Journée des droits des femmes : l'UE est-elle assez féministe ? | Ici l'Europe - 07/03/26
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France 24 LCP public Sénap présente. Bonjour à tous et merci de nous rejoindre pour ici l'Europe sur France 24 et les chaînes parlementaires. Nous allons parler essentiellement d'Iran, y compris dans la deuxème partie de notre programme consacré à la journée du droit des femmes avec un un point aussi sur le sort des femmes iraniennes.
Mais pour commencer, le déclenchement le 28 février de bombardement des États-Unis et d'Israël sur la République islamique d'Iran a pris une fois encore les Européens de cours ni prévenu ni parties prenantes. Ils doivent réagir à une situation qui d'ors et déjà impacte leurs valeurs, leur solidarité et leur économie. Sur le fond des frappes, d'ailleurs, les 27 sont partagé et seul l'Espagne a exprimé sa vive réprobation.
Face à une violation du droit international, nous en parlons aujourd'hui justement avec une espagnole, ancienne ministre des affaires étrangères de Pedro Sanchez, le premier ministre social-démocrate Arancha Gonzalez Laya. Bonjour. Bonjour.
Alors, je rappelle que depuis 2022, vous êtes surtout la doyenne de la Paris School of International Affair, l'école des affaires internationales de Sciences Po Paris, économiste émérite également. Alors, depuis, on le disait le 28 février, première frappe israélo-américaine contre l'Iran, on a vu la mort de plusieurs haut responsables iraniens dont celle du grit suprême, Ali Rameney de son côté, a risposté contre des bases militaires américaines dans la région. Est-ce que vous craignez une escalade ?
Non, je crois que le l'escalade est déjà là et l'escalade surtout du fait que l'Iran a décidé que la manière de se défendre, c'est d'essayer d'éteindre le conflit à d'autres pays de la région. Euh et après euh on voit aussi comment Israël entre dans Liban. Donc que ça soit Liban, que ça soit Irak, que ça soit les pays du Golf qui subissent aujourd'hui des pleins fouet l'impact des Ripost irraniens, disons que on est déjà devant un conflit à dimension régional et à conséquence global puisque on sait très bien aussi que Iran, les trois dormus est aussi très important pour l'énergie au monde et donc du coup qui aura un impact impact sur l'économie globale.
Alors dans le reste de l'actualité européenne, beaucoup de coups de théâtre cette semaine. Semaine chargée que nous rapporte Isabelle Romero. C'est l'Europe en bref.
La Banque centrale de Russie a saisi la justice européenne pour contester l'immobilisation de 210 milliards d'euros. Ses avoirs sont gelés par l'UE jusqu'à la fin de la guerre en Ukraine dans le cadre des sanctions imposées à Moscou. Euroclear, établissement financier basé à Bruxelles qui détient l'essentiel des avoirs mais l'objet d'un procès intenté par la banque centrale russe devant un tribunal de Moscou.
Un bras de fer juridique majeur car l'UE espère un jour puis dans cette ressource pour financer un prêt à l'Ukraine. Le Mercour pour tout de suite. La présidente de la Commission européenne a choisi de mettre en œuvre provisoirement cet accord de libre échange et ce alors que le Parlement européen a trouvé une majorité pour saisir la Cour de justice de l'UE qui peut prendre jusqu'à 2 ans pour se prononcer.
De quoi ravivit la colère des agriculteurs et de la France ? Emmanuel Macron se plaint de n'avoir pas été consulté. De l'autre côté de l'Atlantique, trois pays sur qu Uruguay, Brésil et Argentine l'ont déjà ratifié.
Un tournant dans la doctrine nucléaire de la France avec la dissuasion avancée qui va associer d'autres pays européens. L'Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark ont déjà accepté. Le président Macron précise le dispositif.
Cela pourra impliquer également du signalement, y compris au-delà de nos frontières strictes ou la participation conventionnelle de forces alliées à nos activités nucléaires. Il n'y aura aucun partage de la décision ultime. Ce plan prévoit aussi le déploiement d'avions français dotés d'ogives nucléaires chez les partenaires européens.
