jeunes qui on se disent mal pour leur santé mentale la moitié qui dorment que 6h par nuit il y a des responsables à cette situation et le responsable de cette situation il s'appelle Gabriel Atal le cœur de la machine c'est parcours sup Gabriel Atal c'est lui le député qui a créé parcours sup puis ensuite quand il était ministre de la jeunesse et porte-parole du gouvernement il y a eu différentes réformes c'est par exemple la réforme du choix des spécialités c'est-à-dire que aujourd'hui vous avez plus d'une dizaine de spécialités et c'est la mise en concurrence entre les élèves pour avoir accès à la bonne spécialité qui vous permettra ensuite d'avoir la bonne filière sur parcours sup mais c'est pas tout parce que vous avez le contrôle continu qui compte dans la note du bac et dans parcours sup ensuite ça veut dire que la moindre note le moindre contrôle le moindre devoir noté il compte ça veut dire que toute la journée toute l'année le le moindre choix que vous faites va avoir une conséquence sur la filière dans la qui définira le de votre vie plus tard et parcours sup fait qu'il y a pas assez de place à l'université et que donc du coup on sélectionne les élèves par rapport à ces résultats et des résultats qui sont pas tous les mêmes selon que vous veniez d'un lycée aisé ou d'un lycée populaire et donc dès le plus jeune âge on a mis en compétition dès le collège on met en compétition des adolescents pour savoir qui aura accès à la à la vocation à la filière à l'étude qui définira le reste de sa vie il est là le cœur de l'angoisse et il y a un responsable il s'appelle Gabriel atthal et en réalité la ministre de l'Éducation nationale elle bougera pas sur ce sujet pour une raison très simple c'est que elle dépend de Gabriel Atal qui est le président du groupe macroniste et qu'elle ne bougera pas parce que sinon c'est admettre que Gabriel hatal a eu tort il est là le cœur du problème et en parallèle de cette angoisse il y a aussi une question qui se pose au niveau de la survie alimentaire matérielle des étudiants je crois qu'aujourd'hui la France insoumise notamment par initiative organiser une opération sur toute la France concernant la pétition que tu as lancé pour obtenir le pas à 1 € pour tous les étudiants on le sait les files d'aide alimentaire en France elles sont bondées elles se multiplient Bordeaux Paris Marseille toutes les villes sont concernées elles ont souvent rempl d'étudiants donc tu as lancé cette pétition je crois que il y a un seuil de 500000 signatures pour obtenir que le texte soit présenté à l'assemblée est-ce que tu peux revenir sur nous sur la même chose la la genèse en fait de cette pétition et la la situation matérielle des jeunes il y a beaucoup de choses qui vont mal en France mais un des sujets symboliques du mal-être français du fait de la politique d'Emmanuel Macron je crois que c'est la question de la précarité étudiante parce que ça fait 7 ans qu'on voit ces fils d'étudiants qui attendent à la distribution alimentaire et on voit qu'elles deviennent de plus en plus longues et le gouvernement ne fait rien voilà il fait absolument rien alors chaque fois que vous les interrogez dit si pendant le covid on a fait le repas à 1 € pour tous les étudiants et puis ensuite ils l'ont retiré et en fait la précarité étudiante elle empire avec l'inflation elle empire parce que le gouvernement ne fait rien et c'est directement l'inaction du gouvernement qui est responsable de cette situation et finalement pour les lycéens c'est un peu la même chose les lycéens ils vont mal mais le gouvernement il ignore et il met ça sous le tapis comme sur toutes les question de jeunesse nous ce qu'on a voulu faire à travers cette pétition sur le repas à 1 € ça a été de dire aux étudiants en fait mêlez-vous de cette histoire bien sûr à l'Assemblée nationale on peut utiliser des niches parlementaires on peut essayer de déposer des amendements mais nous ce qu'on a voulu dire c'est écoutez les étudiants vous avez massivement voté pour le nouveau front populaire vous avez gagné les élection législative ils ont truqué ils ont fait des des arrangements ils font des 493 partout mais parce que vous n vous avez envoyé en masse à l'Assemblée nationale parce que vous-même vous êtes nombreux à la base vous avez le pouvoir de changer les choses donc mêz-vous de la politique avec cette pétition si on a 100000 signatures on a un débat en commission 500000 signatures on a un vote à l'Assemblée nationale si jamais les étudiants se mellent massivement de cette questionl ils ont une avancée concrète sur la précarité étudiante après on va pas se raconter l'histoire c'est pas parce qu'il y a le repas 1 € que la précarité étudiante s'arrête ça répond pas à la question du prix de l'énergie du prix du logement du prix de l'alimentaire des produits d'hygiène mais c'est un premier point d'appui sur lequel les étudiants pour on se dire écoutez si on s'y met tous ensemble là on peut changer les choses et c'est la même chose pour les lycéens faut pas que les lycéens s'attendent que le gouvernement tendrement et gentiment et écouter les revendications des lycéens se disent ah pardon c'est nous qui avions tort depuis le début c'est bon on va changer non il va falloir rentrer dans la lutte c'est c'est une question de