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interviewC à vous· 24 juin 2026 59 min

Elodie Frégé & Francis Perrin - C à Vous l’Intégrale - 24/06/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

-AUX ARMES, CITOYENS... ... - A.-E.Lemoine: "C à vous" jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

Louis est en cuisine aux côtés d'E.Salazar. - L.Amar: Qui nous prépare du maigre. - E.Salazar: Une galette de maïs frite...

De la coriandre, de l'oignon...

Trop bien! Du frais pour la canicule. - A.-E.Lemoine: C'est parfait.

Merci beaucoup. A tout à l'heure pour le dîner de "C à vous". C'est un comédien, scénariste, metteur en scène qui célèbre ses 60 ans de carrière avec un tout nouveau spectacle, "Le Malade imaginaire", qu'il jouera avec 3 de ses 6 enfants.

Une famille formidable déjà réunie sur scène en 2021. - Quelles nouvelles? - Le petit chat est mort. - C'est dommage.

Nous sommes tous mortels. Chacun reste pour soi. - Il est encore plus... - On peut rire. - Il est encore plus gai que nous. - Tu es gai, là?

Tu es pas gai, là. - A.-E.Lemoine: Francis Perrin, Louis, Jeanne, et Clarisse Perrin sont ce soir nos invités.

Bonsoir, cher Francis. Vous êtes entouré de vos enfants: Louis, Clarisse et Jeanne. Bonsoir à tous les 4.

C'est tellement chouette de vous avoir tous les 4 sur le plateau. C'est une grande première pour nous d'avoir presque toute la famille. - F.Perrin: Nous aussi. - A.-E.Lemoine: C'est la 1re fois que vous êtes en direct tous les 4 à la télévision. - F.Perrin: Oui.

Ca me fait très plaisir. - L.Perrin: Je rêvais tellement de faire des émissions en vrai.

Ca m'est déjà arrivé d'en faire quelques-unes en vrai. Etre sur le plateau d'une émission pour de vrai, ça me paraît un peu dépaysant. Ca me fait bien profiter à gogo. - A.-E.Lemoine: On a le sentiment de vous connaître, Louis, mais aussi Clarisse et Jeanne.

Votre père nous a très souvent parlé de vous sur le plateau de "C à vous". C'était une évidence de faire du théâtre avec vos enfants. Ca devait être le dernier spectacle, vous deviez faire vos adieux sur scène en septembre avec "Le Malade imaginaire". - P.Lescure: Définitivement... - F.Perrin: J'avais dit à M.Bouquet que je prendrais un peu de recul.

Il m'a dit que je n'avais pas le droit. - A.-E.Lemoine: Il vous l'a interdit.

Etre une famille, une troupe sur scène, j'imagine que c'est un bonheur inouï. - F.Perrin: C'est extraordinaire. - A.-E.Lemoine: Vous vous êtes souvenu que c'est que vous avait donné L.Seigner? "Tu seras un bon comédien.

Mais pense surtout à être un type bien." - F.Perrin: Ca, c'était important.

Ca faisait partie de son enseignement, non pas d'un professeur mais d'un maître. C'était une rencontre exceptionnelle. Il doit être fier de moi, là-haut. - A.-E.Lemoine: Vos enfants, vous les avez toujours associés à votre métier de comédien.

Clarisse, vous avez 22 ans, mais déjà 16 ans d'expérience théâtrale. Dès vos 6 ans, vous assistiez en coulisses aux représentations de votre père. Vous vous invitez aussi sur scène. - C.Perrin: On peut dire ça. - F.Perrin: "Chat et Souris", c'est à la Michodière.

Elle était en coulisses. Elle m'accompagne. Un soir, elle est rentrée, on était en plein jeu.

Tout à coup, un partenaire me dit de regarder...

On a vu rentrer Clarisse qui a passé sa petite tête. Elle avait 5 ans. Elle a regardé le public et a dit "bonjour".

Elle était contente. - A.-E.Lemoine: Vous avez aussi remis un jour un faux Molière à votre père.

On va voir ces images. Le rêve, c'était de lui donner la réplique un jour. - C.Perrin: Aussi.

On peut dire ça comme ça. C'est la 2e fois...

Au théâtre, c'est la 2e fois. Dans "Mongeville", on avait fait une petite scène entre nous. Jamais deux sans trois. - A.-E.Lemoine: Jeanne, c'est la 1re fois. - J.Perrin: Oui.

C'est impressionnant. J'ai toujours admiré mon papa dans sa carrière de comédien. Je me destinais à ça depuis très longtemps.

Avoir l'opportunité de partager la scène avec lui et le reste de ma famille, c'est une hâte énorme. - A.-E.Lemoine: Louis, vous avez d'abord été l'un des spectateurs les plus fidèles de votre père.

C'était toujours à l'issue d'une représentation de "Chat et Souris". Vous avez été appelé à venir faire les saluts au public à la fin de la représentation. - F.Perrin: C'était à la Michodière!

C'est un destin. - A.-E.Lemoine: Depuis les applaudissements, vous êtes devenu accro. - L.Perrin: Je n'en revenais pas de voir mon papa jouer dans un spectacle de théâtre.

Je suis né dans une belle famille de théâtre. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans le métier de comédien? - L.Perrin: Ce qui me plaît le plus, c'est de profiter des voyages, profiter des différents théâtres, loges et plateaux, visiter les théâtres...

Et aussi de faire plaisir aux gens et me faire plaisir en profitant de bien jouer, comme un comédien professionnel. Mais je le suis. Je suis un comédien professionnel. - A.-E.Lemoine: C'est extraordinaire que Louis soit devenu un comédien professionnel. - F.Perrin: C'est formidable.

C'est merveilleux. Son autonomie, cette passion du théâtre que j'ai pu transmettre...

