L'invité de Bourdin Direct : Christian Estrosi - 23/02
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:31OuverteRéponse directe
Est-ce que ce confinement n'arrive pas un peu tard ?
- 2:10OuverteRéponse directe
Vous dites que ça créera un précédent, ce qui se passe à Nice ?
- 3:37OuverteRéponse directe
Votre population vous suit ?
- 3:46OuverteRéponse directe
Certains maires de votre famille politique critiquent ce confinement. Pourquoi ?
- 4:28OuverteRéponse directe
C'est irresponsable de la part de Jean-Léonetti ?
- 5:34OuverteRéponse directe
Une question sur les locations touristiques saisonnières ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:28PrésentateurChiffre
« On est à 900 taux d'incidence de circulation du virus à Dunkerque. »
- 1:35PrésentateurChiffre
« On est en moyenne 580 sur le département des Alpes-Maritimes. »
- 7:40PrésentateurChiffre
« Il y a 46 hospitalisations de plus entre hier et aujourd'hui. »
- 7:42PrésentateurChiffre
« Il y a 11 morts de plus. »
- 9:36Invité politiqueChiffre
« On a annoncé 4 500 doses de plus, 90 000 doses pour les Alpes-Maritimes d'ici la fin du mois de mars pour 1 million d'habitants. »
- 10:10PrésentateurChiffre
« Israël n'a pas hésité à payer 30% de plus l'achat de doses de Pfizer. »
- 19:57PrésentateurChiffre
« 6 millions 3 d'exonération de contributions financières économiques pour toutes les entreprises. »
- 21:27PrésentateurChiffre
« Un plan de relance de 2 milliards et demi d'euros sur l'ensemble de la métropole. »
Temps de parole
- Présentateur80 %
- Invité politique20 %
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Vous écoutez RMC.
RMC, l'interview à Pauline de Valherbe.
Il est 8h34 sur RMC BFM TV. Nous sommes en direct de Nice dans votre bureau. Christian Estrosi, bonjour. Bonjour. Merci de nous accueillir. Vous êtes le maire de Nice, bien sûr. Ce confinement qui a donc été annoncé hier par le préfet des Alpes-Maritimes pour Nice et tout le littoral niçois. Un confinement qui aura lieu le week-end. Et puis une jauge qui va être encore réduite dans les commerces. Est-ce que ça n'arrive pas un peu tard ? Ça fait quand même un bout de temps que vous alertez.
Ce qui est important, c'est que le gouvernement ait enfin pris la décision. Donc on peut toujours reprocher que l'on ne l'ait pas fait avant. La réalité, c'est que le ministre de la Santé, Olivier Véran, a voulu venir sur place samedi dernier. Nous nous en sommes entretenus. Avance a venu, où nous avons beaucoup échangé et déjà dégagé quelques pistes. Puis tout au long de la journée où il a pu mesurer le niveau de saturation de nos hôpitaux, que ce soit celui de Nice, de Cannes, d'Antibes, de l'ensemble des établissements de santé. Et qu'à partir de là, il est reparti avec la conviction que ce que je réclamais depuis les vacances de Noël, il fallait y apporter des réponses assez fermes.
Donc je le remercie d'abord d'avoir veillé. Regardez, on est à 900 taux d'incidence de circulation du virus à Dunkerque. On est en moyenne 580 sur le département des Alpes-Maritimes. La Moselle croule. Aujourd'hui, une décision est prise dans notre département déjà. Et je ne doute pas que dans les jours qui viennent, ce sera pris sur d'autres secteurs qui sont de plus en plus en tension, y compris en Ile-de-France et ailleurs. Mais la décision est prise. Et à partir de là, plutôt que de dire pourquoi pas avant, maintenant ou pas plus tard, c'est fait maintenant à la collectivité, de mettre le paquet en complément des services de l'État pour que ça marche et que ça réussisse.