conflit il y a un combat à mener contre ces gens-là et moi je donne ma conviction profonde la la France est en colère elle est en colère parce que ce qu'on attend de notre pays sur l'hôpital sur la façon dont on traite notre jeunesse sur l'emploi sur la dignité et la vie des familles et le revenu rien ne va de ce point de vue-l il y a eu une élection législative qui a mis le nouveau front populaire qui qui l'a fait gagner précisément pour que les choses changent ils ont pas pris en compte le résultat des élections moi je crois vraiment que il y a une situation qui est explosive en France il y a un air de mes 68 comme j'aime bien le dire et je pense que si les lycéens sortent les étudiants sortent si les étudiants sortent les lycéens sortent et je crois que si la jeunesse elle sort on va avoir tout le pays qui va sortir ensemble pour dire écoutez qu'est-ce que vous faites encore là on a voté pour vous dégager vous êtes incapable de résoudre les problèmes maintenant laissez les gens mettre en place les revendications populaires donc cette cette pétition sur le repas 1 € c'est aussi un message qu'on envoie aux étudiants en disant allez mz-vous de cette histoire et je suis très content de voir que dans plein d'universités il y a beaucoup de jeunes insoumis qui vont toquer aux portes qui tractent et qui disent allez maintenant c'est nous les plus nombreux on se met de cette histoire et on gagne et on l'a vu he cé en populaire tu l'as dit il s'est matérialisé pendant l'élection législative avec aussi donc l'espoir de de voir arriver en application le programme du NFP qui comptait notamment aussi la mesure de l'autonomie des des jeunes pour pour l'autonomie des jeunes pardon à 1100 € je crois et c'est une mesure qui a aussi été refusé par le responsable tu as dit à savoir Emmanuel Macron et ses député à l'Assemblée nationale est-ce que tu peux revenir sur pour nous sur les les différentes mesures euh que Macron a refusé pendant 7 années de macronisme pour justement aider la jeunesse en souffrance pour pour essayer d'améliorer sa ses conditions de vie bah en fait c'est compliqué parce que il y a pas une jeunesse il y a des jeunesses mais si jamais je pouvais me focus sur la question lycéenne parcours sub contrôle continu réforme du lycée avec les réformes des spécialités suppression de milliers de postes de professeurs pas d'infirmière scolaire pas de conseiller d'orientation pas d'ouverture de place à l'université pour les étudiants les promesses qu'ils avaient fait sur les logements cru ils les ont pas tenus sur le prix de l'énergie les étudiants il trinquent sur l'augmentation des bourses la généralisation ils ont voté contre le repas à 1 € ils l'ont supprimé pour les étudiants par ailleurs quand ils disent que les étudiants précaires ont accès au repas à 1 € c'est faux parce que il y a des étudiants qui vivent avec je sais pas ass € par mois qui se voit refuser le repas à 1 € parce que quasiment tous les étudiants sont précaires là les apprentis par exemple ils sont en train de ils veulent faire payer la CSG aux apprentis ils vivent avec quelques centaines d'euros par mois donc en fait chaque fois que ils ont fait une mesure contre le peuple français cette mesure elle a toujours été vécu deux fois plus violemment par la jeunesse et là où on peut dire un truc un peu général sur la jeunesse c'est que ils sont dans la même situation dans laquelle se trouvaient les retraité avant que le grand brass- croisat ait fait la sécurité sociale à l'époque le grand âge quand il avait terminé de travailler qu'il avait cps usé par le travail et qu' avait pas de système de retraite nationale ou que les syndicats n'avaient pas déjà organisé un système répartition dans la branche de travail en fait on se retrouvait à avoir des personnes âgées qui n'avaient tout simplement plus de revenus et en fait les seuls revenus qu'ils avaient c'était la fille le fils qui R qui qui les amenait à la maison et qui essayaiit de subvenir à leurs besoins en fait le grand âge il était dépendant des parents des des enfants pour vivre sauf que comme les enfants ils arrivent pas à subvenir à leurs propres besoins bah derrière les grand âge les personnes sont pauvres et parce qu'elles sont dépendantes et ben les jeunes c'est c'est la même chose quand vous êtes un jeune qui arrive par exemple à l'université que vous avez dû déménager parce queil y a pas d'université à côté du coin où vous avez grandi avec vos parents si jamais vos parents ils sont précaires vous êtes dépendants de vos parents donc du coup vous aussi vous vivrez dans la précarité alors que si jamais vous êtes un gosse de bourge grand bien vous fe vous avez pas de problème parce que vos parents peuvent financer c'est pour ça que la question de la jeunesse il faut la poser sur la question de l'autonomie de la jeunesse comment est-ce qu'on fait pour que la jeunesse soit autonome et pour qu'elle soit autonome il faut arrêter de la rendre dépendante de sa famille il faut passer d'une solidarité familiale à une solidarité sociale et nationale et en fait le revenu de la garantie d'autonomie jeune le revenu jeune qu'on veut mettre en place c'est ça c'est dire il va y avoir une répartition des richesses à l'échelle nationale qui permettra à tous les jeunes de vivre au-dessus