En attendant, pour l'armement conventionnel, la France, l'Italie, le Royaume-Uni et d'autres pays offrent leur service à Chypre exposé aux attaques ianiennes. Alors, à Roncha Gonzalez Laya, en revient justement à ce dossier iranien. Les Européens ont été, comme d'habitude, j'ai envie de dire, pris de cours, pas prévenu par les Américains des raides sur l'Iran.
Est-ce qu'ils prennent le train en marche et surtout dans la bonne direction ? D'abord euh je crois qu'il faut dire euh que cette guerre c'est une guerre euh décidée par les États-Unis et l'Israël sans euh consulter euh pas seulement les Américains ses propres autorités mais certainement sans consultation des alliés. Ce n'était pas une guerre de nécessité puisqu'il n'y avait pas une urgence ou un risque imminent qui demanderait une reposte de la part des États-Unis ou d'Israël.
Et ça c'est pas moi qui le dis, c'est les Pentagones qui a clarifié euh cette question et ce n'est pas non plus une intervention à caractère humanitaire. chaque jour qui passe, on voit bien l'étendue de l'impact de cette guerre sur les populations civiles. Donc c'est une guerre de choix de choix fait par les États-Unis, de choix fait par Israël euh sans consulter, sans discuter et certainement sans l'accorder avec euh ses alliés et notamment les alliés américains à l'OTAN, en l'occurrence des pays européens, certains duquels font partie de ce théâtre d'opération.
Pensons à la Turquie, pensons à la Grèce. Euh et donc euh l'Europe se trouve quelque part à devoir euh réagir. Elle a réagi de manière prudente euh euh surtout en en disant euh pour la plupart euh ne pas vouloir euh rentrer dans l'offensive de cette guerre, mais étant aussi clair euh qu'elles sont prêts à aider euh les pays européens euh quand ils sont attaqués.
C'est les cas récent, voilà, où euh quand il s'agit des pays alliés des Étatsmembres de l'Union européenne, les pays du golf avec lesquels certains pays ont des relations très étroites, tout l'embois par certains pays européens, il inclut l'Espagne des moyens surtout navals dans la Méditerranée. Alors, Pedro Sanchez euh dit euh effectivement euh que c'est une guerre injustifiée, dangereuse et contraire aux droits international. Mais vous-même, vous voyez bien que euh une partie de la population, celle qui est opposée au régime des MOLA, se réjouit euh la décapitation des principaux chefs euh après euh une répression qui a fait peut-être plus de 30000 morts selon certaines sources, que la population se sent possiblement libérée d'un jou.
Non, je comprends qu'il y a eu partie de la population iranienne, surtout celles qui étaient et qui sont opposés au régime théocratique iranien, je veux le rappeler aussi, un régime qui bafou les droits de l'homme, qui bfou surtout les droits des femmes. Et je comprends qu'il y ait euh de leur part un sentiment euh de joie euh quand il voit la décapitation euh du de l'ayatola iranien. Mais euh au-delà de ces moments de joie, la question euh qui se pose est de savoir si une intervention de l'extérieur euh sur un territoire, sur un pays euh dont les régimes a des racines très profondes euh va avoir comme résultat euh une amélioration de la vie euh et et des droits des citoyens iraniens.
C'est une question que il faut se poser parce que nous avons vu aussi dans notre histoire récente comment des interventions dont l'objectif était aussi d'aider à apporter un peu plus de liberté et un peu plus de droit aux populations. C'est terminé euh par un fiasco. Rappelons les cas de l'Afghanistan.
Hm hm. Je pense à l'Afghanistan où les droits des femmes aujourd'hui c'est encore pire de ce qu'il était avant où les filles ne peuvent plus aller à l'école et tout ceci malgré une intervention extérieure. Donc je crois que nous devons aussi nous poser la question quelle est la meilleure manière d'aider euh à changer euh ces pays, les dynamiques à l'intérieur de ces pays et si c'est une intervention extérieure et surtout une intervention extérieure aérienne qui va aider à arriver à ces points.
