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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 13 octobre 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueTransportsÉconomie & entreprisesNumérique

L'invité d'Apolline Matin : Mondial de l’Auto, quel avenir pour une industrie automobile en crise ? - 13/10

Au micro : Apolline Matin Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Dépasser sur l'électrique ou est-ce qu'elles font face ?

  • 3:40OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut taxer davantage les véhicules chinois ?

  • 4:48OuverteRéponse directe

    Thierry, vous nous appelez de La Roche-Foucault en Charente. Vous avez entendu la taxe sur les véhicules chinois ? Ça, ça vous rend fou ?

  • 5:45OuverteRéponse partielle

    Monsieur le ministre, encore deux questions.

  • 5:49OuverteRéponse directe

    Une sur ces voitures étrangères électriques souvent connectées. Quand on voit ce qui s'est passé avec les frigos de nos intermarchés qui ont pu être éteints à distance par on ne sait quels cyberattaquants. Est-ce que vraiment, il n'y a pas un risque à avoir une voiture chinoise dont, à un moment ou à un autre, le contrôle peut être pris à distance ?

  • 7:02OuverteRéponse directe

    Sébastien Martin, le FMI, cette nuit, a fait remonter toutes les prévisions de croissance de l'Europe, sauf la France. La France a une prévision de croissance, on est en train de devenir les derniers de l'Union Européenne. On va passer à 0,4 alors que la moyenne de la zone euro, c'est 1,1 de croissance.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35InvitéChiffre
    « C'est que sur les 10 véhicules électriques les plus vendus en France, 7 sont des véhicules français et aucun n'est chinois. »
  • 0:41InvitéChiffre
    « Et si vous prenez les 100 véhicules les plus vendus aujourd'hui en France, le premier véhicule chinois, il arrive à la 46e ou 47e position avec un véhicule hybride. »
  • 1:32InvitéFait
    « BYD, la marque chinoise, ouvre des usines en Hongrie. »
  • 2:05InvitéFait
    « Depuis des décennies, les Européens ont implanté des usines en Chine. »
  • 2:41InvitéFait
    « La plus française des voitures, aujourd'hui, étrangères, c'est quand même la Toyota, qui est même la plus française des voitures françaises. »
  • 3:22InvitéFait
    « On a accepté Toyota il y a quelques années en arrière. »
  • 3:42InvitéPromesse
    « Oui. »
  • 5:01InvitéChiffre
    « On commence aujourd'hui avec le niveau des soutiens à à peu près 21 000 euros. »
  • 5:07InvitéChiffre
    « Aujourd'hui, une usine en Chine, elle est subventionnée à 90 %. »
  • 5:35InvitéPromesse
    « Avec du leasing social, des véhicules électriques à moins de 100 euros. »
  • 6:19InvitéFait
    « On n'a plutôt pas intérêt à avoir des véhicules qui peuvent être commandés depuis la Chine. »
  • 7:16InvitéChiffre
    « Le gouvernement avait fait une prévision de croissance qui était plus prudente que celle du FMI, parce qu'avant, le FMI prévoyait 0,6 et là, nous, on a fait une prévision à 0,5. »
  • 7:39InvitéFait
    « L'absence de lisibilité, le débat budgétaire, où hier, on commence les examens du débat budgétaire avec 8 milliards qui sont rajoutés en commission des finances, ça n'aide pas à faire de la croissance. »

Temps de parole

  • Invité55 %
  • Présentateur16 %
  • Auditeur10 %
  • Invité 27 %
  • ?6 %
  • Invité 36 %

≈ 32,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez

0:01
Invité

RMC.

0:30
Présentateur

Dépasser sur l'électrique ou est-ce qu'elles font face ?

