Discours du Président Emmanuel Macron à la communauté française en Chine.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Madame, messieurs les ministres, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les parlementaires, monsieur l'ambassadeur, merci de nous accueillir, mesdames et messieurs les élus des Français de l'étranger, mesdames et messieurs, chers compatriotes, merci, monsieur le Premier ministre, de nous accompagner. Et oserais-je dire que nous vous accompagnons en quelque sorte. Je suis très heureux de vous retrouver trois ans après, un peu plus de trois ans après, la dernière visite effectuée ici même en novembre 2019. Plusieurs d'entre vous étaient déjà à mes côtés. Et je sais que ces trois années ont été particulièrement difficiles à vivre.
Et je voulais avoir d'abord un mot pour vous, l'ensemble des équipes, et vous dire la reconnaissance et le soutien de la France. Je sais en effet l'engagement qui a été celui de notre ambassade, de nos consulats généraux, des réseaux de chefs d'îlots et des relais associatifs, éducatifs ou médicaux, sans oublier aussi nos élus locaux. Je mesure ce que l'expatriation en ces temps de pandémie a pu entraîner de difficultés, parfois même de souffrances pour vous et pour vos familles.
Alors permettez-moi de saluer plus particulièrement le dévouement du personnel médical et soignant, ici même à l'ambassade, le sens du devoir de la direction des écoles françaises et des professeurs, l'esprit de résistance des familles et bien sûr des élèves qui ont permis de traverser cette crise. L'ensemble de la communauté française en Chine a fait montre d'un courage remarquable. à Shanghai, où nos compatriotes ont connu un confinement, je le sais, particulièrement strict et long, en particulier au printemps dernier, mais aussi à Wuhan, Shenzhen, Canton, Hong Kong, Chengdu, Shenyang et dans tant d'autres endroits.
La solidarité dont vous avez su faire preuve durant cette période a forcé notre admiration et je veux ici vraiment remercier toutes celles et ceux qui ont traversé cette période si difficile avec le sens des responsabilités, beaucoup de sacrifices pour continuer d'être là. Vous êtes désormais un peu plus de 22 000 à explorer cette relation et cet autre pôle de l'expérience humaine dont parlait Simon Leys et répartis à parts égales entre Chine continentale et Hong Kong. C'est une communauté moins nombreuse qu'avant la pandémie, mais soudée et qui continue, je le sais, à accompagner nombre de projets.
Et je compte sur vous pour accompagner toutes celles et ceux qui, dans les mois, les années à venir, viendront continuer de nourrir cette relation. Les temps, nous le savons, sont exigeants, mais nous avons ici d'indéniables atouts et la volonté de relancer un partenariat stratégique et global avec la Chine. Je voulais commencer par ces mots pour vous parce que je sais combien ces années ont été dures et je n'aurais pas l'opportunité, en quelque sorte, de parler de l'avenir si vous n'aviez pas résisté dans cette période.
La force de cette relation, ce sont les femmes et les hommes qui la nouent, étudiants, artistes, scientifiques, chercheurs, femmes et hommes d'affaires, entrepreneurs, entrepreneuses, responsables politiques. Et cette relation bilatérale, nous avons à en écrire la suite dans des temps particulièrement difficiles. Alors je voulais aussi vous dire quelques mots de ce voyage et des objectifs que nous poursuivons. En effet, je veux saisir l'occasion de cette première prise de parole pour partager, en quelque sorte, les grandes lignes de nos objectifs.
De plus en plus, nous entendons les voix s'élever pour exprimer une forte inquiétude sur l'avenir des relations entre l'Occident et la Chine et, en quelque sorte, conclure à une forme d'irrésistible engrenage de tensions croissantes. Et si nous ne faisions que lire, en quelque sorte, les commentaires, nous sommes, tout est déjà écrit, nous n'avons pas le choix. Le découplage est déjà à l'œuvre et la question est simplement celle de son rythme, de son intensité et nous n'aurions qu'à assister à la scène. Je ne crois pas, en tout cas, je ne veux pas croire à ce scénario. En effet, il va absolument sans dire que nous ne partageons pas le système politique de la Chine.