Sachant que moi je partage ces sentiments de de vouloir changer la situation à l'intérieur de l'Iran. Alors Aroncha Gonzalez Laya, entre Trump et Sanchez, rien ne va plus. Disons que ce n'est pas la première fois que le président des États-Unis euh a une une posture dure vis-à-vis un leader européen.
On l'a vu avec le président ukrainien Zelenski quand il s'est attiré les foudres du président Trump euh au bureau oval. On l'a vu avec la première ministre du Denemark au sujet du Groenland. On le voit aujourd'hui avec les premiers ministres du Royaume-Uni à cause euh de la guerre en Iran et on le voit avec les premier ministres espagnols.
Ce qui tous ces cas ont en commun le fait que euh ces leaders ont contredit euh le président des États-Unis euh ont tué une posture un peu singulière, différente, pas aligné sur les États-Unis et donc il les menace. Mais d'un embargo, vous vous craignez vraiment un embargo ? Ce n'est pas la première fois non plus qu'il menace d'un embargo sur l'Espagne ou sur d'autres Étatsmembres de l'Union européenne.
Je constate quand même et ça c'est la leçon de cette année qui s'écoulait euh depuis son arrivée à la Maison Blanche, c'est que les seuls langages qui comprend les présidents des États-Unis, c'est le langage de la force et là où il voit la faiblesse, il s'acharne. Ça c'est aussi une leçon que nous avons appris et qu'il faut garder à l'esprit quand nous avons quelque chose sur lequel nous ne voulons pas s'être transiger. En cause pour Donald Trump dans justement sa grosse colère contre l'Espagne, le refus de votre pays de prêter ses bases militaires.
Du coup, le Portugal a accepté de servir d'escal technique sur la route vers le Moyen-Orient des avions américains. C'est une différence d'approche de la péninsule ibérique. euh l'Espagne comme l'Italie.
Euh chacun avec ses ses spécificités. Euh nous ce que nous disons, c'est que il faut respecter l'usage euh de ces bases militaires euh sur le territoire espagnol. Il y a des règles pour les utiliser.
Les règles prévoient des limites aussi. Euh et donc nous ce que l'Espagne demande c'est que ces limites soient respectées. C'est un peu la même chose qui a dit l'Italie d'ailleurs.
Euh elle n'a pas encore été saisie par les les États-Unis mais ils ont clairement dit qu'ils suivraient les règles prévues dans ces traités entre les États-Unis et chacun de nos pays. Et donc nous ne faisons en Espagne que suivre ce qui est dit euh dans les traités qui est l'usage selon les règles du droit international. sage selon euh selon les règles euh des Nations Unies et selon les règles qui euh qui sont celles de deux alliés à l'OTAN.
Alors justement, en parlant de l'OTAN parce que là vous avez vraiment une exception. En juin 2025, les ministres de la défense ont fixé un nouvel objectif de dépense de 5 % du PIB, dépense de défense dont dont 3,5 % pour la dépense militaire pure. Euh le minimum actuel est fixé à 2 % depuis 2006.
L'Espagne est à 2 % mais ne veut pas augmenter, ne veut pas entendre parler de ce nouvel objectif. Euh, elle parle beaucoup de solidarité cette Espagne entre les Européens, entre les alliés de l'OTAN, mais sur les efforts euh militaires à fournir, et bien finalement euh c'est aux autres d'assurer un peu plus sa défense. Non, je crois que si on regarde d'où on vient, euh l'Espagne a fait un un effort énorme ces deux dernières années.
On était à une dépense à 0,7 %. Euh on a augmenté ces dépenses euh à 2 % du PIB. C'est un effort énorme qui a été fait.
L'Espagne est un pays solidaire et ses voisins. Elle est présente dans la défense des pays européens au flanc est. Elle participe aux missions des lotons pour défendre notre flanc est.
