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ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 3 août 2025 18 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéTravail & emploiInstitutions & élections

RÉVÉLATIONS : LES ARCHIVES QUI ACCABLENT LE PLAN D'AUSTÉRITÉ DE BAYROU

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    « 30 milliards d'euros de baisse de dépenses publiques en 2026. »

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Des coupes budgétaires qui viennent contredire le discours de François Baï. Mon approche est différente de celle des autres. Les autres pensent, ils pensent que il faut couper dans les dépenses.

Maou va finalement couper dans les dépenses des économies qu'il estime à 21 milliards et pour enflouer les caisses, il cible les dépenses sociales. Pour ça, il compte notamment augmenter les franchises médicales. Le genre de mesure que François Bairou jugeait pourtant injuste et inefficace.

La mise en place d'une franchise en matière de soins médicaux est un motif de graves souci pour beaucoup de familles. Ce n'est pas digne de la France. Cela ne fera pas les économies que l'on croit parce que ce ne sont pas ces familles-là qui grèvent le budget de la SQ.

Et puis il y a des mesures plus emblématiques comme sa proposition de supprimer de jours fériers. Mais rien ne dit que le Premier ministre parvienne à satisfaire cette vieille revendication du MEDEF. D'autant que nous obliger à travailler le lundi de pâqu et le 8 mai serait aussi inutile qu'ine là, ce n'est pas François Baou qui l'a dit mais son N + 1.

Il faut revenir sur des jours fériers. Moi, je ne suis pas favorable à cette méthode. Je suis pas favorable parce qu'on a déjà essayé, parce que ça a pas très bien marché, parce que c'est pas clair, parce que c'est une complexité absolument habissale pour tout le monde et parce que à la fin des complexités.

Les entreprises le font pas de la même manière. Il faut que ce soit optionnel. Nous adorons les débats.

Moi aussi. Mais si on pouvait s'économiser en plus le débat de savoir quel jour férier on choisi, ce serait formidable. Je crois pas que ce soit le plus efficace.

En proposant à titre d'exemple que le 8 mai et le lundi de pâqu ne soient plus des jours chamés, Bairou a sans doute adopté la méthode voquier. Même si les chances sont minces de voir sa proposition se réaliser, le politique sait comment attirer sur lui les projecteurs en s'appropriant une idée qu'il a entendu un jour à la télé. Et c'est comme ça qu'une dinguerie de Pascal pro, calibré pour buzer sur les réseaux a fini dans la bouche de Laurent Voquier.

Regardez comment les choses se sont passées. Donc vous prenez un coin qui serait d'ailleurs pas en France métropolitaine sans doute et vous dites voilà tous les gens qui seront pris au QTF nous les mettons là dans un centre à l'extérieur de la métropole. Enfermons les OQTF à Saint-Pierre et Micelon.

Pour ceux qui croyaient à une blague, en voici la confirmation quelques heures plus tard sur ces news. Soit vous rentrez chez vous, soit c'est Saint-Pierre et Micelon. Pas la France, c'est fini.

Pas la métropole. À l'extérieur de la métropole. Et si vous vous demandez comment l'idée de supprimer des jours fériers dont même Macron ne veut pas entendre parler a pu surgir dans la tête de François Bairou, c'est peut-être du côté de Christophe Barbier qu'il faut regarder et vous allez voir que le copier collé est quasi parfait.

Il faut absolument remettre au travail les Français. Il faut que toute la nation travaille plus. Décidons de limiter le nombre de jours fériers.

Je propose donc que de jours fériers soient supprimés pour tout le pays. Gardons un jour pour le souvenir des morts de la guerre, par exemple le 11 novembre. Gardons le 1er mai, fête du travail.

Et puis gardons deux ou trois maximum fêtes religieuses. Je cite comme exemple le lundi de pâqu qui n'a aucune signification religieuse et le 8 mai. Regardons le mois de mai, on se promet des ponts interminables de véritables viadus. dans un mois de mai devenu un véritable gruyère.

Ce n'est pas bon pour l'économie française, pour la croissance et donc pour l'emploi. Nous devons améliorer la capacité, l'efficacité et l'attractivité de notre économie. Et le gouvernement ne manque pas d'idée hein pour nous remettre au travail.

Si Bairou veut réduire le nombre de jours fériers, la ministre du travail, elle a ciblé la 5e semaine de congé payé. Mais avant Astrid Pancian Bouvet, ce genre d'idée pas franchement progressiste, avait été lancé dans le débat public par un certain Christophe Barbier. Encore lui.

