Les Vraies Voix de l'Emploi - Émission du 13 mai
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
travailleuse, travailleurs, c'est à vous que je m'adresse particulièrement ce soir. Mon programme en trois points. Premièrement, le plein emploi, deuxièmement, le plein emploi et troisièmement le plein emploi.
J'ai l'intention de chercher du boulot. De chercher ou de trouver de nouveaux chantiers, de nouveaux emplois. Ceci est financé par la banque d'État de Floride.
Travaille pas comme ça, c'est pas professionnel. Et il y a des règles. Peut-être que tu voudrais m'apprendre mon boulot.
Pas de panique, nous sommes des professionnels. Il y a des gens qui travaillent ici. Oh, c'est du bon boulot, hein.
Sud Radio 19h20h, les vraies voix de l'emploi. On vous souhaite la bienvenue les vraies voies de l'emploi. On est ensemble jusqu'à 20h avec Nicolas Leroi, DRH du groupe Fiducial et président du cabinet Ficoba.
Bonsoir Nicolas. Bonsoir Cécile. Merci en tout cas d'avoir préparé cette émission puisqu'on va vous parler de l'industrie française face au défis géopolitiques.
Une émission exceptionnelle à la croisée des chemins entre l'emploi, les compétences, la souveraineté industrielle et la sécurité nationale. Le 3 février dernier, souvenez-vous, les dirigeants européens se sont donc réunis pour évoquer le sujet de la défense européenne dans un contexte des géopolitiques particulièrement tendu. Quel est l'état de l'armée française ?
Est-ce que nous pourrions effectivement disposer des ressources nécessaires en cas de déclenchement d'un conflit ? On va en parler tout de suite avec nos invités. Les vraies voix sud radio.
Alors pour débattre et apporter un écarge rare sur les coulisses de notre préparation nationale, on a le plaisir d'accueillir trois invités de tout premier plan. Alors on a Gérard Languet ancien ministre de la défense au Nicolas Sasarkozi. Bonsoir monsieur le ministre.
Bonsoir Herv Guou ancien PDG de Naval Groupe qui est également coprésident du dialogue de place sur le financement de la défense. Bonsoir. Bonsoir.
Bonsoir. Bienvenue. Et Lena SGIN directrice générale du campus des industries navales qui est un organisme qui accompagne la filière des industriels de la mer sur les volets emplois, formation et compétences.
Bonsoir. Bonsoir. Bienvenue.
Bonsoir. En tout cas, vous la bienvenue et on va commencer par vous, monsieur le ministre Gérard Longuin, ancien ministre de la défense et de l'industrie pour revenir un petit peu sur l'histoire finalement. de l'armée de la réforme de l'armée 1996 avec Jacques Chirac où on n'est plus une armée de circonscription, c'est-à-dire que plus de voilà de de conscription, pardon, excusez-moi, on est plutôt aujourd'hui sur une une armée plutôt professionnelle.
Oui, Jacques Chirac en 95, juste après son élection, a réfléchi et attiré les conséquences de ce qu'il estimait être possible avec l'effondrement du bur de Berlin, avec la désagrégation de l'Union soviétique en 91 et donc soyons honnête, la fin de la guerre froide et des moyens qu'il fallait préparer pour l'éviter. C'est vrai que la la guerre froide a été n'est jamais devenue une guerre chaude parce que l'Ouest et en l'occurrence l'OT temps ont mis sur la table des moyens qui étaient dissuisifs. Rappelons-nous également que Rean dans la guerre des étoiles a obligé le l'Union svistique de l'époque à un effort financier qu'elle ne pouvait plus assumer pour financer une technologie nouvelle qu'elle ne pouvait pas développer.
Donc la position de Cherc est assez assez logique. Il y a les dividendes de la paix pour prendre une formule qui était utilisée à l'époque et nous avions certes un monde qui restait dangereux et tragique mais avec la probabilité assez faible pour parler en terme diplomatique d'une bataille sur le territoire national français. Je dis bien le territoire français euh plutôt d'ailleurs entendu au sens du territoire européen métropolitain.
Territoire français, il est aussi outreem la plus exposé à partir du moment où on intervenait euh à l'extérieur de nos frontières euh à raison des d'accords bilatéraux que nous avions avec les États africains, à raison de de décision du du Conseil de sécurité des Nations Unies dont nous sommes partis en membre permanent pour intervenir dans tel ou tel pays. On intervenait à l'extérieur et à ce moment-là Chirac président a estimé que l'on ne pouvait pas envoyer en effet des conscrits, des appelés comme on le disait qui faisait leur service immédiaire. Non pas d'ailleurs qu'il n'ait pas été volontaire.
Moi j'étais sous lieutenant dans les années j'ose pas le dire 70 quand on cherchait des jeunes pour aller au Tchad, ils étaient même des des PDL comme on dit. C'est-à-dire pendant la durée légale d'accord pour partir. Les jeunes aiment l'aventure, les parents moins.
Ouais, c'est ça. Les mères de famille pas du tout. Et donc il fallait en tirer les conséquences.
La bataille à l'extérieur. Oui. Avec des professionnels.
Alors pour rester un peu sur le le côté géopolitique avec l'arrivée de Donald Trump, renversement forcément un peu de l'alliance. Donc ça crée un trouble forcément et ça invite en tout cas l'Europe à réfléchir et à se réarmer à se dire comment on peut se défendre et nous-même français comment on peut se défendre. Oui.
Alors ça c'est un autre aspect. C'est il y a il y a Trump et il y a Poutine. L'un n'existe que parce que l'autre existe.