Je voudrais quand même rappeler que euh notre euh principal objectif euh du côté de la défense du territoire européen aujourd'hui est la guerre en Ukraine. L'Espagne est un pays solidaire de l'Ukraine auquel elle a fourni l'aide militaires comme des l'aides financières. Mais elle a aussi expliqué euh pourquoi elle pense que ces 5 % qui a été euh quelque part euh décidé un peu arbitrairement par les présidents des États-Unis euh est un en 5 % qu'elle questionne euh mais elle ne questionne pas la solidarité.
Le président des États-Unis qui donc s'est exprimé contre l'Espagne à côté du chancelier Mertz. Alors Friedrich Merz c'est un conservateur, votre premier ministre, il est socialiste. Ils sont pas du même campé.
Euh vous pensez qu'il aurait dû défendre l'Espagne face à Trump et face aux caméras surtout si nous avons des différents entre européens, on lave les langes à la maison. Donc moi, je ne me prononcerai pas sur ça. Je crois que la les l'horreur le plus grave qu'on pourrait commettre aujourd'hui, c'est d'essayer de trouver des divisions entre européens.
L'Europe doit rester unie aujourd'hui. Si nous avons des désaccords, nous les traitons imprivés mais nous ne l'exposons pas sur la place publique. La France, l'Italie et la Grèce d'ailleurs vont coordonner l'envoi de moyens militaires en Méditerranée euh pour euh et bien en réponse au aux reports tyraniennes qui v qui visent des bases militaires cypriotes.
Ça c'est justement une bonne réponse européenne parce que les Iraniens cherchent à impliquer l'Europe selon vous. l'Europe a répondu euh l'Italie, la Grèce, la France, l'Espagne. Nous avons tous répondu à ces messages que nous avons reçu de la part des du des Chipriotes euh qui ont été aussi attaqués.
En ces moments, vous savez Caroline, il y a beaucoup de confusion sur qui tire sur qui. Donc les plus important plutôt que s'engouffrer dans la guerre, c'est de rester avec la tête froide mais de marquer clairement notre présence sur le terrain pour assurer nos intérêts et protéger nos alliés. C'est de ce de cela qu'il s'agit.
C'est d'une un élément de dissuation forte en européen encore une fois une manière de projeter l'Union européenne sans entrer et sans s'engouffrer dans dans cette conflit. Côté économie, l'Europe sera d'ailleurs beaucoup plus frappée par le conflit que les États-Unis. Depuis le début, le le prix du gaz en Europe a bondi de 50 % et le pétrole de 12 %.
La bourousse parisienne a reculé de 5 %. On est face à un choc économique majeur selon vous. On est face à un on est face à un choc économique sérieux.
Euh ça va dépendre aussi de combien ces conflits durent. S'il durent dans 2 mois plutôt que dans 2 semaines, les chocs d'inflation en Europe comme en Asie sera très important. Euh d'où l'importance à mon avis euh des pays asiatiques comme des pays européens euh pour essayer aussi démontrer qu'il y a une autre voie qu'il y avait une autre voie.
Je voudrais rappeler Caroline quand même qu'il y avait une autre voie qui avait été par l'Union européenne en 2015 pour trouver une solution à la nonprolifération nucléaire iranienne. Un accord négocié par la haute représentante de l'Union européenne avec un une grande participation et un leadership européen qui a été euh euh jeté dans la poubelle par Trump lors de son premier mandat. Donc il y a une autre voie et peut-être c'est le moment de l'Europe avec d'autres pays asiatiques d'ouvrir cette voie qui sinon va avoir des conséquences importantes du côté inflation et on vient d'un période d'inflation forte donc on sait très bien combien ça peut déstabiliser nos sociétés.
Aroncha Gonzalez Laya, merci d'avoir été avec nous. une femme, il y en a peu en responsabilité en Europe et d'ailleurs ce sera l'objet de la seconde partie de notre programme consacré à la journée internationale du droit des femmes. C'est tout de suite le débat à Bruxelles.