Christian Estrosi, on va revenir évidemment dans les détails sur la façon dont ça va s'appliquer, sur ce qu'en disent aussi les habitants de la région. J'étais pour RMC sur place auprès d'eux depuis 6h ce matin. Mais quand même, je rebondis sur ce que vous dites à l'instant. Vous dites quand on regarde la situation à Dunkerque, quand on regarde la situation en Ile-de-France, où en effet Matignon nous dit que ce sera une semaine décisive. En gros, vous vous dites, ça créera un précédent, ce qui se passe à Nice, c'est-à-dire des décisions locales. Il y en aura ailleurs, vous en êtes quasiment persuadé maintenant ?
Vous savez, il faut toujours, quand on est décideur, je pense au président de la République avec cette charge morale, en même temps que naturellement sanitaire, économique, sociale, celle des maires dont je fais partie, qui avons aussi une lourde responsabilité qui pèse sur nos épaules. Dans ces moments-là, les décisions ne sont pas faciles à prendre entre la protection de nos populations, qui doit être une priorité, ne pas déséquilibrer totalement notre système économique et social. Donc, dans ces moments-là, il faut faire preuve de sagesse. Il faut faire preuve de responsabilité.
Il ne faut pas hésiter à être impopulaire au-delà d'une population qui, très majoritairement à Nice, sincèrement, est favorable à ces mesures. Mais ce qu'on entend, c'est toujours la partie la plus agitée, la plus tonitruante. Mais dans ces moments-là...
Votre population vous suit ? Alors, cela dit, vous parlez de Nice, mais enfin, ça va toucher 63 communes, dont certaines communes qui sont pourtant de votre famille politique, la droite, et qui n'accueillent pas du tout favorablement ce confinement. Je pense à Jean-Léonetti à Antibes, qui dit que ça arrive trop tard, et que surtout, c'est la compensation d'un manque sur le reste de moyens dans les hôpitaux, de vaccins.
Oui, je pose la question à Jean-Léonetti. Il y a l'hôpital d'Antibes qui, aujourd'hui, est saturé. 140% de taux d'occupation, et qui envoie les malades les plus touchés par le Covid vers les établissements de la métropole de Nice. Comment peut-on tenir ce discours lorsqu'on est à plus de 500 de taux d'indice de circulation du virus, c'est-à-dire trois fois plus que la moyenne nationale dans sa ville ?
C'est irresponsable de sa part ? C'est quoi ? Il fait de la politique ?
Mais non, écoutez, je pense qu'un maire est là pour défendre l'intérêt général de sa commune, de son territoire. Donc, il a cette perception. Moi, je pense que nous sommes dans un domaine où la solidarité entre nos établissements hospitaliers s'exerce, puisqu'avec le CHU, dont je suis le président du conseil de surveillance, on accueille 46% des Covid+, de tout le département des Alpes-Maritimes. Donc, moi, la solidarité, je la joue à plein pour l'ensemble du département des Alpes-Maritimes. Dans ces moments-là, ne cherchons pas à rentrer dans un débat où, sincèrement, nous sommes regardés, nous sommes observés. Les gens sont inquiets, sont angoissés. Nous avons besoin de les rassurer.
Naturellement, on peut toujours dire, ça arrive trop tard. Et même si ça arrivait trop tard, il ne faut pas le faire. Ça sera encore plus tard dans 15 jours, quand on sait que les mesures de confinement qui sont prises aujourd'hui, de toute façon, ne porteront leurs effets que dans une quinzaine de jours. Donc, c'est pour cela qu'il est urgent d'agir et d'agir de partout où c'est en tension.
Donc, mieux vaut tard que jamais. Une question quand même sur les locations touristiques, saisonnières, vacancières. On le sait, il y a trois semaines, d'ailleurs, ça paraît un comble aujourd'hui, vous aviez alerté et vous aviez dit, vous aviez demandé à ce qu'il y ait une interdiction des locations saisonnières. Parce que, justement, vous redoutiez qu'avec les vacances, des gens d'un peu toute la France viennent ici. Ça vous a été refusé par la justice, par le Conseil d'État. Et aujourd'hui, on se retrouve avec cette situation. C'est quand même un comble. C'est absurde.