Si Poutine si Els n' avait une vie éternelle, la situation aurait sans doute été différente. Poutine a testé la résistance de l'Europe de l'Ouest à plusieurs reprises et notamment en 2014 avec l'affaire de la Crimée. En 2008 évidemment avec Nicolas Sarkozy au moment de la qui était à l'époque président de l'Union européenne.
C'était une présidence tournante de 6 mois et sur la la Geéorgie et l'océti du sud, l'Abkazi, il est intervenu auprès de Poutine et Poutine a été un petit peu partagé. Il avait le sentiment que les que les on pouvait faire choses avec les Européens qu'en même temps il résistait. L'affaire de 2014 à mon avis l'a convaincu dans le l'idée que toute intervention en Ukraine serait rapide et n'entrerait aucune réaction européenne.
Est-ce que ce qui le contexte actuel a été anticipé même dans le pire des scénarios il y a 5 10 ans ? Oui. Hm.
Oui. Alors oui et en même temps tout de suite comprendre que les conséquences c'est difficiles était difficile à mettre en œuvre en tir des conséquences effectives pratiques. Oui, parce que le l'idée en en matière de guerre, l'important c'est de savoir qui est votre adversaire, est-ce qu'il est prêt à faire, est-ce que vous êtes prêt à faire vous-même.
La guerre, c'est une affaire politique. D'abord, qui est l'adversaire et veut-on le dissuader ou veut-on le combattre ? Et si on le combat, on le combat sur notre terrain ou sur son terrain ?
Bon, ces questions là, l'armée française, le ministère de la défense parfaitement conscient de tout cela. Il y a des des têtes bien faites qui réfléchissent à longueur de journée, beaucoup de civils, une un échange d'ailleurs permanent avec les industries d'armement. Pourquoi ? parce qu'elles ont des informations que que les hommes politiques n'ont pas nécessairement que les militaires ont peuvent avoir mais ont parfois après.
Et donc il y a il y a en France une tradition militaire et cette tradition militaire s'est adaptée à son environnement le plus moderne. On on n pas des des des poireaux de base arrière, des scronieux ou des indugents de batterie. Euh de façon traditionnelle, on a des musclés du cerveau qui se bon simplement les musclés du cerveau quand ils se tournent vers le ministre d'ailleurs je vais dire en plaisant qu'est-ce qu'un bon ministre de la défense pour les militaires c'est un ministre qui gagne ses arbitrages à Matignon quand il revient avec les poches pleines de budget on dit ah oui c'est un grand homme il nous comprend si bon voilà parce que pour le reste les militaires savent faire bon pas tout à fait vrai il faut il faut quand même que le lien entre politique et et armé soit un lien construit et respectueux.
Mais enfin, en gros, faut de l'argent, beaucoup d'argent et et ça on le sait bien, la France a des moyens limités de en plus qu'elle consacre ses priorités à d'autres budgets, à d'autres dépenses et donc oui, on réfléchit, non, on peut pas tirer toutes les conséquences matérielles des conclusions et en particulier, il y a l'argent et il y a les hommes, les hommes et les femmes d'ailleurs puisque 10 % des femmes voilà Hervé Hervé Guillou euh quand on fait un état a des lieux de de l'armée française. Le modèle de notre armée est quand même assez complet aujourd'hui. Bah c'était l'arbitrage qui avait été pris déjà depuis pratiquement 15 20 ans.
H euh donc moi j'ai participé personnellement à deux lois de programmation militaire en tant que représentant de l'industrie que monsieur le ministre l'a rappelé, l'industrie est complètement associée à ce genre d'exercice. Puis j'ai ensuite participé aussi en tant que représentant de l'industrie à la dernière revue stratégique de défense qui a été faite en en 2017. Euh le choix a toujours été confirmé d'un modèle d'armée complet.
Alors ça veut dire quoi ? Ça veut dire trois choses. D'abord la dissuasion hein qu'il faut jamais oublier.
De la possibilité d'être dans des combats de haute intensité. Absolument. Et ça, on couvre à la fois le spectre aérien.
Alors après, on peut discuter combien de temps, combien de temps ça dure, mais en tout cas il y a toujours eu une préoccupation de rester présent. Et puis trois, c'est ce qu'on appelle les OPEX ou la lutte antiserorisme ou la lutte asymétrique, hein, à laquelle je rajoute depuis une quinzaine d'années les questions de nouveaux espaces comme l'espace et comme la cyber. Mais on a toujours fait le choix d'un spectre complet.
On n pas toujours les moyens de se le payer complètement. Donc il y a un peu de bourrage. C'est ce qu'on appelle dans les différentes lois de programmation militaire.
Mais ça a toujours été quand même la la volonté. La deuxième chose qu'il faut quand même souligner puisque vous évoquez l'arrivée du président Trump et les changements de posture des États-Unis, c'est que depuis le lancement dans les années 60 de notre politique de dissuasion, on a toujours eu non pas une politique autarsique, mais une politique de souveraineté en matière technologique, enfin puisque je parle de ce que je connais en tout cas de technologie et de d'emploi euh en matière de défense qui est absolu. Un sous-marin nucléaire français n'a rien à demander euh aux Américains, hein, ce qui est très peu le cas de nos collègues européens.
Donc, on justement la France est capable aujourd'hui de construire un sous-marin sans aucune aval de de l'Europe et pas que des sous-marins, hein. Non, on peut avoir des des pièces ou des équipements qui viennent d'autres pays européens. D'ailleurs, il y a une coopération exemplaire avec la Grande-Bretagne dans le domaine missile avec MBDA.