Bienvenue au Parlement européen dans notre Europe qui célèbre tous les 8 mars les droits des femmes. Alors à travers le monde, l'Union européenne apparaît plutôt comme un rempart de l'égalité homme-femme. Mais sin on y regarde de plus près à la loupe et bien elle connaît aussi une forme de régression.
Le droit à l'avortement est en effet en recul dans plusieurs pays tels que l'Italie, la Hongrie et surtout la Pologne ainsi que Malte. Euh malgré euh une initiative populaire reprise par la Commission européenne pour donner un accès à l'IVG pour toutes les européenne, la bataille idéologique basson plein. Oui.
Une certaine droit radical en Europe voudrait ainsi renvoyer les femmes dans leur foyer, les assigner à faire des enfants et à s'occuper d'eux. Et par ailleurs, le problème des violences reste une réalité. 50 millions d'Européennes, soit une femme sur tr a déjà été victime d'une violence physique ou sexuelle rarement déclaré d'ailleurs dans le cadre familial.
Et puis l'Union européenne a du mal à exporter ses valeurs d'égalité homme-femme et à protéger l'émancipation féminine à travers la planète. Alors pour en parler, nous recevons aujourd'hui trois invités. Sirpa Pitty Kainon.
Bonjour. Vous êtes eurodéputé euh finlandaise. Vous siégez au sein du PPE, la droite de l'hémicycle du ici au Parlement de Bruxelles.
Vous êtes à côté de Mark Angle, un un luxembourgeois qui s'intéresse de près au droits des femmes du groupe des socialistes et démocrates. Enfin Anna Cavazini, je vous êtes heureux député allemande membre du groupe des vers. Est-ce que pour vous Anna Cavi, au moment où on célèbre l'égalité homme-femme, vous considérez qu'elle est acquise en Europe ou est-ce qu'elle est en danger ?
Je crois que dans les dernières anné dernières années, on a eu beaucoup de progrès. Donc ensemble dans cette parlament, on a lutté pour les droits humains, pour les droits des femmes et on a progressé sur beaucoup des importantes lois. Mais oui, dans ces moments-là, tout ça est endangé par l'extrême droite.
Oui, l'extrême droite européenne, l'extrême droite poussée aussi par la vague Trump piste aux États-Unis qui importe son discours. Absolument oui. Euh, quelquefois on parle du beh, mais je ne crois pas que c'est un beclèche.
Le retour de bâton, un retour de balancier. Oui, parce que je crois que c'est orchestré. On voit que beaucoup de fondations américains, des magas mais aussi de Longu il financ des campagnes en Europe, il financ quelques activités et c'est pour ça on a l'impression que ça passe mais ça ne passe pas, c'est orchestré et je crois que c'est important de comprendre ça pour lutter contre cette phénomène là.
Alors Sirpa Pitty Kainon, c'est vrai que vous êtes député d'un des pays du nord qui sont réputés plus en avance sur le féminisme. Est-ce que euh le retour de Trump au pouvoir pour vous euh marque un recul du droit des femmes même en Europe ? Peut-être avec un discours masculiniste qui commence à marcher ?
Oui. Euh c'est vrai ce qui se passe en Europe et aussi en Finland euh on remarquait le recul dans les valeurs, le recul dans la transparence de la salarie et tout le part de leur société. Nous sommes un peu complantes en fin je crois parce qu'on pense nous nous étés avancés.
Alors, il n'y a pas de problème. Mais en effet, il y a ces discours, on les retrouve sur les réseaux sociaux notamment euh Marc-Angel. Oui, on trouve tous ces réseaux euh tous ces ces discours sur les réseaux sociaux et c'est comme notre collègue l'a dit, c'est un mouvement mondial et il tourne l'égalité.
C'est quoi l'égalité entre hommes et femme ? C'est une politique antidiscrimination. On veut pas plus de droits ni pour les uns ni pour les autres.
