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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 28 mai 2026 9 min

Canicule, salaires, 2027... Jean Pierre Farandou, ministre du Travail, est l'invité politique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Jean-Pierre Farandou, merci d'être avec nous ce matin sur France info TV. Avant qu'on parle de de la canicule, les hostilité qui reprennent ce matin au Moyen-Orient malgré le cesser le feu avec des frappes américaines et des répliques iraniennes. Est-ce que cette possible reprise de de la guerre vous inquiète ?

On est forcément préoccupé quand on voit la la reprise des conflits. Après, on savait que ce conflit allait durer. Le premier ministre l'a clairement exprimé la la semaine dernière.

Donc, on s'est organisé pour gérer au mieux les conséquences de cette crise qui arrive dans notre pays au plan économique. Bien évidemment, vous savez qu'on a pris des mesures jusqu'à la fin août et et pendant l'été, on verra où on en est, on prendra, s'il le faut, des mesures pour aller jusqu'à la fin de l'année. Ouais.

Les les les prix à la pompe pourraient flamber à nouveau avec une éventuelle reprise de de la guerre et et des hostilités. Ça aussi sur le pouvoir d'achat, ça vous inquiète là pour les Français durant l'été, les Français qui vont partir en vacances. On a pris des mesures pour ça.

Effectivement, vous concevez qu'on continue à favoriser le travail et les travailleurs donc dans les secteurs les plus touchés par la crise avec des mesures qui permettent à baisser le le coût du carburant pour ces entreprises aider les entreprises et aider les salariés à matière d'emploi et des mesures pour les gros rouleurs, des mesures pour les aides à domicile. Donc un ensemble de mesures qui permettent aux français de les les à la fois qui travaillent et et les plus les plus défavorisés d'avoir des des aides pour faire en sorte que ce coût du carburant soit un peu amorti pour leur budget familial. jusqu'à la fin du mois d'août euh la canicule, hein, une crise chasse l'autre, hein, la canicule et cette réunion justement de crise cet après-midi autour du premier ministre Sébastien Lecnu à à à Maton, vous serez présent vous en tant que ministre du du travail.

Euh les Français qui suffogent depuis plusieurs jours depuis le début de la de la semaine, qu'est-ce qu'ils peuvent attendre de cette réunion ? Quelles sont les annonces qui vont être faites ? Bah, je crois que le premier ministre souhaite effectivement qu'on soit endurant et organisé parce que bon, c'est laquelle on est surpris par ces températures fem des températures élevées dans notre pays depuis plusieurs années mais ça l'été arrive donc il faut s'organiser dans la durée.

Moi en ce qui concerne le le travail, ben bien sûr, on a une pensée pour les travailleuses, les travailleurs qui sont confrontés à des chaleurs importantes. Les entreprises s'organisent, on a tout un système de plan. Il y a un décret qui est paru l'année dernière à partir des alertes météo jaune, orange, rouge.

Les entreprises savent ce qu'elles doivent faire pour protéger les salaries de ce risque professionnel qui consiste à travailler quand il fait très chaud. Vous allez faire des propositions notamment aux travailleurs de qu'on appelle de l'extrême, les travailleurs de l'extérieur, le BTP, le bâtiment, les agriculteurs. Est-ce que vous allez organiser peut-être des déplacements, vous rendre à leur chevé ou ou carrément faire des propositions à l'issue de cette réunion de crise de de cet après-midi ?

Ah ben bien sûr jeis regarder avec attention ce qui se passe en matière de santé au travail pour les pour les travailleuses, les travailleurs exposés aux grandes chaleur le BTP, vous en parlez a des systèmes très performant puisque le les entreprises du BTP n'hésitent pas à arrêter les chantiers quand il fait très chaud. C'est la meilleure décision à prendre, c'est la prévention. Ils ont un système de caisse.

Ils mutualisent ce risque-là puisque les salariés sont payés même s'ils ne travaillent pas. Vous appelez un arrêt des chantiers quand il fait trop chaud. Est-ce que le ministre du travail euh dit ça aujourd'hui ?

Bah le ministre du travail dit que les entreprises prennent le responsabilité, savent prendre le responsabilité. Je vous parler du BTP où les entreprises, c'est l'endroit où ils sont les plus exposés. Le BTP quand on travaille à l'extérieur, bien évidemment, les entreprises du BTP n'hésitent pas à arrêter les chantiers.