0:32
Invité

Je peux vous donner un chiffre tout simple. C'est que sur les 10 véhicules électriques les plus vendus en France, 7 sont des véhicules français et aucun n'est chinois. Et si vous prenez les 100 véhicules les plus vendus aujourd'hui en France, le premier véhicule chinois, il arrive à la 46e ou 47e position avec un véhicule hybride. Donc sur la technologie électrique, c'est sûr qu'il y

0:54
Locuteur

a

0:54
Invité

eu un peu de retard à l'allumage. Si je dois prendre une image assez simple, sur l'industrie française par rapport à l'industrie chinoise. Mais aujourd'hui, on est en train de rattraper. Il y a de plus en plus de modèles qui sont extrêmement sympas. Derrière vous, la 2 chevaux, j'espère qu'elle sera disponible l'année prochaine et qu'on pourra l'acheter. C'est un prototype

1:11
Locuteur

pour

1:11
Invité

l

1:11
Locuteur

'instant, mais effectivement,

1:13
Présentateur

elle est assez

1:15
Locuteur

suffisante.

1:15
Invité

Elle a une bonne gueule, on va dire. Et vous prenez la Twingo, vous prenez la R5, vous prenez le Scenic, tous ces véhicules marchent bien. Oui, alors, vous avez raison, la R5 électrique, ça a été un grand modèle de relance formidable.

1:28
Locuteur

Mais

1:28
Invité

enfin, pendant qu'on parle, BYD, la marque chinoise, ouvre des usines en Hongrie. La marque chinoise Leapmoteur,

1:34
Locuteur

c

1:34
Invité

'est alliée à Stellantis. Dites pas des usines. Ok. Une grande... Non,

1:38
Locuteur

non,

1:38
Invité

mais...

1:38
Locuteur

D

1:38
Invité

'accord, d'accord, vous avez raison. Vous avez tout à fait raison. Ouvre une usine. Et en plus, c'est une usine de batterie.

1:42
Locuteur

Bien

1:43
Invité

entendu, oui,

1:43
Locuteur

oui. D'accord, mais ils n'en pensent qu'ils sont des

1:44
Invité

composants quand même. Oui, mais si vous

1:46
Locuteur

voulez,

1:47
Invité

moi, je veux bien qu'on fasse peur aux gens toute

1:48
Locuteur

la journée. Mais

1:49
Invité

disons la

1:49
Locuteur

vérité.

1:50
Invité

Leapmoteur,

1:51
Locuteur

c

1:51
Invité

'est allié à Stellantis pour assembler ses modèles directement en Europe.

1:54
Locuteur

Qu

1:55
Invité

'est-ce qu'on fait, nous, en Chine

1:56
Locuteur

?

1:56
Invité

Qu'est

1:56
Locuteur

-ce

1:56
Invité

qu'on fait, nous, en Chine ? On

1:57
Locuteur

installe une usine

1:58
Invité

? On y est allé, nous, les

1:59
Locuteur

Européens, en Chine. Est-ce que nous, on va leur mettre des

2:02
Invité

usines là-bas ? On est allé... Les Européens sont présents en Chine. Depuis des décennies, les Européens ont implanté des usines en Chine. Mais le sujet, ce n

2:09
Locuteur

'est

2:09
Invité

pas celui-là pour moi. Franchement, parce que... Qu'est-ce qui se passe en Chine ? Vous avez un marché qui est à taux en Chine et des surcapacités industrielles en Chine.

2:18
Locuteur

Donc, le vrai sujet

2:23
Invité

pour nous, c'est

2:23
Locuteur

aussi le

2:24
Invité

marché européen.

2:25
Locuteur

Je veux dire, on

2:26
Invité

ne va pas... Le premier marché du monde, c'est le marché européen. Est-ce que le vrai sujet, pour vous, c'est le made in France ou le made by France ?

2:33
Locuteur

C

2:33
Invité

'est-à-dire, est-ce que, pour vous, ce qui compte, c'est que Renault ou Peugeot fassent des voitures en Europe et pas en France ? Ou est-ce que les Chinois viennent construire une usine en France ? Je rappelle quand même, parce qu'on dit, la plus française des voitures, aujourd'hui, étrangères, c'est quand même la Toyota, qui est même la plus française des voitures françaises. Je rappelle qu'un préfet n'a pas le droit d'acheter une Toyota parce que ce n

2:51
Locuteur

'est

2:51
Invité

pas considéré comme une voiture française. Par exemple, une voiture de fonction ne peut pas être une Toyota pour un préfet qui n

2:56
Locuteur

'est

2:56
Invité

pas considéré comme une voiture française.