Bon, il y a deux choses qui sont regrettables. C'est que je n'ai pas été entendu par le gouvernement lorsque, aux vacances dites de Noël, jour de l'an, nous sommes passés à l'aéroport international de Nice, qui est le deuxième aéroport international de France après Paris, de 20 vols par jour à partir du 20 décembre à 120 vols par jour. Où allaient tous ces gens qui grouillaient de partout ? Naturellement, pour la plupart d'entre eux, puisque une grande partie de l'hôtellerie était fermée, vers les locations saisonnières. Et c'est à ce moment-là, dans les 15 jours qui ont suivi, puisqu'il faut toujours 15 jours d'effet pour les délais d'incubation, qu'on a vu le variant anglais arriver.
Et aujourd'hui, on voit bien qu'en France, l'affolement général est généré par ce variant qui est 70% plus contagieux que le Covid-19, tel que nous le connaissions jusqu'à présent. Donc, qui peut douter qu'après les Alpes-Maritimes, le variant anglais qui est de plus en plus présent, à Dunkerque, en Moselle, en Ile-de-France, dans la région lyonnaise, ne fasse les mêmes dégâts tant il est contagieux. Donc, c'était là qu'il fallait prendre des décisions. J'ai alerté, j'ai crié, j'ai réclamé. Et il n'y avait pas de contrôle à l'aéroport. Aujourd'hui, on fait l'état des lieux. Je reparle de sagesse. J'ai demandé qu'on prenne les décisions qui semblaient s'imposer.
Je les assume, même avec leur part d'impopularité. Et je pose la question. Nos hôpitaux sont plus en tension. Nous sommes près de la saturation. Il y a 46 hospitalisations de plus entre hier et aujourd'hui. Il y a 11 morts de plus. Notre responsabilité, c'est quoi ? C'est de discuter, c'est de polémiquer ou c'est de dire il est temps que tout ça s'arrête. Et je fais une demande sur votre antenne, chère Apolline de Malherbe. Je demande à ce qu'on passe au niveau 5 de l'ARS. C'est-à-dire ? Le niveau 5 de l'ARS qui permet de mobiliser l'ensemble de la réserve sanitaire. Car le personnel hospitalier est dans un tel niveau de tension chez nous qu'il n'arrive plus à faire face.
Mais c'est-à-dire que ce n'est toujours pas le cas ? C'est-à-dire que, moi j'entendais notamment sur l'ARS ce matin plusieurs soignants qui appelaient qui étaient épuisés.
Donc j'en fais la demande. Je ne doute pas que le ministre de la Santé et notre directeur régional de l'ARS va l'entendre. Mais je parle avec les urgentistes, je parle avec les professeurs du CHU de Nice, qu'ils soient infectiologues, qu'ils soient pneumologues, qu'ils soient virologues, qu'ils soient réanimateurs. Aujourd'hui, il est urgent de franchir cette étape. Donc je le demande très clairement parce qu'on est à saturation et que le personnel de santé ne peut plus faire face.
Une question...
On est contre. Aujourd'hui, l'hôpital de Cannes envoie vers les Hautes-Alpes un certain nombre de patients qui ne peuvent plus traiter.
Vous en avez envoyé en Bretagne ?
Celui d'Antibes les envoie vers les établissements de la métropole de Nice. Et Nice, on est à 97,5% de taux d'occupation. Ça veut dire qu'on va dépasser les 100% et qu'on ne pourra plus faire face.
Cette question qui est quand même la question des vaccinations. Une des raisons pour lesquelles d'autres maires que vous disent parfois que cette mesure de confinement elle arrive un peu tard ou qu'elle arrive un peu comme une jambe de bois parce qu'ils disent le problème c'est quand même qu'on n'a pas assez de vaccins. On a annoncé 4 500 doses de plus. 90 000 doses pour les Alpes-Maritimes. D'ici la fin du mois de mars pour 1 million d'habitants. 341 habitants rien que 41 000 habitants rien que chez vous à Nice. Ça paraît dérisoire.
Mais nous sommes d'accord c'est une commande européenne qui à proportion de la population de chaque pays a été répartie. Donc je ne suis pas certain que la Commission et que l'Union Européenne aient pris toute la mesure quand il le fallait qu'elle ait mis le prix qu'il fallait comme l'a fait Israël par exemple. Israël n'a pas hésité à payer 30% de plus l'achat de doses de Pfizer. On a ligné. Et aujourd'hui qu'est-ce qui se passe en Israël ? Eh bien en Israël on circule sans masque quand on a été vacciné. On retourne au théâtre, au cinéma, dans les restaurants quand on a été vacciné. Et naturellement nous préférerions...