du seuil de pauvreté et à partir du moment où vous faites ça non seulement vous sortez tous les jeunes de la précarité mais vous sortez aussi les familles de la précarité parce que combien de parents sans dette ou se prennent un job supplémentaire pour derrière essayer de financer les sociale de leurs enfants donc voilà c'est ça qu'on essaie de faire à travers la garantie d'autonomie jeune c'est le chemin finalement vers l'émancipation de de chaque citoyen que ce soit la famille tu l'as dit ou également chaque chaque jeune et en plus des mesures qu'on refusé les macronistes après 7ette années de pouvoir d'Emmanuel Macron depuis 2017 tu l'as cité il y a aussi cette air de mépris des des jeunes du mépris de la dignité que ce soit des familles et des étudiants et j'en parle parce que c'est aussi quelque chose qu'on a pu ressentir à l'Assemblée nationale mardi lorsque tu tu as posé ta question orale au gouvernement tu as interpellé la ministre de l'Éducation nationale elle n'était pas présente elle était représentée par la ministre de la Santé qui a répondu à sa place la question s'adresse à la ministre de l'Éducation et plus généralement à tous les députés de notre Assemblée nationale je suis ici pour vous porter un message les collégiens et les lycéens ne vont pas bien pour vous convaincre j'ai lancé une grande consultation sur la vie et sur la santé mentale des jeunes en moins de 48 he cette vidéo a été vue plus de 3 millions de fois et plus de 220000 lycéens et collégiens ont participé à C enquête plus de 220000 réponses de collégiens et de lycéens ça on fait l'une des plus grandes enquêtes jamais réalisées sur la jeunesse scolarisée mes chers collègues les résultats sont édifiants près de 75 % des collégiens et lycéens jugent leur santé mentale mauvaise voire très mauvaise la moitié d'entre eux confi dormir moins de 6 he par nuit 99 % des jeunes disent être épuisés après une journée de cours et 87 % juge leur emplat du temps chargé ou surchargé 22 % n'ont qu'une demi-heure pour déjeuner et la moitié des jeunes dé se priver d'activités extrascolaire faute de temps libre enfin pour 80 % d'entre eux ils disent à quel point parcours su et le contrôleue sont une immense source d'angoisse mes chers collègues je ne sais pas comment vous le dire autrement les jeunes n'en peuvent plus et s'ils n'en peuvent plus c'est à cause de parcours sup c'est à cause de la mise en concurrence entre les élèves c'est à cause de la pression du contrôle continu de la peur de pas avoir d'orientation du manque de professeur bref votre politique éducative est en train de faire craquer la jeunesse et ils le disent partout sans jamais être écouté il y a pas de journaliste influents à 16 ans alors les journalistes n'en parlent pas il y a pas de députés de 16 ans alors l'Assemblée nationale n'en parle pas nous devons poser un principe ce n'est pas parce que les jeunes ne votent pas que leur vie et leur santé mentale ne compte pas il y a urgence à travailler un plan d'urgence en décembre j'organiserai à l'Assemblée nationale une grande journée sur la question son objectif mettre tout le monde autour de la table professeurs parents ministres avec évidemment les jeunes au centre mes chers collègues vous y êtes tous invités madame la ministre de l'Éducation au vu de la gravité de la situation serez-vous des nôtres je vous remercie monsieur le député vous avez parlé de rythme scolaire je je pense que la ministre de l'Éducation nationale sera favorable pour répondre à votre question de travailler sur ce sujet est-ce que tu peux revenir pour nous sur comment s'est déroulé cette journée à l'Assemblée nationale mardi avec ta question orale gouvernement mettant en lumière ta grande consultation comment ça s'est déroulé et quel est l'objectif sur en fait sur la question des emplois du temps surchargé de la santé mentale des lycéens ce qui me choque c'est le niveau de mépris depuis le début de l'existence de ce mouvement c'est qu'ils ont tout fait correctement d'abord ils ont interpell à travers les réseaux sociaux personne ne leur répond ensuite ils font une pétition avec 300000 signatures personne n'en parle si n'importe quel autre secteur de la société avait fait une pétition avec 300000 signatures toute la classe politique en parlerait mais là comme c'est des collégiens et des lycéens tout le monde l'ignore ensuite ils font tout bien ils répondent à une grande consultation il rapporte des faits hop tout le monde l'ignore ensuite il demande à un député d'All allait poser la question devant toute l'assemblée nationale non seulement les députés ils se foutaient de ma gueule quand j'étais en train de leur parler de la situation des collégiens et des lycéens mais la ministre de l'Éducation nationale ne veut même pas répondre on m'envoie la ministre de la Santé qui n'y connaît rien et ne fait absolument aucune annonce et ensuite le soir quand je rentre à la maison et je regarde le résultat de tout ça il y a pas un seul média pour en parler ça traduit quelque chose c'est le paternalisme et c'est des collégiens et des lycéens donc la classe médiatique et la classe politique qui est actuellement au pouvoir du mépris pour ces gens-là refusent de les considérer ils disent non mais c'est c'est c'est pas grave nous aussi on l'a