C'est ce qu'on veut faire avec "Le Malade imaginaire". C'est la famille Molière. Cet esprit de troupe et, en même temps, une complicité en permanence, une joie de jouer et de faire plaisir, faire rire.

C'est une comédie brillante. - P.Lescure: Grande surprise, ce nouveau spectacle est signé d'un certain Molière, "Le Malade imaginaire", avec vous, Francis, dans le rôle principal.

Jeanne dans le rôle de sa femme, Béline. Clarisse, vous jouez Angélique et Louison. Louis, vous serez Thomas Diafoirus, le fils du médecin.

Chez Francis, Molière est une quasi-obsession depuis toujours. Regardez ce document de 1973. F.Perrin est encore pensionnaire de la Comédie-Française. - Ce soir, nous vous présenterons tout simplement "Le Médecin volant".

Une farce de monsieur Molière. - P.Lescure: Vous vous souvenez de ça? - F.Perrin: Oui.

C'était ma 1re mise en scène quand je suis rentré au Français. Louis va jouer le rôle de Thomas. C'est le 1er rôle que j'ai joué quand je suis rentré à la Comédie-Française. - P.Lescure: Le passage de témoin. - P.Cohen: Avec un chapeau pointu? - F.Perrin: Oui.

Le chapeau de médecin. - P.Lescure: Vous avez tous les 3 grandi près de ce père obsédé par Molière.

Molière, chez les Perrin, c'est comme un membre de la famille, un vieil oncle. - J.Perrin: Le buste dans le salon... - C.Perrin: Jusqu'aux noms des animaux. - P.Lescure: Sylvestre, c'est l'un des chats.

Il y a aussi Précieuse. Le nom de la chienne... - F.Perrin: Toinette.

Quand ils étaient à l'école, quand la maîtresse demandait si quelqu'un pouvait dire qui était Molière...

Ils levaient le doigts et disaient que c'était l'ami de papa. - A.-E.Lemoine: Que répondait la maîtresse? "Oui, bien sûr...

Allez, les Perrin." - P.Cohen: Francis, metteur en scène.

On va voir une autre mise en scène où vous dirigez Louis. En 2019, pas très indulgent... - O, disgrâce imprévue, misérable père... - Tu dois prendre mon ton à moi.

Tu es un peu mou. Exactement! - Ca te plaît de faire ça? - L.Perrin: Oui.

Surtout le Molière que je vais jouer avec mon F.Perrin, papa. - P.Cohen: Comment c'est de se faire diriger par son père? - J.Perrin: On n'a pas encore commencé... - C.Perrin: C'est très particulier mais c'est génial.

Mais il y a ce côté d'exigence...

Plus que sur les autres comédiens. Il a ce rôle de père mais, surtout, il a toujours ce rôle de metteur en scène qui reste bien là. Mais il y a un côté du papa qui est là, qui est exigeant et précis.

C'est une confiance que tu nous donnes. On doit arriver à la hauteur de ce que le metteur en scène et le papa demandent. - J.Perrin: Il nous connaît mieux que n'importe quel metteur en scène.

Il sait où aller... - A.-E.Lemoine: Il sait quand vous n'avez pas dormi, quand vous avez fait la fête la veille et que vous n'auriez pas dû. - F.Perrin: Quand tu jouais, tu étais toujours en énergie. - L.Perrin: Oui.

J'ai toujours l'énergie. Je me sens tellement heureux de faire rire les gens. Je me suis tellement habitué à mon métier de comédien professionnel que j'ai décidé de créer ma propre pièce de boulevard! - A.-E.Lemoine: Vous êtes auteur, maintenant? - F.Perrin: Il va écrire, oui. - A.-E.Lemoine: Vous allez embaucher votre père? - L.Perrin: Non. - A.-E.Lemoine: Pourquoi? - L.Perrin: J'ai envie d'être l'unique Perrin sur scène. - A.-E.Lemoine: Un Perrin en cache beaucoup d'autres.

Là, ce sera votre pièce avec vous, seul en scène. - L.Perrin: Je vais être le seul Perrin sur scène.

Je serai accompagné de 8 jolis comédiens. - A.-E.Lemoine: Ils sont au courant? - L.Perrin: Oui. - A.-E.Lemoine: Tout est prévu? - F.Perrin: Oui. - A.-E.Lemoine: Ce sera au théâtre de la Michodière? - L.Perrin: Je pense que oui.

C'est prévu pour 2028. - A.-E.Lemoine: Tout est programmé.

C'est extraordinaire. Vous dites très joliment, Louis, que jouer avec votre père, ça vous fait du bien. - F.Perrin: C'est extraordinaire...

C'est une transmission extraordinaire. Il y a cette joie d'être en scène, ce plaisir, ce qu'il faut pour un comédien. Cette remise en question qu'il a, cette régularité exceptionnelle de toujours bien faire et faire plaisir. - L.Amar: Le théâtre, pour vous, Francis, ça a commencé au début des années 70 avec le conservatoire.

Vous avez été le lauréat du concours. - Veuillez faire entrer monsieur F.Perrin et A.Dussollier. - F.Perrin: Je suis ému.

C'est fantastique. On ne vit ça qu'une fois. - A.Dussollier: On y croit.

On n'y croit pas...

Je sais pas. - L.Amar: C'est votre plus beau souvenir? - F.Perrin: C'est extraordinaire.

Ca a lié une amitié de marbre. Des amitiés qui se font comme ça, de plus de 50 ans...

C'était merveilleux. A ce moment-là, il y avait 3 chaînes. La première chaîne ouvrait le 20h en disant qu'il y a les lauréats du concours, F.Perrin et A.Dussollier. - A.-E.Lemoine: Vous aviez 25 ans.

