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interviewBFMTV· 17 avril 2026 20 min

Détroit d'Ormuz: Emmanuel Macron demande la réouverture "inconditionnelle"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Monsieur le Premier ministre, monsieur le chancelier, madame la présidente du Conseil, mesdames, messieurs Mesdames, Messieurs les ministres, Mesdames, Messieurs les ambassadeurs, Mesdames, Messieurs, Très heureux qu'avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, nous ayons aujourd'hui rassemblé 49 pays en visio conférences avec l'Union européenne et l'Organisation maritime internationale. Et je tiens à remercier très chaleureusement le chancelier allemand Friedrich Merz et la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni pour leur présence à nos côtés et la possibilité de nous exprimer tous les 4 devant vous en cet instant. L'objectif de notre réunion était la réouverture du détroit d'Hormuz.

Nous savons que dans le cadre de la guerre aujourd'hui qui se joue dans toute la région, le blocage du détroit initié par l'Iran a des conséquences particulièrement graves dans le monde entier. Pour les Etats riverains bien sûr, dont beaucoup sont des des partenaires importants pour nos pays, pour les navires, les équipages, pour les pays qui dépendent aussi directement des matières transportées, en particulier en Asie, et pour l'ensemble de la planète et l'économie mondiale, qu'il s'agisse du pétrole, du gaz ou des engrais, affectant directement nos économies et affectant aussi tout particulièrement les pays les plus vulnérables. A ce titre, les événements récents sont encourageants, même si nous devons les considérer avec prudence.

Nous saluons bien sûr le cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis. Nous saluons également le cessez-le-feu récemment annoncé concernant le Liban qui doit être respecté dans les faits et nous saluons également l'annonce d'une réouverture en contrepartie d'ailleurs de ce cessez-le-feu qui a été décidé par l'Iran pour le détroit d Hormuz. Tout cela va dans la bonne direction même si nous notons que cette réouverture d'Hormuz est conditionnée à une route coordonnée par les autorités iraniennes elles-mêmes et que les Etats-Unis ont indiqué vouloir maintenir un blocus ciblé aux navires iraniens.

En tout cas, tout cela fait avancer par la diplomatie la situation et l L'initiative que nous avons tenue tous ensemble aujourd'hui est encore plus légitime parce qu'elle est ce qui va permettre de consolider ces annonces à court terme et surtout de leur donner une possibilité de tenir dans la durée en effet face à tout cela la réunion d'aujourd'hui d'un groupe d'état indépendant distinct des hostilités en cours permet d'adresser un message simple que je résumerai ainsi nous demandons tous la pleine réouverture immédiate inconditionnelle par toutes les parties du détroit d'hormuz nous demandons la restauration des conditions de libre passage qui était en vigueur avant la guerre et le plein respect du droit de la mère nous nous opposons tous à toute restriction tout régime de convention qui équivaudrait dans les faits à une tentative de privatiser le détroit et évidemment tout système de péage nous travaillerons étroitement avec les armateurs assureurs et autres gens de métiers de la mère pour leur donner la visibilité qui permettra de de reprendre le trafic dès que possible et nous soutenons à cet égard les idées de l'organisation maritime internationale pour porter secours à ceux qui sont piégés. Et pour tout cela, nous allons renforcer et accélérer les travaux de planification que nous avons déjà lancées, qui sont coordonnées avec le Royaume-Uni pour permettre la mise en place d'une mission neutre, bien distincte des belligérants, afin d'accompagner et sécuriser les navires marchands qui transiteront dans le golfe. Dès la semaine prochaine, une réunion de planification se tiendra à Londres et tout cela s'accompagnera évidemment d'un travail diplomatique et d'un travail de déconfliction à l égard des Iraniens et d'une coordination étroite avec les Américains et les Israéliens.

Nous avons, pour notre part, d'ores et déjà déployé de nombreux moyens militaires dans la région pour protéger nos ressortissants, sécuriser nos partenaires dans la zone et nous donner les moyens de parer à toute éventualité. Et la France a ainsi une force navale robuste en Méditerranée orientale et en mer rouge avec le porte-avions Charles de Gaulle à sa tête, de nombreuses frégates et plusieurs portes-hélicoptères amphibies en plus des moyens aériens. Tout cela sera réorienté en fonction de la planification et une partie sera utilisée en Méditerranée orientale une partie en mer rouge, mais une partie sera allouée à l'effort que nous venons d'évoquer.