connu non vous avez pas connu vous savez pas ce que c'est que parcours su vous savez pas ce que c'est que d'être 40 dans une classe avec des professeurs qui sont pas remplacés parce que l'école d'All l'époque c'est pas l'époque c'est pas l'école d'aujourd'hui il y a un mépris de la de la part de la classe médiatique parce que ça voilà les jeunes ils regardent pas ils regardent pas la télé voilà les les les jeunes il s'intéressent pas à ces médias là mais en fait c'est à la télé de s'intéresser à ces jeunes pas l'inverse du début à la fin il y a que du mépris pour à l'égard de cette jeunesse-là et moi c'est ça le message que je veux leur faire passer il ne faut pas qu'il s'attendent à à ce que les choses changent en ne faisant que kemander là il y a un combat il y a une lutte les le gouvernement dans cette histoire ce sont des adversaires et si jamais les lycéens et les collégiens ne ne les font pas plier alors rien ne va changer parce qu'ils n'ont que du mépris et de l'ignorance à leur égard ça arrange le gouvernement d'ignorer cette question probl la grand bourgeoisie que ce soit les députés macroniste la classe médiatique tu l'as dit c'est une classe sociale qui protège ses intérêts qui a refusé euh de que Lucy casté soit matigon précisément pour que la même politique économique se poursuive donc tout ça tu l'as dit est un monde qui se protège et qui refuse d'entendre parce que parce que parce que le fond de cette histoire c'est quoi déjà sur la ce qu'ils ont organisé dans l'éducation il y a une certaine philosophie dans cette histoire c'est la mise en concurrence des élèves pour avoir l'accès à un savoir à une filière à une étude alors que le savoir l'éducation c'est un bien commun tout le monde devrait y avoir accès c'est c'est le socle commun de la République et de la société maintenant ils font une mise en concurrence entre les élèves pour plusieurs raisons un parce que leur philosophie c'est de tout mettre en concurrence tout le temps deuxièmement parce que ça permet de faire des économies de dire on va donner seulement à ceux qu'on considère être les meilleurs mais souvent les meilleurs il suffit de voir de lire ce qu'avait fait Bourdieu à l'époque en fait ce sont souvent les gamins de famille aisé qui s'en sortent le mieux dans ce systèmelà et ensuite c'est quoi l'objectif de faire en sorte qu'il a pas suffisamment de professeurs ou une bonne qualité d'éducation dans le collège ou dans le lycée et même encore plutôt et ensuite de faire en sorte qu'il y a pas suffisamment de place à l'université pour dire quoi pour dire aux gamins des familles populaires ah vous avez pas eu la filière que vous voulez vous avez pas eu l'université que vous voulez ben il va falloir payer il va falloir aller dans les écoles et dans les universités privées et ce qu'on voit c'est que à mesure qu'ils sont en train de détruire le service public de l'éducation et la qualité d'études des collégiens et des lycéens on voit que les écoles et les universités privées sont en train d'exploser mais quand je dis d'exploser c'est que on ne les a jamais vu se développer à ce point mais pourquoi est-ce qu'elle se développe à ce point parce que précisément Macron son gouvernement Atal et toute la famille qui s'ensuit sont des gens qui veulent privatiser l'éducation pour ces gens-là tout doit être une marchandise l'éducation ils ont pas encore totalement terminé de le marchandiser honnêtement ils ont fait un énorme pas faut mes faut mesurer ce que parcours sup la réforme du lycée la réforme du bac ça a été dans le début de privatisation de l'éducation l'utonomie des établissements en plus l'autonomie des établissements c'est c'est un pas pour pour eux pour eux pour eux c'est le grand rêve c'estàdire la question n'est même pas de privatiser l'éducation nationale publique la question c'est de faire fonctionner tout le public comme du privé c'est-à-dire de mettre en concurrence des lycées publics pour que derrière vous ayez des gens qui se disent ah bah tiens le lycée qui est à 40 km il a une meilleure note que le lycée qui est à 10 km et donc du coup vous allez avoir une compétition entre les élèves pour savoir qui va avoir accès au meilleurs lycées et cette compétition entre les élèves ils vont le faire sur la base du capital culturel du capital familial qui découle de votre classe sociale c'est faut faut pas se tromper non plus hein la question de l'éducation nationale et des réformes qui sont en train de mettre en place c'est une question de lutte des classes parce que allez tirons le fil plus loin il y a il y a un gros éléphant dans la pièce qui s'appelle la voie professionnelle la voie professionnelle est une filière absolument incroyable je je raconte souvent cette histoire mais moi j'ai fait général et j'ai pas aimé la générale on aurait pas dû m'envoyer là-bas et on m a envoyé de force quand je suis arrivé en 3e j'étais en 3e il y a la prof qui arrive et elle dit résultat du conseil de classe elle dit toi tu vas en général toi tu vas en voie professionnelle toi en général toi en pro toi en général un premièrement la liberté d'orientation on voit le niveau de respect mais surtout j'ai été marqué de voir voir à quel point le genre l'origine sociale et la couleur de peau a été déterminante pour voir qui est-ce