Il n'a pas changé, votre père. - J.Perrin: C'est toujours la même énergie. - F.Perrin: Le même enthousiasme, la même passion. - A.-E.Lemoine: "Le Malade imaginaire", au théâtre de la Michodière à partir du 2 septembre.

Contrairement à ce qui a été annoncé par F.Perrin, ça ne sera pas les adieux à la scène de F.Perrin. - J.Perrin: Il ne sait pas s'arrêter. - A.-E.Lemoine: Les filles, ça ne vous étonne pas. - J.Perrin: On ne peut pas imaginer une fin. - C.Perrin: Papa sera toujours sur scène.

Je ne suis pas surprise. - A.-E.Lemoine: On annonce déjà la 1re pièce signée L.Perrin en 2028.

Le lieu sera à définir mais il y aura 8 comédiens à vos côtés sur scène. Vous reviendrez nous en parler? - L.Perrin: Oui.

J'ai tellement envie de faire une émission sur ma propre pièce de théâtre. - A.-E.Lemoine: C'est un deal!

Marché conclu. - P.Lescure: Le rendez-vous est pris. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous pour L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Je ne sais pas vous, peut-être une question de génération, mais, moi, les combats de MMA, tellement violents, pour l'anniversaire de D.Trump, m'ont laissé une sale impression.

Notamment avec l'état du visage démoli d'un des battus. J'ai grandi Avec de grands lutteurs devenus souvent catcheurs, comme L.Ventura, avant qu'il embrasse l'immense carrière de comédien que vous savez.

Un très joli bouquin raconte l'histoire d'Henri Deglane, le 1er grand lutteur puis catcheur français. Il était tellement fort, tellement costaud qu'à 22 ans, aux Jeux olympiques de Paris en 1924, il a été champion olympique de lutte gréco-romaine. Comme l'explique l'auteur de ce bouquin, "heureusement qu'on a fermé les yeux sur ce qu'il faisait avant les Jeux". - Il s'inscrit dans une lignée de lutteurs qui a beaucoup travaillé dans les baraques de lutte foraine.

Les lutteurs étaient là pour gagner leur vie. En tant que professionnel, il n'avait pas le droit de pratiquer cette lutte. Il aurait pu être disqualifié. - P.Lescure: Il ne l'a pas été.

Il a été champion olympique. L'Amérique fait appel à lui. Il va aux Etats-Unis.

Il découvre l'ancêtre du catch qui portait un nom à rallonge... - On lui parle de catch-as-catch-can.

C'est l'ancien nom pour désigner le catch. Il le connaissait un peu en France. La lutte foraine était un peu scénarisée.

C'est démultiplié aux Etats-Unis. C'est un sport, un spectacle, un cirque, du théâtre...

Les spécialistes parlent d'art total pour qualifier cette discipline. - P.Lescure: Ensuite, ce sera la guerre.

Le ministre des Sports dans le gouvernement de Vichy interdit le catch car il veut des sports et des athlètes plus que purs. Après la guerre, il va populariser le catch. Avec Henri, l'entraînement, c'était du sérieux. - J'ai fait un tour de force qui m'a été demandé par la presse à Paris.

Ils m'avaient mis au défi de monter l'escalier de la tour Eiffel avec une charge de l'ordre de 80 et 100 kg. J'ai pris un lutteur qui faisait 87 kg. Je l'ai mis sur le dos.

Arrivé en haut du 1er étage, les jambes commençaient...

Il faut le faire. - P.Cohen: Même sans lutteur sur le dos... - P.Lescure: Chez nous, le catch a été popularisé à la télé quand il y avait 3 chaînes par un certain Roger Couderc.

Dans ce sport qui faisait du spectacle, il y avait aussi des blessures. - Le nombre de blessures qu'il a...

C'est un CV. Plus on a de blessures, des fractures de la clavicule, du poignet...

Plus ça veut dire qu'on est bon et qu'on est respecté pour ça. Ce qu'on ne voyait pas à l'époque, c'est les commotions cérébrales. Il finira la fin de sa vie demi-paralysé, comme beaucoup de catcheurs.

Il a eu la chance de pouvoir vivre jusqu'à plus de 70 ans. - P.Lescure: J'en profite pour vous raconter en 2 mots, vous rappeler l'histoire d'un autre Français qui a été un grand géant et un catcheur aux Etats-Unis.

On l'appelait André Le Géant. Il faisait 2,14 m...

Le voisin de son père s'appelait S.Beckett. Il amenait André à l'école dans un camion puisqu'il ne rentrait pas dans le bus scolaire.

André, en 1979, essayait d'entrer dans une 4L. Mission presque impossible. - Avec 2,14 m de hauteur et 171 kg de muscles...

A part le catch, j'aime les courses automobiles. ... - P.Lescure: C'était juste une évocation d'André Le Géant. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.

C'était l'un des moments forts de la Fête de la musique samedi dernier sur France 2, en direct du théâtre antique d'Orange, quand E.Frégé et 60 choristes ont repris "La Groupie du pianiste", de M.Berger. - Il a des droits sur son sourire.

Elle a des droits sur ses désirs. La groupie du pianiste. Elle sait rester là sans rien dire...

La groupie du pianiste. ...

Quand le concert est terminé, elle met ses mains sur le clavier en rêvant qu'il va l'emmener passer le reste de sa vie, tout simplement à l'écouter... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, E.Frégé.

C'est parti, direct! - J'ai pas demandé à venir au monde. Je voudrais seulement qu'on me fiche la paix.

J'ai pas envie de faire comme tout le monde, mais il faut bien que je paye mon loyer. Je travaille à l'Underground Café. - UN JOUR, VOUS VERREZ, LA SERVEUSE AUTOMATE S'EN ALLER CULTIVER SES TOMATES. - Qu'est-ce que je vais faire aujourd'hui?

Qu'est-ce que je vais faire demain? C'est ce que je me dis tous les matins. Qu'est-ce que je vais faire de ma vie?