Euh dans le domaine naval, on a souvent coopéré avec les Italiens, on a un peu trop peu de coopération avec les Allemands, mais en tout cas nous n'avons pas à subir ce qu'on appelle les règles ITAR euh qui sont des règles extraterritoriales américaines sur à la fois l'usage mais aussi sur l'exportation par exemple d'objets qu'on construirait avec du matériel américain. Ça nous sommes un des seuls pays du monde qui a toujours eu cette ligne avec j'ai dû connaître que 12 ministres, il y a toujours eu cette ligne directrice qui n'a jamais dévié et la dissuasion et la préoccupation de la souveraineté nationale en matière de défense ont toujours été quand même de des lignes de conduite extrêmement constantes. Allez-v rester avec nous, on fait une petite pause.
On reviendra dans un instant sur les défis humains, les métiers, les compétences, le recrutement, la formation, l'important justement bah de remettre tout ça un petit peu en route. On en parle avec nos invités dans un instant. Sud Radio Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai.
Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio 19h20h, les vraies voix de l'emploi. Les voix de l'emploi.
Une une émission passionnante. On parle d'industrie et de de larmement avec nos invités qui ont eu la gentillesse de venir avec nous aujourd'hui. Hervé Gérard Long qui était avec nous.
Merci monsieur le ministre en tout cas d'avoir accepté notre invitation. ancien ancien ministre de la défense et et de l'industrie, Hervé Guilla est avec nous, ancien PDG de Naval Groupe et euh du dialogue et aujourd'hui président du dialogue de place sur le financement de la défense et l'Énaï Ségala qui est avec nous, directrice générale du campous des industries navales. Cet organisme accompagne les filières des industriels de la mer sur le volet emploi, formation et les compétences.
En tout cas, merci aussi d'avoir accepté notre invitation. Justement, allons directement sur le volet formation puisque c'est un c'est intéressant aujourd'hui. Euh qu'on soit en formation actuelle autant civile que militaire, est-ce qu'on elles sont aujourd'hui à la hauteur de l'enjeu ?
Tu vous souhaitez peut-être que j'intervienne ? Oui, oui, c'est pour vous. C'est pour vous.
C'est pour ça que je vous ai les alors effectivement, je peux peut-être illustrer mon propos par une phrase introductive. Selon un dernier le dernier observatoire de la métallurgie, une étude a été effectuée sur trois métiers qui était identifié comme étant très en tension à l'échelle de la filière industrielle. Donc le métier de soudeur, chaudronier et technicien de maintenance.
Selon cette étude, on sait que l'appareil de formation actuel en France ne sera en capacité de former que la moitié euh de ce besoin. Donc voilà, ça illustre le l'enjeu de de recrutement et c'est la raison pour laquelle notre association SNAV a été créée pour justement répondre à à l'enjeu d'arriver à ancrer dans nos territoires une main d'œuvre nationale qualifiée. Monsieur Guillou en parlait tout à l'heure. souveraineté de notre pays passera aussi par notre capacité à avoir en face de nos besoins en recrutement les compétences adaptées.
Donc on a deux deux défis, c'est déjà une révision de l'appareil de formation. Alors, pas en totalité. Évidemment, l'appareil de formation en France est plutôt riche, mais encore faut-il qu'il soit adapté euh aux besoins de nos industriels.
Et puis on doit faire face à un autre enjeu qui est considérable aussi, c'est l'enjeu d'attractivité de nos métiers. Aujourd'hui, nos métiers sont à la fois peu voire très mal connus du grand public, souffre aussi d'un d'une dizaine d'années de désindustrialisation en France avec une image qui est très très négative pour notre pour notre public et des métiers et des métiers souvent souvent cités comme des voies de garage à l'époque, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Exactement.
Exactement. Alors justement, vous avez beaucoup de difficultés. Tous les postes que vous avez évoqué pénurique sont sont pénuriques aussi pour le nucléaire, pour le naval et cetera.
Est-ce que le secteur de l'armement justement a plus de difficultés que ces industries là pour recruter déjà ses profils pénuriques ? Est-ce que c'est un secteur justement qui est qui est plus ou moins attractif par rapport à ces secteursl ? Je pense qu'on on se bat on se bat à même enfin à armes égales.
Le le je pense que le secteur de l'armement, moi je je ne pourrais parler que pour la filière des industriels de la mer, mais qui comprend le naval de défense he qui représente une grosse part de de notre activité. Euh on on on travaille en interfilière au niveau de l'industrie et je peux vous dire que on fait face aux mêmes enjeux de recrutement. Vous avez parlé de la défense mais euh euh l'aéronautique a du mal à recruter aussi le secteur automobile.
Donc on a il y a un pas qui est qui qui est fait hein déjà en matière de réindustrialisation mais on est encore bien loin euh de l'objectif. Et il faut savoir qu'aujourd'hui à l'échelle de l'industrie, les métiers que j'ai cité tout à l'heure, donc principalement les métiers d'ouvriers et techniciens euh chaudronniers, soudeur, techniciens de maintenance sont des métiers communs euh à toutes ces filières. Et à cela s'ajoutent les nouveaux métiers que dans l'activité drone, l'intelligence artificielle et cetera qui viennent rajouter une complexité supplémentaire.
Ce qui faut important de de d'expliquer aussi, c'est que d'être soudeur ou chardonnier chardonnier demande en tout cas du temps, de la maîtrise, de l'expertise. Donc on parle vraiment, on peut parfois parler en année pour être véritablement un expert. En plus, un soudeur de coque de sous-marin, c'est entre 6 et 8 ans de formation.