qu'on envoie dans la voie professionnelle mais qu'est-ce que la voie professionnelle rentrez dans un atelier de la voie Pro vous avez des lycéens qui ont 17 ans il y a 20 machines qui fonctionnent à l'électricité à l'air à l'eau ils savent comment les faire fonctionner comment les réparer quelle est leur utilité à 17 ans on prend n'importe lequel d'entre nous ici il se coupent la main en rentrant dans un atelier comme ça mais pourquoi est-ce que dès le plus jeune âge on apprend à à ses lycéens euh oui la voie professionnelle c'est la voie de garage pourquoi est-ce qu'on leur dit ça parce qu'ils font les métiers essentiels ça veut dire que c'est si dès le plus jeune âge et dès leurs études on leur apprend à se dévaloriser ça justifie qu'une fois qu'ils sont dans le milieu professionnel alors qu'ils font les métiers essentiels alors que c'est eux qui font tenir le pays ça justifie les bas salaires ça justifie les mauvaises conditions de travail là aussi c'est une question de lutte des classes le le peu le peu d'estime et de respect et de considération qu'ils ont pour la voie professionnelle c'est pour apprendre au gamins populaires qu'ils envoient de force dans la voie professionnelle qu'il faut se déval is alors qu'ils font les métiers essentiels pour le pays maintenant mais pour le pays demain avec le dérèglement climatique toute la question de l'éducation nationale c'est une question de lutte des classe mais pas que c'est aussi une question de patriarcat quand vous voyez la répartition de genre dans certaines filières il y a une question de patriarcat dans tout ça c'est aussi une question de racisme parce que il y a du racisme aujourd'hui dans l'orientation dans l'éducation nationale tout ce qui structure notre société est 10 fois plus violent dans l'éducation nationale parce qu'on y met pas les moyens les profs ils veulent bien faire leur boulot he les profs ils ne demandent que d'effacer ces marqueurs social là sauf que non seulement on leur donne pas les moyens d'effacer ces marqueurs sociaux mais même pire on leur demande d'accentuer ces facteurs sociaux et tu parlais de la filière pro et il y a un exemple aussi de dépaissage et de privatisation de la filière qui est en disant le temps consacré à la culture générale au savoirs fondamentaux enseignés dans les filières ont été progressivement supprimés donc c'est aussi la marque finalement de ce que tu décrivais à l'instant ce chemin vers ouais le le le plus important pour eux dans dans la voie professionnelle c'est non seulement d'essayer d'évacuer tout ce qui est général c'est-à-dire que vous allez pas avoir d'études de de philosophie ou très peu d'études d'histoire ou même d'éducation morale et civique en gros dans leur tête un lycéin de la voie professionnelle ça doit être uniquement une personne qui sera utile plus tard sur la ligne de production quoi mais le plus important pour eux dans la privatisation de la voie professionnelle c'est la question de la compétence et de la qualification parce que qu'est-ce qu'ils font vous supposons qu'on vous apprenne par exemple dans la voie professionnelle à faire fonctionner une seule machine on vous apprend qu'à faire une seule machine une seule machine une seule machine la machine elle ne correspond que pour une ligne de production que pour une entreprise particulière ça c'est la compétence la qualification c'est quand sur un domaine donné vous savez maîtriser toutes les machines c'est quoi l'objectif à la fin c'est de faire en sorte que pour travailler dans tel entreprise il vous faut tel certificat de compétence et pour avoir tel certificat de compétence il faudra aller payer pour aller demander ah ben j'ai besoin de tel CER certificat de compétence pour aller bosser là-dedans pour vous donner un exemple très concret ils sont en train de le faire avec ce qu'on appelle les écoles de production les écoles de production ce sont des entreprises comme Total qui créent des des filières de la voie professionnelle 100 % privé mais bon bien financé par les régions et soutenu par le gouvernement et en gros vous avez des entreprises qui apprennent aux jeunes uniquement la compétence sur une ligne de production donné mais pas une qualification sur tous les domaines et ça c'est le début c'est vraiment le cœur de la privatisation de la voie professionnelle et ça on fait des prisonniers finalement parce que les jeunes fois formés dans ces entreprises là n'ont pas autre choix que d'y rester et donc que finalement souffrir de conditions de travail où ils ont pas la main ils peuvent pas partir ailleurs parce qu'ils sont bloqués précisément dans cette entreprise exactement et donc du coup comme ils sont bloqué parce qu'ils ont uniquement la compétence si mais on va leur dire tu veux essayer de changer de domaine tu veux changer d'entreprise pas de souci va dans l'autre entreprise mais pour ça il te faut un certificat de compétence donnée et à la fin leur rêve c'est de le faire payer parce qu'il faut pas oublier dans la tête de ces gens-là moiême en arrivant à l'Assemblée nationale je l'avais entendu j'y croyais pas ça fait 2 ans que je les vois faire et ça fait 2 ans que je vois que ces gens cherchent à tout privatiser consciemment consciemment et la voie professionnelle ils chercheront à la privatiser