Moi, j'ai envie de rien. J'ai juste envie d'être bien. Je veux pas travailler juste pour travailler.

Pour gagner ma vie comme on dit. Je voudrais seulement faire quelque chose que j'aime. Je ne sais pas ce que j'aime - C'EST TON PROBLEME. - De temps en temps, je gratte ma guitare.

C'est tout ce que je sais faire de mes dix doigts. J'ai jamais rêvé d'être une star. J'ai seulement envie d'être moi.

Qu'est-ce que je vais faire aujourd'hui? Qu'est-ce que je vais faire demain? C'est ce que je me dis tous les matins.

Qu'est-ce que je vais Faire de ma vie? S'en aller cultiver ses tomates au soleil, au soleil! Au soleil!

Au soleil! Au soleil! - AU SOLEIL! - A.-E.Lemoine: E.Frégé, un avant-gout de "Berger Story".

Bravo. Merci beaucoup. C'est demain, la première. - E.Frégé: Oui, à Bobino. - A.-E.Lemoine: Qui est le plus stressé? - E.Frégé: Même si c'est mon métier, je suis toujours impressionnée par la fièvre qui donne envie à ces gens de venir bénévolement nous accompagner sur ce répertoire magnifique de M.Berger.

C'est très impressionnant de les entendre se réunir, de faire ces harmonies tous ensemble. C'est une énergie énorme. C'est presque chamanique.

On est poussé par ce choeur. On a parfois envie de s'agenouiller. - A.-E.Lemoine: Vous avez eu les jambes coupées la 1re fois que vous avez chanté.

A Bobino et partout en France, vous serez accompagnée de 200 choristes. Vous avez chanté un concert avec plus de 2000 choristes? - E.Frégé: On a commencé la tournée avec le théâtre antique d'Orange, qui est impressionnant.

On pouvait aussi placer ces 2000 choristes autour de nous. J'aurais voulu les serrer dans mes bras un par un. Quand ils ont commencé à chanter, je me suis dit: "Waouh, quel cadeau!" - A.-E.Lemoine: Cette aventure collective est une des raisons qui vous ont donné l'envie de faire ce spectacle.

L'autre raison, c'est M.Berger et son répertoire extraordinaire. Il vous donne l'impression d'avoir écrit pour vous, Elodie? - E.Frégé: J'espère ne pas me tromper, mais ça donne l'impression à chaque personne...

C'est un maître de l'intimité. Il reste dans la simplicité. Je lui envie beaucoup.

Je suis très complexe, même dans mon écriture. Chaque chanson peut correspondre à un pan de la vie de l'un d'entre nous et nous aider à le dépasser, parfois. - A.-E.Lemoine: Sur scène, vous chanterez "La Groupie du pianiste", "Paradis blanc" et "Message personnel"... - P.Cohen: C'est l'une des plus grandes chansons de M.Berger. - E.Frégé: J'ai l'impression que c'est celle-là qu'il a écrite pour moi. - P.Cohen: Il se raconte beaucoup, là. - M.Berger: Si tu crois un jour que tu m'aimes, ne le considère pas comme un problème.

Si tu ne sais pas où la vie t'amènes, viens me retrouver. - SI LE DEGOUT DE LA VIE VIENT EN TOI, SI LA PARESSE DE LA VIE S'INSTALLE EN TOI, PENSE A MOI. - A.-E.Lemoine: On a envie de vous entendre chanter quelques notes... - E.Frégé: Au bout du téléphone, il y a votre voix.

Il y a les mots que je ne dirai pas...

Mais si tu crois un jour que tu m'aimes, n'attend pas un jour, pas une semaine, car tu ne sais pas où la vie t'emmène. Viens me retrouver. A Bobino! - P.Lescure: "Un maître de l'intimité", avez-vous dit joliment.

Il a laissé un patrimoine et un héritage considérables, avec ses 12 albums solo et tout ce qu'il a écrit pour d'autres, et singulièrement pour F.Gall. Il aimait particulièrement écrire pour les femmes.

Il l'expliquait assez joliment et d'une manière très personnelle à A.Sinclair. - A.Sinclair: Vous avez écrit que pour des femmes.

Quand on est un homme, on peut chanter Berger? - M.Berger: On n'a pas envie de chanter pour les autres hommes.

Je n'ai pas envie d'écrire pour eux. Ce que j'ai envie de dire pour les hommes...

J'ai écrit une chanson qui est "C'est difficile d'être un homme aussi". C'est une chanson qui n'est pas du MLF, mais de l'autre côté. Je n'ai pas envie de l'écrire pour un garçon.

J'ai envie de la chanter. - P.Lescure: C'est exceptionnel, quelqu'un qui a autant écrit pour les femmes. - E.Frégé: Oui, et il y a aussi Gainsbourg, mais d'une autre manière.

Il avait une polarité féminine assez conséquente, comme certaines femmes l'ont. Je trouve que l'équilibre se faisait bien avec F.Hardy.

Il y a eu un échange avec V.Sanson. L'inspiration était au coeur du coeur, si je puis dire. - P.Cohen: On va parler d'un autre artiste qui vous a inspirée, avec qui vous avez travaillé. 20 ans, la parution de l'album que vous avez réalisé avec B.Biolay, qui s'appelait "Le Jeu des 7 erreurs". - E.Frégé: Non, pas sur les lèvres, même pas en rêve... - P.Cohen: Très grande réussite.

On l'écoute aujourd'hui avec beaucoup de plaisir. - E.Frégé: Je me lasse de beaucoup de choses dans la vie, mais pas de cette chanson.

C'est un des plus beaux cadeaux qu'on m'ait faits. - P.Cohen: C'est la chanson qui vous a permis de vous émanciper de votre étiquette de la "Star Ac". - E.Frégé: Ca m'a permis de commencer à composer et écrire.