Ouais, c'est ça. Donc c'est très long. J'ai l'impression qu'on parle de médecin, c'està-dire qu'on est dans la même payer a mis beaucoup de temps à se rendre compte, contrairement à l'Allemagne qu'en fait on peut pas construire une industrie de défense uniquement avec des ingénieurs et des PhD.
Il faut aussi des techniciens et des ouvriers. Et et c'est cet équilibre qui fait que on sait peut-être concevoir mais on sait aussi qualifier, produire, maintenir et donc il faut il faut beaucoup de troupes et c'est ça. Et est-ce que la formation professionnelle après a anticipé justement si fa 6 8 ans, il y a une inertie qui pas du tout parce que la formation professionnelle initialement elle était poussée par l'offre pas par la demande.
Et c'est la première révolution qui a été faite d'ailleurs avec un campus d'aéronautique à Latraine près de Bordeaux et puis ensuite par le campus des industries navales que on a copié hein. C'est en fait d'arriver à créer une vraie prévision d'emploi h sur ces domainesl et ensuite d'arriver à labelliser les formations pour qu'elles correspondent finalement aux besoins des technologies. La soudure, ça a changé en 30 ans complètement.
Donc quand vous êtes dans le collège du fin de la Bretagne, ben vous avez pas forcément suivi ces évolutions et ainsi de suite. Et les Naï par exemple a mis en place tout 200 labels, je crois euh 200 formations labellisées. Euh et là les gens sont sûrs de trouver un emploi.
Et donc il y a à la fois de travailler sur l'attractivité pour leur montrer que c'est des métiers modernes intéressants qui ont évolué avec beaucoup d'informatique de mécatronique de cobotique d'intelligence de CAO et ainsi de suite mais aussi que en fait les formations s'adaptent à la modernisation de tous ces métiers. Bien sûr. Euh, monsieur le ministre Gérard Languet, en fait, on parle d'attractivité de métier.
Est-ce que faut prendre un petit peu de hauteur et de se dire que finalement il y a eu tellement de de d'industrie bashing, on a tellement dit que c'était pas bien, que c'était sale, que c'était pendant des années quand même avec une désindustrialisation de de la France que aujourd'hui il faut retrouver de la souveraineté, peut-être redonner aux plus jeunes à l'école cette envie justement de partager ces métiers qui sont quand même incroyables. Oui, enfin je crois il y a surtout le fait que la la main d'œuvre s'est déplacée en France, elle est passée dans les années 30 dans les les 30 glorieuses de l'agriculture à l'industrie et puis après ben on est passé vers le le service, il y avait une demande he c'est c'est pas et et cette et le sentiment qu'on pouvait sous-traiter l'industrie, c'estàd un travail de production à à d'autres pays. Et là, je crois que c'est en effet pour la défense, pour la haute technologie, pour le nucléaire, une erreur absolue.
Il faut faire à la maison. et il faut savoir le faire durablement. Or, l'un des problèmes, ça veut peut vous paraître paradoxal, c'est que l'État euh qui est en fait celui qui finance la défense mais qui commande d'une certaine façon l'énergie et le nucléaire et qui n'est pas complètement neutre dans les choix en matière de transport change de politique et vous avez de temps en temps des efforts qui sont cassés.
Sur le nucléaire, on était plutôt bien parti. Puis en 2012, tout s'est arrêté. Et quand on explique aux jeunes étudiants que telle filière n'a pas d'avenir parce que c'est la paix éternelle ou parce que c'est le renouvelable pour tous, forcément les jeunes ils regardent ce qu'il y a de l'avenir et quand on a besoin d'eux, ben ils sont pas là.
L'État a quand même poussé le tertière. Moi je vois les écoles d'ingénieur aujourd'hui la moitié des promotions qui vont plus chez Naval Group, qui vont plutôt dans les banques par exemple. Oui mais c'est c'est pas l'État qui les posée eux qui ont envie de gagner de l'argent.
Quand vous prenez quand vous prenez une promotion de polytechnicien, je suis persuadé qu'il y en a pas la moitié qui qui s'intéresse à la production, qui fait le métier d'ingénieur. La l'autre moitié sont des des analystes qui réfléchissent, qui font des algorithmes pour analyser ceci ou cela qui qui bon mais ça si vous voulez un petit peu aussi euh on va là où il y a de la demande. Il se trouve qu'il y a eu des besoins de financement considérables, des besoins d'études considérables et puis on a compté un peu trop sur la sous-traitance.
Alors vous avez un pays comme l'Allemagne, j'ai regardé, c'est très intéressant, a réussi en partie avec la chur de Berlin et avec la la dislocation du pact de Varsovie, l'Union soviétique, vous avez des pays qui sont devenus des partenaires, la Tchéquie, la Slovaquie, la Pologne, la Hongrie, même la Roumanie un peu et et l'Allemagne a su répartir le entre la matière grille chez eux et puis le les les tenues en bleu, l'école bleue chez les autres. Nous ne avons pas fait cela. On est parti carrément plus loin et c'est un peu plus difficile parce que acheter à l'extérieur c'est c'est pas une sécurité.
C'est certainement ce qu'on paye aujourd'hui pour au niveau de l'industrie. Oui mais oui oui oui tout à fait. Allez vous restez avec nous.
On fait une petite pause malheureusement on en a quatre faut les assumer. Bah c'est bien. Oui c'est une bonne nouvelle.
On est exactement, on est très heureux et on est ensemble bien entendu avec l'ensemble de nos habités jusqu'à 20h. À tout de suite. On n'est pas Sud Radio.
Parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio Sud Radio 19h20h, les vraies voix de l'emploi.