C'est la faute de Laurent.
Mais naturellement je pense que la crise du Covid depuis le mois de mars dernier a démontré à quel point l'Union Européenne ne répondait pas aux véritables enjeux au moment où plus que jamais nous en avions besoin. On a vu ces faiblesses dans un certain nombre de domaines au cours des 20-30 dernières années et ça s'est progressivement dégradé. Mais tant qu'il n'y aura pas une Europe avec des décisions politiques fermes et fortes dans son organisation et sans doute avec une organisation plus démocratisée que l'Europe elle ne sera pas suffisamment prête à faire face à ce type de crise. Donc je ne le reproche pas au gouvernement français. Je vois bien ce qui se passe chez Mme Merkel.
Je vois bien ce qui se passe en Italie.
Au gouvernement français. Pardon ? Vous ne lui reprochez pas grand chose au gouvernement français. Si.
Mais si je reproche au gouvernement français une chose c'est de ne pas faire suffisamment confiance. C'est d'avoir peur de son ombre. C'est de ne pas nous faire confiance à nous les mères. De ne pas vous avoir écouté plus tôt. C'est de ne pas nous écouter. De ne pas faire confiance aux médecins. Pourquoi cette interdiction de prescription d'un certain nombre de médicaments par les médecins ? Un médecin a passé son diplôme. Il est qualifié comme n'importe quel médecin qu'il soit hospitalier qu'il soit urgentiste
qu'il soit généraliste.
Mais peu importe. Un médecin est à même d'apprécier ce qu'il doit prescrire à son patient. Je ne vais pas ouvrir une polémique là-dessus. Donc aujourd'hui faire confiance. Faire confiance au corps médical. Faire confiance aux mères. Décentraliser. J'en ai souvent parlé dans le domaine régalien de la sécurité. Mais aujourd'hui vous dire que l'hôpital public n'a plus l'organisation ni le sens qu'elle devrait avoir. Et ça n'est pas la responsabilité du gouvernement actuel puisque ça remonte à plusieurs gouvernements en arrière où on a enlevé une part de la recherche publique des hôpitaux publics avec l'Inserm avec le CNRS etc.
Il faut qu'il retrouve sa mission première et qu'on baptise des conseils de santé locaux sous la présidence des présidents d'exécutifs territoriaux pour fédérer la gestion des hôpitaux publics des établissements privés des EHPAD des laboratoires de la médecine de ville des urgentistes des libéraux pour plus d'efficacité Vous vous rendez compte que dans la mairie où vous vous trouvez à l'étage au-dessus j'ai dû pendant la crise du mois d'avril alors qu'il n'y avait plus un cabinet dentaire d'ouvert d'organiser la plateforme dentaire d'urgence pour l'ensemble du département des Alpes-Maritimes Ici même C'était dicté par aucune règle ni par le conseil scientifique ni par le gouvernement ni par l'ARS On l'a décidé d'autoriter nous-mêmes ce qui a permis de prendre en charge en ouvrant 5-6 cabinets tous les jours les urgences dentaires Je vous cite un exemple parmi d'autres qui font qu'il faut faire confiance aux maires et leur décentraliser parce qu'ils connaissent leur territoire et ça éviterait des débats comme celui qu'on peut avoir avec le maire de Cannes avec le maire d'Antibes avec les maires de ma propre métropole Ils n'ont pas été suffisamment consultés
c'est-à-dire que le gouvernement a parlé avec vous Olivier Véran est d'ailleurs venu ici même dans votre ville samedi peut-être qu'eux
Tous les maires ont le sentiment dans notre pays de ne pas avoir été suffisamment dans le dialogue Le dialogue se fait sur des règles des décisions législatives entre l'exécutif et le Parlement Or aujourd'hui où est-ce qu'on est malade ? Où est-ce qu'on hospitalise ? Sur les territoires dont nous avons l'administration Vous êtes dans un bureau où ici nous administrons près de 14 000 salariés qui exercent 160 métiers différents dont celui de l'action sociale de la solidarité de la santé Vous parlez de l'action sociale
Christian Estroisy je voudrais rebondir sur cette question-là Il y a aussi une question qui est l'aide Alors on va parler de l'aide aux commerçants qui vont se retrouver quand même avec leur commerce fermé le week-end alors qu'ils sont déjà fermés dès 18h et puis il y a une question aussi qui est la réalité sociale On parle notamment des quartiers qui parfois sont les plus exigus L'épidémiologiste Alain Flau ce matin dans le journal Aujourd'hui en France parle notamment du quartier de l'Ariane qui est devenu l'un des principaux foyers d'infection Qu'allez-vous faire pour eux ? Comment est-ce qu'on fait quand on habite dans un quartier exigu avec sa famille ?