Il faut aussi supprimer la 5e semaine de congé payé. La 5e semaine de congé payé à laquelle nous devrions renoncer. Moi, je suis partisan mais c'est très impopulaire.

Je suis le seul en France à suspendre la 5e semaine de congé payé jusqu'au jour où on aura rétabli nos fonds publics et on pourra les redonner. Bon, déjà, je suis tout seul sur ce plateau. Et non, Jeff, tu es plus tout seul.

Aujourd'hui, on te copie. Il faut d'ailleurs peut-être l'interpréter comme un symptôme grave, celui d'une panne d'idée dans un gouvernement qui se contente de reprendre les maronniers dont les chaînes info et les éditorialistes les plus réactionnaires se délectent à longueur d'antenne. Et comme les acquis sociaux semblent être décidément passés de mode, la porte-parole du gouvernement Sophie Prima, elle s'est prononcé à titre personnel pour l'abrogation des 35 heures comme durée légale du temps de travail hebdomadaire.

Revenir sur les 35 heures, c'est en effet le genre d'idée qui peut vous traverser la tête à force de trop regarder les chaînes infos, la preuve en image avec qui vous savez. Il faut bien entendu quitter les 35 he et remonter à 37 ou 39 pour redégager de la compétitivité. Au football et au rugby, l'AVAR VAR, c'est l'assistance vidéo à l'arbitrage.

Bon, vous connaissez le VAR au foot au rugby, hein, l'arbitre de référence pour l'assistance vidéo. Le VAR, c'est un arbitre. Et oui, c'est comme ça.

On en parlera après, c'est un autre sujet. Bref, et ben on va la vidéo assistance à l'arbitre. video assistant referee.

Bon allez, la COVID et le VAR, c'est comme ça au média la VAR, c'est la vérification de la parole des politiques. Dans ce nouvel épisode de Laavare politique, on va voir comment le gouvernement envisage de sacrifier nos acquis sociaux et de nous faire les poches pour résorber la dette. C'est parti.

C'est le budget de tous les dangers pour le Premier ministre. celui d'une motion de censure qui pourrait le renverser à la rentrée. Et pour la population, le principal danger, c'est de devoir subir les conséquences d'une cure d'austérité de grande ampleur si ces propositions étaient votées en l'État. annoncé au cœur de l'été quand certains français ont un peu la tête ailleurs, le plan de Bairou a été présenté sur un registre particulièrement anxiogène.

Il promet un plan choc pour réduire les dépenses publiques avec des mots graves. Il est des moments dans l'histoire des peuples où ils ont rendez-vous avec eux-mêmes et ce moment est un de cela. Ce plan d'action épargne les très grandes fortunes et les grandes entreprises mais frappes les plus modestes puisque François Bairou propose notamment de geler les prestations sociales et le barême de l'impôt tout en donnant un nouveau tour de vis encore un aux conditions d'accès à l'assurance chômage. pour que ce plan soit équilibré ou si ce plan avait dû être équilibré, il aurait dû avoir un volet qui demande au plus favorisés parmi les Français de faire un effort particulier.

Ça a été fait pour les grandes entreprises mais ça a pas été fait pour les ménages les plus favorisés. Je trouve que de ce point de vue-là, il y a un déséquilibre et que ça ne donne pas au français la certitude qui est un peu moral que on va demander à chacun selon sa capacité. À ceux qui peuvent plus, on demande un peu plus et à ceux qui peuvent moins, au contraire, on propose une protection pour que les efforts soient équitablement répartis.

Ce plan s'élève à 43 milliards d'euros dont une bonne moitié de coupe budgétaire dans les dépenses publiques selon le chiffrage présenté par François Baï. Au prétexte que le pays vivrait au-dessus de ses moyens, plombé par des prestations sociales trop généreuses, l'option des coupes budgétaires n'était cependant pas celle envisagée par François Baou il y a quelques années comme le montre cette archive. Est-ce que avec budget de la dette, on peut vraiment mener aujourd'hui une politique économique ?

Est-ce que le courage est pas de au fond de supprimer la République des acquis qui empêchent les vraies réformes ? Mon approche est différente de celle des autres. Euh les autres pensent en général pensent naturellement ou par obligation, il pensent que il faut couper dans les dépenses.

Bairou a aussi changé d'avis sur les franchises payées par les patients. Un reste à charge forfaitaire annuel qui pourrait doubler en 2026 en passant de 50 à 100 € et pour les médicaments être payés directement en pharmacie. De quoi inquiéter le François Baïou de 2007 ?