On vous souhaite la bienvenue. On est ensemble jusqu'à 20h avec nos nos invités avec Gérard Longuet qui est avec nous, ancien ministre de la défense et de l'industrie Hervé Guillou qui est ancien PDG de Naval Groupe et coprésident du dialogue de place sur le financement de de défense et l'Énaï Séalin qui est avec nous, directrice générale du campus des industries navales. En tout cas, merci d'avoir accepté notre notre invitation.
Ce qui est important pour nous, c'est de dire comment on peut reconstruire peut-être une vision stratégique, relancer la partie industrielle aujourd'hui. Euh monsieur le ministre Gérard Longuet, quel pays aujourd'hui euh peut aujourd'hui nous donner des idées et et quel pays aujourd'hui d'Europe ou même un peu plus loin pourrait éventuellement dont on pourrait s'inspirer par exemple ? Je vais vous dire aucun.
Ah aucun parce que je On arrête l'émission, c'est fini. Aucun. Non, je la réponse est simple.
Chaque pays a ses problèmes spécifiques. Il faut Ça dépend de l'adversaire et ça dépend de la taille. Si vous êtes la Finlande et que vous regardez la Russie, vous avez pas le même problème que si vous êtes la Chine et que vous regardez la Russie.
Et parce que vous n'avez pas le même perspective de combat. La Finlande ne peut pas imaginer un combat seul. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle ce pays neutre est entré dans l'OTAN grâce à Poutine et son matériel à ce moment-là dépend de la coopération qui est la sienne dans le système de défense auquel elle adhère.
La France est dans une situation différente. Vuillou l'a très bien dit. On a fait le choix de le choix de l'autonomie.
C'est un choix d'ailleurs extrêmement difficile parce que la dissuasion c'est fait pour ne pas s'en servir et un très haut niveau de technicité. On peut dire c'est une histoire de fou. C'est de plus en plus technique et et avec l'idée que ça ne servira de moins en moins probablement.
C'est pourtant exactement ce qu'il faut faire. Il faut apporter la démonstration que l'arme dont vous disposez euh maîtrise toutes les autres toutes les autres armes qu' c'est notre atout majeur finalement. Voilà.
C'est c'est pas c'est oui mais c'est pas suffisant parce que on a parlé tout à l'heure et là je suis non pas en désaccord Guillou mais je crois que quand on dit qu'on est combat de haute intensité on est pour l'instant pas tout à fait à la dimension voilà ou alors sur une durée très courte mais malheureusement c'est pas nous qui fonction fixons la durée des guerres pe dire ou on vous fait un petit conflit tranquille pour 6 jours ou une semaine c'est c'est l'ennemi qui décide bon alors le fait est que grâce à la construction européenne et moi qui suis un homme de l'Est, je sais ce que ça veut dire. On n pas d'ennemis en Europe. On peut s'entendre avec les gens ou pas s'entendre avec les gens, on a pas d'ennemis. le sol français n'est pas directement menacé par un voisin.
Je pensais presque la même chose après la dislocation de l'Union soviétique. Je crois que alors sur Poutine, il y a il y a deux deux analyses très différentes. Je ne sais pas laquelle est la bonne aujourd'hui.
La première qui est de dire ce type est est joue le rapport de force et sans sans vergogne et il ira le plus loin possible en toute circonstances. Deuxième point de vue, c'est des gens qui disent "Non, non, c'est c'est le dernier coup d'essai d'un partisan du rapport de force et il a échoué, ce qui est vrai d'une certaine façon. Son objectif était de faire tomber le régime de Zelenski, il l'a renforcé.
Son objectif était de faire en sorte que le glac autour de la Russie soit reconstitué. C'est pas le cas. Bon, je citais la Finlande et la Suède.
Donc, on ne sait pas. Mais imaginons euh quelle est la force de la Russie ? 17 millions de km², une profondeur infinie.
Hm. Et un régime politique qui permet à celui qui le dirige d'être assez désinvolte à l'égard de la vie de ses citoyens. Ça n'existe pas en Europe.
Nous n'avons pas de profondeur de recul et ça n'existe pas heureusement sur le plan politique. Nous n'avons pas cette désinvolture et donc je crains malheureusement que la menace je dis pour des raisons structurelles, c'est c'est pas les les personnes que j'incrimine. Mais quand vous avez la certitude de tenir vos hommes et d'avoir le recul nécessaire, pouvez prendre des risques que les étabales ne prendront jamais.
J'avais une question sur l'autonomie. Est-ce que la réponse d'un point de vue industriel va être européenne ou est-ce qu'au contraire il faut travailler sur une industrie en armement française ? L'autonomie c'est pas l'autarsie.
L'autonomie c'est avoir la capacité à assurer sa sécurité stratégique. Ça peut se décliner dans des petits cercles d'autarsie. C'est ce qu'on fait sur certains éléments de la dissuasion.
Mais ça peut aussi se décliner par des accords avec des partenaires fiables comme on fait dans les missiles avec MBDA ou dans un certain nombre d'autres domaines. Et sinon, ça peut se décliner par une véritable politique de diversification industrielle ou de partenariat qui permettent de garantir la sécurité d'approvisionnement. C'est ce qu'on fait en France pour l'instant avec l'uranium par exemple. on on se considère comme garanti finalement d'approvisionnement par la diversité euh de nos sources.