Le message d'aujourd'hui est un message d'espoir, c'est un message aussi de préparation et de et c'est un message d'unité. Les Européens étaient aux côtés des membres pays du Golfe, de l'Asie, du continent africain, de l'Amérique latine, du et pacifique, et donc le monde était uni dans cette même volonté, cette coalition d'États indépendants pour faire respecter le droit international et faire respecter la liberté de navigation. Je vous remercie beaucoup.

Je cède la parole à M. le Premier ministre, cher Nous venons d'avoir des échanges structureux avec 49 pays rassemblés autour d'un message très Très simple, le monde a besoin que le détroit d'Hormuz soit totalement ouvert car c'est ainsi que nous maintiendrons des prix bas pour notre population et mettront un terme aux conséquences économiques. Nous sommes convenus que nous souhaitions un retour pour parler et un accord durable incluant une réouverture du T3.

Alors, nous Nous saluons l'annonce qui a été faite durant notre réunion, mais nous avons besoin de nous assurer que cette situation va perdurer et sera réelle. Et ceci ne fait que rendre renforcer le travail que nous avons entrepris cet après-midi, car nous souhaitons mettre en place une mission défensive dans le cadre d'un cessez-le-feu. C'est la raison pour laquelle nous avons ont rassemblé ce groupe international afin de dire comment nous allons jouer notre rôle.

Alors il y a différents éléments. Premièrement, il s'agit de donner un coup de pouce diplomatique à la paix en appliquant le principe fondamental selon lequel le Détroit doit être rouvert immédiatement sans péage ni restriction aux droits de passage. Et tous les pays qui ont participé aujourd'hui soutiennent ce message.

Et cela va au-delà des différends que les pays peuvent avoir, car le monde d'entier a besoin d'une solution à la matière. Deuxièmement, nous avons besoin de gérer du choc économique en évitant toute restriction commerciales inutiles, en soutenant la sécurité énergétique et alimentaire, en soutenant également l'industrie afin que le transport maritime puisse reprendre dès les conditions réunies. Troisièmement, et là c'est essentiel, nous sommes convenus d'accélérer notre planification militaire.

Je peux confirmer qu'avec la France, le Royaume-Uni prendra la tête d'une mission multinationale afin de protéger la liberté de l'allégation dès les conditions réunies. Il s'agira d'une mission strictement pacifique et défensive destinée à rassurer le transport maritime et à soutenir les opérations de déménage. Nous invitons toutes les nations, tous les pays ayant un intérêt au maintien du libre circulation du commerce mondial à nous rejoindre.

Certains nous ont déjà indiqué être prêts à contribuer. Alors, nous poursuivrons nos travaux à Londres la semaine prochaine à l'occasion d'une conférence de planification militaire. A cette occasion, nous donnerons des détails sur la composition de la mission et environ une douzaine de pays ont d'ores et déjà annoncé leur contribution matérielle.

La réouverture du Détroit est une nécessité une responsabilité mondiale et une responsabilité mondiale. Il nous faut agir afin que l'énergie et les biens commerciaux circulent librement à nouveau pour faire baisser les prix pour les travailleurs. Nos concitoyens, nos concitoyens ont besoin d'un retour à la paix et à la et nous jouerons pleinement notre rôle.

Merci, Emmanuel. Madame la présidente du Conseil, chère Georgia. Merci, Emmanuel.

Bonjour à tous. Merci, Emmanuel. Bonjour à toutes et à tous.

Je remercie M. Macron et M. Stermer pour cette initiative qui est tout à fait intéressante, fondamentale, et c'est la raison pour laquelle je tenais à être personnellement présent ici à de Paris.

Il est clair que la liberté de navigation dans le détroit d'Hormuz est tout à fait fondamentale pour notre pays, pour l'Italie, pour l'Europe, pour la communauté internationale tout entière. Il s'agit d Il a affirmé un principe fondamental du droit international qui vaut pour le détroit d'Hormuz et pour tout autre détroit au passage duquel dépendraient les chaînes d'approvisionnement au niveau mondial. Il s'agit bien évidemment d'une question d'une très grande importance économique car environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié passe tout à fait par des droits d'Orouse et des fertilisants aussi.

