Meeting d'Éric Zemmour, barrière entre LR et "les droites radicales", vente de Rafale ... Le "8h30 franceinfo" de Gérard Larcher
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Bonjour Gérard Larcher. Bonjour. Éric Zemmour a tenu hier son premier grand meeting de campagne, c'était à Villepinte, en Seine-Saint-Denis, un rassemblement émaillé d'incidents, des journalistes insultés, des militants d'SOS Racisme passés à tabac. L'association annonce donc d'ailleurs à France Info qu'elle va porter plainte. Que vous évoquent les images que vous avez vues ?
D'abord que toutes les violences sont inadmissibles et que le droit de manifester est essentiel. Mais en même temps, vous dire que la provocation dans une réunion peut inciter à cela. Donc je crois qu'il faut que chacun retrouve les voies de l'apaisement.
Il y a une responsabilité de la part d'SOS Racisme.
On sait tous qui avons participé à des grands meetings électoraux le coefficient de risque que cela représente. Mais je condamne fermement toutes ces violences.
Mais Gérard Larcher, juste si des militants d'SOS Racisme ou d'autres faisaient une action dans un meeting de Valérie Pécresse, la candidate des Républicains ?
Je pense que la réaction serait différente. Mais il faut qu'on fasse attention. Et dans une démocratie, il faut aussi se respecter les uns les autres. Y compris quand on est en désaccord profond. Je suis en total désaccord avec ce que vous dites. Mais la liberté d'expression, il faut aussi l'assurer.
Sauf que Gérard Larcher, il y a moins d'une minute, vous parliez de provocation des militants de SOS Racisme. C'est vraiment de la provocation, le fait d'aller dans un meeting de...
Écoutez, en tous les cas, il faut mesurer les conséquences quand on connaît le public, sa sensibilité. Allez, aujourd'hui, la violence, elle est inadmissible. En fait, ce que je retiens, par contre, de ce meeting, c'est qu'il était sur la forme plus réussie qu'un clip ou qu'un interview chez vos confrères de TF1, mais que sur le fond, on est toujours dans la même fracture, la même fracturation du pays, auquel on a ajouté une violence. Une violence par des mots vis-à-vis d'Emmanuel Macron, vis-à-vis de Valérie Pécresse, vis-à-vis des médias.
Il est déqualifié d'adolescent qui se cherche.
Oui, vis-à-vis des médias. Alors, justement, est-ce que c'est... Vous savez, on peut combattre. On peut combattre une politique. On peut combattre des idées. Mais je crois que la violence dans une démocratie, c'est un signe, quelque part, d'immaturité.
Après, Gérard Larcher, on a vu lors des dernières élections, Nicolas Sarkozy visait les journalistes pendant ses meetings. François Fillon aussi le faisait. Est-ce que c'est Éric Zemmour, aujourd'hui, qui attise ces violences ?
Tous les cas, vis-à-vis des médias, je pense que, là aussi, dans une démocratie, je sais que parfois les médias adorent faire le buzz, mais en même temps, nous devons les respecter. En tout cas... Respecter la liberté d'expression comme la liberté et le droit de manifester.
Tous les médias n'adorent pas faire le buzz. Ce n'est pas le but de notre métier, en tout cas.
Alors, vous disiez, vous parliez du fond à l'instant. À vous, les Républicains, Éric Zemmour avait des messages à vous faire passer. Il dit que vous êtes donc des héritiers du RPR. Il vous reproche d'avoir tout promis, mais de n'avoir jamais rien fait depuis 30 ans et de continuer à le faire. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Que d'abord, nous avons une candidate. Que nous avons une candidate après une campagne assez exceptionnelle. Elle était périlleuse au départ. Elle s'est révélée exemplaire. Et cette candidate, aujourd'hui, elle l'incarne. Elle l'incarne, la droite. Elle l'incarne, une droite, elle l'a dit, une droite gaulliste, libérale et sociale.
Et vous ne répondez pas à ma question, Gérard Larcher, quand il dit que vous êtes là depuis 40 ans et que vous n'avez rien fait.