J'ai commencé à chanter avec la voix qui était la mienne. Ca a été le début de ce chemin, qui est certes tortueux, mais sympathique. - P.Cohen: Je rappelle que vous avez gagné l'édition 2003. - A.-E.Lemoine: Ah ouais?

J'avais oublié. - E.Frégé: J'oublie, parfois. - L.Amar: En parallèle de votre carrière de chanteuse, vous êtes aussi comédienne.

On vous a vue pour votre 1er rôle à la télé dans "Meurtres à Millau". C'était avec J.-P.Darroussin, comme partenaire. - Bonjour, Adrien. - Bonjour, Alice. - Drôle d'endroit pour une 1re rencontre. - Pas le plus approprié, effectivement.

Excusez-moi...

Enchanté. Capitaine Adrien Nerval... - Nerval, comme Nerval? - Oui.

C'est mon beau-père, le père de mon mari. - D'accord. Vous allez faire équipe ensemble? - C'est l'idée. - L.Amar: J.-P.Darroussin, avec qui vous aviez déjà joué au théâtre.

Ca vous a rassurée de l'avoir comme partenaire pour votre 1er rôle? - E.Frégé: Ca m'a enthousiasmée.

J'adore Jean-Pierre. C'était une super belle rencontre. Je me dis jamais deux sans trois.

Quand on m'a dit que c'était lui, le personnage masculin, je me suis dit que c'était fou. "Il se replante sur mon chemin." J'ai beaucoup de chance de l'avoir dans ma vie et d'avoir pu partager ces moments avec lui.

C'est une belle école. - A.-E.Lemoine: A Bobino, peut-être, dans la salle. - E.Frégé: Je vais l'inviter. - A.-E.Lemoine: Ca dure jusqu'au 5 juillet.

Qu'est-ce qu'il se passe le 6? Elodie sera au Festival de la correspondance de Grignan. - E.Frégé: Le 10. - A.-E.Lemoine: Vous interprétez la correspondance de la marquise de Pompadour.

Vous lirez des textes, quelques jours après. Je passe du coq à l'âne. Est-ce que vous vous êtes déjà demandé pourquoi les chats retombent toujours sur leurs pattes? - OUI! - A.-E.Lemoine: Vous vous êtes demandé pourquoi les bus n'arrivent jamais à l'heure?

A chacune de ces questions, il y a une réponse scientifique, dont le docteur F.Bucella est devenu le spécialiste. C'est un professeur de Bruxelles, devenu une star des réseaux sociaux en nous expliquant que les cons ne sont pas si cons.

C'est rassurant. - F.Bucella: Ca, c'est les intéressants, et ça, c'est les pas intéressants.

Dans la liste des pas intéressants, vous allez trouver la personne qui est la plus inintéressante. Celui tout en bas de la liste devient intéressant. C'est le plus inintéressant.

On le bascule sur la liste des intéressants. Il y a une suite de proche en proche. Vous retirez les personnes de la liste pas intéressantes pour les lister sur la liste des intéressants. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

On est ravis de votre présence. - F.Bucella: Je suis un peu stressé.

C'est votre émission, quand même. - A.-E.Lemoine: Scientifiquement, vous ne pouvez rien faire contre le stress. - F.Bucella: Scientifiquement, vous êtes soumis au stress toute votre vie. - A.-E.Lemoine: Merci.

On vous entendra à partir de lundi sur France Inter à partir de 8h55 pour une chronique diffusée tout l'été. Vous répondrez aux nombreuses questions que vous posez dans votre 2e ouvrage, "Comment rester au sec avec une veste mouillée?".

La réponse est simple: en la retournant. - F.Bucella: Oui.

Un mot d'explication? Un mathématicien hongrois arrivait sous la pluie. Son manteau était trempé.

Il avait encore besoin de quelques minutes de sec. Il a retourné son manteau. Il a mis la partie intérieure vers l'extérieur.

La partie intérieure était sèche. - A.-E.Lemoine: On se dit que c'est contre-intuitif. - F.Bucella: Ce n'était pas le cas.

Le fait qu'une partie sèche était à l'extérieur, ça stoppe l'évaporation. Ce qui vient vous faire le glagla, c'est l'évaporation de l'eau mouillée. Vous ne pouvez pas rester toute votre vie...

Quand le manteau est percé... - A.-E.Lemoine: Le bon sens, ce n'est pas toujours du bon côté du manteau.

C'est contre-intuitif, tout ça. Porter 2 pulls est souvent plus efficace que le très épais. - F.Bucella: Vous fabriquez, entre les pulls, une couche d'air immobile, qui est un excellent isolant thermique.

C'est en hiver. - A.-E.Lemoine: En été, il faut se couvrir? - F.Bucella: Oui.

Si vous êtes découvert, vous vous déshydratez. Toutes les personnes qui se baladent torse nu ou avec la peau...

C'est pas sympa pour les gens qui ont une carrure de péquenaud, comme moi. Nous, on est obligés de mettre plusieurs couches. Elles se déshydratent plus vite.

Il faudrait avoir des couches de vêtements amples pour avoir l'effet cheminée. On appelle ça le principe de la ventilation touarègue. Les gens du désert ont des vêtements amples.

Vous avez une circulation d'air qui monte entre le bas et le haut. Ca rafraîchit plus que d'avoir des vêtements serrés ou d'être tout nu. - E.Frégé: Je suis resté à "chocolat bleu pâle". - F.Bucella: C'est une expression belge. - A.-E.Lemoine: Autre exemple de la science qui nous pousse à aller contre notre bon sens: il faut orienter le ventilateur vers l'extérieur pour rafraîchir une pièce.

On a plutôt tendance à se le mettre sur le visage. - F.Bucella: Si vous le mettez, ça vous rafraîchit.