Donc de cela dépend de la sécurité alimentaire de plusieurs pays. Je pense aux importations, aux exportations dans les pays du Golfe, qui sont des partenaires stratégiques de l'Italie, qui voient passer par Hormuz 60 % de leur consommation alimentaire. Pour cette raison, la réouverture rendue l'étroit d'Hormuz doit permettre de faire face à cette situation et en même temps constituer un élément essentiel pour toute solution du conflit au Moyen On peut le voir bien clairement ces dernières heures.

La réouverture des détroits d'Hormuz est fondamentale au fur et à Au fil des négociations, comme M. Macron l'a indiqué, il y a eu une annonce de cesser le feu au Et en même temps qu'un cessez-le-feu a été négocié entre les États-Unis, Israël et l'Iran, une annonce de la réouverture du Détroit a La réouverture de ce Détroit fait partie de tout projet sérieux de négociation pour la résolution de la crise au Moyen-Orient. Et bien évidemment, ce n'est pas le Le seul sujet, la renonciation à la course nucléaire de la part de l'Iran est fondamentale, ainsi que d'autres éléments fondamentaux.

Mais la première raison pour laquelle nous sommes ici aujourd'hui, et parce que nous saisissons parfaitement l'importance de ce défi. Je tiens à remercier bien évidemment Emmanuel Macron, mais toutes les nations qui ont participé à la réunion de ce matin, cela montre que le travail que nous sommes en train d'effectuer est partagé. Il s'agit d'un intérêt général.

Bien évidemment, cela demande des efforts au point diplomatique, au point sécuritaire, au point humanitaire. Si on pense aux navires qui sont bloqués dans le Golfe et si on pense aux nations qui sont impactées directement par cette crise. Surtout Avec tous ces plans, l'Italie est prête à jouer son rôle.

Tout d'abord, nous nous concentrons sur la situation des navires qui se trouvent autour du détroit d'Hormuz, il faut garantir l'absence de mines. Il faut pouvoir rassurer le secteur de la navigation maritime pour garantir la et la sécurité des navires qui passent par le Détroit. Bien évidemment, une solution de la situation pour être atteinte avec une mission et une attitude tout à fait défensive, et je pense que là-dessus aussi nous étions tous d'accord.

Une très importante action de planification de ton cours au niveau national, Dans le cadre que vient de dessiner, l'Italie est prête à mettre à disposition ses unités navales sur la base d'une autorisation nécessaire d'après la constitution italienne, une autorisation de la part du Parlement, mais cela est en ligne à une activité que nous avons déjà effectuée par le passé avec d'autres missions. La mission à Tarenta, par exemple, à Aspides est une mission qui se développe sur une zone assez proche de celle du Détroit d'Ormus. C'est pour cela qu'elle peut constituer un bon exemple.

Donc la réunion d'aujourd'hui a été particulièrement fructueuse et montre en même temps que l'Europe est prête à jouer son rôle avec tous ses partenaires, et Cette initiative est dans le cadre d'un effort encore plus grand, qui voit nos nations toujours prêtes et engagées pour faire face à un cycle de crise qui se représente de façon régulièrement et qui qui concerne non seulement le Moyen-Orient, mais également l'Ukraine et d'autres fronts. L'Italie fera tout son possible pour consolider le cessez-le-feu au Liban, qui est précieux et qui a été obtenu également grâce à la médiation des Etats-Unis. Il est très important que les négociations reprennent correctement pour pour pouvoir mettre le mot fin au conflit en Iran avec de la détermination et de la patience, comme on le fait chaque fois.

Encore une fois, je vous remercie Emmanuel. Monsieur le Président du Conseil, Monsieur le Chancelier, cher Frédéric, cher Emmanuel Macron, cher Keir Starmer, permettez-moi de dire que je suis très reconnaissant de mon côté que le Président de la République française et le Premier ministre britannique nous aient conviés à cette conférence aujourd'hui ici à Paris, et je suis reconnaissant que Giorgia Melloni et moi-même pour l'Italie et pour l'Allemagne, ayant pu y participer personnellement. Alors nous sommes parvenus à une grande unité entre ceux qui étaient à Paris en personne et ceux qui ont participé à la visioconférence.