Écoutez-le expliquer les raisons de son indignation. L'annonce par François Fillon de la mise en place d'une franchise en matière de soins médicaux est un motif de grave souci pour beaucoup de familles. Le montant qui a été évoqué quand cette idée a été avancée est de 75 €.

Il y a beaucoup de familles pour qui 75 € c'est beaucoup d'argent. Il y a beaucoup de familles qui calculent leur budget à l'euro près et pas seulement parmi les pauvres comme on dit, mais aussi parmi ceux qui travaillent et qui n'ont pas un gros salaire, parmi les femmes seules avec enfant. Et cela, comment feront-ils quand ils seront malades s'ils doivent avouer aux médecins qu'ils n'ont pas de quoi le payer pour beaucoup d'entre eux pour éviter la honte de cet aveu.

Ils baisseront la tête et ils renonceront à voir le médecin. Et c'est dangereux pour eux et ce n'est pas digne de la France. Cela ne fera pas les économies que l'on croit parce que ce ne sont pas ces familles-là qui grèvent le budget de la SQ.

Vous venez de le voir, pour le Bairou de 2007, les franchises médicales ne permettent pas de faire des économies budgétaires. Il est jugé aussi injuste et dangereuse pour les patients incités à renoncer aux soins, ce qui ne dissuite pas le Byro 2025 de vouloir augmenter ses franchises de 100 %. Je vous propose maintenant de regarder une archive de 2014 quand le MEDEF avait laissé fuiter des propositions choc comme la suppression de 2 jours fériers ou la fin des 35 he et du SMIC.

Sur Canal Plus, le grand journal avait réuni pour en discuter l'entrepreneur Charles Beck Bédé pour représenter le patronat et le socialiste Jérôme Geg alors président du conseil général de l'essonne. L'ambiance était plutôt animée. Le patronat veut remettre en cause les 35 he et le SMIC et qu'on zappe de jours fériers.

Seul moyen pour le patron des patrons de créer un million d'enfant. Elle repart mais c'est pareil aussi dans les les l'industrie, les petites toutes les petites boîtes, elles en peuvent plus. Mais écoutez ce qu'on ce qu'on vous dit dans la rue.

Oui. Non, moi j'écoute parfaitement ce qu'on dit dans la rue, mais la flexibilité c'est pas l'alpha et l'oméga parce que le prochain était la vraie protection sociale, c'est la baisse du chômage. C'est quoi ?

Et c'est le s prendre au tickets restaurant, la machine à café 5 semaine de congé payé. 5 semaine de congé payé. Ça fait partie aussi du rapport au travail du rapport au travail.

Le débat continue. Mais non, le patronat ne veut pas s'en prendre à la 5è semaine de congé payé. Le patronat non.

Mais l'actuelle ministre du travail, elle y pense et sa collègue, porte-parole du gouvernement la soutient. Regardez les arguments mis en avant par Astrid Panotian Bouvet et Sophie Prima. Autre part, c'est une petite phrase glissée lors d'une conférence de 2h.

Pour travailler tous et davantage, nous voulons donc soumettre plusieurs objectifs et pistes de réflexion aux partenaires sociaux avec par exemple la possibilité de monétiser la 5e semaine de congé payée. Faire l'impasse sur une semaine de congé contre plus de salaire. Faire une croix sur la 5e semaine de congé payé en échange d'une rémunération supplémentaire.

Ça c'est sérieux. On va en discuter vraiment. J'ai pas la même analyse que vous.

C'est pas faire une croix sur la 5e, c'est se dire qu'on peut travailler. Si certains salariés dans certaines entreprises, dans certaines conditions avec une rémunération supplémentaire le souhaite, pourquoi l'empêcher-nous ? Bah parce que c'est une régression sociale.

Non, cela ramènerait les salariés volontaires presque 60 ans en arrière quand l'Assemblée nationale avait adopté à l'unanimité la généralisation de la 4e semaine de congé payé. Revenir à seulement 4 semaines de congé payés en monétisant la 5e semaine nous ramènerait à une époque où les images étaient en noir et blanc. 9 millions des 12500000 salariés français auront droit cette année à 4 semaines de congé payés.

Pour les 3500000 défavorisés, la situation risque de changer. Le conseil national du patronat français vient de demander au chefs d'entreprise de généraliser par convention collective les 4 semaines de congé. Vous avez présenté une proposition de loi d'origine parlementaire à l'Assemblée nationale et qui apporte 4 semaines de congés payés à 2300000 travailleurs supplémentaires.