Vous ne créez pas la circulation d'air dans la pièce. Comme il fait plus chaud, il faut couper le ventilateur. Ca ne sert à rien de vous mettre un nouvel air sur vous, qui est plus chaud que vous-même.

Vous vous réchauffez. Un ventilateur chauffe. Le ventilateur, par les pales, met les molécules d'air en mouvement.

Il augmente l'agitation moléculaire et l'agitation thermique. Le ventilateur n'est pas l'objet idéal du physicien, mais c'est aussi un objet à proscrire lorsqu'il fait trop chaud. - A.-E.Lemoine: Vous restez circonspects. - F.Bucella: Vous pouvez l'être. - P.Cohen: Dans une pièce chaude où l'air reste immobile, avoir un petit courant d'air, ça soulage. - F.Bucella: Oui, si l'air est en dessous de 36 degrés.

C'est très rare. C'est que ces jours-ci où on aura une température de l'air au-dessus de la température corporelle. - A.-E.Lemoine: Vous nous proposez 3 expériences.

D'abord, comment on rafraîchit une bouteille d'eau avec un torchon mouillé. - F.Bucella: C'est très simple.

C'est la thermodynamique. Vous prenez un torchon que vous humidifiez. Il ne faut pas qu'il soit trop trempé.

Il ne faut pas mettre de l'eau partout. Vous emballez la bouteille d'eau dans le torchon. Grâce à la température, la baisse de la température de la bouteille d'eau, l'eau du torchon va s'évaporer.

C'est la thermodynamique. L'eau, sa pente naturelle est de vouloir s'évaporer. C'est la physique qui le commande.

Elle va puiser la température de la bouteille d'eau. Vous pouvez, si vous avez 36 degrés dehors et une humidité relativement faible, descendre jusqu'à 20 degrés dans votre bouteille d'eau. Forcément, vous payez quelque chose, l'eau que vous apportez.

Rien n'est gratuit, en physique. - A.-E.Lemoine: 2e expérience.

Vous avez envie d'utiliser un ballon de basket et une chaise. - F.Bucella: C'est une expérience que j'aime bien faire avec mes étudiants.

Ils espèrent que je me casse la gueule. Cette expérience montre... - P.Cohen: Il y a une cascade. - F.Bucella: C'est le fameux principe d'équivalence d'Einstein.

Il dit qu'en vérité, la chute libre est universelle. Les corps en chute libre ont la même trajectoire que la trajectoire de la chute libre. La bonne manière de le voir, c'est de sauter et de lâcher le ballon en sautant.

Vous allez voir où le ballon est par rapport à moi. Vous avez vu...

Le ballon est immobile par rapport à moi. Regardez le ballon par rapport à moi. Je saute et le ballon est immobile par rapport à moi. - P.Cohen: Il descend à la même vitesse. - F.Bucella: On vient de montrer le principe d'équivalence d'Einstein qui dit que, dans la Station spatiale internationale, S.Adenot est en chute libre sur la Terre, mais elle est dans une station en chute libre.

Vu qu'elle est en chute libre dans une station en chute libre, elle flotte dans la Station, pas parce qu'il n'y a pas de gravité, mais parce qu'elle est en chute libre. C'est la même chose si vous prenez un ascenseur. Si vous avez la chance que le câble lâche, vous pouvez faire une magnifique expérience de physique.

La toute dernière de votre vie. Vous prenez un téléphone, vos clés ou ce bouquin...

Vous les laissez dans l'ascenseur. Elles feront comme le ballon de basket. Ca va flotter avec vous.

Vous serez en chute libre dans un ascenseur en chute libre. C'est la trajectoire inertielle de tous les corps. Ca posait son homme de la donner. - A.-E.Lemoine: On est tous bluffés.

C'est limpide. Je ne sais pas si on a le temps de faire une 3e expérience? - F.Bucella: Très vite.

Elle rate souvent. - A.-E.Lemoine: Elle a raté en répétition. - F.Bucella: Oui.

Rapidement...

Ici, je renverse ce verre d'eau. Maintenant, si la science fonctionne, je retire le carton et ça, ça vous en bouche un coin. Ca, c'est la pression atmosphérique.

Ici, vous n'avez que la pression de la colonne d'eau. La colonne d'eau n'est pas assez pour compenser une atmosphère. La science commente que ça ne se renverse pas.

On peut le faire au repas. Là, ça vous pose en magicien de la physique. Là, ça n'a pas foiré. - P.Lescure: On voit que vous ne manquez pas d'humour.

On le voit dans les chapitres de votre livre et dans votre présence sur les réseaux sociaux. Du coup, on m'a confié de lancer une des questions auxquelles vous répondez sur les réseaux: que se passe-t-il quand on pète dans l'espace? - F.Bucella: Si vous faites un prout dans l'espace, vous êtes parti à jamais.

Pourquoi? Parce que la conservation de la quantité de mouvement...

Imaginez que je suis dans l'espace. Je fais un prout et je pars en avant. Dans l'espace, je ne suis soumis à aucune force.

Une fois que je démarre mon mouvement, par inertie, je continue mon mouvement à vie. Je ne pourrai plus jamais m'arrêter. Je suis parti à tout jamais dans la direction indiquée par le prout, qui était dans l'autre sens.

C'est simple comme bonjour. - P.Lescure: C'est la 1re fois que j'entends parler scientifiquement du pet, et je vous en remercie. - F.Perrin: Les astronautes sont interdits de péter? - F.Bucella: Ils sont dans une combinaison.

Si vous pétez dans un cadre où vous avez l'occasion que le gaz s'expulse... - A.-E.Lemoine: Professeur F.Bucella, "Comment rester au sec avec une veste mouillée?", on vous conseille ce livre.

Branchez-vous sur France Inter à partir de lundi dès 8h55. Merci d'être venu. Avec la gravité, on va se diriger vers la table de "C à vous".

