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InterviewLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 10 février 2025 14 minContradictoirePortrait personnelSolidarités & familleÉducation & rechercheNumériqueInstitutions & élections

Louis Boyard, parler aux jeunes sur Tik-Tok

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse partielle

    Pourquoi l'action du gouvernement face aux étudiants en précarité est-elle aussi pauvre ?

  • 1:10OuverteRéponse directe

    Ces vidéos TikTok ont fait plus de 4 et 5 millions de vues. C'est une fierté pour vous ?

  • 1:27OuverteRéponse directe

    L'objectif est de s'approprier les codes des réseaux sociaux pour intéresser les jeunes à la politique ?

  • 2:07OuverteRéponse directe

    Vous assumez le surnom de député TikToker ?

  • 2:13RelanceRéponse directe

    Comment réagissez-vous aux critiques sur l'abaissement de la politique ?

  • 3:02OuverteRéponse directe

    Vos actions sur les réseaux sociaux peuvent choquer l'institution. Exemple avec le concours sur les blocus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:54PrésentateurChiffre
    « Les bourses ont augmenté de 4% en raison de l'inflation. »
  • 1:00PrésentateurChiffre
    « Vous avez seulement 38% des étudiants qui touchent la bourse. »
  • 1:06PrésentateurChiffre
    « L'inflation est à près de 6%. »
  • 4:38PrésentateurFait
    « Je n'ai pas envie de leur serrer la main. »
  • 5:01PrésentateurFait
    « Ce qui était anormal il y a 20 ans est devenu normal aujourd'hui. »
  • 10:40Invité politiqueChiffre
    « Vous gagnez 5 841 euros net par mois, je crois, en tant que député. »

Temps de parole

  • Présentateur65 %
  • Louis Boyard35 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Louis Boyard

Il agace, il dérange, sans doute parce qu'il fait de la politique loin des codes habituels. Avec lui, la politique est forcément un sport de combat, avec pour ring, TikTok plutôt que l'hémicycle. Bonjour Louis Boyard. Bonjour. Alors, votre arrivée à l'Assemblée a fait baisser la moyenne d'âge des députés dans l'Assemblée, mais pas seulement. Vous avez aussi eu un autre effet, vous avez donné un sacré coup de jeune à la communication politique. On va le voir.

0:39
Présentateur

Madame la ministre de l'Enseignement supérieur, face au fil d'étudiants devant les distributions alimentaires, pourquoi l'action du gouvernement est-elle aussi pauvre qu'un sandwich du crousseau ? Travailler pendant les études n'est pas forcément négatif. Cela leur apprend la valeur du travail. Je pense que l'État fait déjà beaucoup. Les bourses ont augmenté de 4% en raison de l'inflation. Comment est-ce qu'on peut dire, félicitez-nous, on a fait 4% d'augmentation des bourses, alors que vous avez seulement 38% des étudiants qui touchent la bourse, donc une immense partie qui ne la touche pas, et que l'inflation est à près de 6%.

Donc du coup, vous n'avez rien revalorisé du tout, puisque les étudiants ont perdu de l'argent.

1:10
Louis Boyard

Alors ce qu'on vient de voir là, ce sont deux extraits de vidéos que vous avez postées sur TikTok, qui ont fait respectivement plus de 4 et 5 millions de vues, je crois. Je ne suis pas sûr qu'il y ait un député qui ait fait autant de vues comme ça, avec des prises de parole dans l'Assemblée ou en commission. C'est une fierté pour vous, ça ?

1:27
Présentateur

Là où on était le plus étonné, c'était en commission. Nous, en fait, notre objectif, c'est de s'approprier des codes qui sont ceux des réseaux sociaux, et qui sont aussi les nôtres. Moi-même, j'utilise ces applications, je regarde du contenu dessus, mon équipe aussi. Et donc du coup, en fait, on utilise nos codes pour pouvoir intéresser les jeunes à la politique. Le but, c'est de parler aux jeunes ? Bien sûr, le but, c'est de parler aux jeunes, de leur montrer ce qui se passe à l'Assemblée nationale, de leur donner un argumentaire, de leur donner des chiffres, et puis aussi de leur montrer, nous, notre position.