les écoles de production on en parle peu mais vous avez des régions entières qui financent des écoles qui ne font que des certificats de compét pour vendre des jeunes sur pour une entreprise donnée et à la fin il faudra le payer et sans contrôle j'imagine et ni contrepartie sur l'utilisation de l'argent public dans ce genre d'établissement ah bah exactement parce que parce que l'argent public à partir du moment où vous êtes un une citoyenne ou un citoyen précaire alors là moi par exemple je suis rapporteur de la branche famille de la sécurité sociale tout est extrêmement contrôlé dès qu'on parle de 10 20 voire même 100 € mais alors par contre pour les millions qu'ils envoient pour privatiser l'éducation nationale et la voie professionnelle particulièrement là on contrôle pas il y a Paul Vanier qui avait rendu un rapport qui était mais édifiant on s'est rendu compte que il y a des millions et des millions d'euros qu'on envoie dans dans les école privée on ne sait pas où par cet argent on ne sait pas ce qui en effit c'est c'est quand même hallucinant c'est ça c'est 13 milliards d'euros je crois chaque année depuis la loi deobay c'est un un pognon de dingue on il y a un pognon de dingue qu'on jette par la fenêtre on sait pas ce qu' en effet c'est quand même c'est absurde quand vous avez des parents qui eux reçoivent des aides de la Caisse des Allocations Familiales tout est contrôlé au centimes près mais par contre quand on parle de la privatisation de l'éducation nationale et et des et souvent de familles qu'on envoie de force dans le privé parce qu'elles se disent j'ai pas le choix j'ai je veux que le meilleur pour mes enfants le service public m'assure pas une bonne qualité donc je je m'endte pour ça et en plus de ça l'argent public qu'on met dedans il est même pas il est même pas contrôlé et par Paul Vanier mène un grand travail à l'Assemblée nationale pour demander à ce qu'on contrôle il a notamment fait passer un amendement sur le sujet et ça va être le plus gros problème quand nous on va arriver c'est que à chaque fois vous avez des ministres de l'Éducation nationale qui arrivent et qui disent on change tout allez hop on rechange tout les profs ils disent écoutez nous on en peut plus on a besoin de souffler la première étape c'est déjà de donner les moyens c'est de faire en sorte que l'institution fonctionne correctement qu' y a un professeur devant chaque classe après ensuite il faut s'interroger sur quel système scolaire on veut mais la la la grande erreur qu' que tous les gouvernements précédents ont fait ça a été de mener une politique de l'éducation nationale sans la penser du point de vue des jeunes et l'objectif de cette grande consultation c'est aussi un message qu'on envoie à la gauche en général parce qu'on doit se poser des questions sur ces sujets-là c'est dire l'éducation nationale la politique éducative il faut avant tout la penser du point de vue des jeunes et quand on voit que il y a 75 % des jeunes qui disent avoir des problèmes de santé mental la moitié qui dorment que 6h par nuit 99 % qui se sentent épuisés 80 % qui se disent angoissés là c'est la preuve que la politique éducative qui a été menée elle a pas été faite du point de vue des jeunes par contre très certainement elle a été faite du point de vue du patronat et finalement ce que tu dis c'est partir du principe de gouverner par le besoin comme disait Jean-Luc Mélenchon lors de la précédente campagne c'est identifier finalement les besoins des jeunes y répondre par une nouvelle politique éducative en commençant par par par les besoins et et je je t'amis aussi sur une autre chose il y a une question et pour les gens qui nous écoute faites cette expérience là posz la question à des gens quel est le rôle de l'école demandez la question à plein de personnes personne n'a la même réponse il y a même des gens qui n'ont tout simplement pas de réponse et c'est quand même hallucinant que l'institution qui est le socle de la République il y a pas un consensus national sur quel est le rôle de l'école et même dans la classe politique c'est pas une question qu'on se pose tous les jours et ça dit quelque chose pour nous l'école en tout cas pour les insoumis et pour les insoumis c'est l'endroit où on forme des citoyennes et des citoyens et pour former des citoyennes et des citoyens il s'agit pas de leur apprendre seulement les bonnes formules mathématiques ou les bonnes références littéraires s'agit aussi de leur apprendre l'histoire de notre pays le fonctionnement des courants politiques et des institutions parce que on a beaucoup de jeunes à 18 ans quand ils sortent quand ils sortent du lycée et qui a une élection on leur dit mais pourquoi est-ce que tu vas pas voter et ils disent bah parce que moi la politique j'y connais rien sauf que quand on creuse j'ai une ami avec qui j'ai fait l'expérience elle m'a dit moi j'y connais rien la politique c'est pas mon truc sauf que je la vois partager des stories où ça parle féminisme où ça parle écologie où ça parle partage des richesses c'est pas qu'ils ont pas de science politique c'est qu'ils se sentent pas connectés aux institutions politiques parce que dans l'école on n apprend pas aux jeunes comment fonctionnent les institutions on apprend pas aux jeunes ce que c'est que