On va y déguster le dîner préparé pour nous par E.Salazar, le chef du restaurant Finka, dans le 3e arrondissement. Au menu, cette magnifique galette de maïs avec du maigre mariné. - P.Cohen: Un truc à manger. - A.-E.Lemoine: "Maturé et mariné", je ne sais pas ce que c'est.

Le Pas de côté de Patrick. - P.Cohen: C'est pour vous, Francis.

Une série télé dont vous avez été le héros il y a tout juste 45 ans, "Le Mythomane". ...

Scénario et dialogues, Alphonse Boudard. Un trio extraordinaire de pieds nickelés. - E.Frégé: Suzy Delair, Jacques Balutin et moi. - P.Cohen: Vous menez une double vie.

Votre femme et vos 2 enfants pensent que vous êtes un espion. Votre maîtresse et vos 2 jumeaux, que vous êtes producteur de cinéma. Ca suppose un train de vie assez élevé.

Il y a toute une famille à nourrir. Vous allez monter une combine avec votre ami Fernand et tante Victoire. Votre combine est de faire un maximum d'argent en vendant des gadgets inutiles à des clients naïfs. - Des lunettes qui lisent l'avenir, nous pourrions encore en vendre en faisant un peu de publicité.

Reste notre rosace de la chance. Elle garde son impact sur le public. Vous avez raison, ça a une sonorité plus mystérieuse. - Il y a quand même des grincements dans la mécanique. "Monsieur, j'ai acheté votre rosace il y a quelques mois.

Contrairement à vos indications, je n'ai pas constaté d'amélioration dans mon arthrose." - P.Cohen: C'est des belles trouvailles.

S.Delair, c'est une légende. "Rabbi Jacob"...

S.Delair avait accepté le petit budget de la série...

Elle n'avait pas de grandes toilettes. On lui avait accordé la liberté des chapeaux. Elle avait une gamme de chapeaux différents.

Bien que mythomane, on s'attache à vous parce que vous êtes un jeune premier sympathique. Vous entreprenez des plus grosses arnaques, comme piéger une vedette de cinéma, Bernadette Lafont...

Vedette qui est aussi votre idole. Quand elle perd son chien, l'occasion est bonne pour le mythomane que vous êtes. - Je croyais que c'était votre petit Alexandre. - Alexandre a une marque noire sur le ventre. - Je ne pouvais pas le savoir. - Calme-toi!

Espèce de petit escroc! C'était pour toucher les 10 000 francs! - C'est une horreur.

Abuser d'une pauvre mère... - P.Cohen: Voilà "Le Mythomane".

Ca a fait les beaux soirs, le vendredi, d'Antenne 2 pendant 6 semaines. Il y a eu 6 épisodes. Il devait y avoir une 2e saison, mais vous n'avez pas voulu.

Le réalisateur dit que c'est un de ses plus grands regrets. - E.Frégé: Les autres épisodes écrits étaient moins brillants que les 6 premiers. - P.Cohen: C'est une bonne raison.

Vous saviez que votre père avait été un mythomane? - F.Perrin: J'ai bien menti à l'écran. - P.Cohen: Ca lui correspond.

C'était une belle fantaisie. - F.Perrin: Ca avait bien marché.

C'était un beau succès. - A.-E.Lemoine: L'un des films que vous préférez de votre père, c'est "Le Débutant"? - J.Perrin: J'adore. - F.Perrin: C'est un peu mon histoire. - J.Perrin: Voir ce qu'on n'a pas pu connaître, son début de carrière... - F.Perrin: Mes figurations... - A.-E.Lemoine: Régisseur, c'est votre 1er contrat. - F.Perrin: Il y a aussi J.Rochefort. - A.-E.Lemoine: Vous aviez menti parce que vous aviez dit que vous aviez une expérience de régisseur.

C'était faux. Le mythomane! - F.Perrin: Il n'y a pas de place pour la figuration...

Il n'y a jamais cru, mais il m'a engagé. Il m'a dit que j'avais l'air enthousiaste. - A.-E.Lemoine: Depuis, vous n'avez jamais cessé de travailler.

C'était bien avant le conservatoire. - F.Perrin: C'était 6 ans après. - A.-E.Lemoine: 60 ans, 10 000 représentations, et c'est que le début. - F.Perrin: 10 200, maintenant. - A.-E.Lemoine: Et encore plus avec vos enfants.

Ce sera au théâtre de la Michodière à partir du 2 septembre. "Le Malade imaginaire", avec Jeanne, Clarisse et Louis. - F.Perrin: C'est un véritable chef-d'oeuvre.

On sait qu'on joue un chef-d'oeuvre. Il fait rire... - A.-E.Lemoine: Avec vos chefs-d'oeuvre, vos enfants.

Un gros merde, E.Frégé, pour la première, demain. Vous êtes le 5e chef-d'oeuvre... - L.Perrin: Attachez vos ceintures! - A.-E.Lemoine: Un magazine inédit, "Mémoire: la grande expérience", présenté par M.Cymes.

Tout de suite, B.Chameroy. - B.Chameroy: Bonsoir.

Ca va? C'est la chaleur. A la une de ce mercredi, dépêche Reuters...

La canicule se poursuit et, comment ça? Le gouvernement n'a rien prévu? Ils ont un spot de prévention. ... - B.Chameroy: C'est malin, ces petits conseils.

Ils auraient dû pousser le bouchon plus loin. ...

En slip ou en culotte italienne...

Soyez libres. Faites ce que vous voulez. Conseil que n'a pas suivi la personne chargée de lancer les magnétos sur BFM.

Ca sent le malaise vagal en régie. Les journalistes ont été obligés de décrire les magnétos qu'ils voulaient lancer. - On va écouter la porte-parole du gouvernement, qui était sur BFMTV et qui a donné une date.

