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interviewCaraïbes Entrepreneurs· 26 juin 2025 9 min

Béatrice Bellay dit des vérités à l'assemblée Nationale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous, bienvenue sur car entrepreneur. Je suis très content de vous retrouver pour cette nouvelle vidéo. Donc aujourd'hui, nous allons parler de Béatrice Bélet, donc qui a parlé à l'Assemblée nationale concernant son mécontentement euh par rapport à la vie chère, par rapport à l'insécurité qui augmente en Martinique et en Guadoue.

Il faut dire que ces derniers temps Martinique il y a eu pas mal de personnes qui ont été tuées pas en mafeu et ça c'est c'est terrible. Donc voilà, donc elle a parlé de son mécontentement par rapport à cela et elle a aussi euh fait allusion aussi à la venue du groupe Cassave, voilà, et à l'Élysée. Donc en fait, on savait pas trop comment le prendre puisque vu que ce qui s'est passé par rapport avec le Air en Martinique euh notamment euh par rapport voilà aux revendications et comme par hasard, ils invitent au groupe Cassave à l'Élysée.

Voilà, je sais pas, je veux pas faire d'allusion mais ça me paraît un petit peu bizarre cette histoire. Voilà. Est-ce que c'était pour je sais pas est-ce que c'était pour défier les Antillet ?

Est-ce que c'était pour je sais pas et puis comment le groupe Cassa aussi dans quel état d'esprit ils étaient par rapport à cela ? Dites-moi dans les commentaires ce que vous pensez par rapport à ça parce que ça me fait un petit peu comment le groupe Casso en fait Josin Bir voilà tout le groupe a pu jouer comme ça sachant que chez eux ils ont passé des moments très difficiles durant les derniers mois. Voilà.

Donc euh je vous laisse écouter Beatrice Béet. En tout cas, c'est une députée que j'apprécie beaucoup parce que c'est une femme qui se bat pour son île. C'est une femme qui aime son île, qui aime les gens et elle n'hésite pas à parler franchement, à dire les mots, à pointer du doigt ce qui va pas et je suis entièrement d'accord avec elle.

On regarde tout de suite et je reviens tout de suite après pour un petit commentaire les amis. À tout de suite. C'est pas seul médicament nous.

Non, la présence de Cassave sous les ordres de l'Élysée ne saurait masquer les réalités de nos vies, ne saurait masquer. Non. Donc du coup, je suis revenu avant.

Donc vous avez, elle a dit que la présence de Cassave ne serait masquée des réalités de nos vies. Voilà parce que la musique c'est bien beau mais la musique ça résout pas tout. Plus unitaire les exigences que nous avons pour les pays des océans dit d'outre mer.

Ce que nous voulons c'est de la justice sociale, sanitaire, environnementale, économique et foncière. Nous voulons des actes, nous voulons des droits. Or, le compte n'y est pas.

Il n'y a pas le compte n'y est pas lorsqu'à l'approche des grandes vacances, des milliers d'étudiants de famille Martiniquaise, Guadeloupéenne, Guyanaises, Réunionnaises et même au-delà vivent un exil contraint incapable de regagner les leurs. Faute de moyens, faute de prix raisonnable des compagnies aériennes qui ne effectivement on se rend compte que les billets d'avion sont de plus en plus chers. Euh c'est vraiment énorme.

Euh je sais pas comment on peut arriver à avoir des prix aussi cher. Euh et ce qui est dommage c'est que pour nous les Domiens, il y a pas vraiment de de prix en fait parce que on habite aux Antilles. Voilà une tarification spéciale et euh j'en vois pour moi, j'ai deux enfants avec ma femme.

Si on doit rentrer aux Antill cet été, il faut compter. Je f entre 6000 et 7000 € ou sinon ça dépend peut-être même plus. et c'est une abération et c'est très très cher.

Donc il y a beaucoup d'étudiants qui peuvent entrer, il y a beaucoup de personnes qui peuvent pas venir voir leur famille. Voilà et c'est une situation qui qui demeure et reste très compliquée en fait. Et c'est pas normal que l'État euh ne trouve pas des solutions par rapport à cela.

C'est vrai que les billets d'avion sont de plus en plus chiant et deviennent de plus en plus chiants. On écoute la suite. Ne cesse de s'engressser sur notre dos en fait faute d'une véritable continuité territoriale.

Le compte n'y est toujours pas et encore moins l'esprit lorsque dans le cadre du protocole signé en octobre en Martinique pour lutter contre la vie chère alors que l'État s'était engagé à financer le fond des frais d'approche, lettre de mission est donnée à votre administration en visite chez nous pour trouver un nouveau tour de pass-pass un welto pour que la consommation locale nos poches déjà éprouvé financent le dispositif de l'État. un comble non une nouvelle péréc l'état zonoupou couillon oui donc quand dit z capouon c'estàd que depuis effectivement le mouvement du airport avec Rodrigu on voit qu'en fait que rien n'avance que rien avance et et c'est toujours la même histoire quoi. Donc euh j'écouté aussi le le président de la chambre de jeunes agriculteurs qui parle aussi la dernière fois, il disait qu'il était quoi parce que ils veulent faire avancer les choses et on leur dit qu'ils sont comme si parce qu'ils sont jeunes, ils connaissent pas tout, ils connaissent pas voilà les t aboutissant, ils disaient qu'au contraire ils sont jeunes agriculteurs mais l'agriculture c'est quelque chose qui évolue et ils ont aussi des idées à donner.