2:58
Locuteur

Je trouve que ce n'est pas mal que les

2:59
Invité

représentants de l'État français roulent

3:00
Locuteur

avec des marques françaises. Oui, mais avec des voitures qui sont faites à l'étranger. Non,

3:04
Invité

mais ce que vous dites est une question très intéressante. Et ça va plus loin dans ce que l'on essaie de défendre aujourd'hui sur le made in Europe, la préférence européenne, le contenu local. C'est quoi ? C'est de dire qu'aujourd'hui, il faut qu

3:17
Locuteur

'on

3:17
Invité

produise en Europe. Premier élément. Donc, avoir des usines étrangères qui viendraient en Europe, pourquoi pas ? Je veux dire, on a accepté Toyota il y

3:24
Locuteur

a

3:24
Invité

quelques années en arrière. Et qu'est-ce qu'on a bien fait d'accepter Toyota ? Maintenant, qu'est-ce qu'on met ? On met à l'intérieur des règles de préférence européenne et contenu local. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'une vraie usine européenne, c'est une usine à l'intérieur desquelles on assemble des pièces qui sont faites en Europe par des fournisseurs de pièces qui sont produites en Europe.

3:40
Présentateur

Est-ce qu'il faut taxer davantage les véhicules chinois ?

3:42
Invité

Oui.

3:43
Présentateur

Oui ? Alors, attention, parce qu'il y a des auditeurs qui estiment, eux, que ça va à l'encontre du pouvoir d'achat. Thierry est avec nous. Bonjour, Thierry.

3:50
Auditeur

Bonjour, Apolline. Bonjour, M. le ministre.

3:51
Locuteur

Thierry, vous nous

3:52
Présentateur

appelez de La Roche-Foucault en Charente. Vous êtes gestionnaire d'un site de e-commerce. Vous avez entendu la taxe sur les véhicules chinois ? Ça, ça vous rend fou ?

4:01
Auditeur

Oui, parce qu'en plus, l'annonce, ils sont tronqués, de fait. Parce que le véhicule français ou européen, il bénéficie d'abord d'une aide de l'État. Et en plus, les véhicules chinois subissent une taxe de plus de 20, voire 30%. Que sur les électriques

4:16
Locuteur

?

4:17
Auditeur

Oui, que sur les électriques, oui. Donc,

4:18
Locuteur

du

4:18
Auditeur

coup, quand vous dites que 40% des immatriculations avec je ne sais plus combien de véhicules français en tête, forcément, les autres, ils ont une taxe de 30%. C'est comme si on vous fait courir aux 100 mètres, on vous met à 150 mètres. Vous n'allez pas rattraper le premier.

4:30
Invité

Oui, mais Thierry. Ah oui, mais c

4:32
Locuteur

'est bon, mais Thierry, juste une remorce. Non, non,

4:34
Auditeur

mais attendez, on pourrait

4:34
Locuteur

avoir un véhicule

4:35
Auditeur

chinois super bien équipé à des prix tout à fait corrects. Donc, les Français qui ont un problème de pouvoir d'achat pourraient s'équiper d'un véhicule électrique à un prix très correct. Mais du coup, vous nous en empêchez en mettant une taxe dessus. Et vous nous obligez à aller acheter des véhicules à 40 000 euros.

4:50
Locuteur

Je

4:51
Auditeur

voudrais que Sébastien

4:51
Présentateur

Martin, le ministre de l'Industrie, puisse vous répondre. Non,

4:53
Invité

aujourd'hui, les véhicules français, si vous prenez, par exemple, une R5 électrique, elle est moins chère qu'une BYD. C'est clair. On commence aujourd'hui avec le niveau des soutiens à à peu près 21 000 euros. Et puis, deuxième élément, vous avez parlé du 100 mètres. Mais attendez, aujourd'hui, une usine en Chine, elle est subventionnée à 90 %.