Il existe même une rivalité que nous assumons pleinement avec l'Union européenne. Mais nous savons aussi que nous avons des grands sujets internationaux sur lesquels il nous faut engager. Nous avons des relations humaines un peu particulières. Et, au fond, cette page singulière que la France a su ouvrir avec la Chine, elle est pluriséculaire, mais elle s'est réaffirmée ces dernières décennies, nous oblige. Et cette page d'histoire plus contemporaine, ouverte dès 1964 avec le général de Gaulle, sous prétexte, justement, que la situation internationale était devenue plus instable, nous ne devons pas, en quelque sorte, la renier.
Et ce n'est pas au moment, pour le citer, le poids de l'évidence et celui de la raison ont effectivement grandi, que nous devons nous désengager, nous recroqueviller sur nous-mêmes, ou accepter, en quelque sorte, une logique de bloc à bloc. J'entends déjà les commentaires, ça ne veut pas dire qu'il y aurait une forme d'équidistance, ou un système d'équivalence qu'on mettrait entre les blocs l'un l'autre, mais simplement la lucidité qui consiste à regarder ce que nous avons à faire dans cette conversation, en quelque sorte, avec le reste du monde. Et la Chine, il y a une place toute particulière pour nous.
Nourrie par notre histoire, intellectuelle, artistique, scientifique, industrielle, géopolitique, et nourrie aussi par ce que la Chine représente aujourd'hui. La Chine produit désormais autant de richesses chaque année que l'ensemble des États de l'Union européenne. Elle est le premier partenaire commercial de plus de 60 pays dans le monde, le premier consommateur de charbon aussi, le premier créancier des pays les plus vulnérables, l'une des principales puissances militaires.
Et cette accumulation de puissances a évidemment transformé ce pays, et pour beaucoup d'entre vous qui avez la profondeur historique, vous l'avez vu changer, y compris dans sa conscience de lui-même, durant ces 15-20 dernières années, résolument. Les dirigeants chinois assument pleinement désormais ce nouvel équilibre de force. Et leurs relations à l'économie, une forme d'hégémonie, à ces équilibres internationaux, à la puissance, ne sont plus les mêmes. Mais c'est précisément dans cette période que je crois que ce dialogue contemporain que nous avons su nouer sur la base, justement, d'une histoire pluriséculaire a du sens.
Dès le début de mon premier mandat et mes visites en 2018 et 2019, j'avais acté cet engagement sans naïveté aucune et avec beaucoup d'humilité, et la place que notre pays peut avoir. Celui de porter cette relation singulière, d'être une voix qui unit l'Europe, ce que nous avons fait dès 2019, où lors de la visite d'État du président chinois, nous avons associé la chancelière Merkel et le président Juncker autour de la table, assumant en quelque sorte de consolider un dialogue sino-européen et essayant de défendre des valeurs universelles qui constituent le cœur de notre identité dans un dialogue respectueux.
Et donc venir à Pékin accompagnée de la présidente de la Commission européenne, Mme van der Leyen, c'est souligner la cohérence de cette démarche et c'est vouloir la réinscrire en quelque sorte dans cet axe que nous avons fixé. Alors, quels sont les paramètres de cette relation et que peut-on attendre ? Je commencerai avec la question politique et stratégique, celle évidemment de la guerre en Ukraine et de ce que nous pouvons essayer d'engager avec la Chine.
La guerre menée par la Russie en Ukraine a profondément atteint l'ordre international que nous connaissons depuis 1945 et cette guerre, que plusieurs reprises j'ai qualifiée d'impérialiste, de coloniale, est venue en effet fouler au pied nombre des principes de la Charte des Nations unies que deux membres permanents du Conseil de sécurité que nous sommes doivent résolument défendre. Alors, la Chine, précisément forte de sa relation étroite avec la Russie, qui, encore réaffirmée ces derniers jours, peut jouer un rôle majeur.
Le défi qui est le nôtre, c'est en quelque sorte de ne pas pousser bloc à bloc et en quelque sorte de ne pas déjà écrire l'histoire en considérant que cette guerre viendrait rejouer des logiques stratégiques déjà écrites. Je crois le contraire. La Chine a assumé une responsabilité sur la question nucléaire. Nous aussi, nous pouvons nous y engager et ça aura un rôle déterminant dans ce qui est en train de se passer aujourd'hui, évidemment dans le cadre de l'agression russe en Ukraine, mais dans les choix qui ont été faits avec la Biélorussie ou sur le nucléaire civil. La Chine a réaffirmé son attachement à la Charte des Nations unies.