Mais euh Trump et Poutine et tous tous ces mouvements ultra conservateurs, il ils ont transformé ça en une bataille idéologique. Il parle d'une idéologie du genre. Ça n'existe pas une idé idéologie du genre.
Si on est pour l'égalité des hommes entre hommes et femme, on n'est pas idéologue. On veut juste lutter contre la discrimination et avoir les mêmes droits. Et les réseaux sociaux sont utilisés pour nous diviser.
Et les copains de Trump dans la euh dans la Silicon Valley, les Check Brothers, comment on les appelle, les grands patrons, ils font du fric avec ça pour nous diviser. Est-ce que vous incluez aussi certains pays, deux pays particuliers font peser sur les femmes une pression nataliste. Les enjoignants à procréer l'Italie de Mélonie où le ministère de la famille et de la de la natalité appelle les femmes à redécouvrir la beauté de la parentalité ou la Hongrie de Victor Orban où les femmes sont incitées fiscalement à faire des enfants avant 30 ans.
Oui, la beauté de la parolentalité c'est que il y a une égalité entre hommes et femmes. dit un couple à des enfants, les deux doivent s'occuper des enfants et cetera et pas plus pas pas que c'est une responsabilité uniquement pour les pour les femmes. C'est ça une un modèle de famille moderne qu'on défend et c'est pas par parce que les femmes restent à la maison c'est parce que si on a des bonnes lois sociales, si on a une bonne des crèches, des services publics pour les gardes d'enfants et cetera, alors les les gens peuvent avoir des enfants.
Et ce qui est très intéressant, tous ces gens-là de l'extrême droite, quand on quand on veut défendre les droits des enfants, quand on vote sur le budget de la garantie enfance pour lutter contre la pauvreté d'enfant, ils sont contre. Donc c'est très contradictoire leur discours et c'est très idéologique et il faut se méfier. Alors parlons de l'accès à l'interruption volontaire de grossesse.
Un autre sujet d'inquiétude dans l'Union européenne. Regardons ces chiffres. La France qui a inscrit le droit à l'IVG dans sa constitution à le taux de recours le plus élevé d'Europe, 17.
Mais le recours à l'IVG est en recul en Hongrie où la loi oblige les mères qui souhaitent avorter à écouter le battement de cœur he des bébés. Et en Italie, le taux recule aussi seulement cinq femmes pour 1000. Le gouvernement Méloni encourage les médecins à se faire objecteur de conscience et à refuser l'avortement pourtant légal.
Euh en Italie, c'est pas Peter Kenen la droite traditionnelle qui correspond à votre parti he le PPE est en alliance avec la droite radicale. Qu'est-ce que vous pensez de ces de ces pratiques ? D'abord euh nous sommes très divisés en cette question à PPE.
Il y a euh d'une part qui est très contre et l'autre part c'est les gens comme moi qui est la majorité qui sont euh euh progrès le le le droit comme ça et pour la défense du droit à l'avortement. Oui oui. Une initiative citoyenne a obtenu fin février une avancée pour l'accès à l'IVG dans l'Union européenne.
Au terme d'une pétition ayant recueillie plus de 1 million de signatures, 1,1 d'ailleurs, elle elle a obtenu de la Commission européenne une mesure nouvelle. Écoutons tout de suite. Désormais, nous accordons aux Étatsmembres la possibilité d'utiliser l'argent européen du fond social européen pour améliorer l'accès à l'avortement.
Cela signifie aider les femmes qui doivent se déplacer, aider les femmes dans leur propre pays, aider les femmes vivant dans des régions isolées et aider les femmes sans moyens financiers. Pour la première fois, la Commission européenne affirme très clairement que les fonds de l'UE peuvent être utilisés pour garantir l'accès à l'avortement sécurisé, en particulier pour les femmes qui ne peuvent pas avorter. Mais nous sommes déçus qu'il n'est pas alloué de fonds supplémentaires à cet effet et que cela passe par le financement existant.
Alors Anna Cavadini, comment vous jugez cette mesure ? Il y a pas d'argent nouveau. Il y a pas non plus de de d'effort contraignants pour les pays de donner accès à l'avortement.