Écoutez, nous regarderons projet contre projet. Moi, j'ai entendu Éric Zemmour, quand, en dehors de ces deux thèmes, sécurité et immigration, parler de réindustrialisation, sans dire comment, parler de pouvoir d'achat, sans dire comment, parler de la France seule, sortant du commandement de l'OTAN, sans nous proposer la solution alternative pour la place de la France, il va falloir qu'on passe des incantations au projet. Et les Français choisiront projet contre projet.
Il y a eu un appel clair aux partisans d'Éric Ciotti, de la part d'Éric Zemmour. Rejoignez-nous, il a encore dit hier sur la tribune. Et il y a eu ce message du côté des Républicains, de Guillaume Pelletier, vice-président du parti, comment rester insensible au discours pour la France d'Éric Zemmour. C'est-à-dire que ça fonctionne, l'opération séduquée d'Éric Zemmour ?
La barrière hermétique avec les droits radicales, c'est une réalité qui n'a pas commencé hier. C'était vrai du temps du RPR. Avec Jacques Chirac, c'est vrai aujourd'hui aux Républicains. Et je suis certain qu'Éric Ciotti, il sera fidèle à sa famille politique.
Elle est poreuse, la France. Fidèle à sa famille politique. Elle n'est pas poreuse. Comment rester insensible au discours pour la France d'Éric Zemmour ?
Pelletier vient de la porosité, si je peux me permettre de le dire. Il a dirigé le FNJ, le FNJ. Ce que je sais, c'est qu'aujourd'hui, la famille des Républicains, comme hier, la famille du RPR, c'est extrêmement clair. Barrière hermétique vis-à-vis des droits radicales.
Un mot sur, justement, la relation actuelle entre Éric Ciotti et Valérie Pécresse. Ce week-end, c'était sourire affiché. Aujourd'hui, on sent quelques crispations, car Valérie Pécresse a dit que c'était sa ligne qui avait gagné le Congrès. Et donc, elle n'avait pas vocation à reprendre des mesures d'Éric Ciotti, comme le Guantanamo à la française ou la priorité nationale. Vous avez raison. Elle a raison de dire ça, pardon. Est-ce que vous êtes d'accord avec elle ?
D'abord, ils vont se retrouver aujourd'hui à Saint-Martin-Vésuby pour entamer ce premier jour de campagne électorale de notre candidate, qui aujourd'hui incarne réellement des idées que nous portons. J'ai entendu hier, chez vos confrères au grand jury, Valérie Pécresse, dire qu'il y a un certain nombre de propositions des quatre autres candidats qu'elle reprendrait. Et lesquels, par exemple ? Je lui fais confiance. Lesquels que vous, vous pousseriez ? Je lui fais confiance d'abord. Je termine.
Pour faire la synthèse, entre Éric Ciotti et moi-même, sur les questions économiques, par exemple, la réalité du pouvoir d'achat, elle a été partagée entre les divers candidats, la réalité aussi des services publics en tension, elle l'a dit, l'éducation, la santé, la survie. Et vous voyez bien que ce n'est pas sur ces propositions-là. La sécurité, vous rejoignez.
La question se pose. La priorité nationale, le Guantanamo à la française, par exemple, proposée par Éric Ciotti, est-ce que Valérie Pécresse doit les reprendre ?
Elle a dit qu'elle ne partageait pas. Par contre, sur des réalités comme le droit du sol, elle a dit, il faut qu'on puisse choisir d'être français, mais il y a des territoires où la question se pose, du droit du sol et du droit du sang, et la cité Mayonne, on pourrait aussi évoquer la Guyane.
Donc suspendre le droit du sol à Mayotte ou à Guyane ?
C'est déjà fait. Je vous le rappelle, est validé par le Conseil constitutionnel, parce que la situation était devenue strictement intenable. Et je pense à nos compatriotes maorais. Il vient d'avoir une mission du Sénat au mois d'octobre, qui conclut qu'il faut sans doute élargir la période, en quelque sorte de probation, entre droit du sol et droit du sang.