L'intégrité territoriale, la souveraineté des nations, en font partie. Je crois que les défendre, c'est aussi cheminer ensemble et essayer de trouver un chemin de paix. Et la Chine, justement, a proposé un plan de paix. Nous l'avons salué. Est-ce que nous nous y retrouvons dans son intégralité ? Non. Néanmoins, il a un intérêt, il montre une volonté de s'engager sur la résolution du conflit. Et donc, s'il ne s'agit pas d'un plan de paix, il s'agit bien d'une volonté d'avoir une responsabilité et d'essayer de bâtir un chemin vers la paix et, je l'espère, de pouvoir participer à des initiatives utiles à la population ukrainienne.
Et donc, je pense que ce dialogue avec la Chine est indispensable. Parce que nous, Européens, de l'Union européenne, nous aurions tort de laisser l'exclusivité du dialogue à la Chine à d'autres Européens continentaux que sont les Russes. Et considérer que ce serait la seule voie qui, en quelque sorte, viendrait donner sa lecture des événements, sa lecture du jeu et proposer des options stratégiques.
Parler directement à la Chine de ce conflit, de cette agression russe, de ce qui s'y joue, des conséquences, des conséquences pour notre Europe, des conséquences pour le proche et Moyen-Orient comme pour le continent africain et tant d'autres, et c'est assumer d'essayer de les engager dans une relation stratégique peut-être plus complexe que celle qu'on voudrait déjà écrire.
C'est ce que j'aborderai, vous l'avez compris, demain, après-demain, avec le président, essayer de bâtir, en quelque sorte, et d'engager la Chine dans cette responsabilité partagée pour la paix et la stabilité à l'international, et donc à travers ce conflit, mais également sur la question de l'Iran, de la Corée du Nord, et je crois que c'est notre responsabilité. Ensuite, et ce sera pour moi le deuxième axe de ce déplacement, nous devrons aussi parler des paramètres de notre relation commerciale. Je veux saluer la délégation économique qui est ici présente.
Nous aurons ce conseil que nous avons créé en 2018, ce conseil franco-chinois d'affaires qui est extrêmement important, qui va se réunir pour la première fois depuis la pandémie.
Plusieurs contrats importants seront signés par plusieurs d'entre vous, et dans tous les domaines qui sont ici représentés et que vous portez sur le terrain, qu'il s'agisse de l'aéronautique, des grands transporteurs, de la tech, de l'énergie décarbonée, de l'agroalimentaire, du luxe, des cosmétiques, à l'automobile et bien d'autres, nous avons une présence dans nos grands groupes, en passant par nos PME, nos ETI, nos start-up, et nos 2000 entreprises, implantées souvent de longue date, sont cette force que nous voulons encore déployer. Nous avons un agenda aussi agroalimentaire que nous poursuivons depuis 2018 ou dans d'autres domaines que nous consoliderons.
Et cette communauté dynamique et innovante, force de proposition, je veux ici en saluer les représentants, la Chambre de commerce et d'industrie France-Chine, les conseillers du commerce extérieur et les communautés French Tech et du comité France-Chine qui jouent un rôle très important pour structurer toutes celles et ceux que vous êtes, bâtir cette relation et nous permettre d'avancer.
Néanmoins, la lucidité me conduit à observer que la relation n'est pas totalement, aujourd'hui équilibrée et qu'en effet, nous devons, quand on parle de relations commerciales, essayer de réengager des efforts pour que l'ouverture au marché s'améliore et que, lorsque nous concédons certaines ouvertures, elles soient accompagnées de gestes symétriques, en tout cas comparables.