5:12
Locuteur

Donc,

5:13
Invité

ça s'appelle de la concurrence déloyale. Ça s'appelle du dumping. Donc, moi, je veux bien qu'on défende ici sur des plateaux des industries ultra subventionnées en Chine avec des aides publiques massives, massives pour les outils industriels. Et ensuite, qu

5:27
Locuteur

'on

5:27
Invité

vient de dire, ah, mais je ne comprends pas, il n

5:29
Locuteur

'y

5:29
Invité

aurait plus d'usine en France. Donc, oui, protéger l'industrie européenne, ça a du sens. Et les aides que nous faisons sur les véhicules électriques, aujourd'hui, vous pouvez avoir, avec du leasing social, des véhicules électriques à moins de 100 euros. Vous pouvez avoir, même sans leasing social, des offres extrêmement compétitives avec des véhicules français.

5:45
Locuteur

Monsieur

5:45
Présentateur

le ministre, encore deux questions.

5:46
Locuteur

Je suis ministre de l'Industrie en France. Je soutiens l

5:48
Présentateur

'Industrie.

5:49
Locuteur

Une sur

5:49
Présentateur

ces voitures étrangères électriques souvent connectées. Quand on voit ce qui s'est passé avec les frigos de nos intermarchés qui ont pu être éteints à distance par on ne sait quels cyberattaquants. Est-ce que vraiment, il n'y a pas un risque à avoir une voiture chinoise dont, à un moment ou à un autre, le contrôle peut être pris à distance ?

6:10
Invité

Et que fait notre autorité nationale qui s'est luttée contre la cybersécurité

6:14
Locuteur

?

6:14
Invité

Vous avez raison. L'autorité, l'industrie, les productions, c

6:18
Locuteur

'est

6:18
Invité

de la souveraineté. Et donc, on n'a plutôt pas intérêt à avoir des véhicules qui peuvent être commandés depuis la Chine, d'une part. Et puis, sur les questions de cybersécurité qui font l'actualité, on a un outil qui s'appelle l'ANSI, l'Agence Nationale de Sécurité Informatique. L'ANSI, aujourd'hui, par exemple, protège très bien sur ce qu'on appelle des attaques dites de haut de spectre,

6:36
Locuteur

c

6:36
Invité

'est-à-dire des États qui vont vouloir mener des cyberattaques sur notre système de défense, sur des choses

6:40
Locuteur

extrêmement graves. Mais nous avons plutôt

6:41
Présentateur

la Poste, la Sécu...

6:44
Locuteur

Nos

6:44
Invité

administrations ont subi des cyberattaques. D'ailleurs, c'est pour ça aussi que l'ANSI est monté en puissance. Les grandes administrations sont plutôt bien protégées. Mais on a des attaques qui sont plutôt sur des choses qu'on appelle de bas de spectre, avec une fuite de mots de passe qui était assez simple et qui attaque des informations pas stratégiques.

7:02
Présentateur

Sébastien Martin, le FMI, cette nuit, a fait remonter toutes les prévisions de croissance de l'Europe, sauf la France. La France a une prévision de croissance, on est en train de devenir les derniers de l'Union Européenne. On va passer à 0,4 alors que la moyenne de la zone euro, c'est 1,1 de croissance.

7:16
Invité

Alors, je remarque que le gouvernement avait fait une prévision de croissance qui était plus prudente que celle du FMI, parce qu'avant, le FMI prévoyait 0,6 et là, nous, on a fait une prévision à 0,5. Non, mais le meilleur moyen, vous savez, pour éviter qu'on ait une croissance qui ralentisse, c'est peut-être qu'on ait un budget, c'est qu'on ait une forme de stabilité. Et c'est ce qu'a toujours recherché le Premier ministre en la matière. Parce qu'aujourd'hui, les industriels, tous ceux qui investissent, ils n'aiment pas cette instabilité.

L'absence de lisibilité, le débat budgétaire, où hier, on commence les examens du débat budgétaire avec 8 milliards qui sont rajoutés en commission des finances, ça n'aide pas à faire de la croissance.

7:49
Présentateur

Merci Sébastien Martin, ministre de l'Industrie,

7:53
Locuteur

d

7:53
Présentateur

'avoir répondu à nos questions.