Gérard Larcher, juste une petite question sur le programme de Valérie Pécresse. Est-ce que vous êtes d'accord sur tout, par exemple, quand elle propose des peines territorialisées, c'est-à-dire que pour un même délit, la peine pourrait être différente dans les quartiers difficiles, par exemple ?
Il y a déjà des peines différenciées. Les procureurs de la République... On va parler de choses concrètes, puisque nous sommes en pleine agora-justice au Sénat. Dans le 18e arrondissement, par exemple, de Paris, à infraction identique, il y a deux fois plus de poursuites de la part des procureurs de la République. Que dans le reste du Sénat. Je prends cet exemple-là parce qu'il m'a frappé. Donc, le parquet peut déjà agir, et sur instruction du gouvernement, peut être particulièrement attentif à telle ou telle partie du pays. Il y a bus et métro, par exemple.
Le sujet qui est posé, c'est est-ce qu'on peut, sans modification de la loi et de la Constitution, territorialiser en allant au-delà des instructions au procureur ? C'est un sujet qui est en débat. Donc, vous vous êtes dans les peines différenciées. J'ai demandé qu'on l'expertise juridiquement, parce que je pense qu'il faut dire aux Français, la réalité de la situation. S'il faut modifier la Constitution, il faudra le faire.
Gérard Larcher, président du Sénat, vous restez avec nous. On jette juste un coup d'œil sur le fil info. Il est 8h41 et c'est avec Diane Ferschit.
La cinquième vague de Covid est sur France Info. Le professeur Gilles Pialou se dit catastrophé. On n'a pas besoin d'une vague très importante pour être submergé à l'hôpital, selon lui, alors que le gouvernement se réunit en conseil de défense sanitaire ce matin. Gilles Pialou qui estime également que les meetings politiques sont des machines à clusters au lendemain de deux rassemblements, celui de Jean-Luc Mélenchon à la Défense et celui d'Éric Zemmour. Ce dernier meeting est maillé d'incidents. 57 personnes interpellées, 5 militants d'SOS Racisme ont été blessés. Ils vont faire front uni à Saint-Martin-Vésubis.
Ce lundi, Éric Ciotti et Valérie Pécresse, la candidate Les Républicains à la présidentielle, désignée samedi par les adhérents du parti. C'est son premier déplacement sur les terres du député des Alpes-Maritimes Valérie Pécresse qui a déclaré ne pas vouloir reprendre certaines idées d'Éric Ciotti, affirme ce matin qu'il aura évidemment une place spéciale et singulière dans sa campagne. La direction de la Sainte-Étienne met l'entraîneur Clotuel à la porte après la lourde défaite des Vers 5 à 0 hier soir contre Rennes. La défaite de Trône-Saint-Étienne est dernier du classement de Ligue 1 de football. Toujours avec Gérard Larcher, le président du Sénat.
Il y en a un qui est resté silencieux pendant tout le Congrès. Il le reste encore, c'est Nicolas Sarkozy. Est-ce qu'il a quand même voté pendant le Congrès ?
On vous dit qu'il a voté. Et je sais qu'il y a eu un échange entre Valérie Pécresse et Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy, il a toujours été attaché à sa famille politique. Il l'a toujours accompagné et il a toujours prôné l'unité et le rassemblement. Et bien, depuis samedi 14h30, j'allais dire sa famille politique présente le visage qu'il souhaitait.
Vous êtes sûr qu'il va voter Valérie Pécresse le 10 avril prochain et pas Emmanuel Macron ?
Je suis certain de sa fidélité à sa famille politique.
Vous êtes certain de sa fidélité. Pourtant, j'imagine que vous avez lu ce que révèlent les journalistes Nathalie Chuc et Olivier Beaumont dans leur livre « Chéri, j'ai rétréci la droite ». Il raconte la possibilité d'un pacte entre Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy. Si Emmanuel Macron décidait de prendre un Premier ministre issu des rangs de LR, quand vous entendez cela, quand vous lisez cela, vous vous inquiétez ?