Et en fait, la génération 2000 est entrée à l'Assemblée, avec ses propres codes culturels, ses propres codes politiques aussi. On les utilise, et puis, bon, ça fonctionne.

2:07
Louis Boyard

Alors, ça vous vaut quand même d'être qualifié de député TikToker par vos adversaires. Dans leur bouche, ce n'est pas forcément un compliment.

2:13
Présentateur

Comment vous le prenez, vous ? Je m'en fiche, ce n'est pas eux que je veux parler.

2:17
Louis Boyard

Mais vous assumez ce côté député TikToker ?

2:20
Présentateur

En fait, j'assume d'être un député qui essaie de parler aux jeunes. Et pour parler aux jeunes, je ne vais pas le faire de manière descendante, en leur demandant de s'institutionnaliser eux-mêmes. Au contraire, je veux que l'institution s'adapte aux jeunes, qu'elle s'imprègne des codes culturels de la jeunesse, pour justement les attirer vers la politique. Parce qu'on dit beaucoup, la jeunesse, elle n'est pas politique, elle s'en fiche de la politique, ce n'est pas vrai. Je crois que la jeunesse n'a jamais été aussi politisée, parce qu'elle est ultra connectée, elle est ultra informée à tout. Le problème, c'est qu'il y a un décalage entre les jeunes et l'institution.

Et du coup, ce que j'essaie de faire, c'est de les reconnecter. Mais en montrant des interventions de l'Assemblée nationale, avec nos codes, je les reconnecte.

2:58
Louis Boyard

Sauf que parfois, vos codes à vous peuvent choquer l'institution, qui est l'Assemblée. Par exemple, sur la réforme des retraites, vous avez lancé sur Twitter un concours des meilleures photos de blocus de lycée ou de campus, avec à la clé une visite de l'Assemblée à vos côtés. Ça vous a lu une réplique assez sèche de la présidente de l'Assemblée. La politique n'est pas un challenge TikTok. Vos adversaires vous ont reproché d'abaisser la politique.

3:22
Présentateur

C'est elle qui abaisse la politique tous les jours. Il y a Elbron Pivet. J'ai beaucoup de critiques à faire sur elle, la manière qu'elle a d'user sa fonction de députée. Et en vérité, je ne lui demande pas non plus son avis.

3:31
Louis Boyard

Mais vous avez le sentiment que ça tire vers le haut de faire ce genre de choses ?

3:36
Présentateur

Je crois sincèrement oui. Parce qu'au fond, qu'est-ce qu'ils ont reproché dans cette vidéo ? Ce n'est pas le fait que j'utilise TikTok. Ils s'en fichent de ça. Ce n'est pas le fait que je fasse un challenge TikTok. Ils s'en fichent de ça. C'est le fait que je reconnaisse aux jeunes la légitimité de bloquer leurs lycées et leurs universités. Et c'est mon opinion politique. Je reconnais aux jeunes la légitimité politique de bloquer leurs lycées et leurs universités. C'est ça qui les a scandalisés. Et justement, nous, on ramène des sujets vis-à-vis de la jeunesse, vis-à-vis de leur légitimité de bloquer, sur les questions de réchauffement climatique, sur les questions de précarité.

Et ce sont des choses qu'ils n'ont pas envie d'entendre. Parce que ce sont des sujets sur lesquels ils sont mauvais. Et parce qu'on leur met dans les yeux la misère dans laquelle ils enferment les jeunes, alors ils s'indignent et ils préfèrent regarder le doigt plutôt que la lune.

4:18
Louis Boyard

Alors là, vous parlez politique et d'un coup, vous animez et vous prenez un ton différent. Et ça m'intéresse parce qu'il y a votre façon aussi de faire de la politique qui est différente. elle détonne dans le paysage de l'Assemblée. À peine élu député, vous vous êtes fait remarquer, c'était lors de la toute première séance de l'Assemblée, vous étiez là en tant qu'assesseur et vous avez refusé de serrer la main de plusieurs députés du Rassemblement National. C'était quelque chose de préparé ?