On va l'écouter tout à l'heure. Cette date, c'est le 14 juillet. - Elle est très inquiète pour tous les habitants de la région.

Je vous propose de l'écouter. Ce qu'elle nous dit, en substance, c'est qu'elle est inquiète. - B.Chameroy: Du côté de LCI, on applique les consignes gouvernementales à la lettre.

B.Waret s'est converti en CRS canicule. - Ca vient de la tour TF1.

Un peu de brumisation. Merci. C'est pour la caméraman.

Vous vouliez un peu de fraîcheur... - P.Cohen: Ce soir, il peut refaire ça avec une bombe de peinture. - B.Chameroy: Sans transition, 6-7.

M.Bregeon a fait ce geste après avoir rendu hommage à l'Italie. - M.Bregeon: Nous n'anticipons pas de tensions sur l'équilibre offre-demande.

Musique italienne. - B.Chameroy: C'est gratos, mais je sais que ça fera plaisir à nos stagiaires de seconde, qui se régalent et qui m'ont traité de vieux.

Ils pensaient que j'avais 58 ans, tout à l'heure. - E.Frégé: C'est pas vieux. - B.Chameroy: Oui, mais quand on en a 36, ça pique.

Témoignage de ce monsieur qui, malgré les températures de four à pizza que nous subissons, a tenu à maintenir son jogging quotidien. On sent qu'il est en totale souffrance. Il a tenté de nous persuader du contraire. - C'est dur? - Non.

C'est utile. On est content de courir. - On fait comment, avec ces chaleurs? - On court tôt le matin.

C'est la seule solution. - C'est dur? - Non... - B.Chameroy: "J'ai envie de crever." La canicule, c'est aussi des déceptions.

J'ai cru jusqu'au bout...

Je pensais que c'était le cas, mais la matinale de TF1 a brisé mes espoirs en plein vol. - Ne vous y trompez pas, Milo et Joseph n'animent pas une visioconférence...

Ils regardent des dessins animés sur le lieu de travail de leurs parents. - B.Chameroy: Moi qui étais persuadé que Milo et Joseph étaient PDG d'une grande boîte du CAC 40.

Pour certains, la canicule est difficile à vivre. Monsieur bosse sur les voies ferrées. Le journaliste de BFM n'en avait rien à faire, de son témoignage. - Travailler différemment, c'est l'objet de la tournée.... - Merci.

Vigilance renforcée. - B.Chameroy: La palme du duplex revient à LCI. - Je suis avec cette femme, qui n'a plus d'électricité depuis hier, 21h.

Ca ne fonctionne pas. Elle s'éclaire à la bougie. Dans son appartement, on sent une ambiance lourde de chaleur...

Il fait 30 degrés. - B.Chameroy: Qu'est-ce qu'on peut demander à quelqu'un qui n'a plus d'électricité par 30 degrés?

Niveau interaction sociale, ça progresse. On se retrouve après le pire date Tinder du monde. - R.Glucksmann: Vous avez totalement raison.

On se vouvoie... - On était à l'école ensemble, à vrai dire. - B.Chameroy: Il a pu compter sur le soutien des spectateurs en face de lui. - R.Glucksmann: Je disais que je n'ai qu'une question à poser...

Ah bon? OK...

Depuis le début, vous n'entendiez rien? C'est vrai? Il fallait intervenir avant.

Ca fait une heure qu'on discute. Si vous n'entendiez rien, c'était problématique. - B.Chameroy: Malgré la chaleur, P.Praud n'a pas perdu son sens de l'humour.

J'espère que vous avez prévu des changes. Vous allez vous faire dessus de rire. - P.Praud: Ecoutez le ministre, le bien nommé, monsieur Geffray... - B.Chameroy: "Il faut bien rire un peu." On pourra la refaire à Halloween! "J'effraie".

Grondement de tonnerre. Il va pleuvoir? Non.

C'est un moment de lucidité sur CNews. Retour à la canicule et cette question: le studio RTL est-il climatisé? - C.Barbier, éditorialiste.

Bonsoir. - B.Chameroy: Vu la tenue, je pense que oui.

La canicule, l'écharpe...

Elle nous permet d'assister à des moments qu'on n'aurait pas pensé vivre un jour, comme ce point route ce matin sur Ici Ile-de-France. - L'info trafic en temps réel. On en est à 148 km de bouchons cumulés sur les routes franciliennes. - Il y a un accident sur le secteur de Bondoufle.

Clarisse nous signale un monsieur en slip pas très loin des quais de Radio France. - B.Chameroy: Elle a dit "pas loin de Radio France".

Alors, Patrick? Je sais bien qu'il fait chaud, mais quand même...

Apparemment, quelques heures plus tard, BFM a retrouvé ce monsieur. - Dans cette agence immobilière, pas de costume, ni même de pantalon. - B.Chameroy: On a rajouté le floutage.

Il fait chaud pour tout le monde. On referme ces actualités...

Message important si vous êtes d'humeur coquine. Bonne nouvelle, ce n'est pas fini. - Hier était la journée la plus chaude de l'histoire de France. - La nuit la plus bouillante relevée. - La plus chaude jamais enregistrée en France. - L'un des endroits les plus chauds de la surface de la Terre.

Gémissements. - La nuit de mercredi à jeudi risque d'être torride. Gémissements. - A.-E.Lemoine: Ca existe! - B.Chameroy: Bonne nuit à tous. - A.-E.Lemoine: C'est en prise réelle avec un membre de la rédaction. - B.Chameroy: Qui fait un édito dans l'émission, pour ne pas le citer. - A.-E.Lemoine: Merci à tous d'avoir accepté notre invitation à dîner.

Bonne première demain. Si vous voulez bien vous tourner vers Séverine pour saluer nos téléspectateurs...