Donc on on constate que euh chez nous en fait, il y a une volonté que que ça reste comme ça parce que ça range certaines personnes et toutes les personnes qui essaient de de se rebeller et et même de donner donner de bonnes idées et ben voilà, on les écoute pas, c'est toujours les mêmes choses, c'est toujours la même politique, c'est toujours le même système et on a une impression de tourner. C'est pour ça que le la politique de de prix concernant la Vicha, ben voilà, on on voit pas le bout quoi tout simplement. Ce que nous demandons, ce n'est pas du veuglage, c'est une politique de réduction des inégalités, des solidarités nationales, une politique qui assure des sécurités.

Et sur ce point non plus, monsieur le Premier ministre, malgré la prolixité de votre ministre de l'intérieur. Le compte n'y est toujours pas. P quant en Martinique, nous déplorons plus de 14 morts par arme à feu depuis le début de l'année. 14 une écat tombe c'est morts.

Vous imaginez 14 morts en Martinique depuis le début de l'année. Nous sommes le 25 juin. Donc on va dire qu'on est à la moitié de l'année.

Donc 14 morts déjà, c'est énorme. Je crois qu'au Martinique, on avait jamais connu ça. C'est vrai que la violence a toujours existé aux antilles.

C'est vrai. Mais la violence d'aujourd'hui, les amis, c'est un truc de malade. C'est un truc de ouf, hein.

Il dégomme les gens comme ça, quoi. Et et vraiment c'est c'est abusé. C'est vraiment abusé.

Donc fait euh l'État, les policiers eux, ils comprennent pas. Ils sont débordés par rapport à cela. Mais c'est vrai qu'il y a de la violence gratuite malheureusement chez nous aujourd'hui.

Ne tombe pas du ciel, ils sont le fruit républicinial d'une assignation à la pauvreté, à la résidence, à l'autodestruction. Quand l'État oublie ses responsabilités sociales et territoriales, quand il laisse prospérer les inégalités, il devient le premier artisan de la violence de C'est vrai que en fait, il y a beaucoup d'inégalités chez nous. Euh moi quand j'ai été en vacances à Martinique, je me suis rendu compte que il y a il y a deux mondes en fait sur une même île, il y a deux mondes.

Tu as les gens qui galèrent et tu as les gens qui ont leur villa, leur piscine et qui vivent bien en fait. Et là, j'étais choqué les amis quand j'ai vu ça. Et et vraiment c'est un truc de ouf.

Et vraiment il y a un il y a un clivage entre ces deux mondes quoi. En fait, c'est autant on voit de la richesse en Martinique et autant on voit de la pauvreté. Et c'est choquant, c'est choquant.

C'est vraiment choquant et c'est dommage parce que rien n'est fait pour que on puisse sortir de ce système. Et voilà. économie parallèle et du narcotrafic de la défiance institutionnelle et démocratique de l'effondrement des repères de la fragmentation du lien social.

Ma question est donc claire. Quand le gouvernement décidera-t-il de mettre en place une véritable politique d'équité territoriale pour la mobilité des ultramarins et de s'attaquer enfin aux racines sociales, économique etoup. Euh ce qu'on voit c'est que elle a elle a vraiment bien parlé et elle a remis en place en fait le le gouvernement le gouvernement et et voilà.

Mais en fait ce qui me choque en fait dans cette assemblée c'est qu'il y a des gens en fait qui sont là mais ils n'en ils n'ont rien à fait. Il y a des gens qui écoutent avec attention et puis il y a d'autres personnes ils sont là ils sont sur leur téléphone ils font leur truc ça les intéresse pas quoi. Et comment voulez-vous que là où on prend des décisions, les gens sont pas intéressés ?

Comment voulez-vous que les choses avancent ? C'est des gens, c'est pas c'est pas des antillères, c'est des français. Donc ces gens-là ne connaissent pas notre culture, ils connaissent pas nos réalités, ils vivent pas chez nous.

Et pourtant, malheureusement, c'est eux qui prennent les décisions pour nos îles, pour notre économie, pour nos politiques. Voilà. Donc dis-moi en commentaire ce que tu penses pas rapport à ça.

En tout cas Beatrice Béet, chapeau à toi. Tu as très bien parlé, tu as très bien réagi et vraiment on a besoin de personnes comme ça pour défendre notre île, pour défendre notre économie, pour défendre nos nos citrins, pour défendre notre donc like, partage, abonne-toi si tu n'es pas encore abonné et laisse-moi un commentaire par rapport à ça. Et on se retrouve très très bientôt pour un prochain podcast sur Caraïbe entrepreneur.

Et d'ici là, porte-toi bien. Ciao. Ciao.