Comment est-ce qu'on fait pour subir non seulement le confinement mais peut-être même la maladie pour s'isoler pour vivre la quarantaine ? Allez-vous les aider ?
Bien évidemment nous ne faisons que ça depuis le mois de mars où nous avons à la fois nos équipes nous avons des bénévoles que nous avons fédérés qui font un travail extraordinaire qui vont au domicile de nos anciens leur faire des portages de repas domicile avec des dosages de vitamines d'oligo-éléments pour les maintenir en forme nous leur organisons à domicile des activités physiques pour qu'ils ne dépérissent pas non plus et qu'ils gardent aussi un élan de relations humaines avec des plateformes de communication où on les appelle plusieurs fois par jour pour entretenir des conversations avec ceux qui sont plongés dans les plus grandes solitudes et dans les plus grands isolements puis vous parliez des quartiers nous avons été de ceux qui avons expérimenté depuis un an maintenant avec un laboratoire du CNRS le contrôle des eaux usées quartier par quartier onze secteurs sur la ville de Nice qu'est-ce que vous constatez ?
Olivier Véran a été très intéressé par la démonstration que nous lui avons faite qui nous permet notamment aujourd'hui au-delà de voir quels sont les quartiers qu'ils sont les plus touchés trois jours avant que nous n'ayons le bilan des dépistages qui ont été exercés de savoir quels sont parce que la question aujourd'hui ce n'est pas les questions qui se posaient au mois de décembre c'est la question de l'arrivée des variants qu'ils soient britanniques qu'ils soient sud-africains qu'ils soient brésiliens et bien avec les séquençages que nous faisons nous réussissons à savoir quels sont les taux de variants et de chaque variant dans nos eaux usées que ce soit sur onze secteurs de la ville ou sur seize communes de la métropole de Nice-Côte d'Azur ce qui est très utile
pour pouvoir aller au-devant des gens
face au virus dans ces quartiers aujourd'hui je remercie les professeurs du CHU parce que naturellement on sait qu'on est dans la théorie du complotisme et qu'on entretient dans certains quartiers cette théorie du complotisme et que si c'est un homme public ou politique qui va dans le quartier essayer de faire de la pédagogie on doute un peu de sa parole mais que des professeurs du CHU aujourd'hui s'engagent à aller dans ces quartiers pour expliquer pourquoi il faut respecter les gestes barrières pourquoi il faut protéger les membres de sa famille ses prochains ses parents ses enfants c'est ce que nous organisons en plus des plateformes psychologiques il y a un état de détresse vous savez demander un confinement le week-end et peut-être plus si le taux d'incidence devait encore monter vous commencez à préparer les esprits c'est pas de gaieté de coeur parce que je sais les conséquences morales je sais les conséquences psychologiques que tout ça peut avoir l'autre semaine j'allais au devant des étudiants dans un établissement du Crous j'allais chambre par chambre je voyais l'état de détresse d'un grand nombre d'entre eux c'est vrai pour les seigneurs c'est vrai pour les jeunes c'est vrai pour des familles c'est vrai pour les étudiants et donc on ne peut pas rester insensible à cela c'est pour cela que nous avons mis aussi à l'échelle de toute la métropole une plateforme psychologique qui nous permette de faire de la sophrologie de la prise en charge d'exercices physiques de la pédagogie sur tout ça
je voudrais qu'on rebondisse sur deux choses sur les aides que vous allez apporter qui vont toucher notamment les commerçants et puis sur ce que vous disiez à l'instant sur et peut-être plus d'abord quand même les commerçants qui vont se retrouver dans cette situation au fond un peu entre deux chaises parce qu'ils vont être ouverts et fermés ils n'ont pas leur commerce complètement fermés mais en même temps le week-end on le sait bien c'est une grande part du chiffre d'affaires est-ce qu'ils vont avoir des aides supplémentaires comme s'ils étaient fermés ou est-ce qu'on va compter sur eux pour faire le même chiffre d'affaires en une semaine
