L'invité d'Apolline Matin : Mondial de l’Auto, quel avenir pour une industrie automobile en crise ? - 13/10
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Dépasser sur l'électrique ou est-ce qu'elles font face ?
- 3:40OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut taxer davantage les véhicules chinois ?
- 4:48OuverteRéponse directe
Thierry, vous nous appelez de La Roche-Foucault en Charente. Vous avez entendu la taxe sur les véhicules chinois ? Ça, ça vous rend fou ?
- 5:45OuverteRéponse partielle
Monsieur le ministre, encore deux questions.
- 5:49OuverteRéponse directe
Une sur ces voitures étrangères électriques souvent connectées. Quand on voit ce qui s'est passé avec les frigos de nos intermarchés qui ont pu être éteints à distance par on ne sait quels cyberattaquants. Est-ce que vraiment, il n'y a pas un risque à avoir une voiture chinoise dont, à un moment ou à un autre, le contrôle peut être pris à distance ?
- 7:02OuverteRéponse directe
Sébastien Martin, le FMI, cette nuit, a fait remonter toutes les prévisions de croissance de l'Europe, sauf la France. La France a une prévision de croissance, on est en train de devenir les derniers de l'Union Européenne. On va passer à 0,4 alors que la moyenne de la zone euro, c'est 1,1 de croissance.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35InvitéChiffre
« C'est que sur les 10 véhicules électriques les plus vendus en France, 7 sont des véhicules français et aucun n'est chinois. »
- 0:41InvitéChiffre
« Et si vous prenez les 100 véhicules les plus vendus aujourd'hui en France, le premier véhicule chinois, il arrive à la 46e ou 47e position avec un véhicule hybride. »
- 1:32InvitéFait
« BYD, la marque chinoise, ouvre des usines en Hongrie. »
- 2:05InvitéFait
« Depuis des décennies, les Européens ont implanté des usines en Chine. »
- 2:41InvitéFait
« La plus française des voitures, aujourd'hui, étrangères, c'est quand même la Toyota, qui est même la plus française des voitures françaises. »
- 3:22InvitéFait
« On a accepté Toyota il y a quelques années en arrière. »
- 3:42InvitéPromesse
« Oui. »
- 5:01InvitéChiffre
« On commence aujourd'hui avec le niveau des soutiens à à peu près 21 000 euros. »
- 5:07InvitéChiffre
« Aujourd'hui, une usine en Chine, elle est subventionnée à 90 %. »
- 5:35InvitéPromesse
« Avec du leasing social, des véhicules électriques à moins de 100 euros. »
- 6:19InvitéFait
« On n'a plutôt pas intérêt à avoir des véhicules qui peuvent être commandés depuis la Chine. »
- 7:16InvitéChiffre
« Le gouvernement avait fait une prévision de croissance qui était plus prudente que celle du FMI, parce qu'avant, le FMI prévoyait 0,6 et là, nous, on a fait une prévision à 0,5. »
- 7:39InvitéFait
« L'absence de lisibilité, le débat budgétaire, où hier, on commence les examens du débat budgétaire avec 8 milliards qui sont rajoutés en commission des finances, ça n'aide pas à faire de la croissance. »
Temps de parole
- Invité55 %
- Présentateur16 %
- Auditeur10 %
- Invité 27 %
- ?6 %
- Invité 36 %
≈ 32,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
écoutez
RMC.
Dépasser sur l'électrique ou est-ce qu'elles font face ?
Je peux vous donner un chiffre tout simple. C'est que sur les 10 véhicules électriques les plus vendus en France, 7 sont des véhicules français et aucun n'est chinois. Et si vous prenez les 100 véhicules les plus vendus aujourd'hui en France, le premier véhicule chinois, il arrive à la 46e ou 47e position avec un véhicule hybride. Donc sur la technologie électrique, c'est sûr qu'il y
a
eu un peu de retard à l'allumage. Si je dois prendre une image assez simple, sur l'industrie française par rapport à l'industrie chinoise. Mais aujourd'hui, on est en train de rattraper. Il y a de plus en plus de modèles qui sont extrêmement sympas. Derrière vous, la 2 chevaux, j'espère qu'elle sera disponible l'année prochaine et qu'on pourra l'acheter. C'est un prototype
pour
l
'instant, mais effectivement,
elle est assez
suffisante.
Elle a une bonne gueule, on va dire. Et vous prenez la Twingo, vous prenez la R5, vous prenez le Scenic, tous ces véhicules marchent bien. Oui, alors, vous avez raison, la R5 électrique, ça a été un grand modèle de relance formidable.