Mais si vous allez dans un autre pays, par exemple, vous êtes polonaise en Belgique, vous faire avorter parce que vous voulez, et bien éventuellement vous serez remboursé. Je crois premièrement que cette initiative là montre que le droit des femmes sont importants pour beaucoup des européennes parce que c'est pour ça que cette initiative a beaucoup d'échet et beaucoup de soutien aussi dans le parlement parce que beaucoup de groupes, beaucoup de membres à voté aussi pour soutenir cette initiative là parce que les femmes veulent les droits sur le propre corps. Ça c'est super important.
Et c'est pour ça aussi moi personnellement j'ai soutenu cette initiative là. Et moi aussi je suis un peu déçu de la commission parce que la commission aurait été avoir plus fort. H euh mais quand même ils ont dit oui, on soutient c initiative et ça c'est le plus important et ça c'est un signe dans cette environnement où il y a une extrême droite qui veut qu'il n'y a pas de accès au apportement. euh sécurisé.
Euh je crois que on c'est important de aussi fêter les succès et ça c'est un success. Marc Angel, un/ers des Européennes ont subi des violences physiques ou sexuelles. Alors, face à ces chiffres, l'Union européenne a là aussi adopté des des mesures qui entrent progressivement en vigueur.
Des infractions sont harmonisées au niveau de toute l'Union européenne. Ça concerne les cyberviolences ou certaines violences physiques comme les mutilations génitales qui sont reconnues comme des eurocrimes mais qui seront bientôt punis de la même façon dans toute l'Union européenne. On harmonise mais est-ce que ça va vraiment faire régresser les violences ?
Bah d'abord ce qui est important, l'Europe l'Union européenne a adhéré aussi à la convention d'Istanbul. C'est cette convention contre la violence contre les les femmes et les filles et la violence domestique aussi parce que ce n'est pas comme la l'extrême droite dit toujours la violence envers les femmes, ça vient uniquement des migrants. C'est faux.
C'est surtout dans le cadre familial que ça se passe. Donc il faut légiférer. On a la Convention d'Istanbul, on a adhéré en tant qu'Union européenne et on a la directive euh pour euh protéger la directive contre la violence des femmes et des filles.
Mais permettez-moi de revenir à l'avortement. Hier, il y a quand même des avancements qu'il faut fêter. Hier au Parlement à Luxembourg, il y a une majorité constitutionnelle qui a inscrit l'avortement dans la Constitution parce qu'on est conscient qu' il y a des risques de régression.
Et voilà. Et tous ceux qui sont contre l'avortement, les partis politiques, c'est ceux qui sont aussi contre sauver la vie dans la la Méditerranée, dans la mer, quand il y a des gens qui sont nés, des des êtres vivants qui se noient euh dans la mer. Et quand on dit il faut sauver ces gens, ah non, là la vie ne compte plus.
Donc cette hypocrisie de cette extrême droite, il faut la dénoncer. On est loin de d'un accès plein pour les européennes à l'avortement. Oui, je crois il doit être une loi de ça, mais c'est très clair que le fond femme a le droit de l'humanité et les droits sexuels, c'est une part de droit à l'humanité et ça c'est la compétence de la commission.
Alors, un autre point suspend, c'est la définition pénale du viol qui est pour l'instant pas harmonisé en Europe, toujours pas. Un rapport d'ailleurs du Parlement européen demande à la Commission d'intégrer la notion de consentement. Au moment des débats qui avaient eu lieu en 2024, c'est la France et l'Allemagne qui se sont opposés à intégrer la notion de consentement dans la définition du viol à l'échelle européenne.
Les arguments étaient juridiques mais depuis la France a fait voter une loi pour intégrer cette notion de consentement. Et en Allemagne où en est-on, on n' pas changé de position. Euh oui euh nous avons critiqué l'Allemagne et la France quand ils étaient contre cette mesure.