d'abord c'est là que je salue le courage sincèrement du président de la république parce qu'on sait que la pression a été très forte du conseil scientifique au plan national pour qu'il y ait un reconfinement général il y a quelques semaines de cela vous le savez le président a tenu bon il s'est dit tant qu'on peut rester sur une ligne de crête on arrive à la fois à contenir à gérer dans nos établissements hospitaliers et à maintenir une activité économique il faut tout faire pour que ça marche à ce moment là à quel coût on ne savait pas qu'on aurait par exemple ici comme c'est en train aussi d'être le cas un peu partout en France près de 50% d'un variant 70% plus contagieux on ne le savait pas bon aujourd'hui on le sait ça veut dire qu'on doit commencer à envisager d'autres mesures pardon Christian
mais j'insiste sur cette question le gouvernement
et vous avez raison d'insister sur le coût le gouvernement a pris un certain nombre de mesures chômage partiel des accompagnements sur les loyers sur la prise en charge d'un certain nombre et pour ces commerçants
le manque à gagner en termes de chiffre d'affaires
nous en ce qui concerne la métropole de Nice nous en sommes déjà à 15 millions d'euros vous savez c'est une somme importante 15 millions d'euros 6 millions 3 d'exonération de contributions financières économiques pour toutes les entreprises la prise en charge d'un certain nombre de loyers la participation à certains loyers
et ça veut dire que pour ceux qui vont avoir ce week-end et l'autre week-end
et bien on va le calculer
et on va le compenser
et on va le compenser naturellement parce que je ne veux pas que les commerçants ni de la ville ni de la métropole je vais réunir l'ensemble des maires de la métropole dans les 24 heures qui viennent pour qu'on évoque quelles mesures prendre de plus par rapport à déjà une immensité de mesures pour eux pour les acteurs culturels il faut sauver la culture c'est essentiel et nous avons pris de grandes mesures et permettez-moi de dire à ces commerçants comme à tout le monde associatif de la culture que naturellement un on va renforcer nos aides par rapport à cette phase de confinement mais que de tenir bon ensemble pour essayer de faire chuter au plus vite
sauf que et j'en viens à ma dernière question Christian Extrosi de vous-même vous l'avez dit ce sera peut-être encore plus difficile après on nous parle de deux week-ends confinés est-ce que c'est deux week-ends avant qu'on assouplisse ou est-ce que c'est deux week-ends avant qu'on prenne des mesures plus difficiles encore
nous allons tout faire pour que ces deux week-ends puisque ça se mesure sur 15 jours fassent retomber le taux d'incidence plus vite nous gagnerons la partie et plus vite nous rebondirons dans quelques jours je vais signer avec le premier ministre un plan de relance de 2 milliards et demi d'euros sur l'ensemble de la métropole nous sommes déjà en train avec le monde culturel de bâtir tous les festivals de l'été si les conditions sanitaires sont réunies l'événementiel sportif avec de grandes épreuves internationales qui va de nouveau remplir à plein les locations saisonnières l'hôtellerie etc à condition de gagner la partie maintenant donc il vaut mieux faire un effort tout de suite pour pouvoir ensuite avoir un effet de relance qui soit le plus puissant possible plutôt que de rester à gérer une situation en dents de scie où nous serons toujours en difficulté
essayons de nous projeter donc vers cet été où on pourrait à nouveau avoir une vie merci Christian Estrosi de nous avoir accueilli dans votre bureau ici à Nice pour BFM TV et RMC