Donc autonomie stratégique, c'est pas de l'autarsie. Mais mais quand les Allemands achètent du matériel américain plutôt que du matériel français, est-ce que finalement la réponse serait pas plutôt euh Ah mais ça c'est un autre sujet. Euh est-ce que tout à l'heure monsieur le ministre a évoqué le cas de la Finland, l'Allemagne s'est retrouvé un peu dans la même situation à avoir une industrie de défense qui était quand même très en dessous des standards qui s'est beaucoup tourné vers les États-Unis qui ont d'ailleurs implanté des bases chez eux.
Et donc tout le monde est devenu un peu héroïodépendant au matériel américain, ça c'est pas les seul hein. Et il va falloir du temps si l'Allemagne ou l'Italie ou l'Espagne veulent se désengager euh de d'achat massifs aux États-Unis, il va falloir des décennies euh pour arriver à retrouver des alternatives européennes. ça va pas se faire en 5 minutes.
Alors, on peut avoir de la sous-traitance réciproque et des choses comme ça, mais sur les sur les objets majeurs, par exemple la défense antimicile balistique ou un certain nombre de de sujets comme les avions de combat par exemple, ben on voit bien que il y a de toute façon, il y a pas beaucoup d'alternatives, hein. Il y a le rafale et le F35. Donc ça ça se bascule pas.
Comment et SAB avec le Griped ? Vous avez raison mais ça se bascule pas en 5 minutes. C'est une affaire politique.
Il est évident que lorsque les Allemands ou les Polonais achète des F35, c'est techniquement enfin la le prétexte technique est que ces appareils peuvent accrocher les missiles nucléaires américains. La vérité c'est qu'ils achètent aux États-Unis pour payer la l'assurance de la protection nucléaire américaine. Trump nous a rendu un immense service parce qu'en expliquant que c n'étaient pas garanties, les Européens sont un peu plus libres de libre de leur choix.
On pour vendre des rafales. Alors oui, vous voyez, on en a vendu en Europe. Enfin, enfin mais c'est un très bon appareil.
Je je ne cherche d'ailleurs pas à le prouver par des démonstrations parce que moi, on sert des des armes, mieux l'humanisté se porte. Lénaï Séalin qui est avec nous, délégué général de l'Institut des Hautes études. Pas du tout, pas du tout. qui voilà ça je c'est c'est les erreurs qui ont été faites tout à l'heure.
Bref, on revient quand on les écoute, passionnés et passionnant, il y a forcément quelque chose à faire pour attirer ses talents en disant voilà ce pourquoi tout ça est fait. En fait, finalement pour la défense française européenne, pour le bien commun de tout le monde, il y a forcément une histoire à raconter pour ramener euh ou les jeunes ou les ceux qui veulent qui ont envie de changer de carrière de revenir justement dans ces métiers de l'industrie de l'armement. Tout à fait.
Euh je pense que le vous vous soulignez du doigt quelque chose d'important aujourd'hui par rapport à notamment cette jeune génération, c'est de donner du sens. Et l'esprit de défense, l'esprit de défense, ben il se cultive et aujourd'hui on a des outils qui existe et qui permettent de diffuser cette cet esprit de défense. Alors déjà nous euh au niveau de du SINAVE puisqu'en fait on organise des missions de de promotion et attractivité des métiers en compagnie des des ambassadeurs métiers, ça c'est très important à souligner.
C'est-à-dire que euh si moi je parle du métier de soudeur, j' vite perdre en crédibilité. Et donc c'est pour ça que c'est important d'arriver et ça on arrive à très bien le faire à mobiliser nos industriels. Donc notamment dans le naval de défense qui viennent parler de leur métier, de leur passion et ça c'est un vecteur pour susciter des vocations qui est absolument essentiel.
Après, il y a un autre dispositif aussi que je trouve très intéressant puisque on parle de jeunesse, n'oublions pas le rôle de l'éducation nationale et on a un dispositif qui est intéressant qui s'appelle le dispositif des classes de défense. Aujourd'hui, ce sont 445 classes en France qui sont concernées et qui euh en fait permettent des partenariats entre l'armée et des classes donc sous l'initiative sur l'initiative d'un enseignant. Et là encore, ça permet à ces jeunes de rencontrer des professionnels, d'échanger avec eux, de pouvoir leur poser euh euh des questions.
Donc ces rencontres, on y croit beaucoup. Nous aujourd'hui euh en tout cas, j'ai envie de rester optimiste et positive dans la démarche. On a mesuré notre impact parce que souvent on nous dit promotion d'attractivité des métiers.
OK, mais alors quel est votre impact ? Aujourd'hui, ce qu'on sait, c'est sur les 15000 jeunes qu'on arrive à rencontrer chaque année dans les salons d'orientation qui viennent nous voir et cetera sur toute la France qu'on a les cinq régions partenaires dans ce collectif là, on arrive à susciter des vocations chez 30 % de nos jeunes. Ah oui, c'est bien quand même.
C'est déjà un un je dirais un bel effort. Et quand on parle à au demandeur d'emploi, qu'on a aussi un lien avec France travail, n'oublions pas cette population aussi de personnes en reconversion professionnelle et cetera, on arrive à susciter des vocations chez 40 % d'entre eux. Pourquoi ?
Parce que concrètement, on est en capacité de leur dire vous cherchez un boulot, vous pouvez aller dans telle formation, vous aurez un job à l'issue à dans 99 % des cas. Donc on est aujourd'hui et je dirais que ça c'est une fierté, même si on a encore beaucoup de chemins à parcourir, soulignons quand même euh les efforts qui qui fonctionnent. Euh on est aujourd'hui convaincu que ces rencontres, cet engagement sur le terrain avec nos industriels est une des clés euh pour mobiliser.