4:42
Présentateur

Pas du tout. C'est quelque chose, quand je me suis retrouvé à cette position, je me suis dit, mais je n'ai pas envie de leur serrer la main. Parce que je n'ai pas envie de serrer la main. C'était pas un coup médiatique. Non, ce n'était pas un coup médiatique. Écoutez, vous arrivez, je ne pensais pas que ça allait monter comme ça. Mais ça a permis de mettre en avant un sujet politique qui est celui de l'institutionnalisation du Rassemblement National et du fait que ce qui était anormal il y a 20 ans est devenu normal aujourd'hui. Et donc moi, je ne voulais pas leur serrer la main parce que je ne serre pas la main aux gens du RN quand j'en croise.

Parce que je pense que ces gens ont des idées politiques qui sont nauséabondes et qui même sont incompatibles avec la République. Donc je n'ai pas voulu le faire. parce que c'est la personne que je suis. Et derrière, ça a fait du bruit. Et donc du coup, on a utilisé le bruit que ça a fait pour porter un sujet politique qui est celui de l'institutionnalisation du RN dans l'Assemblée Nationale.

5:27
Louis Boyard

Vous donnez souvent l'impression de vivre votre engagement comme un combat presque physique, comme un corps à corps avec l'ennemi. Mais sans j'ai pas. On va prendre des exemples. Par exemple, vous avez été blessé au pied par un tir de flashball pendant une manif des Gilets jaunes. Vous avez rendu fou Cyril Hanouna sur son plateau télé. Et il vous a traité de tocard, de merde et de bouffon. Et il y a des militants d'extrême droite qui sont venus vous menacer sur le campus de la fac de Bordeaux où vous vous êtes rendu avec votre collègue Carlos Martins Bilongo. On a l'impression qu'avec vous, la politique, ça se transforme forcément un peu en combat de boxe.

Il faut forcément une dose d'agressivité, voire de violence.

6:04
Présentateur

Alors moi, je lâche. Vous pouvez regarder. Dans tous les sujets dont vous parlez, c'est pas moi qui suis violent. C'est des gens qui essayent d'être violents avec moi. Vous déclenchez une forme d'agressivité ? Mais vous n'avez pas le sentiment d'être agressif ? Non, je ne crois pas. Et d'un autre côté, je suis aussi lucide en disant que dans la politique, il y a une forme de violence. La politique, ce n'est pas que les beaux discourses ou les dorures de la République. C'est des conséquences dans la vie des gens. Et pour beaucoup, la vie est violente. Pour beaucoup, la misère est violente. Pour beaucoup, la politique de Macron et les mots du Rassemblement National sont violents.

Vous avez un mot d'ordre qui est de tenir tête. Oui. C'est ça aussi qui se traduit à travers votre façon de faire la politique ? Oui, bien sûr. Parce que, en fait, oui, il faut leur tenir tête parce qu'on ne reconnaît souvent pas la légitimité à la jeunesse de tenir tête à la classe politique, à la classe médiatique. Et à beaucoup d'autres, on ne leur reconnaît pas cette légitimité. Et oui, c'est un combat politique. Il faut l'assumer comme tel. Et c'est sain d'ailleurs de l'assumer. Alors,

6:56
Louis Boyard

la contrepartie de tout cela, c'est que l'adresse de votre domicile a été dévoilée sur les réseaux sociaux, sur Internet. Vous avez été suivi jusque chez vous. Vous avez reçu des menaces de mort à votre domicile. Tout ça, vous a valu d'être placé sous protection policière. Surveillance policière. Sous surveillance policière. Mais vous dites quoi ? C'est le prix à payer de votre engagement ?

7:15
Présentateur

Vous vivez comment ça ? C'est la preuve qu'on touche le bon bout. C'est-à-dire que si jamais il y a des gens qui en sont réduits à tout cela pour nous intimider, c'est bien qu'on leur fait peur. C'est bien qu'on les embête. Donc du coup, écoutez, j'ai envie de dire, tant mieux.

7:28
Louis Boyard

On va remonter un peu dans le temps pour voir que cette façon que vous avez de mener vos combats, elle était là dès vos tout débuts. C'était en fin 2017. Vous étiez lycéen. On a détecté de l'amiante dans votre établissement. C'était à Villeneuve-le-Roy. Et vous avez alors pris la tête de la mobilisation des élèves.