Et je crois que dans ce contexte stratégique de tension que j'évoquais, lorsque je lis la volonté accélérée qui existe de désassocier des grands blocs économiques, la voie que nous portons et que nous portons ces dernières années avec, je crois, beaucoup d'amitié, de franchise, mais d'esprit de responsabilité, c'est une voie que je ne me permettrai pas de qualifier de médiane, mais réaliste et ambitieuse qui est à suivre. Nous n'avons jamais été dans la naïveté avec la Chine, son gouvernement comme ses entreprises. Il y a cinq ans, quand je suis venu, j'ai expliqué que, pour moi, sur certaines composantes de télécommunications, c'était un sujet de sécurité nationale.
Et d'ailleurs, la Chine pouvait bien le comprendre, elle qui faisait la même chose quand il s'agissait de son économie. Mais quand on le dit respectueusement, plutôt d'abord en tête à tête avant de le clamer, quand on n'en fait pas des débats d'affrontements publics et télévisés, et qu'on est respectueux, je crois qu'on est entendus. Et nous avons pu être un des pays les plus rigoureux le plus tôt sur la télécommunication, tout en obtenant des ouvertures sur l'agroalimentaire. Je crois que c'est ce chemin qu'il nous faut poursuivre, d'une exigence ambitieuse.
Donc il ne faut pas de naïveté, c'est ce que notre Union européenne, je m'en félicite, actant cette démarche de souveraineté européenne que j'ai défendue il y a cinq ans, bâti des instruments de défense commerciale qui sont nécessaires à notre crédibilité, mais doit aussi s'engager avec volontarisme pour continuer d'avoir une relation commerciale avec la Chine. Et donc il nous faut en quelque sorte dérisquer nos économies, ne jamais dépendre totalement, et d'ailleurs c'est ce que la Chine veut pour elle-même quand elle regarde l'Europe ou les Etats-Unis.
Mais il ne faut pas nous désassocier et nous séparer dans une logique qui en quelque sorte miseraient à penser que nous avons vocation à terme à ne plus rien faire ensemble, ce qui serait à mes yeux une erreur funeste. Et donc crédibilité, défense de nos intérêts, mais engagement dans des grands projets économiques communs, dans l'ouverture de l'agroalimentaire, en passant par la consolidation de tous les grands marchés que vous défendez et où les parts de marché considérables pour vos groupes ou vos entreprises sont représentées ici en Chine, avec une plus grande réciprocité de nos échanges.
C'est cette approche, je le crois, exigeante, ambitieuse et lucide que je veux ici défendre, mais il y a du chemin parce que nous le voyons, nous pouvons être aussi pris dans cette logique de bloc à bloc. et ce qui veut dire que nous, Européens, si nous voulons que ce chemin soit possible, nous devons aller beaucoup plus loin sur celui de notre autonomie stratégique. Et donc une Europe qui doit assumer que lorsqu'elle prend des choix, elle ne dépend pas de l'extraterritorialité des choix pris par d'autres et qu'elle peut assumer un chemin qui est le sien. Et puis le troisième objectif, c'est de réengager sur un cadre commun d'action sur les grands sujets internationaux.
En 2019, nous avions engagé, je vous lisais beaucoup de commentaires sceptiques à l'époque, sur la question de la biodiversité avec la Chine, préparant les COP qui étaient à venir. Ce que nous avons consolidé en 2019 a produit des effets. Jusqu'à la COP biodiversité, il y a quelques mois à Montréal, et encore sur les négociations sur la haute mer, dite BB&G, où nous avons eu des résultats. Par ce travail diplomatique commun, nous avons engagé. Et je crois qu'il y a là la possibilité de faire ensemble et que c'est même une condition de crédibilité de notre action internationale.
Parce que quand vous parlez à une économie aussi puissante, qui est, comme je le disais, le premier consommateur de charbon, qui a dit qu'elle atteindrait son pic en 2030 et qui, je le pense, je le crois, peut faire beaucoup mieux, et qui, donc, structure les émissions de la planète sur les années à venir. Quand vous parlez à une grande puissance en termes de biodiversité, quand vous parlez à une très grande puissance, là aussi, en termes d'intelligence artificielle, de quantique ou de numérique, eh bien, la régulation de ces biens communs passe par un travail partenarial avec la Chine.