Moi, j'ai rencontré Nicolas Sarkozy il y a un certain nombre de semaines, que je sais sa fidélité à sa famille politique et je suis certain que Valérie Pécresse pourra compter sur lui parce que c'est sa famille politique, c'est sa manière d'être, la manière d'être de Nicolas Sarkozy.
Gérard Larcher, c'est l'autre sujet à la une ce matin, ce Conseil de défense sanitaire qui se prépare à l'Elysée. 10 millions de Français ont reçu leur dose de rappel. Dans le même temps, le nombre de contaminations et d'hospitalisations continuent de grimper. Quelles mesures supplémentaires, est-ce que vous, Président du Sénat, vous appelez de vos voeux ? Est-ce qu'il en faut d'abord et lesquels précisément ?
D'abord, il faut continuer la pédagogie sur la vaccination. C'est la première des protections et donc c'est tout à fait essentiel. Je pense à ceux de plus de 65 ans qui ne sont pas encore aujourd'hui vaccinés. Il faut aller vers eux, il faut les persuader. Je pense à un certain nombre de nos amis et compatriotes d'outre-mer. Et la deuxième chose, le levier que représente le pass sanitaire, il doit être poursuivi. Et puis tout simplement, les gestes barrières, la protection du masque, toutes ces réalités-là, il faut que nous les prenions réellement en compte.
Alors, la question va se poser, je pense que ce sera un des sujets ce matin, sur les enfants, puisqu'on fait que les enfants, sauf les enfants présentant ce qu'on appelle des comorbidités, sont souvent des agents de transmission. Faut-il les vacciner ou non ? Votre position là-dessus ? Comment les enfants de 5 ans à 11 ans ? On va voir les conclusions des autorités scientifiques, parce que naturellement, quand il s'agit d'enfants, il y a encore plus d'inquiétudes que pour les adultes. J'entends les parents, moi j'attends d'avoir l'avis de l'ensemble des autorités scientifiques, parce que je pense que tout ça, il faut le manier avec beaucoup de responsabilités.
Mais il n'y a pas d'autre voie que la pédagogie, que le vaccin et les gestes barrières.
La pédagogie, Gérard Larcher, ça fait des mois qu'elle est mise en œuvre. Est-ce qu'il faut penser à un moment à la vaccination obligatoire ? Nos voisins y pensent. Les Allemands, les Autrichiens, ils vont directement ?
Ici, j'avais dit la vaccination obligatoire, il y a un an, si nécessaire. Je mettrais deux mémoles. Aujourd'hui, on est sur un virus qui mute. Et un virus qui mute, comment rend-on la vaccination obligatoire, alors qu'il devra peut-être faire évoluer le vaccin ? La seconde des choses, et on l'a vu dans le débat au Sénat, sur la question légitimement bosée, notamment par nos collègues socialistes, devant la vaccination obligatoire, comment on identifie ceux qui ne seraient pas vaccinés en respectant le secret médical, et comment on sanctionne.
C'est d'ailleurs un sujet qu'avec le président du Parlement autrichien, nous avons abordé il y a peu, puisque l'Autriche est en train de faire mouvement pour une vaccination obligatoire à partir du 1er février prochain.
Gérard Larcher, vous parliez tout à l'heure du pass sanitaire, mieux le faire respecter. Est-ce qu'il faut aussi qu'il s'applique dans les meetings électoraux ?
Alors c'est un sujet que le Conseil constitutionnel a, jusqu'à aujourd'hui, tranché négativement.
On ne peut pas l'imposer à des Conseils constitutionnels.
Parce qu'il n'y a pas vis-à-vis dans une démocratie. C'est vrai pour le Parlement, c'est vrai pour les meetings électoraux.
Mais les candidats peuvent le mettre en place, ils ont la liberté de le faire.
Mais les candidats dans leur liberté, et moi je préconise aux candidats qu'ils aillent dans cette direction du pass sanitaire pour les réunions électorales. Il est important que la démocratie puisse s'exprimer, encore faut-il qu'elle puisse s'exprimer, en prenant un maximum de précautions dans la sécurité de la santé des Françaises et des Français.