7:45
Présentateur

On est fatigué de tout ça. Et puis surtout, il faut penser à notre bac. On a des élèves qui sont en décrochage scolaire, qui ont vraiment arrêté les cours. On en a d'autres qui vont échouer sur leur bac. On est les premières victimes de tout ça.

7:56
Louis Boyard

Alors ça, c'est une de vos toutes premières prises de parole. Vous me voyez rire parce que...

8:00
Présentateur

C'est drôle. De vous revoir comme ça à l'époque. C'est drôle de revoir.

8:05
Louis Boyard

Vous avez l'air vraiment très à l'aise pour cette prise de parole comme si vous aviez fait ça toute votre vie.

8:10
Présentateur

Ça tient à quoi ? C'est qu'à ce moment-là, j'essayais d'expliquer que laisser des élèves respirer de l'amiante, c'était dangereux. Et je m'acharnais à essayer de répéter des évidences jusqu'à ce qu'elles soient entendues.

8:22
Louis Boyard

Mais comment vous en êtes venu à prendre la parole au nom de vos camarades de lycée ?

8:26
Présentateur

C'est parce que il y a eu l'histoire avec l'amiante, avec les collègues du lycée. On s'est dit on va monter un syndicat, on va se battre. Et puis naturellement, c'est comme ça, c'est moi qui ai commencé à prendre la parole.

8:38
Louis Boyard

Vous avez des prédispositions ?

8:39
Présentateur

Écoutez, apparemment, ça a fonctionné.

8:42
Louis Boyard

Alors par la suite, vous êtes devenu président de l'UNL, l'Union Nationale Lycéenne. Vous êtes battu contre Parcoursup, contre la réforme du bac et globalement, on peut dire, contre la politique d'Emmanuel Macron. Comment vous êtes politisé aussi jeune ?

8:55
Présentateur

Quand j'ai terminé la lutte dans mon lycée, on a bloqué pendant trois mois avec le soutien des professeurs qui ont effectué un droit de retrait. On a obtenu la reconstruction du lycée et après, l'un des membres du syndicat dans lequel j'étais est venu me voir et m'a dit ils sont en train de faire Parcoursup. A ton avis, vu le lycée pourri d'où tu viens, tu penses que tu as plus ou moins de chance qu'un autre.

J'étais en train de comprendre que j'étais de ceux qui allaient se faire avoir donc je me suis battu contre Parcoursup et puis après, il y a eu la réforme du lycée, la réforme du baccalauréat et à chaque fois que je m'engageais politiquement dans une cause, j'ai découvert qu'il y en avait mille autres. Alors vous avez été

9:27
Louis Boyard

dans une grande précarité pendant la durée de vos études. Vous avez fait la manche ponctuellement, vous avez bénéficié de l'aide alimentaire pour les étudiants, vous en parlez souvent d'ailleurs de ce sujet dans l'hémicycle et vous avez même d'y aller de la drogue à un moment pour vous aider à payer vos études et sur ce dernier point, c'est un sujet dont vous ne voulez plus parler. Pourquoi ?

9:46
Présentateur

Alors, même en plus en général en fait, c'est assez difficile de pouvoir parler de précarité étudiante en parlant de sa précarité étudiante parce qu'à chaque fois, j'ai l'impression qu'on rend la chose pathétique. Je veux dire, il n'y a rien de pathétique. En même temps, ça vous donne peut-être une forme de légitimité à en parler. Oui, mais justement, cette légitimité-là, elle ne vient pas du fait qu'il n'y a rien de pathétique dans la précarité étudiante. Tous les étudiants sont dans la précarité et ce n'est pas faire la manche qu'aller demander 2 euros pour un sandwich.

Tout le monde fait ça et sur la question de la drogue, c'est quelque chose dont je n'ai pas forcément envie de parler parce qu'encore une fois, on va plus parler de ce sujet-là, le caricaturer, que du véritable sujet qui sont les étudiants qui vivent dans la précarité. C'est ça en fait. Et quand j'essaye de parler de moi ou même quand on se retrouve à avoir un effet médiatique qui fait qu'on parle de moi, mon seul objectif, c'est de parler de politique ensuite, de parler de tout le monde. Et je fais justement attention sur les sujets dans lesquels je mets en avant parce que je ne veux pas être le centre du sujet. Le centre du sujet, c'est l'intérêt général.