la sécurité sociale on leur apprend pas ce que c'est qu'une fiche d'impôt on leur apprend pas comment c'est quoi le rôle d'une région le rôle d'un département on l'apprend pas juste avant que il devienneent pleinement citoyen et citoyen et c'est aussi ça le le le but pour nous de l'éducation nationale c'est de faire en sorte que à 18 ans quand ils sortent ils sachent comment voter pourquoi voter pour qui voter et s'ils veulent le faire à 16 ans il ils peuvent le faire à 16 ans nous dans le programme on dit si à 16 ans vous en faites la demande vous avez le droit de voter il y a des jeunes ils se diront à 16 ans ou là non pour moi trop tôt et il faut le respecter mais il y en a ils disent moi je veis m'engager dans la vie politique et je terminerai sur ça les jeunes ils ont le droit de faire de la politique c'est c'est aussi le cœur du sujet je me rappelle un jour quand j'étais syndicaliste lycéen j'avais fait un plateau avec Sarah lairy ancienne ministre incompétente de la jeunesse et et je avais jeavais déroulé mon discours patati et elle m'a répondu c'est très politique comme discours et bah oui c'est très politique enfin je ve dire c'est pas parce que je suis jeune que j'ai pas le droit de faire de politique mais plus généralement le gouvernement et l'extrême droite aussi hein ne reconnaissent pas aux jeunes le droit à la conflictualité parce que la politique ça entraîne une forme de conflictualité c'est-à-dire que quand on parle de l'engagement des jeunes on dis allez allez à la Croix-Rouge allez alleer coller des posters par contre des jeunes qui font des manifestations ah non ça certainement pas certainement pas on a vu à sciencep avec les mobilisations énormes pour la p en Palestine contre le génnocide à Gaza on a vu à quel point le gouvernement toute autorité les députés macronistes voulait absolument interdire toute parole politique et parler avec mépris finalement des jeunes qui s'étaient mobilisés puissemment et de façon très nombreuse et ça c'est un mélange de deux choses un premièrement de la volonté du gouvernement de faire taire toute contestation face à l'inaction du gouvernement français sur le génocide en Palestine il y a qu'à voir pour les supporters de football quand on a un ministre de l'Intérieur qui vient dire ce que les supporters de football ont le droit de faire ou pas c'est totalement lunaire mais en plus de de la volonté de de de d'étouffer toutes les contestations contre le Génocide il y a aussi le paternalisme et le paternalisme c'est ne ne pas reconnaître aux jeunes la légitimité de faire de la politique le droit à la conflictualité et reconnaître aussi que en fait leur avis il compte parce que souvent en fait vous avez des gens qui arrivent ils ont 40 50 ans et ils disent ah non mais il a pas assez vécu donc du coup parce qu'il a pas assez vécu il pense ce qu'il pense mais alors déjà à 40 50 ans on peut changer d'avis et c'est vrai que quand on est jeune on peut changer la vie mais par contre un jeune de 15 ans un jeune de 17 ans ou un jeune de 20 ans il a vécu des choses que les plus anciennes générations n'ont pas vécu par exemple et particulièrement cette génération là on est une génération qui est née avec un smartphone dans les mains une génération ultra connectée ultra informée personne d'autre con ultra politisé ultra politisé on est une génération qui passe son temps à se poser la question à quoi va ressembler le monde en 2080 est-ce que ce sera la 3ème guerre mondiale parce qu'on a le retour des guerres ou est-ce que le dérèglement climatique va nous tomber dessus 10 fois plus férocement on est une génération dans laquelle il y a plus de classe moyenne ascendante fut un temps les gens ils pouvaient rêver de se dire bon bah je vais me prendre je plus tard j'aurai un travail et je pourrais m'acheter une maison aujourd'hui plus personne rêve de ça tout le monde sait que c'est impossible de s'acheter une maison tout le monde sait que c'est dur de s'élever socialement parce que il y a plus de classe moyenne ascendante on est une génération où on est énormément il y a énormément de jeunes mais le le besoin de dans le service public il baisse constamment vous prenez le budget de l'État par rapport au nombre de jeunes il est constamment en baisse et et quand vous prenez tous ces points de vue là vous vous dites mais en fait ces jeuneslà ils vivent quelque chose que personne d'autre n'a vécu et cette parole là elle a le droit d'être écoutée et elle n'est jamais écouté parce qu'on leur reconnaît pas la légitimité de faire de la politique pas la crédibilité de penser ce qu'ils pensent et pas le droit à la conflictualité et c'est pour ça que la situation elle est explosive quand on a une génération qui vit tout ce qu'elle a vécu le covid les guerres le dérèglement climatique la casse sociale quand cette génération elle vit tout ça qu'elle vote massivement le résultat des urnignés qu'elle s'exprime on leur donne pas la légitimité de s'exprimer il leur reste qu'une seule chose un M 68 et franchement je je le dis franchement il est mérité et c'est pour ça que je dis qu'il y a un air de M68 parce que la jeune génération aujourd'hui c'est la seule solution qui lui reste pour se faire entendro donc moi j'ai envie de dire au lycéens et au collégiens et aux