Hier, pas de pass sanitaire dans les meetings d'Éric Zemmour et de Jean-Luc Mélenchon. C'était irresponsable ?
Je ne sais pas si c'était irresponsable, mais en tous les cas, j'appelle à la responsabilité parce que nous allons avoir une campagne électorale. Cette campagne électorale, elle doit se dérouler dans les meilleures conditions. Donc, j'allais dire, pas de violence, mais aussi des précautions sanitaires.
Le pass sanitaire, il est imposé maintenant dans les transports en commun en Italie. C'est une mesure que vous appelez de vos voeux pour la France ? Ou est-ce que ça va trop loin ?
Extrêmement difficile à mettre en place. L'intention. Et je reprends, parce qu'elle préside l'Ile-de-France Mobilité, ce qu'a dit Valérie Pécresse hier sur ce sujet. Comment fait-on quand on transporte des milliers de gens, des millions de gens, pardonnez-moi, l'absurde n'est pas révélateur, des milliers, c'est à partir de Rambouillet, tous les gens, des millions de gens en Ile-de-France. Donc là, il faut renforcer les règles barrières. Tous les gestes barrières, le port du masque, c'est la réponse dans les transports collectifs.
Et y compris sanctionnés s'ils ne sont pas respectés.
Bien sûr. Mais là, c'est facile à faire parce que c'est objectif.
Gérard Larcher, 80 Rafales, 12 hélicoptères vendus aux Émirats Arabes Unis pour 17 milliards d'euros ce week-end. Est-ce que vous dites bravo à Emmanuel Macron ?
Je dis que la question qui est posée, quand on achète des armes, ça n'est pas pour défiler. Des armes, c'est pour répondre à des situations. Or, les armes, et la vente d'armes et la production d'armes, c'est un acte de souveraineté. Un acte de souveraineté, et quelle serait la conséquence si nous ne vendions pas d'armes, nous ne pourrions pas les imaginer et les produire, notre souveraineté serait mise en cause. Est-ce qu'on dépendrait des seuls États-Unis, des seuls Russes, ou de la seule Chine ?
Sauf que vous entendez les critiques, Gérard Larcher. Vous avez lu sans doute le tweet de Yannick Jadot, candidat écologiste à la présidentielle, qui dit, « La France nous fait honte quand elle larme des régimes autoritaires qui méprisent les droits humains et dont la richesse s'est bâtie sur les énergies fossiles. »
La France le fait dans le cadre de traités internationaux, le TCA, le traité sur le commerce des armes, et le fait d'ailleurs avec une part de contrôle du Parlement. Nous avons reçu en juin dernier l'ensemble du rapport sur la vente des armes. Mais j'insiste, nous vendons, je m'y rends cette semaine, à la Grèce, des avions rafales. Pourquoi ? Pour la surveillance de la Méditerranée. Et vous le savez, les tensions, y compris entre deux pays de l'OTAN. Nous vendons des armes et des rafales à l'Inde. La question Indo-Pacifique, après le camouflet que nous avons subi sur les sous-marins. Et nous vendons aux Émirats Arabes Unis.
Je voudrais rappeler que nous avons deux bases aux Émirats Arabes Unis. Si nous n'avions pas eu cette base, nous aurions été en grande difficulté pour rapatrier d'Afghanistan nos compatriotes et des Afghans qui étaient menacés. Et c'est aussi une question d'équilibre avec l'Iran. Bien entendu, la question des droits humains, elle existe. Mais la réalité, c'est que si la France veut être demain souveraine, elle doit continuer à imaginer et à s'équiper d'armes d'excellence et à les vendre aussi, c'est la seule condition pour pouvoir garder cette souveraineté.
Et est-ce qu'il fallait rapidement, Gérard Larcher, serrer la main de Mohamed Ben Salman, le prince héritier saoudien qui est accusé d'avoir fomenté l'assassinat de Jamil Frachoghi ?