Ils ont un système de caisse mutualisé. C'est les entreprises qui payé par leur cotisation, ça coûte rien au contribuable. On voit bien le sens des responsabilités des entreprises.

C'est un risque professionnel important. il est géré dans la politique de prévention des risques. Alors, le gouvernement est sous le feu des des critiques des oppositions, notamment de la de la gauche, qui parle d'impréparation du gouvernement euh par rapport à ces épisodes de canicule et notamment cet épisode euh précoce de de de forte chaleur.

Euh le le les termes de la réunion de tout à l'heure à Matignon, c'est en effet l'anticipation, vous l'avez dit, des de des épisodes à venir durant l'été, sauf que là, les Français souffrent actuellement. Euh c'est ça que la gauche vous vous reproche. Est-ce qu'il y a pas une impréparation ou un retard à l'allumage dans la gestion de cette cette crise et de cette canicule ?

Non, pas du tout. Je vous dis les les on connaît les grandes chaleurs. C'est pas la première fois qu'on a chaud dans le pays.

Alors, c'est la première fois qu'il fait aussi chaud au mois de mai, mais les de tr qu années précédentes, moi j'étais président de la SNC, je peux vous dire qu'on a anticipé les canicules bien évidemment. Donc, les dispositifs anti canicules, ils existent. Il y a un dispositif qui a été renforcé l'année dernière par des décrets qui ont été pris en 2025 qui renforc les obligations faites aux entreprises.

Je leur redis une fois pour une nouvelle fois. Bien sûr, les entreprises savent ce qu'il faut faire quand il fait chaud et elles l'ont déployé bien sûr puisqu'il y a des alertes météo. Dès qu'elles sont prévenues que les températures montent, les entreprises mettent en place des plans anticanicules.

Alors Jean-Pierre Farandou, à votre place hier sur ce plateau, Marine Tondelier, euh la patronne des écologistes était ici. Elle elle fait une proposition la mise en place d'un congé climatique en cas de forte chaleur de de 5 jours par an. Le ministre du travail que vous êtes, il est favorable ou pas ?

Moi, je suis favorable à la prévention, je le redis. Ça s'agit pas de réparer des des atteintes possibles à la santé, il faut les éviter. Et je reprends l'exemple du BTP, c'est la bonne décision.

Je rappelle que les salariés du BTP quand il fait chaud, bah les entreprises décident l'arrêt des chantiers, ils sont payés. Donc ça c'est la meilleure chose à faire à travers une caisse mutualisée dans le BTP. Voilà, c'est ça la bonne décision, c'est bien sûr de ne pas exposer les salariés quand il fait trop chaud et et les compenser bien évidemment intégralement en matière de salaire.

Donc pas congé climatique notamment parce que c'est un coût. C'est ça que vous dites aussi. En Espagne, par exemple, ils l'ont mis en place.

Bah moi, je dis que la bonne mesure, c'est la prévention. Donc, il vaut mieux ne pas exposer les salariés et les compenser financièrement. C'est à mon avis une bien meilleure décision, y compris pour la santé des salariés.

Alors, je voudrais qu'on parle des des salaires des salaires des des Français. Est-ce qu'on va, monsieur le ministre, vers une smikardisation des salaires ? Je vous pose cette question parce que le SMIC est revalorisé hein plus de 41 % au 1er juin prochain mais pas les salaires.

Du coup les syndicats sont vent debout et demandent de nouvelles négociations branche par branche. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Ben on je les ai vu hier donc j'ai vu les organisations syndicales et les orientations professionnelles.

Donc je connais bien le sujet. J'ai voulu échanger avec eux et faire du dialogue social. Donc ce qui va être fait, c'est que dans les branches effectivement euh des des négociations vont intervenir pour relever les salaires minimaux qui sont parfois en dessous du SMIC puisque le SMIC vient d'être relevé.

Donc c'est la loi qu'il prévoit. Il y a 45 jours pour ouvrir des négociations. J'ai confiance dans le dialogue social.

Je suis convaincu que les syndicats et les organations professionnelles vont vont arriver bien sûr à relever les salaires minimaux pour qu'ils atteignent le SMIC et pourquoi pas le dépasser. Un mot sur les ruptures conventionnelles. Euh le votre projet de loi, le projet de loi du gouvernement arrive en en vote solennel mardi.