Votre texte de loi a été approuvé à l'unanimité par l'Assemblée nationale, ce qui est extrêmement rare. C'est un fait assez rare en effet pour être signalé et j'en tire une certaine fierté. Quand la 5è semaine de congé payé a été instaurée, la télévision était certes en couleur, mais le format des images au début des années 80 était en 4/3.

Après 23 ans d'absence, la gauche revient au pouvoir. L'heure est à la réalisation des promesses du candidat mitéran. Relèvement des bas salaires et des prestations sociales.

Réduction du temps de travail 5e semaine de congé. Et pendant quelques années, côté patronal, on s'est plain de la 5e semaine de congé payé avant de finir par l'accepter. Comme témoigne ces archives de 1982 et 2024, vous allez d'abord entendre Yvon Gatas, un ancien patron des patrons, puis son fils Pierre.

Les décisions gouvernementales concernant la 5e semaine et les 39, d'abord, elles sont inacceptables. Et deuxièmement, ces décisions sont dangereux sur le plan économique à une époque où il faut faire un effort considérable de compétitivité justement pour garantir nos emplois et lutter contre le chômage. C'est votre père qu'on entend, Yvon Gataz sur l'antenne de France Interre le 12 février 1982.

Il est alors président du CNPF, l'ancêtre du MEDF et il s'inquiète déjà d'une perte de compétitivité pour la France. Il s'oppose aux 39h payé 40 et à la 5e semaine de congé payé. C'était une erreur.

Pas du tout. Son courage, son franc parlé qui a permis à l'époque de faire des des bêtises énormes. Vo la 5è semaine de congé payé, c'était une bêtise énorme.

Personne ne la remettra en cause aujourd'hui Pierre Gatas, même pas vous. Je je je pardon. Vous parlez de la 5è conène qui qui qui n'est pas une bêtise énorme.

Vous l'avez entendu dans la bouche de l'ancien patron du MEDF, Pierre Gatas. Cela fait un bail que ce syndicat patronal ne remet plus en cause la 5e semaine de congé payé. Pas plus que l'actuel président du MEDEF, Patrick Martin, ne souhaite revenir sur les 35 heures.

Les 35 heur était-elle une erreur, Patrick Martin ? Bien sûr que c'était une erreur. Moi là, je reprends ma casquette de chef d'entreprise.

Je peux vous dire qu'on a mis plusieurs années pour rattraper l'effet catastrophique des 35 he sur la performance commerciale, sur la profitabilité de ma propre entreprise. Ça c'est vérifié dans l'immense majorité des entreprises. On ne va pas revenir dessus.

On a trouvé des accommodements. On ne va pas revenir dessus. On ne va pas revenir sur les 35 he dit le MDEF.

Mais dans le camp gouvernemental, on dit l'inverse et on se laisse aller au passage à quelques vérités. alternative. Il faudra mettre fin aux 35 heures dans ce pays et laisser la liberté aux entreprises de s'organiser à titre personnel et comme membre de LR.

Oui, clairement, je partage son point de vue. C'est parti sur un dogme sur une idée qu'en travaillant moins, on allait créer plus d'emplois. Ça a fait exactement le contraire.

Les 35 heures ont créé des emplois. C'est vrai. Selon des calculs effectués par l'INC, on est vraiment dans des créations d'emploi net significatives 350000 qui ne permet pas de réduire massivement le chômage mais ça n'a pas non plus eu des conséquences aussi négatives qu'on le pense.

Pour terminer, faisons le bilan calmement de ce plan d'austérité. D'abord, il faut souligner les contradictions d'un premier ministre, François Bairou, qui propose aujourd'hui des mesures comme la hausse des franchise médicale qu'il jugait hier, injuste et inefficace. On a aussi l'impression que certains ministres ne savent plus quoi inventer pour alimenter le débat public.

Le gouvernement semble recycler des lubis des éditorialistes les plus conservateurs. La suppression de jours férier, l'attaque de la 5e semaine de congé payé ou la fin des 35h. Ces idées semblent tout droit sorties des plateaux télé pour atterrir directement sur la table du conseil des ministres.

Sur de nombreux sujets, le gouvernement double le patronat sur sa droite. Alors que le MEDDEf lui-même ne réclame plus la fin des 35 he des ministres en font leur nouveau cheval de bataille en oubliant de rappeler au passage que les occasions de s'en prendre à cet acquis social n'ont pourtant pas manqué. Lorsque la droite a été au pouvoir en 1986, en 1993, en 2007 et depuis 2017, elle n'avait pas jugé utile de le faire.

Voilà, c'est terminé. Merci d'avoir suivi ce nouvel épisode de Laav politique. Dites-nous ce que vous en avez pensé en laissant un commentaire.

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