Je pense que nous avons aussi la réalité des relations internationales. Vous dire que j'ai une sympathie particulière à la lumière de ce que je sais serait exagéré. mais si on ne serrait plus la main d'un certain nombre de gens, j'allais dire, notre convivialité serait limitée dans ce monde qui est aujourd'hui marqué par la violence et dans lequel nous devons, j'allais dire, poser les gestes d'un État attaché à la démocratie, au droit de l'homme et à l'esprit des Lumières.
On va parler, Gérard Larcher, du calendrier politique au Sénat avec le droit à l'avortement. Il y a une proposition de loi qui n'est pas encore arrivée dans votre Assemblée. C'est juste après un coup d'œil sur le Filinfo à 8h51 avec Diane Ferschit.
57 personnes interpellées à Villepinte, en Seine-Saint-Denis. Hier, où se tenait le premier meeting de campagne d'Éric Zemmour, des affrontements entre soutien et opposants aux candidats d'extrême droite. Cinq membres de SOS Racisme ont été blessés. Nous allons les accompagner pour qu'ils déposent plainte, indique sur France Info le président de l'association Dominique Sopo. Chez Les Républicains, la candidate à la présidentielle Valérie Pécresse affirme sur France Inter qu'Éric Ciotti aura une place spéciale dans sa campagne. Éric Ciotti sur Twitter dit-lui qu'il souhaite la victoire de Valérie Pécresse. Tous deux cherchent à nouveau ce matin à afficher une unité un peu écornée.
Hier, ils se retrouveront tout à l'heure à Saint-Martin-Vésubie dans les Alpes-Maritimes. Face à un taux d'incidence qui continue d'augmenter chez les enfants, faut-il ouvrir la vaccination aux 5-11 ans ? La question sera débattue tout à l'heure lors d'un nouveau conseil de défense sanitaire tout comme la possibilité d'anticiper les vacances scolaires. Le gouvernement veut intensifier la campagne pour la dose de rappel. 10 millions de Français ont pour l'heure reçu cette nouvelle injection. Et dans une grande partie de l'Italie, le pass sanitaire s'applique désormais dans les transports en commun.
Certains lieux, cinéma et restaurants ne deviennent eux accessibles qu'à ceux qui sont vaccinés. France Info. Le 8.30 France Info, Salia Brachia, Laura Sénéchal. Toujours avec Gérard Larcher, le président du Sénat. La proposition de loi visant à allonger le délai de recours à l'IVG de 12 à 14 semaines a été votée à l'Assemblée nationale la semaine dernière. Pour l'instant, l'examen du texte n'est pas inscrit à l'ordre du jour du Sénat. Pourquoi ? Et est-ce que ça va arriver ?
Écoutez, ça va dépendre de l'inscription par les groupes puisque nous sommes dans une démarche de proposition de loi. Mais je voudrais dire un mot. Moi, je suis favorable à l'interruption volontaire de la grossesse depuis toujours. Dans l'esprit de la loi Veil. Et d'ailleurs, déjà, on l'a touché pour allonger le délai. C'était 10 semaines, 7 jours de réflexion entre l'entretien psychosocial et la décision de mettre fin à une grossesse. et on est passé de 7 jours à 2 jours. La vraie question, le vrai sujet, moi, j'ai présidé un conseil d'administration d'un hôpital où on pratiquait l'interruption volontaire de grossesse.
C'est qu'aujourd'hui, les délais, la disparité sur le territoire, sont qu'il est parfois extrêmement difficile à des femmes quand elles se décident et c'est toujours un traumatisme à interrompre volontairement leur grossesse, à être accueillies, à être écoutées et à être prises en charge. Donc, le vrai sujet, ce n'est pas de passer de 12 à 14 semaines, c'est le constat d'un échec. C'est le constat de l'échec que nous n'avons pas été capables d'accueillir un certain nombre de femmes dans les structures hospitalières. Parce que nous n'avons pas été capables de les accueillir dans ce délai de 12 semaines et de répondre. Il vient d'y avoir un rapport de la délégation aux droits des femmes.