Euh bon pour pour expliquer un petit peu le le le contexte, les partenaires sociaux ont trouvé un accord pour que les entreprises économisent jusqu'à 600 millions d'euros et 1 milliard d'euros à peu près en vitesse de de de croisière grâce aux ruptures conventionnelles. C'est pas passé en première lecture ce texte à l'Assemblée nationale. Pourquoi là ça aurait plus de chance de de passer mardi ?

Ah ben c'est passé en deuxième lecture. Alors sol c'est la il y a toujours voilà on c'est quand même bien parti quand c'est quand c'est passé au Sénat, c'est passé les orientations sont passées à l'Assemblée nationale. Tous les amendements qui auraient consisté à à modifier l'accord social passé par les par les syndicats et les organisations patronales ont été écartés.

Et vous voyez bien quand la démocratie parlementaire rejoint la démocratie sociale, c'est comme ça qu'on arrive à passer des des réformes structurelles dans dans ce pays. C'est un bon exemple et c'est la méthode à mon avis qui convient de de suivre pour la suite des événements. Donc Jean-Pierre Fernando, vous avez bon espoir que que le texte passe euh euh mardi.

Je voudrais qu'on parle aussi d'une ce que vous appelez le Newal du du travail. En fait, vous planchez en tant que ministre du travail actuellement euh à des propositions sur la thématique du travail de de des retraites ou encore de l'intelligence artificielle. Et vos propositions, vous souhaitez les les soumettre aux candidats élection présidentielle de de 2027, ça consiste en quoi en gros ?

Vous voulez jouer un rôle dans cette dans cette campagne ? Oui, je pense que le travail est essentiel. Vous savez, le travail c'est un peu la charpente de la société.

C'est grâce au travail qu'on crée de la richesse. On parle beaucoup de des salaires mais il faut déjà créer la richesse avant de la répartir. Le travail, c'est aussi une formidable aventure personnelle de l'émancipation.

Mais pour autant, la société change. Il y a beaucoup des il y a beaucoup de de de salariés qui ont des problèmes de garde d'enfants dans les dans les familles qui sont qui sont recomposées ou monoparental. des salariés qui sont aidents comme un temps utile.

Côté technologique bien sûr, il y a l'arrivée de l'IA et des nouvelles technologies. Il y a le management doit être complètement revu parce que les gens maintenant c'est plus de la subordination qu'ils veulent que comme c'est marqué dans le code du travail, ils veulent une relation managériale plus en équipe. Voilà.

Autant si j'ai que travailler, je vais faire des propositions et je les proposerai à tous les candidats que ça intéresse. Je suis prêt à débattre avec eux. Je pense que le travail est central et j'espère qu'il occupera une place essentielle dans le débat politique qui s'amorce pour l'année prochaine.

La question est quel candidat euh de de d'où à où sur les chiquets politiques du PSOL vous vous allez tous les rencontrer et et peut-être et et soutenir lequel au final ? Ah ben moi pour le moment bah écoutez moi je rencontrerai ceux qui veulent. Moi pour le moment je suis tout à ma tâche vous saz je suis pas dans la campagne présidentielle.

Moi je suis ministre du travail. On a parlé de la canicule, on a parlé des salaires, on a parlé de l'emploi des jeunes, l'emploi des seigneors, des retraites. Il y a beaucoup de choses à faire.

Je suis complètement pour Non non mais je suis là pour pour voilà, je suis ministre du travail et des solidarités. Il y a beaucoup de sujets sur la table. Moi moi je ne fais pas campagne.

Je vais réfléchir et travailler sur la thématique du travail. Je pense qu'elle est essentielle pour la France et les Français et la proposer aux candidats qui souhaiteront discuter avec moi de ce sujet. Samedi après-midi, vous faites quoi ?

Vous allez au meeting de Gabriel Atal à à Paris porte de Versailles ou vous regardez la finale du PSG ? samedi après-midi si tout va bien, je suis avec ma famille voilà avec mes petits-enfants, voyez, je suis grand-père et j'ai grand plaisir aller voir mes mes petits-enfants de temps en temps. Je ferai du familial avec grand plaisir pour pour me ressourcer.

Vous ne serez pas au meeting de de Gabriatal ? Je ne serai pas au meeting de Gabrielatal. Je serai avec ma famille euh voilà mon fils et et mes petites filles.

Merci Jean-Pierre Farandou. Merci d'avoir été avec nous ce matin sur France Info

Canicule, salaires, 2027... Jean Pierre Farandou, ministre du Travail, est l'invité politique — Jean-Pierre Farandou · Pourquijevote