Euh et comme je comprends, le Parlament va voter autrefois en avril sur une un rapport qui va demander une règle européenne et j'espère que ça va aussi augmenter la pressure sur l'Allemagne. Quel est l'enjeu à travers à travers ce vote et cette définition européenne ? Qu'est-ce que ça pourrait changer ? que le consent qu'on a besoin d'un consensant et que s'il y a pas un consensant que c'est un viol.
Oui. Un oui est un oui et un non est un non. C'est ça.
Très clair. Alors c'est très clair sur ce plateau. D'accord.
On va on va d'ailleurs parler de l'image que projette l'Union européenne hors du monde parce qu'il y a évidemment une crise, ça ne vous a pas échappé mondiale et une guerre même en en Iran. Les droits des européennes sont bien défendus. Mais est-ce que l'Union européenne est capable d'exporter ses valeurs ?
Est-ce qu'elle a suffisamment réagi justement pour défendre les femmes iraniennes qui se faisaient tuer dans la rue au moment justement des des insurrections et qui ont qui ont manifesté par milliers pour le non port du voile ? Bah au Parlement, on a quand même avec des résolutions soutenu tout le peuple tout le peuple uranien et chaque fois on a quand même insisté aussi sur l'égalité des gens et les droits des femmes en ir en en Iran qui sont qui qui qui sont encore pire que ceux des de de de des hommes là-bas. On n' jamais oublié de de de défendre les femmes iraniennes ici au Parlement européen.
Notre politique de développement et de coopération avec des pays tiers, on a des critères de pour aller des fonds pour que il y a une égalité aussi ce qu'on appelle gender mainstreaming qui a aussi une qu'on n'oublie pas de financer des projets dans les pays tiers qui vont à l'encontre de l'égalité homme-femme. Ça c'est quelque chose de très important et j'espère que dans le prochain budget, le budget qu'on allouera à la politique de développement et de coopération, la dimension genre gardera un rôle important. Alors justement, est-ce que aussi par exemple l'autre réponse qui se pose et la question qui se pose, c'est offrir le statut de réfugié aux femmes iraniennes, aux femmes afghanes, à toutes les femmes qui dans le monde par leur minorité sexuelle sont stigmatisées.
Oui. Moi euh je veux dire que avec le l'exemple d'Afghanistan Iran, on voit que les femmes souffre le plus dans le régime patriarcal autoritaires et que c'est important que dans tout le monde on travaille sur des mouvements de démocratie et tout ça. Et aussi avec l'Afghanistan par exemple, on voit que si par exemple les États-Unis cent tous les budget pour le l'aide développement aussi les femmes souffrent le plus.
Euh mais oui, l'Europe aussi doit euh euh faire plus pour les femmes et je suis absolument d'accord de le donner un status spécial euh pour les réfugiés. Monsieur Angel, quoi quoi faire de plus du point de vue des Européens ? Est-ce que par exemple, on peut dire aux iraniennes, vous êtes les bienvenus puisque vous échappez à un régime qui vous stigmatise et qui vous tue.
Ça c'est un massage qu'on doit faire et et mais toutes les personnes persécutées doivent avoir c'est le droit international, le droit d'asile, c'est un droit international et surtout dans certains pays comme Anna l'a dit, surtout l'Iran, l'Afghanistan, c'est les femmes qui souffrent le plus dans ces régimes. Bien entendu, on doit les accueillir si elles cherchent elles cherchent la protection. Chez nous, c'est pour les protéger.
Le droit à l'asile, c'est un droit pour protéger des gens et ici c'est les pour protéger les femmes. On doit réfléchir les situation et ça peut être le contexte de genre de vue politique, le région c'est reconnu par la cour européenne, ça c'est qu'on peut qu'on fait pas en ce moment en Europe et c'est une grande faute donc ne pas oublier effectivement la protection légale des femmes aussi à travers le monde. Merci à vous d'avoir participé à ce débat.
Merci à vous et bonne suite de programme sur nos chaînes. Merci. Merci.
Jean-Pierre Bataille