Mais
enfin, pendant qu'on parle, BYD, la marque chinoise, ouvre des usines en Hongrie. La marque chinoise Leapmoteur,
c
'est alliée à Stellantis. Dites pas des usines. Ok. Une grande... Non,
non,
mais...
D
'accord, d'accord, vous avez raison. Vous avez tout à fait raison. Ouvre une usine. Et en plus, c'est une usine de batterie.
Bien
entendu, oui,
oui. D'accord, mais ils n'en pensent qu'ils sont des
composants quand même. Oui, mais si vous
voulez,
moi, je veux bien qu'on fasse peur aux gens toute
la journée. Mais
disons la
vérité.
Leapmoteur,
c
'est allié à Stellantis pour assembler ses modèles directement en Europe.
Qu
'est-ce qu'on fait, nous, en Chine
?
Qu'est
-ce
qu'on fait, nous, en Chine ? On
installe une usine
? On y est allé, nous, les
Européens, en Chine. Est-ce que nous, on va leur mettre des
usines là-bas ? On est allé... Les Européens sont présents en Chine. Depuis des décennies, les Européens ont implanté des usines en Chine. Mais le sujet, ce n
'est
pas celui-là pour moi. Franchement, parce que... Qu'est-ce qui se passe en Chine ? Vous avez un marché qui est à taux en Chine et des surcapacités industrielles en Chine.
Donc, le vrai sujet
pour nous, c'est
aussi le
marché européen.
Je veux dire, on
ne va pas... Le premier marché du monde, c'est le marché européen. Est-ce que le vrai sujet, pour vous, c'est le made in France ou le made by France ?
C
'est-à-dire, est-ce que, pour vous, ce qui compte, c'est que Renault ou Peugeot fassent des voitures en Europe et pas en France ? Ou est-ce que les Chinois viennent construire une usine en France ? Je rappelle quand même, parce qu'on dit, la plus française des voitures, aujourd'hui, étrangères, c'est quand même la Toyota, qui est même la plus française des voitures françaises. Je rappelle qu'un préfet n'a pas le droit d'acheter une Toyota parce que ce n
'est
pas considéré comme une voiture française. Par exemple, une voiture de fonction ne peut pas être une Toyota pour un préfet qui n
'est
pas considéré comme une voiture française.
Je trouve que ce n'est pas mal que les
représentants de l'État français roulent
avec des marques françaises. Oui, mais avec des voitures qui sont faites à l'étranger. Non,
mais ce que vous dites est une question très intéressante. Et ça va plus loin dans ce que l'on essaie de défendre aujourd'hui sur le made in Europe, la préférence européenne, le contenu local. C'est quoi ? C'est de dire qu'aujourd'hui, il faut qu
'on
produise en Europe. Premier élément. Donc, avoir des usines étrangères qui viendraient en Europe, pourquoi pas ? Je veux dire, on a accepté Toyota il y
a
quelques années en arrière. Et qu'est-ce qu'on a bien fait d'accepter Toyota ? Maintenant, qu'est-ce qu'on met ? On met à l'intérieur des règles de préférence européenne et contenu local. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'une vraie usine européenne, c'est une usine à l'intérieur desquelles on assemble des pièces qui sont faites en Europe par des fournisseurs de pièces qui sont produites en Europe.
Est-ce qu'il faut taxer davantage les véhicules chinois ?
Oui.
Oui ? Alors, attention, parce qu'il y a des auditeurs qui estiment, eux, que ça va à l'encontre du pouvoir d'achat. Thierry est avec nous. Bonjour, Thierry.
Bonjour, Apolline. Bonjour, M. le ministre.
Thierry, vous nous
appelez de La Roche-Foucault en Charente. Vous êtes gestionnaire d'un site de e-commerce. Vous avez entendu la taxe sur les véhicules chinois ? Ça, ça vous rend fou ?
Oui, parce qu'en plus, l'annonce, ils sont tronqués, de fait. Parce que le véhicule français ou européen, il bénéficie d'abord d'une aide de l'État. Et en plus, les véhicules chinois subissent une taxe de plus de 20, voire 30%. Que sur les électriques
?
Oui, que sur les électriques, oui. Donc,
du
coup, quand vous dites que 40% des immatriculations avec je ne sais plus combien de véhicules français en tête, forcément, les autres, ils ont une taxe de 30%. C'est comme si on vous fait courir aux 100 mètres, on vous met à 150 mètres. Vous n'allez pas rattraper le premier.
