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interviewCNEWS (sur YouTube)· 12 juin 2026 3 min

L'édito de Thomas Bonnet : «Le RN "sous-représenté" sur Radio France»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Si par le plus grand des hasards vous allumez votre poste de radio la nuit et que vous écoutez France info, France Interre, il y a de fortes chances que vous puissiez tomber sur des diffusions de temps de parole du Rassemblement national. Entre le 1er janvier et le 31 mars, 60 à 70 % du temps de parole du parti a été diffusé la nuit sur Inter info. Ça veut donc dire qu'en pleine campagne des élections municipales, le RN a été en partie au moins invisibilisé sur des antennes publiques.

Radio France plaide l'erreur technique et accuse un nouvel outil qui serait défaillant dans le décomte du temps de parole. Pas convaincant pour les dirigeants du RN qui ont vivement réagi. Marine Le Pen parle d'un comportement qui n'est plus supportable et Jordan Bardella s'interroge : "Sommes-nous encore dans une démocratie fonctionnelle ?" Radio France avait déjà été averti à deux reprises par l'ARCOM pour des reproches similaires en octobre 2025 et en février 2026 sans corriger le tir.

Visiblement, Radio France encore une fois accusé de de manquer de neutralité hein. Disons les choses clairement Romain, on ne découvre pas que Radio France a une teinte idéologique qui n'est pas exactement favorable au RN. Il suffit d'écouter l'antenne des radios publics pour se rendre compte du biais qui peut exister, des chroniques jusqu'au choix des sujets en passant par les humoristes.

Ce qui est nouveau cette fois, c'est que ce sont les règles édictées par l'Arcom qui ont été bafouées. Il ne seront il ne sera donc pas possible de se réfugier derrière la liberté éditoriale pour justifier cet écart. Je vous disais que Radio France avait invoqué une erreur technique dans un premier temps avant de changer de version ces dernières heures et indique désormais que les responsable du RN auraient refusé de multiples invitations.

Je ne sais pas quelle raison est la bonne. Ce que je sais c'est que le fait d'en donner deux, ça ne va pas aider à renforcer la crédibilité de la maison de la radio. Effectivement, la question de l'audiovisuel public va donc encore animer les débats jusqu'à l'élection présidentielle.

Avec euh une question, faut-il privatiser l'audiovisuel public ? À cette question, le RN répond oui et ce n'est pas la récente mise en demeure de l'ARCOM qui risque de leur faire changer d'avis. Ce qui est intéressant, c'est qu'on sort d'une séquence de 8 mois de commission d'enquête parlementaire menée par Charles Loncle.

Les travaux ont été formidables tant ils ont pu soulever un grand nombre de sujets en entendant tous les protagonistes. D'ailleurs, je note que Delphine Ernot pourrait être ennuyé selon les informations de Marianne. Elle aurait eu recours à une société de conseil privé alors qu'elle avait infirmé l'inverse souserment lors de cette commission d'enquête.

Surtout, cette séquence aura montré le tabou XXL qui représente le débat sur l'audiovisuel public. Les coups portés contre Charles à l'oncle ont sidéré par leur violence. On a eu l'impression que la simple remise en cause du magistère moral du service public était déjà en soi un crime de l'aise majesté comme si le député de UDR s'était approché un peu trop près du noyau du système.

Il n'y a aucune raison que le débat sur l'audiovisuel public soit confisqué par des postures morales. C'est 4 milliards d'euros d'argent public. Ça nécessite forcément de rendre des comptes devant les Français et il serait bon que le service public garde à l'esprit que tous les contribuables participent à son financement. même les électeurs du Rassemblement national et à ce titre ils ont droit à un peu plus d'égard et à au moins une représentation fidèle des équilibres politique à l'antenne.