Donc nous on est prêt côté SINA, on a déjà discuté avec nos intervurs, à se mobiliser plus particulièrement euh sur le le secteur de la de la défense pour mobiliser cette jeunesse. Juste un petit mot avant de partir en en en pause. Euh de plus en plus de jeunes femmes de jeunes filles et de plus en plus de femmes, c'est bien de le dire aussi.
Oui. Alors, on a là aussi hein beaucoup de chemins. J'ai déjà entendu Hervé Guillou le dire.
Nous ne pouvons pas nous passer de la moitié de l'humanité pour répondre à nos enjeux de recrutement. Le talent de la moitié de l'humanité, rappelle-le. Il y a il y a du chemin à parcourir.
À l'échelle de la filière, les femmes ne représentent que 25 % encore des effectifs. Et si on regarde sur les métiers d'ouvriers et technicien, notamment dans le naval, on atteint pas les 10 % et pourtant ces métiers sont absolument accessibles à cette population. Donc oui, c'est un public aussi à conquérir.
Allez, vous restez avec nous, on fait une dernière pause et on revient avec nos invités. On est ensemble jusqu'à 20h. Soyez les bienvenus et merci de votre fidélité à Sud Radio.
Sud Radio, votre avis fait la différence. J'adore vos débats. On entend des choses qui changent un peu de la doxa généraliste qu'on entend trop partout.
Sud Radio, parlons Sud Radio 19h20h, les vraies voix de l'emploi. Les vraies voix de l'emploi. On parle d'armement et d'industrie aujourd'hui avec nos invités hein. peut vous assurer que que ce soit à l'antenne ou hors l'antenne hors antenne c'est très intéressant avec Gérard Longuet qui est avec nous ancien ministre de la défense et de l'industrie et Harvé Guillaot qui est avec nous ancien PDG de Naval Groupe et coprésident du dialogue de place sur le financement de de défense et l'enig qui vraiment qui s'engage vraiment en tout cas dans sa direction directrice générale du campous des industries navales.
On parlait de de du de l'inspiration les c'est tout à l'heure en antenne avec nos deux invités de se dire que il faut effectivement des ambassadeurs, des ambassadrices, des gens qui montrent leur métier, vous le disiez peut-être envoyer des gens en immersion, proposer ce qui est bien aussi de dire aussi c'est les mutations. C'est-à-dire qu'on on devient dans ces métiers tout à fait mobiles aussi. C'est-à-dire qu'on n'est pas ancré dans un territoire.
On peut faire plein de choses. On peut partir sur des plateformes, on peut partir à l'étranger. C'est c'est ça aussi ce métier.
Oui, tout à fait. Alors mutation, ça peut faire peur hein, surtout quand on parle à des populations ouvriers et techniciens qui sont en général assez peu mobiles. Mais effectivement aujourd'hui l'industrie de enfin je vais parler de l'industrie mais tout ça pour dire que c'est très large, c'est-à-dire que c'est extrêmement large et vous pouvez moi par exemple dans mon dans mon équipe aujourd'hui, j'ai j'ai un ancien chaudronier qui fait de la communication.
Donc vous voyez, on on a des parcours qui sont qui peuvent être absolument diversifiés avec effectivement la possibilité la possibilité pardon de travailler à l'international, d'évoluer. Il faut le dire aussi, les salaires dans ce secteurlà sont plutôt bien placés par rapport à d'autres d'autres secteurs d'activité avec une pérennité d'emploi qui est qui est importante donc et puis qui plus est pour ceux qui sont attirés par la mer. Là, je parle plutôt du naval de défense et ben on est plutôt sur les régions du guitoral en matière d'emploi.
Donc ça c'est sympa aussi. Alors justement les naï vous vous êtes vous avez un accompagnement des régions parce que c'est un travail de fond qui se fait parlé tout à l'heure des des c'est quelque chose qui se fait au collège. Qu'est-ce que en quoi finalement les régions, l'État vous aident dans justement cette évangélisation sur de ces métiers qu'on qu'on méconnaît ?
Alors, les régions, elles ont un rôle primordial sur ce sujet-là puisque dans leur prérogative, elles ont à la fois euh le sujet des formations euh professionnel et le sujet de l'orientation. Donc, on travaille vraiment en lien étroit avec nos cinq régions partenaires que sont euh la Bretagne, la Normandie, la région Pays de la Loire, région Nouvelleaquitaine et la région sud sur ces sujets de formation. Donc comment concrètement nous on a on a fait on a réalisé une étude euh pour avoir un une comment dire une estimation des besoins en recrutement au plus près des territoires et cette étude elle est fournie à la région elle est transmise à la région qui va pouvoir faire ses appels de formation au regard des besoins qui sont exprimés par notre filière.
Par ailleurs, on leur met à disposition aussi un certain nombre d'outils qu'on a développé. On a parlé tout à l'heure de la promotion de l'attractivité des métiers. On est très présent sur le digital.
J'ai une chargée de communication aujourd'hui dans l'équipe qui parle TikTok couramment. Euh voilà. Et ça c'est important aussi pour parler à la jeunesse, pour créer cette communauté.
Il faut aussi avoir les codes euh et et et on peut vite les perdre. Euh donc on a créé un certain nombre d'outils pédagogiques innovants que l'on met à disposition des des régions pour les alimenter parce que les régions ont véritablement ce rôle d'orientation. Donc on travaille en lien très étroit avec les cinq régions que je vous ai cité.
Monsieur le ministre Gérard Languet, est-ce que finalement l'industrie de l'armement peut redevenir un ascenseur social ? Totalement. H totalement.