étudiants allons-y faites mieux Louis on termine par une dernière question enfin deux dernières par rapport à la question orale que tu as posé mardi tu as cité l'organisation d'une journée en décembre qui serait consacré au sujet de la grande consultation que tu as mené est-ce que tu peux nous en dire plus sur cette grand journée en décembre on va organiser une grande journée à l'Assemblée nationale la ministre de la Santé a dit que la ministre de l'Éducation nationale viendrait donc on va caler ça avec elle si elle tient sa promesse on invite tous les députés tous les gens qui veulent venir on va donner la parole aux professeurs au parents à des experts de la question éducative et on va surtout donner la parole au lycéen et on va essayer de le rendre le plus public possible on va essayer de le rendre numérique pour que tout le monde puisse le suivre et en fait ça sert à deux choses à la fois ça doit être un espace qui permet à ces jeunes de pouvoir s'exprimer dans l'Assemblée nationale et donc de faire entendre à ceux qui font la loi leur problématique et donc essayer de le changer de l'intérieur de l'éducation nationale et deuxièmement j'aimerais aussi que ce soit un espace de lieu de décision parce que le mouvement qui est mené par les collégiens et les lycéens c'est un mouvement qui est numérique et mais c'est un mouvement qui a son autonomie qui qui a des discussions stratégiques passionnantes et et j'aimerais que derrière ça débouge sur quelque chose donc voilà ce qui est ce moment de décembre où on va essayer de faire en sorte que la ministre de l'Éducation nationale s'assoie sur une chaise et écoute ce qu'on va dire les lycéennes les lycéens les collégiennes les collégiens et espérer de faire en sorte que les choses changent très bien et est-ce que tu as prévu d'autres enquêtes de ce type pour la suite alors d'autres enquêtes de ce type pour la suite je sais pas après dans dans dans tout ce que j'ai fait depuis 2 ans je me suis j'ai beaucoup fait les étudiants là je m'occupe beaucoup des collégiens des lycéens je m'intéresse beaucoup à la voie professionnelle j'aimerais faire un travail sur les apprentis et c'est toute la difficulté que quand on essaie sinttéresser à la jeunesse c'est que la jeunesse elle existe pas et il existe des jeunesses et il faut l'analyser sur tous les prismes faut l'analyser sur le prisme de la classe sociale le prisme du genre le prisme de la couleur de peau de la nationalité il y a il y a tellement de jeunesse donc jamais j'arriverai à m'intéresser à toute la jeunesse mais j'essaie de toucher à tous les bis donc là on est sur le la question de la jeunesse scolarisée à travers les étudiants le les apprentis la la voie professionnelle les lycéens les collégiens mais il y a aussi une jeunesse des quartiers populaires de à laquelle je vais m'intéresser bientôt et il y a une grande enquête qui va être lancée je vous fais un teaser mais oui effectivement il va y avoir des grandes enquêtes qui vont continuer de choquer la classe macroniste qui n'a pas l'air de se rendre compte que le monde bouge en bas et que ce mondelà va les renverser ah bah l'insoumission se fera un plaisir de relayer chaque enquête à venir est-ce que tu as un dernier mot à nous dire avant la fin de de l'entretien euh moi si j'ai si j'ai un dernier mot à dire pour les gens qui nous écoutent je sais que ce mouvement de collégiens de lycéens qui est un mouvement de jeunes où on dira il se plent des des emplois du temps des horaires de bus et en plus c'est un mouvement TikTok je sais qu'il y a beaucoup de personnes qui peuvent regarder ça en le prenant de haut en se disant ah c'est éphémère c'est pas grand-chose c'est sincèrement c'est majeur ce qui est en train de se passer jamais on s'était retrouvé à avoir des millions de jeunes qui tous ensemble remettent en question le fondement de l'institution dans laquelle il passe l'ultra majorité de leur temps de vie c'est énorme à la fois dans dans comme facteur de politisation et c'est énorme dans ce que ça dit de la société cette jeunesse-là c'est pas parce qu'elle vote pas qu'elle compte pas et c'est pas parce qu'elle vote pas qu'elle a pas une influence et un poids dans la société et n'importe quel militant politique doit s'intéresser à ça parce que c'est crucial parce que transformer l'éducation c'est transformer toute la société sur le très très long terme parce que cette jeunesse-là c'est la jeunesse qui va faire le pays pour des décennies et des décennies et si déjà à la base cette jeunesse-là se sent mal mais que parce qu'elle se sent mal elle se met en mouvement pour ESS essayer d'améliorer sa condition de vie si déjà à 14 15 ans 16 ans ils sont en train de se dire comment est-ce que je peux faire pour essayer de changer les choses pour changer mes conditions d'existence être être insoumis finalement ce qui est en train de se passer c'est vraiment très très important pour la suite des choses et je pense que les militantes et les militants politiques doivent le regarder de très très près parce que ça va avoir des conséquences dans le futur j'en suis certain merci beaucoup Louis pour ctien merci vous pouvez retrouver l'entretien de l'insoumission sur notre chaîne YouTube et 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Louis Boyard