Et donc, de la lutte contre le changement climatique et ses effets à la protection de la biodiversité, nous avons réussi des avancées. Je souhaite que nous continuions à les engager. La France organisera une conférence sur les océans à Nice en 2025, et je souhaite engager pleinement la Chine dans ses efforts. Sur la sécurité alimentaire, nous devons aussi travailler ensemble.
Et en juin prochain, nous aurons un sommet très important pour rebâtir le nouveau pacte financier mondial et définir, justement, les termes financiers de la solidarité internationale, qu'il s'agisse des questions de dette, qu'il s'agisse de la mobilisation de la Banque mondiale, du FMI, pour lutter tout à la fois contre les inégalités et les conséquences du dérèglement climatique. Nous avons besoin de l'engagement de la Chine sur cette question. Et c'est ce que je tâcherai ici de bâtir, et ce dont je tâcherai de convaincre les dirigeants chinois.
Vous le voyez, la relation n'est pas simplement bilatérale, elle se construit aussi au niveau européen, comme je le disais, c'est tout l'enjeu de la présence de la présidente de la Commission, mais elle se bâtit aussi sur ces grands sujets internationaux. Et puis, nous aurons l'occasion, durant ce déplacement, juste après ce rendez-vous, en allant avec les artistes, nos dirigeants d'instituts culturels, avoir un moment, justement, important en matière de culture, et puis à Canton, après-demain, dans ce qui est l'un des poumons à la fois économiques et culturels du pays, de consolider cette politique de rayonnement, cette politique de culture, et ces échanges croisés.
Et je crois que c'est un des éléments clés de notre relation. La force des liens humains, beaucoup d'entre vous, d'un côté et de l'autre, les font vivre, et se nourrissent de cette fascination réciproque, et je la crois encore vraie, entre la Chine et la France. Elle a éprouvé nombre de métamorphoses, mais ces liens humains qui se nourrissent tout à la fois de culture, de création, de science et de commerce, ce sont ceux qui existent entre deux vieux pays qui ont le goût de l'audace, un rapport à l'universel constant, et pour lesquels, en quelque sorte, il y a un dialogue qui n'a pas à s'interrompre, bien au contraire.
Et donc, je serai heureux tout à l'heure de pouvoir, justement, avancer sur ce chemin, ces croisements, et à Canton, poursuivre ce travail et cette rencontre profondément personnelle qui existe entre le peuple chinois et le peuple français. Ces croisements ont donné leur nom au festival que j'aurai le plaisir d'inaugurer ce soir, et qui célèbre chaque année, depuis 20 ans, la vitalité de la culture française en Chine et l'inspiration jumelle de nos artistes. Et je souhaite que, d'ailleurs, ce chemin se poursuive, et les décisions récentes de la Chine de permettre aux Chinois de visiter à nouveau la France et de reprendre la délivrance des visas aux touristes est absolument essentiel.
Nos établissements culturels le savent, notre gastronomie l'attend, et nos artistes le veulent. Et c'est d'autant plus essentiel que nous avons, en 2023, à faire repartir la vitalité de ces liens, parce que 2024 est à préparer avec beaucoup de force. Ce sera évidemment l'année des Jeux olympiques et des Jeux paralympiques. Ce sera également l'année du tourisme culturel franco-chinois et l'année du 60e anniversaire de nos relations diplomatiques. Et donc 2024 doit être un rendez-vous extrêmement important dans cette relation, et je souhaite que nos amis chinois aient encore et toujours davantage envie de visiter notre pays, nos paysages, notre culture, notre gastronomie, qui les attend.
Voilà, en ce début de visite, et avec le bonheur de vous retrouver, les quelques mots que je voulais partager avec vous, des remerciements et des encouragements, et surtout la perspective offerte par cette visite, cette première visite en sortie de pandémie en Chine, et vous dire la volonté qui est la mienne, celle du gouvernement et le gouvernement de la France de poursuivre avec beaucoup de détermination sur le plan bilatéral, mais aussi avec notre Europe et pour les grands sujets internationaux qui sont les nôtres, ce dialogue indispensable avec la Chine. Et ce dialogue, c'est vous qui le faites vivre chaque jour, par votre engagement, votre travail et votre action.
Et de cela, soyez infiniment remerciés. Vive la République et vive la France.
Emmanuel Macron