10:38
Louis Boyard

Aujourd'hui, vous gagnez 5 841 euros net par mois, je crois, en tant que député. Vous avez dit récemment je ne suis pas à l'aise, je ne vois pas en quoi une telle somme est justifiée, c'est indécent. Il faudrait faire quoi, selon vous, pour que vous méritiez cette somme d'argent

10:52
Présentateur

en tant que député ? Ce n'est pas une question de mérite, ce n'est pas une question de rapport à soi, c'est une question de rapport aux autres. Tous les jours, je fréquente des personnes qui vivent avec 400 euros par mois. Il y a une autre chose qui me marque beaucoup, c'est le bureau de poste que nous avons à l'Assemblée nationale avec des fonctionnaires en nombre, dévoués, compétents, ouverts très souvent et le bureau de poste de ma ville, Villeneuve-Saint-Georges, qui n'est quasiment pas ouvert. Et en fait, je vois un tel décalage entre le service public et le revenu qui est proposé aux Français et notre service public à nos députés et notre revenu à nous.

C'est un décalage qui me met mal à l'aise.

11:24
Louis Boyard

Quel regard est-ce que vous portez sur votre mandat de député aujourd'hui ? Est-ce que c'est à la hauteur de ce que vous espériez ? Est-ce qu'il y a des déceptions ? Est-ce qu'il y a des frustrations ?

11:32
Présentateur

Je m'attendais à ce que la nouvelle composition de l'Assemblée nationale nous permette de faire avancer des sujets qui soient consensuels. Le fait qu'il n'y ait pas de majorité, qu'on puisse réussir à faire passer des lois, finalement non. Tout le monde est plus sectaire les uns que les autres et c'est difficile de pouvoir véritablement faire avancer l'intérêt général avec nos propositions. Mais par contre, on a des débats de fond, on a une Assemblée nationale qui est regardée et ça permet de mener la bataille culturelle.

Et je me sens très à l'aise dans cette Assemblée nationale parce que je sais que beaucoup ne m'aiment pas et d'un autre côté, je ne cherche pas à être aimé par eux, je cherche à mener une bataille culturelle et beaucoup de Français nous regardent et c'est ce que je trouve bien. On passe à notre quiz à présent si vous voulez bien.

12:08
Louis Boyard

Je vous explique le principe. Je vais commencer une phrase et c'est donc vous qui allez la compléter. Devoir porter une veste dans l'hémicycle,

12:18
Présentateur

ce n'est pas obligé de le mettre dans le règlement. Mais vous le faites, vous l'avez aujourd'hui. Je n'ai pas le choix parce qu'ils ont fait un règlement de l'Assemblée. Mais en dehors de l'hémicycle, vous l'avez la veste. Oui, parce qu'ensuite à tout moment, vous devez rentrer dans l'hémicycle pour aller à 20. Donc je voulais constamment, histoire d'être constamment prêt à pouvoir aller voter. Une bonne prise de parole dans l'Assemblée doit forcément être comprise. Si je dis ça, c'est parce que quand on parle à l'Assemblée, on ne parle pas uniquement pour les députés, on parle pour les personnes qui nous regardent.

Et j'ai même envie de dire qu'on parle plus pour les personnes qui nous regardent. Et donc l'objectif, c'est d'être intelligible pour le public auquel on veut parler. Et c'est d'ailleurs le sens de tout ce qu'on fait sur les réseaux sociaux.

12:53
Louis Boyard

Juste pour conclure, vous avez été élu à 22 ans. Vous voyez faire de la politique jusqu'à plus de 70 ans comme Jean-Luc Mélenchon ou toute autre chose ?

13:00
Présentateur

C'est une grande question que je me pose.

13:03
Louis Boyard

Avocat, vous rêviez d'être avocat ?

13:04
Présentateur

Moi, je rêve toujours d'être avocat. J'aimerais être avocat pénaliste. Merci.