L'inéquité territoriale des réponses en matière de santé et notamment en matière de gynécologie est une inéquité criante dans ce pays. Donc, je pense que nous devons d'abord nous dire qu'il faut faire fonctionner, entre guillemets, c'est horrible ce mot, la loi Veil et être en capacité d'accueillir ces femmes, ces femmes qui vivent un moment extrêmement difficile, de les accompagner, d'avoir avec eux le temps de la discussion et puis de la décision. C'est comme ça que je vois les choses.
C'est-à-dire que la majorité de droite qui avait rejeté le texte il y a un an va à nouveau le rejeter ? Le texte n'est pas
encore inscrit, mais je voudrais un texte. Le président de la commission des affaires sociales qui est un médecin à la milan disait en juin 2020 la vraie réponse c'est comment on rétablit une forme d'équité dans l'accueil des femmes qui prennent la décision d'interrompre volontairement leur grossesse et c'est ça. Nous n'avons pas cet accueil. Nous n'avons pas cet accueil et aussi le temps de la réflexion et de l'échange.
Et c'est un sujet dont va s'emparer Valérie Pécresse pendant la campagne ?
Je pense que les attachés comme moi à la loi Veil n'oublie pas que Simone Veil fut sa première présidente de comité de soutien avant que je le sois au mandat suivant mais elle est très attentif à la situation de ces femmes et personnellement sous la pression de la délégation aux droits des femmes je suis particulièrement en ce qui me concerne attentif à cette inéquité territoriale.
Et elle est également attentive aux lois sur le mariage pour tous celle qui a milité contre le mariage pour tous il y a une dizaine
Elle s'est largement expliquée sur ce sujet à l'époque nous étions sur le contrat d'union civile nous ne reviendrons pas en tous les cas il n'en est pas question et depuis elle s'est exprimée sur d'autres sujets de société en même temps elle sera clairement à droite ce sera une libérale elle sera très claire et quand elle dit je ferai je peux vous dire d'expérience en Ile-de-France elle fera ce qu'elle a dit
La Méditerranée est en train de devenir un cimetière froid sans pierre tombale je vous en prie arrêtons ce naufrage de civilisation ce sont les mots du pape François qui s'est rendu pour la deuxième fois sur l'île de Lesbos où des milliers de migrants vivent dans un camp est-ce que vous vous sentez concerné par les propos du pape quand il dit que l'Europe peine à montrer sa solidarité ?
Il n'y a pas que la Méditerranée la Manche est tout près de nous la Manche vit cela voilà pourquoi il nous faut au plan européen ce sera un des enjeux de la présidence française de faire des propositions et des conclusions sur le pacte asile-immigration c'est tout à fait essentiel parce que c'est terrible moi-même cette semaine je me rentrais dans ce qu'on appelle un hot spot en Grèce j'étais à Lampedusa j'étais à Lampedusa il y a quelques semaines vous ne rentrez pas indemne de ce genre de rencontres parce qu'il s'agit d'hommes et de femmes d'enfants dans des situations de souffrance voilà pourquoi les questions de co-développement sont importantes mais en même temps laisser entrer en Europe des gens que nous allons retrouver à Calais qui passent par les Pays-Bas et la Belgique c'est une forme j'allais dire d'irresponsabilité voilà pourquoi ce qui s'est passé à la frontière de la Biélorussie avec les Pays-Bas et la Pologne ça fait aussi partie de ces réalités de traite d'êtres humains monsieur Lukashenko c'est révélé quelqu'un qui a utilisé les êtres humains aux fins d'une politique
ça veut dire en un mot qu'il faut renforcer Frontex les gardes frontières européennes
il va falloir que nous donnions une mission claire à Frontex que nous imaginions comment nous faisons l'exercice du droit d'asile dans les consulats et aux frontières et comment nous sommes dans la capacité de reconduire ça a été fait à partir de Minsk à un certain nombre d'hommes et de femmes qui ont eu le rêve qui ont eu le rêve de Londres par exemple et à qui on a vendu qui pouvraient passer au travers des frontières moyennant finances ça s'appelle de la traite d'êtres humains
Gérard Larcher président du Sénat invité de France Info ce matin merci beaucoup et bonne journée
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Gérard Larcher