J'avoue que j'en étais même surpris de voir à quel point nous étions d'accord dans notre évaluation de la situation, et très surpris de voir aussi que nous sommes parvenus, finalement, ensemble assez facilement à des conclusions. Car cette guerre contre l'Iran nous confronte à de nombreux défis, ce que nous voulons tous, c'est que le Proche-Orient retrouve la paix, la stabilité. C'est dans notre intérêt à nous tous les prix de l'énergie qui ont ont explosé, doivent baisser aussi rapidement que possible et cette guerre ne doit pas devenir une sorte de test de résistance transatlantique.

Il y a donc des conclusions qu'il faut tirer, car ces défis que je viens de décrire nous touchent tous dans tous les Etats de l'Union européenne et même au-delà dans l'ensemble de l'Europe. Et si nous ne parvenons pas à relever ces défis, nous risquons d'être confrontés à une grande crise multidimensionnelle grave et globale. J'ai pris très hausseilleuse qui s'est passée à Washington lors de la réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale, tout ce qui a été dit à propos des marchés et des capitaux.

Et donc c'est dans notre intérêt à tout ce que de renforcer nos efforts et que de tirer les conclusions qui s'imposent. Il y en a trois, à mon sens. Le gouvernement allemand appuie les efforts pour pour parvenir à un accord diplomatique entre les Etats-Unis et l'Iran.

Par ailleurs, de notre côté, nous menons des entretiens pour parler avec tous les protagonistes. Depuis de longs mois ou après de de longs mois de silence. L'Allemagne a repris les discussions avec Téhéran.

Nous souhaitons apporter notre contribution pour parvenir aussi rapidement que possible à une fin durable de cette de guerre, et nous sommes tous d'accord néanmoins pour dire que l'Iran doit mettre un terme à son programme nucléaire. Il doit arrêter d'attaquer Israël et les Etats du Golfe et il doit réouvrir de de manière durable, le détroit d'Hormuz sans prévoir de droits de passage particuliers. Alors que nous discutions aujourd'hui, il y a une bonne nouvelle qui est tombée, mais il faut que tout cela se fasse en pleine conformité avec le droit international de la mer.

Il ne doit y avoir aucune restriction pour les navires commerciaux, pour leurs équipages, ils doivent pouvoir passer par le détroit de Hormuz sans aucun problème. Et nous nous réjouissons par ailleurs que des pourparlers et a été entamé entre Israël et le Liban. C'est une chance historique, une opportunité historique, bien entendu que le Hezbollah doit déposer les armes et Israël doit aussi apporter sa contribution à une paix durable.

Ces derniers jours, j'ai parlé au téléphone au Premier ministre Benyamin Netanyahou et je tiens d'ailleurs à remercier les Etats-Unis pour leur contribution qui a permis d'arriver à un cessez-le-feu. Et pour ce qui est de la conférence de la semaine prochaine à Londres, l'Allemagne est prête à apporter sa contribution pour sécuriser la navigation dans le détroit d'Hormuz. Donc, après la fin des hostilités, on peut envisager une mission de la Bundeswehr, de l'armée allemande, dans le cadre d'une mission internationale s'il y a par exemple une résolution du Conseil de sécurité et moi-même j'ai besoin d'une décision du gouvernement allemand et d'un mandat du Parlement allemand et aussi d'un concept militaire viable.

Une telle participation pourrait se faire, par exemple, dans le déminage ou avec des avions de patrouille maritime. C'est envisageable pour nous. Nous participerons aux discussions sur la planification militaire qui se tiendront bientôt, et nous aimerions aussi envisager une participation des Etats-Unis d'Amérique.

C'est souhaitable. Travailler à une résolution du Conseil de sécurité, c'est notre notre sens, une nécessité, nous y participerons avec nos partenaires. Et le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran qui tient depuis quelques jours, c'est un progrès essentiel.

Nous apporterons notre contribution avec tout notre engagement pour que, ces prochains jours, nous parvenions de nouveau à une paix durable dans la région. Merci à tous voilà pour cette prise de parole suite à cette réunion