C'est pour une raison d'ailleurs très simple, c'est qu'il y a une stabilité. le l'employeur dans l'armement dès lors qu'il a confiance dans les capacités d'évolution d'un salarié cherchera toujours la stabilité de l'emploi parce qu'il sait très d'abord on a une sécurité on peut juger du comportement du du compagnon du de l'ouvrier du technicien de l'ingénieur et on a envie de le promouvoir ne serait-ce que pour en recruter d'autres plus jeunes qui disent bah tiens après tout c'est un c'est un bon canal j'ajoute ce que madame Ségalaen à à évoquer, c'est les cinq régions dont elle parle sont des régions très sympathiques, sont des régions du littoral, ce sont des régions qui sur le plan démographique se développe, ce qui évidemment peut rendre parfois l'accès à au logement plus difficiles parce que plus cher. Mais quand vous avez des grands pôles comme l'aéronautique, le spatial à Toulouse et à Bordeaux, également d'ailleurs à Nant et à Saint- Naazer, quand vous avez des des l'électronique de défense dans la région sud, finalement c'est une un outil d'aménagement du territoire dans des territoires qui sont attractifs.
On a d'ailleurs le même problème à l'armée, c'est qu'on a envie de d'implanter. Nous avions une armée OPEX. Ouais.
Donc elle avait tendance à avoir des unités parachutistes, des commandos, des forces spéciales, voilà, opération extérieure qui allaient plutôt vers le le sud, le sud-ouest parce que les conditions d'entraînement étaient plus comparables à ce qu'ils allaient connaître. Euh j'espère comme élu du Grand Est, on va revenir un petit peu sur le sur les territoires qui ont été industriel mais qui n'ont jamais été défense pour des raisons évidentes. On n'allait pas fabriquer des canons en Alsace ou en Laoren puisque on s'en servait, ça suffisait largement et ça n'aurait pas été prudent. les la région centre pour l'armement euh les pays de la Loire en effet, la Bretagne, la Normandie formidable, c'est des régions qui joignent l'attractivité de développement et de réussite industrielle avec une attractivité de séjour.
Euh Hervé Guillou, il nous reste de 2 minutes. Euh j'ai pardon, j'ai envie de vous entendre forcément. C'est c'est devenu une passion chez vous parce que là l'intérêt c'est d'être aussi inspirant pour les auditeurs qui nous qui nous écoutent et on le voit à vos yeux.
On dirait un enfant de de 10 ans quand on parle de l'industrie de l'armement. En tout cas racontez-nous en 2 minutes finalement bah c'est un métier qui est devenu patient. Bah c'est une passion.
D'abord on a l'impression d'être utile à son pays et à rendre un peu à son pays tout ce qu'il nous a donné quand on était jeune avec l'éducation. euh l'emploi et ainsi de suite. Et deuxièmement, euh pour un ingénieur euh c'est absolument passionnant enfin concevoir ou construire un porte-avion euh ou un avion de combat ou un système de défense, des grands systèmes de télécom.
J'ai eu aussi la chance de diriger ce qui est maintenant Arian Groupe et de faire des fusées parce que vous avez passé l'ensemble de votre carrière dans la défense, vous n'avez pas été près dans le nucléaire et dans la réfionné. Bon, concevoir des réacteurs nucléaires technique atome, c'est absolument passionnant et c'est un sport complet justement à cause de cette politique continue de souveraineté et ainsi de suite. Donc en France, on sait tout faire et c'est un pour ça, c'est un joyau industriel.
Et moi, si j'avais un souhait à exprimer, c'est que on redonne en France à la politique industrielle toute la dimension qu'elle doit avoir. Euh c'est vrai de la défense, mais c'est aussi vrai tout ce qu'on parle, on parle de matériaux critiques, on parle de euh de dépendance stratégique sur un certain nombre de domaines. Ben redonner en France le souci de la politique industrielle, ça me paraît absolument fondamental.
Merci en tout cas 1000 fois d'avoir accepté notre invitation. Merci monsieur le ministre Gérard Longuin d'avoir accepté cette d'être venu chez nous justement Hervé Guillou ancien PDG de Naval Group et coprésident du dialogue de place sur le financement de défense. Merci beaucoup les Naï c'est Gelin.
Vous êtes directrice générale du campus des industries navales et très inspirantes et ça c'est chouette. Et dans un instant mon excoanimateur enfin ex du pas pas maintenant en tout cas passionné par l'armement aussi. Oui absolument.
Puis là les arguments tombaient en rafale dans ce débat. C'était vraiment c'est logique et mais ce ne sont jamais des mirages les débats sur Sud Radio pour en faire des tonnes au menu des vraies voix du foot. On va commencer évidemment à parler du bilan de la journée de Ligue 1.
On connaît le podium, on sait le premier 2e et le 3e, il y a encore du suspense mais le gros danger c'est en bas. On pense notamment à Saint-Étienne, à Reins, à Nant et au Havre. Ensuite, on parlera de la réforme de la Ligue de football.
Alors, il y a une nouvelle qui est tombée cet après-midi. Il y aura peut-être des play-offs comme au rugby. Vous voyez un peu ?
Ah oui, c'est ça c'est une révolution. Ensuite, on parlera des trophées UNFP et on finira avec l'arbitrage qui est devenu délirant parce que ce qui vaut penalty à Paris ne vaut pas penalty à Barcelone, ce qui est quand même surprenant. avec vos comparses avec nos compares bien évidemment Guy Carlier, Manuel Galasso, euh Quentin Fredon, on aura Alexandre Corbos du But Football Club et on aura Virginie Guillen qui est arbitre pour parler d'arbitrage.
En tout cas, passez une très jolie soirée. [Musique]
Gérard Longuet