Oui, mais Thierry. Ah oui, mais c
'est bon, mais Thierry, juste une remorce. Non, non,
mais attendez, on pourrait
avoir un véhicule
chinois super bien équipé à des prix tout à fait corrects. Donc, les Français qui ont un problème de pouvoir d'achat pourraient s'équiper d'un véhicule électrique à un prix très correct. Mais du coup, vous nous en empêchez en mettant une taxe dessus. Et vous nous obligez à aller acheter des véhicules à 40 000 euros.
Je
voudrais que Sébastien
Martin, le ministre de l'Industrie, puisse vous répondre. Non,
aujourd'hui, les véhicules français, si vous prenez, par exemple, une R5 électrique, elle est moins chère qu'une BYD. C'est clair. On commence aujourd'hui avec le niveau des soutiens à à peu près 21 000 euros. Et puis, deuxième élément, vous avez parlé du 100 mètres. Mais attendez, aujourd'hui, une usine en Chine, elle est subventionnée à 90 %.
Donc,
ça s'appelle de la concurrence déloyale. Ça s'appelle du dumping. Donc, moi, je veux bien qu'on défende ici sur des plateaux des industries ultra subventionnées en Chine avec des aides publiques massives, massives pour les outils industriels. Et ensuite, qu
'on
vient de dire, ah, mais je ne comprends pas, il n
'y
aurait plus d'usine en France. Donc, oui, protéger l'industrie européenne, ça a du sens. Et les aides que nous faisons sur les véhicules électriques, aujourd'hui, vous pouvez avoir, avec du leasing social, des véhicules électriques à moins de 100 euros. Vous pouvez avoir, même sans leasing social, des offres extrêmement compétitives avec des véhicules français.
Monsieur
le ministre, encore deux questions.
Je suis ministre de l'Industrie en France. Je soutiens l
'Industrie.
Une sur
ces voitures étrangères électriques souvent connectées. Quand on voit ce qui s'est passé avec les frigos de nos intermarchés qui ont pu être éteints à distance par on ne sait quels cyberattaquants. Est-ce que vraiment, il n'y a pas un risque à avoir une voiture chinoise dont, à un moment ou à un autre, le contrôle peut être pris à distance ?
Et que fait notre autorité nationale qui s'est luttée contre la cybersécurité
?
Vous avez raison. L'autorité, l'industrie, les productions, c
'est
de la souveraineté. Et donc, on n'a plutôt pas intérêt à avoir des véhicules qui peuvent être commandés depuis la Chine, d'une part. Et puis, sur les questions de cybersécurité qui font l'actualité, on a un outil qui s'appelle l'ANSI, l'Agence Nationale de Sécurité Informatique. L'ANSI, aujourd'hui, par exemple, protège très bien sur ce qu'on appelle des attaques dites de haut de spectre,
c
'est-à-dire des États qui vont vouloir mener des cyberattaques sur notre système de défense, sur des choses
extrêmement graves. Mais nous avons plutôt
la Poste, la Sécu...
Nos
administrations ont subi des cyberattaques. D'ailleurs, c'est pour ça aussi que l'ANSI est monté en puissance. Les grandes administrations sont plutôt bien protégées. Mais on a des attaques qui sont plutôt sur des choses qu'on appelle de bas de spectre, avec une fuite de mots de passe qui était assez simple et qui attaque des informations pas stratégiques.
Sébastien Martin, le FMI, cette nuit, a fait remonter toutes les prévisions de croissance de l'Europe, sauf la France. La France a une prévision de croissance, on est en train de devenir les derniers de l'Union Européenne. On va passer à 0,4 alors que la moyenne de la zone euro, c'est 1,1 de croissance.
Alors, je remarque que le gouvernement avait fait une prévision de croissance qui était plus prudente que celle du FMI, parce qu'avant, le FMI prévoyait 0,6 et là, nous, on a fait une prévision à 0,5. Non, mais le meilleur moyen, vous savez, pour éviter qu'on ait une croissance qui ralentisse, c'est peut-être qu'on ait un budget, c'est qu'on ait une forme de stabilité. Et c'est ce qu'a toujours recherché le Premier ministre en la matière. Parce qu'aujourd'hui, les industriels, tous ceux qui investissent, ils n'aiment pas cette instabilité.
L'absence de lisibilité, le débat budgétaire, où hier, on commence les examens du débat budgétaire avec 8 milliards qui sont rajoutés en commission des finances, ça n'aide pas à faire de la croissance.
Merci Sébastien Martin, ministre de l'Industrie,
d
'avoir répondu à nos questions.